Actualités de la convergence

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Côte d'Ivoire: Basculement des médias au numérique - Le délai fixé pour juin 2015

Le directeur général de la Haute autorité de communication audiovisuelle (Haca), Me René Bourgouin, a révélé lundi que le délai du basculement des médias vers le numérique est fixé pour juin 2015. Il l'a annoncé au cours d'un séminaire de l'Organisation des journalistes professionnels de Côte d'Ivoire (Ojpci), à Abidjan-Plateau.

« Le basculement au numérique est proche. C'est dans 2 ans, précisément en juin 2015 », a dit Me René Bourgouin.

Selon lui, la libéralisation de l'audiovisuel prendra effet avec le basculement. « Il ne faut pas en faire une fixation du fait de la connotation politique. Nous avons plusieurs chaînes de radio et le bouquet », a rassuré le directeur général de la Haca.

Répondant à la préoccupation des participants au séminaire sur les raisons de la lenteur de cette libéralisation, il affirme: « si nous libéralisons dès maintenant les chaînes qui sont pour la plupart en analogie, il y aura des investissements. Puisque le numérique a un coût ».

Abordant le chapitre des nouveaux médias, il souligne que ces outils qui ont une incidence sur les médias traditionnels, tirent 70% de leur contenu des anciens supports de communication.

Source: Fraternité Matin

Afrique: Instances de régulation de la communication en Afrique - Plaidoyer pour l'harmonisation des législations

Le séminaire régional sur la communication audiovisuelle et la convergence numérique a clos ses portes, le mercredi 26 juin 2013 à Ouagadougou. La quinzaine de pays participants a plaidé pour une harmonisation des textes législatifs des instances de régulation affiliées au Réseau des instances africaines de la communication (RIARC).

Les instances de régulation membres du Réseau des instances africaines de la communication (RIARC), ont bouclé les travaux du séminaire régional sur la communication audiovisuelle et la convergence numérique sur une note de satisfaction. Au terme de deux jours de réflexion, les participants ont formulé des recommandations à l'endroit des gouvernements dont les instances de régulation sont membres du RIARC.

Face à l'essor technologique, les participants recommandent le rapprochement, voire l'harmonisation des législations dans le secteur de la communication dans l'espace du RIARC et une approche concertée sur la conduite du processus de la Télévision numérique terrestre (TNT).

Ils plaident également pour une constitutionnalisation des instances de régulation de la communication, l'élaboration de mécanismes juridiques et institutionnels pour un renforcement de la collaboration entre ces entités et celles en charge des télécommunications.

Pour que les conclusions de cette importante rencontre ne restent pas sans suite, les instances de régulation présentes à Ouagadougou, se sont engagées à intensifier leur coopération.

Les régulateurs s'engagent en outre, à mettre en place une équipe d'experts, en synergie avec les organisations sous-régionales, dans le but de procéder à un inventaire et à une étude comparée des législations des Etats dont les instances sont membres du réseau. Cela, dans la perspective de leur rapprochement.

La présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina, Béatrice Damiba, a salué la participation des instances de régulation qui a permis au rendez-vous de la capitale burkinabè, de tenir toutes ses promesses.

« Nos débats ont été riches, intenses et parfois passionnés. En tous les cas, à la hauteur de l'ampleur des défis auxquels exposent les mutations technologiques dans la régulation de la communication audiovisuelle », a-t-elle affirmé.

Pour elle, il faut saluer l'excellence des contributions aux travaux, dont les conclusions indiquent les voies à suivre dans la mutualisation des compétences et des expériences.

Elle a soutenu que l'approche des nouveaux défis de régulation échappe aux ressorts des instances respectives, d'où l'impérieuse nécessité de renforcer la coopération entre les instances par une harmonisation « à minima des législations".

Mme Damiba a toutefois souligné que les instances de régulation ne peuvent rester en marge des politiques d'intégration entreprises sur le continent.

