RNW Africa

Cote d'Ivoire: Beating Abidjan's Traffic By Sending an SMS

Sick of Monday morning traffic? Or, for that matter, gridlock any other day? Thanks to CivRoute, a project initiated by four tech-savvy Ivorians, driving has become a more efficient, less stressful experience. That's crucial for this country with limited roads, but a rising number of cars and subsequent congestion.

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Kenya: La déconnexion des faux portables dérange

Au Kenya, la décision de la Commission des communications du Kenya de déconnecter tous les téléphones contrefaits "pour lutter contre la criminalité", n'a pas été saluée par tout le monde. En effet, selon certains, il est aussi de la responsabilité du gouvernement d'empêcher l'entrée de ces imitations sur le marché.

"C'est très embêtant", dit Teresiah Njeri, 20 ans, étudiante à l'université de Nairobi. "Si ton employeur essaye de vous appeler, il découvrira que ton téléphone ne fonctionne plus", ajoute-t-elle. Teresiah fait référence à la décision récente du gouvernement kényan de déconnecter les téléphones portables contrefaits. On estime à un million le nombre de téléphones qui ont été déconnectés au début du mois d'octobre 2012.

"Mais la décision a aussi du bon, parce que ça empêche les criminels de les utiliser pour des activités criminelles", note Teresiah. La Commission des communications du Kenya (CCK), l'organe de régulation des télécommunications, affirme que "ces téléphones ont été éteints pour lutter contre la criminalité". En effet, le Service de sécurité du Kenya s'inquiète de l'augmentation de téléphones portables utilisant un duplicatif des codes IMEI (International Mobile Equipment Identity), devant normalement assurer un numéro unique pour chaque téléphone. Cela complique la traque de criminels qui utilisent des téléphones contrefaits pour organiser leurs crimes.

En plus de cibler les téléphones contrefaits, la décision du gouvernement concerne également les cartes SIM non-enregistrées. Une large campagne a été menée dans la presse pour informer les Kényans sur la date butoir de la "déconnexion". Le CCK a mis en place un numéro spécial permettant aux utilisateurs de vérifier si leur téléphone est un original.

"Certains distributeurs nous encouragent à vendre ces téléphones contrefaits, mais nous ne les aimons pas", dit Jeff, manager d'une téléboutique sur l'Avenue Moi de Nairobi. "Moi, je ne vends que des téléphones de marques officielles", ajoute-t-il.

Selon les statistiques, 60 pour cent de la population du Kenya possède un téléphone portable. La communication mobile est jugée essentielle pour le pays est-africain, notamment pour les transferts d'argent par téléphone portable, très populaire au sein des Kényans.

"Le gouvernement doit prendre ses responsabilités dans cette affaire. Il doit faire en sorte que ces téléphones contrefaits n'entrent pas sur le marché", dit Thomas Kahigwa, 24 ans, diplômé de Sciences politiques. "Je pense que le gouvernement doit aider ceux dont le téléphone a été débranché pour leur permettre d'acheter un téléphone original, par exemple en prenant en charge 70 pour cent des coûts", ajoute Thomas.

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No calls, please: Big Brother in Kenya ties up the lines

Trying to call someone in Kenya? There’s a fine chance the person you’re trying to reach won’t pick up. No, not because that someone is busy, but because the government has switched his phone off. How many people have been affected? Local sources tell us it could be as many as one million! Talk about Big Brother…but don’t try talking about it via phone.

“This is a big inconvenience,” says 20-year-old Teresiah Njeri, a student at the University of Nairobi. “Your employer may call you and find that your phone has been switched off.”

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Nigeria - Les employés de MTN demandent justice

Les entreprises privées au Nigeria ont tendance à profiter du taux élevé de chômage dans le pays pour rémunérer très mal leurs employés. La preuve est que lorsqu'ils se plaignent, ils sont très souvent licenciés. Les entreprises ne savent que trop bien qu'il y a des milliers de jeunes professionnels désespérés qui font la queue devant leurs portes. Le dernier cas de licenciements collectifs dans le pays ne remonte qu'à quelques semaines. 1.700 jeunes hommes et femmes qui travaillaient pour la société de sous-traitance Communications Network Service Support Limited (CNSSL) se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi.

"Ce que nous avons connu avec CNSSL, c'est de l'esclavage des temps modernes", explique Paul Afolabi, le président du syndicat des travailleurs licenciés. "Nos homologues dans d'autres États gagnent trois fois plus que nous".

