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UN SECRET BIEN GARDE LES PRIX SUR LES LIENS TRANSFRONTALIERS MAINTIENNENT A LA HAUSEE LE COUT D’ACCES A SAT3Les pays enclavés ou ceux n’ayant pas leur propre station d’amarrage trouvent qu’avoir accès à la fibre optique ne réduit pas le prix qu’ils payent pour leur connectivité à l ‘internationale. A l’heure actuelle il y a peu de pays qui ont plus d’un moyen d’accès au niveau international. Pourtant ces pays continuent le même prix voire plus que le prix de la connectivité satellitaire et certains utilisent leur connexion satellitaire de préférence à leur connexion par fibre. Au pire, le lien vers la station d’amarrage à SAT3 est plusieurs fois plus cher que le lien de la station d’amarrage à Sessimbra au Portugal. Russell Southwood analyse plus en détails la validité du principe d’un prix basé sur la distance. En Mauritanie, Mauritel a récemment annoncé la mise en route d’un second lien de connexion à SAT3 avec une capacité de 45 Mbps. Ce lien est en partie destiné à fournir une capacité de redondance. A présent Mauritel dispose de 79Mbps : un lien de 34 Mbps avec Telefonica et ce nouveau lien de de 45 Mbps avec France Telecom. Cela dit Mauritel n’est pas prêt à discuter du prix qu’elle paye pour sa connexion à SAT3 et encore moins du prix pour le lien transfrontalier entre la frontière mauritanienne et Dakar. Des sources proches de la société révèlent seulement que cette bande passante est ‘très chère’. Durant notre enquête nous avons découvert un consommateur mauritanien payant 6 millions d’ougulyas (MRO) pour 1 Mbps par an. Ce consommateur faisant partie du secteur de l’éducation reçoit une réduction de 50% sur le prix de vente. Par conséquent le prix réel est de 12 millions d’ougulyas (MRO) par an. Converti en dollars US, cela donne un prix annuel de 45,476 dollars US et un prix mensuel de 3,790 US dollars pour 1 Mbps. Selon les données recueillies pour notre rapport fournissant un état des lieux de la connexion satellitaire en Afrique, un FAI sénégalais achète 1 Mbps auprès de la Sonatel pour un prix mensuel de 1,316 dollars US - et c’est probablement le prix le plus bas possible sur ce lien de fibre optique. Cela dit si l’on compare le prix payé par un FAI sénégalais pour le lien Dakar-Sessimbra au montant que Mauritel facture (les deux exemples de prix sont des prix au détail), le lien entre Nouakchott et Dakar est facturé à 2,474 dollars US. En d’autres termes c’est deux fois plus cher de transférer des données de Nouakchott à Dakar que de Dakar à Sessimbra. Est-ce vraiment possible ? Un FAI malien qui a participé à notre enquête des prix paye 6,500 dollars US par Mbps par mois et reconnait que le prix de la fibre est vraiment juste ‘un peu moins cher’. Ce FAI malien n’a pas une demande très grande de capacité et par conséquent il ne reçoit pas de réductions substantielles. Aussi assumons de façon généreuse que la Sotelma, l’opérateur historique malien, ou son concurrent Ikatel propriété de France Telecom propose le lien Bamako-Sessimbra à 6,000 dollars US. Cela signifie que le lien terrestre coûte 4,684 dollars US, soit trois fois plus que le lien entre Dakar et Sessimbra. Toute personne avec un semblant d’intelligence se demandera à ce point pourquoi la bande passante coûte plus chère entre Bamako et Dakar qu’entre Dakar et l’Europe ? Ces prix transfrontaliers sont un secrêt bien gardé dans ce secteur et comme nous allons le voir plus loin, cela n’est pas un phénomène propre à l’Afrique. La raison pour laquelle les opérateurs de ces liens transfrontaliers (dans les deux exemples ci-dessus il s’agit de la Sonatel) facturent ces prix élevés … heu… c’est parce qu’ils sont à mêmes de le faire. Dans l’exemple du Mali la situation est même plus compliquée parce que la Sonatel est engagée dans un ancient combat avec la Sotelma, l’opérateur historique malien, au travers d’Ikatel le second opérateur malien. En Mauritanie, Mauritel n’a pas à faire face à de tels facteurs qui compliquent encore un peu plus la situation mais au final, le prix au détails de connexion à haut débit est quatre fois plus élevé qu’au Maroc, le pays d’origine de la société propriétaire de Mauritel. La Namibie (qui est un membre de consortium de SAT3 mais qui n’a pas de station d’amarrage) et le Lesotho continuent à utiliser un volume considérable de connexion satellitaire parce que les prix de connexion sur le trançon transfrontalier vers la fibre SAT3 sont plus chères que le satellite. Quelle en est la raison ? Bien que Telkom en Afrique du Sud aura bientôt à faire face à la concurrence en matière de connexion satellitaire, la société n’a jusqu’à présent jamais eu à faire face à une quelconque concurrence sur son monopole d’accès au cable SAT3. Par conséquent si Telkom propose des prix plus bas à ces pays cela serait en contradiction avec les prix très élevés que payent les consommateurs sud-africains. Pour échapper à cette folle distorsion des prix du marché il serait souhaitable que chaque pays dispose d’au moins de deux à trois accès différents pour la connexion sur le traçon international. (deux accès par fibre et un accès satellitaire). De cette manière un semblant de concurrence serait créer. Si cette situation existait dans un pays européen, l’Union européenne engagerait une enquête sur les prix et les coûts pour imposer un prix raisonnable aux sociétés disposant d’un monopole. Un instant, ce type de distorsion du marché existe déjà dans l’Union européenne. Parmi les sociétés qui achètent de la fibre internationale certaines se plaignent que la fibre est moins chère entre le Portugal et Goonhilly au Royaume-Uni qu’entre Goohilly et Londres. C’est le même problème en panne de solution. Peut-être les opérateurs africains devraient adresser une plainte commune à l’Union européenne ? Mais peut-êre ils devraient commencer par d’abord régler leurs propres problèmes. Si vous souhaitez en savoir plus sur notre enquête des prix des connexions en Afrique cliquez sur le lien suivant http://www.balancingact-africa.com/publications.html