« L'intégration des espaces médiatiques ne pourrait qu'être au service de ces politiques d'intégration économique, devenues impérieuses au regard des données de la géopolitique mondiale. C'est une œuvre à laquelle nous ne devrions donc pas renoncer en dépit des difficultés », a-t-elle insisté.

Elle a aussi fait le constat du retard accusé par les pays-membres du RIARC dans le processus de mise en œuvre de la TNT. Sur une note de satisfaction générale, les participants ont saisi l'occasion pour féliciter la présidente du CSC du burkina et son équipe, les autorités burkinabè qui ont contribué au succès des travaux, avant de se donner rendez-vous à Niamey, au Niger, en novembre 2013 pour la 7e Conférence des instances de régulation de la communication africaines (CIRCAF).

Source: Sidwaya

Afrique: TV White Spaces – L'internet accessible via les fréquences de télévisions libres

Le monde est sur le point de découvrir une innovation technologique de taille devant contribuer à la démocratisation de l'accès à l'internet. Il s'agit du TV White Spaces qui permet de fournir de l'internet sans fil via les fréquences de télévision non utilisées.

L'Afrique va bientôt bénéficier de la pointe d'une révolution technologique. Il s'agit du TV White Spaces. Un outil dont le principe de base consiste à utiliser les bandes de fréquences inutilisées par les télévisions pour mettre en place des communications sans fil. « Il coûte moins cher et offre d'importantes capacités de bande passante. C'est une opportunité pour amener l'internet en milieu urbain et rural avec des stations de base qui ont des portées de 5 kilomètres », assurent les initiateurs.

L'outil a été présenté à Dakar lors d'un forum international sur les TV White Spaces et Spectre Dynamique en Afrique, tenue les 30 et 31 mai 2013. Une rencontre organisée en partenariat avec l'Association pour le Progrès des Communications (APC), Afrinic, Google, ISOC SN, Microsoft, le Ministère des Télécommunications et de l'Économie Numérique du Sénégal.

Les participants ont découvert que la faisabilité technologique du TV White Spaces a été prouvée et testée avec des essais concluants en Europe, aux États-Unis et à Singapour. De plus, Microsoft a fait des déploiements au Kenya et Google a connecté des écoles de quartiers défavorisés à Cap-Town, en Afrique du Sud, avec l'aide de cet outil.

Des prototypes d'équipements adaptés ont déjà été fabriqués et les constructeurs sont attendus sur la conception à grande échelle. D'où la pertinence de la rencontre de Dakar qui a réuni régulateurs de la sous-région, décideurs, universitaires, société civile, fournisseurs d'accès, chercheurs, opérateurs, fabricants de composantes électroniques, développeurs de base de données, investisseurs…

Lors de ce forum de deux jours, ces acteurs ont partagé et évalué les potentialités de l'une des innovations les plus récentes dans le domaine des télécommunications par rapport aux écosystèmes de gestion du spectre.

La mise au point de cette innovation est parti du constat que les technologies traditionnelles comme le Wifi, le Why Max et autres actuellement utilisés, présentent un certain nombre de contraintes qui font que l'accès à internet est toujours difficile pour certaines couches de la population. Devant cet état de fait, la faiblesse de l'utilisation de la bande passante réservée à la télévision en Afrique est perçue comme une opportunité. En Europe et aux États-Unis, à cause de la transition vers le numérique, cette bande passante est en train d'être libérée.

Certains observateurs avancent avec conviction que TV White Spaces, qui fait partie de la quatrième génération des technologies, est une aubaine pour démocratiser l'internet en la rendant accessible à tous. Ce qui est la condition sine qua non pour traduire en acte concret l'ambition consistant à faire de l'économie numérique la locomotive de l'évolution des pays vers l'émergence.

« Les pays africains sont en train de prendre des positions très claires. On doit déjà se positionner pour pouvoir en bénéficier le plus rapidement possible. Il faut passer aux étapes de standardisation et de régulation pour que les fabricants puissent concevoir en masse des outils adaptés à cette technologie », relève M. Tidiane Dème de Google Afrique.

