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SENEGAL - CHANGEMENT DE LABEL DE LA SONATEL ET D'ALIZÉ : LE "NIET" DES TRAVAILLEURS DE LA SONATELSonatel, Alizé et Sentoo vont-ils changer de marque pour devenir Orange ? Ce projet de changement de label de France Télécom, partenaire stratégique qui détient 42 % du capital de la Sonatel, fait déjà grincer des dents. Les travailleurs de la Sonatel comptent brouiller le réseau pour empêcher ce projet d'aboutir. Le 8 décembre prochain, le conseil d'administration de la Sonatel délibérera sur la question. La décision de changer le nom de Sonatel, d'Alizé et de Sentoo pour le remplacer par le label Orange, marque internationale commerciale de France Télécom, suscite le courroux des travailleurs de la Sonatel. Hier, c'est au cours d'un point de presse, que l'Intersyndicale de la Sonatel (composée du Syts, du Synes, et du Sntpt) a tenu à dénoncer cette attitude "impérialiste" de France Télécom. "Alizé n'a pas un problème de marque ou de label, mais un problème d'investissement et d'élargissement du réseau", a souligné Ibrahima Konté qui demande à l'Etat de prendre ses responsabilités devant ce qu'il appelle "une boulimie expansionniste" de France Télécom. Selon le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonatel (Syts), l'opérateur historique qu'est la Sonatel ne doit pas perdre sa "carte d'identité nationale". Depuis 1997, France Télécom occupe 33 % du capital de la Sonatel. Selon l'Intersyndicale, la filiale française des télécommunications a bénéficié d'un rajout de 9 % en catimini. Ce qui lui donne 42 % du capital. L'Etat en conserve 27 %, 10 % étant pour les travailleurs et 21 % pour le privé. Avec ce pourcentage du capital que détient France Télécom, les travailleurs de la Sonatel rappellent que le géant français des télécommunications "n'est pas actionnaire majoritaire". Selon eux, la privatisation de la Sonatel n'est pas une privatisation sanction pour motifs de redressement, mais plutôt une restructuration de plus pour la propulser dans la cour des grands. Madou Kâne met l'accent sur la gravité de la situation dont des délégués du personnel et des travailleurs de la Sonatel ne sont pas encore au courant. Le secrétaire général du Syndicat national des cadres et du personnel d'encadrement de la Sonatel (Synes) assimile cette situation à une tentative de Chirac qui vient demander au président Wade de floquer quelque part le bleu-blanc-rouge sur le drapeau national. L'intersyndicale de la Sonatel dénonce en même temps le côté scandaleux de ce projet France Télécom de changer le nom de la Sonatel et d'Alizé pour le remplacer par Orange. En effet, en plus du management free que paye la Sonatel à France Télécom depuis 1997 pour sa force, le géant français réclame le paiement d'une redevance annuelle appelée Brand free. Le Brand free ou taxe sur la marque que la Sonatel doit payer à France Télécom, si toutefois, elle venait à changer de marque, représente 1,6 % du chiffre d'affaires, soit environ 4 à 5 milliards. Face à cette situation, les travailleurs de la Sonatel parlent "d'arnaque financière" et estiment qu'il y a une absence de débat interne concernant cette affaire. "L'hypothèse de base sur laquelle nous nous sommes adossés pour avoir France Télécom comme partenaire stratégique ne se justifie plus", a reconnu Kabou Guèye. Selon le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des postes et télécommunications(Sntpt), il y a lieu de revoir ce partenariat avec France Télécom qui se comporte comme un gangster à l'extérieur de la France. Interrogé sur l'attitude de la direction générale de la Sonatel, face à cette situation, l'Intersyndicale de la Sonatel reste au bout du fil. "Jusque-là, nous n'avons pas encore une position tranchée de la direction générale, mais on verra si le Dg a un patriotisme de fauteuil ou un patriotisme national", a déclaré Ibrahima Konté. En attendant la date du 8 décembre où se tiendra le Conseil d'administration qui votera oui ou non ce projet de changement de marque, les travailleurs de la Sonatel affûtent leurs armes. Même les menaces du Pca de la Sonatel qui consistent à dire que "France Télécom ira seule avec la marque Orange en Guinée si cette question n'est pas réglée", ne les feront pas reculer. (SOURCE: Wal Fadjri ) OUVERTURE DU CAPITAL D'ALGÉRIE TÉLÉCOM : QUARANTE MANIFESTATIONS D'INTÉRÊT ENREGISTRÉES À CE JOURQuarante opérateurs internationaux ont manifesté leur intérêt à l'opération d'ouverture du capital de l'entreprise publique Algérie Télécom (AT) qui, selon son PDG, M. Brahim Ouarets, se concrétisera d'ici le mois de février 2006. Une déclaration faite en marge de la journée de présentation des produits d'ATS (Algérie Télécom Satellite) qui s'est déroulée hier au siège de l'opérateur historique AT. En ce qui concerne le nom de ces opérateurs, le PDG s'est abstenu de citer de noms malgré l'insistance des journalistes. Ce dernier, préférant attendre le moment opportun, soulignera-t-il, c'est-à-dire après que la chefferie du gouvernement eut étudié le dossier sous tous ses aspects. Dossier piloté par le cabinet d'affaires espagnol Santander, faut-il le rappeler. Par ailleurs, le premier responsable d'AT a profité de cette occasion pour annoncer que ses deux filiales «Jawab» et «Algérie Télécom Satellite» seront autonomes à 100% à partir du 1er janvier 2006. «Une décision qui s'inscrit dans le sens de donner plus de pouvoir de décision à ses deux filiales», a expliqué le PDG. Il faut dire aussi, que l'indépendante de la filiale Jawab, fournisseur d'accès au réseau Internet (ISP), calmera un peu les esprits des ISP libres qui se sont souvent dit lésés par rapport à Jawab, prétextant qu'AT privilégie sa filiale. Quant au serveur «Fawri» qui offre de l'ADSL (Internet haut débit), le PDG dira que, jusqu'à présent 56 000 lignes sont fonctionnelles et concernent les wilayas d'Alger, d'Oran, de Constantine et de Ouargla et que 350 000 autres lignes vont être mises en service, les prochains mois, dans 36 wilayas. Brahim Ouaret s'est aussi prononcé sur la situation financière de son entreprise. A ce sujet, il informera que le chiffre d'affaires réalisé durant l'exercice 2003 a atteint 800 millions de dollars, passant en 2004 à 1,4 milliard de dollars. Pour l'année en cours, le PDG estime qu'il oscillera entre 2,2 et 2,5 milliards de dollars. Au chapitre du nombre d'abonnés au téléphone fixe que compte AT, le responsable dira qu'il est de 3,6 millions de clients et dans le fixe sans fil (WLL), ils sont à ce jour 800 000 abonnés. Sa filiale Mobilis, qui s'occupe de la téléphonie mobile, comptabilise actuellement 4,4 millions d'usagers. A propos du nombre total d'abonnés au téléphone portable, «ils sont 12,5 millions d'Algériens et d'Algériennes à user d'un terminal GSM». En matière de télédensité fixe et mobile, le taux actuel est de 45%, a révélé Ouarets. Au sujet de l'opération Ousratic, il a fait savoir que son entreprise se chargera de financer 6 000 PC à ses employés ; ceux-ci rembourseront l'équivalent mensuellement. Toujours dans le cadre de Ousratic, AT va donner un accès gratuit au réseau Internet aux 400 000 PC distribués aux établissements scolaires, soit 4 PC par école (220 000 écoles), 120 PC par CEM (1 450 collèges) et 45 PC par lycée (850 lycées). Les universités ne sont pas en reste puisque AT compte augmenter le débit pour passer de 25 à 34 mégabits. «Tout cela résume notre contribution à l'opération Ousratic», a souligné, enfin, le PDG d'Algérie Télécom. (SOURCE: La Tribune) CALL CENTERS : APP LINE OUVRE UNE AGENCE AU MAROCApp-line poursuit son expansion et annonce l’ouverture de deux nouvelles agences commerciales dont une au Maroc. App-line s’identifie comme un acteur leader sur le marché des serveurs vocaux de nouvelle génération, en proposant des extensions évoluées pour les centres de contacts. Soucieuse de soutenir son développement et de répondre efficacement aux besoins de ses clients internationaux, la société a choisi de se rapprocher d’eux en ouvrant une agence au Maroc et une seconde au Canada. L’activité d’App-line sur le territoire Marocain a débuté par la conception du centre d’appel d’un de ses grands comptes en janvier 2003. Le fruit de cette collaboration couplé à l’acquisition de nouveaux clients sur le secteur des pays du Maghreb en pleine expansion s’est concrétisé en août 2005 par la mise en place de l’agence commerciale d’App-line à Rabat. Dans un second temps, la société App-line soucieuse d’étendre sa notoriété et d’acquérir de nouvelles parts de marché sur la zone Amérique du Nord a décidé de s’y implanter en s’appuyant sur ses relations privilégiées sur place. L’agence canadienne située à Montréal, ouverte courant septembre 2005, est en charge du développement commercial sur le secteur Amérique du Nord. (SOURCE: http://www.itmaroc.com/article.php3?id_article=464) Actualités Internet L'AFRIQUE DE L'OUEST FACE AUX DÉFIS DES NOUVELLES TECHNOLOGIESAlors que les décideurs du monde entier plaident en faveur d’un partage plus équitable des avantages découlant des Nouvelles technologies, en Afrique de l’ouest, la réalité sur le terrain rappelle toute l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir. Au Sommet mondial sur la Société de l’information qui s’est tenu la semaine dernière à Tunis, de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement du monde, dont le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et le président en exercice de l’Union africaine (Ua), Olusegun Obasanjo, ont plaidé en faveur d’une réduction de la fracture numérique entre les campagnes et les villes et entre les pays riches et les pays pauvres. « Les technologies de l’information suscitent de très fortes aspirations, non comme une fin en soi, mais en raison des possibilités qu’elles recèlent », a déclaré M. Annan à l’occasion du discours inaugural du sommet de Tunis. « Je vous engage vivement à répondre à ces aspirations et à prendre les mesures concrètes requises pour faire de ce sommet un événement historique qui aura fait avancer la cause du développement, de la dignité et de la paix ». Beaucoup de personnes pensent qu’il est important de promouvoir l’utilisation des téléphones portables et de l’Internet ou des nouvelles technologies de l’information et de la communication, communément appelés les NTIC pour atteindre certains objectifs du Millénaire pour le développement tels que l’élimination de l’extrême pauvreté et l’amélioration de la santé. Mais au Niger, le pays le plus pauvre de la planète, selon l’index de développement humain des Nations unies (ONU), seules deux personnes sur 1000 ont accès à l’Internet. « A Zinder, les gens ne sont pas encore habitués à l’Internet », s’est plaint Ali Lamine, tout fier de posséder le premier cybercafé ouvert dans la deuxième plus grande ville du Niger située dans une région désertique très affectée par la crise alimentaire de cette année. « Quand j’ai ouvert mon cybercafé, j’ai fait trois mois de publicité sur les radios locales pour inviter la population à venir découvrir le monde de l’Internet. Mais c’est peine perdue. Seuls quelques agents des ONG venaient de temps en temps naviguer ». « Regarde », a-t-til ajouté, en montrant la salle presque vide. « Il n’y a que cinq machines en activité sur les dix installées. A ce rythme, je risque de fermer ». Pour Maïmouna Hassan, le coût de l’accès à l’Internet est le nœud du problème. « Je veux bien naviguer, mais l’Internet coûte cher à Zinder », fait-elle remarquer. Alors que le coût horaire des connexions a baissé ces dernières années, ici, il est encore trois fois supérieur aux prix pratiqués à Niamey, la capitale nigérienne. Et Lamine se trouve dans une situation bien embarrassante. Il ne peut pas réduire ses prix s’il n’a pas plus de clients pour lui permettre de couvrir ses frais généraux. Mais dans un pays où le taux d’alphabétisation des adultes est inférieur à 15 pour cent et où près de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, il est difficile de promouvoir l’accès à l’Internet quand on sait que le contenu des pages Web est essentiellement textuel et que le coût horaire de la connexion est de 3 dollars américains. Si l’utilisation du téléphone ne nécessite pas de connaissances particulières, la couverture du réseau mobile reste très faible en dehors des grandes villes, et les communications interurbaines coûtent cher. Et malgré l’arrivée sur le marché de trois nouveaux opérateurs de téléphonie mobile, la plupart des 10 000 villages de ce pays enclavé ne bénéficient pas de cette couverture. Il n’est donc pas surprenant de constater qu’en 2003, seuls six personnes sur dix mille abonnés à un téléphone mobile, selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement, un nombre insignifiant comparé à la moyenne mondiale Mais le Niger n’est pas le seul pays d’Afrique à faire face à ces défis technologiques. La fracture numérique s’accentue dans une grande partie de l’Afrique dont la population de près d’un milliard d’habitants représente moins de trois pour cent des utilisateurs de l’Internet dans le monde. Et selon les estimations de l’ONU, les abonnés à un téléphone mobile en Afrique subsaharienne ne représentent que le cinquième du nombre moyen d’abonnés dans le monde. En Guinée, par exemple, où le gouvernement a déjà des difficultés pour assurer certains service de base, en raison de la crise politique et économique qui y sévit, les télécommunications sont très peu fiables, même dans la capitale. « Je passe des journées entières assis à attendre les clients, et lorsqu’ils viennent et que je compose les numéros demandés, je n’arrive pas à avoir la communication », s’est plaint Mamadou Diang Diallo, propriétaire d’un petit télécentre à Conakry. « Le télécentre n’est pas rentable. Je pense que je vais changer d’activité et vendre plutôt du pain et du beurre ». Mais certains guinéens très entreprenants exploitent les opportunités qu’offrent les NTIC dans un pays où le nombre d’internautes a été multiplié par cinq depuis 2000, selon la société Internet World Stats. « Nous avons identifié et saisi cette opportunité », a indiqué Moustapha Naite, 29 ans, propriétaire de Mouna Communications, un cybercafé ouvert en plein coeur de la capitale et qui est passé en peu de temps de deux à 40 ordinateurs. « L’Internet est comme une drogue. Quand vous y avez goûté, vous ne pouvez plus vous en passer ». Naite se considère comme un homme d’affaires, qui met en place une infrastructure technologique dans un pays où la majorité des gens vit avec moins d’un dollar par jour. « Cette technologie permettra à tout le monde de faire des projets pour l’avenir et de réduire la pauvreté », a-t-il dit. Dans le Mali voisin, le marché de la téléphonie mobile est en plein essor, mais dans les campagnes, il y a moins d’une ligne pour mille habitants, explique le ministre de la Communication. Et la majorité des cybercafés se trouvent dans les centres urbains. C’est justement pour inverser cette tendance que le gouvernement malien s’est lancé dans un vaste projet de création de 50 centres multimédias communautaires sponsorisé par l’UNESCO. Ce projet a pour objectif d’associer la radio aux NTIC afin de transmettre des informations aux communautés qui n’ont ni les moyens ni la connaissance pour y accéder en ligne. Grâce aux télécentres, les opérateurs peuvent fournir des réponses aux interrogations des populations en allant chercher sur le Net des informations pertinentes qu’ils peuvent ensuite traduire dans les langues locales. A terme, les télécentres peuvent aussi devenir des centres d’information sur la santé, par exemple, et des sources de revenu dont le coût de construction sera bien inférieur à celui d’une bibliothèque classique. « Aujourd’hui, avec les nombreuses opportunités qu’offrent les NTIC, les pouvoirs publics doivent œuvrer pour que le plus grand nombre de populations y accèdent », a déclaré le président malien, Amadou Toumani Touré, à l’occasion de l’ouverture de la rencontre des municipalités du Mali, le 14 novembre. « C’est ainsi qu’on pourra combler la fracture numérique entre ville et campagne ». Mais beaucoup de Maliens ont peur des nouvelles technologies et de leurs éventuels effets pervers. « Les contenus des cybercafés nous échappent », a expliqué Oumou Touré Traoré, responsable d’une organisation de défense des droits des femmes à Bamako, la capitale malienne. « Nos enfants se retrouvent souvent à surfer sur des sites pornographiques ». Et au-delà des besoins élémentaires que sont la fourniture d’eau potable et la couverture des besoins alimentaires, il s’agit de définir les priorités. « L’Internet est un outil encore réservé à l’élite », Gregg Zachary, un écrivain américain qui a publié beaucoup d’articles sur la technologie et le développement en Afrique. « En Afrique les populations ont besoin d’électricité, de postes radio et de téléphones cellulaires bon marché ». « Vous n’entendrez pas souvent parler de réduction du coût des connexions ou de l’augmentation de la taille de la bande passante », a-t-il expliqué au cours d’un entretien téléphonique, ajoutant qu’il est peu probable que le récent sommet de Tunis ait un impact significatif sur la vie des Africains moyens. Mais il reste à déterminer les technologies si tant est qu’elles existent qui auront un impact positif en Afrique de l’ouest. Même si le Mali a fait ces dernières années d’énormes progrès en matière de développement des télécommunications, il reste le quatrième pays le plus pauvre de la planète selon l’index de développement humain de l’ONU. Malgré cela, le ministre malien de la Communication, Gaoussou Drabo, est convaincu que les nouvelles technologies et les opportunités de développement qu’elles offrent, promettent un meilleur avenir à l’Afrique. « Nous avons raté toutes les révolutions...il ne faut qu’on rate celle-là si nous voulons décoller ». (SOURCE: Irin) UN 3IEME OPERATEUR TELECOM AU SENEGAL ?L’appel d’offres international relatif à la désignation du nouvel opérateur global de télécommunications est finalement prévu pour janvier 2006, et les cahiers des charges seraient en cours d’élaboration. L’annonce a été confirmée par le Conseiller spécial du Chef de l’Etat sénégalais sur les Nouvelles technologies de l’information et de la communication(Ntic), Thierno Ousmane Sy, interpelé mercredi dernier à Tunis, dans le cadre du Sommet mondial sur la société de l’information(Smsi). Après avoir avancé l’année 2005 les autorités sénégalaises parlent maintenant de janvier 2006 pour l’appel d’offres international relatif à la désignation du nouvel opérateur global de télécommunications, Pourquoi cette reculade ou si vous préférez, ce retard ? Ce retard-là est tout à fait relatif. En fait nous avons pris le temps de bien choisir nos conseillers et de bien stabiliser notre stratégie. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce processus de placement de la licence n’est pas sur un coup de tête. Mais nous avons d’abord promulgué une loi sur les télécoms qui a permis de mettre en place l’Agence de régulation des télécommunications(Art). En général, lorsque vous mettez en place ce genre d’institution il vous faut cinq à dix ans pour que celle-ci atteigne sa vitesse de croisière. Nous ne pouvions pas attendre ce temps-là pour mettre sur le marché une nouvelle licence, alors nous avons fixé à l’Art des objectifs assez difficiles à atteindre et ensuite débrider au fur et à mesure. C’est pour ça, d’une part, que le calendrier a évolué de cette manière. D’autre part, nous avons pris le temps de recruter les meilleurs conseillers qui existent sur le marché aujourd’hui et, notre conseiller sectoriel, Mc Kinsey, est le leader mondial du conseil sectoriel, notre conseiller juridique, Clifford Chance, est leader mondial de même que Goldman Sachs qui est notre conseiller financier depuis 48 heures (lundi dernier). Parallèlement, l’Art, en trois ans, a trouvé ses marques, recruté de manière massive et donc aujourd’hui nous sommes prêts. Vous, vous dites qu’il y a de la place pour un troisième opérateur sur le marché alors que d’autres, la Sonatel en l’occurrence, soutient le contraire... J’ai répondu par une boutade à cette question il y a quelque temps, en disant que lorsque vous avez deux femmes et que tout se passe bien, le jour où vous décidez d’en prendre une troisième les deux premières vous diront qu’il n’y a pas de place ni de moyens, etc... En réalité, aujourd’hui la Sonatel fait beaucoup d’argent et nous considérons, nous Etat, que les citoyens peuvent payer les services de télécoms moins chers et avec une meilleure qualité de service. Aujourd’hui, il y a à peu près 1,5 million d’abonnés au mobile et d’après les études que nous avons faites nous savons qu’il y a un vivier à prendre sur deux ans de 2 milliards de personnes. Il faut arriver à un point où acheter un portable, par exemple, devienne une simple formalité à la faveur d’une plus grande concurrence dans le secteur. Dans ce contexte, n’avez-vous pas le sentiment que l’Etat qui est actionnaire même si c’est à 27% seulement à la Sonatel, se tire une balle dans le pied, ou alors l’octroi d’une troisième licence est-il lié à sa dynamique de désengagement total de la Sonatel ? Il est vrai que dans la lettre de politique sectorielle publiée par le ministère des Télécommunications, il est clairement dit que l’Etat étudiera les possibilités de désengager du capital de la Sonatel. C’est ce qui est normal. Lorsque vous avez mis en place une Agence de régulation du secteur, c’est que vous avez décidé de réaliser l’équidistance par rapport aux opérateurs et ce qui favorise cela c’est le fait de n’avoir aucun intérêt dans le secteur outre qu’un intérêt de développement, mais pas un intérêt financier direct. Je pense qu’aujourd’hui, l’Etat a d’autres moyens de réunir des fonds publics en dehors des participations dans les sociétés privées. Bien au contraire, les 27% de l’Etat représentent beaucoup d’argent comme pour la licence, et il y a beaucoup de routes à construire, des hôpitaux, des écoles, etc... L’enjeu n’est peut-être pas financier pour l’Etat mais ne devrait-il pas être stratégique quand on sait ce que représente un secteur comme les télécoms dans un pays ? En France par exemple, l’Etat a cédé de ses parts détenus à France Télécom mais en a gardé tout de même ? Je prendrais l’exemple des Usa où les télécoms fonctionnent très bien et où l’Etat n’a aucune participation, d’une part. D’autre part, d’un point de vue sécuritaire, la différence entre la France et nous c’est que nous, nous avons un intranet gouvernemental et fait du Sénégal le deuxième pays au monde après le Japon. Ce système permet d’être indépendant des opérations du privé qui ne l’impactent en rien en cas de dommages. En fait, ce que nous sommes entrain de faire est une approche holistique, nous devons regarder tout en même temps et la lame de fonds est que l’Etat veut réaliser son indépendance vis-à-vis des opérateurs et que le secteur puisse être bénéficiaire pour le citoyen sénégalais. A combien avez-vous évalué le prix de la licence que l’Etat compte mettre sur le marché ? Ecoutez, nous avons reçu des offres d’opérateurs qui nous ont écrit pour nous dire qu’ils étaient prêts à nous faire un chèque tout de suite. Lorsqu’on leur a demandé à combien ils évaluaient leurs offres tous les chiffres que nous avons eus tournaient autour de 200 millions de dollars. Mais ce que je pense c’est qu’avec un appel d’offres transparent qui va être lancé, ces opérateurs qui ont de l’appétit proposeront sans doute des chiffres encore plus intéressants. Qu’en est-il réellement de Maroc Télécom qui serait sur vos tablettes ? Bizarrement, Maroc Télécom ne fait pas partie des opérateurs qui nous ont écrit et lorsque je leur ai parlé, ils m’ont confirmé qu’ils étaient effectivement intéressés mais qu’ils n’avaient pas pris de disposition particulière pour nous contacter. Tout de même est-ce que la démarche de l’Etat n’est pas biaisée dans cette opération qui ne semblerait pas aller dans le sens de faciliter les choses aux acteurs privés sénégalais pour leur permettre de se positionner dans ce secteur, comme ils l’ont souvent recommandé ? Il faudrait que l’on sache, soit il y a la mondialisation, soit il n’y a pas. Cela veut dire que les anglais lancent un appel d’offres international et la France vient gagner et il ne s’agit pas de dire le jour où British Télécoms gagnera un appel d’offres lancé par la France, oui mais il faut protéger le tissu industriel français. Non, cela n’a pas de sens. Ce qu’il y a c’est qu’il y a des communications qui doivent être faites de manière plus professionnelle et efficace à des coups moins élevés et on s’ouvre au monde. Maintenant, protéger notre tissu industriel... Peut-être pas protéger mais favoriser... Mais eux demandent une protection ou plutôt une sponsorisation, en fait, mais lorsque vous faites ça vous ne pouvez plus aller à l’Omc et fustiger les subventions, vous n’êtes plus crédible. Ce que je peux dire au secteur privé sénégalais c’est que cet argent que nous tirerons de la vente de la licence, servira à développer le pays. Aussi, dans cette opération, nous ne regarderons pas d’où viennent les investisseurs mais simplement leurs capacités techniques d’abord et financières ensuite. (SOURCE : Sud Quotidien) INTERROGATION AUTOUR DU TÉLÉPHONE SÉMI-MOBILE DE CAMTELLe nouveau téléphone portable semi-fixe lancé par Camtel attire du beau monde. Non sans créer des soucis. Derrière le monument Leclerc à Douala-Bonanjo, se pressent depuis la matinée du 15 novembre des mordus du téléphone. Là, dans les bureaux de la Poste centrale de Douala se trouvent les comptoirs de distribution ou plutôt de vente - du nouveau produit de Camtel. Le CTPhone, cette sorte de téléphone portable ou plutôt semi-fixe, annoncé depuis bientôt un trimestre est lancé. Selon les affiches qui foisonnent en ville depuis la veille ainsi que les encarts incrustés dans nombre de journaux parus ce jour, CTPhone qui est un “ téléphone fixe [qui] vous accompagne partout en ville ” est proposé en deux modèles : un téléphone fixe sans fil et un téléphone baladeur. Les premiers demandeurs qui se présentent ne sont pas au bout de leurs surprises. Il n’existe en effet qu’en une seule version, le baladeur. “Lorsque je me suis présenté et j’ai demandé un téléphone, l’agent commercial installé derrière une table m’a simplement établi une fiche et m’a demandé de payer 57.700 Fcfa et m’a remis un pack contenant un appareil de type portable classique. J’en ai été surpris moi qui avais cru en lisant les encarts que l’offre d’abonnement à 40. 000 Fcfa comprenait les deux appareils annoncés ”, dit très déçu, Félix Pene, un cadre d’entreprise résidant à Ndogbong. Ce féru de nouvelles technologies notamment sa composante internet qui aurait commandé à la même Camtel, sans succès depuis quatre ans, une ligne de téléphone fixe, croyait qu’en se ruant sur le nouveau CTPhone, être au bout de ses peines. Peine et enthousiasme perdus. Mais contre mauvaise fortune Félix fait bon cœur en gardant pour utilisation, ce deuxième portable soit un poste de trop par ces temps de crise économique individuelle - le poste baladeur que personne ne veut reprendre à Camtel contre remboursement. Mélange de désillusion et de satisfaction Ce n’est pas le cas pour Fernand Nenkam qui a, lui aussi, reçu un baladeur. Cadre à Camrail, il s’est abonné en très peu de temps comme annoncé dans la campagne publicitaire. Il se félicite de la nouvelle offre de l’opérateur historique du téléphone fixe camerounais. “ Avec ce nouvel abonnement, je pourrais plus aisément joindre mes correspondants surtout ceux à l’étranger que je ne le faisais avec mon abonnement auprès de l’un des opérateurs de téléphonie mobile dominant le marché national ”, dit-il. C’est que, comme l’explique au Messager une commerciale de Camtel, la minute de communication à l’international à partir de CTPhone serait de 320 Fcfa en journée et 250 en soirée. De même la minute d’appel de CTPhone à CTPhone ainsi que le réseau fixe de Camtel à Douala, Yaoundé et Meyomessala, les trois premières localités actuellement couvertes par cette technologie est de 50Fcfa la minute. Selon notre source, la minute d’appel de CTPhone vers un abonné de Orange ou Mtn coûterait 150 Fcfa. Un abonné CTPhone paierait la minute de communication à 80 Fcfa pour un appel (ce qu’on appelle jusqu’alors appels interurbains) en direction d’un correspondant fixe des localités autres que les trois bénéficiaires de CTPhone citées plus haut. Des tarifs, qui même si toujours élevés, au regard de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde grâce au recours généralisé à la technologie de la fibre optique sur les réseaux de téléphonie fixe, apparaissent comme plus compétitifs que ceux des deux opérateurs historiques de téléphonie mobile. En effet, Mtn et Orange continuent de facturer des appels à l’international effectués à partir de leurs réseaux autour de 500 Fcfa la minute. De même que le coût de la communication à l’intérieur d’un même réseau va parfois jusqu’à plus de 240 Fcfa la minute voire 300 Fcfa. Très cher encore quelles que soient les explications des opérateurs. Ils parlent en effet des droits trop élevés d’interconnexion ainsi que la location des satellites. Certes, des poches sur lesquelles apparemment Camtel et l’Etat pèseraient encore beaucoup pour ne pas faciliter la baisse des tarifs de communication au moins au niveau des pays africains, la Côte-d’Ivoire et le Sénégal notamment, aux niveaux de développement proches du nôtre. Un nouvel impôt ? Mais le coup technologique et commercial de Camtel pourrait difficilement résister à la critique tant lors de ce lancement, nombre de consommateurs ont le sentiment que tout ne leur est pas dit. Et ce n’est pas l’attitude de M. Njoya, le responsable de l’opération CTPhone à Camtel Douala qui ne se montre pas disponible pour éclairer le public. Par exemple, un abonné ne peut-il consulter son crédit ou même le charger ? De même pourquoi la langue de communication par CTPhone est-elle limitée à l’anglais ? A quoi est due l’indisponibilité des postes fixes bien que toujours annoncés par les commerciaux pour “ la semaine prochaine ” et au prix quasi-prohibitif de 110.000 Fcfa ? Ne veut-on pas tester l’intérêt des consommateurs afin de mieux leur piquer leurs sous? Sinon pourquoi alors ce qui ressemble à un lancement précipité de l’opération où on ne laisse pas beaucoup de choix à ceux qui ne s’enquièrent pas auparavant des modèles disponibles ? En attendant les explications appropriées des responsables de Camtel, maîtres d’œuvre de cette initiative commerciale longtemps espérée, ces questions ne fondent-elles pas certains soupçons ? Notamment que le gouvernement, à travers Camtel, voudrait se faire un peu d’argent en distribuant sans garantie - outre ces postes baladeurs à la qualité douteuse au prix de 30.000 Fcfa mais surtout cette sorte de prélèvement de 10.000 Fcfa compris dans la facture dite “ frais de programmation du terminal ”. Peut-être est-ce une sorte d’impôt indirect par ces temps de quête effrénée de sources de recettes publiques sûres? Voire. (SOURCE: Le Messager) THOMSON TN710: UN NOUVEAU SUR UN MARCHÉ FÉROCEMauritius Telecom a introduit Thomson, une nouvelle marque de portable en exclusivité. Le Thomson TN710 est un caméraphone de gamme moyenne. Il coûte Rs 8855 TVA incluse. Avec sa finition glacée, ce mobile à clapet a du style. Bicolore, il est bleu nuit et argenté. Tout petit, il se glisse facilement dans un sac à main ou dans une poche. Il est léger et pèse 95 grammes, un poids agréable. Point négatif, il a une antenne externe alors que la plupart des marques préfèrent les éviter maintenant. Mais comme pour se faire pardonner, l'antenne a la même finition glacé bleu nuit que le mobile. Un écran externe couleur permet d'avoir des indications telles que le nom du réseau sur lequel on est branché, l'heure, la durée de vie de la batterie et la sensibilité au réseau. Mieux encore, il peut aussi être utilisé pour faire des autoportraits. Un petit miroir placé juste en dessous facilite cette tâche. L'écran interne offre une très bonne qualité d'image. Il permet ainsi de visionner les photos prises et les vidéos faites sans problème. Ce qui est aussi très bien, c'est qu'au moment de l'affichage de la photo, tout l'écran est utilisé. Ce mobile est équipé d'une caméra VGA de 300 000 pixels. Les photos ne sont, cependant, pas suffisamment de bonne qualité pour être imprimées. La résolution maximale des photos est de 640 x 480 pixels. Deux autres dimensions sont disponibles soit le 128 x 160 et le 96 x 64 pixels. La caméra permet de faire à la fois des photos et de petites vidéos. Il est possible de choisir la qualité de sa photo : excellente, bien et basique. L'utilisateur peut aussi choisir de faire des photos en se servant des différents effets tels que sépia, négatif, solarisé, binaire et noir et blanc entre autres. Ces effets peuvent apporter une dimension tout à fait différente à une photo qui aurait été banale au départ. Avant de faire la photo, il est possible d'éclaircir ou d'assombrir l'image. Les photos peuvent aussi être prises en mode multi-shot. Un simple clic et c'est une série d'une quinzaine de