LA SOTELMA LANCE UNE NOUVELLE PARADE CONTRE LES PIRATES DE L'INTERNATIONALLa technologie utilisée permet de contrôler le réseau du trafic international en temps reel Le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo, était mardi au central téléphonique de la Sotelma. Accompagné du directeur général de l'opérateur des télécommunications, Sidiki Konaté, le ministre Drabo a pu constater le fonctionnement effectif d'un nouveau système installé par le central téléphonique. La technologie utilisée permet de contrôler le réseau du trafic international en temps réel. Ce qui signifie que, désormais, la Sotelma pourra contrôler tous les appels internationaux émis sur son réseau, minimisant ainsi les possibilités de fraude. Un progrès dont on mesurera mieux l'importance en sachant que par le passé, la Sotelma a été victime de nombreuses pertes provoquées par des opérateurs, souvent inconnus, qui utilisaient frauduleusement son réseau international. Boubacar Sacko, le chef de la division maintenance du central téléphonique, explique, à ce propos, que lorsque des usagers appelaient de l'extérieur sur le réseau de la Sotelma, cet appel avant de parvenir à destination, était intercepté et exploité par d'autres opérateurs en une fraction de seconde. Afin de parer à ce détournement qui lui causait des pertes sérieuses, la Sotelma avait, en 2003, signé des contrats avec des opérateurs partenaires pour gérer le problème dans le cadre de partenariats. Malgré ce renfort, le phénomène persistait. Il fallait donc installer un équipement performant capable de contrôler tous les appels de l'extérieur en direction du Mali, de mesurer le temps des appels et leurs coûts. Le dispositif est opérationnel depuis la semaine dernière. Cet équipement permet de centraliser l'ensemble de opérations pour mieux les contrôler. Il autorise la gestion des ressources sur une seule plate-forme centralisée et facilite la gestion commerciale des usagers locaux. Au final, cette nouvelle technologie met la Sotelma à l'abri de pertes dues à l'usage illégal de son réseau par des "opérateurs pirates". "Avec cet équipement, le contrôle du réseau cessera d'être dérisoire et le niveau du trafic sera à la hauteur des investissements effectués", a assuré Boubacar Sacko. Le ministre Drabo qui a également visité le local abritant le noeud internet de la Sotelma, a fait part de sa satisfaction pour l'installation de ce nouveau système de contrôle des appels internationaux. Il a encouragé et félicité les techniciens pour les efforts qu'ils ne cessent de déployer dans la quête des innovations. Des innovations qu'il faut cependant utiliser avec lucidité. Les agents ont remercié le ministre de s'être donné le temps de visiter une installation probablement unique dans la sous-région. (SOURCE : l'Essor) L’UNION AFRICAINE DE TELECOMMUNICATIONS INVESTIRA PLUS 7 MILLIARDS DE FRANCS D'ICI 20106 428 029 dollars américain, soit environ 7 milliards 655 millions de francs Cfa. C'est la somme qui représente le financement global nécessaire à la mise en oeuvre du plan d'action 2006-2010. Le secrétaire général de l'Union africaine des télécommunications (Uat), M. Akosso Akossi qui en a fait, hier, la révélation, lors de l'ouverture de l'atelier sur 'Les communications par le courant porteur en ligne (Cpl)', a décliné en même temps les grandes lignes de ce plan d'actions. Parmi celles-ci, M. Akosso cite les stratégies et les applications à mettre en oeuvre, le renforcement des capacités et des partenariats, la mise en oeuvre des projets et programmes, la gestion des ressources humaines et financières et enfin l'implantation des fonctions d'audit interne. Autant d'actions dont le succès est, selon lui, fortement déterminé par la capacité de l'Uat à mobiliser des ressources stratégiques financières pour la réalisation des chantiers de performances. Pour la mobilisation, le secrétaire général de l'Uat décline deux phases. Il s'agit de la phase de dotation en autonomie financière qui, selon M. Akossi, correspond à la phase d'implantation du cheminement stratégique de l'Uat. 'Elle consiste pour les Etats-membres, les membres associés et certains bailleurs de fonds à procurer à l'Uat l'autonomie financière indispensable à la réalisation de sa transformation en organisation de performance', dit-il. D'autre part, il s'agit de la phase de développement financier qui, selon lui, correspond à la phase d'impulsion stratégique où les différents programmes opérationnels d'action seront mis en oeuvre et évalués conformément à des contrats d'efficacité. 