Actualités Télécom

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Maroc: Les prix de la téléphonie mobile baisse de moitié en 5 ans

La baisse des prix de télécommunications se confirme à travers les indices des prix des services des télécoms sur la période 2008-2013, a indiqué l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) dans un communiqué parvenu à Libé.

Pour le marché du mobile, l'ANRT a fait état d'une baisse importante des indices des prix, précisant que le segment voix a reculé de 55% entre 2008 et 2013, tandis que la data (Internet 3G) a baissé de 87,5%, relève ledit communiqué relatif à l'actualisation des indices des prix des services des télécommunications au Maroc.

Cette baisse est due principalement à la forte concurrence que connaît ce marché et à l'efficacité des leviers de régulation mis en œuvre par l'ANRT, explique l'Agence.

S'agissant du marché du fixe, l'ANRT souligne que seuls les services relevant des marchés concurrentiels enregistrent des baisses au niveau des indices de prix, tandis que le segment voix du marché grand public, tiré par l'introduction de la mobilité restreinte, connaît une baisse de 55% sur la période 2008-2013.

Quant à l'indice afférent au marché global fixe affaire (enterprise et professionnel), il a reculé de 29,5%, a souligné l'ANRT qui explique cette légère baisse par la faible concurrence, en particulier sur le segment data et transmission des données.

Source: Libération

Côte d'Ivoire: Euloge Soro présente les missions de l'ANSUT

Le directeur général de l'Agence nationale du service universel des télécommunications-Tic (Ansut), Euloge Soro-Kipeya a,présenté cette structure, ses missions et ses ambitions pour le secteur des Technologies de l'information et de la communication (Tic).

« La mission principale de l'Ansut est de permettre l'accessibilité de tous, dans toutes les localités du pays, aux technologies de l'information et de la communication.

Mais aussi mettre un accent particulier sur la technologie du Code division multiple access (Cdma, système de codage des transmissions permettant à plusieurs liaisons numériques d'utiliser simultanément la même fréquence). Cette technologie est, dorénavant, disponible dans plus de 1000 localités en Côte d'Ivoire », a dit Euloge Soro.

Poursuivant, il a indiqué que cette agence vise, entre autres, à vulgariser de nouvelles méthodes et technologies, permettre aux populations d'avoir connaissance du degré d'avancement des infrastructures des Tic, rassurer le secteur privé quant à la mise à disposition de nouveaux marchés, donner un souffle nouveau à l'autorité d'État dans les zones rurales et redonner espoir aux populations qui souffrent du chômage, de l'exclusion numérique...

L'Ansut a entre autres projets, la fourniture et l'établissement d'un réseau de transmission en fibre optique appelé "projet national de téléphonie rurale", le projet de gouvernance électronique (E-gouv), le projet du réseau panafricain du service en ligne, le projet E-agriculture, le projet 5000 cybercentres en vue de désenclaver les zones rurales et le projet un citoyen, un ordinateur.

Pour clore, Euloge Soro-Kipeya a souligné que sa structure a pour mission d'élaborer les cahiers de charges des programmes de service universel des télécommunications. L'agence en assure le financement, la mise en œuvre.

Elle assure également la gestion des opérations d'investissement financées par l'État dans le domaine des télécommunications. Tout comme la maintenance, la gestion et la réhabilitation du patrimoine immobilier servant de cadre d'exploitation au secteur des télécommunications.

Pour rappel, l'Ansut est sous tutelle du ministre en charge de la Poste et des technologies de l'information et de la communication, et a été créée par l'ordonnance 2012-293 du 21 mars 2012 relative aux télécommunications et aux technologies de l'information et de la communication.

Source: Fraternité Matin

En Bref – Actualités Télécom

- L’équipementier télécom Alcatel-Lucent a signé un contrat avec l’opérateur Libyan International Telecommunication Company (LITC) pour bâtir un nouveau système de câble sous-marin de fibre optique long de 1000 km. Cette infrastructure, qui va relier la capitale libyenne Tripoli à Benghazi, va soutenir les efforts du pays pour redynamiser son économie.

