Actualités de la convergence

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Sénégal: Passage au numérique, productions de qualité

Les délégués de la 6ème session de l'Assemblée générale de l'Union africaine de radiodiffusion ont échangé à Dakar, sur les enjeux qui interpellent l'audiovisuel du continent: passage de l'analogique au numérique, production de contenus de qualité, hausse des droits de retransmission télé, etc.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, a rappelé, dans son discours d'ouverture, le contexte dans lequel se déroule cette rencontre : « La présente assemblée qui se tient à un moment où l'Afrique entre dans une phase cruciale du passage de l'audiovisuel de l'analogique au numérique, à l'image de tous les Etats de la planète.

Ce passage au numérique va constituer la grande révolution du 21ème siècle ». Pour lui, il n'est pas exagéré de dire que c'est une révolution tout aussi importante que la révolution industrielle du XVIII ème siècle, avec cette différence que cette fois, l'Afrique est dans les starting-blocks comme toutes les autres nations du monde. Elle n'aura aucune excuse à faire valoir au moment du bilan.

Dans la foulée, le ministre de la Communication invite les entreprises audiovisuelles comme celles des télécommunications et surtout, les gouvernants à prendre l'exacte mesure des bouleversements en vue et à s'inscrire dans le sillage et l'action de l'Union africaine des télécommunications (Uat), à la suite de l'Union internationale des télécommunications (Uit), pour le respect du calendrier établi et surtout, pour tenir rigoureusement compte des recommandations formulées.

Il importe, selon M. Dièye, que les différents pays africains puissent réussir un passage harmonieux au tout numérique, grâce à une bonne concertation sur l'adoption des modes de multiplexage, de transport, de diffusion...

Toujours est-il que la concrétisation de ce passage devra permettre, en réduisant les charges des entreprises audiovisuelles, d'insister sur les contenus par l'amélioration des programmes. « Aujourd'hui, constate le ministre, les programmes semblent être le talon d'Achille de la télévision africaine.

L'amélioration de leur qualité par un investissement conséquent et une adaptation à nos réalités et à nos besoins constituent des impératifs pouvant avoir des incidences sur le plan économique, social, culturel ».

Cheikh Bamba Dièye a également vivement encouragé les responsables de l'Uar à traduire dans la réalité, et ce dans les délais requis, leurs deux projets phares. Il s'agit du projet Uar-Menos de réseaux d'échanges destinés à la circulation des contenus multimédias par satellite et par Ip sur l'ensemble du continent africain.

Le second projet de l'Uar, celui de l'Observatoire africain de l'audiovisuel vise, grâce à une plate-forme et à un système intégré d'informations, à permettre un partage de connaissances. Par ces deux projets innovants, relève le ministre, l'Uar vogue pour l'exploitation efficiente de l'économie numérique.

Prenant la parole juste avant le ministre de la Communication, le président de l'Uar, Tewfik Khelladi, a mis l'accent sur les défis qui interpellent l'audiovisuel africain.

« Notre Union s'est engagée dans une grande bataille contre cette iniquité que constitue l'ordre actuel international de l'information. L'Afrique a toujours du mal à se faire entendre et se trouve toujours marginalisé dans ces flux mondiaux de contenus télévisuels dans lesquels sa perspective n'est pas reflétée et son image complètement déformée ».

Aux yeux de Khelladi, cette fracture vient en approfondir d'autres, bien plus anciennes, et exprime une nouvelle forme de polarisation nord-sud dont l'aggravation met en péril les équilibres déjà précaires des nations africaines.

« Prenons garde à ce que la société de l'information n'aggrave la déstructuration de nos sociétés », prévient le président de l'Uar. Il suggère, sur la même ligne, d'agir collectivement et de façon déterminée pour qu'au contraire, elle soit mise au service de la réhabilitation et de la reconstruction des médiations sociétales.

