L'éditorial du mois

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Congo-Brazza: Pata Express, un prestataire de paiements mobiles se taille sa place sur le marché et envisage de lancer un annuaire et des services d’information sur mobile

Le lancement de systèmes de paiement via le mobile par des opérateurs télécoms africains s’accompagne toujours de beaucoup de publicité tandis que des services similaires lancés par d’autres organisations bénéficient rarement d’une telle couverture médiatique. Durant sa récente visite au Congo-Brazza, Isabelle Gross s’est entretenue avec Alain Ndalla, le directeur général de Pata Express sur leur service de paiement via mobile et d’autres services que la société compte lancer dans les douze prochains mois.

Il y a  environ presqu’un an de cela que Pata Express a démarré son service de transfert et de paiement via mobile au Congo-Brazza. Pour respecter les règles bancaires locales, Pata Express s’est associé à une organisation bancaire et dans leur cas, ils ont signé un partenariat avec des organismes de micro-finance. Leur service est disponible via les différents organismes de micro-finance auxquels ils sont associés. Selon Alain Ndalla, travailler avec des organismes de micro-finance a été mutuellement bénéfique.

Les partenariats avec des organismes de micro-finance ont permis à Pata Express de bénéficier de la base de clients de ces organismes et de leurs agences réparties à travers le pays. En contrepartie Pata Express offre aux agences locales de micro-finance un système de comptabilité en temps réel autour duquel est structuré le service de transferts via mobile. Dans le passé, les agences locales de micro-finance mettaient plusieurs jours pour comptabiliser les transactions journalières alors qu’aujourd’hui ils peuvent recevoir un rapport des transactions effectuées durant une journée à la fin de la journée.

Le centre data de Pata Express basé à Brazzaville gère en temps réel l’ensemble des transactions qui sont effectuées sur le réseau. En terme de sécurité, les agences locales de micro-finance doivent procéder à une double identification avant de pouvoir se connecter au réseau. Tout d’abord l’agence de micro-finance s’identifie lors de la connexion et ensuite l’agent opérant le service doit aussi s’identifier par SMS.

Pour utiliser le service de transferts de Pata Express, il faut ouvrir un compte auprès d’un des organismes de micro-finance qui travaillent en partenariat ave la société. Après douze mois d’activités, Pata Express compte plusieurs milliers de clients. Cela n’est pas si mal si l’on considère que la population totale du Congo ne dépasse pas les quatre millions d’habitants. Pata Express compte agrandir son portfolio de services en ajoutant le paiement de factures ou de salaires mais pour l’instant les efforts de développement se concentrent dans la construction d’une plateforme de services qui s’appellera « PhonePage ».

Selon Alain Ndalla, PhonePage combinera un magasin de vente d’applicatifs mobiles, une place de marché pour vendre des produits et services et un servie d’information, le tout accessible par SMS. La société s’est associée à un opérateur mobile local et PhonePage sera officiellement lancé en décembre prochain. La plateforme PhonePage permet par exemple à des personnes ou des sociétés de créer leur propre espace ou ils peuvent décrire les services et les produits qu’ils souhaitent mieux faire connaître ou vendre.

Un espace est créé dans l’annuaire par SMS et les consultations de la base de données PhonePage se font aussi par SMS. Pour tester le service, j’ai demandé à PhonePage des informations à propos d’Alain Ndalla. Quelques secondes plus tard j’ai reçu une réponse par SMS avec les informations suivantes « passionné de techno, d’art, d’architecture et de jazz ».  L’idée centrale de PhonePage c’est de créer une base de données avec des informations locales qui seront facilement accessibles de n’importe quel type de téléphone mobile.

Combinés ensemble, PhonePage et Pata Express ont le potentiel d’augmenter la visibilité des services et produits locaux et d’en faciliter par la suite le paiement. Pata Express est pour l’instant le seul fournisseur de services de transferts via mobile au Congo mais la situation va bientôt changer.

L’opérateur mobile MTN en partenariat avec Ecobank compte lancer son service MTN-Money en novembre prochain. D’autres suivront et le prochain challenge technique et financier sera de créer un environnement qui permettra aux Congolais de faire des transferts et des paiements entre les différentes plateformes offrant ces services.

L’intégralité des bénéfices des services de transferts et de paiements via mobile se ressentira seulement en Afrique, une fois qu’une interopérabilité entre les différentes plateformes sera réalisée. Cela n’est pas vraiment un discours que les opérateurs mobiles veulent écouter. Cela dit, l’interopérabilité des systèmes est nécessaire et le plus tôt sera le mieux.

L’Internet à des prix abordables au Congo-Brazza : un chantier en cours

Un certain nombre de pays le long de la côte ouest de l’Afrique auront bientôt accès pour la première à de la capacité internationale via la fibre optique. C’est le cas du Congo qui sera sous peu connecté au câble sous-marin de fibre optique WACS. Pour ce pays comme pour les autres pays africains accédant pour la première fois à de la capacité internationale fibre, les opportunités et les challenges sont nombreux. Avec l’arrivée d’importantes capacités internationales, les internautes congolais sont en droit d’espérer une baisse significative des prix des connexions Internet. Selon Isabelle Gross, cet objectif n’a de chance d’être réalisé que si les questions  liées à la gestion et à l’accès à la capacité internationale sont résolues auparavant.

La Mauritanie, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée-Conakry, le Sierra Leone, le Libéria, le Togo, Sao Tomé et Principe, la Guinée Equatoriale, les deux Congos et la Namibie. Au total 12 pays africains le long de la côte ouest auront bientôt et pour la première fois accès à de la capacité international via la fibre. Le câble sous-marin ACE vient juste d’arriver en Gambie ou comme la photo ci-dessous le montre l’enthousiasme et l’excitation ont été à la mesure de l’événement.  L’arrivée de capacité internationale via la fibre n’est pas une petite chose pour ces 12 pays car elle leur permettra de s’arrimer aux réseaux fibre qui interconnectent la plupart des pays du monde et de poser la première pierre d’achoppement vers la construction d’une économie numérique.

Alors que les opportunités sont bien là et palpables, l’histoire du câble SAT3 a montré dans de nombreux cas que la gestion de la capacité internationale par l’opérateur historique a été un échec. A l’exception de la Sonatel au Sénégal, de Côte d’Ivoire Télécom en Côte d’Ivoire et plus récemment de Bénin Télécom au Bénin qui a compris qu’écouler une partie du trafic voix et data en provenance du Nigéria lui permettait d’augmenter les revenus qu’il tire de la vente de capacité internationale sur SAT3,  nombreux ont été les opérateurs historiques qui n’ont pas su tiré partie de cette opportunité. Parmi eux, on peut citer la Camtel au Cameroun, Gabon Télécom au Gabon ou encore Nitel au Nigéria. Leur gestion de la capacité internationale sur SAT3 s’est traduite durant de nombreuses années par des prix par MB exorbitants (au-dessus de 5,000 dollars US par mois) et une qualité de service douteuse. L’échec le plus flagrant a été avec Nitel au Nigéria. L’opérateur historique disposant d’un monopole d’accès à la capacité internationale sur SAT3 a non seulement pratiqué des prix très  élevés mais aussi son service en terme de qualité n’a pas été à la hauteur des standards internationaux. C’est seulement par la suite grâce à la société Suburban Telecoms qui a tiré un câble de fibre optique entre le Nigéria et le Bénin (avec connexion sur SAT3 à Cotonou) que les opérateurs télécoms du Nigéria ont pu acheté de la capacité internationale sur SAT3 à des prix plus raisonnables et avec une meilleure qualité de service à la clé.