photos qui est faite en quelques secondes. Une fonction marrante qui saura plaire. Il est dommage de constater que les photos ne peuvent être transférées. Ce mobile n'étant équipé ni de port infrarouge ni de connexion Bluetooth. Cela implique qu'au fur et à mesure que la mémoire se remplit, il faudra supprimer vos anciennes photos et vidéos. Il est aussi impossible d'ajouter de la mémoire amovible. Aucun espace n'a été dédié à cela. Le répertoire téléphonique interne au mobile peut sauvegarder jusqu'à trois cents contacts. Il est possible de créer des groupes de contact. Cela permet par exemple, d'envoyer des SMS en simultané à ces personnes. Dans le menu du répertoire, l'utilisateur pourra toujours connaître l'espace utilisé et restant pour les numéros de téléphones. Il est aussi possible de personnaliser les contacts par des images ainsi que des sonneries. On peut non seulement envoyer des SMS mais aussi des MMS. Le seul moyen d'ailleurs de pouvoir transférer des photos mais là encore dans une taille réduite. Dans les fonctions supplémentaires, l'utilisateur a accès à une alarme, une calculatrice, un chronomètre et un minuteur. Un calendrier permet aussi de prendre des notes. Trois jeux sont accessibles : Mahjong, Monkey fruit et Pingo. Un bon moyen de se détendre. Une connexion WAP est aussi disponible. Ce mobile offre plusieurs fonctions mais son manque de connectivité est surprenant. Le rapport qualité-prix n'est que moyennement justifié. (SOURCE: L'Express ) TÉLÉPHONIE - M. KLA SYLVANUS : "CÔTE D'IVOIRE TELECOM EST PASSIBLE DE SANCTIONS"M. Kla Sylvanus, DG de l'ATCI donne sa position dans le conflit qui oppose Côte d'Ivoire Telecom aux opérateurs alternatifs. Un litige oppose Côte d'Ivoire Télécom à certains opérateurs actuellement. Que fait le régulateur ? C'est vrai qu'il existe un litige entre Côte d'Ivoire Télécom et les opérateurs de revente de trafic. Nous régulateurs, avons entrepris depuis quelques temps des actions pour que ces opérateurs puissent démarrer leurs activités dans un cadre accepté par toutes les parties notamment le concessionnaire. Il y a eu beaucoup de difficultés que nous sommes en train d'aplanir. A la dernière réunion de mardi 25 octobre, les contrats ont été transmis à Côte d'Ivoire Télécom (CIT) qui les signera. Des options techniques ont été décidées de sorte à ce que les activités puissent reprendre. A mon sens il n' y a pas vraiment de conflit. Je crois que toute cette situation est le fait d'un manque de confiance de part et d'autre. Chaque partie est convaincue que l'autre veut lui faire du tort. Et cette crise de confiance a été ressentie par l'ATCI au cours des différentes réunions. Nous nous sommes pour notre part toujours employés à rétablir la confiance. Concrètement le code des télécommunications permet- il la revente de trafic téléphonique ? Le code permet en effet à certains opérateurs qui le désirent de pouvoir faire de la revente de trafic (RT). Mais pour le faire, il faut une liaison vers CIT. Ce qu'il faut savoir, c'est que la RT est un service très précis à ne pas confondre avec un autre. Il s'agit en effet de revendre aux clients locaux du trafic acheté en gros auprès par exemple du concessionnaire, en jouant simplement sur les rabais obtenus. CIT a eu peur que ce foisonnement d'opérateurs ne contribue à augmenter la fraude dont le secteur des télécommunications est victime. En dépit de ses appréhensions, nous avons amené CIT à proposer un contrat type. Pourquoi la licence que vous délivrez pour la RT ne précise-t-elle pas que ladite autorisation n'a rien à voir avec l'accès à l'international ? Il faut savoir que la licence est juste la fin d'un processus qui a comporté par exemple une phase d'analyse de dossier. Notre analyse porte notamment sur le type de service que l'opérateur veut fournir. Et tous les opérateurs dont il est question n'ont jamais fait mention du trafic à l'international. Tous les opérateurs qui ont été agrés indiquaient donc qu'il s'agissait de revente de trafic local. Certaines sociétés ont pourtant accès à l'international. Dès lors, quels sont les critères qui président à la délivrance d'une telle licence ? Il faut d'abord bien comprendre l'histoire même des télécommunications en Côte d'Ivoire. CIT procédait à des subventions croisées entre le segment national et le segment international. La libéralisation devant entraîner un ajustement des prix, notamment au plan national, le gouvernement a préféré ne pas brusquer les choses. Il ne voulait pas d'une augmentation brutale des tarifs locaux. Il a donc fallu attendre 7 ans. Depuis donc février 2004, CIT n'a plus le monopole de l'accès à l'international. Nous sommes en phase de libéralisation. Depuis cette date, l'ATCI est en droit de donner des licences à ceux qui veulent faire de l'international. Je tiens toutefois à préciser que nous, nous connaissons l'importance de ce segment qui rapporte beaucoup aux opérateurs même quand ils n'ont pas véritablement investi. Nous avons pour souci de protéger le secteur des télécommunications en n'érodant pas la marge bénéficiaire de ceux qui consentent ou ont consenti de lourds investissements et qui doivent les amortir et les rentabiliser. Le conseil d'administration de l'ATCI a donc décidé de limiter les autorisations sauf en cas d'importants investissements réalisés par l'entreprise candidate et dûment constatés. C'est le cas de Arobase Télécom. C'est le conseil d'administration qui a décidé de lui autoriser l'accès direct à l'international sur la base des investissements opérés. Est-ce le conseil qui a également autorisé A Link à accéder à l'international ? Non. La situtaion de A link est totalement différente. L'autorisation a été donnée à cette société en régularisation d'une décision prise par le ministre des NTIC malgré le décret 2004 du 22 janvier 2004 qui suspendait la délivrance d'agrément. En violation de ce décret, des autorisations ont été accordées à divers opérateurs pour des services autres que l'accès direct à l'international. L'ATCI a assisté impuissante à la délivrance de ces autorisations au mépris de la loi. Lorsque la période transitoire a pris fin, l'ATCI devait soit reconduire ces autorisations, soit les retirer. Le conseil a décidé de ne pas leur porter préjudice et opté pour la régularisation de leur situation. C'est dans ces circonstances que A Link nous a contactés en présentant un document du ministre lui autorisant l'accès direct à l'international. Au total, c'est le conseil d'administration qui a décidé de régulariser toutes ces situations même si elles sont illégales. Pourquoi avoir cautionné l'illégalité dont vous parlez ? Nous avons essayé d'assainir le secteur en donnant des documents légaux à ceux qui n'en avaient pas mais qui étaient de bonne foi. Quel est le niveau d'investissement requis pour que le conseil d'administration statue sur la situation d'un opérateur et décide de lui délivrer une habilitation pour l'accès à l'international ? Il n' y a pas de seuil précis, du moins à ma connaissance. La situation est analysée au cas par cas. A Link detient deux licences : une pour la revente de trafic et l'autre pour l'accès direct à l'international. Les opérateurs qui veulent accéder à l'International qu'ils fassent simplement une demande auprès de l'ATCI. Nous avons déjà expliqué aux opérateurs qu'il s'agit de deux autorisations différentes. Est-il exact que la licence de revente de trafic fait obligation à l'opérateur de signer un accord avec le concessionnaire dans un délai de six mois? Ce n'est pas le délai qui est le plus important. C'est le contrat et les modalités financières de l'accord. Que fait l'ATCI pour que les parties signent ledit accord ? La CIT et nous avons décidé d'un contrat type qui prenait en compte les intérêts des différentes parties. La CIT est une grosse entreprise qui vaut peut être mille fois chacun de ces opérateurs. Dans ces conditions, cela va de soi qu'ils ont du mal parfois à faire passer leurs idées ou leurs intérêts auprès du concessionnaire. Nous avons estimé à un moment donné que les choses n'aboutissaient pas. Qu'elles traînaient pour une raison ou une autre. Nous avons donc décidé de prendre nos responsabilités. Certaines clauses du projet de contrat auquel vous avez abouti avec CIT n' est pas du goût de certains opérateurs. Il s'agit notamment du prépaiement ou " garantie de consommation ". Pour les opérateurs, ce prépaiement disparaîtra toujours dans les caisses de CIT même si leur niveau de consommation est largement en dessous ? Vous savez CIT n'est pas entièrement satisfait non plus de ce contrat. Il y aura tout de même des justificatifs des différents niveaux de consommation. Sachez que nous nous sommes engagés à évaluer au cours de réunions régulières, les difficultés de mise en oeuvre du contrat. En attendant, il faut exécuter le contrat. Il faut que les opérateurs puissent commencer à exercer pleinement leurs activités. Il nous revient à ce propos que c'est CIT qui refuse de parapher le contrat. Le représentant de cette société à la dernière réunion que vous avez tenue vous l'aurait clairement signifié. Qu'en est il ? Il n' y a pas eu de refus. Je ne souhaite pas m'attarder sur cette question. Je souhaite qu'on avance. Je considère que tous ceux que j'ai en face sont de bonne foi. Les contrats signés par les opérateurs n'ont été transmis à CIT que le vendredi. Au cours de la réunion de mardi à laquelle vous faites allusion, les représentants de CIT ont expliqué pourquoi cette société n'a pas encore paraphé les documents. Ils ont aussi indiqué la date limite à laquelle les contrats seraient transmis tant à l'ATCI qu'aux opérateurs. En attendant, les opérateurs qui le désirent peuvent-ils signer un accord d'interconnexion avec un autre concessionnaire en l'occurrence AROBASE ? S'il est vrai que la licence leur demande de signer un accord avec CIT cela n'est pas pour autant une obligation. L'important est de signer un accord d'interconnexion avec un concessionnaire. Les opérateurs peuvent donc signer avec Arobase ou même les opérateurs du mobile pourvu qu'ils s'entendent sur les modalités financières de l'accord. Qu'est-ce qui justifie le fait que les responsables de CIT refusent de vous obéir notamment dans le cas du rétablissement de lignes suspendues du reste sans votre avis ? Pour nous ce n'est pas en tant que tel de la défiance comme certains seraient tentés de le croire. Je crois que tout cela s'explique par le comportement de la tutelle qui a eu tendance a fouler aux pieds les textes oubliant volontairement ou non que l'ATCI est le seul arbitre pour certains types de litiges. Prenons le cas de GSAM Holding dont les lignes avaient été suspendues. Nous avons écrit à CIT lui demandant de rétablir lesdites lignes. A notre grande surprise, CIT nous a informé qu'elle a agi ainsi sur instruction du ministre des Nouvelles technologies de l'information et de la Communication qui est notre tutelle technique. Soit, mais cela n'explique pas pourquoi CIT a refusé, par exemple, de rétablir les lignes de SOLARIS comme vous le lui avez demandé expressément par courrier en lui faisant du reste remarquer qu'il devrait à l'avenir vous prévenir avant de suspendre un opérateur ? Comprenez moi bien. Lorsque vous avez un ministre dont le souci constant est d'empêcher le régulateur de travailler c'est plutôt lui qui affaiblit l'ATCI. Notre problème ici depuis Marcoussis, c'est qu'il y a eu constamment cette volonté d'affaiblissement or, pour certaines sanctions que l'ATCI envisage de prendre à l'encontre de certains opérateurs, notamment les concessionnaires CIT et AROBASE par exemple, nous avons besoin de l'appui du ministre. Ce n'est toujours pas clair. Avez-vous besoin de l'appui du ministre pour obliger le concessionnaire à s'exécuter ? Pas exactement. Vous savez, nous faisons des mises en demeure consistant à donner un délai d'exécution à certains opérateurs. Des sanctions sont également prévues par le code des télécommunications. En réalité, les concessionnaires ne peuvent être sanctionnés par l'Etat que par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre de tutelle. Il est donc exact que vous ne pouvez pas faire des injonctions à CIT comme le prétendent certaines personnes ? Ce n'est pas exact. Nous pouvons faire des injonctions. Cit peut pour sa part ne pas s'exécuter. Dans ce cas, ils sont passibles de sanctions dont l'ATCI fait la proposition au ministre de tutelle. Avez-vous au moins déjà fait des propositions de sanctions quand on sait que vos injonctions ne sont pas suivies d'exécution ? Nous avons fait beaucoup de propositions de sanctions qui n'ont guère dépassé le cadre du ministère des NTIC qui doit préparer en liaison avec le ministère de l'économie et des Finances une proposition de décret pour le Conseil des ministres. (SOURCE: Fraternite Matin) TÉLÉPHONIE : LE MARCHÉ NOIR DES PUCES DÉFIE LA SOTELGUI.Celui qui a dit que Sotelgui (Société des Télécommunications de Guinée) est une honte nationale, n’a pas tort. Car cette entreprise guinéenne brille par son incapacité et son manque de sérieux de tous les jours. En témoigne cette histoire de vente de puces téléphoniques qui agace maintenant plus d’un guinéen. De report en report, les guinéens en ont ras-le-bol. Au moment où un énième communiqué fixe la date de la vente libre des nouvelles puces à la fin du mois de décembre 2005, le marché noir est envahit par ces dernières. On se l’a négocie entre 350 milles et 400 milles fg contre 75 milles fg (ancien tarif) ou 159 milles fg (nouveau tarif) officiellement. Somme que le guinéen moyen aura du mal a déboursé pour une puce quand on sait que la pitance quotidienne est loin d’être un acquis avec des salaires de misère. Faisant un tour sur le marché dit noir de vente de puces, nous accrochons un vendeur comme clients. Moustapha Chérif, la trentaine à peine, visiblement à la recherche de potentiel acheteur est notre cible à Sabena sur l’Avenue de la République dans la commune de Kaloum. Vous vendez des puces monsieur ? Il s’empresse et demande : « combien voulez-vous ? » Mis en confiance, il nous donne des détails : « j’ai plus de dix puces à vendre. Ce sont des nouveaux numéros de téléphone, des 36 qui sont efficaces. Mais, ce n’est pas cher. C’est 400 milles fg. Si vous voulez, le dernier prix est 350 milles fg. » A la question de savoir comment il a pu avoir ces numéros, Chérif se dit que « c’est top secret. » Et à nous de le demander s’il travaille à la Sotelgui. Question qui l’agace. Du coup, il nous lance à la figure : « si vous n’achetez pas les puces, partez. Vous avez l’air de policiers qui sont à la recherche des vendeurs de numéros … » Et à lui de prendre la poudre d’escampette. Au niveau de la Sotelgui, les autorités nient la présence de puces téléphoniques sur le marché noir. Pour eux, seul le dernier communiqué radiodiffusé fixant la date de la vente est de mise. Sinon, pour réponse aux autres questions, motus et bouche cousue. Un jeune stagiaire à la Sotelgui, qui a préféré garder l’anonymat déballe : « mon frère, vous vous fatiguez. C’est un problème qui se situe au niveau des chefs. Ils traitent avec des particuliers pour avoir des dividendes énormes. Cela n’a pas commencé aujourd’hui et ça ne finira pas maintenant. Je ne peux pas aller loin. » D’autres sources de la Sotelgui affirment que des inspecteurs circulent dans les rues à la recherche d’éventuels vendeurs de puces sur le marché noir. Une affirmation qui n’inquiète nullement pas des « vendeurs embusqués ». Petit Sylla rétorque : « qui ? Moi, je n’ai peur de personne. Les grands de la Sotelgui sont mes amis. Nous sommes très d’accord et nous faisons affaires. » Quels affaires ? Il répond : « je ne saurais vous expliquez cela. C’est mon deal et c’est là que je gagne mon pain. » Vu l’affairisme qui bat son plein de nos jours dans le secteur de la téléphonie en Guinée, l’on ne porte plus de crédit à la Sotelgui qui se dit en train de faire des changements de qualité en son sein. Pour le moment, les guinéens peuvent faire du téléphone portable un luxe. En attendant bien sûr que toute la lumière soit faite sur cette affaire de quatrième licence GSM. (SOURCE: http://www.boubah.com/article/article.asp?num=1330&cat=4) LA GUERRE DES PRIX FAIT RAGE ENTRE OPÉRATEURS DU MOBILEAu Mali, les deux opérateurs de téléphonie mobile (Malitel, filiale de Sotelma, la société nationale de télécommunication et Ikatel, filiale de la société sénégalaise Sonatel) se livrent périodiquement à un débauchage de la clientèle. La dernière surenchère entre les deux sociétés ennemies date de la récente fête de Ramadan. A cette occasion, Ikatel a