'Cette phase est aussi celle où les activités principales de la chaîne de valeur de l'Uat deviendront opérationnelles et génèreront par conséquent des revenus pour renforcer l'autonomie financière de l'Uat', souligne M. Akossi. Créée en 1999, l'Uat a pour mission de promouvoir le développement rapide des info communications en Afrique afin de réaliser l'accès et les services universels, ainsi que la connectivité intégrale entre les pays. (SOURCE : Wal Fadjri) LANCEMENT DU PROGRAMME "LIAJLICOM" POUR LA CREATION D’ENTREPRISES DE PUBLIPHONIE AU MAROCLe programme "LiajliCom" qui porte sur la création de 5.000 entreprises de publiphonie communautaire en milieu social précarisé vient d'être lancé. Fruit d'un partenariat entre le ministère de Développement social, la Fondation Téléfonica, la société Ilaicom et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), ce programme vise prioritairement les 403 communes rurales et 264 quartiers urbains les plus précarisés comme identifiés dans le cadre de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). Conçu pour lutter efficacement contre l'exclusion et la précarité, ce projet représente, selon ses promoteurs, une opportunité réelle d'insertion sociale pour des milliers de personnes démunies, chômeurs, handicapés ou encore ruraux en leur offrant un outil de production à bas coût et générant un revenu stable. Il permettra aussi à d'autres catégories bénéficiaires d'améliorer leur revenu précaire, comme l'a souligné M. Harouchi indiquant que ce projet complète, ainsi, le programme Initiative Emploi lancé récemment par le gouvernement et qui vise la création de 200.000 emplois d'ici 2008 pour le compte des personnes disposant d'une qualification. Et de souligner, lors de cette cérémonie de lancement couronnée par la signature d'une convention entre les partenaires, que ces publiphones communautaires vont, grâce à la technologie GSM, permettre de désenclaver des milliers de douars en les connectant aux services de communicattion de base, évitant ainsi aux populations la perte de temps et productivité entraînée par des déplacements inutiles et fort laborieux. Bien plus, le ministre a estimé que la création de ces micro-entreprises constitue un véritable encouragement à l'initiative personnelle dans le droit fil de la philosophie qui sous-tend l'INDH car désormais les bénéficiaires auront la capacité de devenir acteurs de leur propre développement à travers la création d'activités génératrices de revenus. (SOURCE : Libération) CELTEL LANCE LE 'ONE NETWORK' - LE PREMIER RESEAU DE TELEPHONIE MOBILE SANS FRONTIERE AU MONDELe réseau mobile panafricain annonce une première mondiale, rendant la vie meilleure pour ses clients au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Celtel International, le groupe de télécommunications mobile leader en Afrique, a annoncé le lancement de « One Network », le premier réseau de communication mobile sans frontière au monde. Cette innovation permet aux clients de se déplacer librement à travers les frontières géographiques sans frais supplémentaires de « roaming » et sans avoir à payer pour recevoir les appels entrants. A partir d'aujourd'hui, tous les clients de Celtel aussi bien ceux qui sont en pré-paid qu'en post-paid, pourront utiliser ce service. Ils peuvent faire des appels à un tarif local, recevoir les appels entrants gratuitement et recharger leur téléphone avec des cartes achetées localement. Par ailleurs, les abonnés pré-paid de Celtel peuvent recharger leurs comptes avec des cartes qu'ils ont déjà achetées dans leur réseau, que ce soit au Kenya, en Tanzanie ou en Ouganda. Le service est automatiquement activé dès que le client franchit la frontière géographique pour un autre des trois pays, sans qu'aucun enregistrement ne soit demandé ou que des frais d'inscription ne soient facturés. En outré, les abonnés « post-paid » de Celtel qui jusqu'à présent n'avaient accès qu'aux appels nationaux vont pouvoir être en mesure d'appeler les trios pays d'Afrique de l'Est sans restriction. Parlant de One Network, le directeur général de Celtel International, M. Marten Pieters a commenté : "J'avais promis à tous les clients de Celtel au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda que le fait de devenir le seul réseau avec une présence régionale dans les trois marchés était juste le début de notre mission qui est de rendre la vie meilleure en Afrique de l'Est. Le lancement de One Network confirme la position de Celtel comme le réseau de téléphonie mobile le plus innovateur en Afrique, ce qui nous permet de fournir un niveau de service encore meilleur à nos clients ». Tito Alai, le directeur commercial de Celtel International a commenté : "Cette initiative majeure va rapprocher les peuples d'Afrique de l'Est. One Network est une vitrine de l'innovation africaine et confirme Celtel comme la marque la plus dynamique dans le marché de télécommunication mobile le plus dynamique au monde. Dans une région historiquement dépendante de la liberté de mouvement à travers les frontières, nous offrons une solution de communication qui répond aux besoins de nos clients, fait tomber les barrières et rend la vie meilleure pour les entreprises, les familles et les individus ». Le lancement de One Network a été salué par les dirigeants au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Le président de la Tanzanie, Son Excellence Jakaya Kikwete a déclaré : "Nous avons tant de choses en commun en Afrique de l'Est, à travers notre héritage partagé, nos cultures et nos langues. Je félicite Celtel pour avoir lancé One Network qui va permettre à des millions de personnes de rester en contact plus facilement à travers l'Afrique de l'Est ». Le président de l'Ouganda, Son Excellence Yoweri Museveni a déclaré : « Nous saluons chaleureusement et félicitons l'innovation de Celtel dans la téléphonie mobile en Afrique de l'Est à travers One Network car elle est en ligne avec notre vision d'accélérer l'intégration politique de la région ». Le ministre des Technologies de l'Information et de la Communication du Kenya, l'Honorable Mutahi Kagwe a déclaré : « Tous les habitants d'Afrique de l'Est peuvent bénéficier du One Network de Celtel. Il va permettre à nos peuples de se parler plus facilement car partout où ils seront en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie, ce sera comme s'ils sont à la maison. Cela va faciliter le commerce est-africain et je salue ce nouveau produit. » EN BREF:- La Fondation pour les Nations Unies et la Fondation du Groupe Vodafone ont annoncé aujourd'hui la création et le financement d'une ONG, Télécoms sans frontières (TSF), qui apportera à l'ONU les plus récentes technologies en matière de télécommunications pour l'assister dans ses missions d'intervention d'urgence. - La société de téléphonie mobile, Celtel, un des trois opérateurs au Gabon a annoncé la mise en service d'un nouveau système de tarification dite « à la seconde ». Le client est, à tout moment, libre de passer des appels sous l'ancien système de facturation (par minute) ou celle par seconde. Pour chaque changement de mode de tarification, le compte crédit du client est amputé d'une somme de 100 FCFA. Cette somme est une espèce de barrière pour éviter une multiplication d'opérations fantaisistes susceptibles de saturer le réseau.
