La Presse

La Tunisie lance sa première tablette tactile

La première tablette tactile tunisienne a été présentée  à Sfax, dans le cadre de la 20e session du Salon de l'informatique, bureautique, télécommunications et multimédia qui se tient à la Foire internationale de Sfax du 11 au 14 du mois en cours. Les initiateurs de cette même marque ont saisi l'occasion de la tenue du salon pour lancer une autre gamme de tablettes 3 G tunisienne qui sera commercialisée début mai prochain.

Formée de cinq ingénieurs, l'unité industrielle qui fabrique ce genre de produit haute gamme est basée à Sfax et emploie une douzaine de personnes. C'est un produit adapté au marché tunisien nous apprend, M.Chiheb Bouattour, jeune ingénieur et directeur général de Arts, l'entreprise qui propose pour la première fois en Tunisie un tablette tactile made in Tunisia.

SIB Sfax dans sa 20e édition a été marqué par la participation de 93 exposants venus commercialiser leurs produits informatiques, bureautiques et multimédias. C'est l'une des manifestations économique et commerciale qui a gagné en notoriété et qui a su garder sa périodicité en dépit d'une conjoncture économique, politique et sociale très délicate, aussi bien sur le plan régional que national.

L'inauguration, hier à Sfax, de cette manifestation, désormais bien ancrée dans la vie économique de la région, a été marquée par une grande affluence notamment de la part d'étudiants et d'élèves venus découvrir les nouveautés au niveau des équipements informatiques.

Des nouveautés qui ont permis aux visiteurs de découvrir de nouvelles marques et accessoires informatiques mais aussi de dénicher les meilleurs rapports qualité/prix.

Ordinateurs portables et bureaux, imprimantes, CD, clés USB, imprimantes lazer, livres d'initiation à l'informatique, CD, DVD...les produits proposés sont variés et à des prix différents. Les grandes marques informatiques et bureautiques n'ont pas raté cette occasion pour promouvoir leur produits auprès d'un public connu pour son amour et son engouement pour tout ce qui est informatique et multimédias.

Ce même public est invité aujourd'hui à assister à une table ronde qui sera organisée en marge du salon et portera sur «la perception de la société civile des applications informatiques à haute valeur ajouté en matière d'action municipale».

Source: La Presse

Tunisie: Carrefour d'affaires et de technologies (cat 2012) - Une plateforme d'innovation et de partenariat

La Tunisie nouvelle, qui s'emploie à sortir de l'étape d'incertitudes et d'inquiétudes qui ont affecté son économie, compte relever les défis et dénicher de nouvelles opportunités d'investissements industriels, et ce, à travers un évènement d'envergure internationale dont elle prévoit l'organisation du 28 au 30 novembre 2012.

Il s'agit de «Carrefour d'affaires et de technologies», parrainé conjointement par l'API, l'Utica, le Cepex et la Fipa, et qui se veut une réelle plateforme dédiée à l'entreprise, où se rencontrent les décideurs avec des leaders de divers horizons, qui présenteront leurs offres et demandes dans les secteurs innovants à fort potentiel de croissance, à savoir les secteurs mécanique, électrique et électronique, agroalimentaire, pharmaceutique, le plastique technique et plasturgique, le textile technique, les nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Cet évènement, placé sous le signe «nouvelle Tunisie, nouvelles opportunités», vise l'intégration de l'industrie tunisienne dans l'espace économique euro-méditerranéen notamment à travers la connexion aux réseaux internationaux de la technologie et de l'innovation afin d'accroîetre la valeur ajoutée des produits manufacturés en Tunisie, et concrétiser des projets innovants à contenu technologique.

Les organisateurs se sont assigné comme objectifs de mieux faire connaître les atouts de l'entreprise tunisienne dans les domaines du partenariat et de l'investissement, donner plus de visibilité à la compétitivité de la Tunisie en tant que base régionale de production et d'exportation grâce au gisement de compétences exerçant dans le domaine des TIC, démontrer aux investisseurs provenant de divers pays d'Europe, d'Asie, d'Amérique, et du monde arabe, que la Tunisie demeure un site privilégié offrant des avantages compétitifs, un environnement propice à leurs affaires et un cadre réglementaire transparent.

