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Sécurité informatique et économie numérique : processus Sam ou la gestion optimale des logiciels informatiques

L’Utilisation de Logiciels informatiques n'a jamais été aussi importante pour la réussite d’une entreprise telle qu'elle se présente aujourd'hui. Bien connaitre les Licences de logiciels et les matériels informatiques dont vous disposez, ou acquérir uniquement ce dont vous avez besoin tout en utilisant vos actifs logiciels de façon efficace à chaque étape de leur cycle de vie est une question cruciale pour toute organisation. En d’autres termes « l’audit du parc informatique ainsi qu’un accompagnement pour une mise en conformité» reste un des défis majeurs à relever pour les PME, ainsi que pour les professionnels de l’informatique.

Il n'est donc pas surprenant que la forte demande en logiciels informatiques ait pour conséquence le développement du piratage menant ainsi à une croissance exponentielle du marché des produits contrefaits. Le taux de piratage de logiciels au niveau mondial a atteint 42% avec un pic important dans les pays en développement selon l’étude réalisée en 2010 par la Business Software Alliance (BSA). La BSA est l’organisme principal de l’industrie du logiciel informatique, qui travaille dans 80 pays en vue de développer le marché du logiciel tout en créant les conditions favorables à l’innovation et à la croissance économique. Le chiffre énoncé plus haut est la preuve que les entreprises et les consommateurs utilisent encore des logiciels non authentiques. Mais à quel prix?

Comme le confirme l’étude de la BSA susmentionnée, le piratage de logiciels continue de prospérer impunément dans les pays africains. Il est donc logique de penser que de nombreuses entreprises ont involontairement bénéficié de logiciels contrefaits ou sont inconsciemment en train d’enfreindre la loi en s’exposant à de sérieux risques.

« Les logiciels sont des actifs vitaux pour toute entreprise, au même titre que les autres acquisitions, mais souvent du fait de leur dématérialisation, ils sont mal ou pas gérés. » explique Serge Ntamack - Directeur de la Propriété Intellectuelle chez Microsoft Afrique de l'Ouest et du Centre. Pour M. Ntamack, « Microsoft, en tant que leader sur le marché informatique, a la responsabilité de fournir à ses clients tous les moyens de se protéger des impacts négatifs du piratage informatique en les informant, en développant et en mettant en œuvre de nouvelles solutions technologiques de protection et en guidant les entreprises vers une gestion optimale des actifs logiciels ».

De nos jours, Il existe un intérêt particulier pour l’acquisition et l’usage des logiciels originaux. La prolifération de logiciels contrefaits rend malheureusement difficile l’appréhension des logiciels comme de véritables actifs au sein d’une entreprise. Néanmoins, au même titre que n’importe quel autre actif, une entreprise doit savoir gérer l’ensemble des logiciels qu’elle utilise. D’une part, parce qu’en tant qu’investissement financier souvent important pour l’entreprise, il faut pouvoir en justifier l’acquisition vis-à-vis des différentes parties-prenantes. D’autre part, les logiciels représentent des actifs stratégiques dont tout défaut de fonctionnement peut avoir un impact direct négatif sur la bonne marche de l’entreprise. Si la majorité des dirigeants d’entreprise ont un contrôle certain sur les autres actifs de l’entreprise, ce n’est pas encore le cas pour les logiciels. La gestion des actifs logiciels reste ainsi un défi de taille. Une mauvaise gestion voire la négligence comporte de nombreux risques parmi lesquels : un accès non autorisé aux options de maintenance logicielles et aux mises à jour, des risques pour la sécurité du système d’information, des risques de poursuite judiciaire et de réputation, des risques financiers. Pourtant, ces risques sont encore méconnus dans les entreprises aujourd’hui.

La gestion des actifs logiciels n’est ainsi pas toujours perçue comme une nécessité. C’est pourquoi le ‘Software Asset Management’ en abrégé SAM, un processus mis en place par Microsoft et d’autres acteurs informatiques pour aider les entreprises à mieux gérer leurs actifs logiciels, est si important. Concrètement, un projet SAM dans une organisation permet d’identifier ce qui est légalement installé, d’acquérir ainsi uniquement ce dont on a besoin et enfin d’utiliser au mieux les licences acquises (à toutes les étapes de leur cycle de vie).

Ayant établi une gestion effective des logiciels, les entreprises sont capables de faire plus avec ce qu’elles ont déjà acquis. Le SAM augmente la satisfaction des employés, faisant en sorte que chaque employé ait les outils informatiques idoines pour faire son travail confortablement. Le SAM aide aussi à identifier les applications informatiques non intégrées et celles qui ont évolué ou sont devenues obsolètes.

