Magharebia

Libye: Les blogueurs libyens inquiets pour l'avenir

Les blogueurs libyens font état de leurs craintes pour leur pays si les autorités ne parviennent pas à mettre un terme au chaos.

Le blogueur Mohamed Egmia estime que l'escalade des tensions entre les groupes armés "est un signe de la guerre civile qui se prépare et à laquelle personne ne survivra, et dont les seuls perdants seront la Libye et son peuple".

Il accuse les membres du Congrès général national (CGN) sortant de provoquer la division et les conflits après leur échec à trouver des solutions à la crise.

"L'actuel congrès national et son degré d'attachement maniaque au pouvoir à tout prix, en plus de son échec dans toutes les missions qui lui avaient été confiées, font de son maintien une menace pour le pays, pour la sécurité et pour la paix sociale", explique Egmia.

Il appelle les différentes factions à "se diriger vers le Congrès général, non avec des armes, mais en tant que citoyens, pour soustraire les dirigeants et les membres du congrès à leurs devoirs".

"Les Libyens doivent nommer des gens plus prudents et plus sages pour gérer les affaires de leur pays", poursuit-il.

Pour sa part, le blogueur Chokri Midi affirme : "Les combats incessants supprimeront le langage du dialogue et aggraveront de plus en plus les problèmes du pays, jusqu'à un point où il ne sera plus possible de traiter et de résoudre cette crise."

Le produit de cette expérience à répétition "ne peut être que des bataillons de la mort", écrit-il.

Sur le blog "Printemps libyen", Mohamed Abdullah Shebani parle également des combats permanents en Libye.

"L'état de désespoir et de pessimisme dû à la violence actuelle commence à dominer la vie de la plupart des Libyens et affecte l'avenir de ce pays, ainsi que ses chances de parvenir à la démocratie", explique-t-il.

Sous le titre "Cœurs dispersés, difficile interface, trou noir", il critique l'image sombre tracée par les hauts responsables dont "les cœurs dispersés battent plus vite au fur et à mesure que nous atteignons le sommet".

Shebani appelle les parties "à mettre fin à la division et à rechercher l'arbitrage, afin de faire que le sang libyen ne soit plus versé et de mettre un terme au cycle des combats, pour restaurer l'optimisme et la sécurité dans les villes de Libye".

Le blogueur demande aux modérés qui ont des contacts avec les leaders des mouvements islamistes radicaux de "les inciter à revoir leurs calculs et à conduire la Libye loin du cercle actuel du sang et de la poudre".

Il poursuit en mettant en garde : c'est le sort de la Somalie ou de l'Irak qui attend la Libye, à moins que les modérés ne prennent des mesures pour mettre fin à la violence.

"Ce cycle entraîne la Libye dans un trou noir, au bord duquel nous voyons chaque jour des pays brûler et s'effondrer", ajoute-t-il.

La blogueuse Ahlam El Bedri se montre en revanche plus optimiste.

"Les opérations militaires lancées par Haftar contre les groupes radicaux prouvent que les Libyens refusent le terrorisme et l'extrémisme et sont favorables à la mise en place de l'armée et de la police dans le pays", écrit-elle.

"Les gens sont descendus dans la rue et ont affirmé "Non au terrorisme, oui à l'armée et à la police" ; certains ne peuvent accepter que ce soient les demandes du peuple, qui n'ont rien à voir avec Haftar ou qui que ce soit d'autre", conclut-elle.

Source: Magharebia

La blogosphère algérienne se prépare à l'élection présidentielle

Alors que s'approche à grands pas la date de l'élection présidentielle en Algérie, la blogosphère fait montre d'une grande activité.

Partisans et adversaires d'un quatrième mandat du Président Abdelaziz Bouteflika font entendre leur voix sur l'Internet.

Sur son blog, le journaliste Abed Charef regrette le fait que le pays se prépare à "élire à la présidence de la République un homme à la santé plus que précaire, qui ne peut ni se déplacer ni faire sa propre campagne, un Président qui a déjà accompli trois mandats mais qui peut à peine s'exprimer". Il impute cette situation aux institutions dont il estime qu'elles ne font pas correctement leur travail.

Traçant un parallèle avec la Tunisie voisine, il réfléchit à ce qu'il considère être le "décalage" qui sépare les deux pays.

"La Tunisie, naguère figée dans un régime policier sclérosé, a pris une longueur d'avance en réussissant une accélération démocratique remarquable", écrit-il.