Soucieux de la réduction de la fracture numérique, les autorités africaines, qui ont pris part à cette rencontre de Dakar, espèrent que les opportunités offertes par le TV White Spaces au même titre que la 3G et le Why Max, sauront répondre définitivement à la problématique de l'accès à l'internet sur le continent. Elles estiment que la question de la pénétration d'internet très haut débit reste  une des préoccupations auxquelles des réponses définitives devront être apportées afin de garantir aux populations un accès de bonne qualité et au meilleur prix.

Venu présider la rencontre, le ministre sénégalais en charge des Télécommunications et de l'Economie Numérique considère qu'il reste à proposer des orientations en vue de décider des contours des mutations réglementaires nécessaires. Mais aussi d'identifier les plus-values, que des technologies telles les TV White Spaces peuvent engendrer aux bénéfices des populations. « Il faut aller vers des perspectives qui vont dans le sens de la réduction des barrières à l'accès pour tous, notamment en zone rurale », souligne M. Cheikh Bamba Dièye.

Il est à signaler que les spécialistes ayant travaillé sur la mise en place du TV White Spaces ont déjà proposé des standards prêts à être utilisés ainsi qu'un cadre de régulation. Ils espèrent que le TV White Spaces bénéficiera des mêmes conditions d'ouverture et d'exploitation que le Wifi et les autres outils déjà utilisés.

Cheikh Bamba Dièye assure que ces assises de Dakar réconfortent la possible intégration du TV White Spaces dans le dispositif de télécommunication au Sénégal du moment que les nouvelles tendances de gestion du spectre vont de plus en plus dans le sens de la bonne définition des conditions d'utilisation.

Tidiane Dème de Google Afrique confie que les opérateurs, les fournisseurs d'accès internet, les gouvernements peuvent se saisir de cette technologie et la déployer immédiatement avec des applications pour connecter les écoles, les campus universitaires. Ce qui permet à l'Afrique de régler deux problèmes notamment la disponibilité et le prix. C'est ainsi que le conclave de Dakar cherche à amener opérateurs, régulateurs et fabricants d'équipements et ceux qui font les bases de données à voir ensemble comment aller plus loin. « En Afrique tout est prêt parce que les fréquences sont généralement vides ».

Si cette nouvelle technologie semble susciter un engouement au niveau des autorités, des régulateurs et multinationales, la question qui reste entière est de savoir la posture que vont adopter les opérateurs qui puisent une bonne partie de leurs ressources de la connexion internet.

Source: All Africa

Afrique du Nord: Lancée hier par Interface Médias, «Maghreb M», la petite radio sur le web est née

«Bienvenus à Maghreb M. la web radio du Maghreb. Avec vous Nedjma Rondeleu... ».

Ce sont les premiers mots prononcés hier par une jeune journaliste sur Maghreb M, une web-radio lancée hier par Interface Médias, l'agence éditrice de Maghreb Emergent. Son lancement qui a eu lieu hier en présence de représentants de la presse nationale, intervient à l'occasion du troisième anniversaire du journal, né en avril 2010, qui s'est paré d'une nouvelle plateforme technique et d'une nouvelle Interface, depuis un mois. Après les premiers tests techniques du format magazine, lors d'une conférence de presse diffusée en direct à partir du siège de l'Agence, à Alger-centre, ses initiateurs, en l'occurrence le directeur de la publication, El Kadi Ihsane, et le directeur des éditions, Saïd Djaâfar, ont évoqué avec les confrères, l'historique de Medias interface et les contraintes de la presse électronique en Algérie.

