Actualités de la convergence

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Passage au numérique - Les chaînes sénégalaises "ne sont pas encore prêtes"

Les chaînes sénégalaises "ne sont pas encore prêtes" à entrer dans l'ère du numérique qui risque d'entraîner "une baisse de leurs recettes publicitaires", a estimé le journaliste et producteur Bocar Kane qui a déploré "le manque d'organisation" des entreprisse de presse sénégalaises.

M. Kane intervenait, mardi à Saint-Louis, au cours d'un "managerial breakfast" organisé par le Laboratoire Saint-Louis études et recherches en Gestion (SERGE) sur le thème : "Les médias sénégalais face à la conjoncture: quel management pour la survie des entreprises de presse?".

Après un bref survol de l'environnement des médias sénégalais notamment des télévisions victimes de la faiblesse des recettes publicitaires d'un marché exigu, M. Kane a affirmé que "l'avènement du numérique va donner des opportunités aux annonceurs qui auront à toucher directement leur cible par le biais des smartphones".

"Ils n'auront plus besoin de passer par les télévisons et cela va se traduire par une baisse des recettes publicitaires orientées vers un autre créneau", a expliqué le producteur de la nouvelle version de l'émission Génies en herbe.

Il a aussi fait remarquer l'équipement des télévisons devra s'adapter ainsi que les tâches des agents techniques qui auront besoin par exemple d'un directeur de développement dont aucune chaine ne dispose actuellement.

"Les plus à plaindre sont, selon lui, les chaines où l'analogie prédomine sur le matériel utilisé car elles devront tout changer et s'équiper pour ne pas être déconnectées d'une révolution annoncée pour le 5 juin 2015".

"D'une manière générale, cet état de fait montre un problème global de management et d'organisation des médias nationaux", a indiqué M. Kane selon qui "ailleurs dans le monde surtout dans les pays développés, l'heure est à l'externalisation de la production et à la polyvalence des agents".

"Pour autant, cette réforme a des avantages dont la multiplicité des fréquences qu'elle va engendre", a-t-il signalé, avertissant sur un risque de céder à des entreprises étrangères la gestion de cette nouveauté pour ne pas compromettre de manière durable l'indépendance du Sénégal.

Source: APS

Vers la renaissance du patrimoine audiovisuel africain

Le projet « Capital numérique » vient d'être lancé sur une durée de trois ans et pour un montant de 685.000 euros. Ce projet est mis en œuvre avec la contribution financière de l'Union européenne (UE) et le concours du groupe des États ACP

Ce projet comporte trois volets, notamment la remise en circulation de centaines d'œuvres numérisées par la bibliothèque nationale de France. Il s'agit de films et de séries télévisées soutenus par le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud depuis vingt-cinq ans qui pourront, dans le cadre du projet, connaître une nouvelle diffusion, et au portail de vidéos à la demande Africafilms tv.

Le deuxième volet est la mise en place d'un cadre juridique propice à la sauvegarde du patrimoine audiovisuel. Ce projet vise à permettre un soutien de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) qui a entrepris d'harmoniser les législations sur le droit d'auteur dans ses huit pays membres et de faire adopter une directive instaurant le dépôt légal audiovisuel. Le chantier législatif sera mené avec le concours d'experts de l'Institut national de l'audiovisuel français.

Le troisième volet concerne la valorisation des archives des télévisions nationales, de dix-neuf pays d'Afrique subsaharienne et d'Haïti. Grâce au projet « Capital numérique », c'est une mise en réseau des fonds d'archives de ces télévisions qui verra le jour à travers un nouvel outil baptisé « Archibald » élaboré par l'Institut national de l'audiovisuel français (INA) et mis en place par le Conseil international radio télévision d'expression française (Cirtef).

Les possibilités d'échanges ainsi créées permettront la production de nouveaux programmes à base d'archives. Ce sera le cas de la série « Flashback » qui évoquera quotidiennement une page de l'histoire politique, économique, sociale, culturelle ou sportive de l'Afrique subsaharienne. Cette série servira de banc d'essai à des productions de documentaires qui donneront lieu à des formations de journalistes et de réalisateurs ainsi qu'à des ateliers d'écriture encadrés par l'INA et le Cirtef.