"A l'inverse, l'Algérie, très en avance il y a deux décennies, avec une culture politique égalitaire et un penchant marqué pour la révolte et la contestation, a subi une régression continue pour déboucher en 2014 sur une situation que personne n'envisageait il y a trente ans."

Mehdi Bsikri, membre du mouvement contestataire Barakat, souligne sur DZ Youth Voice que "la revendication pour un changement radical et pacifique trouve un écho dans toute l'Algérie et au-delà".

"Ce que craint le système, c'est la synergie entre les différents cercles groupes, mouvements, organisations etc., qui contestent et qui veulent la fin de ce pouvoir", affirme-t-il.

Pour sa part, le blogueur du Gentil chat noir envoie un message au Président : "Tu es, paraît-il, seul souverain, seul maître à bord de ce navire chancelant. Sur les frontons aux couleurs délavées, il est inscrit que tout est par et pour toi, mais on a beau tendre l'oreille, l'on entend de toi qu'un faible soupir."

Un autre internaute explique sur son blog "Abdnormal" les raisons pour lesquelles il ne souhaite pas se rendre aux urnes le 17 avril : "Je boycotte parce que le pouvoir lui-même reconnaît la fraude, je boycotte parce que les représentants du Président (croyez-le ou pas) insultent le peuple, je boycotte parce que les ministres qu'il a nommés ont abandonné leur travail pour faire sa propagande, je boycotte parce qu'il n'y a pas l'égalité des chances et parce que le 17 avril est une journée chômée et payée et que je préfère dormir durant mes jours de congé."

En revanche, Mademoiselle Namous, explique sur Jeune vie algéroise les raisons pour lesquelles elle a l'intention d'aller voter : "Si j'écoute ceux qui disent que ça ne sert à rien parce qu'il y a de la triche, cela voudrait dire qu'il ne faut rien faire non plus, rien ne sert donc de protester dans la rue ou de crier ses convictions sur l'Internet."

Mais l'on trouve aussi des soutiens pour Bouteflika sur l'Internet. Ses partisans vantent les "incroyables réalisations" du Président algérien au cours des quinze dernières années.

"Conduite avec une rigoureuse fidélité et une détermination totale à l'instar de l'initiative de concorde civile, la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale", affirme l'un de ces supporters, "a permis de traiter les séquelles de la tragédie nationale."

Ils soulignent également "le retour de la paix et de la sécurité, le raffermissement de la cohésion sociale et la gestion avisée des ressources nationales".

Source: Magharebia

Morocco to launch 4G services

The National Telecommunications Regulatory Agency (ANRT) will invite bids for 4G licences by year's end. Officials with the agency expect Moroccan 4G services to go live next year.

The decision to open up the telecom market to 4G was "a must" that came in response to consumer demands, ANRT chief Azzeddinne Al Mountassir Billah said on May 21st.

"This is not a luxury. The aims of adopting 4G for mobile phones are firstly to maintain the growth of this sector and secondly to improve service quality," he said.

Source: Magharebia

Algérie: Le retard du lancement de la 3G suscite des interrogations

Les Algériens se posent de nombreuses questions sur le retard accumulé dans le lancement de la connexion à haut débit (3G), qui avait été initialement prévu avant la fin du premier semestre 2013.

Moussa Benhamadi, ministre des Technologies de l'information et de la communication, a imputé le report de l'introduction de la 3G en Algérie au dossier Djezzy, dont le rachat par l'Etat devrait se faire incessamment.

Si le ministre n'a pas encore donné une date précise de son lancement effectif, il n'a toutefois pas manqué de souligner que les pouvoirs publics ont consenti des investissements conséquents : 115 milliards de dinars aideront au renforcement du réseau de fibre optique et 140 milliards de dinars seront alloués à la généralisation des TIC.

"Nous œuvrons pour donner accès à Internet dans tout le pays sans discrimination et sans restriction aucune", a-t-il martelé à la presse algérienne, rappelant que 3 000 espaces bénéficient d'ores et déjà de connexions à l'Internet, parmi lesquels les établissements culturels, les bureaux des assemblées communales, les infrastructures consacrées aux jeunes, les universités et les résidences universitaires, les domiciles des particuliers et les institutions.

Zoheir Meziane, chargé de la communication au sein du ministère, a affirmé à l'APS que le projet relatif au haut débit "ne souffre d'aucune ambiguïté et ne fait l'objet d'aucune hésitation à introduire cette technologie en Algérie".

