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Cote d'Ivoire: Fiscalité des entreprises de télécommunications - La grosse arnaque du gouvernement!

Cela fait pratiquement quinze ans que le secteur des télécommunications s'impose comme un acteur économique de premier plan en Côte d'Ivoire. Son chiffre d'affaires ne fait qu'évoluer en dépit des contextes sociopolitiques. Une aubaine pour les gouvernements à la recherche de ressources financières.

Tel celui d'Alassane Dramane Ouattara qui, en l'espace de deux ans et demi, fait subir à ce secteur des pressions fiscales à la limite du tolérable. Contrairement au régime Gbagbo qui était plutôt préoccupé par le développement dudit secteur.

Saisissant l'aubaine, le gouvernement Ouattara institue, dans l'annexe fiscale 2012, une taxe sur les télécommunications au taux de 3%. Une taxe basée, selon l'administration fiscale, "sur une expansion remarquable de l'activité de téléphonie caractérisée notamment par un accroissement important du chiffre d'affaires des entreprises du secteur et par l'évolution rapide des technologies de pointe qu'elles déploient".

Pour les gestions 2012 et 2013, l'imposition globale sur le chiffre d'affaires s'élevait alors à 5,2%. A raison de 2% pour la taxe pour le développement des nouvelles technologies en zones rurales, 0,2% pour la promotion de la culture, 3% pour la taxe sur les télécommunications.

L'appétit venant en mangeant, l'annexe fiscale 2014 a eu le bras particulièrement lourd. Au motif que, selon l'administration fiscale, "malgré les impôts de droits commun et les prélèvements spécifiques auxquels les entreprises de télécommunications et des Tics sont soumises, leur contribution fiscale reste en deçà de leurs performances réelles, comparée aux autres secteurs de l'activité économique nationale".

Il s'agit, en fait pour le gouvernement, de trouver environ 40 milliards FCFA supplémentaires pour financer son budget 2014. Aussi, pour remédier à cette "situation préjudiciable aux ressources de l'Etat", l'administration fiscale a-t-elle pris un paquet de mesures.

Le tarif de la taxe sur les télécommunications (désormais dénommée taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l'information et de la communication) passe de 3% à 5%.

L'assiette de cette taxe est étendue au chiffre d'affaires issu de l'interconnexion entre entreprises, aux activités de ventes de capacités actives et passives, aux services internet ainsi qu'aux locations de liaison et pylônes. En somme, à toutes les activités liées à ce secteur.

Il est aussi institué une taxe spécifique sur les communications téléphoniques et les technologies de l'information et de la communication à la charge des consommateurs et assise sur le coût des communications téléphoniques et des accès internet. Reste à savoir ce que vont décider les entreprises de télécommunications : réduire le temps d'appel ou augmenter les tarifs de communication.

Sur ce point de la taxe spécifique, il est à relever que l'annexe fiscale à la loi de finances n° 2013-908 du 26 décembre 2013 portant budget de l'Etat pour la gestion 2014, telle que publiée au Journal officiel n°16, en son numéro spécial du vendredi 27 décembre 2013, ne précise pas le taux. Les députés ont donc voté l'annexe fiscale 2014 sans cette valeur.

Pour que l'administration fiscale prenne ce taux en compte, il faudrait que le parlement organise une session extraordinaire à cet effet. Sinon les entreprises redevables de cette taxe devront légitimement exiger des clarifications au directeur général des Impôts.

Le last est le relèvement de 25% à 30% du taux de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (Bic) applicable aux entreprises du secteur. Déjà que cette taxe est lourde, le directeur général des Impôts produit une note de service (n°/MPMB/DGI/DLCD/Sba/01-2014, du 16 janvier 2014) dans laquelle il précise que "le taux de 30% s'applique pour la première fois au bénéfice imposable déterminé au titre de l'exercice clos au 31 décembre 2013".

Cela signifie que l'administration fiscale a vulgairement et en toute conscience cassé le cou aux sacro-saints principes de la non-rétroactivité des actes juridiques et de l'annualité budgétaire. Tout ça parce que l'Etat a désespérément besoin d'argent. Et cette direction générale qui clame avec fierté avoir atteint ses objectifs fiscaux !