Quelles sont les leçons à tirer de ces échecs de gestion de la capacité internationale fibre? Elles sont de deux ordres:
- l’opérateur historique n’est pas nécessairement l’entité la plus à même pour gérer efficacement la nouvelle capacité internationale qui va arriver
- la gestion sous forme de monopole de la capacité internationale encourage à maintenir des prix artificiellement élevés de la capacité internationale

Pour en revenir au Congo, donner par exemple la gestion de la capacité internationale qui viendra avec le câble WACS à Congo Télécom, l’opérateur historique, c’est la mort annoncée de toute chance de voir un jour des services Internet à des prix abordables. Congo Télécom n’a ni les capacités techniques  ni le savoir faire commercial (la dette actuelle de la société est une bonne mesure de son incompétence) nécessaires à une gestion efficace de la capacité internationale. Si l’objectif du gouvernement congolais est de saisir les opportunités offertes par l’arrivée de la capacité internationale en particulier en termes de réductions potentielles des prix des services Internet, il lui faudra la volonté politique de prendre les décisions appropriées. Aujourd’hui  les prix au détail des services Internet au Congo tournent toujours aux alentours de 50,000 francs CFA par mois (100 dollars US). C’est loin d’être à la portée de tout le monde si l’on se réfère par exemple au salaire moyen des fonctionnaires qui est de l’ordre de 80,000 à 100,000 francs CFA par mois (entre 160 et 200 dollars US par mois)

La situation est même pire au Congo RDC ou la Société Commerciale des Postes et des Télécommunications, la SCPT (ex-OCPT) est en charge de la construction de la station d’amérissage. Pas plus tard que le 6 septembre dernier, le journal local le Potentiel rapportait que  Mr Jean-pierre Muhongo, l’Administrateur délégué général de la SCPT a été démis de ses fonctions et arrêté pour détournement d’une partie des fonds (environ 3 millions de dollars US) alloués à la construction de la station d’amérissage.

Sur le second point relatif à la gestion sous forme de monopole de la capacité internationale, les exemples de prix exorbitants de commercialisation de la capacité internationale sur SAT3 abondent. Aujourd’hui, quelles sont les options qui s’offrent aux gouvernements africains pour éviter des prix artificiellement élevés de la capacité internationale ? Dans des pays tel que le Nigéria qui aura bientôt accès à de la capacité internationale provenant de 5 câbles sous-marins différents (SAT3, Glo One, Main One, WACS et ACE) le jeu de la concurrence entre les différents fournisseurs a fait baissé les prix et les fera encore baissé dans l’avenir. A l’heure actuelle, le mégabit de capacité internationale se vend aux alentours de 300 dollars. Dans la plupart des 12 pays le long de la cote ouest de l’Afrique qui vont accéder pour la première fois à de la capacité internationale par fibre, l’accès sera limité à un câble sous-marin et par conséquent le principe de jeu de la concurrence ne s’appliquera pas. Le Congo est dans cette situation avec un seul accès à de la capacité internationale (WACS).  En revanche, nul n’interdit à ce pays et ses gouvernants de mettre en place un modèle d’accès ouvert (open access) garantissant un accès égal et non-discrimatoire à la capacité internationale tant sur le plan commercial que technique. Encore une fois, il s’agit de mettre en adéquation un objectif, favoriser l’accès à l’Internet des congolais avec des décisions politiques (mettre en place le cadre réglementaire de l’open access) supportant cet objectif.

Avec 5 câbles sous-marins qui seront tous prochainement en activité, la capacité internationale disponible le long de la cote ouest de l’Afrique se comptera en térabits (avec une offre supérieure à la demande actuelle).Il est donc peu probable qu’il ait d’autres projets de câble sous-marins dans les années à venir. Par conséquent il est important que ces 12 pays dont le Congo « ne ratent pas le train » en terme d’utilisation plus la efficace que possible de la capacité internationale qui va bientôt s’offrir à eux.

Taxe sur les appels internationaux entrants: La liste des pays africains tentés d’introduire cette taxe s’allonge

La liste des pays africains qui ont introduit, songe à introduire ou ont renoncé à introduire une taxe sur les appels internationaux entrants s’allonge de jour en jour. Cette liste non exhaustive comprend le Congo-Brazzaville, la Guinée, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Mauritanie, le Ghana, Madagascar, le Sénégal et le Libéria. Balancing Act a suivi cette affaire depuis la tentative avortée en Côte d’Ivoire en août 2009. Isabelle Gross résume les derniers rebondissements dans cette affaire au Sénégal et revient sur le projet de réglementation de l’Autorité des Télécommunications du Libéria d’introduire une taxe similaire dans l’un des pays les plus pauvres du continent africain.

Le 24 août 2011 marque le retour de la taxe sur les appels internationaux entrants au Sénégal suite à la signature du décret présidentiel  No 2011-127. Un bien triste jour pour le secteur des télécommunications au Sénégal et la diaspora sénégalaise ! Selon la presse sénégalaise, les prises de position des partisans et des opposants au décret réintroduisant une taxe sur les appels internationaux entrant ont été comme suit durant les derniers dix jours (il s’agit d’une sélection):
- Seneweb rapporte  le 7 septembre que l’intersyndicale de la Sonatel s’est réunie  pour discuter d’un plan d’action pour faire reculer l’Etat. Selon Ndèye Founé Niang, secrétaire générale du Sntp, l’intersyndicale a décidé de lancer « les mercredis de la honte », qui se feront toutes les semaines.
- dans son édition du 6 septembre, Sud Quotidien publie que l’Entente nationale des associations de consommateurs (Enac) n’est pas d’accord avec l’attitude de Momar Ndao, président de l’Ascosen (Association des consommateurs du Sénégal) qui défend l’introduction de cette taxe.
- dans une interview accordée à Rewmi, le Ministre chargé des télécommunications, M Moustapha Guirassy répond aux propos de la Directrice de la Communication de la Sonatel (dont toute l’argumentation est bien sur en défaveur de la taxe)
- le 6 septembre encore, Dakaractu annonce être en possession d’un document de 33 pages qui développe un argumentaire détaillé en faveur de la surtaxe des appels internationaux entrants.
- le 30 août, le journal local le Soleil publie que le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic, porte-parole du Gouvernement, Moustapha Guirassy, a annoncé la mise en place imminente d'une commission nationale de surveillance des appels téléphoniques entrants au Sénégal. Le ministre, qui a d'abord confirmé la signature du décret instituant un système de contrôle et de tarification des appels entrants par le chef de l'Etat, a indiqué que le contrôle sera assuré par l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp). La mise en place de cette commission nationale, a dit le ministre Guirassy, prouve la volonté de l'Etat d'assurer « la transparence ».
- Le 24 août dernier, l'Organisation des professionnels des technologies de l'information et de la communication (Optic), évoquant la question de la surtaxe sur les appels internationaux, invitait à une concertation nationale regroupant tous les professionnels du secteur. Une démarche qui, selon cette organisation, semble être indispensable pour trouver une solution qui agrée toute les parties. Cette invite de l'Optic part du fait que les différents acteurs du secteur sont loin d'avoir un avis favorable sur le sujet qui concerne la surtaxe des appels entrants.