LES TECHNOLOGIES DU COURANT PORTEUR EN LIGNE, UNE NOUVELLE CHANCE POUR L’INTERNETAu Sénégal comme partout en Afrique, le téléphone fixe et l'Internet ne sont pas accessibles à tous en raison surtout de l'insuffisance du réseau de télécommunication. Le recours au réseau électrique qui présente l'avantage d'être mieux étendu sur l'ensembles des territoires nationaux se justifie dès lors. C'est une nouvelle solution alternative susceptible de permettre d'atteindre assez efficacement les objectifs de démocratisation des télécommunications qui s'offre au gouvernement. En effet, le recours au courant porteur en ligne (Cpl) pourrait permettre aux populations, notamment celles des zones rurales d'accéder facilement et à moindre coût aux téléphones fixes et aux services de l'Internet. Et, le ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, qui présidait, hier, l'atelier de l'Union africaine des télécommunications (Uat) sur : 'Potentiel et impact du Cpl ', est d'avis sur cette opportunité à saisir. Laquelle s'offre au Sénégal et à tous les pays africains qui sont dépourvus des infrastructures de télécommunications. 'Comme vous le savez tous, l'objectif primordial qui nous est assigné à nous responsables des télécommunications dans nos pays respectifs, c'est particulièrement la résorption, dans les délais les meilleurs, de la fracture numérique dans chacun de nos pays. Et pour cela, il faut faire en sorte que le service universel des télécommunications soit accessible à l'ensemble de nos populations, notamment celles des zones rurales. Or, le principal obstacle à l'atteinte de cet objectif demeure le problème quasi insurmontable des infrastructures qu'il va falloir déployer sur toute l'étendue de nos territoires. Aussi, il nous faut toujours rechercher des solutions alternatives susceptibles de nous permettre d'atteindre assez efficacement nos objectifs de démocratisation des télécommunications dans nos pays. Et c'est là, à mon avis, que se trouve l'importance de l'étude du potentiel et de l'impact du Cpl en Afrique', relève M. Joseph Ndong à l'adresse des participants à la rencontre. Pour le ministre, le réseau électrique, malgré ses insuffisances, présente au moins l'avantage d'être mieux étendu sur l'ensemble des territoires nationaux que le réseau des télécommunications. Dès lors, la solution Cpl, qui a déjà fait ses preuves ailleurs, se doit d'être expérimentée en Afrique pour en évaluer le potentiel et en mesurer l'impact pour une solution possible à l'extension des réseaux de télécommunication des pays du continent noir, selon le ministre. Ce qui est le cas au Sénégal où, d'après Joseph Ndong, la Société nationale d'électricité (Senelec) expérimente depuis quelque temps cette nouvelle technologie. D'après les conclusions des consultants de l'Uat, le Cpl a le potentiel certain d'augmenter la concurrence dans les services télécoms haut débit et de téléphonie, d'en impulser l'innovation et d'en améliorer la pénétration et l'adoption. Il peut aussi, selon eux, contribuer fortement à connecter de nouvelles personnes et entreprises aux technologies de l'information et de la communication et ceci, en augmentant significativement la couverture haut-débit et téléphone (sur Ip) au sein d'un pays/marché. Selon toujours les consultants, le Cpl permet également la gestion de l'énergie et des applicatifs de management du réseau électrique. Le Cpl représente par là, soulignent-ils, une opportunité concrète pour l'Afrique tant sur le plan des dynamiques du marché du haut-débit que sur celui de considérations économiques, citoyennes et politiques. Mais, avertissent-ils, il subsiste des problématiques qui exigent des élaborations communes par les opérateurs, électriciens, les autorités des régulations et le gouvernement. Il s'agit, expliquent-ils, de parvenir à une coordination et définition concernant des questions clés incluant, entre autres, standardisation des équipements, élaboration de lignes directrices de mise en oeuvre et plan d'affaires et marketing. Les dépositaires Cpl se doivent donc d'être unis pour saisir le potentiel spécifique du Cpl en Afrique. L'Uat se propose de devenir la plate-forme de ralliement de ces acteurs afin de préparer un cadre de travail. Lequel permettrait de sécuriser les potentiels du Cpl sur l'ensemble du continent africain. (SOURCE : Wal Fadjri) INTERNET : PRUDENCE, LES DANGERS SONT TOUJOURS LAAvec quelque 600 millions de personnes connectées à travers le monde, Internet a révolutionné l’univers des affaires et de la communication, mais appelle des mesures de prudence, notamment par rapport aux dangers liés à son utilisation. Dans un village au fin fond du Sénégal, un paysan s’informe du cours du coton à Dakar afin de déterminer le meilleur moment pour vendre sa récolte. Au même instant, une grand-mère sourit en lisant le courriel de son petit-fils, et un navigateur interroge la météo avant de partir en mer. Pour