consenti, du 1er au 03 Novembre, une augmentation de 100% sur les prix de toutes ses cartes ; en d'autres termes, en achetant une carte de 5000 F CFA, le client bénéficie d'un crédit de 10 000 F CFA et, pour un achat de 25 000 F CFA, d'un total crédit de 50 000 F CFA. Il n'en fallait pas plus pour créer une ruée, au point d'épuiser les stocks dans certains points de vente. Malitel, la concurrente, a, quant à elle, réduit de 50% toutes les communications entre ses abonnés et les SMS ; autrement dit, elle fait gagner au client le double du temps en communication. Peu avant cet épisode, la guerre des puces avait permis à plusieurs centaine de maliens d'avoir accès au téléphone. Malitel cédait sa puce à 5 000 F CFA avec 5 000 F CFA de crédit, plus un bonus supplémentaire de 1000 F CFA. Ikatel a lu en cela l'intention de son concurrent de lancer sur le marché des cartes de 1 000 F CFA ; elle a donc anticipé et proposé à ses clients une gamme de cartes au prix de 1 000 F CFA et 1 500 F CFA, avec 300 F CFA de bonus. Ikatel a ensuite emboîté le pas à Malitel en vendant sa puce, mais à 3 500 F CFA avec un crédit de 2 500 F CFA. Dans le cadre de sa politique tarifaire, la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA) avait procédé en Juin 2004, à une importante baisse des tarifs sur les communications internationales ; de 25 à 70%. Cette baisse ,la 2è du genre en l'espace de 6 mois, répondait à la volonté de la société étatique de faciliter l'accès de tous les Maliens aux services des télécommunications. De l'autre côté, pour conquérir le marché et vendre rapidement ses 100 000 nouvelles lignes, Ikatel avait initié une série de ventes promotionnelles de ses puces, en les cédant à 10 000 FCFA au lieu de 30 000 FCFA. L'engouement suscité par Ikatel pour le téléphone cellulaire a incité Sotelma / Malitel à consentir en Janvier 2004 une première baisse de 40% sur les tarifs des communications locales. Entre temps, Ikatel ne cessait de gagner du terrain, s'avançant allègrement à l'intérieur du pays au grand dam de Malitel qui ne couvrait que les villes ayant abrité la Coupe d'Afrique des Nations en 2002. Pour ne pas demeurer en reste avec ses 50 000 abonnés en 3 ans, alors qu'Ikatel en affichait 200000, Malitel lançait, en partenariat avec Siemens, 110 000 nouvelles lignes. Tout comme Ikatel, Malitel couvre désormais les 4 coins du Mali. (SOURCE: Altervision) AVEC 6,5 MILLIARDS DE DINARS, ALGÉRIE TÉLÉCOM FAIT SON ENTRÉE SUR LE MARCHÉ OBLIGATAIRESix milliards cinq cent millions de dinars ont été levés auprès d'investisseurs institutionnels par l'entreprise publique Algérie Télécom (AT). Cette somme lui permettra d'entrer sur le marché obligataire. C'est ce qui est indiqué dans un communiqué de presse de AT transmis hier à notre rédaction. Des fonds qui serviront à financer une partie des investissements que comptent engager AT et sa filiale AT Mobilis, explique le communiqué. On y lit encore, que pour mener à terme cette opération d'emprunt obligataire, il a été fait appel au conseil du cabinet d'ingénierie financière Stratégica et à la Banque nationale d'Algérie, chef de file dans cette démarche d'emprunt obligataire. Une démarche dont le communiqué apporte d'autres détails. L'émission comporte deux tranches : les obligations de la première (NDLR : la 1ère tranche) sont entièrement remboursables à l'échéance de deux ans et leur coupon est de 2,75% alors que les obligations de la deuxième tranche sont entièrement remboursables à l'échéance de trois ans et leur coupon est de 3%. Dans la source, il est aussi mentionné que AT avait obtenu le visa de la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB) n° 05-05 du 17 octobre 2005. Suite à quoi AT a adressé une notice d'information aux potentiels investisseurs pour que ceux-ci puissent juger de l'opportunité d'un tel investissement. Du coup, 10 soumissionnaires se sont prononcés et ont présenté leur offre sous pli fermé. Le montant offert a été de 8 350 000 000 DA et celui retenu : 6 500 000 000 DA. Dans le communiqué, il est aussi indiqué que AT va pouvoir, grâce à cet emprunt obligataire, financer ses projets d'investissements en dinars algériens et à moindre coût, évitant ainsi le circuit classique de financement à savoir le crédit bancaire et le financement externe. Un mode de financement qui supprime totalement le risque de change et la prime de risque associés à un financement extérieur. (SOURCE: La Triburne) TÉLÉPHONIE MOBILE : BYE BYE « HELLO », BIENVENUE À « TIGO »Le deuxième opérateur de téléphonie mobile a changé d'identité. Les abonnés de Sentel sont passés à Tigo avec une nouvelle offre commerciale. On avait tous flairé la marque de jean, une nouvelle ligne de vêtements ou encore la paire de chaussure destinée à ravir le coeur des « teenagers ». Ce ne fut rien de tout cela. La publicité évolutive lancée à grands frais depuis quelques semaines, et qui a coloré -en bleu- bon nombre d'endroits et de panneaux publicitaires de la capitale, a dérouté plus d'un. Le deuxième opérateur de téléphonie mobile, Sentel, qui opère depuis son lancement en avril 1999 sous cet acronyme et la couleur rouge, a changé d'identité depuis hier. « C'est une véritable révolution dans le monde de la téléphonie mobile que nous faisons en passant du rouge au bleu, tout en accompagnant la nouvelle marque par des offres technologiques et commerciales spectaculaires », annonce M. Mathias Sawodnik, le directeur général de l'ex-Sentel devenue Tigo. Apparemment, le secret de cette mutation a été jalousement (et) bien gardé, comme en témoigne l'étonnement des participants à leur arrivée sur les lieux dans un restaurant de la corniche dakaroise qui abritait la conférence de presse d'hier durant laquelle a été révélé le changement d'identité. Filiale de Millicom International Cellular, une société cotée à la Bourse de New York avec 2 milliards de dollars de capitalisation boursière, Sentel s'aligne sur la stratégie du groupe présent dans 17 pays. Jusque-là, chaque filiale avait son logo et ses couleurs propres, désormais, ce sera le bleu pour les 18 opérateurs de téléphonie mobile membres du groupe et « Tigo », un mot tiré de l'espagnol Con tigo qui signifie « avec toi », désignera leur offre commerciale. Après le lancement de la marque, en 2004 en Amérique latine, le Sénégal ouvre la marche parmi les sept pays d'Afrique où opèrent des filiales du groupe, avant sa fermeture en 2006 par l'Asie. Exit donc Hello, qui était à Sentel ce que Alizé est à la Sonatel Mobiles. Mais, cette mutation arrive aussi avec une politique commerciale qui propose une méthode qui ne devrait pas laisser indifférents beaucoup d'abonnés du mobile : la facturation à la seconde (voir encadré). Mais elle amène aussi dans son sillage une technologie non encore usitée au Sénégal et qui permet aux abonnés de Tigo, grâce au Gprs ou General Paquet Radio Service, de naviguer sur Internet avec leur téléphone cellulaire en plus du multimedia messaging service qui autorise la transmission de données telles que les images à partir du portable. « Le Gprs a une vitesse de transmission 15 fois supérieure à la norme Gsm », précise Mathias Sawodnik. Cette technologie dont on peut espérer qu'elle améliorera aussi la transmission des Sms, qui était loin d'être le point fort de Hello, permet désormais aussi à un abonné de Tigo, possédant un ordinateur portable, de se servir de son téléphone portable pour accéder au réseau Internet, ainsi que la démonstration en a été faite hier devant la presse par M. Kâ de Tigo. « Dans un avenir certain, vous aurez des surprises agréables », prédit M. Wahab Bâ, le président du conseil d'administration de Tigo. Avec 700 000 abonnés à la date du 07 novembre contre 500 000 en juin dernier, Tigo espère atteindre le million d'abonnés en juin 2006. Le lancement de sa nouvelle formule a été précédé par des investissements de 25 milliards de FCfa pour la seule année 2005, soit plus que le montant total de ceux consentis de sa création à 2004. « Nous avons mis en place un dispositif très réactif qui permet de faire face à toute hausse du parc d'abonnés », assure le directeur général de Tigo pour rassurer sur la qualité de son offre. Facturation à la seconde près désormais C'est la véritable révolution pour les abonnés et aussi la fin de ce qui, à défaut d'être une arnaque, est au moins une injustice : la facturation à la minute. Désormais, les abonnés du mobile utilisant les services de Sentel...pardon de Tigo, -il faudra bien s'y habituer- ne paieront que pour la valeur et la durée réelles de leur consommation. « Une communication de 10 secondes d'un abonné Tigo à un autre ne coûte que 20 FCfa », explique M. Lamine Diagne, le directeur commercial du deuxième opérateur de téléphonie mobile. De quoi pour certaines communications expéditives faire passer le message en usant de façon très économique de son crédit. Une mutation de la facturation d'autant plus juste qu'elle est en passe- sous la pression des consuméristes- de devenir la règle dans les pays d'origine des opérateurs de téléphonie mobile qui ont pignon sur rue au Sénégal. Il s'y ajoute que, comme le rappel Mathias Sawodnik, une étude de l'Agence de régulation des télécommunications dont le directeur général, Daniel Goumalo ou Seck, a assisté à la séance de démonstration d'hier, a établi que 25% des communications passées sur le réseau mobile durent moins de 10 secondes. » Pour les usagers du prépayé, ce détail est assurément... de taille. (SOURCE: Le Soleil) CAMEROUN: MTN-GLOBALNET : CONTROVERSE AUTOUR D'UNE FUSIONLe rapprochement provoque une levée de boucliers au sein du Collectif des opérateurs nationaux exerçant dans le secteur des télécommunications. Les technologies modernes de l'information et de la communication dont l'Internet fait partie, constituent un moyen efficace pour améliorer la santé et l'éducation dans un pays. Le développement de ces deux secteurs représente avec ses infrastructures, un atout important pour la lutte contre la pauvreté. Ces secteurs ouvrent de nouvelles voies pour la diffusion du savoir et créent des espaces matériels et virtuels pour la communication sociale. Des universités virtuelles ont déjà vu le jour au Nord et même en Afrique, avec l' Université virtuelle africaine. Dans le domaine de la santé, les médecins peuvent aussi accéder aux informations de première main sur les médicaments et les découvertes, grâce à Internet. Selon la théorie du " saut de grenouille ", les pays africains devraient, grâce aux NTIC, " sauter " une étape dans leur développement pour rejoindre les pays développés. C'est dans cette perspective que le Cameroun a entrepris il y a quelques années une vaste réforme de ce secteur. C'est dans ce cadre que la société Mobile Telephone Network (MTN) d'origine sud-africaine et la Société Camerounaise des Mobiles (SCM) devenue Orange, d'origine française, ont acquis les droits de s'installer au Cameroun. c'est dans le même sens que Cameroon Télécommunications (Camtel) a succédé à Intelcam (Société des Télécommunications internationales). C'est enfin dans le même sens que l'Agence de régulations des télécommunications (ART) a été mise en place comme gendarme du secteur, autrement dit, pour s'assurer que les différents opérateurs respectent la loi. En transférant aux sociétés privées la charge des télécommunications et en y installant la concurrence, l'Etat espère faire rattraper au pays son retard dans ce secteur. Si à l'heure actuelle le Cameroun a enregistré une grande satisfaction dans le domaine du téléphone mobile, il n'en va pas de même pour Internet qui reste confiné dans quelques grandes villes du pays. Selon les statistiques, le taux de pénétration de l'Internet au Cameroun est inférieur à 0,1%, alors qu'au Sénégal, il est de 0,28%. C'est dans ce contexte que des informations dignes de foi font état du rachat de Global net S.A., un fournisseur d'accès à Internet, par MTN Network Solutions, le 17 octobre dernier. " Cette fusion vise à créer une entité entière intégrée au sein de MTN-Cameroon qui sera chargée de la fourniture de l'accès et des services Internet ", apprend-on de source bien informée. Le Collectif des opérateurs nationaux exploitants dans le secteur des télécommunications (CONESTEL) voit cette fusion d'un très mauvais oeil, estimant que MTN Cameroon " abuse de sa position dominante ". C'est pourquoi le CONESTEL a saisi le 3 octobre dernier le directeur général de l'ART et le Premier ministre, chef du gouvernement, pour leur faire part " des conséquences néfastes pour notre pays " que pourrait créer cette situation. A leurs yeux, " un seul opérateur intégrant la voix, la data et Internet est stratégiquement dangereux pour la sécurité de notre pays On ne trouve aucun pays au monde qui autorise un opérateur privé à réunir entre ses mains ces trois dimensions des technologies de l'information et la communication ". La conséquence de cette situation selon le CONESTEL est qu'elle " va provoquer la mort certaine des PME nationales exerçant dans le secteur des télécommunications et entraîner la perte de quelques milliers d'emplois parmi les jeunes Camerounais On (y) dénombre plus de 5000 cybercafés, 100 providers nationaux pour environ 100.000 emplois créés, avec un chiffre d'affaires d'un milliard à peine ". Réagissant aux démarches de MTN, le DG de l'ART a fait dire hier qu'il ne peut pas se prononcer pour le moment . Du côté de MTN Cameroon, on affirme que dans six ou sept mois, les Camerounais pourront accéder facilement à un service Internet de qualité et à un " prix agressif ", à travers le réseau MTN qui couvre déjà les dix provinces du Cameroun. Le souci de MTN Network Solutions est de faire entrer le pays dans l'ère du numérique. Selon les responsables de MTN Cameroon, les grandes entreprises du mobile installées aux Etats-Unis, au Japon, en Europe ou en Chine, embrassent actuellement en même temps que la téléphonie mobile, Internet et les autres services médias. (SOURCE: Cameroun Tribune) LE SYNTRA-BÉNIN TELECOMS : SA PORTÉE SUR LES FONTS BAPTISMAUXLe tout premier Syndicat des travailleurs de la société Bénin Telecoms Sa issue de la scission de l'ex Opt a vu le jour samedi 29 octobre dernier. C'était au cours d'une assemblée générale constitutive qui a réuni dans la salle de conférence de l'ex Opt, les travailleurs de ladite société, le Directeur de cabinet du ministère de la communication et de la promotion des technologies nouvelles, le Directeur général de Bénin Telecoms Sa, et bien d'autres responsables des postes et télécommunications au Bénin sans oublier les responsables des centrales syndicales amies. « A nouvelle structure, nouveau syndicat » a déclaré Martin Djogui, Président du comité préparatoire du congrès qui a expliqué les raisons qui ont conduit les travailleurs de Bénin Telecoms Sa à se constituer en syndicat. Selon lui, le Syndicat des travailleurs de Bénin Telecoms Sa (Syntra-Bénin Telecoms) ne sera pas un syndicat inféodé à la direction générale. Il aura entre autres, pour mission de redonner confiance aux travailleurs en vue de mener ensemble la bataille pour garantir et sauvegarder leurs emplois. « Notre syndicat entend faire de la prospérité et de l'extension de Bénin Telecoms Sa son premier objectif dans un esprit convivial, collégial de responsabilité professionnelle », a-t-il déclaré. « Ce qui importe pour la Direction générale, ce n'est pas la quantité des syndicats mais leur qualité », a souligné pour sa part, Sourou Goudohessi, Directeur général de Bénin Telecoms Sa. Procédant à l'ouverture des travaux, Jean Claude Hounmènou, Directeur de cabinet représentant le ministre de la communication et de la promotion des technologies nouvelles, a rappelé aux congressistes les principales missions d'une organisation syndicale responsable et soucieuse du développement de son entreprise. Plusieurs syndicats amis ont apporté leurs soutiens aux travailleurs de Bénin Telecoms Sa. (SOURCE: Fraternité) CÔTE D’IVOIRE: GERVAIS ASSIÉ AMANI (PDG DE AROBASE) : "LE TÉLÉPHONE FIXE SERA GRATUIT LE DIMANCHE SUR NOTRE RÉSEAU"Initié depuis sept ans, le projet Arobase vient de rentrer dans sa phase active. Dans cet entretien, M. Gervais Assié Amani, président directeur général d'Arobase, lève un coin de voile sur la révolution technologique qu'apporte cette société aux usagers de la téléphonie fixe. Monsieur le président directeur général, qu'est-ce que Arobase propose de nouveau aux consommateurs ivoiriens ? Pendant longtemps, nous sommes restés discrets sur ce projet. Aujourd'hui, je crois que le moment est venu de parler. Le projet Arobase a débuté entre 1998 et 1999. L'objectif visé était la