Cameroon Tribune

Cameroun: Le tracé de la boucle optique de Yaoundé est connu

D'ici à la fin de l'année 2012, Yaoundé disposera de sa boucle en fibre optique comme la ville de Douala.

Selon des informations recueillies dans les services techniques du ministère des Postes et Télécommunications, cette boucle aura un linéaire total de 67,6 km dont 23,2 km de nouvelles canalisations et 44,4 km de canalisations existantes.

Les travaux de lancement du chantier sont prévus dans les prochaines semaines. Ces travaux seront exécutés par l'entreprise chinoise Huawei. Tout comme à Douala, le déploiement de la boucle optique de Yaoundé coûtera environ trois milliards de F sur financement du Fonds spécial des télécommunications.

Cette boucle permettra aux opérateurs et exploitants de réseaux de télécommunications d'offrir les services et applications à très haut débit, aussi bien sur les terminaux fixes que sur les terminaux mobiles.

Source: Cameroon Tribune

La fibre optique relie le Tchad au Cameroun

Après le pipeline, c'est au tour de la fibre optique de relier le Cameroun et le Tchad. Vendredi dernier, le président de la République tchadienne, Idriss Déby Itno a procédé à l'inauguration du premier tronçon du réseau de transmissions à fibres optiques de son pays long de 640 km.

Depuis Yaoundé, quelques séquences de cette cérémonie à laquelle prenaient part le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), Jean-Pierre Biyiti bi Essam, accompagné des directeurs généraux de l'Agence de régulation des Télécommunications (ART) et de la Cameroon Telecommunications (Camtel) ont été retransmises en direct depuis Ndjamena. Notamment, la coupure du ruban symbolique par le président tchadien. « Vous m'entendez, vous me recevez, vous me voyez ? » Le chef de l'Etat tchadien a pu échanger avec son ambassadeur au Cameroun, Yoossem Kontou Noudjiamlao par vidéoconférence. Question d'apprécier la qualité du réseau de transmissions.

La fibre optique pour le Tchad signifie le désenclavement numérique. Le pays pourra désormais avoir accès aux autoroutes de l'information à travers le point d'atterrissement SAT 3 logé sur les côtes camerounaises. Le Tchad, qui n'a pas de sortie sur la mer, va devoir payer au Cameroun les droits d'utilisation du point d'atterrissement. C'est d'ailleurs l'objet de la signature de l'accord commercial et technique entre le directeur général de la Camtel, David Nkoto Emane, et celui de la Société des infrastructures de transmission des communications électroniques du Tchad, Baharoun Mahamat Badaouy le 30 décembre dernier.

Un accord précédé par la signature d'un memorandum d'entente entre les ministres des Télécommunications du Tchad et du Cameroun un jour plus tôt, relatif à l'interconnexion du réseau à fibres optiques du Cameroun long de près de 6000 kilomètres et celui du Tchad dont le linéaire est de 640 kilomètres. Il s'agit en effet de la toute première interconnexion réalisée en Afrique centrale. Un pas important vers la matérialisation d'un projet aussi important pour la promotion de l'intégration dans la zone Cemac au moment où le sujet est d'actualité.

Source: Cameroon Tribune

Cameroun: Les consommateurs préfèrent le guichet pour régler les factures d'eau, électricité, téléphone

« Il faut venir à la date limite ! » L'agent de la compagnie d'électricité pense qu'il s'agit « encore d'observer l'embouteillage » aux guichets d'Aes-Sonel. Ce jeudi matin est en effet un jour calme à l'agence dite « Sonel centrale ». On est à la mi-mars et « Yaoundé a déjà vu [passer] les deux premières semaines après la paie et les dépenses pour régler les factures », s'amuse encore l'agent. Il traduit la réalité : le service aux deux guichets ouverts est très fluide. Il y a très peu de clients dans les files.

Un quart d'heure après 9h, il n'y a plus que deux personnes à l'un des guichets. Une employée s'arrête pour flatter sa collègue qui arbore une belle toilette selon elle. « Tu es sapée comme pour une fête. C'est bien pour la vitrine de l'entreprise », jette-t-elle. La guichetière prend son temps pour répondre. Personne pour maugréer dans les rangs car le service continue. Le bureau ouvert dans un coin, pour informer les clients de la possibilité de payer à distance ses factures, via un compte chez un opérateur de téléphonie mobile est même carrément fermé. Il a quand même laissé au mur, trois affichettes orphelines.

