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Cameroun: Trois milliards pour l'extension du réseau de la Fibre optique

C'est un prêt contracté par Camtel auprès de la Standard Chartered Bank via une convention signée mardi à Yaoundé.

Les 6 000 km de fibre optique dont dispose actuellement le Cameroun ne suffisent pas encore pour répondre aux besoins du pays. Le chantier de développement des infrastructures de télécommunications conduit par la Cameroon Telecommunications (Camtel) se poursuit avec le National Broad Band Network (NBN). Un programme comprenant entre autres, la pose de 4 000 km supplémentaires de fibre optique pour assurer la connexion inter-urbaine en fibre optique notamment dans les villes de Yaoundé et de Douala. Camtel a reçu, à cet effet, un financement additionnel d'un montant de trois milliards de F pour le parachèvement des travaux de génie civil et de préparation des sites du NBN. L'argent a été obtenu via un prêt contracté auprès de la Standard Chartered Bank. Le directeur général de la Camtel, David Nkoto Emane, le directeur général de la Standard Chartered Bank Cameroon, Mathieu Mandeng et le ministre des Finances (Minfi), Alamine Ousmane Mey, ont signé hier à Yaoundé, la convention de prêt y relative.

Après les régions, le maillage du territoire national en fibre optique se poursuit dans les villes. Il est, en effet, question d'apporter la fibre optique dans les domiciles. « Pour quelqu'un qui aura une connexion à fibre optique, par rapport à aujourd'hui, il aura sur sa prise téléphonique, le téléphone, l'Internet et la télévision. Il pourra même aller plus loin et avoir la vidéo », explique David Nkoto Emane. D'où la nécessité pour le Dg de Camtel, de disposer d'une large bande pour offrir aux Camerounais cet ensemble de services. « Nous avons besoin de grosses capacités que nous ne pouvons obtenir que par le biais de la fibre optique », conclut-il. Pour le Minfi, il s'agit d'un « endettement utile, pour des infrastructures indispensables ». Raison pour laquelle l'Etat du Cameroun apporte sa garantie souveraine au prêt. « Nous rassurons les banquiers que l'entreprise a un plan d'affaires solide et qu'elle est apte à faire face à ses engagements », a déclaré Alamine Ousmane Mey.

Si l'Etat apporte son soutien à Camtel, c'est parce que le développement économique est intimement lié à la qualité des infrastructures de télécommunications. « Ce que Camtel fait aujourd'hui pour mettre une infrastructure de télécommunications en place est bénéfique pour le Cameroun, mais aussi pour tous les autres pays voisins », a ajouté, pour sa part, Pierre Biyiti bi Essam, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel). Le projet NBN a déjà bénéficié d'un prêt d'à peu près 99 milliards de F d'Eximbank China. La préparation des sites du projet devrait s'achever en mars 2014 et les travaux de génie civil en décembre de la même année.

Source: Cameroon Tribune

Mali: Alpha Télécom a finalisé le paiement de sa licence téléphonique

La société de téléphonie mobile Alpha Télécom aurait versé le solde de 7,16 milliards de FCfa qui lui était réclamé par les autorités maliennes pour la pleine jouissance de la 3ème licence téléphonique du pays.

L’opération serait survenue le 13 novembre 2013, date butoir fixée par le gouvernement. Si la société dirigée par le Burkinabé Apollinaire Compaoré (photo) ne s’était pas acquittée de ce reliquat financier dans les temps, elle aurait perdu de fait son droit d’entrée sur le marché malien des télécoms.

Avec le versement des 7,16 milliards de FCfa manquants, la somme de 55 milliards de FCfa qui avait été demandé à Alpha Télécom pour 3ème licence téléphonique au Mali a été totalement versée. La société peut désormais se consacrer aux préparatifs pour le lancement de ses opérations commerciales en 2014.