Alors que la pression continue au Sénégal en faveur du retrait de ce nouveau décret introduisant une taxe sur les appels internationaux entrants, la société Global Voice Group (GVG), le leader dans le domaine des systèmes de contrôle n’est plus la seule société offrant de tels services. N’importe quel ingénieur télécoms vous dira qu’il n’y a pas besoin de chercher de « midi à quatorze heures » pour développer un système de contrôle des appels internationaux entrants. Les autres sociétés qui offrent aujourd’hui un service similaire à celui de GVG ont compris qu’il y a de l’argent à faire dans ce créneau et qui plus est c’est de l’argent facile.

Suivant les traces du Sénégal, du Ghana ou encore de la Guinée, le Libéria s’est décidé à s’engager dans la même voie. Au début du mois d’août, l’Autorité des Télécommunications du Libéria (Liberia Telecommunications Authority (LTA)) a sorti un projet de réglementation sur le trafic international. Ce document de quatre pages a du être écrit à toute vitesse parce qu’il manque de clarté quant au type de trafic qui sera contrôlé et taxé. Dans son projet de réglementation, LTA fait parfois référence « aux appels internationaux entrants et sortants » tantôt à « tous les appels routés vers le code pays +231 » ou encore « la mise en place d’un système de contrôle et de rétention pour le trafic domestique et le trafic international entrant ».  Le moins que l’on puisse dire c’est que ce projet de réglementation reste bien confus à l’exception de l’article dans lequel LTA prescrit que « tous les appels internationaux entrants terminant sur des numéros d’abonnés avec le code pays +231 sont assujettis à une taxe réglementaire minimum de 0.15 dollars US par minute (en supplément du prix en gros qui est aux alentours de 0.12 dollars US par minute) qui sera collecter par l’opérateur de terminaison pour le compte de LTA ».

Tandis que les opérateurs télécoms du Libéria vont être transformés en collecteurs d’impôts, il reste toujours d’actualité de rappeler à LTA que cette taxe réglementaire est en contravention avec la Convention de Melbourne de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) de 1988  et l’accord sur le commerce des services de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de 1998.

La convention de Melbourne qui a été signée par une majorité de pays africains comprend un Règlement des Télécommunications Internationales (RTI) qui stipule dans son article 6 intitulé « Taxation et comptabilité » à l’alinéa .1.3 « Quand la législation nationale d'un pays prévoit l'application d'une taxe fiscale sur la taxe de perception pour les services internationaux de télécommunication, cette taxe fiscale n'est normalement perçue que pour les services internationaux facturés aux clients de ce pays, à moins que d'autres arrangements soient conclus pour faire face à des circonstances spéciales. » Il ressort clairement que cette nouvelle taxe sur les appels entrants sera payée par l’appelant à l’étranger et par conséquent elle est en violation directe avec les règles définies par le Règlement des Télécommunications Internationales qui s’appliquent à tous les pays signataires de la convention de Melbourne.

Par ailleurs l’annexe du quatrième protocole d’Accord sur le Commerce des Services (AGCS), Accord sur les télécommunications de base, négocié sous les auspices de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en février 1997, entré en vigueur le 1er janvier 1998, indique que les taxes de répartition telles que les tarifs d’interconnexion nationaux doivent tendre vers les coûts. En d’autres termes, les taxes de répartition ne doivent pas être plus élevées que les tarifs d’interconnexion locaux (sauf prise en compte du coût additionnel minimal du segment international). Au vue de ces deux articles, il apparaît clairement qu’aucune taxe ne doit être appliquée au trafic international entrant.

Il convient aussi de rappeler la Déclaration de Dakar de novembre dernier dans laquelle les opérateurs télécoms de l’Afrique de l’Ouest réitèrent leur opposition à un tel système de taxation. En parallèle aux violations légales, le Libéria devrait aussi considérer les conséquences économiques de l’introduction d’une taxe sur les appels internationaux entrants: elle aura un impact négatif sur la compétitivité du pays en accroissant le coût de faire des affaires durant une période de récession mondiale; l’augmentation du prix de terminaison des appels internationaux entrants aura un effet négatif sur les entreprises de Libéria tourné vers l’import/export; pour les familles au Libéria avec des membres vivant à l’étranger, l’augmentation du prix d’appel vers le pays se traduira par des appels plus courts et moins d’argent disponible pour envoyer au Libéria.

J’ai récemment échangé par mail avec un Libérien résidant aux USA et sa réponse quant à l’introduction d’une taxe sur les appels internationaux entrants a été comme suit « la taxe réglementaire de LTA n’est pas progressive dans mon opinion ». Le point principal s’est l’aspect progressif. Il s’agit bien de développer un cadre réglementaire qui soutient le développement des TICs et non pas une réglementation qui prend les opérateurs télécoms et les consommateurs pour des vaches à lait !

Les opérateurs africains commencent à lancer des offres de type Blackberry

Face à une diminution de l’ARPU voix et des revenus data incertains des services 3G (lancés ou dont le lancement prochain a été annoncé), un certain nombre d’opérateurs africains réfléchissent à générer des revenus supplémentaires en offrant des services qui ne nécessitent pas des investissements lourds en CAPEX. La société Synchronica propose aux opérateurs mobiles africains un portfolio de services regroupant le mail, la messagerie instantanée et l’accès aux réseaux sociaux. L’éventail de service est comparable à celui de Blackberry et la signature récemment d’un contrat au niveau du groupe Bharti-Airtel marque un tournant pour la société. Isabelle Gross s’est entretenue avec David Clark, le Responsable Marketing à Synchronica du partenariat avec Bharti-Airtel, du rachat du service de messagerie de Nokia et des opportunités d’affaires en Afrique.

En juin 2011, Synchronica avait annoncé la signature d’un contrat au niveau du groupe Bharti-Airtel pour le déploiement des  services offerts par sa plateforme « mobile gateway 5 » dans l’ensemble des opérations de Bharti-Airtel incluant ses opérations en Afrique. Selon David Clark, le Ghana sera le premier pays africain ou Synchronica lancera sa plateforme de services sous le label « Airtel Connect ». Des lancements pilotes visant à tester le portfolio de services avant la commercialisation sont en cours dans d’autre pays africains dans lesquels Airtel opère.

Au Ghana, Airtel Connect sera proposé avec l’ensemble des services disponibles sur la plateforme mobile gateway 5 pour un abonnement mensuel de 1.5 dollars US. Les abonnés mobiles auront accès au push mail (similaire au service mail de Blackberry), à la messagerie instantanée et un choix de réseaux sociaux. L’argument de vente le plus fort pour Synchronica est que ses services fonctionnent avec plus de 6,000 combinés mobile différents – du téléphone de base au smartphone.