- En Algérie, l'opérateur public de la téléphonie mobile Mobilis annonce la certification, par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arpt), de la conformité de son réseau 3G++ aux obligations du cahier des charges.

- C'est avec un concert géant qu'Eto'o Telecom avait été lancée en 2012 à Douala, la capitale politique du Cameroun. Moins de ans après, l'état des lieux est triste. En effet, si l'on en croit le magazine panafricain Jeune Afrique, la société de téléphonie mobile de l'attaquant de Chelsea a de sérieux problèmes qui s'expliquent par un « Management instable, stratégie peu lisible, manque de réactivité... ».

- Le 30 janvier 2014, le fournisseur de service Internet YooMee Africa a annoncé le démarrage de ses activités en Côte d’Ivoire. L’annonce a été faite lors du Forum ICI 2014, organisé par le gouvernement ivoirien. La société est en train d’installer un réseau LTE dans le pays avec le soutien de l’équipementier télécom Alcatel-Lucent. Elle a investi 5 millions d’euros dans ce chantier dont le lancement commercial est prévu en mai.

Congo-Brazzaville: La fibre optique doit être opérationnelle en 2014

Le ministre des Postes et Télécommunications, Thierry Moungalla, a invité l'administrateur général de Congo Télécom, M. Akouala, qui conduit le Projet de couverture nationale (PCN), à tout mettre en œuvre pour que la fibre optique soit une réalité au Congo cette année. De plus en plus sceptiques à ce sujet, les Congolais attendent de surfer en haut débit

Le ministre a adressé son invite le 21 janvier, lors de la traditionnelle cérémonie d'échange de vœux avec le personnel public et privé du secteur. En 2014, a-t-il souligné, l'inauguration officielle de ces infrastructures devra avoir lieu, afin de lancer l'exploitation de la fibre. Bien que les tests réalisés depuis plusieurs mois à Brazzaville et Pointe-Noire, dans les entreprises et chez les particuliers, rencontrent un écho favorable, les Congolais attendent de goûter aux « délices » de cette technologie tant attendue. Dans le même volet, la poursuite des projets de couverture nationale et la réalisation de l'interconnexion sous-régionale dans le cadre du projet CAB sont considérées comme des priorités.

L'opérateur public des télécommunications, Congo Télécom, connaîtra une réforme juridique au cours de cette année. Il s'agit, a expliqué Thierry Moungalla, d'arrimer cette société aux exigences du moment pour la rendre plus compétitive. « Il s'agit d'une réforme juridique et non d'une restructuration », a-t-il précisé.

Après la mise en service de la Banque postale du Congo en 2013, 2014 verra la poursuite du redéploiement de la poste dans les localités de l'intérieur. Cette année sera également celle de l'adoption des textes renforçant le cadre juridique du secteur. Les lois sur la société de l'information, la cybersécurité, la lutte contre la cybercriminalité, les transactions électroniques, etc. sont attendues. La mise en place du conseil de régulation de l'Agence de régulation des postes et communications électroniques et du Fonds de service universel des communications électroniques est, entre autres, prévue au cours de 2014.

Chez les opérateurs de téléphonie mobile, le ministre a appelé à l'amélioration du réseau qui, ces derniers temps, laisse à désirer. Évoquant par ailleurs le « rapprochement synergique » entre les sociétés Airtel et Warid qui connaîtra cette année une issue définitive, Thierry Moungalla a rappelé que « le gouvernement, sur la base des instructions réitérées du président de la République, veillera autant que de besoin à la réalisation harmonieuse, notamment sur les plans humain et technique, de cette opération macro-économique majeure pour notre secteur ».

Source: Les Dépêches de Brazaville

Sénégal: Contrefaçon - 1846 téléphones saisis

Au total 1846 téléphones contrefaits ont été saisis dans plusieurs points de vente de Dakar, les 6 et 7 janvier derniers, sur intervention de la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon.

