L’Express de Madagascar

Afrique de l'Est: Fibre optique - Le câble Lion grandit

Un prolongement du câble en fibre optique Lion jusqu'au Kenya a été inauguré à Mayotte jeudi. L'infrastructure offre plus de sécurité aux internautes.

Le plongement du câble sous-marin en fibre optique Lower Indian Ocean Network, ou Lion II, entre officiellement en service. Il a été inauguré en grande pompe jeudi à Mayotte, en présence des représentants des investisseurs regroupés au sein d'un consortium. Lion II, long de 2 700 kilomètres, se connecte à Lion I au large de Toamasina, passe par Mayotte et continue jusqu'à Mombasa, Kenya. Grâce aux autres câbles en fibre optique qui passent dans le canal de Mozambique et dans la partie australe de l'Afrique, cette nouvelle infrastructure offre à la région de l'océan Indien des possibilités de sécurisation de la connexion internet en cas de coupure du Lion I.

« Lion II améliore le débit de la fourniture d'internet, mais c'est aussi un investissement pour la sécurisation de la connexion pour les clients d'Orange Madagascar », déclare Benja Arson, représentant d'Orange Madagascar à la cérémonie de Mayotte.

France Télécom et ses partenaires du groupe Orange à Madagascar, au Kenya, à l'ile Maurice, à La Réunion et à Mayotte font partie des plus importants investisseurs dans Lion II. Mais il y a également d'autres opérateurs, dont Emtel Ltd et SFR Réunion-Mayotte. Le projet qui a démarré le 23 septembre 2010, a nécessité un volume d'investissement de près de 70 millions d'euros. Avec Lion I, le câble connecte donc aujourd'hui cinq pays.

L'inauguration de Lion II revêt une importance particulière, voire historique pour Mayotte qui se connecte pour la première fois au haut débit. L'événement, très attendu par la population, a même fait la Une des journaux locaux dans ce tout nouveau département français. C'est, d'ailleurs, la raison pour laquelle, la ville a abrité la cérémonie d'inauguration qui s'est tenue à la station d'atterrissement du câble, implantée dans la zone industrielle de Kaweni, à Mamoudzou.

« Le haut débit va bouleverser nos habitudes au quotidien et va faire d'internet un besoin vital. Nous vous demandons donc dès à présent de penser à la sécurisation de cette connexion car une coupure serait insupportable », déclare Ibrahim Aboubacar, premier vice-président du Conseil général de Mayotte, faisant allusion à une deuxième connexion pour anticiper la possibilité d'une panne du câble Lion.

En tout cas, c'est un véritable défi que ces opérateurs, dont certains sont concurrents sur le même marché, ont réussi à surmonter pour l'intérêt de leurs clients. Orange et SFR, par exemple, se partagent, avec deux autres opérateurs, le marché de 300 000 habitants de Mayotte.

D'ailleurs, Eric Bouquillon, responsable d'Orange Réunion-Mayotte, a profité de la tribune officielle pour annoncer que les packs internet d'Orange seront en vente dans les boutiques dès le lendemain matin. La réponse de SFR a été dans les journaux du lendemain avec les annonces sur une page sur des clés 3G. La vie a repris son cours normal comme l'a déjà prédit Yves Ruggeri, président du consortium, lors de l'inauguration. « La collaboration s'arrête aujourd'hui. La concurrence reprendra ses droits dès demain. »

Source: L’Express de Madagascar

Madagascar: Table-ronde - La documentation numérique révélée

Sitothèques, bibliothèques numériques, livres en ligne regorgent de documents. La documentation numérique a été révélée au grand public.

L'ambiance est plutôt studieuse à l'IFM Analakely où s'est tenue une table-ronde sur le thème « Madagascar et les bibliothèques numériques ». Le cours est passionnant. Sur la scène de la salle de spectacle, des professionnels de la documentation assurent la présentation des sites de documentation sur Madagascar. En face, une assistance attentive composée majoritairement d'étudiants. Sur un écran géant s'affiche une photographie ancienne du marché d'Analakely.