M. El Kadi devait marquer quelques haltes, pour rappeler que son site était déjà présent sur le web, par le biais notamment du premier journal électronique Algeria-interface, qui a cessé en 2002, et les lancements successifs de l'agence de presse en 2007, et celui du journal économique online Maghrebemergent.info, en 2010. Puis, en mai 2013, le lancement de la nouvelle interface de Maghreb Emergent. Il devait annoncer également, à l'occasion, quelques données à même de juger de la place de son journal électronique online, en affirmant qu'il a enregistré 3 millions de pages vues par mois, plus de 30 000 visiteurs par jour. Une précision toutefois, Maghreb Emergent ne se développe pas encore comme un Pur Player. Pour notre confrère, les raisons qui empêchent le développement de la presse électronique sont inhérents à la fracture numérique, notamment le faible taux de pénétration d'Internet par rapport à nos voisins immédiats, qui est de

14% en Algérie alors qu'il est de 51% au Maroc et 40% en Tunisie, et au fait que l'Internet mobile n'a pas démarré, d'une part, et d'autre part, cela s'explique aussi par le fait que la quasi-totalité des annonceurs se recrutent au sein des entreprises privées. «Il n'y a pas de partenaires publics qui nous accompagnent dans notre aventure», a lancé El Kadi Ihsane, relevant une «attitude hostile de l'Etat a l'égard de l'édition web». Cela ne concerne «pas uniquement la publicité, mais aussi les autres formes d'aides publiques», a-t-il ajouté. En revanche, il a indiqué que la pub sur Internet est celle qui croît le plus vite, même en Algérie, en précisant que Maghreb Emergent a doublé sa publicité. Et ce, avant de faire état d'un partenariat développé par son journal avec Le Quotidien d'Oran, qui participe à hauteur de 39% de revenus publicitaires de l'agence. Sur sa lancée, le directeur de la publication a annoncé le lancement dès octobre 2013 d'un mensuel papier, Maghreb Emergent magazine, qui ambitionne d'être le plus grand périodique qui manque à l'édition spécialisée. Cela étant, notre confrère s'est dit «optimiste pour l'avenir du web en Algérie» pour plusieurs raisons, notamment la fin du monopole d'Algérie Telecom sur l'Internet fixe, l'arrivée de l'Internet sur mobile (3G, 4G). «Le gros de la croissance est devant nous», a-t-il lancé enfin.

Source: La Tribune

En bref – Actualités de la Convergence

- La création de la Haute instance indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) est en soi une bonne nouvelle. Après de longs mois de négociations, d'atermoiements et de faux fuyants, on s'est enfin entendu sur la composition de cette Haica appelée à mettre de l'ordre et à réguler les médias concernés en Tunisie.

Guinée: Alimou Sow remporte le prix du meilleur blog francophone

Ouf ça y est enfin il peut enfin tranquillement respirer, savourer le gout de la victoire et avec lui tous les mondoblogueurs qui se sont toujours mobilisés pour la cause de son blog « Ma Guinée plurielle » aux Best of Blogs (BoBs) 2013 qu'il vient d'ailleurs de remporter haut la main.

Alimou Sow puisque c'est de lui que je vous parle raconte ses aventures personnelles et les réalités socio-politiques et culturelles de sa Guinée natale.

C'est le 03 avril dernier que le jury international du concours a rendu son verdict en désignant les finalistes de l'édition 2013 du concours récompensant les meilleurs blogs et sites lancé par la radio allemande Deutsche Welle depuis 2004.

Parmi les lauréats se trouvent le blog « Ma Guinée Plurielle » d'Alimou Sow. Surpris et heureux le jeune guinéen explique les circonstances dans lesquelles il a appris cette excellente nouvelle « Je ne sais pas qui a inscrit mon blog à ce concours. Je pense fort que ça doit être l'un de mes lecteurs.

Un ami a repéré que j'étais finaliste et a publié le lien sur Facebook. C'est comme ça que j'ai su que j'étais finaliste. J'étais à la fois surpris et content ».

Depuis, Alimou a sereinement mené sa campagne en ne doutant jamais de ses forces et de sa capacité à aller jusqu'au bout tout comme le Kongosseur camerounais Florian Ngimbis tenant du titre.

Quoi de plus normal Mesdames et Messieurs ? Quand on a une communauté mobilisée, solidaire et bien soudée comme Mondoblog en soutien presque rien ne peut nous faire peur.

Mardi le 07 mai une journée certainement inoubliable ...

