Actualités informatiques

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En Bref – Actualités Informatiques

- Les ministres égyptien et ougandais des Technologies de l'information et des Communications, respectivement Mohamed Salem et Ruhakana Rugunda, ont cosigné le 3/4/2012 un accord-cadre sur la coopération technologique.

Algérie: Le pays a opté 'résolument' pour les NTIC dans son système de formation

L'Algérie a opté "résolument" pour les nouvelles technologies d'information et de communication dans son système de formation, de recherche et de communications, comblant progressivement la fracture numérique qui la sépare des pays développés, a indiqué samedi le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.

Dans un message à l'occasion du journée du Savoir (Youm El îlm) célébrée le 16 avril de chaque année, le président Bouteflika a souligné que le défi à venir était de réduire d'urgence les fractures de la connaissance.

"Participer à l'élaboration du contenu de ce qui circule et rester vigilants sur la fiabilité des informations est une mission que nous confions à nos jeunes virtuoses des nouvelles technologies soucieux des intérêts de leur pays et engagés dans la bataille de la connaissance", a souligné le président Bouteflika.

Il a relevé que l'évolution des sciences et des technologies était "de plus en plus rapide" et la force des nations résidait dans leur capacité à produire des connaissances et à les transformer en innovations et en richesses.

"Dans cette nouvelle configuration, nous sommes face à des centres producteurs de savoir et d'innovation et des cercles périphériques plus ou moins proches de ces centres", a poursuivi le chef de l'Etat qui a estimé que l'enjeu "est de s'y intégrer au mieux de nos capacités, de nos besoins et des intérêts de notre pays".

Dans ce contexte, le président Bouteflika a rappelé que l'Algérie avait engagé au cours des deux derniers programmes quinquennaux, des travaux "gigantesques" à la pointe des dernières technologies dans le domaine de l'hydraulique, avec notamment le transfert d'eau, et dans le domaine des travaux publics, avec les ouvrages d'art de l'autoroute est-ouest.

"Ces programmes structurants pour le développement économique et social que nous avons engagés constituent pour nos jeunes ingénieurs et techniciens le meilleur moyen d'apprendre et de développer des technologies encore plus innovantes", a indiqué le président Bouteflika pour qui le "véritable" progrès était d'allier le développement économique et social avec le développement scientifique et technologique.

Il a aussi fait remarquer que l'effort des dix dernières années avait porté plus particulièrement sur l'activité de recherche, consacrée par la loi parmi les priorités nationales pour accompagner le développement économique et social du pays. "Et c'est en développant une base scientifique nationale que notre pays pourra absorber les progrès scientifique, les adapter à ses propres besoins et contribuer aux efforts de recherche développés dans le monde", a-t-il estimé.

Source: La Tribune

Afrique: Journalisme d'investigation et TIC - 30 professionnels africains en réunion à Dakar

La conférence du Forum des journalistes africains d'investigation (Fair) qui s'est ouvert à Dakar, mettra l'accent sur le rôle des Tic dans la consolidation et l'amélioration des pratiques du journalisme d'investigation dans un contexte africain difficile et contraignant.

Selon un communiqué, la réunion, soutenue par l'Open society institute (Osi), va rassembler 30 professionnels des médias en provenance de neuf pays ouest africains.

Le partenaire local, l'Ecole de journalisme E-jicom contribuera à l'animation de sessions pratiques sur l'usage des nouveaux médias et la recherche en ligne.

La rencontre de Dakar vise à renforcer le travail d'équipe et les collaborations et à présenter le meilleur des travaux réalisés en Afrique de l'Ouest, souligne les organisateurs.

Source: Le Soleil

La Tunisie lance sa première tablette tactile

La première tablette tactile tunisienne a été présentée  à Sfax, dans le cadre de la 20e session du Salon de l'informatique, bureautique, télécommunications et multimédia qui se tient à la Foire internationale de Sfax du 11 au 14 du mois en cours. Les initiateurs de cette même marque ont saisi l'occasion de la tenue du salon pour lancer une autre gamme de tablettes 3 G tunisienne qui sera commercialisée début mai prochain.