« Il n'y a pas que des photos. Le site des fonds patrimoniaux dispose aujourd'hui de 15103 documents téléchargeables gratuitement. Sur le site Madarevues, on peut trouver 11 revues archivées et 1856 articles multidisciplinaires », remarque Jean-Marie Andrianiaina, directeur de la bibliothèque Universitaire d'Antananarivo.

Ces deux sites illustrent bien l'existence et la disponibilité des documents électroniques dans la littérature grise. Depuis mai 2002, Cyberthèses recense les thèses soutenues dans les six universités publiques de la Grande Ile. Selon toujours le responsable de la bibliothèque Universitaire, 9011 thèses et mémoires sont consultables et téléchargeables gratuitement.

Le moissonneur Savoirs en partage de l'Agence Universitaire de la Francophonie permet de consulter tous les ouvrages édités ou co-édités par l'AUF. Près de 200 ouvrages sont disponibles sur le site, mais il permet aussi d'accéder aux autres sites comme les fonds patrimoniaux ou encore le fonds Grandidier.

Pierre Maury, de la Bibliothèque numérique malgache, a partagé avec le public ses trouvailles dont The Internet archive  ou en plus de Gallica, la bibliothèque numérique de la bibliothèque nationale de France (BNF). Ce site s'avère « un gros agglomérat de documents », dont les ressources viennent essentiellement des États-Unis et du Canada.

Tandis que Marcelline Rahaingo-Razafimbelo, chef de département au CIDST (Centre d'Information et de Documentation Scientifique et Technique) a rappelé les enjeux de la numérisation des documents, Marie-Michèle Razafintsalama des Editions Jeunes Malgaches a retracé la genèse de Maria vakansy any Alaotra, le premier livre numérique pour enfants. Avec le problème de diffusion du livre à Madagascar, cette alternative n'est pas à exclure, étant une forme de diffusion possible.

Source: L’Express de Madagascar

Madagascar: Télécommunication - La primature saisie de l'affaire « Life »

Des sources au courant du dossier indique que la persistance de Life dans la négociation est dûe au fait que « la décision du conseil d'État elle-même est assez floue.

Le dossier n'est pas recevable, mais elle ne sanctionne pas non plus Life ». L'opérateur a décidé de recourir au Conseil d'État pour contester la décision étatique lui interdisant l'exploitation.

En effet, le gouvernement a interdit à Life d'utiliser commercialement la licence ayant appartenu à Intercel auparavant. Après la faillite de ce dernier, sa licence a été transférée à Madamobil, devenue aujourd'hui Life, mais ses arriérés n'ont pas été remboursés. L'État a ainsi demandé à Life d'honorer la créance d'Intercel.

C'est pourquoi « Life ne doit pas encore opérer avec une licence litigieuse. Or, il a commencé à exploiter vers 2010 », indique le directeur général de l'OMERT.

Life a déjà ses abonnés actuellement, et le ministre est assez optimisme quant à l'aboutissement des négociations. « Je crois qu'il est possible de tout arranger », souligne t-il.

Source: L’Express de Madagascar

Madagascar: Microfinance - Octroi de crédit sur mobile

Un projet de partenariat pour effectuer des transactions à partir du mobile est en gestation. Les institutions et les opérateurs y travaillent. Contribuer à l'amélioration du taux d'accès aux services de microfinance.

C'est, d'une part, l'objectif d'un projet de partenariat entre les institutions de microfinance (IMF) et les opérateurs en téléphonie mobile. D'autre part, il s'agit de vulgariser le système de « mobile banking » qui connaît actuellement une grande révolution.

Un responsable de l'établissement financier Microcred Madagascar a annoncé récemment, lors d'une conférence de presse avec Orange Madagascar, la préparation du projet.

Dans le cadre de cette coopération, les clientèles de la microfinance pourront bénéficier de plusieurs avantages dont le paiement de remboursement des crédits à partir d'un téléphone mobile.