« Saluons les images venues d'ailleurs et projetons la notre dans ce vaste monde où notre continent doit reprendre sa place. Toute sa place », a appelé Tewfik Khelladi. Il est primordial, selon lui, voire vital, de ne pas rester à l'écart de la grande mutation ouverte par la révolution informationnelle et de faire face aux défis de la mondialisation. C'est dans ce champ, estime le président de l'Uar, que doivent se développer la solidarité numérique, la diversité culturelle et la refondation sociopolitique.

La question des droits de retransmission d'événements sportifs est au coeur des débats de la 6ème session de l'Assemblée générale de l'Union africaine de radiodiffusion (Uar).

Pour ses organismes membres, l'Uar négocie et facilite l'acquisition des droits de retransmission des grands événements sportifs internationaux et se charge du transport et de la distribution des signaux desdits événements pour chaque membre.

Les délégués de l'Uar saluent cet effort et l'apprécient à sa juste valeur par la voix du directeur général de la Radiodiffusion télédiffusion du Sénégal (Rts), Racine Talla. « Néanmoins, aujourd'hui, nous assistons au renchérissement des droits de retransmissions télé qui grève les maigres budgets des télévisions nationales », déplorent les délégués de l'Uar.

« Pour la Coupe d'Afrique des nations où les télévisions n'ont même pas la possibilité de négocier, mais se voient imposer des droits exorbitants face aux contraintes de la mission de service public, il faut agir ensemble pour une solution », ont suggéré les délégués de l'Union africaine de radiodiffusion.

Même si le président de l'Uar note que l'Union a acquis les droits de retransmission de tous les événements Fifa y compris la Coupe du monde 2014, Tewfik Khelladi ose espérer que la Fifa va accorder également ces droits pour 2018 et 2022 avec une attention particulière aux exclus du continent que sont le Nigeria, l'Afrique du Sud et les pays d'Afrique du nord.

Source: Le Soleil

Les téléphones portables révolutionnent la filière élevage au Kenya

En Afrique, agriculteurs et vétérinaires utilisent de plus en plus les téléphones portables pour lancer des alertes précoces sur d'éventuels foyers de maladies animales et suivre de près l'évolution des campagnes de vaccination à grande échelle.

Les applications de téléphonie mobile permettent de lancer des alertes précoces en l'espace de quelques secondes contre plusieurs semaines auparavant. Ainsi il est possible de déceler les foyers de maladies animales et d'administrer les soins vétérinaires essentiels avec rapidité et précision, grâce à la fonction «Global Positioning System» (GPS) désormais intégrée dans la plupart des cellulaires.

«La FAO et ses partenaires s'appuient sur les utilisations offertes par l'avantage technologique considérable de la téléphonie mobile pour signaler les foyers de maladies animales, assurer le suivi des campagnes de vaccination et administrer les soins vétérinaires, notamment le déparasitage des animaux», indique M. Robert Allport, adjoint au Représentant de la FAO au Kenya pour la mise en oeuvre du Programme de l'Organisation.

Au Kenya, où trois personnes sur quatre possèdent un téléphone portable, la FAO a établi un partenariat avec le Royal Veterinary College et l'ONG locale Vetaid, pour tester une application de téléphonie mobile développée par les chercheurs de la faculté de santé publique de l'Imperial College de Londres.

L'application, appelée EpiCollect, permet de suivre les campagnes de vaccination et les soins prodigués aux animaux. Cette application et son espace de stockage sont fournis gratuitement sur le site EpiCollect, qui assigne un emplacement unique à chaque projet. Cet emplacement n'est accessible qu'aux utilisateurs concernés par le projet (responsables des services vétérinaires nationaux et vétérinaires de terrain). De cette façon, les personnes indélicates à la recherche d'informations potentiellement sensibles ne peuvent accéder à la base de données EpiCollect.

«Les téléphones cellulaires éliminent les retards dans la réception des données de terrain, les informations étant relayées par le réseau de téléphonie mobile», précise M. Allport. En outre, les indications géographiques permettent de localiser avec précision et en temps réel les lieux d'où sont parties les informations.