Source: Agence ecofin

En Bref – Actualités Télécom

- La Côte d’Ivoire vient d’adopter un décret portant interdiction de l'usage des téléphones portables et de tout autre moyen de communication au volant. Tout contrevenant à cette disposition qui entre en vigueur à partir de sa date de publication (ce vendredi 18 octobre) paiera une amende de 10.000 Fcfa, selon la ministre Affoussiata Bamba-Lamine.

- Le Kenya va implanter des puces électroniques dans les cornes de tous les rhinocéros du pays, pour tenter de lutter contre l'explosion du braconnage de l'animal, a annoncé mercredi 16 octobre l'organisme de protection de la faune et de la flore.

- L'Agence de transport ferroviaire de voyageurs d'Afrique du Sud (PRASA) a annoncé qu'elle envisage de louer son excès de capacité de fibre optique de son réseau de 900 km aux entreprises télécoms intéressées. PRASA dit posséder un mode unique de combinaison de cœur de réseau de fibre optique qui longe les lignes de chemin de fer, à la fois en aérien et en souterrain.

L’Ile Maurice va introduire la portabilité des numéros

Changer de carte SIM. C'est une des méthodes pour migrer vers un opérateur mobile tout en gardant son numéro. Autre moyen qui sera disponible le mois prochain : le service de portabilité des numéros.Et, le ministre des TIC Tassarajen Pillay Chedumbrum considère qu'avec ce service, les opérateurs de téléphonie Orange et Emtel seront contraints à réduire leurs tarifs.

Ce que client souhaite, client pourrait bientôt obtenir. Grâce à l'entrée en vigueur du service de portabilité des numéros, le mois prochain. Ce que cela implique notamment ? Que les clients auront la possibilité de changer d'opérateur mobile tout en préservant leur numéro de téléphone portable.

En tout cas, le ministre Tassarajen Pillay Chedumbrum estime qu'avec ce service, les opérateurs de téléphonie Orange et Emtel n'auront d'autre choix que de baisser leurs tarifs, voire s'aligner sur ceux de Mahanagar Telecom Mauritius Ltd (MTML).

En effet, cet opérateur est actuellement celui qui propose les tarifs les plus compétitifs. À savoir, Re 1,15 la minute vers tous les opérateurs mobiles. Il offre également, depuis peu, un forfait 24 heures pour des appels illimités vers les numéros MTML ainsi qu'un forfait SMS pour 100 SMS à Rs 25, soit 25 sous par texto.

En comparaison, Emtel et Orange sont beaucoup plus chers. Le coût des appels d'un abonné d'Emtel à Emtel est de Re 0,96 la minute, vers un autre opérateur mobile à Rs 3,60 la minute et vers une ligne fixe à Rs 3,45 la minute. Le coût des appels d'Orange à Orange est de Re 1,20 la minute, Orange vers un autre opérateur mobile Rs 3,60 la minute et Orange vers une ligne fixe Rs 3,48 la minute.

Si le ministre se dit étonné que ces deux opérateurs n'ont pas tenté, jusqu'ici, de proposer des tarifs plus compétitifs pour s'aligner sur l'offre de MTML, il soutient qu'ils seront «surpris» lorsque la portabilité des numéros sera en vigueur. Ils n'auront alors d'autre choix que de s'aligner ou proposer un tarif moins cher.

Selon le Numbering Plan 2009 de l'Information and Communication Technologies Authority, les clients pourront changer d'opérateur tout en gardant leurs numéros. Mais le flou demeure quant au prix. Il existe, en revanche, plusieurs méthodes pour avoir accès au réseau de l'opérateur. Notamment en changeant de carte SIM. Autre moyen : choisir son opérateur depuis son téléphone grâce à des codes envoyés par SMS.

Source: L’Express

Gabon: Le Très haut débit à portée de main

Le Gabon va passer au Très haut débit dans huit mois grâce à la migration vers la technologie 3G+ et 4G que les opérateurs du secteur pourront commercialiser puisque le gouvernement vient de donner son accord pour que l'ARCEP établisse des licences donnant lieu à l'exploitation de ladite technologie.