de plus en plus d’étudiants, la toile mondiale détrône les bibliothèques et devient la première source d’informations et le premier outil de recherches. En général, plus un outil est puissant, plus il est dangereux. Une tronçonneuse permet d’abattre beaucoup plus de travail qu’une scie à main, mais nécessite davantage de prudence. De même, l’Internet est un instrument extrêmement puissant et pratique, qu’il faut manipuler avec beaucoup de précaution, car il présente de sérieux dangers. Au 21-ème siècle, la technologie a mis à la disposition des malfaiteurs des piéges d’une toute autre envergure. Ces oiseleurs tendent des piéges funestes aux internautes pour leur soutirer des richesses et faire fortune.En atteste l’exemple de cet étudiant tenté par des internautes d’un genre particulier, mais sauvé par son frère. En substance, le texte qu’il avait reçu d’un malfrat en ligne fait croire à son destinataire qu’il peut bénéficier des 100 000 euros offerts par la Bill Gates Foundation Lottery for Expansion of Internet in Africa. « Différentes vérifications établies (...) confirment que vous êtes réellement un internaute africain, donc parfaitement apte à bénéficier de votre gain », écrit le courriel qui précise que « 50 pour cent des gains alloués doivent être utilisés dans le cadre de l’expansion de l’Internet sur le continent Africain ». « Dans trois mois, une tournée de vérification à laquelle je prendrai personnellement part aura lieu dans tous les pays où nous comptons des gagnants », promet encore l’auteur du courrier suspect. Et d’ajouter : « suite à cette tournée, les 10 projets les plus significatifs seront récompensés du prix spécial Bill Gates en Afrique ». « Ils m’ont demandé d’envoyer 70 euros pour les frais de dossiers que j’avais remplis grâce au net mais je ne disposais que de 42 euros (27 300 FCFA) », a expliqué Abdoulaye Cissokho gérant d’un cybercafé qui était la cible de cette tentative d’arnaque. « C’est dans mes tentatives de trouver ce complément que mon grand-frère m’a convaincu de ne pas envoyer cette somme », a-t-il ajouté. En plus des arnaques rendues possibles par le net, certains sites propagent des propos diffamatoires, ou diffusent des points de vue extrémistes. S’y ajoutent les sites commerciaux où les publicitaires créent des environnements à la fois informatifs et amusants dans le seul but de promouvoir leurs produits auprès d’un public cible. Les pages Web, généralement personnelles, où n’importe qui peut publier ce qu’il veut en prétendant que c’est vrai et présenter de simples opinions comme des faits. Un autre phénomène lié à l’utilisation du net est la cyberpornographie qui a connu aujourd’hui une évolution sans précédent avec une augmentation des sites véhiculant des scènes obscènes. Les forums de discussions, quant à eux, font perdre beaucoup de temps à leurs usagers et ont tendance à se substituer aux relations interpersonnelles. « Dès que mon mari rentre à la maison, il se met devant l’ordinateur et cela peut durer cinq heures, voir plus, notre couple en souffre », se plaint la dame Nafi Ndiaye. L’Internet, c’est également la porte ouverte à de nouvelles relations qui peuvent entraîner la rupture des plus anciennes. Etudiante en informatique, Aminata raconte son aventure que « c’était un véritable bombardement amoureux ». « C’était un Français, il n’arrêtait pas de me dire des propos déplacés, je ne pouvais plus l’éviter car il avait mon numéro de téléphone et mon adresse e-mail », confie-t-elle. « Je lui ai raccroché au nez et je ne lisais plus ses messages, c’est des gens à éviter », estime Aminata. « Les médias sont les mieux placés pour avertir la population de cette pente savonneuse sur laquelle on s’engage par un net-flirt et qui mène souvent à la catastrophe », préconise Abdoulaye Diallo, professeur de français. (SOURCE : Le Soleil) NOUVELLES PROCEDURES DE VISAS FRANÇAIS PAR INTERNET AU MAROCLes demandeurs de visas pour la France devront, à partir du 9 octobre prochain, prendre rendez-vous par Internet. En se connectant sur le site du consulat général de France à Rabat (www.consulfrance-ma.org), ils trouveront un formulaire qu’ils devront remplir et imprimer pour le présenter le jour convenu.La confirmation sera donnée sur le site Internet et par voie d’annonces placardées dans les panneaux d’affichage du service des visas (rue Ibn Al Khatib). Selon Alain Le Seac’h, consul général de France "cette nouvelle modalité de dépôt des demandes de visas, déjà en vigueur par le consulat général de Casablanca, entre dans le cadre des efforts du gouvernement français visant à faciliter l’accueil dans les consulats. Elle est totalement gratuite et n’a aucune influence sur les tarifs des frais de dossiers déjà appliqués. Elle permettra de gagner beaucoup de temps aussi bien pour les demandeurs que pour les services consulaires. En plus, elle permettra de barrer la route aux « démarcheurs » qui tirent profit de l’ancien système ". Le même responsable a tenu à préciser que le nouveau système vient remplacer l’ancienne procédure qui consistait à faire appel à une société privée pour l’organisation des rendez-vous par téléphone. Cette solution a été abandonnée pour deux raisons : la première est plus théorique puisque nous ne voulons plus confier à une société privée un service régalien ; la deuxième c’est qu’elle nous coûtait de l’argent. Et les demandeurs de visas gagnent un temps précieux. Il faut dire qu’il était grand temps de mettre en place un système plus fluide prenant en compte la dignité des demandeurs de visas. Les longues files d’attente devant les portes du consulat ont toujours été senties comme une corvée désagréable voire comme une humiliation. Toutefois, tout ne sera pas