Il y a seulement cinq ans, les vétérinaires devaient se rendre à des endroits éloignés, relever les données, puis retourner dans les bureaux au niveau du district pour traiter la paperasserie. Désormais, les informations peuvent être transmises en temps réel. A titre d'exemple, les données sur le nombre total d'animaux composant un troupeau et le nombre d'animaux vaccinés sont enregistrées puis transmises à l'emplacement du projet via un site internet spécifique au projet. Les mouvements des troupeaux se déplaçant à la recherche notamment de pâturages peuvent être régulièrement suivis et mis à jour.

À l'heure actuelle, EpiCollect est utilisé uniquement par les vétérinaires sur le terrain qui utilisent les téléphones fournis par Google Kenya dans le cadre d'une phase test qui permet d'affiner les outils et d'éliminer les défauts en fonction des commentaires provenant des utilisateurs.

Au bout du compte, ces outils peuvent être mis à la disposition des anciens d'un village et de réseaux bien établis de travailleurs communautaires s'occupant de santé animale, car de plus en plus de Kenyans effectuent la transition vers les téléphones compatibles avec Internet à l'heure où les prix pour se doter de cette technologie s'orientent inévitablement vers le bas.

Bien que seulement un tiers des Kenyans aient aujourd'hui accès à l'Internet, 99 pour cent des abonnements à la toile servent à accéder au réseau mondial depuis un téléphone mobile.

La FAO a également mis au point un système d'information mondial sur les maladies animales, connu sous le nom d'EMPRES-i, qui permet de stocker et d'afficher des données sur les foyers de maladies recueillies sur le terrain une fois que les foyers sont confirmés.

La FAO a développé l'application EMPRES-i Event Mobile (EMA) qui alimente la base de données en signalements sur les foyers de maladies animales. Cette technologie, disponible pour les téléphones équipés de systèmes d'exploitation Blackberry et Android, doit être testée sur le terrain par les services vétérinaires ougandais durant la première moitié de l'année 2013 dans le cadre d'une phase pilote soutenue par le gouvernement irlandais. L'application EMA est également en cours de développement pour les iPhones.

Grâce aux alertes transmises rapidement par les appareils numériques, les maladies animales peuvent être détectées et isolées en un temps record. L'alerte précoce peut éviter la mort de dizaines de milliers d'animaux, sauvegardant ainsi les moyens d'existence et la sécurité alimentaire des populations et prévenant la propagation de maladies qui peuvent parfois être transmises aux humains.

«Le système FAO EMPRES-i est véritablement un bien public mondial. Nos rapports et les temps de réponse s'améliorent constamment grâce à l'incroyable progrès technologique», affirme M. Juan Lubroth, chef vétérinaire à la FAO. «La prévention, la préparation et la réponse précoce sont des concepts puissants qui, une fois traduits dans les outils, peuvent être utilisées efficacement contre les maladies infectieuses, préservant ainsi les moyens de subsistance des populations et repoussant la faim et, dans certains cas, les maladies humaines», ajoute M. Lubroth.

Signalons en outre que le Bureau régional d'urgence de la FAO pour l'Afrique orientale et centrale, en partenariat avec Oxfam, utilise Nokia Data Gathering (NDG) pour le monitorage des points d'eau dans les zones pastorales comme indicateur d'alerte précoce à la sécheresse au Kenya et en Ethiopie.

Les communautés locales surveillent ainsi régulièrement les niveaux d'eau via des téléphones connectés à l'Internet. Dans la région de Karamoja en Ouganda, pays voisin, le même système NDG est utilisé par les chefs locaux pour surveiller les indicateurs de sécheresse et permettre une réponse rapide, en partenariat avec ACTED.

La FAO évalue également comment les technologies mobiles peuvent être utilisées pour mieux connecter les éleveurs avec les marchés et les commerçants de bétail.

«Les commerçants ne se rendent pas dans une région éloignée pour acheter du bétail à moins d'avoir la garantie qu'ils seront en mesure d'acheter un nombre minimal d'animaux. Autrement, les frais du voyage ne justifieraient pas le déplacement», rapporte M. Allport. «Mais si les vendeurs de bétail peuvent relayer à un point central l'information sur le nombre d'animaux qu'ils ont, sur leur emplacement géographique et sur les prix, le marché fonctionnera de manière plus efficace et la tarification sera plus transparente. Ils peuvent aussi négocier de meilleurs prix lorsqu'ils agissent collectivement.»