Le président de l'Agence de Régulation des Communications Electroniques et des Postes l'a annoncé dans un entretien accordé au quotidien L'UNION et paru ce mardi 22 octobre en page 5. Il a notamment déclaré que « l'ARCEP vient de recevoir l'accord de validation pour préparer , pour le compte du gouvernement, les différentes licences et les autres documents administratifs. S'il n'y a pas de lenteur administrative, on peut espérer un délai de huit mois ».

Le Gabon a pris du retard face à certains pays de la sous-région tels que le Cameroun ou le Congo. Mais le gouvernement tient à faire du Gabon une plate forme technologique et cela passe, entre autres, par l'accès au Très haut débit. La technologie 3G+ et 4G est nettement plus avantageux que la technologie 2G qui est exploitée aujourd'hui. La technologie 3G+ et 4G permettra de décupler la vitesse du débit actuellement en vigueur au Gabon. « Avec la technologie 3G+ et 4G, vous aurez la possibilité de surfer sur internet à très haute vitesse. Le débit pour le téléchargement et le transfert des données sera décuplé. Vous pourriez télécharger des vidéos ou faire de la visioconférence grâce à un débit très élevé. Ce qui était quasiment impossible jusqu'à lors avec la technologie ».

Le président de l'ARCEP a par ailleurs indiqué que le gouvernement s'est employé à proposer un coût abordable pour l'exploitation des licences afin que celui de l'accès à l'internet Très haut débit soit accessible à toutes les couches de la population.

Certains opérateurs ont déjà donné leur accord pour une migration vers la nouvelle technologie 3G+ et 4G.

Source: Gabonewns

Afrique de l'Ouest: Avenir du Rascom - Les Etats-membres mis devant leurs responsabilités

Le ministre Koné Nabagné Bruno de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication (Ptic), bien qu'optimiste pour l'avenir du Rascom, organisation régionale africaine de communications par satellite, est très préoccupé par sa situation financière.

Hier, au centre de conférence du ministère des Affaires étrangères où se tenait la 13ème réunion ordinaire des assemblées des parties (AP-13) de cette organisation, il n'a pas manqué d'interpeller les Etats membres sur la nécessité de faire face à leurs obligations financières. Au risque, selon lui, d'assister à la cessation d'activités de Rascom.

Pour lui, la question trouvera certainement solution si les Etats-parties sont conscients du rôle majeur de cette institution dans leur développement.

C'est pourquoi, il a engagé l'AP-13 à convaincre les Etats des intérêts économique, financier, politique, social et stratégique que présente Rascom pour leurs populations.

Dr Jones A. Kilimbe, directeur général du Rascom, a insisté sur le fait que cette structure a besoin de financement. C'est pourquoi, il a appelé à une réelle implication des pouvoirs publics dans l'atteinte des objectifs de l'institution qui sont à long terme.

Le vice-président de l'Assemblée des parties, Fodé Soumah, a révélé que le Rascom est prête à s'engager dans un marketing agressif.

Source: Notre Voix

En Bref – Actualités Télécom

- A l'espace de trois mois seulement, la société de téléphonie cellulaire Tigo-RDC, compte plus de 250.000 clients parmi ses abonnés se trouvant dans la partie Est de la RDC. Une progression journalière de 2000 abonnés.

- En marge du premier forum sur les communications électroniques qu’a abrité le Gabon le week-end dernier à Libreville, Blaise Louembé, le ministre de l'économie numérique, de la communication et des postes, a annoncé l’avènement d’une meilleure technologie 3G dans le pays d’ici la fin de l’année.

- Décidément, la République démocratique du Congo est déterminée à jouer son rôle de Hub au cœur du continent africain. Après l'épisode de la construction d'une station d'atterrage de Moanda, suivie du lancement de la fibre optique, le gouvernement congolais s'attaque désormais aux axes d'implémentation de ces autoroutes de l'information sur le territoire national grâce à la Banque Mondiale. C'est ce qui ressort de l'entretien de ce mercredi 2 octobre, entre le Ministre des Postes, télécommunications, nouvelle technologie de l'information et de la communication (PT & NTIC), Tryphon Kin-Kiey Mulumba et Jérôme Bezzina, Economiste principal de la Régulation et Responsable du Programme de mise en place des réseaux haut débit des télécommunications en Afrique centrale (Central African Backbone-CAB).

