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Nigeria : la portabilité des numéros profite le plus à Glo et sanctionne le plus durement MTN

Selon les statistique de la Commission des communications du Nigeria (NCC), l’opérateur de téléphonie mobile Globacom est l’opérateur de téléphonie mobile qui bénéficie le plus de la portabilité des numéros de mobile, lancée dan le pays en 2013. En mars dernier, c’est 3212 abonnés d’autres réseaux qui ont rejoint l’opérateur. En avril, 7955 nouveaux abonnés se sont ajoutés au parc de la société. Ce qui fait 11167 nouveaux clients qui ont déserté leur ancien opérateur pour Glo, au cours de ces deux mois.

C’est d’ailleurs pour s’assurer une croissance de son parc abonné que l’entreprise s’est lancée dans un vaste chantier de mise à niveau et d’extension de son réseau en 2013. Conduit par Huawei, son objectif est l’amélioration de sa qualité de service.

En nombre d’abonnés gagnés grâce à la portabilité, Airtel arrive second avec 8565 nouveaux clients enregistrés en deux mois. 5749 en mars et 2816 en avril.

Etisalat qui était pourtant le grand gagnant de la portabilité en mars dernier avec 3016 gains, a enregistré 3280 autres nouveaux abonnés en avril. Ce qui lui fait un total de 6296 nouveaux clients au cours de ces deux mois.

Le grand perdant de la portabilité demeure MTN qui n’a enregistré qu’un total de 2332 nouveaux abonnés, 1780 en mars et 552 en avril 2014.

Le régulateur télécom révèle que 14 183 abonnés ont utilisé la portabilité en avril 2014 contre 13 383 en mars 2014.

Source: Agence ecofin

Côte d'Ivoire: Bruno Koné, à propos de la qualité - "50% des problèmes de réseau sont liés à l'électricité"

Le ministre de la Poste, des Technologies de l'Information et de la communication, Bruno Koné était l'invité d'un déjeuner-débat initié par la chambre de Commerce et d'Industrie française en Côte d'Ivoire le jeudi 19 juin 2014. Il y a exposé sur le «Programme de développement ivoirien des réseaux de télécommunications et limplication du secteur privé».

Il y a indiqué qu'une des raisons à la mauvaise qualité du réseau de téléphonie mobile en Côte d'Ivoire serait liée à l'électricité. «50% des problèmes au niveau de la qualité de réseau téléphonique sont liés à l'électricité. La mauvaise fourniture d'électricité a des conséquences sur la qualité du réseau», a dit le ministre.

Ajouté à cela, Bruno Koné a évoqué des zones difficiles d'accès pour la pose de relais comme la lagune. «Les antennes-palmiers ont été implantées en bordure de lagune pour participer à l'embellissement de la ville mais aussi, assurer une meilleure couverture», a-t-il renchéri.

Non sans évoquer les sanctions rendues possibles par le nouveau cadre réglementaire et législatif du secteur qui sanctionnent les opérateurs qui ne font pas suffisamment d'efforts de qualité, le ministre a surtout rappelé aux membres de la chambre consulaire, les 5 axes qui guident son action ministérielle et qui se déclinent autour du cadre législatif et règlementaire du secteur, de la connectivité, de l'accessibilité aux équipements, des contenus informatiques adaptés aux réalités ivoiriennes et de la formation de la main d'œuvre qualifiée pour le secteur.

Le porte-parole du gouvernement, le ministre Bruno Koné a souligné qu'en plus du travail qui est effectué au niveau des infrastructures, il faudrait aussi travailler sur "L'intellect" des Ivoiriens pour arriver à une véritable prise de conscience pour participer à la vision du chef de l'Etat de faire de la Côte d'Ivoire, un pays émergent à l'horizon 2020.

Il a affirmé que dans le cadre de la restructuration de la poste de Côte d'Ivoire, celle-ci, aura désormais en charge l'adressage des rues ivoiriennes. «L'Union postale universelle (UPU) nous a promis un accompagnement à cet effet», a-t-il révélé.

La sécurisation des transactions électroniques a fait l'objet de débats. Bruno Koné a précisé qu'avec le retour des plateformes internationales vers la Côte d'Ivoire, c'est une sorte de motivation dans la lutte contre le phénomène des cybercriminels qui tend à disparaitre selon lui.