Formée de cinq ingénieurs, l'unité industrielle qui fabrique ce genre de produit haute gamme est basée à Sfax et emploie une douzaine de personnes. C'est un produit adapté au marché tunisien nous apprend, M.Chiheb Bouattour, jeune ingénieur et directeur général de Arts, l'entreprise qui propose pour la première fois en Tunisie un tablette tactile made in Tunisia.

SIB Sfax dans sa 20e édition a été marqué par la participation de 93 exposants venus commercialiser leurs produits informatiques, bureautiques et multimédias. C'est l'une des manifestations économique et commerciale qui a gagné en notoriété et qui a su garder sa périodicité en dépit d'une conjoncture économique, politique et sociale très délicate, aussi bien sur le plan régional que national.

L'inauguration, hier à Sfax, de cette manifestation, désormais bien ancrée dans la vie économique de la région, a été marquée par une grande affluence notamment de la part d'étudiants et d'élèves venus découvrir les nouveautés au niveau des équipements informatiques.

Des nouveautés qui ont permis aux visiteurs de découvrir de nouvelles marques et accessoires informatiques mais aussi de dénicher les meilleurs rapports qualité/prix.

Ordinateurs portables et bureaux, imprimantes, CD, clés USB, imprimantes lazer, livres d'initiation à l'informatique, CD, DVD...les produits proposés sont variés et à des prix différents. Les grandes marques informatiques et bureautiques n'ont pas raté cette occasion pour promouvoir leur produits auprès d'un public connu pour son amour et son engouement pour tout ce qui est informatique et multimédias.

Ce même public est invité aujourd'hui à assister à une table ronde qui sera organisée en marge du salon et portera sur «la perception de la société civile des applications informatiques à haute valeur ajouté en matière d'action municipale».

Source: La Presse

Tunisie: Carrefour d'affaires et de technologies (cat 2012) - Une plateforme d'innovation et de partenariat

La Tunisie nouvelle, qui s'emploie à sortir de l'étape d'incertitudes et d'inquiétudes qui ont affecté son économie, compte relever les défis et dénicher de nouvelles opportunités d'investissements industriels, et ce, à travers un évènement d'envergure internationale dont elle prévoit l'organisation du 28 au 30 novembre 2012.

Il s'agit de «Carrefour d'affaires et de technologies», parrainé conjointement par l'API, l'Utica, le Cepex et la Fipa, et qui se veut une réelle plateforme dédiée à l'entreprise, où se rencontrent les décideurs avec des leaders de divers horizons, qui présenteront leurs offres et demandes dans les secteurs innovants à fort potentiel de croissance, à savoir les secteurs mécanique, électrique et électronique, agroalimentaire, pharmaceutique, le plastique technique et plasturgique, le textile technique, les nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Cet évènement, placé sous le signe «nouvelle Tunisie, nouvelles opportunités», vise l'intégration de l'industrie tunisienne dans l'espace économique euro-méditerranéen notamment à travers la connexion aux réseaux internationaux de la technologie et de l'innovation afin d'accroîetre la valeur ajoutée des produits manufacturés en Tunisie, et concrétiser des projets innovants à contenu technologique.

Les organisateurs se sont assigné comme objectifs de mieux faire connaître les atouts de l'entreprise tunisienne dans les domaines du partenariat et de l'investissement, donner plus de visibilité à la compétitivité de la Tunisie en tant que base régionale de production et d'exportation grâce au gisement de compétences exerçant dans le domaine des TIC, démontrer aux investisseurs provenant de divers pays d'Europe, d'Asie, d'Amérique, et du monde arabe, que la Tunisie demeure un site privilégié offrant des avantages compétitifs, un environnement propice à leurs affaires et un cadre réglementaire transparent.

Durant trois jours, les participants, professionnels et experts, disposeront d'espaces favorables à toutes formes d'échanges dans les différentes composantes du carrefour d'affaires et de technologies. En effet, trois espaces d'exposition, de partenariat international et de conférences seront aménagés.

Pour ce qui de l'espace d'exposition, il renferme un salon international du développement industriel avec la participation de 300 entreprises industrielles et de services tunisiennes intégrées dans le processus de l'innovation, outre un espace de l'innovation et de la technologie consacré aux prestations offertes par les parcs technologiques, les centres techniques, les centres de recherche, les mécanismes d'appui à la promotion de la technologie et à l'innovation, les universités, les associations d'inventeurs, les pépinières d'entreprises...