Un plan SAM étant critique pour l'utilisation efficace des logiciels, il est difficilement concevable que des entreprises modernes ne le mettent pas en œuvre. Cela se fait malheureusement au détriment de leur compétitivité globale, du respect des lois et du respect des règles strictes de gestion financière. Imaginez un peu ne pas savoir exactement combien d'employés votre Entreprise emploie, quel est le rôle de chacun d’entre eux, qui utilise quel matériel, quel matériel a été acquis, son utilité, etc. …L’on imagine sans peine les implications négatives de cette défaillance sur la bonne marche de votre entreprise.

La gestion des actifs logiciels ne se résume pas à la seule question de l’utilisation de logiciels piratés. Elle concerne en effet, plus largement, la question de la protection d’un actif pour l’organisation est parfois même vitale, qu’il est donc important de pouvoir gérer au même titre que les autres actifs. Elle est un levier essentiel pour la réduction des coûts de gestion du système informatique.

Pour vous y aider, Microsoft intègre cette dimension dans l’ensemble de sa stratégie Entreprise, au travers de solutions pour faciliter les opérations de gestion. Microsoft travaille également avec des partenaires spécialisés en matière de gestion des actifs logiciels, afin de fournir un environnement global qui, à toutes les étapes du cycle de vie des logiciels, vous garantit une protection maximum contre les risques identifiés, tout en vous faisant bénéficier des avantages associés.

Microsoft continue d’investir en matière de SAM à travers de nombreuses initiatives comme la formation de ses partenaires à ce nouveau modèle. Cela permettra une appropriation, une mise en œuvre rapide et efficace du modèle d’optimisation SAM. Des partenaires bien formés constituent en effet le gage d’une sensibilisation certaine des entreprises et d’un déploiement systématique de la démarche SAM.

Source: Abidjan.net

Interview / Michel Herbert, directeur général de Comium-CI : « Nous avons perdu 60 milliards de francs CFA

La crise à Comium-CI ne finit pas de surprendre. Le vendredi 29 juillet 2011, le camp Eugène Diomandé a tenté d’opérer un passage en force chez le 4ème opérateur de téléphonie Mobile, mais c’était sans compter avec la détermination des employés et de l’actuelle direction.

A cette détermination, vient se greffer, la décision N°292 du 29/07/2011 de la cour d’appel d’Abidjan qui déboute Eugène Diomandé et autres de leur demande de suspension de l’AG du 20 mai 2011et dépouille l’ex-Pca de la valeur de ses actions évaluées à 13, 5% des actions. Pour mieux expliquer cet imbroglio juridique, nous avons rencontré le directeur général de Comium-CI, Michel Herbert, le samedi 30 juillet 2011, dans ses locaux pour nous faire le point de la situation. A bâton rompu, l’actuel directeur général nous fait la genèse de cette crise. Entretien.

Monsieur le directeur, la crise à Comium-CI bat toujours son plein.
Quelle est aujourd’hui la situation ?

Il faut savoir que la situation s’est nettement améliorée. La crise va bientôt prendre fin. Mais, il faut dire qu’avant notre arrivée, sous l’ancienne équipe dirigeante à savoir Mohamed Salamé et Eugène Diomandé, en 4 ans, Comium-CI a perdu près de 60 milliards de francs CFA en perte opérationnelle à fin janvier 2010. C’est incroyable pour une société de communication. On peut perdre de l’argent dans les installations en équipements pendant un à deux ans, mais après 4 ans, une société de téléphone mobile doit pouvoir faire des bénéfices.

Alors, face à ces manquements, le conseil d’administration a décidé de changer la direction tout simplement. En plus, le conseil d’administration et l’actionnaire majoritaire décide d’augmenter le capital de 50 milliards de francs CFA pour effacer cette perte et relancer la société. On augmente le capital pour repartir à zéro, mais on ne remet pas la société aux mains des mêmes personnes qui ont fait perdre les 60 milliards de francs CFA. La décision a été prise le 24 janvier 2011 lors d’un conseil d’administration.

Ce changement a-t-il eu des répercutions sur la santé de l’entreprise ?

Bien sûr que oui. Depuis ce changement, chaque mois nous faisons des bénéfices bruts d’environ 15% de notre chiffre d’affaire de tous les mois, même pendant la crise.

Où en êtes-vous avec la bataille juridique ?