Source: L’Intelligent d’Abidjan

Le lancement de l’appel d’offre pour la 3ème licence mobile du Togo attendu en début juillet

D’ici le mois de juillet 2014, le Togo devrait procéder au lancement de l’appel d’offre pour la 3ème licence de téléphonie mobile du pays. Le cabinet conseil en investissement Linsktone Capital, sollicité par l’Etat du Togo, est en train de régler les dernières procédures nécessaires à cette opération. L’opérateur qui décochera la 3ème licence mobile au Togo aura la capacité d’offrir des services 3G/4G.

La décision de lancer la procédure d’appel d’offres pour une 3ème licence mobile est intervenue le 13 juin dernier, au terme d’un Conseil de ministre. Elle a été motivée par la nécessité pour le pays d’«adopter une stratégie axée sur la création d’une nouvelle dynamique concurrentielle et le relèvement du niveau des investissements dans les infrastructures de la téléphonie mobile », précise le communiqué publié au terme du Conseil.L’objectif est de « permettre au secteur des télécommunications de réaliser tout son potentiel et favoriser l’essor de l’économie numérique».

Le marché télécom du Togo est relativement étroit. Il est partagé entre Moov d’Etisalat et Togocel qui appartient à l’Etat.

Source: Agence ecofin

Sénégal: La qualité de service exigée aux opérateurs

Le directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal (Artp), Abdou Karim Sall, veut faire de la qualité de service du secteur une exigence.

Commentant aujourd'hui à Dakar les résultats du rapport sur la "La qualité des services voix et données des réseaux de téléphonie mobile : pèlerinage de Popenguine 2014" présenté aux représentants des médias, il n'a pas caché sa détermination à sanctionner les opérateurs de télécommunication présents au Sénégal qui ne respecteraient pas cette exigence de qualité dans les services qu'ils offrent aux clients.

«La qualité de service est une priorité pour nous. C'est une exigence. C'est un objectif», a-t-il déclaré soulignant que la qualité de service est le seul indicateur important.

«Pour nous, ce qui est le plus important, ce n'est pas le classement des opérateurs de télécommunication au Sénégal. Le classement n'est pas un indicateur pertinent. Le seul indicateur, c'est la qualité de service vu du client et non celle vu par l'opérateur », a-t-il insisté.

Pour cette raison, M. Sall a invité l'ensemble des opérateurs exerçant au Sénégal incriminés par le rapport à faire des efforts de correction au bénéficie de l'ensemble des usagers.

A cet effet, il a annoncé l'acquisition imminente d'outils permettant à l'Artp de connaître avec précision à tout moment et à tout endroit la qualité de service fournie par les opérateurs de téléphonie mobile exerçant sur le sol sénégalais.

Présenté par le directeur de l'économie, des marchés et stratégie (Dem), Amadou Lamine Dial, le rapport fait état de plusieurs disfonctionnements du service offert par ces derniers.

Sur les trois opérateurs, Orange est le plus concernés par ces dysfonctionnements avec 48 pour cent, suivi par Tigo 32 pour cent et Expresso 21 pour cent.

Selon M. Dial, les perturbations liées à la voix représentent le principal motif de dysfonctionnement signalé par les utilisateurs des 3 opérateurs. Les réclamations liées au service sms représentent 40 pour cent des dysfonctionnements signalés par les utilisateurs d'Expresso.

Ces dysfonctionnements concernent aussi bien la voix, les sms et l'internet.

Source: Ecofinance.sn

En Bref – Actualités Télécom

- L’opérateur de téléphonie mobile MTN a annoncé son intention d’investir 120 milliards FCFA (250 millions de dollars) dans l’amélioration de son réseau en Côte d’Ivoire. D’après Wim Vanhelleputte, le directeur général de MTN qui a dévoilé cette information lors de l’inauguration d’un nouveau centre de données à Abidjan, l’objectif de cet investissement financier vise à ravir la place de premier opérateur du pays en termes de part de marché. Actuellement, MTN détient 37% de part alors que son concurrent direct Orange est au dessus avec près de 40%.

- Bientôt, au mois d'octobre plus précisément, il sera possible aux abonnés du mobile de changer d'opérateur tout en conservant leur numéro de téléphone. C'est la portabilité, une exigence des abonnés mais voulue par le gouvernement du Sénégal.
Car, dès que le collège a adopté la décision lançant officiellement le processus de mise en œuvre, j'ai demandé un calendrier détaillé qui fixe l'ouverture commerciale à la portabilité des numéros mobiles en octobre 2014», déclare Abou Lô.