A ceux-ci s'ajoute un centre d'appui et de financement où seront présentés les services et conseils offerts par des organismes de soutien à l'investissement et des institutions tunisiennes de financement, le concours des institutions et programmes internationaux de financement à l'instar de la BEI, la Banque Islamique, la BAD, et des opportunités d'investissements dans les trois régions économiques (Nord-Ouest, Centre-Ouest, et le Sud).

Ce centre comprend également des pavillons nationaux de soutien de pays partenaires de la Tunisie intéressés par le partenariat et l'innovation (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Belgique, USA, Canada, Japon, Corée du Sud). Dans ce même centre sera mis en exergue le rôle des chambres mixtes de commerce et d'industrie dans le rapprochement des entreprises, dans des stands qui leur sont dédiés.

Par ailleurs, au sein des espaces-conférences, le grand débat sera focalisé sur le développement de l'industrie en Tunisie, débat animé par d'éminentes personnalités nationales et internationales du monde de l'économie, qui auront à se pencher sur l'importance de promouvoir l'image de la Tunisie dans l'espace euro-méditerranéen. Des workshops seront organisés également portant sur des thématiques axées sur la technologie et l'innovation, le développement régional et les PME.

Quant à l'espace partenariat régional, il sera consacré aux rencontres B2B, préprogrammées, dans un catalogue par des entreprises tunisiennes, à leurs homologues internationales (européennes, américaines, asiatiques et arabes).

La manifestation prévoit la participation de 15 mille professionnels dont 1.000 internationaux, de 500 exposants dont 300 industriels tunisiens et la programmation de 1.000 contacts B2B.

Malgré les aléas postrévolutionnaires, affichant un taux de croissance en dessous de zéro en 2011, en raison de la baisse drastique des activités extractives de phosphate et du secteur touristique, l'industrie manufacturière pour sa part n'a pas subi de choc notoire.

De plus, la compétitivité globale du pays, malgré un recul de 8 places en 2012, selon le rapport 2011-2012 du World Economic Forum sur la compétitivité mondiale, reste la plus compétitive du continent, occupant la 40e place sur la scène mondiale sur 142 pays analysés.

Au début de 2012, des signaux de reprise se font déjà sentir avec une croissance à la fois des importations de biens d'équipement, signes de reprises des investissements (+53,2% de déclarations d'intentions) et des exportations de produits manufacturés (+15,4%).

Source: La Presse

Maroc: Tenue à Rabat du premier Microsoft E-Gov Summit

La mise à niveau informatique des administrations publiques est un défi à relever afin d'aller vers la modernisation des nations. C'est dans cet esprit que s'est tenu le premier sommet Microsoft e-gov à Rabat.

Deux jours durant, le 20 et 21 mars, plus de 500 experts nationaux et internationaux ont passé en revue des réponses aux diverses questions qui se posent quant à la mise en place du e-gov. Que ce soit les moyens humains, technologiques ou même l'impact du système sur la régionalisation, tous les volets ont été examinés.

Microsoft, riche de son expérience internationale n'hésite pas à en faire profiter d'autres pays. «Ce premier Microsoft e-gov summit nous permet de partager notre expérience avec nos partenaires du gouvernement marocain et de proposer, avec notre système, des solutions pour aider à la mise en oeuvre des nombreux projets porteurs d'efficacité et de réelle valeur ajoutée citoyenne ». C'est ce qu'a affirmé Samir Benmakhlouf directeur général de Microsoft Maroc.

Le Maroc a déjà entamé son processus de modernisation dont le développement a été reconnu par les instances internationales. Ainsi un indice de maturité des pays en termes de e-gouvernement a été établi par l'ONU en 2010. Sur 192 pays, le Maroc a été classé 126ème. En 2012, le Royaume est passé à la 56ème place, un saut de qualité significatif qui témoigne des efforts consentis par l'ensemble des parties prenantes. Cela a démarré avec l'instauration du plan Maroc Numéric 2013.