Source: Les Dépêches de Brazaville

Les médias sont la clé de croissance de l’industrie du divertissement au Nigéria

Au Nigéria, le débat sur l’apport des médias dans l’industrie du divertissement reste d’actualité. Les professionnels du secteur s’étaient étendus sur la question lors de la dernière grande conférence qui les avait réunis le 26 avril 2013 à Lagos, sous le thème « Construire l'industrie de nos rêves ». Qu’ils opèrent dans les médias, le champ musical, le cinéma ou divers domaine du divertissement, ils sont tous d’avis qu’une véritable industrie ne peut émerger sans les médias. Selon Frank Nweke Jr., directeur général du Nigeria Economic Summit Group, l'évolution des médias multidimensionnels offre des opportunités aux acteurs locaux de créer des contenus dynamiques. Les chaînes de télévision nigérianes doivent alors travailler avec les producteurs indépendants afin de proposer des contenus à valeur ajoutée pour le public national.

L’importation des séries et des feuilletons latino-américains plombe encore la tradition du théâtre nigérian pourtant elle-aussi de classe mondiale, prévient Frank Nweke Jr. « L’industrie du divertissement nigérian doit commencer par s'engager dans un récit différent, afin d'exploiter pleinement le potentiel et les possibilités à l'heure actuelle », soutient-il.

Le Pdg de Megalectrics, Chris Ubosi, est optimiste sur le fait que la fin du monopole d'État sur les médias audiovisuels et l'avènement des nouveaux médias favorisera l’explosion de l'industrie du divertissement. Avec les privés, la révolution de l'industrie du divertissement a déjà commencé.

Le Nigéria compte plus de 150 stations de radio régionales et trois réseaux de chaînes nationales dont un seul appartient à l’Etat. Plus de 100 millions de téléphones mobiles sont en circulation au Nigéria. Les utilisateurs sont estimés à 54 millions, contre 45 millions pour Internet. En 2013, le Lagos Social Media Week révélait que les médias sociaux deviennent partie intégrante du divertissement des Nigérians. En Afrique, le pays compte parmi les plus actifs sur Twitter et Facebook. Il est donc possible de vendre des contenus multimédia via les médias sociaux.

Chris Ubosi est confiant qu’avec les changements dans les habitudes de consommation et le contenu en constante évolution, les médias locaux profiteront davantage du succès de Nollywood, de la musique et de l’animation. Pour l’instant, ce sont les chaînes internationales qui tirent l’essentiel des gains, en proposant la musique et les films nigérians. Localement, il est possible de positionner le divertissement made in Nigeria comme une marque mondiale du pays.

De manière générale, pour que l’industrie du divertissement devienne un puissant pôle économique au Nigéria, il faut arriver à éradiquer la piraterie, mieux protéger les droits de propriété intellectuelle et créer un réseau de distribution performant. D’où la nécessité d’établir et maintenir le dialogue entre les différentes parties prenantes et le gouvernement, afin de formuler des politiques et mettre sur pied une réglementation.

Source: Agence ecofin

Sénégal: Transition de l'analogique vers le numérique - Les câblodistributeurs demandent leur implication

Les membres de la Société de redistribution de télévision par câbles et services (Soretec) communément appelés « câblodistributeurs », ont demandé hier, au cours d'un point de presse, leur intégration dans le Comité national de pilotage de la transition de l'analogique vers le numérique (Contan).

De l'avis des membres de cette organisation, leur demande se justifie, entre autres, par le fait qu'ils ont signé une convention de concession avec l'Etat du Sénégal, assorti d'un cahier de charges.

En effet, selon eux, « cette convention avec l'Etat du Sénégal leur donne plein droit de diffuser des images ». C'est dans ce sens que, par la voix de leur gérant, Ousmane Diouf, ils ont soutenu « constituer un maillon incontournable dans le processus du passage de l'analogie au numérique au Sénégal ».