Dans un certain nombre de pays africains, notamment au Kenya, une version moderne de la plume et du papier confère un attrait supplémentaire à la collecte de données numériques dans les champs. Non seulement l'information est relayée en quelques secondes à un serveur central pour analyse, mais les stylos numériques permettent aussi aux vétérinaires d'écrire de la même manière qu'ils l'ont toujours fait, en bavardant avec les agriculteurs sans l'«interférence» que peuvent créer les technologies mobiles modernes.

«Un des aspects les plus importants du travail d'un vétérinaire est l'établissement d'une relation de confiance avec les agriculteurs et les populations», explique M. Phillip Fong, fonctionnaire FAO responsable des technologies de l'information basé à Nairobi, qui a déjà à son actif l'introduction des stylos numériques en Afrique australe, où ils ont remporté un succès.

Les agents de terrain et les vétérinaires ne peuvent pas perdre d'interminables minutes à pianoter sur les petites touches de l'écran tactile de leur téléphone pour transmettre les informations, d'autant plus que la forte lumière du soleil rend souvent cette tâche pratiquement impossible.

En revanche, grâce à sa caméra infrarouge miniature, un stylo numérique enregistre l'écriture au moment où la plume passe au-dessus du papier, et envoie les données utilisant la technologie Bluetooth vers un téléphone portable, puis celles-ci sont transmises à un serveur central pour analyse.

Les retombées concrètes de la technologie mobile sont aussi illimitées que l'imagination humaine.

Source: Food and Agriculture Organization of the United Nations

Sénégal: Les journaux invités à se mettre au numérique

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, a invité samedi les journaux à se mettre à l'ère du numérique pour plus de visibilité.

« La presse traditionnelle a compris que pour exister, il faut nécessairement être présent sur les portails web car au Sénégal et partout dans le monde la presse en ligne existe et se développe », a dit le ministre.

M. Dièye présidait l'ouverture du forum de l'Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL) sur le thème : "L'économie de la presse en ligne: entrepreneuriat de l'information et modèles d'affaires ; enjeux et défis techniques de l'industrie de la presse en ligne".

« Aujourd'hui nous avons besoin du numérique pour sécuriser nos rapports, nos transactions et rendre plus performants nos modèles d'enseignement mais également faire en sorte que l'information et la communication deviennent un principe démocratique et disponibles pour tout le monde et à chaque moment », a dit le ministre de la Communication.

Le Gouvernement travaille à la définition d'une stratégie nationale du développement de l'économie numérique, a-t-il rappelé, ajoutant qu'il faut « travailler ensemble pour modifier les mentalités par rapport à l'Internet et au numérique ».

Il a annoncé l'organisation, prochainement, d'un salon des développeurs à la Place de l'Indépendance, à Dakar, pour développer ce métier et les activités en ligne.

Source: Le Soleil

Cameroun: La vente des équipements analogiques interdite en juillet prochain

A Yaoundé, certains commerçants ont déjà réduit les prix des téléviseurs pour s'en débarrasser.

L'article 8 du décret du Premier ministre fixant les modalités et le calendrier de la migration de la radiodiffusion de l'analogique au numérique est clair. « Dès le 31 décembre 2012, l'importation des équipements de radiodiffusion télévisuelle analogique et autres accessoires y relatifs est interdite sur toute l'étendue du territoire national. »

Dans le même article, le chef du gouvernement indique : « Dès le 1er juillet 2013, la vente des équipements de radiodiffusion télévisuelle analogique et autres accessoires est interdite. »

A quelques mois de la date-butoir, c'est déjà le branle-bas dans les commerces. Les opérateurs voulant se débarrasser de ces équipements, sont passés au plan B : la baisse des prix.