L'objectif vise à hisser le Royaume en tête des pays émergents. Pour ce, le citoyen et l'entreprise ont été mis au centre du processus des administrations, comme l'a expliqué Badre Boubker, directeur de Maroc Numeric 2013. Le chemin est ainsi tracé vers plus de transparence et un traitement plus démocratique des citoyens.

Depuis, le Royaume a procédé à la mise en oeuvre des services publics orientés vers les usagers. M. Boubker a rappelé que certains programmes ont déjà été organisés au sein des administrations et de citer en exemple le service « simpl» pour les impôts et «e-rc» relatif au registre de commerce. D'autres sont au stade d'essai comme la prise de rendez-vous qui ne concerne que quatre hôpitaux pilotes. Le citoyen n'est pas en reste, « Fikra.egov.ma » a été conçu pour mieux répondre aux demandes des citoyens.

Une sorte de boîete à suggestions. Certes des efforts énormes ont été accomplis, mais il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin. Beaucoup de chantiers demeurent ouverts en l'occurrence des mesures d'accompagnement. M. Boubker a indiqué à cet effet qu'il faut instaurer la confiance numérique via des lois et miser sur le capital humain à travers une meilleure employabilité des jeunes.

Sous d'autres cieux, la question du e-gov ne se pose plus. C'est le cas du Bahreïn qui est un exemple de performance en la matière, comme n'a pas manqué de le souligner Mohammed El Qaed, directeur de l'Agence e-gov de Bahreïn. Preuve en est que le pays a réussi à hausser son classement à la 36ème place mondiale en termes de maturité e-gov. Ces services sont accessibles via les téléphones mobiles. Point de miracle puisque le maîetre mot, c'est de mettre la bonne personne à la bonne place.

Source: Libération

Côte d’Ivoire: Découverte de la plateforme de lutte contre la cybercriminalité

Des jeunes férus d'Internet ont trouvé le moyen de gagner de l'argent facilement grâce à des arnaques. Nous avons interrogé le premier responsable qui a en charge, la lutte contre ce phénomène qui entame sérieusement l'image de marque du pays. Silvère Kotty dans cet entretien, explique comment le gouvernement actuel compte réduire à sa plus simple expression, le phénomène du « broutage » à Abidjan

Qu'est-ce qu'une journée d'un agent de la Plate-forme de lutte contre la cybercriminalité ?

Il faut dire que la plate-forme de lutte contre la cyber criminalité (PLCC) a été créée à l'issue d'un accord entre la direction de l'agence de télécommunication de Côte d'Ivoire (ATCI) et la direction de la police nationale. La Plate-forme de lutte contre la cybercriminalité fait partie intégrante de l'organigramme de la direction de l'information et des traces technologiques de la police nationale. La PLCC comprend en son sein, les fonctionnaires de police, les agents de la direction de l'informatique et des traces technologiques de la direction de la police économique et financière et des ingénieurs techniciens de l'ATCI.

Nous avons également un substitut du Procureur au tribunal de première instance d'Abidjan qui coordonne le prolongement de notre activité en matière de police judiciaire. Une journée à la PLCC peut se résumer comme suit : d'abord le mode de saisine. On saisit la plate-forme soit en se rendant au Plateau, à son siège situé à l'immeuble Postel 2001, au premier étage. Ou alors, on joint la Plate-forme au 20 22 98 98. Ou tout simplement on se connecte sur notre site www.cybercrime.intérieur.gouv.ci. Vous y inscrivez votre dénonciation. Elle est automatiquement prise en compte par une équipe technique qui va entrer en contact avec vous et vous faire remplir des formulaires à l'effet de sortir des traces techniques sur lesquelles nous allons travailler.

A partir de ces traces technologiques, nous adressons une réquisition à nos partenaires qui sont les fournisseurs d'accès à l'internet et les agences de transfert d'argent, les opérateurs de téléphonie qui vont nous permettre de localiser le suspect qui sera donc interpellé. Si ce suspect a du matériel informatique, ce matériel sera audité à l'effet de sortir des preuves qui pourront conduire à son arrestation

 Le phénomène selon les dernières statistiques, prend des proportions de plus en plus démesurées. Quels sont les outils, les instruments, les moyens dont dispose la PLCC pour lutter efficacement contre ces malfrats nouvelles formules?