A trois kilomètres de là, Philippe Fokou quitte les bureaux de son agence de commissions. Il va faire sa tournée de paiement des factures collectées ou déposées par des abonnés au téléphone, à l'eau ou à l'électricité, qui n'ont pas le temps d'aller s'en acquitter par eux-mêmes. L'enveloppe des mandats reçus de ces clients n'est pas très grande aujourd'hui. A l'inverse des files qui à 11h30, à l'agence Cde de Melen, comptent une trentaine de clients. M. Fokou jure que son agence compte des milliers de clients.

Pourtant, nombre de consommateurs n'y recourent pas. Les opérateurs de téléphonie mobile, les banques et les vendeurs de service ont beau multiplier les offres, la file d'attente résiste. Le temps perdu et la fatigue des attentes devant les guichets bondés ne découragent point. Même les tracas et les incidents de paiement ne semblent pas convaincre certains de passer à d'autres modes de paiement.

Ce qui aurait pu éviter à ce client embêté hier par une dispute. « J'ai donné 16.500F », gronde-t-il. Au guichet, la voix de la caissière parle de 16.000 F reçus pour une facture arrêtée à 16.135 F. Apparemment, il s'agit d'une confusion, plaide un client qui a une facture au montant similaire. « Soit, mais que dites-vous de ces 10 F ou 25 F dont elles ne disposent jamais pour les remboursements », se plaint un autre. Qu'aurait-il dit si comme Tabi Tabi, client de la « Sonel-Centrale », il s'était vu délivrer le matin même « une facture comportant une erreur sur le montant versé » ? L'intéressé a été invité à revenir dans l'après-midi pour une correction, à l'heure des comptes de la journée. Il n'est néanmoins pas disposé à abandonner rapidement le guichet : « J'ai entendu parler des paiements par téléphone, mais il faut que j'en sache davantage. »

Source: Cameroon Tribune

Piraterie - Les artistes réclament 90 milliards à MTN et Orange au Cameroun

Le Syndicat camerounais des artistes et des producteurs a réuni les médias pour une mise au point.

« Orange et Mtn utilisent illégalement des répertoires musicaux protégés, sans l'accord des détenteurs légaux de ces droits au Cameroun ». Voilà le reproche du Syndicat camerounais des artistes et producteurs à l'endroit de ces principaux opérateurs de téléphonie mobile. Au cours d'une conférence de presse ce mardi 17 janvier au palais des Sports de Yaoundé, Roméo Dika, le président du syndicat, a affirmé que « ces faits de piraterie incitent les clients à ne plus se procurer de la musique sur support, puisque mise à leur disposition par voie de téléchargement ». L'association réclame ainsi à ces opérateurs près de 90 milliards de F qui représenteraient 70% des revenus des 20 années d'exploitation de ces répertoires.

L'artiste était accompagné pour la circonstance par Esso Essomba, président de la Sociladra et le président national de la Ligue camerounaise des consommateurs, (LCC), Delor Magellan Kamseu Kamgaing. Il a ainsi invité les autorités camerounaises à « contraindre les fautifs à s'engager dans des pourparlers». Ceci avec l'appui de la Fédération international des musiciens (FIM) et de la Musician's union of London. « Les artistes et producteurs réclament l'amélioration des conditions de vie des artistes et en appellent au bon sens des opérateurs de téléphonie mobile afin de trouver un terrain d'entente », a conclu Roméo Dika.

Source: Cameroon Tribune

Cameroon Assesses CAB Project

Cameroon now counts close to six thousand kilometres of active optical fibre planted across the national territory, thanks to the Central African Backbone (CAB) project which went underway in 2010. The Minister of Posts and Telecommunications, Jean-Pierre Biyiti bi Essam, also President of the national steering committee of the sub-regional project, has said.

Mr Biyiti bi Essam who was speaking at the first national steering committee meeting of the project, said that it was meant to evaluate the path covered thus far and chart the way forward.

Source: Cameroon Tribune

Cameroun: Deux nouveaux opérateurs mobiles et des licences 3G en perspective

L'ouverture du marché de la téléphonie mobile au Cameroun était au centre du Conseil de cabinet présidé jeudi dernier à l'immeuble Etoile par le Premier ministre, Philemon Yang. Malgré la libéralisation amorcée en 2000, le marché est partagé jusqu'ici par deux opérateurs. Une étude récemment commanditée par le gouvernement sur la taille critique du marché a révélé la possibilité « d'octroyer au moins deux nouvelles licences avant la fin du second semestre 2011».