création d'un nouveau réseau de télécommunication qui tranche avec ceux qui existent. Le réseau Arobase est un réseau alternatif. c'est une révolution dans le domaine de la téléphonie en Afrique. C'est un peu comme quelqu'un qui arrive dans une zone où il n'y que des pistes, et qui se met à ouvrir des autoroutes partout. Nous avons déployé la fibre optique dans tout le district d'Abidjan, dans un rayon de 150 kilomètres. Ce travail va se poursuivre et s'étendre à l'intérieur du pays et même dans certains pays limitrophes. Le réseau Arobase a la particularité de faire un grand bond en matière de développement des télécommunications. Il met la Côte d'Ivoire au niveau des pays développés. Nous avons un réseau de la toute dernière génération technologique qui fait la convergence entre l'image, la voix et la donnée. Nous avons voulu vulgariser le téléphone et l'internet parce qu'ils constituent des outils de développement. Comment tout cela va se traduire concrètement pour les futurs abonnés ? A partir de maintenant, les Ivoiriens auront le choix en matière de téléphonie fixe. Notre téléphonie fixe peut être en sans fil ou en fibre optique. Vous venez vous abonner le matin, l'après-midi, vous avez votre liaison. Deuxième particularité, si vous avez pris l'option internet au moment de la souscription, il suffit de faire le branchement d'un écran d'ordinateur, et vous avez l'internet. Troisième particularité, vous pouvez avec votre ordinateur, à l'aide du système "atop" introduit à l'intérieur de l'ordinateur, disposer de l'internet mobile, ce que nous appelons dans notre jargon "mobile net". Compte tenu de l'importance que représente aujourd'hui l'internet, nous avons décidé de le vulgariser pour aider les élèves et les étudiants. A l'occasion du lancement des activités grand public, vous avez promis d'offrir le téléphone fixe à 25F la minute. Vous avez également annoncé la gratuité des appels les dimanches. Confirmez-vous l'information ? Vous me permettrez de revenir sur la question précédente. En plus des produits dont je vous ai parlé, il y a la vidéo-surveillance. C'est une innovation de taille qui n'existe nulle part en Afrique de l'ouest. Cette technique permet d'assurer le contrôle d'un site à distance. Elle viendra révolutionner le milieu du gardiennage et de la sécurité en général. Pour revenir à votre préoccupation, j'invite tous les Ivoiriens sur le réseau Arobase. Les 25 francs que nous prenons pour la communication à la minute remplacent tous les prix des différentes prestations sur le marché. La communication inter-réseau coûtera 25 francs la minute et les dimanches, c'est gratuit. Notre réseau présente l'avantage de ne pas être saturé. Plus nous aurons beaucoup de clients, plus la communication coûtera moins cher. Il ne faut pas oublier que la qualité du son est parfaite. A dire vrai, le téléphone gratuit les dimanches nous apparaît trop beau pour être vrai. N'est-ce pas un effet d'annonce ? Ce n'est pas un effet d'annonce, c'est la réalité. Encore une fois, je rappelle que Arobase télécom est une entreprise qui appartient entièrement à des Ivoiriens. Nous sommes venus apporter le développement à la Côte d'Ivoire et alléger les souffrances des Ivoiriens. A quel coût pourra-t-on accéder à toutes ces prestations ? Ce sont des coûts qui s'adaptent à toutes les bourses. Vous avez le téléphone classique que tout le monde connaît. Il a des particularités chez nous. Désormais, on pourra recevoir des SMS sur le téléphone, on pourra également laisser des messages. L'abonnement au réseau téléphonique ordinaire, avec tous ces atouts coûte 25000 francs, repartis comme suit : 10 000 francs pour le poste et 15 000 francs pour la caution. En ce qui concerne le téléphone portable, il coûte 60 000 francs. Après acquisition, vous achèterez des cartes prépayées comme cela se fait. Avez-vous déjà votre propre système de numérotation ? est-ce que votre réseau sera connecté aux autres opérateurs ? Notre numérotation est particulière. C'est une numérotation à huit chiffres. Mais la disposition des chiffres est différente de celle des autres opérateurs. Par rapport à l'inter-connexion, l'État nous fait obligation d'être interconnecté avec les autres opérateurs. Nous avons eu des rencontres avec ceux-ci dans ce sens. Monsieur le PDG, vous avez présenté votre projet comme la manifestation d'un patriotisme économique. Voulez-vous expliquer votre idée ? Ce projet, je l'ai dit, a débuté en 1998. Mais vous et moi savons que depuis 1999, la Côte d'Ivoire est en crise. Il y a eu donc beaucoup de soubresauts, mais cela n'a nullement ébranlé notre foi en l'avenir de ce pays. Plutôt que d'abandonner le projet, nous avons convaincu nos partenaires. Nous sommes à 60 milliards FCFA d'investissement. Vous nous avez vu même pendant le couvre-feu en train de creuser pour installer nos équipements. Nous étions en train de tracer les sillons du développement futur. Aujourd'hui, les résultats sont là. Nous sommes en train de déployer les moyens pour continuer l'extension du réseau à l'intérieur du pays. Notamment, à Gagnoa, Daloa, Yamoussoukro, San Pedro. Nous souhaitons que la paix revienne rapidement pour nous déployer à Bouaké et à Korhogo. Que répondez-vous à tous ceux qui, malgré les grands moyens financiers et technologiques déployés, doutent encore du réalisme de votre projet ? Les grandes oeuvres commencent avec les rêves. Effectivement, lorsque nous lancions le projet, beaucoup de gens étaient sceptiques. La vidéo-surveillance, c'est maintenant qu'on est en train de la faire en France. Pour une fois, on a eu la vision prospective. On se demandait si dans un pays sous-développé comme la Côte d'Ivoire, on aurait les moyens et les compétences pour réaliser un tel projet. Le défi a été relevé. En Côte d'Ivoire, on ne croit pas suffisamment en nos capacités. Nous avons fait ce projet pour dire aux Ivoiriens qu'ils doivent croire en eux. (SOURCE: Notre Voix)
APRÈS-TUNIS 2005 : LES INCERTITUDES DU LENDEMAINVenus à Tunis avec la plus forte délégation de chef d'Etats, par rapport aux autres continents, les Africains repartent du Smsi 2005 avec deux acquis jugés essentiels. D'une part sur la gouvernance de l'Internet, d'autre part sur le Fonds de solidarité numérique. Mais autour cette atmosphère de satisfaction qui emporte les délégations politiques, un scepticisme ambiant flotte. Certains participants sont sceptiques sur le suivi des décisions de Tunis. Maire de la ville de Kaédi, en Mauritanie, Sow Moussa Gemba propose même la mise en place d'un organe de contrôle des engagements pris par les Etats et les institutions internationales. Un souci qui rejoint celui exprimé par Ken Lohento, chargé de projet Ntic à l'Institut Panos Afrique de l'ouest (l'Ipao), qui se dit «soucieux du suivi des mécanismes». «Je ne sais pas comment le Fonds de solidarité numérique sera utilisé pour la promotion des Tic. Je ne sais pas non plus dans quelle mesure le Forum sur la gouvernance de l'Internet pourra jouer son rôle et s'occuper effectivement des questions de politique publique liées à la gouvernance de l'Internet», s'inquiète-t-il. Sur cette question, le directeur des Relations internationales de l'autorité de régulation du Sénégal, M. Makhtar Fall, reste d'avis que des pistes sont jetées. Et qu'il appartient au secrétaire général de l'Onu de «convoquer un forum au cours duquel seront discutées les voies et moyens à mettre en place une bonne coordination de la gouvernance de l'Internet». Mais les mesures techniques ne suffisent pas à réduire la fracture numérique. Quelque 7 à 8 millions d'euros ont été déjà collectés au titre du Fonds, mais l'enveloppe reste minime pour combler le fossé entre le Sud et le Nord. «Pour les pays en voie de développement, le tout n'est pas de parler de la société de l'information. L'essentiel c'est de savoir comment acquérir les infrastructures pour pour réduire la fracture numérique», clame le maire de Kaédi. A ce propos, le vice-Premier ministre chinois Huang Ju, s'exprimant hier à la plénière du sommet, pense que les pays en développement doivent compter sur leurs propres efforts pour trouver un mode de développement adapté à leurs réalités nationales. Et d'ajouter que les pays riches ont tout de même l'obligation de les appuyer, en matière de capitaux, de technologies et de ressources humaines. (SOURCE: Highway Africa News Agency) MENARA JUNIOR RÉCOMPENSÉ PAR LE WSAUne belle consécration pour Menara Junior : Premier site marocain spécialement dédié aux enfants. Le dernier né du portail Menara, site Web de Maroc Telecom, vient d’être primé par le Prix du Sommet mondial WSA (World Summit Award), comme le Premier Portail de Divertissement pour les enfants. Une manière de récompenser les efforts fournis par les responsables de ce site, à leur tête Khalid Fensab, webjournaliste et responsable de contenu, mais aussi et surtout par les nombreux journalistes en herbe qui contribuent à son enrichissement et à son animation. « Menara Junior a été désigné comme l’un des exemples remarquables dans la catégorie e-divertissement et parmi les meilleurs projets e-contenu », se réjouit Anastasia Konstantinova, WSA Project Manager, dans une lettre adressée à Menara Junior. Par conséquent, Menara Junior et CASANET SA Filiale Maroc Telecom, seront honorés lors de tous les prix e-contenu arabes qui auront lieu entre 2006 et 2007 dans le cadre des événements nationaux, régionaux et internationaux. Le Jury du Prix du Sommet Mondial WSA (World Summit Award), composé d’experts venus de 35 pays, s’est rencontré à Bahreïn du 3 au 10 septembre pour évaluer plus de 750 projets provenant de 168 pays. A la suite de l’évaluation, le jury a choisi les cinq produits les plus remarquables dans chacune des 8 catégories désignées par le WSA. Organisé en parallèle avec le WAS, le prix e-contenu arabe, a réuni un jury séparé constitué d’experts du WSA appartenant du monde arabe. Le choix et l’évaluation étaient basés sur les règles et les procédures du WSA. Mot de l’équipe Menara Junior : Notre joie est si immense, c’est un honneur pour nous d’être avec, à côté et parmi les enfants. Ce prix sera dédié à tous les enfants du Maroc et aux enfants de nos marocains résidents à l’étranger. Vous avez fait du Petit Picasso la première exposition en ligne des dessins des enfants du Maroc. Vous avez su exprimez votre joie, votre amour, votre innocence, vos droits et aussi votre colère et qui lira les articles du Mini journaliste s’en rendra compte. Sur notre petit forum « Y’a pas de secrets », nous avons discuté de tous les sujets tabous, brisé ce silence qui nous hantait et donné force à notre voix. Notre Tapis Magique a survolé tous les pays du monde. Nous avons aussi partager nos photos, blagues et notre sourire. C’est vrai, aujourd’hui, nous sommes heureux comme un « gâteau ». Bravo à nous tous. (SOURCE: Menara) GOUVERNANCE DE L'INTERNET : UN NOUVEAU DÉPART SUR FOND DE CONSENSUSLe débat sur la gouvernance de l'Internet est tranché. Au cours d'un point de presse tenu le 16 novembre, premier jour du Smsi, le président et directeur exécutif de l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme chargé de la gestion des noms de domaine et des adresses IP (protocole internet), Paul Twomey, déclarait «qu'il n'y avait ni vainqueur ni vaincu» sur le sujet. Un consensus qui offre des bases nouvelles pour poursuivre les discussions. La question préoccupait tous les acteurs intervenant dans le domaine des Tic et faisait partie des points de discorde à ce sommet. Et ce verdict de «ni vainqueur ni vaincu», le Sénégalais Mouhamed Diop, en service à l'Icann, le confirme pour dire qu'il est le résultat du recul de «certains Etats qui ont ramené à la baisse leurs prétentions de s'approprier la gouvernance de l'internet». Désormais l'Icaan se charge des aspects techniques, pour laisser aux Etats, à la société civile, la responsabilité des contenus et autres aspects liés à la régulation, avec une souveraineté sur les noms de domaine, par exemple. Reste à rendre ce consensus dynamique. Pour M. Diop, « le premier défi de l'après-Tunis 2005 demeure la création d'un espace de dialogue pour la participation des Etats et des autres acteurs à une meilleure définition des paramètres de la société de l'information». A cet effet, un Forum pour la gouvernance de l'Internet a été mis en place et «il est probable qu'une première rencontre se tienne au début de 2006, selon la volonté de certains participants au Smsi», souligne M. Diop. Mais pour ce dernier, un autre souci pour l'après-Tunis reste «le renforcement de l'espace Internet pour que le commerce électronique puisse réellement se développer». (SOURCE: HANA) L'AMBASSADE DE CHINE AU BÉNIN DÉSORMAIS PRÉSENT SUR INTERNETDans le cadre de la coopération Sino-béninoise, l'ambassade de la République populaire de Chine a procédé à la création d'un site internet dont l'adresse est « http://bj.china-embassy.org ». Ce site, sur la grande toile qu'est internet, fournit des informations en français et en chinois. Ces informations sont relatives aux services de l'ambassade, et sont d'ordre consulaire, économique et commercial, culturel. L'évolution la plus récente de la Chine, ainsi que la position chinoise sur les importants problèmes internationaux y sont également fournies. Toujours dans l'objectif de faire connaître la culture et l'histoire de son pays au peuple béninois, le centre culturel chinois organise ce jour à 10 heures précises dans sa salle polyvalente, deux conférences dont les thèmes sont « Une journée de l'empereur de la dynastie des Qin » et « Interprétation des peintures traditionnelles antiques du palais impérial de plusieurs dynasties ». Ces deux conférences seront animées par Mme Chen Lihua, conservatrice du musée royal (la cité interdite) et M. Yu Hui, conservateur, chef de la section peinture. (SOURCE: Fraternité) RÉDUCTION DE LA FRACTURE SCIENTIFIQUE :LA SOLUTION PAR LE DROIT DU CYBER-ESPACELa première promotion du Dess " droit du cyber -espace africain " dispensé par l'université Gaston Berger de Saint -Louis a été lancé hier, lundi 7 novembre 2005, au niveau de l'Agence universitaire de la Francophonie (Auf). Une formation qui vise en partie à imprégner les apprenants à la problématique de la gestion des questions juridiques relatives aux technologies de l'information et plus particulièrement à celles du cyber espace. Pour réduire la fracture scientifique et la résignation dans l'ignorance, la première promotion du Dess " droit du cyber -espace africain " dispensé par l'université Gaston Berger de Saint -Louis a été lancée hier, lundi 07 novembre 2005 dans les locaux de l'Agence universitaire de la Francophonie (Auf). L'objectif principal de cette formation est de former les apprenants à la problématique de la gestion des questions juridiques relatives aux technologies de l'information et plus particulièrement à celles du cyber espace. Cette formation veut donner aux apprenants les outils indispensables à la compréhension en répondant à une demande des Etats africains en compétence au confluent du droit, de la stratégie, de la communication et de la technologie, capables de comprendre les problèmes techniques du cyberespace et d'y apporter des solutions juridiques adéquates ; permettre aux apprenants d'acquérir des connaissances juridiques et managériales les rendant capables de concevoir, réaliser et mettre en Å"uvre des projets liés à la société de l'information, afin d'assurer une bonne articulation entre le global et le local. Selon Abdoullah Cissé, responsable scientifique du Dess, Ufr sciences juridique et politique à Saint Louis, le fait de créer ce diplôme se veut une réponse à cette marginalisation avec la fracture numérique ou scientifique qui se déroule sous nos yeux. Ils vivent une certaine marginalisation dans cette société de l'information qui est une société de connaissance et de savoir. « Si nous en temps qu'universitaire, nous nous contentons d'être des spectateurs passifs, ce serait le pire des services qu'on rendrait à nos États et à nos institutions de formation. » Premier cursus de 3éme cycle conçu et proposé entièrement à distance via Internet par une université africaine francophone, cette formation aboutit à un diplôme de Dess délivré par l'Ufr de sciences juridique et politique de l'université Gaston Berger de Saint -Louis (Sénégal) en collaboration avec les Universités Francophones associées, réunies en consortium. Selon Abdoullah Cissé, le Dess "droit du cyber espace africain" a été réalisé par l'Université Gaston Berger de Saint -Louis en association avec L'université Cheikh Anta Diop de Dakar et avec le soutien de