Le Populaire

Redynamisation du système d’état civil : Les centres de Dakar à l’heure du numérique

Les longues attentes pour se procurer d’une pièce d’état civil sont, désormais, finies à Dakar. Le centre d’état civil de la capitale vient de bénéficier d’un système informatique sécurisé pour redynamiser le secteur et faciliter le travail des agents.

La révélation a été faite, hier, par Lamine Diop, le chef d’études et de conception du service informatique de la ville de Dakar. Il procédait à la cérémonie de présentation du « système réhabilité d’édition des pièces d’état-civil » du Centre principal de Dakar sis près du Centre Gaspard Camara. Selon M. Diop, les bureaux qui s’occupent des actes de naissance, de décès et de mariage sont aussi interconnectés. De même, les archives du centre vont aussi bénéficier du système d’informatisation et à long terme les enregistrements manuels seront un mauvais souvenir.

Sur la sécurisation du fichier, M. Diop rassure que « tout le monde ne peut pas accéder au fichier. Il y a un code réservé aux agents selon les tâches qui leur sont assignées ». Après un dysfonctionnement informatique en 2006 causé par les coupures intempestives d’électricité endommageant les machines, informe Lamine Diop, les opérations du traitement des pièces se faisaient manuellement. Et avec l’appui de l’association des maires francophones, la ville de Dakar a réussi à redémarrer ce système. Il va, désormais, interconnecter le centre principal des différents centres secondaires. Ce, pour permettre aux personnes déclarées, ailleurs, de pouvoir se procurer des actes d’Etat-civil au centre principal sans aucun problème.

Source: Le Populaire

Volonté du Sénégal de racheter les parts de France Telecom

Le chef de l’Etat sénégalais veut nationaliser la Sonatel. Il l’a fait savoir lors du Conseil présidentiel sur la sur taxation des appels internationaux entrants. Cette décision si elle vient à être matérialisée, va coûter plus de 600 milliards de francs Cfa en plus de problèmes juridiques et économiques au cas où elle interviendrait avant 2017, terme du contrat de concession signé avec France Telecom.

Mais tout cela ne semble pas ébranler le Président Wade dans sa volonté de procéder au rachat des parts de France Telecom dans l’actionnariat de la Sonatel. Diverses sources qui ont assisté à la rencontre de jeudi au Palais rapportent des propos du chef de l’Etat qui montrent qu’il a enclenché un processus qu’il risque de mener à terme au grand dam des Français. Il a annoncé avoir déjà écrit au chef de l’Etat français une lettre dans laquelle il lui fait part de son désir de racheter les actions de France Telecom dans la Sonatel. Une lettre qui renseigne-t-il attend toujours réponse. Toujours dans ses révélations pour justifier son projet de nationalisation, Wade dit être au courant d’un programme de vente d’une partie des actions que France Telecom a dans la Sonatel à de nouveaux investisseurs sans au préalable respecter les règles qui veulent que l’associé soit prioritaire en cas de vente de parts dans une société. « Si ces informations s’avèrent , je n’hésiterais pas à user du droit de préemption de l’Etat », a-t-il même asséné au cours de cette rencontre non sans dénoncer ce qu’il a qualifié d’actionnariat nébuleux à la Sonatel. Au-delà des 43% de France Telecom, 27% de l’Etat, 5% des travailleurs, Wade s’est interrogé sur l’actionnariat flottant. « Que veut dire actionnaires flottants ? » Selon lui : « est ce qu’il ne s’agit pas d’actions de la Sonatel ? » Il n’a pas manqué de relever que la quasi-totalité des actions vendues, depuis un certain temps dont une partie de celles des travailleurs a été acquise par France Telecom. C’est dans cette logique d’ailleurs que Wade a taxé et les dirigeants et les syndicalistes de la Sonatel de non-patriotes qui ne se préoccupent que d’intérêts crypto personnels ; ce qui fait, selon lui, qu’ils défendent France Telecom dans son bras de fer avec l’Etat.

Des arguments sur lesquels se fondent Wade, pour justifier sa décision de racheter les parts de France Telecom, que balaie d’un revers de main le coordonnateur de l’intersyndicale des travailleurs de la Sonatel Mamadou Aïdara Diop. « Les propos du Président c’est de la pure démagogie, de la diversion ». À l’en croire, « France Telecom est plutôt dans une logique de renforcer ses positions en Afrique et au Moyen-Orient. Elle a mobilisé 5 milliards d’Euros pour doubler sa présence dans ces endroits en 2015 ». Mieux martèle le syndicaliste, « France Telecom a une ambition de conquête et de toutes ses filiales Sonatel est la plus rentable et pour rien au monde elle ne va pas la lâcher ».

Source: Le Populaire

Global Voice de retour au Sénégal ?

Abandonné récemment le projet de surtaxer les appels téléphoniques entrant au Sénégal va être repris par l’Etat. Habib Sy a reçu les travailleurs de la Sonatel pour leur exposer le dossier qu’ils ont déjà rejeté.

Le projet de surtaxer les appels téléphoniques entrants n’est guère abandonné par l’Etat. Et le recul, qui a été observé après les rejets essuyés de la part des travailleurs des télécommunications et de l’opinion de manière générale, n’a été que pour mieux sauter. En effet, l’Etat revient à la charge et exhume ce dossier qui a été l’objet de toutes les controverses et même de procès. Les travailleurs de la Société nationale des télécommunications (Sonatel), par le biais de l’intersyndicale de l’Amicale des cadres, ont été reçus par le Directeur du président de la République, Habib Sy. Une audience qui a eu lieu avant-hier et qui avait pour objet d’exprimer à nouveau la volonté de l’Etat d’appliquer la surtaxe sur les appels téléphoniques entrants au Sénégal. Et ce, avec l’appui de Global Voice. Ce qui avait pourtant fait l’objet du décret 2010-632, suspendu en partie (article 6 à 11) par le décret 2010-1524.

Pour faire accepter aux travailleurs ce qu’ils ont toujours refusé, l’Etat agit sur la fibre sociale. Il leur promet d’utiliser une partie des ressources qui seront tirées de cette opération à mettre en place un fonds pour financer une mutuelle pour les travailleurs de la Sonatel. Et pour faire comprendre à ces derniers que les ressources vont être redistribuées à différents secteurs, il leur est fait état de la construction de cases des tout-petits, d’aménagement de terrains et de construction de maison pour les immigrés. Cela, en plus du développement du secteur de l’énergie qui motive aujourd’hui des ponctions sur divers budgets de nombreux secteurs.

Des arguments auxquels ne croient pas une source ayant participé à la rencontre avec Habib Sy et qui, tout en estimant que la destination de l’argent est la seule nouveauté dans l’argumentaire de l’Etat, persiste que c’est juste pour les ferrer que cela a été fait. "Nous avons dépassé depuis longtemps les mutuelles. Nous sommes aujourd’hui aux fonds communs et aux coopératives d’habitat. Ce qu’ils disent c’est juste pour nous intéresser au projet, mais ça n’a pas d’effet sur nous", martelle notre source qui précise que c’est pour toutes ces raisons qu’ils ne vont pas tomber dans le piège.

Affichant la détermination des travailleurs à se battre contre ce projet, notre interlocuteur réaffirme que leur position d’hier reste celle d’aujourd’hui et rien ne les fera bouger. C’est ainsi qu’ils annoncent qu’ils vont se faire entendre dans les jours à venir pour faire rculer l’Etat.

Source: Le Populaire
Syndicate content