Cette opération de police a été menée dans plusieurs marchés dakarois, où les produits saisis étaient faussement estampillés "Samsung", rapporte la firme mondiale de l'industrie électronique, dans un communiqué reçu à l'APS.

"Samsung Electronics (...) a annoncé vouloir s'opposer plus fermement aux fabricants et fournisseurs de téléphones portables contrefaits qui sèment la confusion auprès des acheteurs souhaitant se procurer la qualité d'origine Samsung", rapporte la même source.

Selon le texte, la multinationale poursuit ses enquêtes "pour débusquer les fournisseurs qui contrefont ces articles et fournissent ainsi des produits de qualité inférieure et assortis d'aucune garantie".

L'opération de saisie, menée début janvier dernier, venait à la suite des précédentes "campagnes raids" du groupe coréen, déroulées en mars et avril 2013 au Sénégal, en vue de mettre fin aux "agissements de ces opérateurs illicites".

"L'entreprise intente également des actions en justice contre ces contrefacteurs" pour défendes ses droits de propriété industrielle, signale le communiqué.

Outre les saisies sur le marché intérieur et le contrôle des importations aux frontières, des sessions de formation et de sensibilisation sont régulièrement proposées aux commerciaux déployés dans les points de ventes. Les campagnes de sensibilisation ciblent aussi des consommateurs.

Toutes ces activités, explique la multinationale, visent à "leur indiquer, pour chaque nouveau produit, comment différencier les produits originaux des produits contrefaits".

"De telles initiatives s'inscrivent dans la démarche du groupe coréen d'accompagner les pouvoirs publics dans la lutte contre la contrefaçon, considérée comme une infraction au Sénégal et qui constitue un véritable frein à l'innovation technologique, à la création d'emplois et de richesses ainsi qu'aux investissements directs étrangers."

L'industriel dit avoir lancé un fonds mondial pour la protection de la propriété intellectuelle et s'engage à poursuivre la lutte contre la contrefaçon au Sénégal et ailleurs en Afrique, en partenariat avec les autorités publiques compétentes.

Source: APS

Cote d'Ivoire: Fiscalité des entreprises de télécommunications - La grosse arnaque du gouvernement!

Cela fait pratiquement quinze ans que le secteur des télécommunications s'impose comme un acteur économique de premier plan en Côte d'Ivoire. Son chiffre d'affaires ne fait qu'évoluer en dépit des contextes sociopolitiques. Une aubaine pour les gouvernements à la recherche de ressources financières.

Tel celui d'Alassane Dramane Ouattara qui, en l'espace de deux ans et demi, fait subir à ce secteur des pressions fiscales à la limite du tolérable. Contrairement au régime Gbagbo qui était plutôt préoccupé par le développement dudit secteur.

Saisissant l'aubaine, le gouvernement Ouattara institue, dans l'annexe fiscale 2012, une taxe sur les télécommunications au taux de 3%. Une taxe basée, selon l'administration fiscale, "sur une expansion remarquable de l'activité de téléphonie caractérisée notamment par un accroissement important du chiffre d'affaires des entreprises du secteur et par l'évolution rapide des technologies de pointe qu'elles déploient".

Pour les gestions 2012 et 2013, l'imposition globale sur le chiffre d'affaires s'élevait alors à 5,2%. A raison de 2% pour la taxe pour le développement des nouvelles technologies en zones rurales, 0,2% pour la promotion de la culture, 3% pour la taxe sur les télécommunications.

L'appétit venant en mangeant, l'annexe fiscale 2014 a eu le bras particulièrement lourd. Au motif que, selon l'administration fiscale, "malgré les impôts de droits commun et les prélèvements spécifiques auxquels les entreprises de télécommunications et des Tics sont soumises, leur contribution fiscale reste en deçà de leurs performances réelles, comparée aux autres secteurs de l'activité économique nationale".