L’ex-Pca, Eugène Diomandé, décide de casser la légalité du conseil d’administration. C’est son droit. Mais, dans les statuts qui régissent cette entreprise, il est dit que tout litige entre actionnaires sera arbitré dans les tribunaux de Paris sous la loi ivoirienne. Cette disposition a été signée par tous les actionnaires, y compris M. Eugène Diomandé. Normalement, les juridictions ivoiriennes ne sont pas habilitées à trancher cette affaire. Eugène a donc fait appel au tribunal de première instance d’Abidjan où il a demandé l’annulation du conseil d’administration du 24 janvier 2011 et la nomination d’un administrateur provisoire de la société. Nous avons alors fait appel de cette décision à la cour d’appel. Mais pour donner le temps à la cour d’appel de faire son travail, nous avons aussi fait appel à la cour d’appel pour un sursis d’exécution de cette décision. La présidente de la cour d’appel a décidé le 8 juillet dernier que les tribunaux ivoiriens ne sont pas compétents pour statuer sur cette affaire et que ça doit se faire à Paris, la capitale française. Elle a donc cassé la décision du tribunal de première instance d’Abidjan. Toutefois, elle s’est limitée à statuer sur le fond. Ensuite, le 14 juillet 2011, la cour suprême a dit qu’il n’était plus opportun d’avoir un sursis d’exécution tout simplement parce que la cour d’appel a déjà statué. Elle a aussi dit qu’il n’y avait pas assez d’éléments pour nommer un administrateur provisoire. Ensuite, hier (vendredi 29 juillet) il y a une autre décision qui a été prise par la cour d’appel qui s’est elle aussi limitée sur le fond. Cette décision fait suite à une assemblée générale que nous avons eue le 20 mai 2011, où nous avons retiré à MM. Salamé et Diomandé leur titre d’administrateur

Le vendredi 29 juillet dernier, l’ex-PCA Marie Eugène Diomandé en compagnie de Mohamed Salamé ont fait irruption dans vos locaux avec une cinquantaine de gendarmes lourdement armés. Que voulaient les deux ex-dirigeants ?

Je ne saurai vous le dire. Mais, visiblement, ils voulaient opérer un hold-up, car à leur arrivée, leur première destination a été la caisse où ils n’ont pu avoir gain de cause. Ils ont ensuite emportés des cartes de recharges, des portables et des documents. Tout a débuté aux environs de 10heures 30 minutes quand deux cargos de gendarmes ont investi l’entreprise. Eugène et Salamé ont brandi une décision de la cour suprême. Mais dans ce document, la cour suprême ne dit pas d’installer un administrateur provisoire. Ce qui a sans doute échappé à nos ex-dirigeants.

Source: Abidjan.net

Emergence de la Côte d’Ivoire : Les TIC, un secteur incontournable

Le monde a connu plusieurs révolutions. Celle qui a bouleversé le contemporain est la révolution industrielle au XIX siècle. La plupart des pays africains, en particulier, la côte d’Ivoire, ont raté cette révolution par manque de moyens scientifiques. Aujourd’hui, l’Occident et l’Afrique sont tous dans l'ère des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication). Alors, question: la Côte d’Ivoire est-elle au rendez-vous de cette ère ?

