Cameroun Tribune

Le Cameroun maillé par 6000km de fibre optique

Les soucis des usagers des diverses facettes des communications numériques vont désormais relever du passé.

Avec la réception officielle vendredi dernier des travaux de pose de 3200 km de câble à fibre optique, les dix chefs-lieux de régions et une centaine de chefs-lieux de départements et d'arrondissements du Cameroun sont désormais raccordés au réseau national de transmission par fibre optique.

Pour le vernissage de cet important projet structurant, le Premier ministre à dépêche à Maroua pour le représenter personnellement, Jean-Pierre Biyiti bi Essam, ministre des Postes et Telecomunications. La cérémonie qui s'est déroulée à l'esplanade des services du gouverneur a connu la présence de hauts responsables en charge de la gestion des structures des Communications auxquelles se sont jointes les populations locales.

La pose de la fibre optique dans la région de l'Extreme-Nord permet à la région de réduire le déficit constaté en matière de transmission des communications électroniques.

Le représentant personnel du PM soulignera que ce projet constitue une des actions concrètes de la politique des "Grandes Réalisations" portées par le président Paul

Biya. "C'est le point de départ d'un accès généralisé à l'Internet", poursuit-il. En brossant l'historique de ce projet, le Minpostel révélera que les travaux de la pose de la fibre optique ont été lancés le 22 décembre 2009 à Kye-Ossi dans la région du Sud. Avec ces 3200km réceptionnés vendredi dernier à Maroua, le Cameroun dispose désormais d'un réseau installé en fibre optique de 6000 km. A terme, ce réseau sera porté à un linéaire de plus de 10 000km de câble à fibre optique. Des brettelles sont prévues pour connecter les pays voisins notamment le Tchad et la RCA et le Nigeria.

Grâce aux travaux en cours, le gouvernement camerounais ambitionne d'ici à 2015, de relever le taux de pénétration d'Internet de la population à 40%, celle de la téléphonie mobile de 50% et 30% pour la téléphonie fixe.

Le réseau est appelé à s'étendre pour qu'une masse critique de la population bénéficie véritablement de cette révolution numérique. C'est pourquoi le gouvernement s'est engagé dans un vaste programme de construction des boucles optiques urbaines dans les grandes métropoles du pays. La boucle optique de Douala est déjà opérationnelle, celle de Yaoundé en cours de réalisation. Les études en vue de la construction des boucles de Buea, Limbe et de Maroua sont achevées.

À Maroua, le linéaire sera long de 26,754 km et atteindra le site de l'Ecole normale supérieure de Maroua, à Kongola. Cerise sur le gâteau, la ville sera dotée d'un Hôtel des Postes et Télécommunications dont les travaux de construction déjà budgétisés vont coûter 195 millions de francs CFA.

Le répresentant personnel du PM a exprimé la gratitude du gouvernement Camerounais à l'endroit de la Chine dont l'aide aura été déterminante dans la conduite à bon port de ce chantier innovant. Le projet de réalisation et d'acquisition des équipements est estimé à environ 30,6 milliards FCFA. Eximbank China a contribué à hauteur d'environ 26 milliards FCFA dans le cadre d'un prêt et la CAMTEL pour environ 4,5 milliards FCFA comme fonds de contrepartie.

La cérémonie de réception officielle des travaux de pose de 3200 km de câble optique a connu la présence des directeurs généraux de la Camtel, de l'Art et de l'Antic. La Campost était représentée par son Dire tuer général adjoint. L'Ambassadeur de Chine était représenté par son conseiller économique et commercial, Gao Yo g Qin.

Source: Cameroun Tribune

Cameroun: La vente des équipements analogiques interdite en juillet prochain

A Yaoundé, certains commerçants ont déjà réduit les prix des téléviseurs pour s'en débarrasser.

L'article 8 du décret du Premier ministre fixant les modalités et le calendrier de la migration de la radiodiffusion de l'analogique au numérique est clair. « Dès le 31 décembre 2012, l'importation des équipements de radiodiffusion télévisuelle analogique et autres accessoires y relatifs est interdite sur toute l'étendue du territoire national. »

Dans le même article, le chef du gouvernement indique : « Dès le 1er juillet 2013, la vente des équipements de radiodiffusion télévisuelle analogique et autres accessoires est interdite. »

A quelques mois de la date-butoir, c'est déjà le branle-bas dans les commerces. Les opérateurs voulant se débarrasser de ces équipements, sont passés au plan B : la baisse des prix.

Dans plusieurs magasins du Marché central de Yaoundé lundi 14 janvier 2013, tous les téléviseurs ou presque étaient en promotion. 35.000 F le téléviseur habituellement vendu à 50.000. 50.000 F celui de 80.000. Ainsi de suite. Avec parfois des baisses drastiques.