« Grâce au système du mobile banking, les bénéficiaires de crédit auprès des institutions de microfinance n'auront plus à se déplacer pour récupérer l'argent qu'il a emprunté, de même pour le remboursement mensuel », évoque comme exemple, Hasin-tiana Ramiliarijaona, un responsable auprès d'une agence de microfinance.

« Cette disposition garantira la sécurité des bénéficiaires », poursuit-il. Les transferts d'argent entre les IMF de deux localités différentes sont aussi possibles à travers ce nouveau partenariat.

Dans le cadre des préparatifs du projet, un cabinet international, en partenariat avec des responsables du secteur de la microfinance à Madagascar, élabore une étude relative aux textes réglementaires qui vont régir le secteur. Pour le moment, les paiements par mobile figurent dans les activités connexes du système bancaire.

« L'élaboration du texte régissant le mobile banking figure parmi les grands chantiers du domaine de la microfinance à Madagascar. Les deux entités devront collaborer dans leurs activités par l'utilisation des nouvelles technologies.

Il ne devrait pas y avoir des empiètements », note pour sa part Blaise Rajoelina, coordonnateur national de la microfinance. Ce texte devra, entre autres, stipuler l'existence d'une réserve de fonds auprès des « mobile bank », comme c'est le cas pour les institutions bancaires.

Du côté des usagers des services de la microfinance, la mise en oeuvre de ce système nécessite la multiplication des caisses auprès des « mobile bank » afin d'éviter les longues attentes.

« La mise en oeuvre de ce projet nous enlève une tâche majeure dans la mesure où nous devons nous déplacer tous les mois à l'agence pour effectuer un versement pour les remboursements.

C'est plus sécurisé. Mais, pour ce qui est du retrait d'argent, il est vraiment nécessaire de multiplier le nombre de caisses auprès des agences qui reçoivent les paiements par mobile car, aujourd'hui, presque dans chaque point, il existe de longues files d'attente », déclare Misa Ralalaharisoa, une cliente d'une institution de microfinance.

Source: L’Express de Madagascar

Services informatiques: Madagascar, un nouveau « hub » de l'océan Indien

Madagascar peut-elle devenir une destination phare des services informatiques ? Nombreux sont les opérateurs qui croient réellement à cet avenir. Surtout que la Grande île est reliée à deux câbles optiques sous-marins, Eassy et Lion.

Le secteur du service informatique transforme petit à petit le paysage économique malgache. La plupart des jeunes entrepreneurs se tournent actuellement vers le « business process outsourcing » ou bien le service de sous-traitance.

Le nombre de services offerts par les sociétés implantées durant ces dernières années varient : service clientèle, vente, prise de rendez-vous, campagne de promotion, finance, e-business, et tout autre métier autour du Web, comme rédacteur web, développeur ou télé-opérateur. Il suffit de faire un petit tour sur les sites d'emplois comme jobmada.com pour se rendre compte du développement réél du secteur.

Madagascar représente une menace réelle pour les autres destinations de l'Océan indien. L'arrivée des câbles optiques a fait trembler les entreprises mauriciennes, l'une des destinations phares du marché francophone.

Si « le manque d'infrastructure représente un réel obstacle au développement du secteur des nouvelles technologie », ainsi que le confie un responsable d'une société de service et d'ingénierie en informatique (SSII) locale, la connexion de Madagascar avec le reste du monde aux câbles optiques sous-marins Eassy et Lion.

« L'installation de ces fibres optiques a toujours eu un impact positif sur l' économie des pays où cela est arrivé, avec la création de plus de sociétés travaillant dans le secteur de la nouvelle technologie de l'information et de la communication (NTIC), la présence des investisseurs étrangers, et la création de milliers d'emplois.

L'e-banking se développe grâce à ce type de connexion plus fiable. Il faut s'attendre à une hausse du taux de croissance et du produit intérieur brut (PIB), à la fois par les activités directes du secteur et par les effets indirects sur la facilitation des activités dans les autres secteurs.