Les usagers de l'Internet ainsi que certains opérateurs spécialisés dans les TIC commencent néanmoins à perdre patience, jugeant les efforts consentis par l'Etat en matière de développement du réseau mondial peu suffisants.

Dans une déclaration faite le 30 mars à El Khabar, Younès Grar, consultant en TIC, a imputé ce retard à "l'absence d'une vision claire des pouvoirs publics".

Il y aurait, selon lui, un "conflit de générations" qui empêche le dossier d'être mené à bien. "Les personnes âgées qui sont aux commandes, dit-il, développent un complexe d'infériorité quand elles voient l'essor que prennent les nouvelles technologies chez nos jeunes", a-t-il expliqué.

Il a toutefois ajouté qu'il existait une véritable volonté politique d'avancer vers cette technologie.

La donne sécuritaire est pour beaucoup dans cet attentisme face à l'introduction de la 3G, pense pour sa part Abdelkader Benkhaled, membre de l'Académie Numérique Internationale.

"Soit ils ont peur, soit ils sont complètement déconnectés de ce qui se passe dans le monde", dit-il à Magharebia, estimant les pertes dues à ce retard à quelque 1,5 milliards de d'euros.

Le président de l'Association Algérienne pour le Transfert de Technologie (@2t2), Mohamed Damou, affirme à Magharebia qu'il est préférable de passer directement à la 4G pour éviter de prendre encore du retard.

"En 2020, la 5ème génération (5G) de normes de téléphonie mobile sera lancée. Si nous restons à la 3G, nous serons dépassés tandis que si l'Algérie passe directement à la 4G avec un quatrième opérateur, elle profitera de tous les développements car tout ce qui est service va évoluer de manière extraordinaire", explique-t-il.

Les internautes algériens n'ont pas caché leur déception. Sur les réseaux sociaux, de nombreux groupes émergent pour réclamer le déblocage du dossier.

Mourad Azzouz, gérant de cybercafé à Alger, rappelle à Magharebia qu'en 2009 déjà, l'ancien ministre des TIC, Hamid Bessalah, disait qu'il fallait passer directement à la 4G car la technologie 3G est "en fin de parcours".

"Les autres pays en sont déjà à la 4G. Sans aller trop loin, nos voisins marocains se sont déjà adaptés à la 3G et comptent lancer la 4G prochainement," dit-il. "Pourquoi n'est-on jamais à l'heure ?"

Source: Magharebia

3G launch delay prompts questions in Algeria

Algerians are asking many questions about the country's delay in launching high-speed 3G mobile telecommunication, which was scheduled to take place in the first quarter of this year.

Post and ICT Minister Moussa Benhamadi attributed the delay primarily to the situation regarding Djezzy, which is due to be purchased by the state.

Source: Magharebia

Algeria: Bloggers Expose State of Local Hospitals

As their president recovered in Paris from a minor stroke, Algerian internet users mounted a movement to demand better hospitals in their own country.

A new Facebook page urged Algerian citizens to take to the streets on May 4th to demand decent medical facilities for everyone.

The initiative proved to be so popular that even politicians, including Jil Jadid party chief Sofiane Djilali participated in the street demonstrations to demand a "Val-de-Grâce hospital for everyone".

Source: Magharebia

Tunisie: Un nouveau site web traque la corruption

L'organisation tunisienne "I Watch" a lancé le samedi 13 avril une nouvelle "cartographie sociale" en ligne destinée à signaler les cas de corruption.

Le nom retenu pour ce site est "Billkamcha", un terme d'argot qui désigne une personne "prise sur le fait". Quarante-huit heures seulement après l'ouverture de ce site, il a déjà réuni sept mille supporters.

"Ce site web interactif est conçu pour permettre aux victimes de la corruption de signaler immédiatement leur mésaventure, que cette corruption soit financière, administrative ou prenne la forme du favoritisme," a expliqué le président de I-Watch Tunisia Achraf Aouadi lors du lancement de cette initiative.

Selon lui, ce site permet aux dénonciateurs de conserver leur anonymat tout en les aidant à chercher justice. "S'ils refusent cette option, nous proposons de faire pression sur les médias pour dénoncer au grand jour la corruption et les personnes corrompues", a-t-il expliqué.

"La lutte contre la corruption en Tunisie requiert les efforts de chacun, et le rôle de la société civile est nécessaire et inévitable", a expliqué Taoufik Chammari, président du Réseau national anti-corruption, à Magharebia.

"Nous devons aller vers les gens et renforcer chez eux la notion de lutte contre la corruption et leur montrer toutes les méthodes et techniques utilisées par les gens corrompus", a-t-il ajouté.