Selon M. Diouf, « le droit à l'information est consacré au Sénégal, pourtant certaines zones très reculées ne disposent pas d'images de chaînes de télévisions. Seuls les câblodistributeurs y ont accès et permettent, dès lors, à ces populations de pouvoir s'informer à temps réel », a-t-il laissé entendre. Poursuivant, il a affirmé en plus de cela, « les câblodistributeurs font travailler des milliers de jeunes, qui, pour la plupart, constituent des soutiens de familles ».

Toutes ces raisons les poussent à lancer un appel afin que « les autorités nous associent dans cette transition, en nous impliquant dans le processus et cela serait bénéfique car nous maîtrisons parfaitement les rouages qui doivent conduire à cette transition », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, Maître Baba Diop, avocat de cette entité, venu participer à la rencontre, a informé que « la Soretec constitue une réalité juridique grâce à la convention passée avec l'Etat du Sénégal, signée notamment avec le ministre de la Communication de l'époque, Moustapha Guirassy ».

Selon Me Diop, « un arrêté ministériel est d'autant plus valide car étant du domaine de la réglementation ». Il a dans ce même ordre rappelé que la Soretec est devenue incontournable dans le paysage médiatique, car étant un relayeur sûr et une véritable source de création d'emplois de plus », a-t-il remarqué.

Cette structure est créée en 2009 et regroupe l'ensemble des gérants des réseaux câblés au Sénégal. Leur objectif est « de garantir l'accès facile à l'information et l'autonomie de la réception de plusieurs chaînes de télévisions ».

Source: Le Soleil

Transition numérique dans l'espace UEMOA - Réunion sur la mobilisation des finances

Les ministres en charge de la communication, des télécommunications et des TIC des huit pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se sont rencontrés à Ouagadougou, le vendredi 7 février 2014, pour réfléchir sur la mobilisation des ressources pour le financement de la transition numérique.

L'heure est à la recherche de financement pour faire de la télévision numérique de terre (TNT) une réalité dans la sous-région ouest africaine. En effet, pour être au rendez-vous de la modernisation du secteur de l'audiovisuel et des télécommunications, les ministres en charge de la communication des pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), se sont concertés à Ouagadougou, ce vendredi 7 février sur la mobilisation des ressources financières.

Selon le président intérimaire de la commission de l'UEMOA, Guy Amédée Ajanohoun, la structure est disposée à accompagner les Etats membres de l'espace dans sa quête de financement pour la transition numérique.

« Face aux besoins importants de financement et au regard du constat alarmant du retard pris par nos Etats, le Conseil des ministres africains de la de l'UEMOA tenu à Bamako en 2013, a décidé que la commission de l'UEMOA accompagne les Etats dans le processus », a déclaré le président.

Rassurant les participants à cette rencontre ministérielle, Guy Amédée Ajanohoun a informé qu'un conseil des ministres sera organisé dans les meilleurs délais pour faire la lumière sur cette question de financement de la transition numérique.

Il a signifié aux experts et aux ministres prenant part à la réunion, que conformément aux instructions prises lors du conseil des ministres, la commission de l'UEMOA a travaillé sans relâche pour d'une part élaborer une stratégie de mobilisation des ressources, et d'autre part entamer des concertations avec des institutions financières pour la mise en œuvre de ce projet moderne. A l'issue de ladite rencontre, plusieurs dossiers ont été examinés et soumis à l'appréciation des participants à la rencontre.

Ainsi quatre grands points ont fait la « Une » : Il s'agit de l'adoption de la stratégie de mobilisation des ressources, de l'examen des projets de textes communautaires sur la transition numérique, de l'adoption du dossier régional indicatif du financement de la transition, ainsi que de l'examen du projet de mise en place de modules de formation sur les équipements audio-visuels.

Pour le ministre burkinabè de la Communication Alain Edouard Traoré, le choix du Burkina Faso pour abriter cette « importante » rencontre, dénote de l'attachement des plus hautes autorités du pays à la question de la transition numérique. Selon le ministre, l'Union internationale des télécommunications fait obligation aux Etats de passer de la télévision analogique à celle numérique d'ici à juin 2015.