Dans plusieurs magasins du Marché central de Yaoundé lundi 14 janvier 2013, tous les téléviseurs ou presque étaient en promotion. 35.000 F le téléviseur habituellement vendu à 50.000. 50.000 F celui de 80.000. Ainsi de suite. Avec parfois des baisses drastiques.

Et à en croire Jean Calvin Fotso, l'un de ces gérants, ils sont prêts à prendre tout ce qu'on leur propose, mais dans la limite du raisonnable, pour vendre ces téléviseurs.

Et pourquoi ? « Qu'est-ce qu'on va faire avec, du moment où d'ici quelque temps, ils ne serviront à rien. Et on ne pourra même plus les vendre. Nous devons donc nous en débarrasser pour essayer d'entrer dans nos frais », explique-t-il.

Seulement, si les commerçants eux se mettent au pas, certains usagers traînent les pieds. La plupart ne savent pas qu'en 2015, la radiodiffusion camerounaise passe de l'analogique au numérique.

Et comme l'explique André Bertrand Mbock, sous-directeur en charge des questions techniques de radio et de télévision au ministère de la Communication, les téléviseurs analogiques ne pourront être utilisés à cette date que s'il est possible d'y connecter un décodeur.

Dans le cas contraire, ils ne serviront à rien. Malgré cela, certains s'entêtent à les acheter. « Nous avons au moins deux clients par jour. Ils disent que le Cameroun c'est le Cameroun. Généralement, des décisions sont prises mais l'application ne suit pas souvent», ajoute M. Fotso.

En tout cas, la marche vers la migration de la radiodiffusion de l'analogique au numérique est entamée depuis des années. Un Comité chargé de l'élaboration de la stratégie camerounaise a rendu sa copie.

La structure de mise en oeuvre de cette stratégie a également été créée par le Premier ministre. Elle a d'après Mezom Melouta, coordonateur du projet adjoint Cam-DBS, la charge de mettre sur pied les 42 projets arrêtés.

Source: Cameroun Tribune

Sénégal: Audiovisuel - Le Sénégal valide sa stratégie pour le passage au numérique

Les professionnels de l'audiovisuel, les régulateurs et d'autres composantes ont validé, hier, la stratégie nationale du passage de l'audiovisuel analogique au numérique d'ici juin 2015. La rencontre était présidée par le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Cheikh Mamadou Abdoulaye Dièye.

Que gagne le Sénégal en passant de l'audiovisuelle analogique au numérique ? Beaucoup de choses au regard des explications de Malick Ndiaye, coordonnateur du Comité national pour le passage de l'audiovisuel analogique au numérique du Sénégal (Cnn). Dans son intervention, M. Ndiaye a rappelé toutes les compétences qui ont travaillé à produire ce document qui fait un diagnostic de ce que sera cette mutation technologique pour les acteurs et les populations.

De fait, les gains seront importants tant dans la qualité des programmes télés et aussi de meilleures caractères visuels et d'écoute. Il y aura également la signalétique pour les programmes interdits aux mineurs ainsi que de nouveaux services de la télécommunication comme la technologie 4 G (4ème génération). La grande bataille, ce sera aussi celle de la diversité et la qualité dans les contenus de nos télévisions. Dans un diagnostic présenté, il y est mis en exergue la qualité des programmes télé qui demeure problématique. C'est pourquoi, pense M. Ndiaye, avec l'avènement du numérique, les médias seront obligés d'avoir des contenus de qualité sinon il leur sera difficile de survivre à la férocité de la concurrence.

Le passage au numérique a un coût : plus de 45 milliards de FCfa dans le budget prévisionnel pour le renouvellement du matériel, la mise à niveau des ressources humaines devant travailler dans ce secteur. Mais de l'avis de M. Ndiaye, il faudrait penser à décloisonner et mettre en place une structure avec un partenariat public-privé qui ne s'occupera que du transport et de la diffusion des programmes et laisser aux radios et télédiffuseurs ce travail de création de contenus. Mme Diop Blondin de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) l'a dit, les phases d'études terminées et en attendant les dernières enquêtes, il faut y aller et commencer le basculement de l'analogique au numérique.