C'est Fatouma Harber la mondoblogueuse malienne originaire de Tombouctou, qui annonce en ces termes la bonne nouvelle qui fait le buzz sur Facebook et se répand à la vitesse de la lumière sur les réseaux sociaux.

« ALIMOU SOW Nous rapporte notre deuxième Bob's.

BRAVO au talentueux et non moins Joli Guinéen... »

En seulement quelques minutes les mentions « j'aime » se multiplient, les commentaires et les messages de félicitations abondent et viennent de toute part, décidément ce 07 mai c'est une journée de fête pour les mondoblogueurs et les nombreux amis d'Alimou qui peuvent enfin savourer le gout de cette belle victoire.

Pour Alimou Sow, les jeunes doivent se démarquer de tous ces personnages qu'on voit à la télé et qui s'érigent en « bon Samaritain » ou porte-parole de la jeunesse.

« Je ne vois pas en quoi la jeunesse guinéenne doit être différente de celle du reste du monde. Que chacun essaie de se battre pour gagner sa vie, puisque personne ne le fera à ta place tout le temps. Pour bien mener ce combat, il faut s'armer. Pour moi, la meilleure des armes, c'est le travail et la formation.

Que chacun essaie d'être professionnel dans son domaine: qu'il soit menuisier, taximan, journaliste, webmaster, documentaliste, ou instituteur. Il n'y pas de sot métier » déclarait le jeune guinéen lors d'une récente interview dans les collonne du site d'information guinéen Aminata.com

Ce qui rend cette histoire encore plus belle, c'est le fait qu'Alimou Sow est guinéen. La Guinée est encore un pays où les blogueurs se comptent encore sur le bout des doigts à cause d'un déficit criant en matière d'accès à l'électricité et au réseau internet.

Avec cette victoire j'ose espérer que malgré toutes ces difficultés de plus en plus de jeunes guinéens se lanceront dans le blogging car comme notre nouveau Champion Alimou, ce n'est pas le talent qui manque à la jeunesse guinéenne.

Source: Aminata

En bref – Actualités de la Convergence

- Un docteur et écologiste Nigérian de 24 ans a remporté le concours de blogs de la Journée mondiale de l'environnement 2013 organisé par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), après avoir recueilli près de la moitié des 70.000 votes en ligne. Charles Emmanuel Akhimien était l'un des dix blogueurs présélectionnés dont les œuvres ont été affichées sur le site de la Journée mondiale de l'environnement (www.unep.org / wed).

Sénégal: MondoblogDakar - La formation RFI aux techniques du journalisme 2.0

Mondoblog, la plateforme de blogueurs francophones développée par RFI, est à Dakar jusqu'au 14 avril. Pendant dix jours, l'équipe emmenée par Ziad Malouf, de l'Atelier des médias, organise une session de formation aux techniques du journalisme et aux outils du web 2.0.

Cette semaine donnera lieu à l'élaboration d'un webdocumentaire, porté par la réalisatrice Marthe Le More en co-réalisation avec Elliot Lepers.

Cinquante-deux blogueurs venus du monde entier sont à Dakar pour la formation proposée par Mondoblog. Il s'agit d'une série de cours, des séances d'échanges et de reportages sur le terrain.

Les élèves sont corrigés sur leur façon d'écrire, sur la recherche et la vérification de l'information, sur l'agencement de leur blog, l'insertion des liens, des photos, des vidéos, sur la gestion des commentaires et la responsabilité médiatique.

On leur donne aussi des petites astuces pour se préserver de la censure et protéger les données, comme par exemple ne pas choisir un simple mot de passe mais prendre une phrase de passe. Ces blogueurs sont invités à faire découvrir Dakar et ses quartiers.

Chaque jour, leurs articles sont mis en ligne sur Mondoblog.org et publié dans le quotidien sénégalais Le Soleil. Cela donne une sorte de périple web à travers la ville, comme une touche particulière quand on sait que la ville de Dakar est devenue le pôle du numérique en Afrique de l'Ouest.