C'est ce qui a été découvert en 2010, quelques mois seulement après l'ouverture par CNSSL d'un centre d'appel pour MTN, géant de la télécommunication en Afrique, dans la ville de Jos, dans l'État du Plateau.

Les employés ont immédiatement attiré l'attention de la direction de CNSSL sur cette disparité, espérant que leur situation allait s'améliorer. Mais après un an passé sans qu'une suite soit donnée à leur revendication, certains employés ont commencé à s'agiter. Mécontente, CNSSL a décidé de renvoyer 18 d'entre eux. La mesure sévère prise par la société va calmer l'ardeur des autres employés, mais cela jusqu'au tout début de cette année, lorsque la situation devient insupportable.

Le 14 mars, des personnes censées être des responsables de la Nigeria Labour Congress (NLC), une organisation parapluie pour les syndicats au Nigeria, organisent un piquet de grève et font irruption dans le bureau de la CNSSL. Leur demande est claire. Comment se fait-il que les employés du centre d'appel à Jos gagnent seulement 37.400 Nairas (180 Euros) par mois tandis que leurs collègues à Lagos, Kano et Kaduna gagnent 96.300 Nairas (475 Euros) ?

Après la manifestation, CNSSL et NLC arrivent à parvenir à un accord. Il y aura une augmentation salariale de 22,5 %. Mais au lieu d'honorer l'accord, CNSSL va violer les termes du protocole d'accord signé en mars et en avril: elle ferme le centre d'appels MTN, laissant tous ses employés dans la rue.

Cette mesure provoque immédiatement de nouvelles manifestations. Sous un soleil de plomb en face du complexe de bureaux MTN / CNSSL de Rayfield à Jos, plus d'un millier de personnes, y compris les employés, protestent bruyamment contre leur licenciement abusif. Ils se plaignent également de ce qu'ils considèrent comme une affaire inachevée.

"C'est de l'injustice", lance Gideon Pam, l'un des employés licenciés. "Nous avons travaillé des heures supplémentaires sans rémunération supplémentaire, dans des conditions terribles en espérant que CNSSL allait augmenter nos salaires comme elle nous l'avait promis. C'est méchant de leur part de faire une volte-face et de nous licencier".

Certes, la fermeture du centre d'appel a eu lieu avril, mais la cessation formelle d'emploi pour les 1.700 personnes a débuté seulement le 12 juillet. Ce jour-là, des textos sont envoyés, les notifiant que le centre d'appel à Jos est en train de cesser ses opérations.

Et ce n'est que le 27 juillet que les employés reçoivent un courriel daté, au fait, du 16 juillet, leur disant officiellement qu'ils n'étaient plus des employés de CNSSL.

"C'est très regrettable que MTN fasse des profits hallucinants au Nigeria, mais qu'elle n'ait rien fait en termes de responsabilités sociales des entreprises pour les communautés qui lui ont tant donné", explique le Dr Dan Meshak, militant et animateur du Plateau Intelligentsia, un groupe de jeunes qui œuvrent pour l'intérêt de l'État du Plateau et du pays dans son ensemble.

Le gouvernement nigérian est également l'un des principaux coupables dans la rémunération inadéquate des employés. Les travailleurs sont perpétuellement en grève en raison de la non-application par certains gouvernements au niveau des États du salaire minimum de 18.000 nairas (90 euros) décidé par le président Goodluck Jonathan. Certes, les autorités nigérianes estiment le taux de chômage du pays à un peu plus de 20 %, mais de nombreux experts disent que ce chiffre est une représentation assez modeste de la réalité.

Il y a de cela deux semaines, MTN / CNSSL déclare dans un journal national que la raison derrière la fermeture du centre d'appels est l'insécurité. Beaucoup, y compris le gouvernement de l'État du Plateau, pensent que c'est un mensonge flagrant. Parce que, outre le fait que le centre d'appels est situé dans le partie la plus sûre de la métropole Jos, près de la base aérienne, il a effectivement fonctionné et contraint son personnel à se présenter au travail même dans les situations de sécurité les plus volatiles par le passé.

MTN est l'un des plus grands fournisseurs de services GSM (Global System for Mobile Communications) au Nigeria. Elle a passé un contrat avec CNSSL pour gérer son centre d'appel à Jos et dans d'autres parties du pays. Les manifestants pensent que l'intervention de MTN pourrait faciliter les choses. Mais il semble assez clair où les intérêts du géant des télécommunications sont.

Obtenir une réaction ou un commentaire de MTN / CNSSL sur la question s'est avéré, à ce jour, impossible.