Certes l'Etat a besoin d'argent pour financer ses actions de développement. Force est de reconnaitre que toutes ces taxes applicables au secteur des télécommunications font planer un risque d'incapacité d'investissements d'un secteur hautement consommateur de capitaux (plus de 100 milliards FCFA d'investissements en 2012).

Source: Notre Voie

Congo-Brazzaville: L'ARPCE prévoit des sanctions à l'endroit de MTN et d’AIRTEL

L'Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) procédera dès la fin du premier trimestre 2014 à la suspension, voire au retrait de la licence des opérateurs Airtel et MTN si la qualité du réseau n'est pas rétablie dans les meilleurs délais

Le directeur général de l'ARPCE, Yves Castanou, a annoncé cette décision à l'issue de la réunion qu'il a eue avec les directeurs généraux des réseaux téléphonies opérant au Congo : MTN, Warid, Airtel et Azur.

« L'année 2013 a été marquée par plusieurs défaillances dans la téléphonie mobile. Il n'y a pas un endroit où les gens ne se sont pas plaints de la mauvaise qualité des services. Les raisons évoquées ont toujours été l'exécution de travaux en vue de l'introduction de la 3G. Cette fois, nous avons décidé de procéder à des sanctions », a déclaré Yves Castanou.

Par ailleurs, pour arrêter la prolifération des fraudes téléphoniques constatées depuis quelque temps, l'ARPCE a recommandé la poursuite de l'opération d'identification des abonnés. En effet, les cartes SIM non identifiées par les opérateurs (Airtel, 31,58% ; MTN, 37,93% ; Warid 83,78% ; Azur, 77,27%) serait la principale cause de ce phénomène.

Soulignons que pour combattre les réseaux frauduleux, l'ARPCE a acquis depuis l'année dernière un outil à même de localiser les sites des malfaiteurs. « En collaboration avec la gendarmerie, nous avons pu démanteler beaucoup de réseaux mafieux », a indiqué Yves Castanou.

En outre, une étude de marché a été également annoncée lors de cette rencontre. Elle aura pour but d'évaluer le besoin de portabilité, un service qui offrira aux abonnés la possibilité de changer d'opérateur tout en conservant leur numéro.

S'agissant du roaming, les opérateurs sont tenus d'informer leurs clients sur les coûts des appels lancés et reçus.

Notons que cette réunion annuelle avec les opérateurs de téléphonie mobile entre dans le cadre de la mission de l'ARPCE.

Source: Les Dépêches de Brazaville

En Bref – Actualités Télécom

- Le directeur des ventes de la SONATEL, qui s'exprimait lors d'un point de presse, a relevé que le groupe a déployé cette année 278 stations mobiles ou antennes BTS dans les différentes localités ou est célébré le Maouloud contre 228 stations mobiles, l'année dernière, soit 50 nouvelles antennes de plus.

- La République démocratique du Congo espère lancer la technologie de 4ème génération sur son marché des télécommunications en 2014. En vue de cela, les consultations préliminaires pour la vente de cette licence ont été lancées au cours d’une réunion de travail entre Tryphon Kin Kiey Mulumba, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (Pt-Ntic) et les directeurs généraux des opérateurs télécoms.

- L’opérateur sud-africain MTN a annoncé la vente de son portefeuille de tours de télécommunications au Rwanda et en Zambie à  la société IHS Holding.MTN a ainsi cédé aux filiales rwandaise et zambienne d'IHS  1228 tours (524 au Rwanda et 704 en Zambie).

- En Tanzanie, la société de téléphonie mobile Tigo, filiale du groupe Millicom, a lancé son guichet automatique: la Tigo Matic. ElIe permettra aux consommateurs de l’entreprise de recevoir et d’envoyer de l’argent, de payer des factures, de recharger leur compte et d’acheter ou de remplacer leur carte SIM perdue, à tout temps de la nuit ou du jour.

Cameroun: Les « call-box » en perte de vitesse

Ces revendeurs de crédit de communication sont de moins en moins visibles à certains coins de rue.

« J'ai abandonné le call-box depuis plusieurs mois parce que ça ne rapporte plus grand-chose », répond Helder Tumi à une de ses clientes qui l'a appelé pour avoir du crédit de communication. En effet, selon la jeune dame qui exerçait à Yaoundé, les bénéfices se sont beaucoup amenuisés au fil du temps. « Quand je me suis lancée dans cette activité, 30 000 F de crédit chargé pour les appels et les transferts rapportaient environ 9 000 au gérant du call box. Aujourd'hui, c'est à peine 3000 F de bénéfice », explique Helder Tumi pour justifier sa reconversion dans le commerce des sacs à main et des bijoux. « Je ne pouvais plus joindre les deux bouts avec ce que cela me rapportait », poursuit la jeune dame.