Mondoblog, un média et un projet de formation

Tweets concernant "#MondoblogDakar"

L'objectif de Mondoblog est de développer une blogosphère en langue française de qualité dans les pays du Sud. Mondoblog regroupe aujourd'hui 230 blogueurs choisis sur concours, répartis dans 41 pays, en Afrique mais aussi en France, en Allemagne, en Ukraine, au Canada, au Brésil ou en Haïti.

Chaque blogueur a la possibilité de choisir sa propre adresse URL sur un modèle donné, et organise son contenu en toute indépendance. Chaque semaine, une soixantaine de papiers est mise en ligne sur le site.

Certains blogs sont romancés, d'autres sont des journaux intimes, d'autres encore sont de véritables sites d'information. C'est un espace de libre expression, avec plus de 60 000 lecteurs par mois et une audience en constante progression.

Mondoblog est devenue une source d'information alternative et complémentaire aux offres traditionnelles. Et ça marche !

Ces blogueurs sont lus, commentés, suivis dans le monde entier. Ils sont invités à assister à des congrès. Beaucoup ont même trouvé un emploi grâce à leur casquette numérique.

→ L'Atelier des médias sera enregistrée en présence des blogueurs et en public vendredi 12 avril à 10h30 à l'Institut français de Dakar.

L'émission est à retrouver sur les antennes de RFI à 14h10 TU pour les auditeurs africains. La plateforme Mondoblog lancera un nouveau concours au mois de juin.

Source: RFI

En bref – Actualités de la Convergence

- Une grande première au Maroc. L'espace médiatique se dote de sa première Webradio. Lancée récemment aux anciens abattoirs de Casablanca, à l'initiative du FMAS, E-joussour comme on l'a dénommé, se veut un média pour un journalisme de proximité voire un journalisme citoyen. Ainsi les associations disposent désormais de leur propre porte-parole médiatique. La grille de programmation de la web radio «E-Joussour» s'articule autour de la communication se rapportant aux diverses activités des associations, à l'éducation, aux droits humains et à la citoyenneté. La promotion voire le rayonnement de la culture environnementale, la contribution au développement humain et durable, ainsi que les thèmes liés à la justice sociale, la culture altermondialiste figurent également parmi ses priorités. Dans un premier temps, la web radio E-Joussour sera ouverte uniquement sur son environnement régional. Mais par la suite et en s'inscrivant dans une vision internationale, ses horizons s'élargiront pour toucher l'espace méditerranéen.

Sénégal: Passage au numérique, productions de qualité

Les délégués de la 6ème session de l'Assemblée générale de l'Union africaine de radiodiffusion ont échangé à Dakar, sur les enjeux qui interpellent l'audiovisuel du continent: passage de l'analogique au numérique, production de contenus de qualité, hausse des droits de retransmission télé, etc.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, a rappelé, dans son discours d'ouverture, le contexte dans lequel se déroule cette rencontre : « La présente assemblée qui se tient à un moment où l'Afrique entre dans une phase cruciale du passage de l'audiovisuel de l'analogique au numérique, à l'image de tous les Etats de la planète.

Ce passage au numérique va constituer la grande révolution du 21ème siècle ». Pour lui, il n'est pas exagéré de dire que c'est une révolution tout aussi importante que la révolution industrielle du XVIII ème siècle, avec cette différence que cette fois, l'Afrique est dans les starting-blocks comme toutes les autres nations du monde. Elle n'aura aucune excuse à faire valoir au moment du bilan.

Dans la foulée, le ministre de la Communication invite les entreprises audiovisuelles comme celles des télécommunications et surtout, les gouvernants à prendre l'exacte mesure des bouleversements en vue et à s'inscrire dans le sillage et l'action de l'Union africaine des télécommunications (Uat), à la suite de l'Union internationale des télécommunications (Uit), pour le respect du calendrier établi et surtout, pour tenir rigoureusement compte des recommandations formulées.

Il importe, selon M. Dièye, que les différents pays africains puissent réussir un passage harmonieux au tout numérique, grâce à une bonne concertation sur l'adoption des modes de multiplexage, de transport, de diffusion...