Durant trois jours, les participants, professionnels et experts, disposeront d'espaces favorables à toutes formes d'échanges dans les différentes composantes du carrefour d'affaires et de technologies. En effet, trois espaces d'exposition, de partenariat international et de conférences seront aménagés.

Pour ce qui de l'espace d'exposition, il renferme un salon international du développement industriel avec la participation de 300 entreprises industrielles et de services tunisiennes intégrées dans le processus de l'innovation, outre un espace de l'innovation et de la technologie consacré aux prestations offertes par les parcs technologiques, les centres techniques, les centres de recherche, les mécanismes d'appui à la promotion de la technologie et à l'innovation, les universités, les associations d'inventeurs, les pépinières d'entreprises...

A ceux-ci s'ajoute un centre d'appui et de financement où seront présentés les services et conseils offerts par des organismes de soutien à l'investissement et des institutions tunisiennes de financement, le concours des institutions et programmes internationaux de financement à l'instar de la BEI, la Banque Islamique, la BAD, et des opportunités d'investissements dans les trois régions économiques (Nord-Ouest, Centre-Ouest, et le Sud).

Ce centre comprend également des pavillons nationaux de soutien de pays partenaires de la Tunisie intéressés par le partenariat et l'innovation (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Belgique, USA, Canada, Japon, Corée du Sud). Dans ce même centre sera mis en exergue le rôle des chambres mixtes de commerce et d'industrie dans le rapprochement des entreprises, dans des stands qui leur sont dédiés.

Par ailleurs, au sein des espaces-conférences, le grand débat sera focalisé sur le développement de l'industrie en Tunisie, débat animé par d'éminentes personnalités nationales et internationales du monde de l'économie, qui auront à se pencher sur l'importance de promouvoir l'image de la Tunisie dans l'espace euro-méditerranéen. Des workshops seront organisés également portant sur des thématiques axées sur la technologie et l'innovation, le développement régional et les PME.

Quant à l'espace partenariat régional, il sera consacré aux rencontres B2B, préprogrammées, dans un catalogue par des entreprises tunisiennes, à leurs homologues internationales (européennes, américaines, asiatiques et arabes).

La manifestation prévoit la participation de 15 mille professionnels dont 1.000 internationaux, de 500 exposants dont 300 industriels tunisiens et la programmation de 1.000 contacts B2B.

Malgré les aléas postrévolutionnaires, affichant un taux de croissance en dessous de zéro en 2011, en raison de la baisse drastique des activités extractives de phosphate et du secteur touristique, l'industrie manufacturière pour sa part n'a pas subi de choc notoire.

De plus, la compétitivité globale du pays, malgré un recul de 8 places en 2012, selon le rapport 2011-2012 du World Economic Forum sur la compétitivité mondiale, reste la plus compétitive du continent, occupant la 40e place sur la scène mondiale sur 142 pays analysés.

Au début de 2012, des signaux de reprise se font déjà sentir avec une croissance à la fois des importations de biens d'équipement, signes de reprises des investissements (+53,2% de déclarations d'intentions) et des exportations de produits manufacturés (+15,4%).

Source: La Presse

De nouveaux remous à Tunisie Télécom

Sur les 12 affaires déférées devant la justice sur fond de malversation et de corruption, seule une a été dépoussiérée. Re-bonjour la grogne...

Ça chauffe de nouveau à Tunisie Télécom où la grogne a repris, ces jours-ci, de plus belle tant chez le personnel qu'auprès du syndicat de l'entreprise.

Une grogne rendue inévitable par la persistance d'une vague de revendications que ni les promesses de la direction générale et celles de la tutelle ni les PV des réunions n'ont pu, jusqu'à présent, satisfaire.

Revenant à la charge, repartant à l'offensive, le syndicat semble cette fois déterminé à gagner le bras de fer qui l'oppose toujours à la DG et dont les premières escarmouches remontent au printemps dernier, illustrées qu'elles étaient par des préavis de grève et de sit-in, avant de s'assombrir davantage par la fameuse grève qu'on connait.

Ce décor sombre risque, hélas, de se planter de nouveau, avertit-on au QG du syndicat, tout en exigeant la satisfaction des revendications encore désespérément en suspens, l'on s'évertue à balayer toute tendance à l'escalade.