Désormais, Madagascar peut figurer sur la carte des destinations des offshores et services informatiques », a déclaré Olivier Robinson, un grand spécialiste du secteur TIC dans une interview accordée à L'Express en décembre 2010.

Pour les opérateurs regroupés au sein du groupement des opérateurs en technologie de l'information et de la communication (Goticom), leur position est claire. « La destination Madagascar est et reste toujours une destination à fort potentiel pour les Technologies de l'Information et de la Communication, d'autant que les crises qui se sont succédé - mondiale et nationale - n'ont eu que peu d'impacts sur les entreprises du secteur ».

Si Maurice est très connue dans le domaine de l'offshore informatique, elle a un problème de ressources humaines qualifiées actuellement. Elle se voit obligée de recruter des compétences, non seulement malgaches mais aussi sur le continent africain. Madagascar est le vivier de ressources humaines de la sous-région. Chaque année, 50 à 100 ingénieurs sortent des grandes écoles malgaches.

A cela s'ajoutent les techniciens formés par les différents instituts privés. « Madagascar représente un réel danger pour l'offshore mauricienne. Le manque de personnel inquiète beaucoup les investisseurs », explique un autre opérateur.

Mais à chaque problème, une solution. Si dans un premier temps, les opérateurs ont importé leur main-d'oeuvre de la Grande île, ils privilégient aujourd'hui l'option de délocaliser leurs activités dans la Grande île. Madagascar est donc une plaque tournante, un nouveau carrefour pour les services informatiques. En mars dernier, Maurice se voit obligée de tisser un partenariat avec la grande île.

C'est ainsi que le Goticom et son homologue mauricien l'Outsourcing and telecommunications association Mauritius (OTAM) ont signé un protocole d'accord visant à promouvoir la destination Tic dans l'Océan indien.

Source: L’Express de Madagascar

Madagascar: Grogne des opérateurs télécoms contre les taxes

Les opérateurs en téléphonie dénoncent une surtaxation effectuée par l'État. Les taxes pénalisent. Patrick Pisal Hamida, administrateur directeur général de Telma Madagascar, a évoqué que 31 % de leur chiffre d'affaire sont investis dans les infrastructures et 51 % dans les taxes.

C'était lors de la rencontre des opérateurs en télécommunication avec les experts de l'Union internationale de la télécommunication (UIT), organisée par l'Office malagasy des études et de régulation des télécommunications (Omert), hier.

Il a exposé que, en trois ans, l'ensemble des opérateurs malgaches en téléphonie a investi 1/3 de ses chiffres d'affaire dans les infrastructures. Ils n'ont cependant rien reçu en contrepartie.

« Madagascar est l'un des pays avec une plus grosse infrastructure nationale en Afrique. Il est également le deuxième le plus taxé à travers le continent », dénonce le directeur de Telma. « Il ne reste plus grand chose pour inciter les clients à recourir à notre service », rajoute-t-il.

Les infrastructures mises en place par les opérateurs en téléphonie couvrent, selon toujours Patrick Pisal Hamidi, deux-tiers de la population totale. « Lorsque nous investissons dans les zones isolées de Madagascar, cela coûte dix fois plus cher que dans une ville et rapporte dix fois moins », se plaint-il.

Cependant, seules 22 % de la population de ces zones couvertes utilisent le téléphone mobile. « À Madagascar, même les téléphones mobiles sont qualifiés par l'État de produit de luxe. Exception faite des « foza orana », les appareils sont soumis à des droits d'accises, comme le cas de Blackberry », enchaîne-t-il.

Le directeur général de Airtel, Heiko Schlittke, a confirmé les propos de son homologue. Il estime ainsi la nécessité de mettre en place une politique incitative. « Il faut améliorer la situation de développe- ment du secteur », estime-t-il.