« L'Etat tiendra ses engagements »

Une opportunité qu'il faudra saisir, a souligné le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Cheikh Mamadou Abdoulaye Dièye. Celui-ci mise sur le développement d'une véritable économie du numérique porteur de croissance. Dans le listing des opportunités, le ministre a évoqué l'apport de cette nouvelle technologie qui va engendrer plus de chaînes télé et radio en haute définition, une meilleure offre de programmes, une économie d'énergie et de spectres de fréquences, une bonne couverture du territoire ainsi que le développement de la téléphonie mobile et l'Internet à haut débit pour les zones les plus lointaines.

Fort de ce constat, le ministre a soutenu qu'il était fini le temps de la réflexion. Il reste la mise en oeuvre de cette politique, dans un calendrier restreint afin d'être dans les temps d'ici 2015. Avec le numérique et les programmes à fortes doses locales qui vont naître, « nous osons espérer que la télévision sera le garant de la défense de nos valeurs car, de plus en plus, dans nos familles, le petit écran supplée les parents ».

Dans ce même ordre d'idées, C. Bèye voit dans cette évolution technologique la nécessité de renforcer la citoyenneté par le truchement des programmes riches que pourraient proposer les médias. La préoccupation est partagée avec la présidente de la commission communication et culture de l'Assemblée nationale, Haoua Dia Thiam, pour qui, en tant que parlementaire au service des mandants, il sera important de savoir les différents contenus que vont recevoir les populations.

Pour le député, « avec le numérique qui verra des centaines de chaînes débarquer dans les foyers, il faudra aussi travailler à la préservation de nos valeurs et tenir compte de nos réalités ». Qu'il s'agisse de Mouhamadou Bamba Niang, directeur de Cabinet du président du Conseil national de régulation de l'audiovisuel, (Cnra) ou encore d'Ibrahima Wade de la Stratégie de croissance accélérée, le constat a été le même. Tout en soulignant la dynamique qui a permis la confection de ce document, il faudra, de leur point de vue, travailler à ce que le numérique soit pourvoyeur d'une certaine plus-value pouvant impacter sur le développement du pays.

Il faudra aussi réfléchir, selon M. Mouhamadou Bamba Niang, sur la définition d'une nouvelle frontière quant à la régulation. Le Sénégal devra aussi, dans le cadre de cette évolution, respecter les normes édictées par les organismes mondiaux des télécommunications. La représentante de l'Artp a rappelé la nécessité de respecter les règles afin que l'intégration au niveau mondial puisse se faire sans accrocs. Tandis que, pour sa part, le directeur général de l'Agence de l'informatique de l'Etat (Adie), M. Khassoum Wone, a évoqué le travail du gouvernement quant à la mobilisation des infrastructures.

Source: Le Soleil

Nigeria : le gouvernement va distribuer près de 10 millions de téléphones mobiles aux fermiers

Afin de dynamiser la production agricole dans le pays, le gouvernement fédéral du Nigeria a décidé de distribuer près de 10 millions de téléphones portables aux fermiers. Ibukun Odusote, la secrétaire permanente du ministère fédéral de l’Agriculture et du développement rural, l’a déclaré le 2 janvier 2013 au cours d’un programme de sensibilisation des fermiers d’Igan-Ipabi, dans la zone Est d’Ogun.

Avec ces téléphones les fermiers auront accès à des informations agricoles et météo. C’est le premier pas du ministère de l’Agriculture pour assurer la sécurité alimentaire au Nigeria.

Actuellement, des séances de travails avec le ministère des technologies de l’information et les opérateurs de téléphonies mobiles se multiplient pour le succès de cette initiative. La prochaine étape pour sortir le secteur agricole nigérian du sous-développement sera la mécanisation.

Source: Agence ecofin

Sénégal: Lancement de la 3ème édition du concours APPS4Africa

La troisième édition du concours Apps4Africa, soutenu par le département d'Etat américain, a été lancée à Dakar, à la Place du Souvenir Africain.