Pour tous les TTistes jaloux de leur «bo&icircete», «il est anormal, voire révoltant, que les multiples abus dont avait souffert l'entreprise ces dernières années restent toujours impunis».

En ce sens que sur les 12 affaires déférées devant la justice et inhérentes à des actes de malversation et de corruption ayant émaillé l'évolution de l'entreprise, seule une a connu son dénouement, après l'inculpation avérée d'une soeur de l'épouse de Zaba (aujourd'hui incarcérée) et celle de l'ex-ministre des Télécommunications Montacer Ouali, auquel on a infligé aussi une peine de prison par contumace, le présumé accusé ayant réussi à quitter le territoire avant le verdict. Et les 11 procès restants ?

Eh bien, mystère total, en dépit de l'existence de preuves accablantes (interventionnisme, mauvaise gestion et octroi de prêts douteux...).

Autre zone d'ombre encore béate : la poursuite de «l'hégémonie» du partenaire étranger qui, bien que ses actions ne dépassent pas les 35% du capital de l'entreprise, continue d'imposer ses choix et ses décisions, allant jusqu'à ordonner l'augmentation du tarif d'installation du téléphone fixe et poursuivre le licenciement des employés, en violation du PV du 9 février dernier.

«En agissant de la sorte, notre partenaire étranger ne fait que détériorer la situation sociale au sein de l'entreprise et faire l'affaire d'une concurrence de plus en plus impitoyable», assure un membre du syndicat qui tient à lancer un appel pressant à l'adresse du gouvernement.

«Ils est vraiment urgent, souligne-t-il, de voir le gouvernement peser de tout son poids et intervenir en vue d'amortir le choc, avant qu'il ne soit trop tard, sachant surtout que l'Etat est majoritaire à Tunisie Télécom, avec 65% du capital de l'entreprise».

Source: La Presse

Tunisie: Centres d'appels - Un fort contenu d'emploi

Avec le développement du secteur des technologies de la communication, un secteur à forte employabilité a vu le jour: le centre d'appels. Aujourd'hui, il contribue à résoudre une partie du problème du chômage. Il semble, aussi, prêt à jouer son rôle d'employeur.

En effet, il dispose d'atouts qui font de lui un secteur créateur d'entreprises et d'emplois. Le faible taux d'investissement pour le lancement de ces entreprises et les charges salariales relativement faibles font d'elles un fer de lance capable de participer efficacement aux efforts de création d'emplois.

Aujourd'hui, on compte plus de 11.000 personnes actives dont la grande majorité sont des jeunes diplômés. La porte est encore ouverte devant d'autres chercheurs d'emploi et plus particulièrement ceux qui ma&icircetrisent la langue française. Beaucoup de promoteurs se plaignent, justement, de la rareté de cette main-d'oeuvre.

Et bien qu'ils aient perdu un peu de leurs activités en 2011, ils attendent, malgré tout, une relance en 2012. Ils tablent sur une reprise assez rapide et un retour au calme dans le domaine économique. Leurs activités sont, en effet, en lien direct avec la redynamisation des différents secteurs de production.

Car les quelque 240 à 250 entreprises existantes sont en étroite collaboration avec des activités comme la télévente, le marketing, la confirmation des dossiers ou le support technique.

On remarque que de nombreux jeunes, et en particulier les filles, affectionnent ces métiers qui, il faut le dire, sont émergents et prometteurs. Ils ont montré au cours des événements de l'année écoulée qu'ils étaient capables de sortir des crises avec les moindres dégâts.

Ils n'ont connu, justement, qu'une faible baisse en 2011 par rapport au début de l'année (environ 2 %). Pourtant, au cours de 2010, ils ont pu scorer jusqu'à 20 % de hausse en postes d'emploi.

C'est pourquoi les professionnels eux-mêmes sont confiants pour la prochaine année. 36 % d'entre eux prévoient une augmentation des effectifs, 21 % pensent que la capacité actuelle va être maintenue, 35 % tablent sur une augmentation des activités et 22 % estiment une stagnation au niveau des commandes.

Un phénomène étonnant persiste, c'est celui des difficultés qu'on éprouve au niveau des recrutements. D'après une enquête effectuée par l'Observatoire national de l'emploi et des qualifications, 42 % des entreprises enquêtées disent avoir des difficultés à recruter en raison des problèmes de ma&icircetrise des langues.