Quant à Jacky E., une autre gérante de « call-box », les tensions de trésorerie sont tellement importantes que la jeune femme a des difficultés à payer le loyer de son emplacement. « Je paie un loyer de 5000 F par mois sur la véranda d'un commerce mais, depuis quelques mois, je n'arrive pas à respecter mes engagements. Je suis obligée d'en appeler à la compréhension de la dame chaque fois que je lui donne de l'argent en partie », déplore Jacky E. La jeune fille avoue d'ailleurs qu'elle cherche les moyens pour se reconvertir dans une activité plus porteuse. Il faut dire que les « call boxeurs » s'appuient essentiellement sur les bonus proposés par les opérateurs de téléphonie mobile pour faire des bénéfices. Et force est de constater que ces bonus se font de plus en plus maigres, au point où les appels à faible coût (25 ou 50 F la minute) dans ces points ont disparu. Certains voient dans cette situation une politique des opérateurs de téléphonie mobile pour contrer ces petits commerçants qui leur faisaient déjà une concurrence déloyale.

Beaucoup d'autres « call boxeurs » ont mis la clé sous le paillasson face à ces difficultés, ayant trouvé mieux ailleurs. Claire T., qui a exercé dans le secteur pendant plusieurs années, s'est essayée à divers petits métiers avant de se fixer dans un laboratoire photo. Edouard Ngoufack a, pour sa part, abandonné dès qu'il a trouvé mieux. « Je ne faisais le call box que pour m'occuper. Dès que j'ai eu le concours de l'Ecole normale supérieure de Yaoundé, j'ai abandonné », affirme le jeune homme. Le récent recrutement de 25 000 jeunes diplômés à la Fonction publique a également récupéré bon nombre de ces « call boxeurs ».

Du coup, les usagers de ces commerces sont quelque peu en difficulté. « Il y a quelque temps, on trouvait les « call-boxeurs » à pratiquement tous les 50 m. Maintenant, il existe des endroits avec un seul « call-boxeur » à des centaines de mètres à la ronde », déplore un habitant de Yaoundé. « Cette rareté impose à certains de ne pas faire de gros transferts de peur de ne pouvoir satisfaire tout le monde », souligne un autre. Pour ne pas être en panne de crédit, certains usagers optent pour les transferts lointains. « J'ai pris le numéro du « call-boxeur » de mon quartier et quel que soit l'endroit où je me trouve, je peux lui demander du crédit que je paie dès que je suis de retour au quartier », indique Marlyse Djab, cadre d'entreprise. Sinon, il y a toujours les « call boxeurs » ambulants...

Source: Cameroon Tribune

Sénégal: Le concepteur du système d'achat par « Sms » demande la protection des brevets

Pour booster la recherche dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (Tic), Amadou Lamine Kane, un ingénieur sénégalais qui a conçu un système permettant de faire payer des prestations ou des achats de produits par « Sms », demande à l'Etat de protéger les brevets.

L'ingénieur-chercheur en téléinformatique, Amadou Lamine Kane, demande au gouvernement sénégalais de protéger davantage les brevets délivrés par l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). « L'avantage d'avoir un brevet est de pouvoir le protéger.

Actuellement, beaucoup d'entreprises qui n'ont pas de pétrole ont pu se développer grâce à leurs brevets. Au Sénégal, on n'a pas encore cette culture. Ce qui fait que les occidentaux viennent souvent y prendre gratuitement des produits », a souligné M. Kane lors d'un point de presse.

Ainsi, un bon système de protection permettra aux jeunes chercheurs de mieux vivre de leurs activités. « En 2009, j'avais conçu un système qui permet de faire payer des prestations ou des achats de produits par « Sms ». Je l'avais déposé au Bsda, qui m'a demandé de saisir l'Oapi.

C'est ainsi que j'ai pu le breveter », a-t-il déclaré. Le jeune ingénieur dit alors être surpris de voir des entreprises s'activant dans le domaine des postes et des télécommunications ainsi qu'une institution financière utiliser ce système. Il faut que l'Etat protège les brevets et renforce le dispositif juridique existant pour encourager la recherche.