C’est un argument très attractif parce qu’un grand nombre d’opérateurs mobiles africains ont peu d’influence sur les combinés mobiles vendus dans le pays (ce sont des marchés prépayés presque à 100%) ou ils opèrent. Des téléphones de base, des combinés avec des fonctionnalités plus avancées et des smartphones se vendent dans les pays africains à travers des réseaux de distribution qui sont largement hors du contrôle des opérateurs mobiles. Il y a quelques mois de ça, un fabricant de smartphone s’est plaint auprès de moi du Nigéria ou il lui est difficile de construire une stratégie marketing avec les opérateurs mobiles locaux parce que la majorité des combinés entrent le pays par d’autres moyens.

David Clark explique aussi que la plateforme mobile gateway est rapide à déployer et relativement peu chère. Dans le cas de Bharti-Airtel, la plateforme mobile gateway sera disponible selon un modèle de licence perpétuelle en contrepartie d’un paiement unique mais Synchronica propose aussi un paiement basé sur un nombre anticipé d’abonnés mensuels. Cette modalité de paiement est sans doute mieux adaptée pour des petits opérateurs mobiles qui ne souhaitent pas ou qui ne peuvent pas se permettre un paiement élevé dès le départ et qui se sentent plus à l’aise avec des paiements mensuels basés sur le nombre d’abonnés mobiles utilisant le service.

La plateforme mobile gateway de Synchronica est offerte sans un label ce qui permet aux opérateurs mobiles d’apposer leur propre marque sur le portfolio de services. Par conséquent ils restent propriétaire de leur clientèle, un plus pour la rétention de la base clients et une opportunité pour acquérir de nouveaux clients attirés par ces services interactifs offerts.

Le portfolio de services disponibles sur la plateforme mobile gateway peut être adapté à la segmentation de la base clients de l’opérateur mobile: le push mail, la messagerie instantanée et les réseaux sociaux peuvent par exemple seulement être disponibles pour la clientèle entreprise tandis la messagerie instantanée et les réseaux sociaux seront seulement disponibles pour les étudiants pour un abonnement mensuel plus bas. Dans le cas d’un opérateur mobile en Gambie qui était sous pression d’offrir un service à sa clientèle entreprise que le différencie de la concurrence, Synchronica a mis en place sa plateforme offrant le push mail sur un réseau 2G.

En ce qui concerne le rachat du service de messagerie de Nokia, David Clark explique que Synchronica envisage d’intégrer le service de messagerie dans le portfolio de la plateforme mobile gateway. Pour la société il s’agit en quelque sorte d’une introduction à la technologie mobile utilisée par Nokia et l’objectif est de l’utiliser pour enrichir la prochaine version de la plateforme mobile gateway avec plus de fonctionnalités tout en offrant une meilleure expérience aux abonnés mobiles avec des combinés à fonctionnalités avancées ou des smartphones.

En marge de cette acquisition, Synchronica a remporté le contrat de maintenance et de support du service de messagerie offert par Nokia. Bien que Synchronica soit très occupé à élargir son portfolio de services pour les opérateurs mobiles et les clients entreprises, la société cherche aussi à renforcer ses relations avec les fabricants de téléphones. Elle a déjà signé huit contrats dont deux avec des fabriquant de premier rang et six contrats avec des fabricants de second rang. Synchronica a par exemple signé un contrat avec le fabricant de téléphone mi-fone, un fabricant de combinés peu chers offrant l’ensemble de la gamme de portables du modèle de base au smarpthone. Pour Synchronica l’objectif est de signer plus de partenariats de ce type de préférence avec des fabricants de premier rang pour renforcer sa position dans ce segment.

Malgré tous ses efforts de développements, Synchronica continuera à se concentrer sur les marchés émergeants et ce malgré le fait que l’accord avec Nokia a permis à Synchronica d’acquérir une base de clients en Europe et en Amérique du Nord. Selon David Clark, les marchés émergeants et l’Afrique sont les marchés qui présentent les meilleures perspectives de croissance, une sorte de « dernière frontière » de la croissance.

Aujourd’hui en Afrique, il y a environ 500 millions d’utilisateurs de la téléphonie mobile tandis que le continent compte plus d’un milliard d’habitants. Il reste une demande à servir alors que dans les pays développés, la pénétration de la téléphonie mobile a atteint des taux de saturation avec des taux de pénétration supérieurs à 100% dans la plupart des pays. Offrir des services mobiles aux 500 millions d’Africains (moins 200/300 million d’enfants en bas age) qui restent, présentent d’importants challenges pour les opérateurs mobiles et des fournisseurs de services comme Synchronica. Ces utilisateurs potentiels du mobile auront un ARPU très bas et par conséquent la marge de manœuvre en termes d’investissement et de dépenses opérationnels ne permettra pas aux opérateurs mobiles de faire des erreurs et par conséquent des services à valeur ajoutée devront venir à des prix plus bas qu’aujourd’hui.

L’Afrique du Sud lance son premier site comparatif des services haut-débit

Avec le nombre grandissant de fournisseurs d’accès Internet offrant une variété de forfaits data, les Sud-africains ne savent plus que choisir. C’est une bonne chose en soi mais les utilisateurs se retrouvent contraints à rechercher eux-mêmes les offres les mieux adaptées à leurs besoins. Le lancement de www.broadbandcomparison.co.za au début de ce mois propose aux internautes Sud-africains de nouveaux outils leur permettant de faire un choix informé concernant leur connexion haut-débit. Durant un entretien avec Chris Cox, le directeur marketing à Compare Services SA, Isabelle Gross a obtenu plus de détails sur les outils que ce nouveau site comparatif propose.

www.broadbandcomparison.co.za est un projet initié par deux jeunes entrepreneurs Sud-africains: Chris Cox qui dispose d’une solide expérience dans le marketing en ligne et Ian Saunders, un expert informatique qui a été impliqué dans la programmation des interfaces des plus grands sites comparatifs au Royaume Uni.

L’objectif principal du site comparatif est de fournir aux internautes une interface aussi simple que possible pour trouver soit le service haut-débit le moins cher soit le plus rapide disponible dans leur zone. Bien trop souvent les sites comparatifs invitent les utilisateurs à compléter un long formulaire qui peut prendre jusqu’à 15 minutes pour remplir. Avec ce nouveau site comparatif, les utilisateurs ont seulement besoin de saisir leur numéro de téléphone fixe (pour rechercher les services qui sont disponibles dans leur zone) et de sélectionner un critère parmi les quatre suivants: le moins cher, le plus rapide, illimité ou sans fil. Selon Chris Cox,  www.broadbandcomparison.co.za  recherche les services offerts parmi les 12 plus grands fournisseurs d’accès Internet en Afrique du Sud.

Le site qui a seulement été mis en ligne le 1er août n’enrégistre pas encore beaucoup de trafic en termes de visiteurs mais Chris est convaincu que le nombre de visiteurs va aller en augmentant parce l’Internet est de plus en plus important pour un grand nombre de Sud-africains. Selon lui il y a deux types internautes Sud-africains. Un premier groupe est constitué de férus de l’informatique et de l’Internet et se sont certainement eux qui seront dans un premier temps les plus attirés par ce site comparatif. La vaste majorité des internautes Sud-africains sont à l’aise avec Facebook mais n’ont pas l’habitude d’utiliser des sites comparatifs.