l'Agence universitaire de la francophonie. (SOURCE: Sud Quotidien) RAPPORT DU BOI : UNE TRENTAINE DE PROJETS TIC BLOQUÉE PAR LA BUREAUCRATIEDes projets dans l'informatique ont été approuvés par le BOI, mais n'ont pu se concrétiser. Ils représentent pourtant 1 852 emplois potentiels et Rs 1,6 md d'investissement. Fait contradictoire. Alors que le gouvernement est à la recherche d'investisseurs pour ériger les Technologies de l'information et de la communication (Tic) en 5e pilier de l'économie, 67 projets n'ont pu démarrer jusqu'ici. Ils ont pourtant déjà eu l'approbation du Board of Investment (BOI). Parmi ceux-ci, 24 ont été approuvés entre juin et septembre. Ces 67 projets représenteraient 1 852 emplois potentiels et un investissement de Rs 1,6 milliard, alors que le secteur a connu un investissement réel de Rs 726,5 millions ces cinq dernières années. Un rapport officiel du BOI datant d'octobre et consacré au secteur de l'externalisation (BPO) et aux services basés sur l'informatique, explique les raisons de la mise en attente de ces projets. "Cela est principalement dû aux obstacles administratifs rencontrés par la plupart des compagnies !" La bureaucratie, au sens large du terme, oblige trop souvent les investisseurs à s'armer de patience pour pouvoir démarrer leurs opérations mauriciennes. Les problèmes rencontrés par ces entreprises sont divers. L'exemple cité dans le rapport est lié à la mise en place de leur compagnie à Maurice, qui exige toujours de multiples démarches. L'obtention de permis et le dédouanement d'équipements sont d'autres facteurs dépendants de la lenteur bureaucratique. Le rapport affirme que dans 43 % des cas, la raison pour laquelle ces investisseurs ne sont pas encore opérationnels est directement liée à l'aspect administratif. Mais attention, toutes les causes des retards ne sont pas imputables uniquement à la bureaucratie. Dans 36 % des cas, le BOI n'a pu mettre la main sur des compagnies intéressées à s'implanter au départ ou n'a plus eu de réaction de leur part malgré les prises de contact. Contraintes administratives Pour le reste, le démarrage des activités n'est pas encore devenu réalité car le lieu propice pour abriter la compagnie n'a pas encore été trouvé (dans 12 % des cas) ou les ressources humaines n'ont pas encore été obtenues (9 %). Malgré cela, l'on peut encore dire que le soleil rayonne toujours sur ce secteur. Aujourd'hui, la famille du BPO et des services basés sur l'informatique est toujours en expansion. "Depuis 2004, l'industrie a crû significativement et a continué à montrer une croissance positive durant la période de juin à septembre 2005", constate le BOI. De 85 entreprises opérationnelles en mai, le chiffre est monté à 90 en septembre. Cela représente une croissance de 6 %. Au niveau de l'emploi, 3 801 personnes travaillaient dans le secteur en septembre contre 3 525 en mai. La barre psychologique des 4 000 emplois n'est plus très loin. Il suffit que quelques-uns des projets en suspens se concrétisent pour qu'elle soit atteinte. Une autre indication encourageante pour le développement futur de ce secteur a trait au type d'opérations déjà en place. Contrairement aux idées reçues, il ne se construit pas autour des centres d'appels, considérés comme le bas de gamme des services liés à l'informatique. "Le segment BPO reste le plus large, avec 48 % des parts de l'industrie", contre 23 % occupées par les centres d'appels. Les centres d'appels, créateurs d'emplois Les compagnies multimédia et de développement de logiciels représentent respectivement 10 % et 18 % des activités du secteur. En fait, huit projets sur dix approuvés entre mai et septembre ont trait au développement de logiciels et au BPO. En ce qui concerne ce dernier, c'est principalement l'externalisation dans la filière comptable et financière qui a le vent en poupe. Les 21 centres d'appels du pays demeurent cependant les plus grands générateurs d'emplois. Ils engloutissent plus de la moitié des postes dans le secteur : plus d'un employé sur deux est télé opérateur. Alors qu'une compagnie BPO compte grosso modo 31 employés, un centre d'appels emploie 99 personnes en moyenne. Reste à connaître les raisons qui poussent les compagnies étrangères à vouloir se dorer sous les cocotiers mauriciens. Un des atouts qu'offre Maurice pour les Tic est le faible coût de la main-d'oeuvre qualifiée. Cela est même identifié par les rédacteurs du rapport comme l'un des principaux avantages compétitifs du pays. Cependant, plusieurs segments trouvent assez difficilement les professionnels nécessaires. Le développement de logiciels et le multimédia demandent une certaine expertise technique qui est en grande demande. "L'insuffisance en main-d'oeuvre qualifiée est un problème qui peut être mesuré par l'écart croissant entre l'emploi proposé et actuel", indique le rapport. En effet, alors que 4 129 emplois sont proposés, 3 801 de ces postes sont remplis. Plus que jamais, la formation doit demeurer une des priorités du gouvernement s'il veut fortifier ce 5e pilier en devenir. (SOURCE: L’Express) GOUVERNANCE DE L'INTERNET : QUELLE AUTORITÉ, QUELLE POLITIQUE ET QUEL MÉCANISME ?Si une partie de l'humanité est entrée de plain-pied dans une logique «virtuelle» et immatérielle à la faveur de l'avènement de la société de l'information, en revanche, l'autre partie sombre dans des problèmes existentiels et de survie. Et on s'interroge si concrètement les technologies de l'information et la communication sont en mesure de réduire les fractures sociales, économiques, culturelles, éducatives et de liberté. L'Internet en tant que réseau des réseaux sera-t-il une chance inouïe ? En tout cas, ils sont nombreux à croire en une solution miracle et magique prodiguée par l'introduction de l'Internet. Pourtant, la fracture numérique est ses implications sont toujours palpables pour nous rappeler les enjeux, les rêves et angoisses que suscite l'approche de l'Internet et des autres moyens technologiques comme opportunité de développement. Déjà, Pierre Chambart, dans son livre NTIC et représentations des usagers, situe la problématique et la renvoie «à la question de savoir ce que les gens font des NTI plutôt qu'à celle de savoir ce que les NTIC font aux gens». En d'autres termes, les NTIC et précisément le réseau Internet ne doivent pas nous «bouffer crûment»; bien au contraire, nous devons savoir comment «composer avec» pour mieux répondre à nos besoins, nos exigences et nos voeux en tenant compte surtout de nos spécificités et des particularités sociales, culturelles, économiques et politiques. Définir la gouvernance L'Internet qui fut au départ un tout petit réseau de liaisons entre unités militaires et établissements supérieurs aux Etats-Unis, est aujourd'hui un gigantesque réseau mondial connectant des utilisateurs de tous les horizons, sans considération de limite nationale ou géographique. Sa gouvernance est étroitement liée à la notion selon laquelle toutes les parties prenantes (gouvernement, secteur privé et société civile) doivent participer à l'ensemble des processus décisionnels concernant l'Internet. La définition pratique de la gouvernance devait être adéquate, généralisable, descriptive, concise et axée sur les processus. (la Tribune du 22 octobre 2005). Cependant, ce qu'il faut entendre par gouvernance d'Internet, c'est d'abord l'élaboration et l'application par les Etats, le secteur privé et la société civile (dans le cadre de leurs rôles respectifs) des principes, normes, règles, procédures réelles de prise de décision et programmes communs propres à modeler l'évolution et l'utilisation de l'Internet. Don MacLean, expert en TIC et consultant installé au Canada, s'interroge sur la définition même des deux concepts clés, Internet et gouvernance. Déjà, le terme gouvernance, dira-t-il, est l'objet de débats : Est-ce un travail de coordination, de management ou d'autorité ? Quelle est cette autorité ? Quelles sont ces attributions ? L'auteur évoque aussi la nature et la dimension des structures, le processus de gouvernance, les niveaux de compétence (au plan institutionnel, politique et de la problématique), les services et prestations, l'accessibilité, la transparence et l'équité, etc. Systèmes d'organisation actuels En l'état actuel des choses, la gouvernance de l'Internet recouvre davantage la gestion des noms et adresses utilisés dans le réseau mondial que les questions de politique générale, la sécurité et la sûreté du réseau. Ainsi, pour être raccordé à l'Internet, un ordinateur ou un équipement doit être doté d'une adresse IP «Internet Protocole» unique. Le système des adresses du protocole Internet est l'un des principaux éléments d'infrastructures de l'Internet. Le système des noms de domaine (DNS ou Domain Name System) aide les utilisateurs à se repérer dans la toile. ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), une institution privée installée en Californie et ayant un statut fédéral, est chargée jusqu'à présent de gérer l'attribution et l'assignation des adresses IP, des numéros de systèmes autonomes, de protéger l'intérêt public de la communauté Internet et aussi de gérer les questions de la gouvernance globale. Il y a l'Internet Assigned Numbers Authority (IANA), une autorité qui attribue et assigne les numéros. Un autre organisme, l'Internet Engineering Task Force (IETF) ou groupe d'étude travaillant sur l'ingénierie Internet, c'est la communauté internationale de concepteurs, opérateurs, de fournisseurs et de chercheurs chargée de la normalisation techniques concernant les adresses IP. Divergences sur la gouvernance de l'Internet L'Internet est un phénomène complexe et sa gouvernance suscite des appréhensions et convoitises de toutes parts. Face à cette situation, que faut-il faire ? Faut-il une autre autorité de contrôle et de régulation nationale et internationale ? Comment limiter les effets pervers du pollupostage (spams), comment gérer le contenu des sites à caractère pornographique, sexiste, xénophobe, raciste, subversif ou criminel ? Comment gouverner ce réseau en termes de méthodes et procédures ? Quelles sont les questions inhérentes ? Qui sont les acteurs ? Se posent aussi les questions liées à la sécurité des réseaux, à l'interconnexion, aux droits de propriété intellectuelle, à la protection des consommateurs et des données, à la diversité linguistique. Ces questions et bien d'autres sont aujourd'hui au coeur des enjeux et préoccupations des institutions internationales, des organisations gouvernementales et non gouvernementales. A présent, deux écoles se querellent sur la question. D'un côté, les tenants d'une première vision qui estiment qu'elle relève essentiellement de la souveraineté nationale et que les gouvernements ont un rôle de coordination à jouer car ils disposent d'une plate-forme de dialogue. Aussi, l'existence d'un cadre multilatéral fondé sur des règles et des références et doté de la légitimité que lui confère le système des Nations unies est un atout de plus. De l'autre côté, les tenants de la deuxième version mettent en exergue l'importance d'une participation pleine et entière du secteur privé et de l'ensemble des parties prenantes. En somme, c'est un dilemme de plus et ce n'est pas le seul. En tout cas, le jeu est très serré entre deux parties et on s'attend à des débats houleux et controversés entre les partisans de la primauté de la souveraineté nationale et ceux de la libre initiative et de la loi naturelle déterminée par des forces du marché. En fait, les divergences politiques, en plus des difficultés pratiques, organisationnelles et les enjeux financiers (de taille) de la gouvernance de l'Internet, ont fait réagir toutes les parties concernées et intéressées : les Nations unies, les agences spécialisées, les gouvernements, le secteur privé et la société civile. Les Nations unies s'impliquent A ce sujet, le secrétaire général des Nations unies en a fait une question prioritaire ; il a nommé le diplomate suisse Mark Kummer à la tête d'un groupe de travail (Working Group on Internet Governance) chargé d'élaborer des propositions concrètes sur la gouvernance de l'Internet (ce groupe a formulé une série de propositions lors de la tenue de la 3ème conférence préparatoire du SMSI à Genève en septembre dernier). Au fait, pourquoi les Nations unies s'approprient-elles cette question ? Aux yeux de M. Kofi Annan, le système onusien incarne la solution naturelle pour une gouvernance à l'échelle planétaire et la placer sous son égide lui confère une légitimité politique requise. L'Union internationale des télécommunications (UIT), pour sa part, est également partie prenante en raison de son riche capital d'expérience dans les télécommunications, réseaux et fréquences. D'autres organisations non gouvernementales s'y intéressent telles que Association for Progressive Communications et Global Knowledge Partnership. Cette dernière, à titre de référence, s'est associée avec d'autres partenaires pour discuter et proposer des démarches et approches sur la gouvernance de l'Internet. Le secteur privé aussi affiche un intérêt particulier et ne veut pas être laissé en marge de ce processus. PPP et OI C'est ainsi que, dans la composante du groupe de travail onusien, on trouve des représentants des institutions nationales et onusiennes, des organisations non gouvernementales et ceux du secteur privé, Talal Abu-Ghazaleh & Co. International, Egypt, Cisco Systems, Cisneros Group of Companies, Siemens AG Germany, Nokia Corporation, ST Microelectronics, Network Computer Systems Ltd, et Hewlett-Packard. La CNUCED ou Groupe des 77, l'Union internationale des télécommunications,l'Organisation mondiale du commerce, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle et le Programme des Nations unies pour le développement sont les agences du système onusien concernées par le processus de coordination et de gouvernance de l'Internet. En somme, il y a un début de partenariat public et privé (PPP) et aussi avec les organisations internationales (OI). Dans cette nouvelle démarche, chaque entité s'occupe d'un segment de la question tel que les échanges de services et produits entre Etats, l'usage collectif des ressources Internet, le développement, la technologie des réseaux, les droits d'auteur, les contenus des programmes et logiciels et l'application d'un développement global équitable et durable. Univers de la gouvernance de l'Internet La réussite de la gouvernance de l'Internet dépend d'un certain nombre de cadres et conditions. A ce titre, le cadre institutionnel doit être multilatéral, transparent, démocratique et inclusif (impliquant les gouvernements, le secteur privé, les organisations internationales et de la société civile). Quant au cadre politique, il doit tracer les objectifs à atteindre, à savoir une répartition juste, équitable des ressources, un accès facile pour tous les citoyens, préserver un fonctionnement stable, la sécurité pour l'Internet et le multilinguisme. De même que les rôles doivent être définis pour chaque partenaire. L'Etat veille à la mise en oeuvre de la politique publique de l'Internet, le secteur privé intervient dans le développement technique et économique et la société civile favorise la communauté de développement. D'autres questions non moins importantes doivent être prises en charge par les différentes entités, telles que le partenariat privé et public, le maintien de la diversité culturelle et linguistique, la liberté de presse et de communication, la dimension morale et éthique et la coopération régionale et internationale. Modèles de gouvernance Si les questions «politiques» de la gouvernance de l'Internet sont sur le point d'être aplanies, en revanche, le contrôle et le management des ressources de l'Internet sont des questions stratégiques et sensibles sur lesquelles un consensus sera du domaine de l'inattendu en raison des grands enjeux politiques et financiers. A Genève, au cours de la 3ème conférence préparatoire, les participants avaient une multitude de modèles et projets pour la gouvernance de l'Internet. Des propositions émanent des gouvernements d'Afrique, du Monde arabe, d'Iran, des Etats-Unis, d'Europe, de Chine, du Brésil et de l'Inde. La liste n'est pas complète car il faut y ajouter les propositions du groupe de travail onusien, de la société civile et des organisations non gouvernementales. En résumé, il y a plusieurs modèles proposés, un premier modèle propose la création d'un conseil mondial de l'Internet au sein du système onusien, composé de membres désignés par les Etats, sur la base d'une représentation régionale adéquate, avec la participation d'autres