Il s'agit, en fait pour le gouvernement, de trouver environ 40 milliards FCFA supplémentaires pour financer son budget 2014. Aussi, pour remédier à cette "situation préjudiciable aux ressources de l'Etat", l'administration fiscale a-t-elle pris un paquet de mesures.

Le tarif de la taxe sur les télécommunications (désormais dénommée taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l'information et de la communication) passe de 3% à 5%.

L'assiette de cette taxe est étendue au chiffre d'affaires issu de l'interconnexion entre entreprises, aux activités de ventes de capacités actives et passives, aux services internet ainsi qu'aux locations de liaison et pylônes. En somme, à toutes les activités liées à ce secteur.

Il est aussi institué une taxe spécifique sur les communications téléphoniques et les technologies de l'information et de la communication à la charge des consommateurs et assise sur le coût des communications téléphoniques et des accès internet. Reste à savoir ce que vont décider les entreprises de télécommunications : réduire le temps d'appel ou augmenter les tarifs de communication.

Sur ce point de la taxe spécifique, il est à relever que l'annexe fiscale à la loi de finances n° 2013-908 du 26 décembre 2013 portant budget de l'Etat pour la gestion 2014, telle que publiée au Journal officiel n°16, en son numéro spécial du vendredi 27 décembre 2013, ne précise pas le taux. Les députés ont donc voté l'annexe fiscale 2014 sans cette valeur.

Pour que l'administration fiscale prenne ce taux en compte, il faudrait que le parlement organise une session extraordinaire à cet effet. Sinon les entreprises redevables de cette taxe devront légitimement exiger des clarifications au directeur général des Impôts.

Le last est le relèvement de 25% à 30% du taux de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (Bic) applicable aux entreprises du secteur. Déjà que cette taxe est lourde, le directeur général des Impôts produit une note de service (n°/MPMB/DGI/DLCD/Sba/01-2014, du 16 janvier 2014) dans laquelle il précise que "le taux de 30% s'applique pour la première fois au bénéfice imposable déterminé au titre de l'exercice clos au 31 décembre 2013".

Cela signifie que l'administration fiscale a vulgairement et en toute conscience cassé le cou aux sacro-saints principes de la non-rétroactivité des actes juridiques et de l'annualité budgétaire. Tout ça parce que l'Etat a désespérément besoin d'argent. Et cette direction générale qui clame avec fierté avoir atteint ses objectifs fiscaux !

Certes l'Etat a besoin d'argent pour financer ses actions de développement. Force est de reconnaitre que toutes ces taxes applicables au secteur des télécommunications font planer un risque d'incapacité d'investissements d'un secteur hautement consommateur de capitaux (plus de 100 milliards FCFA d'investissements en 2012).

Source: Notre Voie

Congo-Brazzaville: L'ARPCE prévoit des sanctions à l'endroit de MTN et d’AIRTEL

L'Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) procédera dès la fin du premier trimestre 2014 à la suspension, voire au retrait de la licence des opérateurs Airtel et MTN si la qualité du réseau n'est pas rétablie dans les meilleurs délais

Le directeur général de l'ARPCE, Yves Castanou, a annoncé cette décision à l'issue de la réunion qu'il a eue avec les directeurs généraux des réseaux téléphonies opérant au Congo : MTN, Warid, Airtel et Azur.

« L'année 2013 a été marquée par plusieurs défaillances dans la téléphonie mobile. Il n'y a pas un endroit où les gens ne se sont pas plaints de la mauvaise qualité des services. Les raisons évoquées ont toujours été l'exécution de travaux en vue de l'introduction de la 3G. Cette fois, nous avons décidé de procéder à des sanctions », a déclaré Yves Castanou.

Par ailleurs, pour arrêter la prolifération des fraudes téléphoniques constatées depuis quelque temps, l'ARPCE a recommandé la poursuite de l'opération d'identification des abonnés. En effet, les cartes SIM non identifiées par les opérateurs (Airtel, 31,58% ; MTN, 37,93% ; Warid 83,78% ; Azur, 77,27%) serait la principale cause de ce phénomène.