moins compliqué qu’avant. Après l’entrée en vigueur de la nouvelle modalité, les demandeurs de visas devront se faire prélever leurs empreintes digitales sur place, ce qui risque de rallonger un peu plus le temps d’attente. "Dans ce cas également, les rendez-vous doivent être pris par Internet. Certes, cette nouvelle mesure est de nature à prononcer le temps nécessaire pour l’obtention du visa, mais il s’agit là d’appliquer une décision européenne qui vient en réponse à l’évolution des sociétés ", explique M. Le Seac’h. Le responsable consulaire a ajouté dans le même ordre d’idées que les guichets de réception de demandeurs de visas seraient équipés de matériel leur permettant de prendre, si besoin est, des photos sur place. Il a souligné que les porteurs de passeports biométriques bénéficieraient d’un traitement plus rapide et plus facile une fois en Europe. Dernière chose enfin, Le Seac’h a précisé que tout le monde " sans exception " devrait désormais faire le déplacement jusqu’au consulat pour régler la procédure d’obtention du visa. (SOURCE: Le Matin) EN BREF :- Les ministres mauritaniens de la Justice, Mahfoudh Ould Bettah, de l`Intérieur, Mohamed Lemine Ould Mohamed Ahmed et de la Communication, Cheikh Ould Ebbe ont présidé une cérémonie officielle marquant la fin du contrôle des services du ministère de l`Intérieur sur les organes de presse, ce qui induit également l`abolition définitive de la censure. Bonne chance à la presse en ligne.
L'INSUFFISANCE DU DROIT PENAL CONGOLAIS FACE A LA CRIMINALITE DE NTICLa faculté de Droit de l'Université de Kinshasa vient de recevoir encore une fois les mémoires des étudiants en Diplômes d'études supérieurs dont la série de défense a eu lieu la semaine dernière. Parmi ces mémoires défendus, figure celui de Me Manasi N'kusu Kaleba Raymond de Bouillon, magistrat, substitut du procureur de la République au parquet de Kalamu et assistant à la Faculté de droit de l'Unikin. Intitulé «Le droit pénal congolais et la criminalité de nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic), ce mémoire défendu le vendredi 29 septembre 2006 s'inspire d'un domaine presque nouveau et en début d'exploration en droit. Face à ce travail grandiose de par son originalité, le jury composé des professeurs Bakandeja wa Mpungu, doyen de la faculté et président du jury ; Kasongo Mwidinge, secrétaire du jury ; Nyabirungu Mwene Songa, promoteur ; Akele Adau, membre et Luzolo Bambi Lessa, membres, n'a pas hésité d'octroyer la mention grande distinction au récipiendaire. Quant au contenu du travail, il faut noter que dans cet exercice intellectuel et scientifique, Me Manasi Raymond de Bouillon a tenté de répondre à la question de savoir «quelle réponse le droit pénal congolais réserve face au développement de la criminalité de nouvelles technologies de l'information et de la communication». Ainsi, pour y répondre, il a mené des démarches à deux niveaux. En premier lieu, il lui a fallu d'une part cerner l'essence du concept Ntic et, d'autre part circonscrire la quintessence de la criminalité qui les accompagne. Quoi qu'il nageait dans un flou sémantique exemplaire ; rendant ainsi pénible sa définition, Me Manasi a indiqué bout de l'effort que les Ntic font partie des Technologies de l'information et de communication (Tic), définies comme l'ensemble d'appareils nécessaires pour manipuler de l'information, et particulièrement des ordinateurs et programmes nécessaires pour la convertir, la sticker, la gérer, la transmettre et la retrouver ». Par ailleurs, la criminalité qui les accompagne, appelée indifféremment, selon Me Manasi, cyber-criminalité, cyberbanditisme, cyberdélinqune ce, criminalité de hautes technologies ou criminalité de Ntic est définie comme «l'ensemble des infractions pénales susceptibles de se commettre sur les réseaux partageant le protocole TCP/IP appelé communément Internet ». «Une définition qui ne satisfait pas totalement, mais qui demeure opérationnelle», a-t-il souligné en indiquant également qu'il faut prendre les concepts «crimes» et «criminalité» dans leurs sens durkheimien. Il faut donc prendre le concept crime dans sa conception légale, c'est-à-dire «infraction» que dans sa conception populaire, à savoir «la malfaisance». Tenant compte de ces deux conceptions, l'examen de la cybercriminalité fait par Me Manasi a révélé que la criminalité de Ntic est différente de la criminalité ordinaire perpétrée contre les biens informatiques et téléphoniques tels les vols des téléphones portables, la destruction méchante des logiciels , l'incendie des ordinateurs ; etc. Pour lui, la cybercriminalité comprend plutôt d'une part les crimes contre les Ntic, c'est-à-dire, les crimes de Ntic, dans leur essence ontologique, sont l'objet même du délit et, d'autre part, les crimes de facilités par les Ntic, c'est-à-dire, ceux dans lesquels les Ntic sont de moyens pour perpétrer les crimes avec facilité. Par cette typologie, il a également constaté que la criminalité de Ntic nageait à son tour dans un flou sémantique caractérisé par une confusion dangereuse entre les techniques de perpétration du crime et le crime lui-même. Pour dissiper cette confusion, il a opté pour une étude séparée des crimes et leurs techniques de perpétration. C'est alors qu'il s'est dégagé trois grandes catégories de techniques de perpétration de crimes, à savoir les infections informatiques, les attaques cybernétiques et les arnaques. Quant aux crimes contre les Ntic, dix échantillons ont été mis en exergue dont l'accès illégal aux données et systèmes d'information. Vingt-trois autres concernent les crimes facilités par les Ntic dont la production de pornographie enfantine. Selon Me Manasi, les crimes ainsi énumérés