Imed Ben Khemisa, ancien membre de la commission nationale d'enquête sur la corruption et les détournements de fonds, a également salué ce projet.

"Je trouve personnellement cette idée très bonne, fructueuse et significative pour notre pays", a-t-il expliqué à Magharebia.

Il a indiqué que le travail de sa commission après la révolution avait "permis le transfert de plus de quatre cents dossiers au procureur général après examen de plus de cinq mille cas".

Pour sa part, Salma ben Jemii, cadre bancaire, a déclaré que "un tel site encouragera les personnes hésitantes et celles qui redoutent des poursuites administratives pour divulgation de secrets commerciaux à exposer ce qui se produit autour d'elles en matière d'utilisation frauduleuse des deniers publics, notamment en ce qui concerne les banques publiques."

Le classement de la Tunisie à l'Indice annuel de perception de la corruption de Transparency International est passé de la 59ème place en 2010 à la 75ème en 2012.

Lors du Forum social mondial organisé le mois dernier par la Tunisie, Farid Farid, coordinateur des médias pour le Moyen Orient chez Transparency International, avait expliqué que les facteurs les plus importants ayant entraîné cette dégradation étaient "l'acceptation par la société de la corruption et sa tolérance, ainsi que le manque d'institutions régulatrices, la non-activation des lois et le manque de transparence et de bonne gouvernance au sein des institutions".

Le dernier sondage d'opinion en date mené par le Centre tunisien de gouvernance des entreprises, publié en septembre 2011, avait fait apparaître un niveau de corruption dans la police atteignant 72 pour cent, 70 pour cent au sein des partis politiques, 57 pour cent dans les douanes, 57 pour cent au sein du gouvernement de transition, 40 pour cent chez les avocats et 39 pour cent chez les juges.

"I Watch" a été créé en mars 2011 comme un organisme de surveillance local à but non lucratif ayant deux objectifs principaux : la transparence et la lutte contre la corruption.

"Il est du devoir des citoyens de faire preuve de prudence et d'éviter tout comportement égoïste lorsqu'ils cherchent de l'aide sans être victimes d'individus corrompus", a expliqué Hatem Omri, militant des droits de l'Homme.

"Nous devons condamner le corrupteur et le corrompu. Alors seulement nous pourrons commencer à parler d'éradication de la corruption."

En février de l'an dernier, Abderrahmen Ladgham, ministre de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, avait déclaré qu'un tiers des Tunisiens avaient été impliqués dans des affaires de corruption au moins une fois dans leur vie.

"Selon les statistiques dont nous disposons, 90 pour cent des Tunisiens considèrent la corruption comme un délit, mais une personne sur trois a soit accepté un pot-de-vin, soit l'a payé", a-t-il précisé.

"I Watch" coordonnera son action avec plusieurs avocats pour traiter les dossiers qu'elle a commencé à recevoir. Ce site compte une équipe de six membres à plein temps chargés de recevoir les plaintes et les rapports relatifs à la corruption. Il compte aussi sur dix blogueurs, dont la mission est d'exposer et de détecter les cas de corruption reçus par ce site.

Source: Magharebia

Slow start for Algerian mobile telephony

Ten years after Algeria's mobile phone industry was opened up to the private sector, the market still remains fragile.Two private-owned networks have been embroiled in a string of crises.

Market leader Djezzy, a subsidiary of Orascom Telecom, was taken over by the Russian-Norwegian company VimpelCom in 2011. The company boasts over 16 million subscribers, while its rival Nedjma has nine million customers. Eleven million Algerians are subscribed to state-owned operator Mobilis.

Source: Magharebia

Mauritania mulls internet monitoring to counter extremism

In a bid to prevent youths from falling prey to terrorist propaganda, the Mauritanian government may tighten control over internet use.

Mauritania's cabinet recently discussed the possibility of establishing a centre to monitor the internet.

The body will "play an important role in the standardisation of systems between different actors", according to the statement on June 7th.

"It will ensure the safety of national databases and contribute to solutions that allow the isolation of viruses and copyright protection," the statement read.

Source: Magharebia

Morocco's strategy to build digital trust

The threat of cybercrime has become an integral part of the daily lives of individuals, businesses and government agencies in Morocco.

Every day, news websites and social networks report attacks against personal accounts, corporate websites and information systems of public agencies.

The increasing number of attacks indicates that public and private information systems are mature and that information technologies are steadily spreading amongst the general public.

Source: Magharebia
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