Afolabi se sent lésé. "Nous voulons retrouver nos emplois et les mêmes rémunérations avec nos collègues dans d'autres parties du pays. La vie est difficile sans un emploi, mais la justice est également importante", conclut-il.

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Senegal: invasion of the foreign sex sites

Pornographic websites are gradually taking over Senegalese cyberspace. The African Association for the Defence of Children’s Rights is calling for a law banning access to adult website. The initiative has sparked controversy amongst the Senegalese population.

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Mali: 'Til Death!' Say North Youth

Youth in northern Mali are exasperated by the politics plaguing their homeland. Since Islamist rebels and Tuaregs took over, the internet has provided a place for them to congregate, seeking solutions to the upheaval. Some pledge to fight until they die.

Youths in a small town on the border between southern and northern Mali created a Facebook page to discuss the region's plight and through which to organize themselves. Social media seems to be the only tool they have to defend themselves, athough the page, entitled 'DouentzaGroupe', has gone offline in the last 24 hours.

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Ouganda: Polémique autour des ordi d'occase

L'Ouganda se classe en tête de la lutte en Afrique contre la pollution de l'environnement par les déchets électroniques, grâce à une interdiction radicale des importations d'appareils de seconde main. Cependant, depuis que cette politique est peu à peu entrée en vigueur, des critiques croissantes s'élèvent aussi bien dans le monde des affaires que parmi les ONG et les consommateurs, qui se demandent à qui profite réellement cette interdiction.

Au moment où cette politique a été mise en oeuvre, en mai 2010, les importateurs des appareils de seconde main ont été les premiers à se plaindre. Et ceci, non sans raison. Pour preuve, l'E-waste Special Interest Group (le groupe d'intérêts E-Waste) estime que sur 200 entreprises ougandaises du secteur des TIC (Technologies de l' Information et de la Communication) 160 ont fermé leurs portes ou ont été délocalisées.

L'Ouganda a perdu ainsi plus d'un millier de mains-d'oeuvre qualifiées, laissant des anciens clients sans aucune source de matériels technologiques à un coût abordable. Toutefois, lorsque les appareils de seconde main sont venus à manquer, les consommateurs ont entrepris de faire entendre leur voix.

"Quand une personne démunie me demande quel type d'ordinateur elle peut acheter, je lui conseille de s'en procurer une de seconde main", affirme Richard Ssekibuule, enseignant des Technologies de l'Information à l'université de Mekerere, à Kampala. "Elles sont moins coûteuses et plus performantes que les nouvelles sans marque. Dans plusieurs cas, les ordinateurs sans marque tombent en panne du fait des composantes défectueuses comme les processeurs, que les fabricants ne soumettent pas aux tests."

Un ordinateur de seconde main est estimé à environ 200 dollars et est accessible à l'Ougandais moyen. La différence entre un ordinateur d'occasion et un ordinateur sans marque très peu performant et vendu entre 600 et 800 dollars est significative.

En construction électronique, les métaux lourds comme le plomb et le cuivre sont utilisés. Liens:  Ces métaux constituent un danger pour l'environnement et un risque pour la santé publique, s'ils ne sont pas recyclés avec soin. En Ouganda, la construction d'infrastructure adéquate a été jusqu'ici reportée.

Néanmoins, Ssekibuule est surpris des appréhensions qu'ont les politiciens ougandais concernant les déchets électroniques. "Nous avons de nombreux déchets gérés de façon calamiteuse. Les déchets électroniques ne constituent qu'une infime partie de cette mauvaise gestion. Ceux-ci sont de loin négligeables vu qu'une faible fraction d'Ougandais peuvent se procurer des ordinateurs".

Ssekibuule attribue l'interdiction aux lobbyistes d'entreprises importatrices d'ordinateurs sans marque, désireuses d'éliminer la concurrence. "Pour les importateurs d'ordinateurs clonés (sans marque), il serait logique que les ordinateurs de seconde main et autres appareils électroniques soient interdits."

Les associations caritatives qui font usage d'ordinateurs comme outils pédagogiques n'échappent pas à l'interdiction. Le photographe Arthur Kisitu enseigne les TIC à des enfants dans la zone démunie du Katanga, à Kampala, dans la cadre du projet Sweet Home Uganda. En raison de l'interdiction, son projet ne peut pas bénéficier d'ordinateurs de seconde main, promis par un ami.

"Parfois, les politiques sont établies par des politiciens dont les enfants étudient à l'étranger, affirme Kisitu. Ils ne sont pas en contact avec la réalité".

Source: RNW Africa
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