Les services offerts par le site comparatif .broadbandcomparison.co.za sont gratuits pour les utilisateurs. Leur chiffre d’affaires est généré par un système de recommandations et de la publicité. Selon Chris, la société a signé des accords avec les principaux fournisseurs d’accès Internet leur permettant de toucher une commission sur chaque forfait Internet vendu à travers le site comparatif. Il n’y a pas de doute que cette affaire est une question de volume et il sera vital pour le site comparatif d’attirer autant de visiteurs que possible pour en assurer sa viabilité financière.

www.broadbandcomparison.co.za permet à présent seulement de faire des comparaisons entre les offres haut-débit fixes et sans fil en Afrique du Sud mais les deux entrepreneurs ont prévu de couvrir les offres haut-débit mobiles très prochainement. C’est certainement dans ce segment qu’il y a le plus grand potentiel parce que du plus en plus de Sud-africains accèdent l’Internet via une connexion mobile. Dans son rapport trimestriel datant de juin 2011,  Pieters Uys, le DG du groupe Vodacom rapporte qu’en Afrique du Sud le nombre de clients data actifs a augmenté de 37.7% pour atteindre le chiffre de 9.6 millions et le nombre de client avec un forfait Internet mobile a augmenté de 86% pour atteindre 3 millions. Durant le dernier trimestre seul l’opérateur mobile a enregistré 425,000 nouveaux clients data.

Libéria: Cellcom développe une application mobile pour le recensement des abonnés du mobile

Le Libéria, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique s’est aussi engagé dans la course au recensement de ses abonnés mobiles. Le processus a été officiellement lancé le 18 juillet dernier par l’autorité de régulation (Liberia Telecommunications Authority – LTA). Les opérateurs mobiles ont pour objectif de compléter le processus de recensement en 90 jours à partir de la date de commencement – une période bien courte pour recenser environ 1.6 million d’abonnés. Isabelle Gros s’est entretenue avec Avishai Marziano, le Directeur Général de Cellcom, l’un des quatre opérateurs mobiles actif au Libéria sur ce que le recensement des abonnés suppose pour un opérateur mobile et sur le développement d’une application mobile pour faciliter ce processus.

En mars dernier, LTA a commencé à parler du lancement du recensement des abonnés mobiles, un processus qui selon l’autorité de régulation se fera en parallèle avec l’introduction d’un nouveau plan national de numérotation. En d’autres termes, LTA pensait faire d’une pierre deux coups. Selon Avishai Marziano, le Directeur Général de Cellcom, le temps de préparation étant un peu court, ils se sont immédiatement attelés à la tache avec la préparation de la liste des informations requises, la rédaction du formulaire de recensement et le développement des supports informatiques pour le client et les logiciels pour les serveurs. L’idée directrice de Cellcom était d’introduire un processus de recensement aussi rapide que possible ne nécessitant pas de collecter les informations sur un formulaire papier. Avec ces objectifs en tête, ils ont développé une application mobile sous Windows7 leur permettant de capturer toutes les informations requises, de prendre la photo de l’abonné et de scanner sa pièce d’identité avec la caméra du téléphone mobile. Les données enregistrées dans le téléphone mobile sont ensuite envoyées vers un serveur et encryptées pour assurer la confidentialité des informations fournies par l’abonné. Selon Avishai, l’application mobile permet de saisir l’ensemble des données et cela ne prend pas plus de 5 minutes pour compléter le formulaire de recensement. Il espère que ce système permettra d’enregistrer sur le vif les abonnés mobiles.

Pour achever le recensement en 90 jours, Avishai estime que l’opérateur mobile devra recenser entre 3,000 et 4,000 abonnés par jour. Cela ne sera pas trop difficile dans la capitale, Monrovia mais le recensement dans les zones rurales sera plus compliqué à cause du mauvais état des routes et la saison des pluies qui n’est pas encore terminée. Au Libéria, les opérateurs démarrent le recensement de zéro en comparaison avec des pays africains qui par exemple ont déjà lancé des services de paiements via le mobile. Dans ces pays les opérateurs mobiles disposent déjà d’informations sur leurs abonnés parce qu’il leur faut suivre les règles d’identification instituées par les banques. Il est facile de voir que du point de vue d’un opérateur mobile, le recensement des abonnés mobiles représente un investissement lourd en capital et en coûts opérationnels. En plus l’autorité de régulation n’a pas vraiment prévenu les opérateurs bien en avance ce qui ne leur a pas permis d’inclure ces dépenses de leur budget annuel. Néanmoins Cellcom envisage de déployer entre 200 et 300 points d’enregistrement occasionnant un coût supplémentaire de main d’œuvre estimé entre 50,000 et 75,000 dollars US par mois. Cela implique aussi que la taille de la compagnie va doubler durant cette période et selon Avishai il s’agit de s’assurer que la société et les employés sont bien  préparés à cet effet.

Du côté positif, Avishai est convaincu que le processus de recensement est aussi une bonne opportunité pour l’opérateur mobile d’acquérir de nouveaux clients. Les agents chargés du recensement ont la tache d’aller vers les clients que cela soit dans les universités ou les cantonnements militaires par exemple pour enregistrer les clients mais aussi pour en conquérir de nouveaux. Avishai pense que le recensement des abonnés mobiles permettra la création d’un annuaire et servira de plateforme pour développer d’autres services comme les services de paiement via mobile et les projets de micro-finance.

En plus du développement de l’application et des logiciels pour le processus de recensement, les opérateurs mobiles au Libéria sont aussi en charge d’expliquer le pourquoi du recensement aux abonnés mobiles. Selon Avishai, les choses ne vont pas si mal pour le moment et les clients montrent plus de confiance dans le recensement électronique que dans le formulaire papier. Il semble aussi que les abonnés mobiles font plus confiance aux opérateurs mobiles qu’à l’administration quant à la confidentialité et la sécurité des informations qu’ils ont à fournir. Bien que la réglementation concernant le recensement des abonnés mobiles prévoit que l’autorité de régulation gardera les informations dans une banque centrale de données, la situation qui prévaut actuellement, est que les opérateurs garderont les informations sur leurs abonnés et ne le divulgueront que sur demande spécifique venant du régulateur. En fin de compte ce n’est pas une si mauvaise chose si l’on considère ce qui se passe en Afrique du Sud ou une audit nationale de la banque de données des abonnés mobiles a été récemment ordonnée par le gouvernement pour évaluer l’étendue des malversations concernant les informations des abonnés mobiles.

Un nouveau rapport révèle les opportunités pour les applications mobiles en Afrique

Durant les six derniers mois, il n’y a pas eu de semaine sans un article sur les applications mobiles. Le lancement du kiosque de téléchargement d’Apple (l’ apps store d’Apple) en juillet 2008 a été un tournant de ce secteur qui aujourd’hui génère un chiffre d’affaires annuel mondial de plusieurs milliards de dollars US à travers des millions de téléchargements d’applications mobiles chaque jour. Balancing Act vient de publier un rapport intitulé « les applications mobiles en Afrique: quelles stratégies pour les applications mobiles payantes et gratuites ? » Le rapport analyse l’écosystème des applications mobiles en Afrique et fournit un cadre d’analyse permettant aux opérateurs mobiles africains ou toute autre organisation de décider de la stratégie à adopter en ce qui concerne les applications mobiles.