parties prenantes. Le deuxième modèle prône le statu quo mais estime nécessaire de renforcer le rôle du comité consultatif gouvernemental. Enfin, un troisième modèle préconise la création d'un conseil international de l'Internet chargé des questions de politique publique, politique internationale et gestion des ressources d'Internet. Ce dernier suggère la mise en place de trois structures, dont l'une est chargée du conseil des politiques mondiales de l'Internet, la seconde en charge de la société mondiale pour l'attribution des noms de domaines et numéros sur l'Internet (pour le contrôle englobant ICANN réformé et internationalisé) et une dernière structure, le forum mondial de la gouvernance de l'Internet chargé de la coordination internationale. En effet, la gouvernance de l'Internet a plusieurs dimensions (politique, culturelle, économique, technologique, législative et de contenu). Stabilité, accessibilité et transparence du réseau En dépit d'une pléthore de modèles, aucun n'a eu jusqu'à présent l'unanimité et on s'interroge si un accord serait imminent ou tout simplement si cette question sera rediscutée à la veille du SMSI à Tunis. Les pronostics vont bon train mais une source algérienne qui suit de près le dossier reste sceptique quant à une solution approuvée par tout le monde. Les Etats-Unis, constate notre source, ayant un opérateur historique (ICANN) et une suprématie technologique inégalée ne sont pas prêts à faire des concessions. «Il y a des lignes rouges à ne pas franchir, semblent dire les Américains au reste du monde.» Tom Wright de International Herald Tribune (1&2 october 2005) écrit : «Les Etats-Unis ne souhaitent pas l'implication des Nations unies dans la gouvernance de l'Internet au risque de voir une politisation accrue du réseau.» Le professeur Jeanette Hoffmann, représentant une organisation non gouvernementale en Allemagne affirme sans équivoque : «Nous ne voulons pas que des pays non démocratiques aient une influence sur le système Internet qui est important pour la liberté d'expression.» De son côté, le journaliste Thomas Crampton du Herald Tribune note que «Root zones files», les zones ou sources mères de fichiers (dans lesquelles se trouvent les noms et adresses) sont au coeur du débat sur le mécanisme de contrôle de l'Internet et rappelle que l'Internet est d'origine américaine ; par conséquent, les Etats-Unis ont une légalité historique sur le réseau. De même, l'administration américaine, constate Tom Wright, «n'est pas près de céder sur le contrôle et la supervision des fichiers qui sont des mécanismes essentiels pour la recherche et la collecte de l'information sur le réseau global». La réplique du président du SMSI, ambassadeur de l'Estonie à Genève, Janis Karklins, ne s'est pas fait attendre. «La gouvernance de l'Internet, précise-t-il, ne concerne pas uniquement les noms et adresses, mais notre souci est d'assurer la stabilité, la sécurité, l'accessibilité, la transparence et la simplicité du réseau.» Après tout, force est de conclure que la seconde phase du SMSI à Tunis risque de ne pas répondre de manière satisfaisante aux objectifs escomptés et assignés dans la déclaration de Genève en 2003, néanmoins elle constitue une étape importante dans le long et complexe processus d'édification de la société d'information. En effet, les défis ne manquent pas eu égard à la question de la gouvernance de l'Internet et on s'interroge d'ores et déjà sur le mécanisme de suivi et de mise en oeuvre des décisions de l'après-Tunis. (SOURCE: La Tribune) RDC - NTIC : FORUM DES DROITS SUR L'INTERNET EN LUTTE CONTRE LA PÉDOPHILIELe Forum des droits sur l'Internet, organisme parapublic de corégulation du net, avait présenté une série de recommandations pour lutter contre la pédo-pornographie et la pédophilie sur le réseau qui, selon lui, continuent d'inquiéter. Les auteurs, comme l'a repris l'Afp veulent lutter à la fois contre la diffusion et le recel de pornographie infantile et contre l'utilisation du net pour préparer ou commettre des atteintes sexuelles sur des mineurs. «L'examen des données disponibles établit incontestablement que le réseau est employé au profit de l'échange d'un volume important d'images pédo-pornographiques. Il confirme également que des adultes sont susceptibles d'identifier, de contacter et de piéger des enfants en tirant avantage des possibilités de mises en contact offertes par les applications les plus populaires de l'Internet ». L'ampleur de la menace, toutefois, reste difficile à évaluer, souligne le Forum des droits, qui estime que le nombre de sources et de personnes impliquées se chiffre en dizaines de milliers dans le monde. Les auteurs proposent donc de mieux connaître les usages et risques, de sensibiliser les jeunes internautes et les adultes, de développer les outils favorisant la maîtrise des usages de l'Internet, d'engager une réflexion spécifique sur le droit et l'organisation du dispositif répressif, et de renforcer la coopération internationale policière et judiciaire. Au chapitre du développement des outils favorisant la maîtrise des usages de l'Internet, la source souligne que le Forum des droits invite notamment les exploitants de services interactifs à publier des mises en garde ou à permettre aux utilisateurs de bloquer, s'ils le souhaitent, la réception de messages. Il paraît également important, selon les auteurs, de renforcer la protection des données personnelles des mineurs (nom, âge, adresse, etc.) qui peuvent, lorsqu'elles sont rendues publiques, permettre à un adulte mal intentionné d'identifier de potentielles victimes. Au niveau de la réflexion sur le droit et l'organisation du dispositif répressif, le Forum recommande aux ministères de la Justice et de l'Intérieur d'envisager l'opportunité de créer ou non une nouvelle incrimination pénale pour punir les adultes qui émettent des propositions à caractère sexuel à destination de mineurs, ou cherchent à rencontrer un mineur auquel ils ont adressé des propositions à caractère sexuel. Les auteurs du rapport invitent à poursuivre la réflexion sur les réseaux mobiles et les nouveaux supports d'accès à l'Internet. Les dernières générations de réseaux et de téléphones mobiles sont devenues de véritables plate-formes multimédias donnant accès à de nombreux usages interactifs, souligne le Forum. «A ces nouveaux usages peuvent correspondre de nombreux mésusages dans l'intérêt de la protection des mineurs », ajoutent les auteurs, notant que ces derniers sont nombreux à posséder un téléphone mobile, et parmi les premiers à en explorer les nouveaux usages. (SOURCE: Le Potentiel) TUNISIE: SOMMET MONDIAL SUR LA SOCIÉTÉ DE L'INFORMATION: KOFI ANNAN APPELLE À UNE FORTE PARTICIPATION AU SOMMET DE TUNISLe Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a appelé à une forte participation au sommet mondial sur la société de l'information qui se tiendra à Tunis en novembre prochain. "J'invite instamment toutes les parties à se rendre à Tunis avec l'intention de réduire la fracture numérique, d'édifier une société de l'information ouverte et sans exclusive qui rendra tous les peuples plus riches et plus autonomes, et de transposer dans le XXIème siècle le rermarquable présent que nous a légué le siècle dernier", a déclaré M. Annan à ce propos. "L'objectif principal de ce sommet, a encore souligné le Secrétaire Général des Nations Unies, sera de donner aux pays pauvres les moyens de tirer tout le parti possible des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour leur développement économique et social". "L'ONU, a-t-il encore déclaré, souhaite garantir une portée mondiale à l'Internet. C'est tout le but du sommet de novembre". Il a mis en exergue dans sa déclaration l'importance de l'Internet pour l'économie et l'administration, appelant les partenaires internationaux, les gouvernements et les organisations non gouvernementales, à participer davantage au débat sur la gouvernance de l'Internet. "Tout ce que veut l'ONU, c'est promouvoir le dialogue et un consensus entre les parties pour que tous les peuples puissent un jour bénéficier des avantages de l'Internet", a affirmé M. Kofi Annan. (SOURCE: Tunisia Online)
TUNISIE - S'APPARENTANT DAVANTAGE À UNE OPÉRATION COMMERCIALE ET DE MARKETING POLITIQUE, «OUSRATIC» TRAÎNE LE PASPlusieurs mois après son lancement, l'opération «Ousratic» n'arrive toujours pas à retrouver ses marques, ni à prendre véritablement son élan. Et pour cause, les banques, facteur névralgique et décisif sur toute la chaîne de l'opération, affichent une grande timidité quant à honorer leurs engagements publics. Ainsi, l'opération Ousratic, qui se veut une première nationale destinée à doter chaque foyer algérien d'un ordinateur et d'un accès à Internet, «n'est finalement qu'un leurre ou plutôt une véritable opération de marketing politique destinée finalement à redorer le blason de ses promoteurs?» s'interrogent les familles intéressées par cette offre. Ces dernières demeurent soumises à d'innombrables entraves et difficultés pour acquérir le fameux produit informatique et l'accès à Internet haut débit promis dans le cadre de cette opération. En fait, il n'en est rien. Pour preuve, les banques qui sont censées délivrer les crédits -n'excédant pas les 110 000 DA- sous huitaine à partir du jour du dépôt du dossier, n'ont honoré aucun dossier. Les trois banques publiques qui ont été choisies pour ce projet, à savoir la BDL, la BNA et le CPA n'ont pas encore délivré les crédits sollicités et ce, plusieurs mois après le lancement de l'opération Ousratic. Les raisons de ces réticences et de ces tergiversations après un battage médiatique, notamment à la télévision nationale partenaire de cette opération, restent pour le moins obscures, voire injustifiées. Cela est d'autant plus aberrant que le logiciel de traitement de cette opération au niveau des banques n'a pas encore atterri sur les bureaux des chefs d'agences bancaires censées donner suite à ces demandes de crédits, somme toute, légales. Cela sans compter les multiples incohérences et les contradictions dans le dossier à fournir pour cette opération. Pour ce qui est du personnel des agences bancaires, on reste dans le flou total. Ainsi, aucune information n'est disponible au sujet de la manière de prélèvement des taux d'intérêt établis à 8% et ceux de la police d'assurance établie à plus de 1,89% et ce, en plus des frais de gestion qui s'élèvent à 3 500 DA à verser avec l'accord de crédit. Les employés des agences bancaires qui ignorent tout des formalités de cette opération ne savent pas si les taux d'intérêt sont inclus dans la somme globale ou s'ils doivent être défalqués directement du salaire du bénéficiaire. Autant de zones d'ombre que les citoyens peinent à élucider tant il est vrai que l'opération est beaucoup plus commerciale qu'éducative ou scientifique, comme cela a été avancé par certains responsables ministériels. «Nous ne sommes pas responsables de ces retards et de ce manque d'informations pour cette opération. La direction générale a exigé que nous transférions les dossiers de crédits vers Alger pour études. Ce sont des précautions que nous jugeons exagérées pour des crédits aussi insignifiants. Mais que voulez-vous ? Nous sommes de simplesfonctionnaires», nous confie un fonctionnaire d'une agence bancaire sous le couvert de l'anonymat. A priori, cela signifie que le traitement de ces dossiers de crédits prendra davantage de temps que prévu, c'est-à-dire quatre fois plus que le temps annoncé par le ministre, et, qui est de huit jours. Mais pourquoi le ministre et les responsables de cette opération se sont-ils empressés de faire une telle annonce ? s'interrogent les citoyens. Est-ce une erreur de jugement ou d'appréciation ? Ce qui est grave pour des responsables politiques. Les banques n'ont-elles pas été associées à la signature du protocole d'accord pour le lancement de cette opération ? Autant de questions qui restent sans réponse pour le moment, en attendant que les responsables de cette opération commerciale et de marketing politique daignent bien intervenir ou du moins donner des explications à tout ceux qui ont cru en cette opération. (SOURCE: La Tribune) BURKINA-FASO - FORMATION DE FORMATEUR EN PHP/MYSQL À BOBO DIOULASSOL’Agence Universitaire de la Francophonie (www.auf.org) dans sa mission de renforcement des capacités de compétences locales organise des ateliers « Transfer » à travers ses Campus Numériques (CNF) et ses Centres d’Accès à l’Information (CAI) installés sur différents campus universitaires des pays membres. C’est dans ce cadre que c’est ouvert ce matin 21 novembre 2005 dans celui de Bobo Dioulasso, un atelier de formation de formateurs sur PHP/MYSQL. Cet atelier qui durera cinq jours, réunit une quinzaine de participants issus de différents milieux socio professionnels (Enseignants du secondaire et du supérieur, étudiants, travailleurs de l’administration publique et privée, etc). L’objectif visé à travers cet atelier est de donner aux participants les connaissances nécessaires pour concevoir et gérer un site web dynamique avec PHP/MYSQL. A leur tour, ils pourront transmettre les connaissances acquises dans leurs structures respectives et constituer un viviers de formateurs locaux. Notons que PHP et MYSQL sont des systèmes libres et gratuits qui sont devenus les standards actuels en matière de développement de contenus web. Il faut aussi noter que les CNF et CAI de l’AUF sont dotés d’infrastructures matérielles et logicielles (vulgarisation des logiciels libres) et de compétences humaines pour organiser des formations (http://transfer-tic.org) ; ils sont également des espaces d’accès d’Internet, de formations à distance et de promotion des différents programmes de l’AUF pour le monde universitaire et la recherche. A Bobo Dioulasso, c’est un CAI qui est situé dans l’enceinte du Centre de Calcul de l’Université Polytechnique. (SOURCE: http://www.burkina-ntic.org/actu1.php3?id_article=531) DES PYGMÉES S'INITIENT AUX TICCatherine Bakang Mbock, ministre des Affaires sociales effectue une visite guidée dans la salle des machines où travaillent les 19 pygmées en formation à l'IAI. Ils ont comme devoir, la reproduction d'un texte à eux distribué par le moniteur. Le ministre s'arrête au niveau du poste de travail de Bologo Jean Pierre. Elle l'observe. Le jeune homme semble plus adroit que les autres. Il a déjà pu écrire deux lignes alors que d'autres en sont encore au titre du texte. Mais, il a un problème : son dernier mot " opération " est souligné en rouge. Il s'aperçoit qu'il y a faute. Il efface et reprend le mot, mais le trait rouge réapparaît. Il clique plusieurs fois sur la souris, sans réussir à faire disparaître le trait. Le ministre qui l'observe, lui propose volontiers son aide. Elle prend la souris et lui indique : " C'est sur la touche droite de la souris que tu dois cliquer pour avoir l'orthographe exacte du mot souligné. Regarde, c'est ici, dit-elle, en désignant la touche et en cliquant. Bologo peut avancer dans la saisie du texte avec une vitesse que le ministre apprécie. Bologo Jean pierre est le plus jeune de la cuvée des apprenants. " J'ai 14 ans ", lance-t-il. Mais il paraît plus vieux que son âge. " Je suis élève au cours moyen II de l'école publique de Messock ", ajoute-t-il, fier d'entendre les encouragements de Catherine Bakang Mbock. A côté du jeune écolier, il y a Mama Gaspard, sous-chef du village Koungoulou. Il affirme qu'il a 30 ans. Il se " débrouille " sur sa machine. Il a déjà le mérite de l'avoir mise en marche tout seul. Il est un peu plus lent, mais déterminé. Titi Valère, lui, est forgeron. Il y a dans le groupe, des cultivateurs, des instituteurs, des chasseurs, mais aussi un conseiller municipal de la Commune rurale de Messock, Mekpa Gaspard dont l'épouse Limé Brigitte est l'unique dame du groupe. La formation court depuis le 15 novembre. Hier, le ministre Catherine Bakang Mbock présidait la cérémonie protocolaire de lancement de cette formation qui va jusqu'au 02 décembre prochain. C'est un partenariat négocié par la Commune rurale de Messock (dont Berthe Aléokol est le maire) avec l'Institut africain d'informatique. Mais la question est de savoir l'utilité de cette formation pour les habitants de la forêt, parfois non électrifiée. Réponse de Berthe Aléokol : " Je voulais rester fidèle à l'engagement pris au moment où je prenais mes fonctions de maire : oeuvrer pour la formation et l'éducation de mes populations, lutter contre les clivages sociaux. A ce titre, les pygmées de l'Est ont aussi droit, comme tous les autres Camerounais à s'approprier l'outil informatique ". C'est une