Disons qu'effectivement, ce phénomène prend des proportions de plus en plus inquiétantes. Elle avait atteint sérieusement un certain niveau au cours de cette décennie, mais c'est maintenant que la police se met à niveau .Donc, tous les fonctionnaires, tous les agents ont une formation de base très élaborée pour lutter efficacement contre la cyber- criminalité. Je peux dire que nous avons aussi bien les moyens humains, matériels et technologiques pour traquer en temps réel, un suspect.

 Le cadre juridique actuel pour poursuivre les cyber-escrocs est-il adéquat ? Les lois pénales qui punissent les cybercriminels sont -elles rigoureuses ?

Comme vous le constatez, nous interpellons les cybers-escrocs et nous les déférons devant le Parquet d'Abidjan. Et ces personnes sont condamnées à des peines de prison. Ce qui signifie qu'il n'y a pas de vide juridique en tant que telle. Nous travaillons donc sur la base des lois traditionnelles prévues par les codes de procédures pénales et le code pénal de Côte d'Ivoire. Alors, c'est généralement de l'escroquerie que les infractions sont qualifiées. Votre question est intéressante dans la mesure où nous constatons certaines infractions commises par les cybers escrocs n'entrent pas dans le champ juridique des lois traditionnelles.

Nous estimons qu'il y a des adaptations et des améliorations à faire à ce niveau pour nous permettre de travailler avec beaucoup plus d'efficacité. Il y a un certain groupe d'infractions nouvelles dues à l'usage de matériels informatiques qui n'entrent pas dans la sphère des lois pénales traditionnelles. Nous avons, dans le cadre de l'accord signé pour la mise en place de la PLCC, élaboré un projet de loi pénale qui punit toutes les infractions nouvelles dans le domaine des NTIC. Ces lois sont donc en cours de validation par l'Assemblée nationale.

Nous attendons que ces lois soient adoptées rapidement, par l'Assemblée nationale et promulguée afin de rendre la lutte contre la cybercriminalité plus efficace et plus efficiente. C'est l'occasion pour nous, d'interpeller le gouvernement et le parlement pour que le projet de loi soit adopté en urgence.

 Quelles sont les statistiques qui attestent que le phénomène a pris de l'ampleur ?

Disons que le nombre de dénonciations que nous enregistrons au cours de ces dernières années, atteste qu'il y a beaucoup de victimes. Nous prenons l'exemple de l'année 2010. Nous avons 1770 dénonciations, ce qui est relativement important. Nous avons déféré 68 personnes qui ont été condamnées. Et actuellement, le montant total des sommes arnaquées par les cyber-escrocs chez leurs victimes, s'élève à plus de 14 milliards de FCFA.

Cela fait donc perdre beaucoup d'argent à l'Etat ivoirien parce que, dans un pays où ce phénomène a pris des proportions démesurées, les investisseurs prennent la fuite. Il y a donc ce qu'on peut appeler dans notre jargon, le trou noir. C'est-à-dire que les investisseurs craignent de venir dans un pays où la cybercriminalité règne. C'est vous dire qu'il y a des pertes pour l'Etat qui ne sont même pas chiffrées. Et cela porte un coup dur au monde des affaires où tout le monde à la peur au ventre. Et la confiance n'est plus de mise.

 Quelles sont les infractions les plus courantes

Nous avons classé les dénonciations par types d'arnaques. Nous dénombrons plus d'une dizaine. Les plus utilisées sont : l'arnaque à l'héritage, le love tchatches, la technique de loterie, l'expropriation de compte mail ou Facebook. On vous envoie un spam dans votre mail et on vous dit de mettre à jour votre compte mail et lorsque vous le réaliser, votre mot de passe et toutes les informations lui sont transmis en temps réel.

Il prend possession de votre compte mail et envoie des demandes d'aide d'argent à tous vos correspondants en expliquant que vous êtes dans un besoin urgent et les personnes qui vous font confiance répondent à l'aide sollicitée. Il y a même des autorités qui ont été victimes de cette forme d'arnaque. Lorsque nous sommes saisis d'un tel cas, nous avons les techniques et les outils informatiques pour rétrocéder votre compte mail mais, vous perdez certains documents.