Le rapport « les applications mobiles en Afrique: quelles stratégies pour les applications mobiles payantes et gratuites ? » est un document de 125 pages contenant 15 encadrés, 26 tableaux, 39 graphes et 2 cartes. Il est divisé en trois parties couvrant 1) les usagers mobiles, leurs portables et leur usage, 2) les développeurs et le contenu, 3) les plateformes de distribution et les stratégies de distribution.

Selon Isabelle Gross, l’auteur du rapport, il y a suffisamment d’indicateurs aujourd’hui qui montrent que les smartphones vont aussi prendre une plus grande part de marché en Afrique. Des enquêtes sur les usages du téléphone mobile en Afrique montrent que les africains utilisent de plus en plus leur portable pour des activités qui ne sont pas liées à la téléphonie. Le taux de pénétration des smartphones en Afrique du Sud est prometteur et plus de pays africains vont lui emboîter le pas avec la baisse prévisible des prix des smartphones dans les deux ans à venir. La pyramide des portables qui dans certains pays africains comporte encore aujourd’hui plus de 80% de portables de base va changer dans les prochaines années – un changement du haut vers le bas avec un plus grand nombre de smartphones et de portables à fonctionnalités avancées. Le rapport fournit des prévisions quant au taux de pénétration des smartphones dans différents marchés africains. Aujourd’hui les combinés Nokia restent les portables préférés des africains mais avec l’accélération de la vitesse de pénétration des smartphones, le fabricant de portable perdra sa position de leader en faveur d’autres équipementiers. BlackBerry est aujourd’hui la marque préférée des jeunes en Afrique du Sud.

Les pays africains avec une importante base d’abonnés mobiles et un taux de pénétration de smartphones en croissance présentent les meilleures chances pour les applications mobiles. Les smartphones poussent à la consommation d’applications mobiles et comme de plus en plus d’abonnés mobiles africains en auront un dans leur poche dans les années à venir, la problématique du contenu à leur offrir devient plus intéressante pour les développeurs locaux. Le rapport établit que les développeurs africains d’applications mobiles sont pour la plupart jeunes et diplômés. Le nombre de développeur de sexe masculin dépasse largement celui du sexe féminin. Il n’y a pas de chiffres sur leur nombre exact par pays mais nos estimations avancent un chiffre de 100 à 200 dans des petits pays africains et entre 2,000 et 3,000 dans les plus grands pays africains. « L’écosystème » des développeurs africains reste fragmenté mais de plus en plus d’initiatives sont lancées avec pour objectif de structurer le secteur et de soutenir financièrement les projets intéressants et les développeurs à talent. Le rapport révèle aussi quelles sont les applications mobiles susceptibles de générer le plus d’argent en Afrique et fait aussi des recommandations aux développeurs africains en terme de d’optimisation des revenus qu’ils peuvent escompter des différents kiosques de téléchargement disponibles aujourd’hui. Pour les développeurs locaux, il s’agit de savoir ce que les utilisateurs mobiles veulent et d’identifier les meilleurs moyens de leur fournir ce contenu.

Les chiffres d’affaires réalisés par les principaux kiosques internationaux de téléchargement (l’apps store d’Apple, l’Android Market de Google, etc) sont bien tentants mais pour la plupart des opérateurs mobiles, il leur reste toujours à décider s’ils veulent juste devenir une « canalisation » acheminant le contenu vers le portable de leurs abonnés ou s’ils doivent s’impliquer dans la création et la fourniture de contenus pour leurs abonnés pour avoir une part des ces revenus. Les opérateurs mobiles africains et en particulier ceux qui ont lancé des services 3G sont confrontés au même dilemme. Le rapport détaille « l’écosystème » des plateformes de distribution  et évolue le niveau de disruption que ces plateformes ont causé en Afrique. Plusieurs opérateurs mobiles africains envisagent de lancer leur propre kiosque de téléchargement d’applications mobiles (comme par exemple Safaricom au Kenya et MTN en Afrique du Sud) mais jusqu’à présent seulement trois opérateurs mobiles ont annoncé officiellement le lancement de leur kiosque. Il s’agit de Tunisiana et d’Orange en Tunisie et tout récemment de Zantel en Tanzanie. Le rapport évalue aussi comment la croissance des kiosques internationaux va affecter les opérateurs africains et quels sont les changements dans la distribution d’applications mobiles qui pourraient bénéficier au continent. Le rapport fait 8 recommandations qui seront susceptibles d’aider les opérateurs mobiles africains à identifier les éléments à considérer pour développer et lancer leur propre kiosque. Ces recommandations sont basées sur l’analyse des kiosques de téléchargement lancés par certains opérateurs mobiles dans des pays émergeants. Le rapport conclut sur une analyse commerciale détaillée du lancement d’un kiosque de téléchargement en Afrique avec des prévisions sur le chiffre d’affaire dérivé des applications mobiles payantes, les revenus data générés par le téléchargement des applications mobiles et les revenus additionnels issus de la publicité et des achats réalisés au travers des applications mobiles.

Movirtu lance un téléphone “dans le nuage” ciblant les utilisateurs à faible revenue: le premier marché est Madagascar mais d’autres suivront

Tout au bas de la pyramide, il y a des utilisateurs du téléphone qui ne peuvent pas se permettre le prix d’une carte SIM pour utiliser dans un téléphone partagé. Movirtu a créé un type de compte basé « dans le nuage » permettant à chaque personne qui a accès à un téléphone mobile de le partager mais de garder son propre numéro. Russell Southwood s’est entretenu avec Nigel Waller, le fondateur et directeur général de Movirtu à propos du potentiel de ce type de service téléphonique « très bas prix ».

Nigel Waller a travaillé dans le passé dans le département réseau et infrastructure télécoms et durant cette période, un opérateur africain lui a demandé s’il était possible de fournir un service téléphonique moins cher en milieu rural parce que donner une carte SIM à quelqu’un revient à 7 dollars US pour un opérateur basé dans un pays ou les taxes ne sont pas trop élevées. Quelques mois plus tard, lorsqu’il était entrain de conduire sur une route enneigée aux alentours de Moscou, l’idée lui est venue : pourquoi ne pas baser l’accès au service mobile sur un code d’accès comme l’adresse mail et comme cela les gens pourront partager leur téléphone?

Le produit a été testé en 2010 et des projets pilotes ont été déployés au sein de plusieurs opérateurs en Afrique. Il y a deux semaines de ça, le service a été lancé avec Airtel à Madagascar. Mais comme l’explique Nigel Waller « nous aimerions que notre service soit déployé dans toutes les opérations d’Airtel ». Pour assurer sa croissance, la société a reçu à la fin de l’année dernière un apport financier de 5 millions de dollars US de la part de TLcom Capital, un organisme d’investissement basé à Londres.

Le produit cible deux marchés: des personnes à très bas revenue qui veulent avoir accès à un téléphone sans acheter un combiné et une carte SIM et des revendeurs qui pourront offrir l’accès à un téléphone et des comptes individuels à utiliser avec. Cela ne coûte pas plus de 20 cents US par compte à créer comparé un montant entre 14 et 21 dollars US pour la fourniture d’une carte SIM.