portent atteinte à plusieurs valeurs protégées par le code pénal congolais et à toutes les valeurs créées par les Ntic, à savoir la confidentialité des systèmes informatiques, des réseaux et des données, leur intégrité, leur disponibilité et leur utilisation conforme ou illicite. «Certains crimes ont déjà été déplorés en RDC, la plupart des cas se dénombrant dans le chiffre noir de criminalité», a-t-il souligné. Soulignons que la deuxième partie de sa démarche a consisté en la confrontation des crimes qu'il a mis en exergue au droit pénal congolais. Une confrontation qui a révélé une réalité on ne peut plus triste. Me Manasi a révélé que la législation pénale congolaise relative aux Ntic n'édictant que neuf infractions, apparaît rudimentaire, inappropriée, inadaptée, partant inefficace à lutter contre le cyberbanditisme. « Telle est aussi la conclusion de la doctrine congolaise en la matière, composée hélas de quelques articles et quelques mémoires de licence à compter du bout de doigts », a-t-il déploré. Toutefois devant pareille carence de dispositions répressives spécifiques, les mécanismes de lutte contre ce fléau, ont été recherchés dans le code pénal et dans d'autres lois du droit pénal. Ainsi sur les dix crimes contre les Ntic retenus à titre d'échantillon, quatre sont totalement réprimés. (SOURCE : Le Potentiel) L'ETAT MAURITIEN ESPERE OFFRIR DES ORDINATEURS AUTOUR DE RS 15 000 D'ICI LA FIN DE L'ANNEELe gouvernement souhaite améliorer le taux de pénétration des ordinateurs dans les foyers. Un projet, initié par Microsoft Indian Ocean, a été pris en main par le ministre de la Technologie informatique et des Télécommunications. Il vise à diffuser des ordinateurs à bas prix pour les familles modestes. Le prix devrait se situer autour des Rs 15 000. Ce projet devrait être prêt d'ici la fin de l'année. Prétendant au titre de cyber-île, Maurice n'a en effet pas de quoi être trop fière du taux de pénétration des ordinateurs dans les maisons. Les chiffres travaillés par les opérateurs du secteur montrent que seul un foyer sur quatre est équipé d'un PC. C'est certes très honorable lorsque l'on compare avec d'autres pays africains, mais pas très reluisant lorsque la comparaison est faite avec certains pays asiatiques en voie de développement ou des pays développés. Ã- titre d'exemple, la France affiche un taux de pénétration de 50 %, le Danemark, 80 % et le Portugal, réputé pour être un des pays les moins développés de l'Union européenne, en est à 41 % actuellement et progresse à grande vitesse. "Maurice n'est pas dans la moyenne. Ce serait bon d'atteindre les 40 %", commente Marc Henri Ravaux, country manager de Microsoft Indian Ocean. Soucieux de l'incapacité des familles modestes et à revenus moyens d'acquérir un PC, il a initié un projet en début d'année et voulait le concrétiser en août. Ce projet visait initialement à proposer des ordinateurs à environ Rs 13 000, incluant un forfait Internet de six heures par mois et une version de Windows. Des pourparlers avaient été engagés avec la Banque de développement de Maurice pour la mise sur pied d'une formule d'emprunt où l'acheteur n'aura qu'à débourser au maximum Rs 400 par mois. Cela devait permettre aux familles ayant un revenu global et mensuel d'environ Rs 15 000 de monter dans le train de la cyber-île. Mais depuis, il y a eu du changement. Le projet a été pris en main par le ministère de la Technologie informatique et des Télécommunications. "Ils étaient intéressés et j'ai donc accepté de leur refiler le dossier", explique Marc Henri Ravaux. Le projet ne connaîtra pas de mutations majeures, même si certains points seront revus. "On garde le cadre général et on peaufine certains aspects précis. Ce sera un projet qui rendra l'informatique accessible au grand public et nous démocratiserons ainsi encore davantage son usage", déclare un proche du dossier. Des PC "low-cost" au Brésil et en Inde Selon les recoupements, deux offres seraient travaillées. La première s'adresserait aux familles à revenus modestes. Ces dernières pourront acheter un PC à un prix très modeste. La seconde offre serait destinée à des foyers un peu plus aisés. Ceux-là pourront accéder à un ordinateur ayant une configuration un peu plus puissante. Maurice n'est pas le seul pays qui envisage cette option pour disséminer la culture informatique parmi la masse. D'autres ont déjà travaillé dans ce sens, à l'instar du Brésil. En 1999, le gouvernement brésilien a eu l'idée de développer un PC bon marché qui permettrait à un grand nombre de Brésiliens de se connecter à l'internet, de combattre l'illettrisme, permettant ainsi à l'économie du Brésil de s'améliorer tout en boostant un nouveau secteur, celui des nouvelles technologies. Six années plus tard, aucun projet dans ce sens n'avait eu le succès espéré. L'Inde a fait la même expérience avec son Simputer, qui n'avait pu décoller faute d'une technologie inadéquate. Mais le grand avantage de Maurice est sa superficie. Annuellement, la vente des Pc se situe qu'à 27 000. En vendant 10 000 à 15 000 ordinateurs de plus, à travers le projet du gouvernement, le taux de pénétration s'en trouverait déjà grandement amélioré. Ã- titre comparatif, en 2005, plus de 5 millions d'ordinateurs ont été vendus au Brésil. Encore faut-il avoir l'appui du secteur privé. Et a priori, celui-ci est partant. Depuis quelques années, les grands du secteur, à l'instar de Microsoft, Dell, IBM ou encore AMD ont mis au point des projets de low-cost PC. Comprenant que l'avenir du secteur passe en partie par les pays en voie de développement, ceux-ci sont plus enclins à donner un grand support à des projets de ce type. C'est ainsi que le Massachusetts Institute of Technology a pu