Face à ces doléances, le directeur général de l'Omert, Augustin Andriamananoro, estime que les efforts doivent venir des deux parties. « Si les opérateurs réclament une baisse de taxe qui s'avère exorbitante, ils doivent en contrepartie s'engager, par exemple, à mettre en place des projets sociaux, un fonds de reconstruction ou encore à créer plus d'emploi. Si l'État s'engage à supprimer les droits d'accises, que peuvent-ils offrir en retour ? » évoque le directeur général de l'Omert.

Source: L’Express de Madagascar

Madagascar: Un site web pour organiser un mariage

On n'a plus besoin de se déplacer partout en ville pour trouver un organisateur de mariage, les accessoires et le reste. L'agence Kreno, qui vient de naître cette année a mis en place le premier guide et annuaire du mariage sur Internet, le mariazy.net. « La préparation d'un mariage nécessite des moyens d'informations

efficaces, économiques, fiables et rapides qui dépassent de loin le bouche-à-oreille. C'est pourquoi, on a mis en place ce site web pour aider les futurs mariés dans l'organisation de leur mariage », explique Rija Randriamalala, créateur de l'agence Kreno.

Sur le site, dont l'accès est gratuit, les futurs mariés trouvent des conseils et astuces pour la préparation de leur mariage, des outils personnalisés pour faciliter l'organisation, des adresses des meilleurs professionnels du mariage à Madagascar.

Organiser un mariage coûte très cher. Selon toujours le créateur de l'agence, le mariage le plus simple est à Ar 2 millions. Si c'est un mariage avec 200 invités, tout organisé, le couple doit avoir Ar 30 millions.

Pour 700 invités, avec orchestre, demoiselles d'honneur et tout, le prix est à Ar 140 millions. 70 prestataires se trouvent sur le site dont la salle de réception, le traiteur, les vêtements, les accessoires, l'orchestre, les alliances et bijoux, les voitures du cortège,... Le but est que 90 % des nouveaux mariés visitent le site.

Source: L’Express de Madagascar

Madagascar: L'État joue la tolérance sur le 3G+

Diverses structures de la technologie de la communication intègrent peu à peu le paysage local. L'OMERT fait preuve d'indulgence envers les opérateurs économiques qui se sont lancés dans l'exploitation de la licence 3G+.

En stand by. Les actions de régularisation des autorisations et de licences relatives à l'exploitation des services 3G+ sont en veilleuse pour le moment. L'État malgache, par le biais de l'Office malgache des études et de régulation des télécommunications (OMERT), fait preuve de tolérance vis-à-vis des opérateurs. De leur côté, des opérateurs en téléphonie se lancent dans une rude concurrence pour convaincre les usagers de consommer leurs produits.

Si Barthi Airtel a annoncé récemment à New Delhi que des discussions ont été entamées avec les autorités malgaches pour l'obtention de cette licence troisième génération, les autres opérateurs à savoir Orange, Telma et le dernier venu, Life, investissent davantage dans le secteur.

A titre d'exemple, en novembre 2009, la compagnie Telecom Malagasy, offre à sa clientèle des services associés à la technologie 3G+ tels que la visiophonie ou l'internet à très haut débit mobile.

De son côté, Orange Madagascar procède à des promotions sur le modem USB. Tandis que Life montre plus de dynamisme dans les spots publicitaires dans la presse audio.

Malgré cette situation de stand-by, l'OMERT affirme pourtant que la régularisation du secteur se poursuit. Un projet de cahier de charges a été envoyé aux opérateurs. Des approches avec les techniciens et ces derniers sont prévues afin de déterminer les modalités qui mèneront vers la formalisation du secteur.

« Il n'y a pas de retour en arrière quant à la formalisation du secteur, comme preuve, des cahiers de charge ont été transmis aux opérateurs. Nous avons la ferme volonté de la mettre en place avec des techniciens et de suivre de près les modalités pour atteindre cet objectif », annonce Augustin Andriamananoro, directeur général de l'OMERT, hier, au cours d'une interview, sans donner de date précise quant à la tenue de ce rapprochement.