De ce fait, la conviction des Etats membres de l'espace UEMOA est d'accorder les efforts afin de relever valablement ce défi qui présente de grands enjeux pour les gouvernements et les populations des huit pays de l'espace.

« Nous sommes satisfait que le conseil des ministres statutaire de l'UEMOA ait accédé à notre suggestion de réfléchir sur la mise en place d'un dispositif régional d'accompagnement financier des Etats membres », a dit le porte-parole du gouvernement burkinabè. Il a ajouté que l'ensemble des fonds à mobiliser pour rendre effectif la numérisation audio-visuelle se situent entre 300 à 350 milliards de francs CFA.

La part contributive du Burkina Faso, poursuit-il, s'élève à en croire le premier responsable de la Communication au Burkina Faso, à environ 34 milliards de francs CFA. Le souhait des ministres, est de voir la rencontre de Ouagadougou déboucher sur des conclusions importantes, avec à la clé de bons résultats, et des solutions idoines favorables à la mobilisation des ressources pour le financement de la transition numérique.

Source: Sidwaya

Sénégal: Amadou Top, directeur executif du CONTAN - «L'affaire des coréens est une affabulation»

La tension monte à quelques mois seulement du passage pour le Sénégal de l'analogique au numérique. Un basculement qui suscite intérêts et inquiétudes. Le directeur exécutif du Comité national de pilotage de la transition de l'audiovisuel analogique au numérique (CONTAN), Amadou Top revient ici sur les enjeux tout en levant les équivoques.

L'ingénieur informaticien confie que les Coréens qui ont été cités comme étant les futurs vainqueurs de l'appel d'offre relèvent de l'affabulation. Et à ceux qui pensent que le CONTAN va survivre au-delà de sa mission, il tranche net : «sa durée de vie s'arrête au lendemain du 17 juin 2015».

Le 17 juin 2015 est considéré comme une date importante pour la zone Afrique pour le passage de l'analogique au numérique. Est-ce une date butoir ou faut-il être juste prêt pour un basculement progressif ?

C'est une date limite ! Cela veut dire qu'au plus tard, le 17 juin 2015, il faut avoir basculé de l'analogique au numérique. Et c'est une date impérative.

C'est un accord que nous avons signé en 2006 avec l'Union internationale des télécommunications (UIT). Il ne s'agit pas tout simplement d'un accord signé par le Sénégal mais par beaucoup d'autres pays. Et l'ensemble du monde a signé également des accords similaires pour pouvoir basculer de l'analogique au numérique.

C'est en fait le monde entier qui bascule de l'analogique au numérique. Pour notre zone, la date impérative, c'est le 17 juin 2015. Autrement dit, le 18 juin, tous ceux qui n'auront pas la possibilité d'avoir du numérique, ne pourront plus avoir de télévision. Il n'y aura plus de télévision analogique. Du tout !

Des dispositions sont-elles prises au Sénégal pour sensibiliser davantage la population par rapport à ce deadline ?

C'est ce que à quoi nous nous attelons actuellement. Si vous avez remarqué, depuis un certain temps, nous sommes très présents sur les plateaux de télévision. Il faut aussi dire que nous ne sommes installés que depuis moins de quinze jours et que nous prenons le relais d'un Comité national du numérique (CNN) qui a existé pendant trois ans et qui a déposé ses conclusions.

Finalement, c'est seulement depuis le 30 décembre 2013, que nous avons été installés en tant que nouveau comité pour mettre en œuvre les dispositions devant permettre le passage de l'analogique au numérique.

Nous avons déjà commencé à travailler sur les plannings. Nous travaillons sur les aspects infrastructurels : comment avoir les partenaires qui vont nous construire les infrastructures ? C'est pourquoi nous avons lancé un appel à candidatures.

Nous essayons de régler les problèmes liés à l'environnement juridique qui va être extrêmement important. Nous essayons de trouver les moyens de conforter les opérateurs de télévision, dans l'idée qu'ils seront gagnants dans l'opération. Tout cela va se faire simultanément dans un temps très court.