Ces problèmes sont liés pour les 3/4 d'entre elles à la ma&icircetrise de la langue française.

Source: La Presse

Tunisie: Hexabyte en bourse

Procédant à une augmentation de capital dans le cadre d'une introduction en Bourse sur le marché alternatif, Hexabyte, fournisseur de services à valeur ajoutée en télécommunications du type internet, s'apprête à lancer une offre à prix ferme auprès du public de 333.334 actions nouvelles émises au prix de 6 dinars l'action. Cette augmentation de capital en numéraire par appel public à l'épargne représentera 16% du capital après la réalisation de ladite augmentation.

La souscription à cette offre sera ouverte le vendredi 13 janvier et clôturée le jeudi 19 janvier courant, inclus. L'évaluation a été effectuée par la société United Gulf Advisory Services (UGAS). La Tuniso-Saoudienne d'Intermédiation (TSI), intermédiaire en Bourse chargé de l'opération, a été désignée en tant que Listing Sponsor. Le prospectus mis à cette occasion à la disposition du public a obtenu le visa du Conseil du Marché Financier (CMF).

C'est là une double première en ce début d'année, Hexabyte étant la première entreprise de sa catégorie à faire le choix de la Bourse, et s'agissant de la première introduction, depuis l'installation des nouvelles autorités issues du scrutin du 23 octobre. Cette initiative prend ainsi une signification particulière pour la dynamisation du marché financier.

Hexabyte a été fondée en 2001, par un jeune ingénieur diplômé de grandes universités américaines et jouissant d'expériences professionnelles dans des compagnies internationales spécialisées.

Préférant revenir au pays, il s'est installé à Béja, en vue de renforcer, à partir d'une plateforme technologique qu'il a conçue lui-même, le déploiement de services internet pour diverses utilisations personnelles et professionnelles et, d'une manière générale, divers services à valeur ajoutée des télécommunications, ainsi que la conception, la production et la commercialisation de tous logiciels, matériels et équipements informatiques.

A la fin de 2010, le chiffre d'affaires s'élève à 3.465.527 D, les emplois permanents sont au nombre de 82, avec un taux d'encadrement élevé en hautes compétences technologiques et le réseau d'agences et points de vente s'étend sans cesse à travers les différentes régions du pays.

L'augmentation de capital et l'introduction en Bourse d'Hexabyte visent à renforcer les capacités de l'entreprise en vue de consolider sa position sur le marché tunisien, accroître sa compétitivité et intensifier son innovation.

Elles interviennent au moment où les technologies de communications et l'économie numérique connaissent en Tunisie une croissance rapide, ouvrant de nouvelles perspectives qui exigent plus d'investissements et augurent de meilleurs rendements.

Source: La Presse

Tunisie: Economie numérique et société - Les tic et la croissance

Les TIC produisent-elles une nouvelle croissance ou contribuent-elles uniquement à accélérer la croissance?

Le secteur le plus dynamique de l'économie mondiale est sans nul doute celui de l'économie numérique (télécommunications, audiovisuel, logiciel, services informatiques, services en ligne), dont le taux de croissance représentera d'ici 2015 environ 30% de la croissance mondiale. C'est pourquoi les Etats-Unis d'Amérique y ont investi, jusqu'ici, deux fois plus que la France et une fois et demie plus que le Japon. Quant aux PAF, ils investissent, depuis 5 ans, de plus en plus dans ce secteur, mais sans discernement et épisodiquement. Si cette démarche ne se rationalisait pas, ils risqueraient de se retrouver en déficit grave en matière de TIC et de leurs usages. En vue d'éviter cette situation, ils gagneraient à procéder à l'élaboration de plans de développement de l'économie numérique articulés autour de certains axes prioritaires. Il s'agit surtout de la baisse des tarifs d'accès aux réseaux.