- Suite à l'appel à la grève générale lancé sur les réseaux téléphoniques, les autorités centrafricaines ont décidé le 2 juin de suspendre temporairement les textos afin, expliquent-elles, de contribuer à la restauration de la sécurité sur toute l'étendue du territoire national. Dans une lettre adressée aux opérateurs de téléphonie mobile, le ministère des Postes et Télécommunications indique : « L'utilisation de tout SMS pour tous les abonnés de la téléphonie mobile est désormais suspendue à compter du lundi 2 juin 2014 jusqu'à nouvel ordre. »

-  Pour ne l'avoir pas mis suffisamment en pratique, les six opérateurs de téléphonie mobile en Côte d'Ivoire ont écopé de près de 3 milliards de FCFA de pénalités. Cette sanction résulte d'une « campagne nationale de mesure de la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile » diligentée par l'Autorité pour la régularisation des télécommunications en Côte d'Ivoire (Artci).

YooMee va déployer la 4G au Cameroun et au Tchad grâce à l’emprunt obligataire du FAGACE

Le fournisseur de service Internet (FAI) YooMee Africa va recevoir le soutien financier du Fonds africain de Garantie et de Coopération économique (FAGACE) pour son déploiement de la 4G au Cameroun et au Tchad. Les finances pour mener à bien cette opération seront issues des 40 milliards de FCFA que doit produire l’emprunt obligataire 5,25% 2014-2019 lancé par le Fonds.

Le projet TIC de YooMee a été retenu aux côtés d’un certains nombres d’autres privés comme la mise en place par la société Noha Nyamedjo & Associés (2NSA), d'une usine de transformation de fèves de cacao, l'installation d'une usine de pots par la Congolaise d'Industries et de Commerce, et de la finalisation de l'immeuble siège de Transimex, une entreprise camerounaise de transit dont les activités couvrent la zone CEMAC.

L’emprunt obligataire sera arrangé par La Financière, une société de bourse basée en République du Congo, et le fonds d'investissement camerounais Cenainvest. Les deux entreprises seront épaulées par un syndicat de placement conduit par Afriland First Bank, Commercial Bank of Cameroon et EDC Investment Corporation. L'emprunt d'un sera coté sur la Douala Stock Exchange (DSX) et la Bourse des Valeurs mobilières d'Afrique Centrale (BVMAC).

Source: Agence ecofin

Orange Mali condamnée à payer 6,8 milliards de F CFA à l'Etat

L'Agence malienne de régulation des télécommunications/Tic et postes (AMRPT) a infligé le 22 mai 2014 une sanction pécuniaire à la société Orange-Mali dont le montant s'élève à 6,8 milliards de F CFA. La sentence rendue publique le samedi à la faveur d'une conférence de presse, au siège de l'AMRTP, est consécutive à la commercialisation de son produit « Duba », qui est une violation du cahier de charges par l'opérateur de téléphonie mobile des dispositions légales et réglementaires dans le cadre de ses activités.

L'AMRPT, ex-Comité de régulation des télécommunications (CRT), a informé la presse de la décision notifiée à Orange-Mali le 22 mai 2014, relative à une sanction qui s'élève à 6 856 844 990 F CFA représentant 3 % de son dernier chiffre d'affaires. « Il revient au Trésor public de réclamer cet argent comme créance de l'Etat. Si la société ne se met pas en règle, elle court la suspension ou la limitation de la durée de sa licence« , a fait savoir Choguel Kokalla Maïga, le DG de l'AMRTP.

Cette sanction a été prise en vertu de l'article 25 al.3 de l'ordonnance n°2011-024 du 28 septembre 2011 portant régulation du secteur des télécommunications/Tic et postes. Il dispose que « si le manquement n'est pas constitutif d'une infraction pénale, l'autorité peut prononcer une sanction pécuniaire dont le montant est proportionné à la gravité du manquement et aux avantages qui en sont tirés, sans pouvoir excéder 3 % du chiffre d'affaires hors taxes du dernier exercice clos de l'opérateur détenteur de licence, autorisé ou déclaré concerné, taux porté à 5 % en cas de nouvelle violation de la même obligation. A défaut d'activité permettant de déterminer ce plafond, le montant de la sanction ne peut excéder 20 millions F CFA porté à 30 millions F CFA en cas de nouvelle violation de la même obligation« .