« Beaucoup de sociétés peuvent se développer grâce à leurs brevets. L'Etat doit faire des efforts en protégeant davantage les productions intellectuelles. L'artisanat est aussi concerné. Plusieurs produits quittent le Sénégal pour aller en Europe. Une fois sur ce continent, les Européens les multiplient gratuitement », s'est-il désolé.

A l'en croire, le Sénégal a le potentiel d'engranger des succès dans le domaine des innovations technologiques. « Il faut harmoniser les textes de l'Oapi et ceux du Sénégal, et exiger que les multinationales achètent les brevets des producteurs locaux », a lancé M. Kane.

 

Source: Le Soleil

Maroc: Nouvelle réglementation du secteur des télécoms

La branche des télécoms marocaine entre dans une nouvelle ère. 2014 va être une année de rupture avec les problèmes de réseaux.

Désormais, un abonné mobile d'un opérateur a le droit d'utiliser le réseau mobile d'un autre exploitant dans le cas où le réseau du premier exploitant ne couvre pas la zone où se trouve l'abonné. C'est ce qui découle d'une mesure instaurant «l'itinérance nationale», contenue un texte de loi déposé auprès du Secrétariat général du gouvernement (SGG), qui devrait être examiné vendredi par le Conseil du gouvernement.

En effet, c'est le vendredi 3 janvier que le Conseil de gouvernement a examiné le projet de loi modifiant et complétant la loi relative à la poste et aux télécommunications. Un texte dont la réflexion a commencé déjà en 2010, suite à la publication d'une note générale d'orientations fixées à l'horizon 2013, devrait donner un nouveau souffle au secteur des télécoms.

Ce texte vise en premier lieu «la mise à niveau du secteur par rapport aux meilleures pratiques internationalement admises en matière de télécoms».

Une mise à niveau qui constitue une rupture avec les anciennes pratiques, notamment, «la notion d'accès aux réseaux des opérateurs».

En d'autres termes, ce texte régule le cadre juridique permettant aux opérateurs de lancer de nouvelles offres de services innovants et compétitifs tout en conférant à l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) «le soin d'imposer, de manière transparente et proportionnée, les modalités techniques et tarifaires de l'interconnexion ou de l'accès».

Ce texte encadre les conditions dans lesquelles «les accords d'itinérance nationale sont conclus et charge l'ANRT de trancher les litiges y afférents».

En ce qui concerne les relations contractuelles entre opérateurs et clients, le projet de loi «impose aux opérateurs de télécommunications de modifier, sur demande de l'ANRT, tout contrat de souscription aux services, en vue de sa mise en conformité avec la réglementation en vigueur».

Un arsenal de mesures qui vise à mettre fin aux contrats aux clauses douteuses, qui ne prennent de sens que lorsqu'on souhaite résilier son contrat.

A ce propos, le texte stipule que «lesdits opérateurs seront tenus de mettre à la disposition du public par tout moyen, de façon accessible et transparente, les informations relatives aux conditions générales de fourniture des services, aux tarifs appliqués et à la couverture de leurs réseaux».

Les opérateurs sont également tenus «d'acheminer et d'échanger le trafic Internet local transitant via leurs réseaux, à travers un point d'échange Internet, dont les modalités de création, de gestion et d'exploitation seront fixées par voie réglementaire». Une clause qui devrait ainsi redonner au haut-débit tout son sens.

Outre le volet consommateurs, le nouveau texte de loi donne plus de prérogatives à l'ANRT. Le régulateur est tenu, désormais, de mettre en place un certain nombre d'obligations pour les opérateurs pour plus de clarté et de transparence, notamment en termes de qualité, de type de service et de mode de facturation.

Un maximum d'informations devra être porté dans le contrat qui lie les deux parties pour éviter tout problème. Le texte prévoit également que l'ANRT est tenue de veiller sur les relations entre les opérateurs, particulièrement le partage des réseaux.

Source: Libération

Sénégal: Emmanuel Hamez, D.G de Expresso - «Il n'est pas du tout dans l'agenda des soudanais de vendre leurs opérations

Après cinq années d'exercice, l'opérateur Expresso, dernier arrivé sur le marché sénégalais des télécoms, a réussi à bousculer la hiérarchie en se classant 2eme derrière l'opérateur historique. En même temps, l'opérateur fait l'objet de « rumeurs » faisant état de velléités du groupe de se « débarrasser » de certaines de ses filiales africaines.