Et à en croire Jean Calvin Fotso, l'un de ces gérants, ils sont prêts à prendre tout ce qu'on leur propose, mais dans la limite du raisonnable, pour vendre ces téléviseurs.

Et pourquoi ? « Qu'est-ce qu'on va faire avec, du moment où d'ici quelque temps, ils ne serviront à rien. Et on ne pourra même plus les vendre. Nous devons donc nous en débarrasser pour essayer d'entrer dans nos frais », explique-t-il.

Seulement, si les commerçants eux se mettent au pas, certains usagers traînent les pieds. La plupart ne savent pas qu'en 2015, la radiodiffusion camerounaise passe de l'analogique au numérique.

Et comme l'explique André Bertrand Mbock, sous-directeur en charge des questions techniques de radio et de télévision au ministère de la Communication, les téléviseurs analogiques ne pourront être utilisés à cette date que s'il est possible d'y connecter un décodeur.

Dans le cas contraire, ils ne serviront à rien. Malgré cela, certains s'entêtent à les acheter. « Nous avons au moins deux clients par jour. Ils disent que le Cameroun c'est le Cameroun. Généralement, des décisions sont prises mais l'application ne suit pas souvent», ajoute M. Fotso.

En tout cas, la marche vers la migration de la radiodiffusion de l'analogique au numérique est entamée depuis des années. Un Comité chargé de l'élaboration de la stratégie camerounaise a rendu sa copie.

La structure de mise en oeuvre de cette stratégie a également été créée par le Premier ministre. Elle a d'après Mezom Melouta, coordonateur du projet adjoint Cam-DBS, la charge de mettre sur pied les 42 projets arrêtés.

Source: Cameroun Tribune

Cameroun: La Fibre optique pour soutenir la croissance

La construction le long du pileline Tchad-Cameroun du réseau à haut débit en fibre optique inaugurait une stratégie payante de doter le Cameroun d'une infrastructure de télécommunication de haute qualité. Les extensions en cours confirment les grandes ambitions.

 Parmi les indispensables critères attractifs exigés par de nombreux investisseurs pour s'installer dans les pays qui disposent de codes ou chartes des investissements généreux, d'infrastructures portuaires, routières, ferroviaires et électriques de qualité, il y a de plus en plus le must : la présence d'un réseau de télécommunications de haute facture.

Le choix du Cameroun pour un « backbone» en fibre optique dont les extensions se poursuivent traduit le besoin de créer des conditions de compétitivité pour les entreprises locales et les multinationales qui, à l'heure de la mondialisation doivent en temps réel communiquer avec leur base, leurs partenaires commerciaux, suivre l'évolution des cours en bourse faire du commerce en ligne.

La fibre optique est seule capable d'offrir le haut débit requis pour tous ces besoins avec son très faible coût d'exploitation par rapport au faisceau hertzien et au satellite. Depuis la mise en service de la fibre optique au Cameroun, on a noté avec satisfaction un certain nombre d'avancées positives dont les moindres ne sont pas l'amélioration sensible de la qualité des communications, la baisse sensible des coûts des services et la multiplication des entreprises et des offres de service Internet.

Avec les nouvelles extensions lancées à partir de Kyé ossi avec un prêt préférentiel chinois de 52 millions, ce sont de nouvelles possibilités qui sont offertes pour améliorer la qualité et els capacités d'un réseau déjà connecté au câble sous marin du projet SAT 3.

Dès la fin des travaux, les villes de Bertoua, Garoua, Maroua Kousséri Bamenda, Buea Limbé, seront toutes connectées au réseau fibre optique, portant la longeur existante des fibres optiques de 1.941 km à plus de 5.000 km.

La réalisation complète du backbone national permettra de connecter à un réseau à haut débit toutes les unités administratives et les sites industriels en projets ou en construction.
 
De nombreux experts insistent sur le fait que pour réaliser ce réseau de manière économique et efficace, il est nécessaire de créer une société d'infrastructure qui aura la responsabilité de construire et d'exploiter la fibre optique au Cameroun.

Selon eux cette société donnera à l'Etat le moyen de contrôler les communications internationales et donc de mieux assurer sa sécurité et sa souveraineté en garantissant dans un contexte libéral de l'économie, une saine concurrence entre les opérateurs.

Grâce aux extensions à moyen terme de la fibre optique plus de 70% de la population camerounaise pourront bénéficier de cette nouvelle autoroute informatique avec de bénéfiques opportunités de croissance.

Source: Cameroun Tribune
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