Les faits remontent à 2013 quand Orange-Mali décide de varier la nature de ses produits avec la commercialisation de « Duba« , un téléphone fixe. Il soumet l'offre à l'AMRTP le 20 mai 2013 pour approbation. Le régulateur par décision n°13-060/MCNTI-ARMPT/DG du 2 décembre 2013 rejette l'offre en ces termes : « l'offre 'Duba' telle que soumise au régulateur, ne peut, en l'état, être approuvée ».

Le régulateur a indiqué par décision en date du 28 mars 2014 expliquant les conditions de développement des services fixes sur le réseau mobile que « l'utilisation de la bande GSM pour offrir des services autres que le mobile n'est pas autorisée. Les services développés sur la plateforme GSM doivent obéir aux conditions tarifaires du mobile telles que définies par la réglementation en vigueur« .

Pour situer les raisons de cette conférence de presse, qui est une grande première tenue par l'AMRTP, son DG, Choguel K. Maïga a soutenu que « ce qui s'est passé est extrêmement grave pour qu'on se taise là-dessus« . Orange-Mali a fait une tromperie sur la marchandise doublée de fraude. Elle a commercialisé « Duba« , un téléphone fixe avec le tarif du mobile.

Selon M. Maïga, son service a testé le nouveau produit qu'il a payé et contrôlé sur l'axe Bamako-Sikasso où il marche comme un GSM. Pis, Orange-Mali, selon le DG de l'AMRTP, a continué à vendre « Duba« en faisant fi des deux décisions de l'AMRPT et sans explorer les voies de recours judiciaires que la loi lui permet. Elle a au contraire procédé à des annonces de promotion dans la presse et sur des antennes de télévision.

Pour le DG de l'AMRTP, la violation de ses décisions est contraire aux engagements pris par Orange de respecter son cahier de charges pendant la durée de sa licence (fixés à 15 ans).

« En optant pour la commercialisation de son offre et en s'abstenant volontairement de former les recours mis à sa disposition par la législation en la matière, Orange-Mali SA a défié outrageusement l'autorité de l'Etat du Mali dans la régulation du secteur des télécommunications/Tic« , a souligné M. Maïga.

Cette pénalité infligée à Orange-Mali sonne la fin de la recréation dans le secteur des télécommunications au Mali et il y va de la crédibilité de l'organe de régulation. Déjà, la Sotelma/Malitel, qui crie à la concurrence déloyale, menace de commercialiser le même produit si des sanctions n'étaient pas appliquées à Orange-Mali.

L'AMRPT qui étrenne ses nouveaux locaux à l'ACI-2000 construit à 4,5 milliards de F CFA est en train de se doter d'équipements de pointe pour contrôler, entre autres, les communications défectueuses dont les consommateurs font les frais, le nombre de trafics émis par an pour en déduire la part de l'Etat, les radios télécommunications opérant dans le désordre sur notre territoire.

Depuis sa création avec pour missions, entre autres, de réguler le secteur des télécommunications, de veiller aux intérêts de l'Etat et des consommateurs et de favoriser une concurrence saine et loyale, l'AMRPT a certes dénoué beaucoup de contentieux à l'amiable entre les deux opérateurs, mais il n'avait jamais pris une si lourde sanction.

Pour rappel, il avait ainsi trouvé solution à des contentieux de plus de 30 milliards de F CFA dont un litige de 6,9 milliards de F CFA d'arriérés d'interconnexions que Sotelma/Malitel devait à Orange-Mali depuis pendant ans.

Source: Les Echos

4 millions de nouveaux abonnés pour le Groupe SONATEL en 2013

La Société nationale des télécommunications (SONATEL) a engrangé 4 millions de nouveaux abonnés en 2013 dans les quatre pays de la sous-région où elle opère, ce qui lui confère un total de plus de 22 millions de clients à la fin de l'exercice passé.

"La croissance du parc est maintenue à un niveau important, en particulier sur le mobile. Ce qui permet au groupe de terminer l'année avec un parc global dépassant les 22 millions de clients en cumul sur les quatre pays : le Sénégal, le Mali, la République de Guinée et la Guinée-Bissau.

Plus de 4 millions de nouveaux clients ont été recrutés en 2013", écrit son directeur général Alioune Ndiaye, dans un message contenu dans le rapport annuel 2013 de la société sénégalaise, filiale du groupe français Orange.

"Le niveau de rentabilité du groupe est demeuré relativement stable (51% de marge d'Ebitda), malgré les impacts défavorables des nouvelles mesures introduites en 2013.

Le chiffre d'affaires a pour sa part progressé de 11,3% par rapport à l'année précédente pour atteindre 738 milliards de francs CFA et le résultat net consolidé de 11,1% atteignant 190 milliards de francs CFA", écrit-il encore.