C'est le prétexte de cet entretien qu'à bien voulu nous accorder Emmanuel Hamez, Directeur général de Expresso Sénégal, lors d'un diner de presse organisé par l'opérateur le 28 décembre dernier à Dakar, pour afficher ses ambitions 2014, dans la rude bataille qui l'oppose à ses concurrents.

Au terme de l'exercice 2013 et en perspective, comment voyez-vous la concurrence dans votre secteur sur le marché sénégalais?

Ben, la concurrence c'est nous qui l'avons provoquée. Je veux pas dire qu'il n'y avait pas de concurrence avant mais le constat c'est que depuis deux ans maintenant, le sénégalais a, à sa disposition, une pléthore d'offres nouvelles qu'il n'avait pas. Comme j'ai eu à l'expliquer, on est souvent copié et il vaut mieux être copié que de copier...

Vous êtes copié sur quels segments éventuellement ?

Notamment sur les offres pré-payées, sur le segment du besoin de base qui est celui de téléphoner ou d'avoir accès à la 3G. On a été les premiers à mener la 3G+ au Sénégal, c'était il y a trois ans maintenant, les autres opérateurs ont suivi. Notre dernière innovation consiste en une application qu'on peut télécharger à partir de stores, entre autres.

Cela dit, j'ai beaucoup de respect pour les autres opérateurs, simplement nous jouons notre rôle de challenger et nous entendons bien continuer à jouer ce rôle, mais on voudrait, après quatre années d'exploitation dépasser ce statut d'agitateur, de plan B et avoir la reconnaissance du fait qu'on est une proposition à part entière et une première solution.

Vous misez plus sur le marché corporate ou de particuliers ?

Vous savez le marché sénégalais est encore très particulier. Le marché corporate est un marché très spécifique, un marché de niches sur lequel on a des propositions avec notre cape sous-marin et internet à haut débit.

Mais ça reste un marché tout à fait particulier. Pour dire qu'en réalité, 90% de l'activité concerne un marché de particuliers et c'est plutôt sur ce segment que tous les opérateurs se bagarrent évidemment.

En même temps, votre maison mère, Sudatel, serait dans une dynamique de se « débarrasser » de ses filiales africaines, ce qui est plutôt paradoxal, le confirmez-vous ?

Alors Non, absolument pas ! J'avais déjà démenti cette rumeur au cours d'une conférence de presse. Je dirais même que la richesse de Sudatel, c'est maintenant ses opérations à l'étranger.

La Mauritanie qui fonctionne très bien, le Sénégal et la Guinée sont les trois opérations phares du groupe en dehors de l'opération soudanaise qui, elle-même, se porte très bien avec 7 millions d'abonnés...

Un marché drastiquement réduit aujourd'hui avec la scission du sud Soudan ?

C'est vrai avec une population qui est maintenant réduite à 25-30 millions, étant entendu que l'opérateur Soudani, pour ne pas le nommer, opère uniquement au Soudan du Nord.

Toutefois il n'est pas du tout dans l'agenda des Soudanais de vendre leurs opérations, il est plutôt dans leurs plans de les développer et de tirer toute la quintessence des investissements puisque-là maintenant on parle business. Il y a quand même eu beaucoup d'argent investi par les Soudanais au Sénégal par exemple...

Combien ?

200 millions de dollars pour la licence, 150 millions en termes d'investissements en matériels en réseaux, en quatre ans, et il est bien normal en retour qu'ils puissent voir un petit peu les dividendes de leur pari.

En tant que directeur général ayant travaillé moi-même presque une dizaine d'années au Soudan, je suis très honoré d'avoir le privilège de défendre des intérêts africains dans un pays africain.

 

Source: Sud Quotidien

En Bref – Actualités Télécom

- Le ministre de la Communication et de l'Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, a annoncé la candidature du Sénégal pour le renouvellement de son mandat au sein du Conseil de l'Union internationale des télécommunications (UIT).