Quelle forme de collaboration existe-t-il entre la Plate-forme de lutte contre la cybercriminalité et les autres partenaires ; fournisseurs d'accès à internet, entreprises de téléphonie et de transfert d'argent ?

Il faut dire que la police ne peut faire efficacement son travail qu'avec l'apport des partenaires que sont les fournisseurs d'accès à Internet, les maisons de téléphonie mobile et de transfert d'argent. Nous relevons certaines traces technologiques et ces traces ne peuvent être matérialisées que si ces partenaires nous apportent leur concours. Je peux donc me permettre de dire que ces relations sont plus ou moins mitigées. Nous les sollicitons avec des réquisitions qu'ils ne traitent pas avec diligence et cela permet aux cyber-escrocs d'entrer en possession de l'argent soutirés. Souvent, nos requêtes ne sont pas du tout traitées et cela nous cause beaucoup de préjudices dans la lutte contre la cybercriminalité.

C'est l'occasion pour nous, d'inviter ou d'interpeller ces partenaires à traiter avec diligence les requêtes que nous leur adressons. Il y va de la crédibilité de la nation ivoirienne. Et si le phénomène de la cybercriminalité est réduit à sa plus simple expression, cela leur permettra d'accroître en tant qu'opérateurs économiques, leurs chiffres d'affaires. C'est donc dans l'intérêt de tous, que nous leur demandons de traiter avec célérité les réquisitions que nous leur adressons.

Quant aux maisons de transfert d'argent, on les exhorte à beaucoup plus de responsabilité. Qu'elles mettent l'accent sur le contrôle des pièces d'identité pour le retrait d'argent. Retirer de l'argent avec des pièces d'identité fausses, cela veut dire qu'il y a de la complaisance et de la complicité à l'intérieur. Je peux donc vous dire qu'actuellement, avec les ressources humaines, techniques et matérielles dont nous disposons, le cybercriminel quel que soit son mode opératoire, son lieu de prédilection peut être traqué en temps réel et mis à la disposition du Parquet.

Source: Le Patriote

En Bref – Actualités Informatiques

- Au Sénégal, le comité de pilotage du plan d'action national de la Résolution 70 de l'Uit a décidé de célébrer le 26 avril 2012, la « Journée des jeunes filles dans le secteur des Tic », conformément à la décision retenue en 2010 à Guadalajara (Mexique) par l'Union Internationale des Télécommunications.

Système d'information du secteur agricole de la CEDEAO - Un instrument pour le suivi de l'agriculture

Le ministre délégué chargé de l'Agriculture, Abdoulaye Combary, a officiellement lancé les activités du Système d'information sur le secteur agricole de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, le 12 mars 2012, à Ouagadougou.

Le Système d'information sur le secteur agricole de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (ECOAGRIS) vise à instaurer une vision stratégique fédérant les initiatives en cours et servant en même temps de réceptacle pour les interventions futures.

C'est dans cette perspective que le programme de facilité alimentaire pour l'Afrique de l'Ouest démarre la mise en oeuvre de ce système dans sept pays de la CEDEAO, en l'occurrence, le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger et le Sénégal. Le lancement des activités dudit système est intervenu le 12 mars 2012 à Ouagadougou.

Cette initiative fait suite à l'avènement de la Politique agricole commune des pays de la CEDEAO (ECOWAP) et à l'insuffisance des dispositifs d'information existants dans les différents pays.

La mise en oeuvre de ce système, selon le ministre délégué à l'Agriculture, Abdoulaye Combary, est l'une des activités majeures d'un programme global financé par l'Union européenne qui est le programme de facilité alimentaire pour l'Afrique de l'Ouest.

« C'est avec beaucoup de plaisir et d'enthousiasme que le Burkina Faso, à l'instar des pays ciblés, accueille ce programme qui est un véritable outil d'intégration régionale », a-t-il dit.

Pour le ministre Combary, c'est un instrument dynamique devant permettre de disposer d'informations actualisées pour le suivi et l'évaluation de l'ensemble des travaux ou initiatives entrepris dans le cadre de la mise en oeuvre de la politique agricole de la CEDEAO. Cet instrument est opérationnalisé au Burkina Faso par le Programme national du secteur rural (PNSR).