grande première au Cameroun. Les apprenants actuellement en formation à l'IAI sont des pionniers, des élites de l'informatique dans leurs villages. Ils sont tous titulaires du Certificat d'études primaires et viennent de tous les villages de la commune rurale de Messock. Mme Aléokol compte bientôt connecter sa commune au réseau informatique et créer un site Web pour eux, afin de mieux les faire connaître. (SOURCE: Cameroun Tribune) DES ORDINATEURS CONTRE LA DETTEDans la plupart des pays africain la dette annulée par les bailleurs de fonds est reconvertie en investissements sociaux de base, en Egypte on la verse dans la vulgarisation des Tic. L'expérience égyptienne, présentée comme un modèle, a valu à ce pays plusieurs accords de conversion portant sur sa dette évaluée à 31 milliards de dollars. Ces accords ont été signés notamment avec la France, l'Allemagne, l'Italie et la Suisse, pour un total de 550 millions de dollars. Dans ce cadre, Le Caire a pu bénéficier de 150 millions de dollars, de la part de l'Italie, pour financer cinquante-trois projets de développement. Les préoccupations des Egyptiens tournent surtout autour du développement des contenus, de la formation et ainsi que de l'appropriation des technologies de l'information et de la communication. Les projets développés ont permis la mise en place de clubs de téléphonie mobile et de points d'accès à Internet. Il y a aussi la création de salles informatiques dans les écoles et l'équipement de minibus et de trains connectés à Internet qui sillonnent les contrées du pays. L'analphabétisme reste cependant un obstacle, dans un pays où ce phénomène frappe 30% de la population, avec une plus grande prépondérance chez les femmes. Aussi nombre de projets sont tournés vers son éradication, avec la mise en place de matériel technique et éducationnel dans les régions les plus frappées, notamment le milieu rural. Membre de la délégation égyptienne au Smsi, M. Samir Radwan confie que son pays a ainsi fait le choix d'investir dans les Tic comme «moyens de lutte contre la pauvreté». Les bailleurs de fonds n'ont pas objecté. Et pour lui, d'autres pays pourraient bien «s'inspirer de l'exemple égyptien». (SOURCE: HANA) LA CAMPAGNE "UN ENFANT, UN ORDINATEUR", UNE PROMESSE POUR LE DÉVELOPPEMENTLe Secrétaire général a appelé hier au soutien de la campagne « un enfant, un ordinateur », rendue possible par l'invention d'un ordinateur portable à 100 dollars, qui permettra de donner aux enfants, jusques dans les taudis, une chance de profiter de la révolution de la société de l'information. « L'ordinateur portatif à 100 dollars ouvre bien des horizons. C'est un exploit technique remarquable, une machine capable de faire presque tout ce que font les machines plus perfectionnées et plus coûteuses. C'est aussi la promesse de grands pas en avant sur le chemin du développement économique et social », a déclaré hier le Secrétaire général, à Tunis. Kofi Annan prenait la parole lors d'une cérémonie consacrée au lancement de la campagne « un enfant, un ordinateur », grâce au soutien de l'Union internationale des télécommunications (UIT), dans le cadre du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tient à Tunis jusqu'au 18 novembre. L'ordinateur portable à 100 dollars a été développé par Nicholas Negroponte et son équipe de renommée mondiale au MIT Media Lab. Il consomme peu d'énergie et est alimenté par un mécanisme qui se remonte grâce à un ressort. « Ce qui est peut-être le plus important, c'est le sens qu'il faut vraiment donner à 'Un enfant, un ordinateur'. Il ne s'agit pas seulement de donner un ordinateur portatif à chaque enfant, comme on lui donnerait un pouvoir magique. La magie, c'est en chaque enfant qu'elle réside, en chaque futur scientifique, intellectuel ou simple citoyen. C'est cette magie-là qu'il s'agit de faire sortir grâce à cette initiative », a estimé le Secrétaire général. Kofi Annan a expliqué que « l'achat des ordinateurs sera financé par les ressources étatiques, par des dons et par d'autres moyens, et les machines ne coûteront rien à ceux qui les recevront. Elles seront distribuées par les ministères de l'éducation, en passant par les circuits de distribution habituels des livres de classe ». « Les études et l'expérience ont montré que les enfants se mettaient facilement à l'ordinateur - non seulement dans le confort d'une école ou d'un salon bien chauffé et bien éclairé dans un pays riche, mais aussi dans un taudis ou dans une campagne éloignée de tout, dans un pays en développement », a-t-il fait observer. (SOURCE: United Nations) LE SOLAIRE AU SÉCOURS DES ORDINATEURS DANS LES VILLAGES, SAHEL SOLIDARITÉ EXPÉRIMENTEEst-il possible d’utiliser des ordinateurs en zone rurale avec la simple énergie du soleil ?, tel est le défi que Sahel Solidarité s’est donnée en installant son centre à Bokin. L’innovation pour ce télécentre communautaire en effet est que le matériel fonctionne 100% à l’énergie solaire. On a donc pu démontrer que l’on peut utiliser des ordinateurs en zone rurale avec comme source d’énergie le soleil qui est très abondant au Burkina. Après le lancement officiel de ses activités dans le domaine des TIC et l’hygiène de l’eau le 5 Juillet 2005 à Bokin province du passoré, situé à environ 120 Km de Ouagadougou, grâce à un soutien financier et technique de l’IICD, L’ONG Sahel Solidarité à démarré ses formations en initiation à l’informatique le mardi 02 Août 2005 au profit de la population de Bokin avec 96 Inscrits dont 2 groupes de 6 personnes en séance de 2 heures pendant 5 jours par groupe. L’objectif des formations qui viennent de démarrer est de permettre à la population de la province de s’initier à l’outil informatique et de découvrir ce qu’Internet peut apporter à tout un chacun. Durant ces sessions de formations, les participants travaillent sur la bureautique (Le système d’exploitation Windows, Word, Excel, PowerPoint et l’Internet. Pour Internet, ils apprennent à créer une boite électronique, la gérer, faire des recherches sur le net (recherches d’informations, de partenaires etc. Après cette première formation test, Sahel Solidarité compte continuer ; mais en demandant une contribution pour les frais d’usage du matériel. (SOURCE: http://www.burkina-ntic.org/actu1.php3?id_article=526) UN CHERCHEUR IVOIRIEN CREE UN CONCEPTLe Lead crypter (crypteur mortel) est une solution conçue par le jeune ivoirien, ingénieur chercheur en informatique, Yapi N'Cho Didier, pour lutter contre les copies frauduleuses des CD et DVD. Il a organisé un point de presse, le mercredi 9 novembre dernier, à l'hôtel La Grâce, à Abidjan-Cocody, pour présenter sa trouvaille et annoncer une mission qu'il effectuera au Canada du 21 novembre au 5 novembre prochain. La mission du 21 novembre au 5 décembre. La mission du 21 novembre à Montréal et le 5 décembre à Ontario a pour objectif de faire une démonstration du procédé de Dead Cryptor devant les chercheurs et professeurs en informatique ainsi que des opérateurs des maisons de production de film vidéo. "Lorsqu'un CD audio, DVD films, ou autre support disque compact passe le dead cryptor aucun ordinateur ne peut le reproduire. Aucun graveur ne peut échapper à cette technologie", rassure -t-il. Ce procédé, selon le chercheur, va permettre aux opérateurs de maximiser leurs chiffres d'affaires et de préserver des emplois. Il a conçu en outre un nouveau type de souris dénommé le Touchmouse, compatible avec n'importe quel ordinateur (Connexion PS2). La mission au Canada, selon le chercheur, consiste à convaincre et trouver des investisseurs, industriels informatiques pour les productions de ses découvertes. Il a besoin de soutien financier et matériel pour continuer l'oeuvre qu'il a commencée. "J'ai reçu des propositions intéressantes de deux pays africains pour l'achat de mes procédés, mais par amour pour la Côte d'Ivoire, je résiste. Ma trouvaille va générer des milliers d'emplois pour les Ivoiriens", a-t-il rassuré. M. Yapi N'Cho Didier a découvert par ailleurs, un procédé pour résoudre le problème du vieillissement rapide des CD-Rom et DVD. Le système d'alarme sans capteur pyrotechnique, l'ordinateur multimédia doté d'un système d'allumage ultra-son, la conception cadre photo et le transport d'odeur de parfum par internet sont les trouvailles du conférencier. (SOURCE: Notre Voix) CAMEROUN: UN LOGICIEL DE SIMULATION TECHNOLOGIQUESimultech a été inventé par un enseignant de Polytechnique et son étudiant pour résoudre les problèmes d'infrastructures des grandes écoles des pays du Sud. Les inventeurs de ce logiciel ne sont pas allés loin chercher le nom de baptême de leur trouvaille. Ils ont fait simple et Simultech porte bien son nom ! C'est un logiciel de simulation technologique des réseaux électriques. Les anglo-saxons appelleraient cela " Simulation Technology" d'où Simultech. Il est utilisé pour former les étudiants en analyses et développement dans le domaine du génie électrique. Il est également utile aux consultants, travaillant dans le domaine des calculs des réseaux électriques. L'idée qui a abouti à l'invention de ce logiciel est partie de la difficulté d'avoir un laboratoire en réseau électrique dans les grandes écoles de technologie des pays en voie de développement. " La création d'un laboratoire digne de ce nom pose plusieurs problèmes, argumente le Pr. John Ngundam, co-inventeur du logiciel. Le besoin en équipements est énorme. A cela, il faut ajouter l'obligation d'avoir un grand espace pour les installer ". Et pourtant, dans ces grandes écoles comme l'Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé qui a une réputation régionale, il faut former des étudiants en phase avec la technologie up to date, capables de parler d'égal à égal avec leurs camarades des universités occidentales. Comment y parvenir dans un domaine comme celui du génie électrique confronté à la fois aux coûts des installations, au nombre important du matériel et surtout à l'étendue de l'espace nécessaire pour les caser? Comment rendre l'enseignement pointu sans laboratoire d'expérimentation à la taille de la qualité de la formation visée ? En posant ces questions, des pistes de solutions ont jailli. L'ordinateur est là, il sert à faire pas mal de simulations de n'importe quel système. Pour John Ngundam, c'est une opportunité à explorer. En DEA, il a un brillant étudiant, Edmond Rostand Ngalemo qui accepte de baser ses recherches sur les simulations des réseaux électriques. En une année scolaire (200-2001), le maître et l'élève développent "Simultech". A la vérité, c'est une création. Le travail ne s'arrête pas à un mémoire de DEA. On a porté l'invention à la connaissance de la communauté scientifique internationale. Un article y faisant cas paraît dans la revue scientifique "Power Engineering Journal" en août 2001 dans son volume 15, une revue de l'Institute of Electrical Engineers de Grande Bretagne. du logiciel. Ils veulent élargir son domaine de compétence pour le rendre multifonctionnel. Ils souhaitent surtout le placer sur le Web Openware afin que ceux qui veulent l'utiliser le fassent contre versement d'une contrepartie. Cela demande des moyens Avec l'outil du Pr Ngundam John et Edmond Rostand Ngalemo, on peut simuler le réseau électrique du Cameroun tel que le gouvernement l'envisage dans son plan d'électrification à l'horizon 2025. Cela permettrait d'identifier les points qui nécessitent d'être renforcés. l'élaboration du plan de développement du secteur d'électricité horizon 2030 du ministère de l'Energie et de l'Eau. John Ngundam est professeur titulaire de génie électrique, chef de département génie électrique de l'Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé. Sur la base de ses travaux, des universités aux USA sont parvenues à simuler d'autres laboratoires virtuels dans d'autres domaines. " Elles nous citent dans leurs travaux et c'est une grande satisfaction scientifique ", reconnaît-il. Le logiciel est en voie de protection à l'Organisation africaine de la protection intellectuelle (OAPI). (SOURCE: Cameroon Tribune) CÔTE D’IVOIRE: NTIC - 1ÈRE JOURNÉE "E-DAY" DE AMERITECH INSTITUTE : DERNIÈRES INVENTIONS TECHNOLOGIQUES ET PARTAGE D'EXPÉRIENCEAmeritech a décidé d'aider les utilisateurs des NTIC à parfaire leurs connaissances dans ce domaine. Celui qui ne maîtrise pas, de nos jours, l'informatique est un analphabète. Cette assertion, est d'autant plus vraie, eu égard au fait que les Nouvelles technologies de l'information et des télécommunications (NTIC) régissent aujourd'hui le monde. Ameritech institute, centre de perfectionnement en langues, business, technologies, fondé en 1997 en Côte d'Ivoire l'a si bien compris. Aussi, cette première édition de la journée E-day, tenue le jeudi 27 octobre 2005 à l'hôtel Ivoire célébrait les nouvelles technologies. Mme Deborah Gray, Directeur général de Ameritech Institute et présidente de la Chambre de commerce des Etats-Unis a souligné que cette journée va favoriser les échéances entre la Côte d'Ivoire et son pays. En matière de nouvelles technologies. Le thème «Stratégie et management des nouvelles technologies» a été l'occasion pour tous les participants de voir les nouvelles inventions technologiques. A travers des prestations d'experts, des débats et des expositions. A en croire Mme Gray, pour être à la pointe du business, il faut être à la pointe des nouvelles technologies. Chose que n'a pas récusé M. Gilles Grebo, spécialiste multimédia. Pour lui, cette journée est faite pour trouver des solutions idoines aux problèmes informatiques. Les thèmes développés au cours de cette journée étaient, entre autres, «Stratégie gagnante pour entreprendre sur le net», « Convergence téléphone et informatique», «De l'intranet au portail collaboratif», «Impact des nouvelles technologies sur vous, votre entreprise et sur le gouvernement». Ameritech a l'intention d'institutionnaliser, chaque année le "E-day". Non pas seulement dans le domaine des nouvelles technologies, mais aussi dans d'autres secteurs. (SOURCE: Le Patriote) RDC: PROJET DU NEPAD : DES ÉCOLES BIENTÔT RELIÉES À UN RÉSEAU INFORMATIQUE D'AFRIQUEQuelques établissements de l'enseignement national de la République démocratique du Congo pourront être reliés à un réseau informatique au niveau continental. Le projet s'inscrit dans un programme concernant environ six cent mille écoles africaines qui devront se relier entre elles et dont l'initiative revient au Nepad (Nouveau partenariat pour le développement). Selon l'Acp citant Chine nouvelle, l'objectif du projet est de permettre aux enfants africains de se tenir à jour de dernières évolutions de la science et de la technologie. La première phase de ce projet se concrétisera dans une vingtaine de pays dont l'Afrique du Sud, le Cameroun, l'Ethiopie, le Mali, Maurice, le Mozambique et l'Ouganda. En effet, le programme du Nepad prévoit, selon la même source, l'équipement de toutes les écoles primaires et secondaires du continent africain d'ordinateurs, de postes de radio et de télévision, de téléphones et de fax, de caméras numériques et de connexion Internet. L'initiative « vise à combler le fossé entre l'Afrique et le reste du monde dans le domaine du numérique et de l'information », a déclaré Peter Kinyanjui de la Commission « e-Africa » du Nouveau partenariat africain pour le développement. La finalité du projet est de développer les ressources humaines, les compétences commerciales et l'esprit d'entreprise ainsi que de promouvoir les connaissances scientifiques et technologiques sur le continent africain, a expliqué le même expert du Nepad. Cette structure de coopération africaine est donc consciente du fait que la pauvreté, les infrastructures archaïques et le manque d'investissements et de compétences humaines forment le goulot d'étranglement pour le développement des technologies de l'information sur le continent. Avec ce projet, une opportunité s'offre à la République démocratique du Congo de mettre son enseignement national, et du primaire, du secondaire et universitaire sur le pas des Nouvelles technologies de l'information et de communication (Ntic). Etant donné que le monde, devenu un village planétaire, se trouve à l'ère de la Société de l'information. A ce sujet, il y a lieu de rappeler que la Rdc participera activement au prochain sommet sur les Ntic prévu le 15 novembre 2005 à Tunis (Tunisie). L'objectif de ce sommet de trouver les voies et moyens de réduire le fossé numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud, au sein de chaque pays, entre les différentes catégories sociales. M.K. (SOURCE: Le Potentiel)
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