Nous sommes en train de le faire avec toute la volonté et l'énergie requise. Nous allons déployer quatre phases de communication d'une durée d'un mois chacune. Ces quatre phases de communication sont destinées au grand public, aux relais sociaux, aux institutions et à toute la société civile, etc.

L'appel à candidatures que vous avez lancé et qui prend fin le 3 février 2014, fait l'objet d'un débat au Sénégal. D'aucuns déplorent le délai de 15 jours qu'ils jugent trop court. Que leur répondez-vous ?

Les délais ne sont pas courts pour ceux qui ont vraiment les solutions. Ce qu'on demande est très simple, c'est de répondre s'ils peuvent ou non. Nous n'avons pas mis des considérations techniques extrêmes.

Nous avons dit, si vous avez des solutions, proposez les nous. Dites-nous, à combien vous voulez le faire et dans quelle condition vous pouvez le faire. Comment voulez -vous être remboursé ? C'est très simple. Nous n'avons pas mis de conditionnalités extrêmes.

En général, quand vous regardez les appels d'offres, pour 90% ce sont les conditions : «il faut que vous ayez fait ça dans dix pays. Il faut vous ayez quinze ans d'expérience. Il faut que vous ayez fait ceci ou cela».

Nous n'avons pas pris en compte toutes ces dispositions là parce que nous sommes pris par l'urgence. Nous avons mis maintenant les spécifications techniques qui sont des normes adoptées par la CEDEAO, par l'UEMOA et par l'Union africaine (UA).

Ces normes-là, nous disons, qu'il faut les appliquer. Toute solution qui applique ces normes-là, en réalité est capable de répondre aux besoins du passage à la TNT (Télévision numérique terrestre).

Tous ceux qui ont vraiment des solutions n'ont pas besoin de deux, trois jours, pour répondre à ces normes-là. Maintenant la question, c'est de savoir s'ils ont les moyens parce que l'Etat dit : «je n'ai pas d'argent, je veux que vous, vous préfinanciez».

Toute la question est là. Et là aussi, nous ne demandons pas tout de suite qu'ils amènent une garantie. C'est une phase de présélection, nous allons après, remettre au chef de l'Etat qui décidera.

Nous leur disons, donnez la preuve de votre capacité financière, c'est tout. Maintenant, la preuve des capacités techniques, ce sont des références. Là aussi, nous ne leur demandons pas un nombre de références déterminées. Nous leur demandons de donner des références.

Et sur la base du comparatif des différentes offres qui pourront le faire. Cela nous l'avons fait parce que nous sommes pris par des délais tellement courts que nous sommes obligés de tenir compte aussi des conditions dans lesquelles, ils vont avoir à travailler parce qu'il faut qu'ils fassent tout le pays, qu'ils entrent dans toutes les maisons.

Qu'ils changent ou ne changent pas les appareils, qu'ils mettent ou posent des décodeurs, réorientent les antennes, qu'ils fassent ce qu'on appelle du simulplast. Parce que, pendant la période où ils vont passer de l'analogique au numérique, les gens doivent continuer à recevoir la télévision analogique et la recevront jusqu'au 17 juin 2015.

Et pendant que l'opérateur d'infrastructure est en train de mettre en place son infrastructure, il faut qu'il continue d'offrir lui-même l'analogique. C'est ça la difficulté. C'est pourquoi, nous sommes vraiment pris par les délais. Nous savons que quelle que soit la société qui va le faire, si elle ne commence pas maintenant, elle ne pourra pas le faire. Voilà les raisons.

N'y a-t-il pas eu absence de communication en direction des patrons de presse. Notamment ceux de l'audiovisuel ?

Avant même que nous ne tenions notre première réunion, j'ai écrit à tous les directeurs de presse pour leur demander de me recevoir afin que je leur présente le projet tel que nous l'avons élaboré et les urgences.

J'ai rencontré tous ceux qui m'ont répondu. Et chaque fois que j'ai expliqué la situation, il n'y a pas eu de problèmes. Au contraire ! Leur question, c'était quand est-ce que vous commencez parce qu'il y a urgence.