Répondre affirmativement à cette préoccupation serait difficile, car les chantiers qui attendent le pays pour une émergence dans ce secteur sont énormes. En effet, les chefs-lieux de sous-préfecture ne sont pas encore tous couverts, les zones rurales sont très peu couvertes ; la qualité des services est jugée défaillante par nombre d'Ivoiriens; les prix sont encore trop élevés ; les différentes écoles de formations et centre de recherche sont souvent sous équipés; la qualité des programmes de formations ne répond plus vraiment aux besoins des TIC. Dès lors, de façon pratique, comment le pays va s’y prendre pour ne pas rater cette ère des TIC? A court et moyen termes, les autorités ivoiriennes se doivent d’inciter les opérateurs de téléphonie mobile à achever la couverture du territoire et surtout de veiller à ce qu'une vraie concurrence s'instaure entre les opérateurs afin que les tarifs baissent. Ainsi, l’Etat se doit de promouvoir la politique (Objectif de 500 000 familles équipées de "kits micro-ordinateur plus accès Internet"). Dans chaque quartier de nos villes et dans chaque village peuplé de plus de 500 habitants, l’Etat se doit de créer des cybercentres multiservices afin de plus rapprocher l’outil informatique à la population ivoirienne. Au sein de l’Institut Nationale Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, laboratoire de l’Excellence, le renforcement du Génie électrique avec la mise en place d’un département spécialisé dans les Technologies de l'Information et de la Communication pour les cycles supérieurs seraient un atout pour la vulgarisation des techniciens et ingénieurs du domaine des TIC. De même, cette filière se doit d’être encouragée dans les autres établissements publics et privés. Mieux, l’introduction de l'enseignement des Technologies de l’Information et de la Communication dans le système éducatif de base serait d’un grand apport aux élèves du public. L'usage de base de l'ordinateur, l'emploi de la messagerie électronique et la navigation sur Internet se devront d’être enseignés dès l'école primaire. Ce qui permettra à chaque écolier de s’ouvrir une adresse Internet et de communiquer avec les autres du monde. L'usage du traitement de texte et du tableur enseignés dans le secondaire sera également un atout. Dans cette optique, ‘‘l’élève de Terminale sera à mesure de concevoir au moins un site web dynamique capable de relayer des informations en, provenance de la Côte d’Ivoire vers le monde extérieur’’, nous confiait Pr. Asseu, Docteur en, informatique à l’ESI (EX-INSET) de Yamoussoukro. Outre ses grandes mesures, la bataille de la fracture numérique serait également la bienvenue pour booster la pratique des TIC. En effet, l’Etat doit supprimer les toutes taxes sur l’import des matérielles informatiques afin de permettre à tous les apprenant de s’acquérir un micro-ordinateur à moindre coût pour être au firmament de l’évolution des TIC. L’idée de la zone Franche de Biotechnologie et des Technologie de l’Information et de la Communication se doit d’être revue à l’instar de Bangalore en Inde. La Côte d’Ivoire a le potentiel humain pour relever le défi de cette nouvelle ère. Car dans les TIC, ce ne sont pas un rapport de force physique mais plutôt celui de la matière grise humaine. Qui bien plus intelligent, conçoit toujours des logiciels de qualité et de valeurs pour une véritable concurrence sur le marché des TIC quelle que soit la race.

Source: Abidjan.net

Quand les Pme-Pmi font prosperer la contrefaçon en Côte d’Ivoire

Il n’est plus rare de voir sur le marché la version contrefaites des derniers logiciels mis sur le marché par Microsoft. A Abidjan comme dans la plupart des capitales de l’Afrique de l’Ouest, c’est chose courante de voir des étudiants en possession de logiciels contrefaits. Même dans le commerce aussi, des revendeurs informatiques ont décidé de se mettre sur la niche de la distribution des logiciels Microsoft contrefaits. Le piratage fait désormais partie de la vie des logiciels. Avant, c’était des particuliers qui fraudaient sur l’utilisation d’un logiciel dans le secret de leurs maisons. Mais aujourd’hui, les PME-PMI ont franchi le pas de la contrefaçon. Le piratage a pignon sur rue à Abidjan.

Rien qu`en 2009, Microsoft a recensé plus de 150 000 signalements de logiciels contrefaits, à travers le monde ! Et selon le logiciel contrefait, la facture peut être salée pour Microsoft, tant le prix de certains logiciels peut se chiffrer à plusieurs millions francs par licence. Si la contrefaçon de logiciels chez les particuliers est connue, elle ne constitue qu`en fait que la partie émergée de l`iceberg : car les entreprises ne se montrent pas toutes diligentes lorsqu`il s`agit d`acheter des licences pour chaque poste dans l`entreprise !

Selon des experts de Microsoft Abidjan, les PME-PMI qui ont recours à des « petits installateurs » de logiciels ne doivent comprendre qu’elles ne piratent Windows par exemple, mais plutôt qu’elles utilisent une version piratée. Car en réalité, les "pirates" partent d`un système d`exploitation légal qu`ils modifient à leur guise. Ces logiciels sont ensuite vendus à vil prix avec une possibilité d’utilisation à l’infini. Sur les logiciels contrefaits, on trouve souvent les modifications suivantes : suppression ou contournement des systèmes anti-piratage, ajout/suppression de composants, de logiciels ou d`utilitaires, modification de fichiers systèmes.

Presque systématiquement aujourd’hui, sans doute pour des questions de coût, les nouvelles PME-PMI en Côte d’Ivoire font appel à des prestataires de services informels pour l’installation de nouveaux logiciels sortis chez Microsoft. C’est le cas de N.A qui travaille dans une société de communication que nous avons rencontré à Yopougon, dans la banlieue abidjanaise :

« J’ai un CD d’installation de toutes les nouveautés en matière de logiciels. Donc quand une entreprise le souhaite je leur installe ces logiciels moyennant un petit paiement.»

Les clients de N.A se comptent ainsi à l’appel. L’installation des logiciels « crackés » marche comme des petits pains. Pour une somme forfaitaire qui varie entre 50 et 100 mille francs CFA, N.A semble avoir trouvé le créneau.