Toujours est-il que la concrétisation de ce passage devra permettre, en réduisant les charges des entreprises audiovisuelles, d'insister sur les contenus par l'amélioration des programmes. « Aujourd'hui, constate le ministre, les programmes semblent être le talon d'Achille de la télévision africaine.

L'amélioration de leur qualité par un investissement conséquent et une adaptation à nos réalités et à nos besoins constituent des impératifs pouvant avoir des incidences sur le plan économique, social, culturel ».

Cheikh Bamba Dièye a également vivement encouragé les responsables de l'Uar à traduire dans la réalité, et ce dans les délais requis, leurs deux projets phares. Il s'agit du projet Uar-Menos de réseaux d'échanges destinés à la circulation des contenus multimédias par satellite et par Ip sur l'ensemble du continent africain.

Le second projet de l'Uar, celui de l'Observatoire africain de l'audiovisuel vise, grâce à une plate-forme et à un système intégré d'informations, à permettre un partage de connaissances. Par ces deux projets innovants, relève le ministre, l'Uar vogue pour l'exploitation efficiente de l'économie numérique.

Prenant la parole juste avant le ministre de la Communication, le président de l'Uar, Tewfik Khelladi, a mis l'accent sur les défis qui interpellent l'audiovisuel africain.

« Notre Union s'est engagée dans une grande bataille contre cette iniquité que constitue l'ordre actuel international de l'information. L'Afrique a toujours du mal à se faire entendre et se trouve toujours marginalisé dans ces flux mondiaux de contenus télévisuels dans lesquels sa perspective n'est pas reflétée et son image complètement déformée ».

Aux yeux de Khelladi, cette fracture vient en approfondir d'autres, bien plus anciennes, et exprime une nouvelle forme de polarisation nord-sud dont l'aggravation met en péril les équilibres déjà précaires des nations africaines.

« Prenons garde à ce que la société de l'information n'aggrave la déstructuration de nos sociétés », prévient le président de l'Uar. Il suggère, sur la même ligne, d'agir collectivement et de façon déterminée pour qu'au contraire, elle soit mise au service de la réhabilitation et de la reconstruction des médiations sociétales.

« Saluons les images venues d'ailleurs et projetons la notre dans ce vaste monde où notre continent doit reprendre sa place. Toute sa place », a appelé Tewfik Khelladi. Il est primordial, selon lui, voire vital, de ne pas rester à l'écart de la grande mutation ouverte par la révolution informationnelle et de faire face aux défis de la mondialisation. C'est dans ce champ, estime le président de l'Uar, que doivent se développer la solidarité numérique, la diversité culturelle et la refondation sociopolitique.

La question des droits de retransmission d'événements sportifs est au coeur des débats de la 6ème session de l'Assemblée générale de l'Union africaine de radiodiffusion (Uar).

Pour ses organismes membres, l'Uar négocie et facilite l'acquisition des droits de retransmission des grands événements sportifs internationaux et se charge du transport et de la distribution des signaux desdits événements pour chaque membre.

Les délégués de l'Uar saluent cet effort et l'apprécient à sa juste valeur par la voix du directeur général de la Radiodiffusion télédiffusion du Sénégal (Rts), Racine Talla. « Néanmoins, aujourd'hui, nous assistons au renchérissement des droits de retransmissions télé qui grève les maigres budgets des télévisions nationales », déplorent les délégués de l'Uar.

« Pour la Coupe d'Afrique des nations où les télévisions n'ont même pas la possibilité de négocier, mais se voient imposer des droits exorbitants face aux contraintes de la mission de service public, il faut agir ensemble pour une solution », ont suggéré les délégués de l'Union africaine de radiodiffusion.

Même si le président de l'Uar note que l'Union a acquis les droits de retransmission de tous les événements Fifa y compris la Coupe du monde 2014, Tewfik Khelladi ose espérer que la Fifa va accorder également ces droits pour 2018 et 2022 avec une attention particulière aux exclus du continent que sont le Nigeria, l'Afrique du Sud et les pays d'Afrique du nord.

Source: Le Soleil
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