- Prévue initialement en janvier 2014, l'entrée en scène de Viettel Cameroun est décalée de quelques mois. Conscient du fait que la clé du succès dans la conquête des parts de marché reposera sur la qualité du réseau à déployer, Viettel Cameroun s'est engagé à consentir des investissements très importants (200 milliards de F), afin de couvrir, dès le lancement commercial, 81% de la population camerounaise en services de type 2G et 3G, et à augmenter cette couverture à 95% dès la troisième année. L'entreprise a aussi promis d'offrir aux Camerounais, à des tarifs allant de 15% à 20% de moins que ceux pratiqués par les opérateurs existants, un large éventail de services de communications électroniques sur une variété de plates-formes technologiques avancées.

-  La société de téléphonie mobile Tigo, filiale du groupe Millicom, a procédé pendant le week-end dernier au test de lancement de la 3G+ au Sénégal. En mai 2013, Tigo avait annoncé la 3G+ pour octobre 2013. Mais avec le retard que ce chantier a pris, c’est finalement en décembre que Dakar et sa banlieue se verront offrir en priorité la 3G+. L’entreprise avait révélé un investissement de plus de 50 milliards de F.Cfa (100.5 millions $) injecté dans la rénovation et l’extension de son réseau.

- L’Autorité de régulation des télécommunications du Malawi (Macra) a annoncé que l’opérateur de téléphonie mobile Airtel a obtenu le renouvellement de sa licence de télécommunications dans le pays. La société indienne, qui avait formulé cette requête en février 2013, est repartie pour un contrat de fourniture de services de téléphonie mobile aux consommateurs pendant 10 ans.

Nigeria : le régulateur va accroitre les standards de mesure de la qualité de service

Dès janvier prochain, les standards de mesure de la qualité  des services offerts par les opérateurs télécoms vont être  plus serrés. La Commission des communications du Nigeria (NCC) va accroitre les indicateurs clés de performance (KPI) et sera de ce fait plus regardante sur la qualité de services offerts aux consommateurs par les sociétés de téléphonie mobile.

D’après le régulateur, des sanctions sévères seront prises contre les opérateurs télécoms qui continueront à fournir de la mauvaise qualité à leurs abonnés. Eugene Juwah, le vice-président de la NCC explique qu’en 2012, la Commission avait du baisser les standards d’indicateurs clés de performances face aux plaintes des opérateurs qui les trouvaient trop élevés.

Conséquences, les sociétés de téléphonie mobile se sont jouées des consommateurs. Plusieurs d’entre elles n’ont même pas pu atteindre les standards de qualité de services qui avaient été retenus. Dès l’année prochaine, ce sera une autre histoire. Le régulateur qui dit crouler sous les plaintes des consommateurs ne compte plus être conciliant.

Source: Agence ecofin

Guinée: Cellcom lance son réseau 3G+ sans limites

La société de téléphonie mobile Cellcom-Guinée a lancé son nouveau réseau Internet 3G+ sans limites dans le cadre de la révolution du réseau Internet en Guinée, a constaté Guineenews.

Selon le directeur commercial et marketing de Cellcom « ce nouveau réseau 3G+ sans limites est le premier et le seul réseau à vitesse super rapide jusqu’à 42 Mbps. Cette évolution nous permet de faire un grand pas qui positionne la Guinée parmi les pays les plus évolués de la région et du monde avec des services très avancés à des prix abordables et accessibles ».

Parlant de l’objectif de son entreprise, le directeur commercial et marketing de Cellcom  a affirmé ceci : «  Nous voulons que chaque Guinéen ait accès à Internet depuis son téléphone portable et puisse bénéficier des services que le réseau 3G+ offre comme la connexion Internet super rapide, des appels vidéos TV live, musique et tous les autres services qui seront disponibles dans l’avenir ».

Ce lancement connaitra une couverture nationale qui ne se limitera pas seulement à la capitale guinéenne. La capitale Conakry est la première phase ; dans les prochains mois, une deuxième et troisième phases s’opéreront pour atteindre toute l’étendue du territoire national ».

En outre, le directeur commercial et marketing de Cellcom-Guinée a présenté trois (3) familles de forfaits Internet qui sont à ses yeux abordables et correspondent  à tout profil d’usager ainsi que l’offre spéciale de lancement.

« Ce pack de lancement offre 500 minutes d’Internet 3G+ sans limites, plus 500 minutes d’appels et 500 sms vers les numéros Cellcom, valide pour un mois. Pour l’activer, les clients Cellcom doivent composer ⃰ '340#, à seulement 10.000 Fg », a-t-il expliqué.

Source: Guinée News
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