- L'Agence de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) du Gabon a été primée « meilleur régulateur d'Afrique centrale » à l'issue de la 9e édition d'Africa Telecom People qui s'est tenue du 1er au 2 octobre à Abidjan.

- Le ministre angolais des Télécommunications et Technologies d'Information, José Carvalho da Rocha, a annoncé à Luanda, qu'il avait profité de la visite de diverses personnalités russes dans le pays pour aborder la construction du premier satellite angolais par ce pays.

Le retrait du projet de loi sur les télécoms pourrait encore retarder la 3G en Algérie

Le projet de loi sur les télécoms a finalement été retiré de l’étude devant l’Assemblée populaire nationale (APN) qui l’avait examiné sans l’adopter en février dernier. Le texte qui devait modifier et compléter la loi du 5 août 2000 avait pris sept ans de discussion pour aboutir sur la table des députés. Pour Younès Grar, expert en technologie de l’information et de la communication, «c’est une première dans les annales. On n’a jamais vu une loi arriver sur le bureau de l’APN, être débattue puis remise en cause et retirée.»

En avril dernier, l’’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) avait émis des réserves sur le projet de loi parce qu’il aurait consacré un «affaiblissement de la régulation». En effet, le nouveau texte prévoyait d’ôter certaines prérogatives au régulateur comme l’élaboration du cahier des charges des opérateurs.

Pour Lakhdar Benkhalef, député et membre de la commission parlementaire des transports, transmission et télécommunications, l’Algérie a encore pris du retard « dans le domaine des télécommunications ». S’il avait été adopté, le projet de loi aurait permis la mise en œuvre de portabilité, déjà appliquée dans certains pays d’Afrique et du Maghreb, aurait amorcé le roaming national avant celui, international, que prône Zhora Derdouri (photo), la ministre des TIC, l’avènement du dégroupage qui porte sur l’ouverture du réseau téléphonique local à la concurrence et les opérateur de réseau mobile virtuel.

D’après Farid Farah, expert en TIC, le retrait du projet de loi «va encore aggraver le retard de la 3G». Face à cette menace, la Fédération algérienne des consommateurs annonce qu’elle appellera à un sit-in devant le ministère de la Poste et des TIC le 5 décembre, si la 3G n’est pas lancée comme prévu.

Source: Agence ecofin

Atelier sur l'interconnexion entre le Gabon et le Congo

Les experts du la République Gabonaise et de la République du Congo, en charge de la mise en œuvre du projet régional Central African Backbone (CAB) dans leurs pays respectifs, se réuniront à partir de lundi 7 et mardi 8 Octobre 2013 à Libreville, à l'occasion du premier atelier sur l'interconnexion des fibres optiques réalisées dans le cadre des projets CAB 3 (Congo) et CAB4 (Gabon).

Le Projet CAB (Central Africa Backbone), financé par la Banque Mondiale, vise à accroître la couverture géographique des réseaux à bande passante de grande capacité et de diminuer les coûts des services de communications sur les territoires des Etats d'Afrique Centrale et a de la République Gabonaise et à appuyer la mise en œuvre du troisième pilier du Programme économique régional de la CEMAC 2010-2015, relatif à l'interconnexion physique de ses pays membres. L'interconnexion des fibres optiques réalisées dans le cadre des projets CAB 3 (Congo) et CAB4 (Gabon) permettra de diminuer les coûts et d'améliorer la qualité des communications entre les deux pays et renforcera l'intégrité des réseaux régionaux de communications en créant des boucles (des redondances) dans la sous-région.