développer plusieurs ordinateurs à bas prix dont un laptop vendu à $ 100 destiné aux pays émergents. (SOURCE : L'Express) INAMICALE INFORMATIQUEL'informatisation des services, quasiment généralisée dans l'administration, n'a-t-elle pour vocation que de rendre plus efficace et plus rapide le traitement de l'information ? N'implique-t-elle pas aussi, de façon presque naturelle, l'amélioration, non seulement du service rendu,mais aussi et en particulier de la qualité de la relation qui existe entre l'administration et le citoyen ? En cette période de rentrée, la question a été posée en ces termes par des lecteurs qui nous ont interpellés sur des cas précis. «Comment se fait-il que, disposant de l'outil informatique et, par conséquent, étant en mesure de retrouver rapidement l'identité de l'abonné ainsi que la nature exacte de son abonnement et le prix qu'il a payé, les sociétés de transport continuent d'exiger que toute la démarche d'acquisition de l'abonnement soit à refaire - paiement compris bien sûr - en cas de perte?» La question semble d'autant plus justifiée que, pour de jeunes élèves ou étudiants, qui ont à manipuler le document quotidiennement, l'hypothèse de la perte est à envisager indépendamment même de la question du sérieux ou du soin qu'ils prennent à bien le conserver. Il n'y a pas de doute, en outre, qu'une telle mesure présente un caractère dissuasif. Mais alors n'est-elle pas excessive et ne risque-t-elle pas d'être ressentie comme injuste, étant donné les possibilités techniques désormais disponibles qui permettent à l'entreprise de réparer aisément l'anomalie ? L'autre exemple est encore plus significatif. C'est une mère de famille qui nous le rapporte : «Ma fille s'est inscrite en ligne à la faculté de La Manouba, mais nous habitons La Marsa. Afin de réduire la distance, nous avons sollicité un transfert sur la faculté du 9 Avril avec l'informatisation, me suis-je dit, une telle opération ne devrait pas poser de problème particulier » «Attention ! lui a-t-on répondu à La Manouba, si vous annulez l'inscription de votre fille chez nous sans l'avoir inscrite ailleurs, vous risquez de vous retrouver sans rien.» La mise en garde est attentionnée et l'alerte sérieuse ! Alerte que la technologie n'aura pas été là pour épargner. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. A la faculté du 9-Avril, la jeune étudiante procède sagement à sa nouvelle inscription et en paie les frais. Après quoi, l'inscription à La Manouba peut être annulée. «Puis-je récupérer les droits payés, puisque ma fille est désormais inscrite ailleurs, et que des droits d'inscription ont été dûment payés à cet effet ?», téléphone la mère. Mais la réponse de la faculté de La Manouba est nette, rapporte notre interlocutrice : «Impossible ! On ne rembourse pas les droits d'inscription». Il y a une morale à cette histoire : non seulement l'informatique n'est pas toujours utilisée pour faciliter les choses aux administrés, non seulement elle perpétue parfois des usages qui consistent à décourager, pour ainsi dire, des demandes individuelles pourtant légitimes et désormais tout à fait gérables mais, de plus, elle s'accommode dans certains cas de pratiques dont il convient de relever le caractère contestable. Car le non-remboursement des droits de la première inscription était une information à communiquer absolument, laissant alors à l'administré le loisir de faire son choix en connaissance de cause Faut-il en conclure que l'informatique n'a en elle-même aucun rapport avec l'amélioration des prestations fournies par l'administration ? Certainement pas. Et toute la réforme administrative qui est engagée depuis plusieurs années, grâce à laquelle on ne saurait nier que tant de démarches ont été simplifiées et facilitées, vise précisément à engager les services publics dans notre pays à s'appuyer sur l'outil informatique afin d'initier des relations plus «amicales» avec les administrés. Ce qui est sûr, par conséquent, c'est que si du chemin a été fait dans ce domaine, il en reste aussi pas mal à faire ! (SOURCE : La Presse) EN BREF:- La Commission Nationale de Technologies d'Information (CNTI) organisera du 29 novembre au 02 décembre, à Luanda, un forum international destiné à la divulgation des nouvelles technologies au niveau national. Intitulée "Angola-Forum des Technologies d'Information", la rencontre qui accueillera des représentants de sociétés nationales et étrangères et comprendra aussi des débats et conférences, ainsi que la réalisation d'une foire. - Un espace des technologies de l'information et de la communication destiné aux non-voyants a ouvert ses portes à Tunis. Ce centre fait partie du projet régional «Iqtareb» qui s'intéresse aux personnes à besoins spécifiques et en particulier les non-voyants. Il s'agit du 5e espace ouvert dans le monde arabe après celui de la Syrie et des trois autres espaces créés en Egypte en 2005. - La société Distrisoft Maroc S.A, spécialisée dans le matériel, logiciels et services informatiques a été introduite en bourse des valeurs de Casablanca, cédant 110.000 actions sur 300.000 actions totalisant le capital social de l'entreprise, aux petits et grands porteurs au prix de souscription de 595 dh l'action. - L’association Togunet s’est réuni à la fin du mois de septembre pour fixer ses objectifs pour 2007. Ils s’articulent autour des axes suivants : redynamiser les groupes thématiques, inciter les politiques à se manifester en faveur des TIC à travers un plaidoyer, amener les femmes à s’intéresser davantage aux TIC, et restructurer le réseau.
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This page last updated on October 23 2006. |
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