Ce qui portera alors le nombre d'opérateurs à quatre, de même que le passage du GSM (Global System for Mobile Communications) à la téléphonie de 3ème génération (3G) comportant le service Internet mobile, alors que se poursuit, par ailleurs, l'installation d'une infrastructure de large bande à fibre optique sans laquelle le réseau se retrouverait rapidement saturé.

Voilà une annonce qui ne laisse personne indifférent. L'effet de surprise engendré par cette bonne nouvelle est proportionnel au voeu, maintes fois exprimé par les consommateurs, de voir accroître l'offre de service en vue d'une réduction significative du coût de la communication.

Plusieurs sources crédibles laissent entendre que le contexte actuel est très favorable aux mutations attendues dans un secteur présenté comme un moteur de croissance doublé d'un pourvoyeur d'emplois et de recettes fiscales.

Depuis l'ouverture du secteur, les deux opérateurs actuels ont investit près de 431 milliards de francs Cfa et généré 375 milliards de FCfa de bénéfices. Par ailleurs, les derniers chiffres publiés par l'ART situent à neuf millions le nombre de Camerounais abonnés au téléphone portable, soit 45 % environ de la population totale du pays. Selon les projections, la demande devrait doubler d'ici 2015, avec l'arrivée de 8 millions nouveaux clients.

On mesure aisément l'impact qu'une telle mesure pourrait avoir en termes d'investissements, de création d'emplois ou de volume de clientèle. Pour le chef du gouvernement, «les prescriptions du président de la République pour le secteur (téléphonie mobile) visent l'amélioration de la qualité du service et la baisse substantielle du coût des communications». Il reste à relever d'autres défis de taille : le développement de l'infrastructure de transport large bande ou l'accès aux câbles sous-marins internationaux.

Si on peut globalement saluer l'arrivée prochaine de nouveaux opérateurs dans un secteur jusque là dominé par un duopole et appelé à devenir plus concurrentiel, on peut logiquement s'interroger sur l'incidence d'une telle évolution sur la compétitivité du service de téléphonie.

Certes, la minute de télécommunication est passée de plus de 500 francs en 2000 à moins de 100 francs en 2011. Mais selon certains experts, ces tarifs sont encore élevés par rapport à certains pays du même niveau de développement comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou le Ghana.

Pour d'autres observateurs, les retombées positives attendues de l'ouverture du marché ne seront véritablement perceptibles que si la régulation s'attaque à certains « noyaux durs » qui contribuent à maintenir à la hausse le coût des facteurs de production. C'est vrai pour la téléphonie comme pour d'autres secteurs d'activité.

Source: Cameroon Tribune

Cameroon: CRTV to launch new programmes

The General Manager of CRTV last week announced the launching that includes several of "must watch" productions. The Cameroon Radio and Television Corporation (CRTV), dubbed the "heart of the nation", is henceforth determined to keep its audiences panting with enthusiasm as they prepare to introduce new programmes over the channel.

Source: Cameroon Tribune

Le Cameroun abritera Rascom

Un accord de siège a été signé lundi entre Yaoundé et l'organisation africaine de communications par satellite. Réduire le fossé numérique. Voilà un des objectifs visés par l'accord de siège signé hier entre le Cameroun et l'Organisation régionale africaine de communications par satellite (en anglais Rascom). Cette ambition a en tout cas été mentionnée par le directeur général de Rascom, dans le mot qu'il a délivré après la signature des documents.

Le Tanzanien Jones Killimbe a en outre dit se sentir chez lui au Cameroun, pays qui permet à son organisation d'avoir un deuxième siège sur le continent (à Douala), après celui d'Abidjan.

« Cet accord signifie beaucoup pour Rascom. Nous voulons que les gens communiquent et soient capables de s'intégrer », a poursuivi le Dg de Rascom, ajoutant que la cérémonie d'hier marque le début d'un long engagement.

Joseph Dion Ngute, qui a signé pour le Cameroun, a invité les responsables de Rascom à « tirer pleinement avantage » des facilités offertes par « ce cadre juridique d'exception », tout en respectant les lois en vigueur dans la République du Cameroun.

Le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé des relations avec le Commonwealth, rappellera que la signature de l'accord de siège représente l'aboutissement de concertations entamées en 2008 entre les deux parties.