Cette 3ième édition est axée sur le thème "Business Challenge" et mettra l'accent sur les applications favorisant le commerce et sur les modèles économiques de ces applications, explique la même source.

Selon le texte, "le concours Apps4Africa, qui est une compétition sur l'ensemble du continent africain, vise à encourager le développement des applications pour le web, les ordinateurs et les téléphones mobiles afin d'aider à résoudre le défi de l'emploi des jeunes en Afrique".

Les gagnants du concours seront connus à la fin du mois de janvier 2013 et ils recevront des prix, indique la même source.

A la suite du concours, poursuit le communiqué, "les participants à Apps4Africa continueront à travailler avec Appfrica International et bénéficieront d'un soutien supplémentaire au niveau du mentorat, de la formation et de la création de réseaux".

"En 2011, rappelle le communiqué, Ecofund-Forum du Sénégal s'était classé deuxième de ce concours qui invitait les réalisateurs de logiciels à créer des applications pour les téléphones portables et les ordinateurs qui aideront les communautés à faire face aux répercussions du réchauffement climatique".

Source: APS

Tunisie: Deuxièmes rencontres professionnelles «Crea numerica» - Initier à la création numérique

«Crea numerica» est l'intitulé des deuxièmes rencontres professionnelles sur la création numérique dans l'espace méditerranéen et le continent africain. «Crea numerica» se tiendra du 19 au 21 novembre 2012 au Palais El-Abdellia à La Marsa, informe l'Institut français de Tunisie (IFT).
 
Organisée par l'association Echos Electriques et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), avec le soutien de la Fondation Prince Claus, cette manifestation artistique vise à soutenir le développement de la création numérique.
 
Littérature, musique, cinéma, théâtre, danse, arts plastiques, design, typographie et architecture constituent autant d'outils qui, en investissant de plus en plus les champs de la création, génèrent de nouvelles formes d'expression, à travers des oeuvres visuelles et des sons créés à l'aide d'instructions informatiques à des fins artistiques, citoyennes et éducatives.
 
Ayant pour thème «Former à la création numérique», cette manifestation regroupera notamment une trentaine de représentants de structures (universités, écoles des beaux-arts, lieux d'apprentissage de type médialab/fablab, réseaux de communautés de pratiques, etc.) originaires d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.
 
A travers rencontres professionnelles et présentations d'initiatives au grand public, les participants préciseront les enjeux du développement de la création numérique, interrogeront les pratiques pédagogiques, anticiperont les compétences à développer au regard des mutations et opportunités offertes par le numérique, mettront en évidence les spécificités et les complémentarités entre enseignement académique, formation technique et éducation populaire aux technologies.
 
Au croisement entre l'art, le design, l'innovation et les technologies, ces rencontres visent à renforcer la coopération internationale des milieux spécialisés de la création numérique dans l'espace méditerranéen et le continent africain, identifier et valoriser les initiatives des pays du Sud dans ce domaine et à encourager la transversalité, le partage d'expériences et de bonnes pratiques.
 
En parallèle de ces rencontres, le grand public pourra découvrir plusieurs créations numériques d'artistes tunisiens et étrangers dans le cadre de l'exposition interactive «L'objet Son» du projet EFEST (Festival Echos sonores de Tunisie) qui se tiendra du 17 au 24 novembre 2012, première manifestation internationale de ce type en Afrique, dédiée à la plastique sonore.

Source: La Presse

Sénégal: Audiovisuel - Les régulateurs des médias francophones échangent sur le passage au numérique

Un séminaire d'échanges de deux jours du Réseau francophone des régulateurs des médias (Refram) sur le thème du passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique s'ouvre ce matin à Dakar. La rencontre est organisée par le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra).
 
La cérémonie d'ouverture de la rencontre du Réseau francophone des régulateurs des médias (Refram) sur la transition vers le tout numérique se tient au King Fahd Palace (ex-Méridien), ce lundi 05 novembre à partir de 09h 30. La rencontre sera présidée par le président de la République, Macky Sall, en présence du président du Conseil national de régulation de l'audiovisuel, Babacar Touré. Selon le communiqué du Cnra, la rencontre enregistrera la participation d'une centaine de représentants d'institutions de régulation des Etats membres du Refram et d'organisations internationales et régionales pour un partage d'expériences entre les pays ayant déjà procédé au passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique et ceux où le processus est en cours.
 