En revanche, ceux qui n'avaient pas répondu, avaient une position figée. Parce que la plupart d'entre eux, disaient ne pas comprendre pourquoi, ils ne sont pas sur le décret de constitution des membres du CONTAN. Alors que le décret n'est pas d'abord de mon ressort (rires). C'est le président de la République qui le prend.

Ensuite, les raisons qui ont poussé le chef de l'Etat à prendre un tel décret, c'est qu'il fallait parer à l'urgence, faire en sorte que toutes les structures de l'administration concernée, de près ou de loin par la question, de l'information, de l'internet, de la télécommunication, puissent se retrouver rapidement afin qu'on harmonise les positions au sein de l'administration.

Ensuite, dans le même décret, il précise qu'il faut avoir une participation de tous les acteurs dans ce que nous faisons. C'est la raison pour laquelle, nous avons été installés le 30 décembre 2013.

Le 2 janvier 2014, nous avons tenu la première réunion de ce comité en question. Il a fallu pousser pour qu'on aille vite. Parce que ce sont les instances qui désignent leur représentant, notamment la Primature, l'Assemblée nationale, le Conseil économique social et environnemental, les ministères des Finances, de la Culture, de la Communication. Nous avons tout fait pour les réunir le 3 janvier, puis le 6.

Ensuite, nous avons tenu deux journées d'études pour nous entendre parce que ce sont des personnes qui viennent d'horizons différents.

Et au vu de l'urgence, nous avons lancé l'appel à candidatures qui était permis par l'article 32 du code des Télécommunications. Nous avons une réunion demain (aujourd'hui, Ndlr) dans laquelle, nous allons définir, les différentes task-forces. C'est-à-dire des groupes de travail qu'il va falloir mettre en place par secteur. Parmi ceux-ci, il y a un qui ne concerne que les télécommunications.

Source: Sud Quotidien

Actualités de la convergence

- Zenterio, le fournisseur de la plateforme indépendante de mise en œuvre de services de télévision interactive, et Vestel, un important fournisseur d'équipements électroniques grand public, ont annoncé la mise sur le marché d'un terminal DVB-T2 (Digital Video Broadcasting - Second Generation Terrestrial, ou Diffusion vidéo numérique terrestre de deuxième génération) en Ouganda et au Rwanda. La première commande de ce nouveau terminal compatible DVB-T2 devrait avoir lieu en décembre 2013.

Sénégal: Les nouvelles technologies sont une nécessité pour le cinéma sénégalais

Cyril Thurston, le directeur de Xenix, une société suisse de distribution de films, a recommandé aux professionnels du cinéma sénégalais de s'adapter aux nouvelles technologies relatives au septième art, dont la "digitalisation".

"Aujourd'hui, pour projeter un film, il faut un équipement digital, qui remplace les 35 millimètres. Et ce sont les projections de qualité qui peuvent inciter le public à aller dans les salles" de cinéma, a-t-il expliqué.

Il animait une conférence-débat sur "la distribution des films : enjeux et perspectives à l'heure de la diffusion internet. Quelle place pour les productions sénégalaises, quelle place pour le cinéma francophone ?"

Cette conférence était organisée par l'Association panafricaine pour l'alphabétisation et l'éducation des adultes (PAALAE) et la Fédération des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel du Sénégal (FEPROCINE).

"En Europe, et en Suisse surtout, depuis plusieurs années, beaucoup de salles de cinéma sont passées au numérique, avec une norme supérieure à la haute définition et plus connue sous le sigle DCP (Digital Cinema Package)", a-t-il signalé.

Selon Cyril Thurston, cette exigence technologique est indispensable pour une bonne distribution des films. "Le développement d'une industrie cinématographique passe par une bonne distribution des films", a-t-il ajouté.

Abdou Aziz Cissé, un cinéaste sénégalais, a pour sa part mis l'accent sur la formation des distributeurs des productions cinématographiques et du public.

La dépendance du public sénégalais de produits cinématographiques étrangers est un obstacle au développement du cinéma local, a-t-il signalé.

Le président du PAALAE, Babacar Diop, a insisté sur l'importance des ciné-clubs dans les universités. De nombreux pays en créent dans leurs universités, pour booster leur industrie cinématographique, selon lui.