Soulignons que pour combattre les réseaux frauduleux, l'ARPCE a acquis depuis l'année dernière un outil à même de localiser les sites des malfaiteurs. « En collaboration avec la gendarmerie, nous avons pu démanteler beaucoup de réseaux mafieux », a indiqué Yves Castanou.

En outre, une étude de marché a été également annoncée lors de cette rencontre. Elle aura pour but d'évaluer le besoin de portabilité, un service qui offrira aux abonnés la possibilité de changer d'opérateur tout en conservant leur numéro.

S'agissant du roaming, les opérateurs sont tenus d'informer leurs clients sur les coûts des appels lancés et reçus.

Notons que cette réunion annuelle avec les opérateurs de téléphonie mobile entre dans le cadre de la mission de l'ARPCE.

Source: Les Dépêches de Brazaville

En Bref – Actualités Télécom

- Le directeur des ventes de la SONATEL, qui s'exprimait lors d'un point de presse, a relevé que le groupe a déployé cette année 278 stations mobiles ou antennes BTS dans les différentes localités ou est célébré le Maouloud contre 228 stations mobiles, l'année dernière, soit 50 nouvelles antennes de plus.

- La République démocratique du Congo espère lancer la technologie de 4ème génération sur son marché des télécommunications en 2014. En vue de cela, les consultations préliminaires pour la vente de cette licence ont été lancées au cours d’une réunion de travail entre Tryphon Kin Kiey Mulumba, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (Pt-Ntic) et les directeurs généraux des opérateurs télécoms.

- L’opérateur sud-africain MTN a annoncé la vente de son portefeuille de tours de télécommunications au Rwanda et en Zambie à  la société IHS Holding.MTN a ainsi cédé aux filiales rwandaise et zambienne d'IHS  1228 tours (524 au Rwanda et 704 en Zambie).

- En Tanzanie, la société de téléphonie mobile Tigo, filiale du groupe Millicom, a lancé son guichet automatique: la Tigo Matic. ElIe permettra aux consommateurs de l’entreprise de recevoir et d’envoyer de l’argent, de payer des factures, de recharger leur compte et d’acheter ou de remplacer leur carte SIM perdue, à tout temps de la nuit ou du jour.

Cameroun: Les « call-box » en perte de vitesse

Ces revendeurs de crédit de communication sont de moins en moins visibles à certains coins de rue.

« J'ai abandonné le call-box depuis plusieurs mois parce que ça ne rapporte plus grand-chose », répond Helder Tumi à une de ses clientes qui l'a appelé pour avoir du crédit de communication. En effet, selon la jeune dame qui exerçait à Yaoundé, les bénéfices se sont beaucoup amenuisés au fil du temps. « Quand je me suis lancée dans cette activité, 30 000 F de crédit chargé pour les appels et les transferts rapportaient environ 9 000 au gérant du call box. Aujourd'hui, c'est à peine 3000 F de bénéfice », explique Helder Tumi pour justifier sa reconversion dans le commerce des sacs à main et des bijoux. « Je ne pouvais plus joindre les deux bouts avec ce que cela me rapportait », poursuit la jeune dame.

Quant à Jacky E., une autre gérante de « call-box », les tensions de trésorerie sont tellement importantes que la jeune femme a des difficultés à payer le loyer de son emplacement. « Je paie un loyer de 5000 F par mois sur la véranda d'un commerce mais, depuis quelques mois, je n'arrive pas à respecter mes engagements. Je suis obligée d'en appeler à la compréhension de la dame chaque fois que je lui donne de l'argent en partie », déplore Jacky E. La jeune fille avoue d'ailleurs qu'elle cherche les moyens pour se reconvertir dans une activité plus porteuse. Il faut dire que les « call boxeurs » s'appuient essentiellement sur les bonus proposés par les opérateurs de téléphonie mobile pour faire des bénéfices. Et force est de constater que ces bonus se font de plus en plus maigres, au point où les appels à faible coût (25 ou 50 F la minute) dans ces points ont disparu. Certains voient dans cette situation une politique des opérateurs de téléphonie mobile pour contrer ces petits commerçants qui leur faisaient déjà une concurrence déloyale.