Les coordonnées du compte de l’utilisateur sont stockées au niveau du central de l’opérateur et chaque utilisateur a la possibilité de sauvegarder ses contacts et peut aussi bénéficier d’un service qui redirige les appels manqués vers un autre téléphone lorsque l’utilisateur n’est pas enregistré. A partir de cette plateforme, il est aussi possible de faire des services de paiement mobile comme M-Pesa or Orange Money. Pour les utilisateurs plus aisés dans cette catégorie d’utilisateurs à très bas revenue, Movirtu propose un service qui s’appelle « ManyMe » qui permet à l’utilisateur d’avoir plusieurs numéros selon ce même principe. Pour l’instant le service ne fonctionne qu’avec des combinés GSM. Il ne fonctionne pas avec des combinés CDMA mais il est bien possible de l’étendre à ceux-ci dans le futur.

Selon Nigel Waller, « nous avons besoin d’impliquer des ONGs à la base (présentes sur le terrain). Dans un pays nous travaillons avec une organisation qui a besoin de contacter 500,000 agriculteurs et seulement 1 sur 5 dispose d’un téléphone. L’ONG souhaite communiquer avec ce groupe et leur envoyer des informations sur les prix ainsi que réaliser une enquête ». Les 400,000 agriculteurs sans téléphone pourraient dans bien des cas partager avec les 100,000 agriculteurs qui possèdent un téléphone.

Le produit est destiné à ceux qui gagnent entre 1 et 2 dollars US par jour. L’utilisateur dans la partie supérieure de cette catégorie, économisera plus de six mois pour acheter un combiné de marque selon une enquête réalisée par Movirtu, il est clair qu’ils comprennent et veulent une garantie. Dans cette catégorie, Nigel Waller estime que 40% des utilisateurs potentiels seront intéressés par ce produit. « Nous sommes pragmatiques et au court terme, l’adoption sera plutôt de l’ordre de la centaine de milliers et nous travaillons dur avec les responsables locaux du marketing pour leur expliquer comment cela fonctionne ».

Selon notre enquête, les utilisateurs qui partagent un téléphone soit avec la famille ou avec des amis paient jusqu’à 50% de plus pour les crédits d’appel (pour payer celui qui possède le téléphone). Avec notre plateforme, le propriétaire du téléphone reçoit des crédits d’appels bonus lorsqu’il prête son téléphone. Il y a aussi une grande disparité géographique et entre les sexes: dans cette catégorie, 70% des personnes sans téléphone sont des femmes et 80% vivent dans des zones rurales ».

« Les gens ont le sentiment de manquer de dignité lorsqu’ils ont besoin d’emprunter un téléphone et bien sur il n’y a pas de confidentialité puisque le propriétaire du téléphone peut voir le numéro appelé. Nous essayons d’améliorer l’écosystème en offrant une solution qui couvre leurs besoins. Tout ce qu’il faut pour accéder son compte est un code PIN à 4 chiffres ».

Sénégal: L’administration réduit sa facture téléphonique mais celle de la diaspora risque d’augmenter

Le 14 juin 2011, l’ADIE, l’Agence de l'Informatique de l'Etat,  a tenue une conférence publique à Dakar pour mieux faire connaître ses réalisations en matière de développement des TICs au sein de l’administration sénégalaise. Il a en particulier été question de l’installation d’un réseau fibre reliant les différentes administrations et de l’introduction de la téléphonie sur IP comme un moyen de rationaliser les dépenses de l’Etat.  En même temps, il est à nouveau question de la possibilité que la société GVG (Global Voice Group) soit autorisée à lancer son activité de contrôle des appels entrants moyennant rétribution sur chaque appel international entrant. Isabelle Gross s’interroge sur la politique sénégalaise en matière de télécommunications – une politique pour le moins contradictoire et de courte vue.

La conférence de présentation des travaux de l’ADIE, qui a été honorée de la présence du Premier Ministre Mr Souleymane Ndéné Ndiaye, a débuté par un documentaire audiovisuel retraçant les principales réalisations de l’ADIE englobant le déploiement du réseau intranet de l’administration sénégalaise et la mise en ligne de nombreuses de procédure administratives.  La mise en place du réseau intranet a débuté dès 2002  et s’est poursuivi par l’installation de 30 km de fibre optique pour relier les ministères et les administrations centrales à Dakar. Dans une seconde phase le réseau a été agrandi et est passé à 500km de fibre reliant Dakar et les administrations de sept capitales régionales. Cette dorsale numérique a permis de mettre en place un système d’échange de données, de centralisation de stockage des données et surtout l’introduction de la téléphonie sur IP et de la vidéoconférence qui sont vus comme des moyens de rationaliser les dépenses de l’administration sénégalaise en matière de télécommunications.

Le documentaire a ensuite détaillé les actions réalisées par l’ADIE pour faciliter l’accès des citoyens sénégalais aux services administratifs. Il s’agissait en particulier de la mise en ligne d’informations concernant les différents services administratifs dans un premier temps et cela a été suivi par  la mise en place de procédures en ligne. Il est par exemple possible maintenant de faire sa déclaration TVA en ligne ou de faire sa demande pour un permis de construire en ligne. Grâce à la procédure du permis de construire en ligne l’administration sénégalaise envisage de traiter des dossiers simples en 28 jours et les dossiers plus complexes en 40 jours. A la fin du documentaire l’audience a eu droit à une démonstration en temps réel du service de conférence vidéo entre le Premier Ministre à Dakar et des représentants des gouvernorats de Saint-Louis, de Tambacouda et de Ziguinchor,. Durant chacune des discussions que le Premier Ministre a eu avec les trois gouvernorats, il n’a pas omis de mentionner que ces nouvelles technologies ont but de rapprocher les provinces de Dakar mais surtout de rationaliser les dépenses de l’administration sénégalaise en d’autres terme de réduire les dépenses en matière de télécommunications.

Le retour de GVG au Sénégal semble de plus en plus éminent. Il est à nouveau question de taxer les appels internationaux entrants. 49FCFA  seront prélevés pour chaque minute de communication et cela devrait générer en moyenne 5 milliards de FCFA par mois pour l’Etat. Il semble que cette fois-ci, la réintroduction de la taxe va s’accompagner de mesures de soutien pour essayer de « faire passer la pilule ». L’Etat a décidé de reverser environ 15 milliards de FCFA aux émigrés pour leur facilité l’accès à l’habitat et au retour, 25 milliards FCFA pour l’électrification rurale et 10 milliards de FCFA pour la santé, la lutte contre la cherté de la vie, le sport et la culture. Cela représente un total de 50 milliards de FCFA sur un montant total à percevoir de 60 milliards de FCFA. Il reste à voir ce qu’il adviendra des 10 milliards FCFA restants. Les spéculations à ce sujet vont bon train.