Les prix d'accès à l'Internet en Afrique francophone, exclusion faite des pays d'Afrique du Nord, sont les plus élevés du monde. Deux causes majeures à cette situation:

La première est la faiblesse du réseau de la concurrence qui affiche dans les pays les mieux dotés en infrastructure de télécommunications (Tunisie et Maroc) trois compétiteurs. Or, dans le domaine des télécommunications, une concurrence, à trois où même à dix, signifie la création automatique d'un cartel se partageant le marché plutôt que l'influençant, à la baisse, pour mieux vendre. Comme le marché des télécommunications des PAF, dans sa structure actuelle et selon la manière dont il est segmenté (nouvelle licence à chaque nouvelle activité), ne favorise pas la concurrence, on peut s'attendre à ce que le cartel perdure, consacrant ainsi le niveau élevé des tarifs. Certes, le poids démographique des PAF et la croissance qu'ils affichent peuvent entraîner les fournisseurs d'accès à baisser leurs tarifs, mais c'est une hypothèse improbable car, d'une part, les PAF n'ont pas de stratégie unifiée vis-à-vis des équipementiers et des fournisseurs d'accès et d'autre part ces derniers, champions du capitalisme, n'ont pas pour habitude de baisser la variable prix. Dans cette situation,â-‚que faire? Cinq démarches factuelles pourraient aboutir à baisser les tarifs:

La première consisterait pour chacun des PAF à réduire les taxes sur les abonnements d'accès.

La seconde consisterait à unir leurs forces dans une espèce de «centrale de concertation sur les prix d'accès à Internet», érigée en vis-à-vis unique puissant des fournisseurs en vue de les persuader d'infléchir les prix à la baisse.

La troisième serait de créer, dans chaque pays, des «IXP» pour points d'échanges Internet, c'est-à-dire des carrefours où peuvent se rencontrer les fournisseurs d'accès, permettant d'éviter le recours à des passerelles internationales très onéreuses.

La quatrième consisterait à prendre le soin d'engager de sérieuses négociations avec les opérateurs et les équipementiers en matière de tarifs d'accès, chaque fois qu'il s'agit de passer des marchés en matière d'infrastructures de télécommunications. A titre d'exemple, parce que les pays de l'Afrique de l'Ouest ont négligé d'incorporer les tarifs d'accès dans le cahier des charges relatif à l'exploitation du câble sous-marin Sat3, ils ont été acculés par l'opérateur à acquitter des droits exorbitants.

La cinquième serait, pour les PAF à faible densité de réseaux téléphoniques fixes, d'avoir recours aux réseaux sans fil. Mais, cela n'ira pas de soi, car les firmes de l'industrie mobile, faute de pouvoir accéder aux portions de spectre dans les basses fréquences, sont dans l'incapacité de délivrer leurs services dans les zones enclavées et rurales. En outre, l'environnement législatif dans la plupart des PAF est peu favorable, pour l'instant, à la connexion sans fil. Mais l'enjeu numérique vaut la peine de faire l'effort de contourner ces difficultés et d'imiter en cela l'Inde dont les abonnés connectés à Internet via des réseaux sans fil sont 5 fois plus nombreux que les abonnés aux lignes fixes. Ces cinq démarches pourraient être conduites simultanément dans le cadre de la centrale de concertation sur les prix d'accès à l'Internet.

En tout cas, pour l'instant, la baisse des tarifs d'accès à Internet, quel que soit le type de connexion, paraît un objectif improbable. En effet, le manque de moyens des PAF pour se doter d'infrastructures ramifiées et à la pointe de la technologie, l'absence de coordination de leurs stratégies et politiques en matière d'accès à Internet face au pouvoir des équipementiers, l'insuffisance de leurs ressources financières pour subventionner les tarifs d'accès, la persistance de la crise mondiale ainsi que la concentration de la technologie entre les mains d'une douzaine d'opérateurs érigés en cartel relèguent à l'infini la perspective d'une révision des prix à la baisse. Somme toute, l'expression «Aujourd'hui avec Internet c'est uniquement le demandeur qui paie et quand il est moins en position de force eh bien il paie plus cher» s'applique parfaitement aux PAF, surtout qu'ils avancent en rangs dispersés, ce qui a pour effet de les placer en position de faiblesse, donc de mettre leurs internautes en position de payer plus cher. Or, pour payer plus cher, il faut avoir le revenu correspondant, ce qui exclut tous ceux qui ne l'ont pas, c'est-à-dire, de loin, les plus nombreux.