Beaucoup d'autres « call boxeurs » ont mis la clé sous le paillasson face à ces difficultés, ayant trouvé mieux ailleurs. Claire T., qui a exercé dans le secteur pendant plusieurs années, s'est essayée à divers petits métiers avant de se fixer dans un laboratoire photo. Edouard Ngoufack a, pour sa part, abandonné dès qu'il a trouvé mieux. « Je ne faisais le call box que pour m'occuper. Dès que j'ai eu le concours de l'Ecole normale supérieure de Yaoundé, j'ai abandonné », affirme le jeune homme. Le récent recrutement de 25 000 jeunes diplômés à la Fonction publique a également récupéré bon nombre de ces « call boxeurs ».

Du coup, les usagers de ces commerces sont quelque peu en difficulté. « Il y a quelque temps, on trouvait les « call-boxeurs » à pratiquement tous les 50 m. Maintenant, il existe des endroits avec un seul « call-boxeur » à des centaines de mètres à la ronde », déplore un habitant de Yaoundé. « Cette rareté impose à certains de ne pas faire de gros transferts de peur de ne pouvoir satisfaire tout le monde », souligne un autre. Pour ne pas être en panne de crédit, certains usagers optent pour les transferts lointains. « J'ai pris le numéro du « call-boxeur » de mon quartier et quel que soit l'endroit où je me trouve, je peux lui demander du crédit que je paie dès que je suis de retour au quartier », indique Marlyse Djab, cadre d'entreprise. Sinon, il y a toujours les « call boxeurs » ambulants...

Source: Cameroon Tribune

Sénégal: Le concepteur du système d'achat par « Sms » demande la protection des brevets

Pour booster la recherche dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (Tic), Amadou Lamine Kane, un ingénieur sénégalais qui a conçu un système permettant de faire payer des prestations ou des achats de produits par « Sms », demande à l'Etat de protéger les brevets.

L'ingénieur-chercheur en téléinformatique, Amadou Lamine Kane, demande au gouvernement sénégalais de protéger davantage les brevets délivrés par l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). « L'avantage d'avoir un brevet est de pouvoir le protéger.

Actuellement, beaucoup d'entreprises qui n'ont pas de pétrole ont pu se développer grâce à leurs brevets. Au Sénégal, on n'a pas encore cette culture. Ce qui fait que les occidentaux viennent souvent y prendre gratuitement des produits », a souligné M. Kane lors d'un point de presse.

Ainsi, un bon système de protection permettra aux jeunes chercheurs de mieux vivre de leurs activités. « En 2009, j'avais conçu un système qui permet de faire payer des prestations ou des achats de produits par « Sms ». Je l'avais déposé au Bsda, qui m'a demandé de saisir l'Oapi.

C'est ainsi que j'ai pu le breveter », a-t-il déclaré. Le jeune ingénieur dit alors être surpris de voir des entreprises s'activant dans le domaine des postes et des télécommunications ainsi qu'une institution financière utiliser ce système. Il faut que l'Etat protège les brevets et renforce le dispositif juridique existant pour encourager la recherche.

« Beaucoup de sociétés peuvent se développer grâce à leurs brevets. L'Etat doit faire des efforts en protégeant davantage les productions intellectuelles. L'artisanat est aussi concerné. Plusieurs produits quittent le Sénégal pour aller en Europe. Une fois sur ce continent, les Européens les multiplient gratuitement », s'est-il désolé.

A l'en croire, le Sénégal a le potentiel d'engranger des succès dans le domaine des innovations technologiques. « Il faut harmoniser les textes de l'Oapi et ceux du Sénégal, et exiger que les multinationales achètent les brevets des producteurs locaux », a lancé M. Kane.

 

Source: Le Soleil
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