Source: L’Express de Madagascar

Les bouquets satellitaires intéressent les malgaches

Les sociétés qui œuvrent dans leur distribution ont constaté une importante hausse de la demande, depuis quelques temps. Celle-ci est due aux offres promotionnelles qu'elles effectuent. Elles sont, en général, d'un prix abordable.

La forte croissance du nombre des abonnés de Canal+ Madagascar a été déclenchée par son offre appelée « bouquet découverte ». Pour 19 900 ariary, les clients peuvent avoir accès à 19 chaînes internationales, telles que TV5 monde ou Cartoon et une chaîne locale. Depuis le 1er février, le nombre de ses abonnés est passé de « 8 500 à plus de 10 000 ».

La société Parabole Madagascar constate également le même phénomène depuis le lancement de son « bouquet de base ». Avec 20 000 ariary, elle propose 20 chaînes internationales constituées par des chaînes d'informations, de séries, d'animations enfants ou de sports. Aucun chiffre précis n'a été donné, mais selon un responsable auprès de Parabole Madagascar, « une nette augmentation de la demande a été constatée ».

Source: L’Express de Madagascar

Madagascar et Maurice s'associent dans l'informatique

Les deux pays connaissent leurs besoins dans le secteur des Tic, surtout en ressources humaines. Deux associations homologues ont donc signé une convention de collaboration afin de promouvoir la destination océan Indien dans ce domaine spécifique.

La grandeur n'est pas une question de taille. Madagascar s'associe avec Maurice pour promouvoir le secteur de la technologie de l'information et de la communication (Tic).

Un partenariat est né entre le Groupement des opérateurs en technologies de l'information et de la communication de Madagascar (Goticom) et son homologue mauricien, l'Outsourcing and telecommunications association Mauritius (Otam).

Les deux entités viennent de signer un protocole de collaboration, en vue de renforcer la visibilité de la destination océan Indien dans le domaine du service informatique. A cela s'ajoute renforcement des capacités. Les deux pays ont besoin de ressources humaines de qualité et en quantité.

« Nous sommes actuellement en train de faire l'état des lieux, en ce qui concerne les formations existantes à Madagascar, pour voir quels sont les points à renforcer et comment ils pourraient être améliorés », déclare Gil Razafintsalama, président du Goticom.

Selon les estimations, Madagascar a besoin de 3 000 à 4 000 compétences supplémentaires par an si le haut début est exploité à fond avec des services associés comme les centres d'appels et les activités offshores.

Bien d'écoles dispensent des formations en techniciens supérieurs dans le domaine de l'informatique et de la communication.

Mais l'on sait aussi, selon toujours les propos du président du Goticom, que

« Seulement 2 000 jeunes, dont 200 ingénieurs, sortent chaque année avec un diplôme fiable dans le domaine des Tic ». Ce qui est largement insuffisant par rapport aux demandes du marché.

Très avancée en matière d'infrastructures, l'île Maurice manque actuellement de mains-d'Å"uvre qualifiées pour développer le secteur des technologies de l'information et de la communication. Elle se voit obliger de recruter des compétences non seulement malgaches mais aussi issues du continent africain.

Le deuxième volet de la convention porte sur la visibilité des opérateurs de la région. Le Goticom et l'Otam organisent donc un voyage conjoint la semaine prochaine dans des villes européennes, ce pour vulgariser la destination océan Indien.

« L'idée consiste à rendre visite à des associations similaires en vue d'éventuels partenariats », anticipe Gil Razafintsalama.

Le Goticom et l'Otam, conscients que la complémentarité des deux îles est nécessaire pour proposer des services efficaces et compétitifs, s'engagent donc à assurer la visibilité de l'océan Indien en termes d'investissement des entreprises Tic, d'échanges d'informations, et de renforcement de capacité des ressources humaines. Il s'agit d'avancer ensemble dans l'économie du savoir.

Source: L’Express de Madagascar
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