A la fin de cette première décennie du XXIe siècle, le profit est devenu, sous tous les cieux, un droit sacré de l'être humain, parce que, selon les gourous du libéralisme, c'est grâce à lui que l'homme acquiert sa liberté. C'est vrai, mais cette liberté est-elle égale pour tous? Certainement pas, car au vu de ce qui se passe sur la scène mondiale, les Etats, les organismes et les individus qui fabriquent le plus de profit sont ceux qui ont le plus de liberté: liberté de conquête pour les Etats; liberté de monopole du marché et de manipulation de la variable prix pour les organismesâ-'; liberté de s'octroyer des pouvoirs presque illimités pour les individus. Etats, organismes et êtres humains sont donc libres mais aux degrés de liberté que leur confèrent les niveaux de leurs revenus. Par exemple, y a-t-il une limite, à part celle qui est autorisée par la loi, à la liberté d'une personne dont les revenus sont supérieurs à ceux d'un Etat? A contrario, peut-on parler de liberté pour le milliard de travailleurs dont le salaire est inférieur à 150 dollars par mois? Et que dire alors de l'autre milliard de personnes qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté!â-‚Peut-on parler de liberté pour toutes ces franges de la société? Evidemment non. Si c'est non, n'est-il pas juste d'affirmer que la liberté presque totale que donne le profit maximal à un individu revient à restreindre celle d'un autre? N'est-il pas juste d'affirmer, également, que les 8 ou 10 Messieurs X, africains, dont la fortune s'élève à plus de 150 milliards de dollars, privent 500.000.000 de leurs concitoyens de la liberté d'acquérir un PC, d'accéder à Internet, de contribuer au développement des arts, des lettres et de la scienceâ-‚du continent?

La vérité est que la discrimination économique et culturelle est un état de la société qui perdure depuis la création de l'espèce humaine et dont aucune réforme n'est arrivée à bout. Faut-il conclure qu'il faut faire avec? Evidemment non, puisque le degré d'intensité de cette discrimination a baissé, de siècle en siècle, sous l'effet de l'instruction, de la science, des réformes humanitaires et des actions de solidarité. Il est, par conséquent, impératif de continuer dans cette voie, de manière à acculer la discrimination dans ses derniers retranchements, notamment par une meilleure répartition des richesses. La création, par Bill Gates, archimilliardaire, d'un consortium d'aide au développement est, d'ailleurs, révélatrice du trouble du monde de l'argent face à la montée des périls sécrétés par la persistance des discriminations économiques, sociales et culturelles. C'est, assurément, un signe fort, en matière de lutte contre les fractures qui meurtrissent la société, dont la fracture numérique. Mais combien de richissimes africains ont-ils adhéré à sa démarcheâ-‚ou l'ont imité?

Source: La Presse

Tunisie: «L'école numérique» - Tous les cours et les livres en un clic !

Ce pourrait être un rude concurrent pour les onéreux cours particuliers qui échappent désormais à tout contrôle. Le site www.ecole numerique.tn, lancé par le ministère de l'Education à l'occasion de cette rentrée scolaire 2011-2012, est un espace numérique qui propose aux élèves de tous les niveaux de l'enseignement primaire et secondaire, aux enseignants et aux parents, une version en ligne de la totalité des manuels scolaires, avec des cours conçus par des enseignants et même des séries d'exercices relatifs à différentes disciplines. Une large gamme de ressources numériques pédagogiques, conformes aux programmes officiels, qui ne manque actuellement qu'aux élèves de 1ère et 2e années du secondaire : lacune qui devrait cependant être comblée dans les prochains jours.

L'initiative tombe à pic en ce début d'année scolaire, marquée par une certaine flambée des prix: pas seulement ceux des produits alimentaires, également et en particulier ceux des para-scolaires, comme les livres d'applications pratiques des cours, édités par des privés, et dont les prix ont grimpé rapidement ces dernières années.

Le site web offre à l'élève l'opportunité de télécharger le contenu des documents et de travailler les exercices des différentes disciplines qui, normalement, figurent dans les CD accompagnant les livres scolaires. Les visiteurs intéressés peuvent également avoir accès aux vidéos de plus de 200 cours différents, qui ont été enregistrés les années passées par la chaîne nationale, dans le cadre du programme de la télévision scolaire, au profit des élèves candidats aux concours et examens nationaux de fin de cycle.