Selon lui, le Cameroun avait accueilli avec joie la proposition de Rascom d'établir un Centre d'exploitation réseau (Cer) à Douala. Jones Killimbe a déclaré que la structure est déjà opérationnelle, emploie une quinzaine d'ingénieurs et de techniciens, tous Camerounais, faisant un « wonderful job ». Désormais, le Cer et son personnel bénéficient de privilèges comme l'immunité de juridiction et la jouissance de facilités de type diplomatique.

Après des problèmes rencontrés par son premier satellite, Rascom a lancé un autre engin en août 2010, à qui toutes les données du premier ont été transférées, a indiqué à la presse Jones Killimbe à l'issue de la cérémonie.

L'entreprise qu'il dirige a la responsabilité de fournir une réponse globale à tous les besoins de télécommunications identifiés en Afrique à moindre coût. Entre autres, le ministre des Postes et Télécommunications, le ministre délégué au Minepat et le directeur général de Camtel étaient présents au Minrex hier.

Source: Cameroon Tribune

Cameroon: MINPOSTEL Mobilises to Boost Telecommunications

Jean Pierre Biyiti-bi Essam unveiled his 2011 plan of action Friday while receiving New Year Wishes. Government during the ongoing fiscal year plans to set up 120 community telecommunication centres nationwide and the Ministry of Posts and Telecommunications (MINPOSTEL) is determined to take additional measures to step up telecommunications, at reduced cost.

Source: Cameroon Tribune

Cameroun: Informatisation de l'état civil - La nécessaire réforme

Ainsi donc le gouvernement a définitivement opté pour l'informatisation de l'état civil, selon le chronogramme dévoilé vendredi dernier par le ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation Marafa Hamidou Yaya. Une option qui en réalité ne surprend personne mais tombe à point nommé au regard du cafouillage qui règne dans ce secteur névralgique.

« Combien sommes-nous ? », « Aidez-nous à vous compter » ; clamaient jadis des slogans pour sensibiliser les populations aux opérations de recensement initiées par les pouvoirs publics qui doivent disposer d'une banque de données fiables pour mettre en oeuvre la politique nationale de développement socio-économique. Cependant, au-delà de cette opération avant tout matérielle et technique, l'institution de l'état civil proprement dit constitue un acte politique fondamental. L'état civil étant la base même de la citoyenneté. Or manipuler à la petite semaine la citoyenneté par des données fantaisistes sur les actes de naissance, de mariage ou de décès fragilise de manière permanente l'outil de décision majeur de tout Etat moderne.

A l'heure des technologies de l'information et de la communication (TIC), il apparaît urgent que jamais que la constitution de l'état civil à la base obéisse aux normes universelles de fiabilité et de sécurité. Et cela ne peut passer que par une informatisation bien conçue et menée de manière professionnelle. Car ne nous y trompons pas, en amont c'est bien l'homme qui introduit les données avec toutes les marges d'erreurs possibles. Même si l'état civil que nous connaissons aujourd'hui est le fruit d'une maturation au fil des siècles, on constate de nos jours que l'âge est l'objet de tous les tripatouillages au gré des intérêts purement individuels.

Il en est ainsi, et de manière systématique à la Fonction publique nationale, aux lycées et collèges et dans nos équipes de football notamment. Ici et là, la tricherie a pignon sur rue, l'âge vrai est ignoré. Il ne faut surtout pas laisser quelque trace. Entre l'anonymat de la naissance et l'établissement de l'état civil, beaucoup d'eau coule sous le pont, au gré des appétits immédiats. Que dire alors des trucages des actes de mariage ou de décès pour défendre au mieux ses intérêts au tribunal ou ailleurs ! Un véritable capharnaëm civil qui fait la part belle aux faussaires de tout acabit qui écument le secteur et y font la pluie et le beau temps. Or non seulement vu sous cet aspect purement civil, personne n'ignore qu'en matière électorale, un bon fichier d'état civil est indispensable pour établir avec plus de rigueur la courbe des suffrages exprimés par les votants.

C'est très souvent l'objet d'une discorde profonde entre les leaders politiques. On a vu le cas récent en Côte d'Ivoire avec la notion « d'ivoirité » qui a empoisonné le climat politique national et a été à l'origine de la longue crise qui a plombé tout recours aux élections pendant cinq années. L'informatisation programmée de l'état civil dans notre pays est donc non seulement nécessaire, mais incontournable pour entrer dans la modernité et prévenir des travers de tous genres.

Source: Cameroon Tribune
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