Source: APS

Afrique de l'Ouest: Vers la télévision numérique terrestre

Le ministère de la Communication a, à la faveur de la 9e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), organisé un petit-déjeuner de travail sur la Télévision numérique de terre (TNT). La séance était présidée par le ministre du Développement de l'économie numérique et des postes, Jean Koulidiaty, qui s'est fait représenter.

Des acteurs de la TNT et des ministres de l'espace UEMOA ont pris part aux échanges. De ces échanges, il est essentiellement ressorti les difficultés financières auxquelles font face les pays pour faire cette transition qui, selon le ministre de la Communication, Alain Edouard Traoré, nécessite 30 à 50 milliards de F CFA.

17 juin 2015, c'est l'échéance butoir, pour la bande UHF et le 17 juin 2020, pour la bande VHF, pour la transition de la radiodiffusion analogique à la radiodiffusion numérique de terre. Le Burkina Faso est engagé dans ce processus et s'avère, selon l'expert en technologie de l'information et de la communication de la Commission de l'UEMOA, Abossé Akué-Kpakpo, l'élève modèle.

Le pays se heurte cependant, tout comme les sept autres pays de l'espace UEMOA, à des difficultés majeures notamment financières. Pour être au rendez-vous de 2015 donc, la commission de l'UEMOA devra venir en aide aux Etats financièrement, la transition étant un passage obligé. C'est l'essentiel de ce qui est ressorti des échanges, le jeudi 21 novembre dernier, lors du petit-déjeuner de travail tenu dans le cadre de la 9e édition des UACO.

A cette rencontre d'échanges, Abossé Akué-Kpakpo a présenté aux participants, le synoptique du processus de cette transition vers le numérique dans les pays de l'espace. Pour lui, la transition requiert l'implication de tous les acteurs, de l'ensemble des populations et de toutes les télévisions dans les délais requis.

Pour ce faire, un certain nombre de dispositions devraient être prises dont, entre autres, la mise en place d'un comité national de transition, l'élaboration d'une stratégie nationale de transition. Le processus est en cours au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Togo.

En Guinée-Bissau, le comité a déjà été mis en place mais n'est pas fonctionnel, selon l'expert. En termes de perspectives, Abossé Akué-Kpakpo, a noté l'organisation d'ateliers de sensibilisation et d'information. Il a aussi souligné qu'il faudra lever les entraves constatées lors des ateliers, dans les sept pays de l'UEMOA et accélérer le rythme des activités pour relever le défi de la transition d'ici à 2015.

Le directeur de la prospective à la Radiotélévision du Burkina (RTB), Philippe Kahoun, a, quant à lui, fait une revue de l'état d'exécution du processus de la TNT au Burkina Faso. Concernant les aspects organisationnels, il a déclaré que le pays a déjà créé un comité de pilotage et une commission technique nationale, élaboré une stratégie nationale de migration et une feuille de route qui, à ce jour, a permis la réalisation de plusieurs autres aspects.

La contrainte majeure reste cependant la mobilisation des fonds nécessaires au déploiement de la TNT dans un espace de temps réduit. Sa mise en œuvre a, selon M. Kahoun, un coût global énorme pour les budgets des Etats africains qui ont plusieurs priorités à la fois.

En termes de perspectives, il a noté une réorganisation du secteur de l'audiovisuel pour une meilleure adaptabilité à la nouvelle vision de télévision en termes d'organisation administrative et en terme de stratégie de production de contenu. Il a aussi relevé une prospection de mécanismes de financement du projet TNT dans l'espace UEMOA/CEDEAO/UA.

Source: Le Pays

En Bref – Actualités de la Convergence

- L'organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dans son projet dénommé « Capital numérique » entame dés 2014 une vaste opération de numérisation de films et téléfilms. Au total 3018 œuvres seront numérisées et cataloguées par la Bibliothèque Nationale de France (BNF).

- Au Sénégal, le président de la République a décidé de confier la présidence du Comité de pilotage de la transmission de l'analogie vers le numérique dans le domaine de l'audiovisuel au Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA).

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