L'approche basée sur l'animation est utilisée pour certaines matières, comme les mathématiques. Ce qui permet une meilleure assimilation. Une banque de sujets d'examens et de devoirs accompagnés de leurs corrections, fournis par des enseignants qualifiés, sont également disponibles sur le site. Les enseignants sont, en effet, invités à participer, de manière régulière, à l'enrichissement des contenus du site en publiant leurs propres productions, ainsi qu'à faire part de leurs commentaires et recommandations. Une manière de favoriser également les échanges et la communication entre les enseignants, et d'aider les plus jeunes en début de carrière.

Cette initiative est louable à plus d'un titre. Destinée à renforcer les capacités d'apprentissage des cours dispensés en classe, elle évite également aux parents des dépenses supplémentaires en cas de perte de livres par exemple, et permet aux élèves d'avoir accès à une large gamme de cours et de travaux pratiques sans avoir à acheter toute la panoplie de para-scolaires disponibles sur le marché et/ou multiplier le nombre d'heures de cours particuliers.

Source: La Presse

Applications mobiles - Un nouveau programme de développement lancé par Orange Tunisie

Orange Tunisie annonce un nouveau partenariat autour de son programme de développement des applications mobiles, un domaine nouveau et prometteur à fort potentiel d'employabilité. Lancé il y a déjà une année, ce programme ambitieux a réuni des jeunes de tous bords dans l'objectif d'abord de les initier à l'univers du contenu pour Smartphones, et par la suite de les former et perfectionner leurs aptitudes dans des domaines plus spécifiques comme les différents langages de programmation.

Après les ateliers Découvertes, le lancement d'Orange DevCenter, les formations dans les écoles d'ingénieurs, la prise en charge des stagiaires et des projets de fin d'études, Orange Tunisie élargit son champ d'actions et intègre cette année le développement sur Qt, plateforme des applications pour téléphones Nokia. A cet effet, un partenariat Orange Tunisie-Nokia a été scellé et s'articule autour d'un programme riche de plusieurs activitésâ-‚:

Un circuit de plusieurs formations dans de nombreuses villes du Maghreb seront adressées à des développeurs de différents niveaux. La première formation a eu lieu à Casablanca Technopark (Maroc) les 28 et 29 septembre 2011 avec la participation des développeurs tunisiens lauréats d'Orange DevCenter. Ces développeurs seront totalement pris en charge lors de cette formation à l'étranger.

Les développeurs tunisiens ayant participé à la formation continue « Qt Mobile » partageront à leur retour avec d'autres développeurs ce qu'ils ont acquis dans leurs formations.

L'objectif de ce partenariat est de constituer une vraie communauté de développement Nokia en Tunisie et d'offrir aux jeunes développeurs en herbe l'opportunité d'enrichir leur savoir-faire en terme de développement sur mobile avec un langage de programmation encore méconnu en Tunisie. Le besoin en applications pour Smartphones Nokia existe bel et bien et, les jeunes développeurs auront ainsi l'occasion d'exploiter un marché très prometteur.

Source: La Presse

Tunisie: Opportunités d'emploi dans les centres d'appels - Un secteur encore ouvert aux jeunes compétences

L'Agence tunisienne de la formation professionnelle propose une formation d'une durée de deux ans en conseiller clients pour centre d'appels  . Pour les sessions de septembre 2011 et de février 2012, quatre centres proposent cette formation ,à savoir les centres sectoriels de formation dans les métiers des services à Gammarth, Hammam-lif, Sousse et Siliana.

Les centres d'appels connaissent une expansion extraordinaire depuis quelque temps en Tunisie grâce à un investissement colossal privé. Plusieurs entreprises de nationalités différentes essentiellement françaises et italiennes sont venues, en effet, mettre à profit leurs compétences pour fournir des prestations à distance à des clients exigeants qui se trouvent à l'autre rive de la Méditerranée.

Téléacteurs, opérateurs, téléconseillers sont de nouvelles fonctions qui requièrent plusieurs qualités dont la maîtrise de la langue, la facilité de communication, le travail d'équipe et la volonté de relever les défis.

Les centres d'appels qui sont répartis un peu partout surtout dans le Grand-Tunis proposent des avantages aux candidats de valeur comme, à titre d'exemple, la formule de recrutement qui peut être un stage d'initiation à la vie professionnelle (Sivp), un contrat à durée indéterminée (Cdi), un contrat à durée déterminée (Cdd) ou autre.