Les réflexions et les travaux menés au sein des comités nationaux pour la transition feront également l'objet d'une présentation au cours des plénières. Le séminaire, ajoute le texte du communiqué, sera aussi un cadre de discussions pour tous les pays membres du Réseau francophone des régulateurs des médias sur les normes de diffusion ainsi que sur les actions relatives à l'accompagnement des populations.

Source: Le Soleil

Télévision terrestre numérique au sein de l'UEMOA - Une feuille de route pour amorcer la transition

Les experts et les ministres des Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en charge de la Télévision terrestre numérique (TNT) ont clos leurs travaux, le mardi 6 novembre 2012 à Ouagadougou. Une feuille de route a été élaborée en vue de faciliter la transition de l'analogique au numérique.
 
De grandes conclusions se sont dégagées de la réunion des experts et les ministres des Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en charge de la Télévision terrestre numérique (TNT), tenue les 5 et 6 novembre 2012 à Ouagadougou. De l'avis du ministre burkinabè de la Communication, porte-parole du gouvernement, et président de la réunion, Alain Edouard Traoré , la rencontre a permis d'assoir une feuille de route qui va permettre d'identifier les actions à entreprendre et les acteurs-clés avec des échéances précises, pour aider les Etats membres à achever le processus de transition numérique d'ici à juin 2015.
 
Entre autres, les ministres ont jugé nécessaire de procéder au réaménagement des cadres législatifs et réglementaires nationaux en vue de garantir la séparation des activités d'édition de programmes TV des activités de diffusion (multiplexage, transport et diffusion des signaux audiovisuels), l'indépendance de l'opérateur de diffusion vis-à-vis du pouvoir politique ainsi que la transparence et la non-discrimination dans la diffusion des programmes TV des éditeurs publics et privés. « Nous ne souhaitons pas que d'un pays à un autre, qu'il y ait des normes différentes. Nous avons envisagé ensemble des actions que chaque Etat devrait entreprendre au plan national, en termes de relecture des lois et des textes pour permettre à la transition numérique de s'opérer dans les meilleures conditions. C'est un acte majeur qui va ouvrir une base juridique à l'ensemble des Etats membres de l'UEMOA », a interpellé le représentant du Premier ministre Luc Adolphe Tiao, patron de la rencontre.
 
Les ministres ont également exhorté la Commission de l'UEMOA à accompagner les Etats membres dans la mise en oeuvre de leurs programmes de renforcement de capacité des acteurs qui doivent piloter le processus de transition numérique. A cela s'ajoute la question du financement des activités de la TNT. Pour ce faire, les ministres en charge de la transition numérique ont suggéré à leurs collègues des Finances des Etats membres, quelques pistes de financement à explorer au nombre desquelles : les ressources du budget de l'Etat, l'exonération des frais de douanes et autres taxes, la mise en place de crédit à des taux bonifiés. La réussite de tout ce processus va passer par un suivi.
 
Dans ce sens, les ministres ont proposé à la Commission de l'UEMOA d'organiser des réunions périodiques de suivi et d'information jusqu'à la fin de la transition numérique. « Les pays membres de notre espace communautaire disposent désormais de peu de temps pour réaliser le basculement vers le numérique d'ici l'échéance de 2015 fixée par l'accord de Genève 2006 », a insisté Alain Edouard Traoré. Dans l'ensemble, ce sont des ministres des Etats membres de l'UEMOA qui repartent satisfaits à l'issue des travaux, à en croire le ministre de la Communication du Mali, Bruno Maïga. « Je suis très réconforté par les perspectives qui se sont dégagées de cette rencontre, dans laquelle nous sentons l'engagement des Etats à aller dans les meilleures conditions et avantages possibles pour nos populations vers le numérique », a-t-il confié.

Source: Sidwaya