Il en est ainsi de cette affiche placardée sur un mur dans le centre des affaires au Plateau, dans la capitale économique ivoirienne. On lit : « INSTALLATION INFORMATIQUE : WINDOW XP, WINDOW 7 (HOME, PROFESSIONNAL, ENTERPRISE) » etc. etc.

En effet, à côté des logiciels comme Acrobat et Photoshop ou des antivirus, ce sont les logiciels bureautiques et les systèmes d`exploitation qui sont les plus piratés en entreprise. Ils représentent respectivement 34% et 23% des logiciels piratés en entreprises selon des spécialistes.
Par cette pratique, les entreprises semblent en fait contourner l`acquisition des logiciels coûteux à l`achat... ou en maintenance.

Selon M. Ibrahim Youssry, le Directeur Général Afrique de l’Ouest, du Centre et Australe de Microsoft, ce sont des sommes colossales qui sont ainsi perdues qui représentent un manque à gagner non seulement pour Microsoft mais aussi pour l’Etat de Côte d’Ivoire. Aucune évaluation chiffrée n’existe, mais du côté de la représentation ivoirienne du N°1 mondial de logiciels, on affirme que la note de la contrefaçon est des plus salée.

La contrefaçon est de toute évidence un délit condamné par la loi sur le respect de la propriété intellectuelle. Les entreprises le savent. Pour celles qui ne le savent pas, car il peut arriver que des entreprises soit « victimes », comme Microsoft, de piratage, et utilisent des logiciels piratés sans le savoir, elles peuvent bénéficier de plus de clémence.

Mais, en général, l`utilisation d`un logiciel contrefait ou piraté peut coûter très cher à l`entreprise ou aux individus qui se rendent coupable de ce délit. Le BSA (Business Software Alliance), une association regroupant les éditeurs de logiciels a par exemple calculé qu`en 2008, l`ensemble des procès intentés contre des entreprises situées en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique aurait coûté plus de 18 millions d`euros aux entreprises condamnées pour piratage, en additionnant les dommages et intérêts et le rachat de logiciels licites. Mais le Code de la propriété intellectuelle prévoit des peines beaucoup plus lourdes en cas de piratage de logiciels !

Ainsi, les entreprises peuvent se voir condamnées à payer lourdes amendes assortie de la fermeture totale ou partielle, définitive ou temporaire de l`établissement ayant servi à commettre l`infraction et de la confiscation du matériel ayant servi à commettre le délit.

Autrefois, un logiciel acheté pouvait être installé plusieurs fois et sur plusieurs ordinateurs. Chez Microsoft, il y avait comme une volonté de compter sur la bonne fois des utilisateurs en se disant qu’ils respecteraient « la propriété intellectuelle » et que conséquemment, ils n’en limiteraient l’usage qu’à une portée personnelle.
C’était trop confiance aux hommes. Depuis lors donc, d’autres moyens de contrôle plus coercitifs ont été trouvés en dehors des campagnes de sensibilisation ou des mécanismes de dénonciation:

Microsoft propose désormais des procédures d`installation du plus en plus longues et de plus en plus sécurisés pour lutter contre la contrefaçon de logiciels. Ainsi, Microsoft ne se contente plus uniquement de demander la clé d`activation lors de l`installation du logiciel. Microsoft oblige plus les utilisateurs à re-renseigner leur numéro de licence et à enregistrer le logiciel sur le site de la marque afin de vérifier l`authenticité du produit. Mieux, il n`hésite pas à resserrer les mailles du filet et à compliquer la tâche des utilisateurs qui souhaiteraient utiliser le logiciel indûment !

Microsoft est plus que jamais décider à ne pas se faire échapper le produit de son travail. Il n’hésite plus à déployer de grands moyens et à imposer des contrôles réguliers d`authenticité du logiciel aux utilisateurs. Ainsi, depuis quelques années, Microsoft propose aux utilisateurs de ses logiciels de participer au programme Windows Genuine Advantage. Ce programme permet à Microsoft de vérifier que le logiciel, comme Windows 7, par exemple est bien authentique et qu`il ne s`agit pas d`une contrefaçon. Dès le que Windows Genuine détecte une version contrefaite, il le signale à l`utilisateur via l`apparition d`une petite pastille dans la barre de tâches. Dès qu`un logiciel piraté est détecté, il est impossible à l`utilisateur d`effectuer des mises à jour de sécurité, ce qui peut se révéler fatal s`il s`agit du système d`exploitation !

Source: Abidjan.net
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