Il a expliqué que la finalité de l'ECOAGRIS est de mettre à la disposition des décideurs des données, informations et analyses fiables pour la formulation et le suivi des politiques et stratégies de développement agricoles, la gestion de la sécurité alimentaire et la promotion des échanges commerciaux des produits agro-alimentaires.

ECOAGRIS a démarré en 2007 et a traversé plusieurs étapes. Il s'est agi, d'une part, de la définition et de la validation de la note conceptuelle de sa mise en oeuvre au niveau régional et national, à Ouagadougou, en mai 2007 ; de l'adoption des principes directeurs, à Cotonou, en avril 2008, d'autre part.

Par ailleurs, l'adoption des objectifs et des résultats s'est déroulée à Dakar, en juin 2009. La validation de la note d'orientation est intervenue à Abuja, en août 2009 tandis que la formulation du cahier des charges définitif de la mise en oeuvre du système ECOAGRIS a eu lieu à Cotonou, du 03 au 08 octobre 2010.

Entre autres activités majeures, ECOAGRIS permettra la mise en place des mécanismes pour la gestion du système ; l'installation des réseaux locaux et leur interconnexion à tous les niveaux, la mise en oeuvre d'un programme de renforcement de capacité avec l'acquisition d'équipements de technologies de l'information et de la communication.

Le coordonnateur du programme CEDEAO, Haya Dade, a remis symboliquement du matériel informatique d'une valeur de cinquante millions (50 000 000) de francs CFA au ministre Abdoulaye Combary.

M. Haya Dade a aussi présenté la composante CEDEAO du programme et l'état d'avancement de la mise en oeuvre du système d'information sur le secteur agricole de la CEDEAO. Il a rappelé que ECOAGRIS a pour but d'amener les décideurs de la zone ouest-africaine à disposer des informations agricoles fiables et à les utiliser.

Source: Sidwaya

Afrique: En 2017, l'Afrique génèrera plus de déchets électroniques que l'Europe

La gestion des déchets issus de matériels électroniques en Afrique était à l'ordre du jour d'un colloque organisé au siège du PNUE, Programme des Nations unies pour l'environnement à Nairobi au Kenya ce 15 mars 2012. Les experts présents ont annoncé que le continent africain dépasserait l'Europe en 2017 en terme de production de e-déchets tels que les réfrigérateurs, les télévisions, les téléphones portables.

Deux données expliquent cette évolution : d'une part la croissance démographique et d'autre part l'accès croissant aux équipements électroniques dont font partie les nouveaux outils de la communication et de l'information comme la téléphonie mobile. Le taux de pénétration concernant les ordinateurs personnels a été multiplié par 10 ces dix dernières années et le nombre d'abonnés à un réseau de téléphonie mobile, par cent, indique le rapport du PNUE.

Si le continent africain est déjà confronté à la gestion des déchets venus de l'Europe, elle va se trouver obligée d'appréhender la croissance de ses propres déchets électroniques et le meilleur recyclage des métaux précieux extraits du matériel jeté. Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE considère même que cela peut devenir une véritable chance de développement économique : « A partir d'une tonne de téléphones cellulaires, une fois retirées les batteries, vous pouvez extraire 3,5 kg d'argent, 340 grammes d'or, 140 grammes de palladium et 130 kg de cuivre ». Il a néanmoins reconnu qu'un transfert de compétences en matière de technologies de recyclage vers l'Afrique était un préalable.

Malgré la Convention de Bâle qui interdit la circulation de déchets dangereux depuis 1992, les pays industrialisés envoient leur matériel usagé par container dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique où ils sont un véritable fléau en raison de la toxicité de certains composants. Le Royaume Uni, la France et l'Allemagne sont d'ailleurs les principaux pays exportateurs de déchets électroniques en Afrique. Un texte adopté au Parlement européen le 19 janvier 2012 prévoit l'interdiction de ces exportations avec un renforcement des mesures de contrôle aux frontières afin d'éviter le départ frauduleux vers l'Afrique de matériels faussement qualifiés d'équipements d'occasion.

Source: RFI
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