C'est au candidat de choisir la formule qui lui convient en fonction de sa situation. Certains centres d'appels acceptent les étudiants qui souhaitent faire un argent de poche tout en poursuivant leurs études.

D'autres exigent que les candidats soient totalement disponibles et ne donnent pas le droit aux étudiants d'intégrer leurs équipes. Même l'horaire est flexible, dans la mesure où le travailleur peut opter pour le travail à mi-temps ou à temps complet.

Si le candidat fait ses preuves, au bout de six mois il est intégré dans l'entreprise. Il bénéficie en plus des avantages sociaux (mutuelle de santé, transport de et vers l'entreprise, frais de restauration, bonus, et primes sur objectif et/ou primes de fidélité), d'une formation initiale et d'une formation continue afin de le familiariser avec les produits ou services à proposer aux clients qui peuvent être des particuliers ou des entreprises.

Les centres d'appels fournissent plusieurs services comme, à titre d'exemple, la prospection par téléphone des clients pour commercialiser un produit ou un service donné. Le téléacteur ou téléconseiller doit donc connaître dans les moindres détails le produit pour bien guider le client pas à pas afin de bénéficier pleinement de son achat.

En cas de panne, l'opérateur doit être en mesure de fournir les réponses pertinentes au client pour qu'il puisse remédier à son problème de bout en bout. Certaines grandes entreprises opérant dans divers secteurs d'activités comme les télécommunications, les assurances, les banques... confient leurs services aux centres d'appels qui sont garants d'une qualité de serviceâ-‚irréprochable, digne de l'image de marque du donneur d'ordre.

Dans le souci de répondre aux besoins de l'économie nationale, l'Agence tunisienne de la formation professionnelle propose, elle aussi, une formation d'une durée de deux ans en conseiller clients pour centre d'appels.

Le baccalauréat, toutes branches confondues, est exigé pour suivre cette formation qui est répartie en cours d'anglais, d'informatique, de santé et de sécurité au travail en plus de la loi du travail, d'éducation environnementale et d'éducation physique.

Pour les sessions de septembre 2011 et de février 2012, quatre centres proposent cette formation à savoir les centres sectoriels de formation dans les métiers des services à Gammarth, Hammam-lif, Sousse et Siliana (septembre 2011).

Le conseiller clients au centre d'appels conseille, informe et dialogue avec les clients en utilisant tous les moyens de communication à distance comme l'Internet, le téléphone, les SMS.

Il contribue aussi à faire connaître le produit auprès des clients potentiels et gère les ventes et le service après-vente. Le candidat peut, une fois sa formation achevée, travailler soit dans des centres d'appels opérant au niveau local ou au niveau international dans les secteurs précités.

Ce secteur intéresse nombre de jeunes Tunisiens qui sont disposés à entamer une formation professionnelle en vue d'acquérir de nouvelles connaissances et avoir des chances d'intégrer enfin la vie active.

Plusieurs qualités humaines - en plus du niveau exigé - sont nécessaires pour pouvoir réussir dans le poste dont la force de persuasion et de proposition, l'esprit de groupe, la capacité d'écoute et d'analyse.

Source: La Presse

Numérisation des archives audiovisuelles de la TV tunisienne

La télévision tunisienne a procédé, pour la première fois et depuis le mois d'août dernier, à une opération de numérisation de son archive audiovisuel enregistré sur d'anciennes cassettes vidéos du genre Quadruplex 2 pouces.

Cette opération a permis à la télévision tunisienne de sauver,à ce jour, des enregistrements sur cassettes ayant une valeur historique et civilisationnelle, dont 80 titres impliquant les séries Oumi Traki, Haj klouf, les contes de Abdelaziz El Aroui et plusieurs autres enregistrements tels que Kassaagi, Kammoucha et "qandil edhikrayet".

Une source autorisée au sein de l'Etablissement de la télévision a indiqué que l'opération de sauvetage du patrimoine audiovisuel contenu dans 18 mille cassettes et leur transfert sur des supports numériques se poursuit à un rythme soutenu, compte tenu de la richesse des archives audiovisuelles de la télévision nationale et de son importance en tant qu'outil pour la préservation de la mémoire culturelle et civilisationnelle.

Source: La Presse
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