En attendant dans savoir plus, Mr Momar  Ndao, le Président de l’ASCOSEN, l’Association des consommateurs du Sénégal, s’est fait le défendeur ardent de cette taxe et le pourfendeur de la Sonatel, de France Telecom et autres opérateurs télécoms. Selon lui « les opérateurs tels que France télécom et autres, exploitent de manière éhontée les ressources de notre pays en réalisant des milliards de francs de gains, avec des marges de 300% pour certains et de 1100% pour d’autres, sur le dos des consommateurs ». La prise de position de du Président de l’ASCOSEN en faveur de la taxe sur les appels internationaux (qu’il est possible de voir sur Daily Motion au lien suivant) news vient de relancer le débat d’une façon très polémique et sans aller au fond de la question. L’ardeur de Mr Ndao ne s’arrête pas au plan national car il faut aussi convaincre la diaspora sénégalaise à l’étranger. Celle-ci s’était mettré très réticente l’été dernier lors de la première tentative d’introduction de la taxe et pour cause puisque les appels vers le Sénégal allait augmenter de façon significative. Une délégation sénégalaise incluant Mr Momar Ndao de l’ASCOSEN a organisé  le 31 mai dernier au Consulat du Sénégal à Paris une réunion à l’attention de la diaspora sénégalaise en France pour leur apporter la bonne nouvelle de la dotation de 15 milliards de FCFA en contrepartie de leur acceptation de la taxe sur les appels entrants. La réunion a été houleuse et a tourné à la cacophonie comme en témoigne le clip vidéo disponible sur YouTube au lien suivant.  Il n’en reste pas moins que la diaspora sénégalaise ne semble pas plus disposée aujourd’hui qu’elle ne l’était l’été dernier à payer cette surtaxe sur les appels vers le pays.

Le retour de GVG se traduira par une augmentation de la facture téléphonique de la diaspora sénégalaise à l’étranger alors que dans le premier cas, le travail réalisé par l’ADIE  permet à l’Etat sénégalais de réduire ses dépenses téléphoniques. C’est pour le moins contradictoire, non!

Business Logic propose aux opérateurs mobiles africains des solutions marketing plus intelligentes.

Est-ce que disposer d’un logiciel marketing plus intelligent vous garantit de devenir opérateur mobile plus intelligent ? Et bien, oui, selon Richard Lewis, Responsable des Ventes pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique à Business Logic. Isabelle Gross s’est entretenue avec lui sur « InTelestage », un logiciel marketing permettant aux opérateurs mobiles de segmenter et de profiler leur clientèle prépayée et de les équiper d’outils intelligents pour conserver cette clientèle et augmenter leur chiffre d’affaires.

L’été dernier, la guerre des prix que se sont livrés les opérateurs mobiles au Kénya, a souligné les défis auxquels le directeur marketing et son équipe sont continuellement  confrontés. Les batailles entre les opérateurs mobiles pour gagner et retenir des clients deviennent de plus en plus vicieuses (baisses successives des tarifs) alors que le potentiel d’acquérir beaucoup de nouveaux clients est entrain de disparaître dans un grand nombre de pays africains. Les directeurs marketing doivent devenir plus efficaces et plus rapides et selon Richard Lewis c’est exactement ce que le logiciel « InTelestage » de Business Logic leur permet d’achever. L’applicatif extrait les informations disponibles dans les différentes parties du réseau de l’opérateur mobile (les données au niveau des RSS et BSS, les données d’emplacement, les données stockées dans les centres data, etc…) et les agrège permettant une segmentation et la création de profils de la base de clients prépayés. Les responsables marketing sont par conséquent capables de créer et de délivrer des campagnes promotionnelles plus ciblées via différents moyens de communication.

Aujourd’hui, dans bien trop d’opérations mobiles, les responsables marketing doivent toujours encore avoir recours au service informatique lorsqu’ils veulent avoir des informations spécifiques ou détaillées concernant les habitudes de leurs clients en terme de recharge et d’utilisation de leur téléphones parce que ces informations doivent être extraites et agrégées des différentes sources de données du réseau mobile. Le logiciel de Business Logic réduit ce temps de préparation d’une campagne promotionnelle mais il permet aussi de réduire le délai de retour des résultats de la campagne puisque le logiciel a la capacité de suivre l’évolution de la campagne en temps réel. Selon Richard Lewis, cela permet de mieux contrôler le taux d’attrition, un mal comparable à la peste pour les opérateurs mobiles africains. Les causes du taux d’attribution des abonnés  sont les conséquences soit d’un manque d’activités de rétention ou d’une réaction des abonnés à une promotion de la part de l’opérateur mobile concurrent. Le logiciel de Business Logic offrent aux responsables marketing de mettre en place des campagnes de fidélisation dont l’objectif est de retenir les clients mais parce l’applicatif est rapide et flexible, il les aidera aussi par exemple à rapidement lancer une campagne promotionnelle pour contrecarrer celle de la concurrence.

Le logiciel est dimensionable et fonctionne pour des petits et des grands opérateurs mobiles. Il est possible de l’utiliser à partir d’une clientèle d’un minimum de 100,000 abonnés et son installation peut être faite en huit semaines. L’applicatif peut être personnalisé pour répondre aux besoins spécifiques de l’opérateur mobile. Le produit est toujours en évolution et les développements à venir se concentrent sur des outils d’analyses des cercles sociaux en termes d’habitudes d’appels entre un groupe donné d’abonnés. Bien que Richard Lewis n’ait pas pu donner le prix exact du logiciel, il a cependant ajouté qu’il représente une très petite fraction de  chaque recharge de crédits. Business Logic travaille déjà avec plusieurs opérateurs mobiles en Afrique mais en raison de clauses de confidentialité leurs noms ne peuvent être divulgués.

Les opérateurs mobiles africains opère dans un marché multi-SIM ou presque chaque abonné mobile utilise plus d’un réseau pour passer ses appels et par conséquent tous les outils et en particulier les campagnes promotionnelles sont utilisées par les opérateurs mobiles pour acquérir la plus grosse partie du porte-monnaie de l’abonné mobile. Selon Richard Lewis, les opérateurs mobiles dépensent trop d’argents dans des campagnes promotionnelles trop généralistes qui récompensent tous les abonnés sans discrimination entre les bons clients et les moins bons clients. Le logiciel de Business Logic permet aux responsables marketing de segmenter leur clientèle selon une multitude de modèles permettant des campagnes promotionnelles plus efficaces. L’applicatif peut par exemple identifier quand l’utilisateur enlève sa puce SIM du téléphone ou quand la puce SIM est dans le téléphone mais le téléphone n’est pas utilisé pour passer des appels. Une fois que ces habitudes sont identifiées, les responsables marketing peuvent mettre en place des campagnes marketing ciblant ce groupe précis de clients. Telstra, un opérateur mobile australien utilise plus deux cents segments différents pour délivrer des campagnes marketing plus efficaces. Pour Richard Lewis, le profilage de la clientèle permet des promotions avec un meilleur retour sur investissement mais il donne aussi la capacité aux opérateurs mobiles d’une meilleure valorisation de sa base clientèle pour des campagnes publicitaires. Si vous connaissez vos clients et vous savez par exemple qui sont vos clients qui dépensent le plus ou ceux qui rechargent régulièrement, votre clientèle acquière plus de valeur dans vos discussions avec des agences publicitaires souhaitant réaliser des campagnes ciblées.

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