Le projet CAB4 permet au Gabon de se connecter au nouveau câble sous-marin ACE, et d'engager la construction du Backbone terrestre jusqu'à Franceville et la frontière avec le Congo. Pour sa mise en œuvre effective, le coût du projet est évalué à 109 million de dollars dont 58 financés par la Banque mondiale et 51 millions de dollars par la République Gabonaise.

Le projet CAB3 permet au Congo d'interconnecter les initiatives et promouvoir la connectivité régionale avec des interconnexions vers la République Gabonaise, la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo. Pour sa mise en œuvre effective, le coût du projet est évalué à 30 million de dollars dont 15 financés par la Banque mondiale et 15 millions de dollars par la République du Congo.

Les principaux résultats attendus de ces projets sont la croissance de la Bande passante des communications internationales (Internet, Voix, et Data), la croissance du Nombre d'abonnés Internet, et la décroissance du Prix moyen de la connectivité internationale. Dans les deux pays, les projets sont réalisés dans le respect des principes de Partenariat Public Privé (PPP) et d'Accès Ouvert au Réseau.

- En recourant au PPP, un Gouvernement peut tirer profit des capacités de financement et/ou de gestion des entreprises privées, des gains de productivité et des économies de coûts qu'elles réaliseront, des innovations qu'elles apporteront et de la possibilité de substituer des investissements privés à des financements publics qui serviront à d'autres projets.

- Accès Ouvert au Réseau signifie que tous les opérateurs (titulaires d'une licence ou autorisation leur permettant d'exercer leurs activités) ont accès à la fibre optique dans des conditions non discriminatoires, transparentes et neutres (pour les aspects tarifaires et non-tarifaires) et de tarification orientée vers les coûts.

Source: Gabonnews

Congo-Kinshasa: Africell RDC dit non aux diktats de l'Autorité de régulation des postes et télécommunications

Le secteur des télécoms est en ébullition. L'Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo au banc des accusés pour avoir pris deux décisions manifestement illégales qui violent non seulement les lois de la République mais aussi ses propres lois.

Après avoir perçu des « prébendes » auprès des autres opérateurs des télécommunications, le collège de l'Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC) veut contraindre Africell RDC à revoir à la hausse ses tarifications pour martyriser le peuple congolais.

C'est le sens de deux décisions prises par l'Autorité de régulation, notamment celles portant n°068 et 067 du 25 septembre 2013, qui violent les lois de la République et ses propres lois, notamment la décision 016/ARPTC/CLG/2006 portant définition des principes d'interconnexion, au regard des cahiers des charges dûment signés entre la République et les opérateurs du secteur des télécommunications.

Pour récuser la démarche du collège de l'ARPTC, l'opérateur Africell RDC a tenu, le lundi 30 septembre à son siège de Gombe, un point de presse par lequel son Administrateur délégué a dit que son entreprise refuse d'exécuter les deux mesures manifestement illégales prises par l'ARPTC.

Dans la relation des faits, Me Mbaya, Administrateur délégué d'Africell RDC, a axé son propos autour de trois points, notamment la violation des les lois de la République par l'ARPTC ; l'arnaque contre le peuple congolais trois durant et le freinage de la croissance économique suite à la fraude et/ou l'évasion fiscale des recettes de l'Etat sous couvert d'un pseudo prix plancher illicite.

S'agissant de la violation des lois de la République, l'Administrateur délégué d'Africell RDC note avant tout qu'un texte de loi qui sort de son contexte n'est qu'un prétexte. C'est ainsi qu'il faut qualifier les dernières décisions prises le 25 septembre dernier par l'ARPTC, lesquelles portent respectivement fixation des tarifs d'interconnexion pour la période 2013-2017 et encadrement des tarifs de détails voix.

Avant la prise de ces décisions, fait remarquer l'Administrateur délégué d'Africell RDC, l'ARPTC a recruté un expert sénégalais qui a conclu dans son rapport qu'Africell RDC ne détient que 2% du marché des télécommunications en RDC. Aussi se demande-t-on pourquoi l'ARPTC soumet Africell à la modélisation de ses coûts, quand on sait que l'article 3 de la décision 016 portant définition des principes d'interconnexion stipule que seuls les opérateurs détenant au moins 25% du marché y sont soumis ?