Le DG de la SONATEL assure par ailleurs de "la reprise" de son leadership sur la donnée mobile au Sénégal avec plu de 1,7 million d'utilisateurs en 2013.

Il affirme compter sur cette base évolution, en misant sur la mise en œuvre de son Plan d'entreprise 2016. Celui-ci consiste notamment en de projets de transformation engagés dans des domaines tels que le service client, le système d'information commercial, du réseau et des plateformes services.

Sur cette base, le titre SONATEL "a atteint une valeur record avec 2010 milliards de capitalisation boursière (+38% sur l'année 2013), ce qui en fait "le titre phare de la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières), avec un poids de près de 48% dans la capitalisation boursière de la BRVM 10", signale son directeur général.

La SONATEL est cotée depuis 1998 à la BRVM de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

Source: APS

Comores: Une nouvelle taxe sur les mobiles contestée par la population

Aux Comores, la population doit faire face à de nombreuses difficultés : la hausse des prix, les coupures de courant qui perturbent l'activité économique. Récemment, une nouvelle taxe est venue compliquer le quotidien.

Pour aider la société nationale d'électricité, Comores Télécom a décidé de taxer les recharges pour téléphone portable à hauteur de 5% du prix. Une pilule bien difficile à avaler.

« Personne n'a de travail, mais tout le monde a un téléphone » répètent les habitants du quartier de la Médina. Mais, depuis trois semaines, et l'application de cette taxe surprise imposée par l'unique opérateur des Comores, la colère gronde et ne retombe pas.

« C'est de l'arnaque pure et simple. Au départ, on nous a dit que c'était destiné à soutenir les problèmes de l'électricité. Mais c'est faux. Je pense que c'est complètement faux parce que d'abord, ils n'ont jamais versé le moindre sou vu qu'ils ont commencé à nous taxer les 5% », raconte un Comorien.

Pour les jeunes, grands consommateurs de nouvelles technologies, ce qui est grave, c'est que le gouvernement a décidé d'appliquer cette taxe sans concertation.

« Ils ne font que nous escroquer parce que ce n'est pas normal. D'ailleurs si c'était vraiment logique, ils devraient d'abord nous consulter nous la population avant de prendre notre argent. Ils sont incompétents », estime ce jeune consommateur.

A la Grande Comore comme à Anjouan, les délestages se répètent malgré la nouvelle taxe. Ce qui fait dire à certains que l'argent va ailleurs : « Ce n'est pas la peine que je parle. Tout le monde sait. Ça ne bouge pas. On est coincés. Un pas en arrière, un pas en avant ».

Hausse du prix du téléphone, coupures d'électricité, problème d'alimentation en eau. La population s'énerve, mais en début de semaine à Anjouan, une manifestation a été interdite. A Moroni, des jeunes, et notamment un rappeur, ont été arrêtés pour « offense contre le chef de l'Etat ».

Source: RFI

En Bref – Actualités Télécom

- Alioune Ndiaye, le directeur général de la Société nationale des télécommunications Sonatel, entouré de son staff, a donné une conférence de presse le 21 mai dernier. Au cours de cet échange avec les journalistes, divers questions relatives à la survie de l’entreprise ont été abordées, notamment la fin de la concession d’Orange sur Sonatel en 2017. Cette fin de concession, si elle n’est pas renouvelée, marquera la perte de licence télécom du groupe français au Sénégal. Pour le directeur général de Sonatel, il n’y aurait pas vraiment d’inquiétude à avoir à ce sujet. Il explique que sauf accident grave, c’est rare qu’un opérateur se voit retirer sa licence.

- Dans un communiqué publié le 8 mai dernier, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (Arpt) a mis en garde les opérateurs télécoms (Mobilis, Djezzy et [[Ooredoo]) sur la publicité qu’ils font de leur service 3G. Le régulateur télécom les a interpellés sur la violation de leur cahier de charges en matière de publicité.

- La Commission des communications du Nigeria (NCC) a prolongé l’interdiction de vente de nouvelles cartes SIM qui pèse contre les opérateurs de téléphonie mobile MTN, Airtel et Glo au Nigéria. En début d’année, ces trois sociétés ont failli au respect des indicateurs clés de performance. Leur qualité de service avait été jugée mauvaise et l’interdiction de vendre de nouvelles cartes SIM leur avait été imposée en plus d’une l’amende financière qu’ils ont déjà payée.

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