Au regard de ce qui précède, les plénipotentiaires d'Africell concluent que l'ARPTC est défaillante sinon complaisante en ce sens qu'elle n'a jamais publié la liste des opérateurs puissants alors que l'article 2 point (a) alinéa 1er de sa décision 016 lui fait injonction de sacrifier à cette exigence.

De ce fait, l'ARPTC n'a pas, pense-t-on à Africell RDC, compétence de fixer le prix plancher, même pas d'interconnexion, d'autant plus que l'article 2 point (d) et article 3, article 13 point 3 de sa propre décision 016 ci-haut indiquée disposent que le catalogue d'interconnexion, c'est-à-dire l'offre tarifaire... . Est établi chaque année par l'opérateur ; un principe du libéralisme économique consacré par le décret-loi du 20 mars 1961 portant sur le prix.

D'autre part, l'article 18 de la décision 016 interdit aux opérateurs puissants toute discrimination susceptible de fixer ou d'imposer au nouvel entrant des tarifs d'interconnexion excessifs.

Aussi l'opérateur Africell RDC demande-t-il au régulateur d'élaborer, en consultation avec l'ensemble des opérateurs, un modèle de référence pour l'évaluation des coûts d'interconnexion et non procéder à une fixation comme si les opérateurs exerçaient dans un pays communiste. Car la décision 067 de l'ARPTC viole l'article 20 du cahier des charges qui lie Africell RDC à la République démocratique du Congo dispose que les prix sont fixés librement par l'opérateur lui-même.

Au chapitre de l'arnaque ou prise en otage du consommateur congolais, Africell RDC estime, qu'imposant, au mépris des lois nationales et internationales, notamment, le Décret-loi du 20 mars 1961 (prix), la décision n°016 du collège de l'ARPTC, le manuel sur la réglementation des télécoms de la Banque mondiale ; l'ARPTC tue la concurrence, la compétitivité et élimine toute possibilité du consommateur d'opérer le choix d'un réseau en fonction de son pouvoir d'achat et de la qualité des services demandés.

Ce qui se pose en handicap sérieux au taux de pénétration et impose un monopole de facto à plusieurs consommateurs ; ce qui n'est pas porteur de croissance économique avéré pour le pays. Le consommateur congolais a droit, soutient-on à Africell RDC, autant que d'autres consommateurs de la sous-région, aux retombées d'une concurrence des opérateurs du secteur des télécoms.

Dans la finale de sa communication, l'administrateur délégué d'Africell RDC a noté que la démarche du collège de l'ARPTC se pose en freinage à la croissance économique suite à la fraude et/ou l'évasion fiscale des recettes de l'Etat par le biais d'un pseudo prix plancher illicite.

S'agissant du pseudo prix plancher qui est fixé quoiqu'indûment par un organe de l'Etat tend à protéger les multinationales contre le contrôle des marges bénéficiaires par les inspecteurs économiques afin de contre-exprimer leur résultat annuel. C'est en fait depuis 10 ans que ces multinationales continuent, comme pour l'exercice 2012, de déclarer à l'unisson des bilans négatifs alors que leur revenu mensuel par abonné est de 5 $ USD, selon la publication de la Banque mondiale.

Entre-temps, Africell RDC qui n'a qu'un revenu maigre atteindra son point ebidta en juin 2014 si bien qu'il aura, pour la région Ouest du pays à déclarer un bilan positif ; ce qui rapportera à l'Etat l'IBP de cette opération. Grâce à son modèle économie d'échelle, Africell paie, à ce jour, la taxe de régulation, mieux et plus même que ces multinationales arrivées longtemps avant dans le secteur, pour mettre à défi le régulateur qui en détient les statistiques, sinon on parlerait de la TVA et de la taxe d'accise.

Source: Le Potentiel
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