Balancing Act News Update - African internet developments

Balancing Act home page

Current issue

Full archive

Submissions

Subscribe

Order publications

About

Contact us

Search site

Amend subscription

En français



The countries below contain a historic archive of information on the state of the internet that is now three years old. For some countries, the information has remained largely the same whereas for others considerable change has occurred. However it can still be used to identify organisations involved in developing the internet and to understand the historic development of the Internet in Africa. For up-to-date (but "pay-for") information click here: There are special rates for students and universities.

DOWNLOADS ZONE
This is an area where you can download longer articles and reports of interest. These will be updated as new material becomes available.

Download 1
(Word format, 875kb)
This IDRC-supported research study looks at how complaints by African consumers in the telecoms and Internet sectors are dealt with and what input consumer organisations are able to make into policy for these sectors. It is based on a survey of 30 African countries and includes detailed case studies of Kenya, Senegal and South Africa.

Download 2 Word document
(255kb)
This chapter from the ITU's Global Trends in Telecommunications Reform 2005 examines the market and regulatory implications of the shift to IP networks and outlines the different types of responses regulators are making to VoIP calling.

Download 3
(pdf format, 310kb)
Leslie Chan, Barbara Kirsop, Subbiah Arunachalam look at the use of Open Access archiving as a way of improving scientific capacity building.

If you have updates or interesting material to add, please send it to info@balancingact-africa.com

ALGERIA ANGOLA BENIN BOTSWANA BURKINA FASO BURUNDI CAMEROON CAPE VERDE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC CHAD COMOROS CONGO COTE D'IVOIRE DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO DJIBOUTI EGYPT EQUATORIAL GUINEA ERITREA ETHIOPIA GABON GAMBIA GHANA GUINEA GUINEA-BISSAU KENYA LESOTHO LIBERIA LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA MADAGASCAR MALAWI MALI MAURITANIA MAURITIUS MOROCCO MOZAMBIQUE NAMIBIA NIGER NIGERIA REUNION RWANDA SAO TOME & PRINCIPE SENEGAL SEYCHELLES SIERRA LEONE SOMALIA SOUTH AFRICA SUDAN SWAZILAND TOGO TUNISIA UGANDA UNITED REP OF TANZANIA ZAMBIA ZIMBABWE

Edition en français No 23 octobre 2005

L'EDITORIAL DU MOIS

ACTUALITES TELECOM

ACTUALITES INTERNET

ACTUALITES INFORMATIQUE

ISSUES ARRIERES

POUR S’ABONNER: L’édition mensuelle en français de Balancing Act’s News Update donne des informations sur les derniers développements en matière de Télécoms, Internet et Informatique en Afrique. Si vous voulez vous abonner à News Update, envoyez simplement un message "« Je veux m’abonner a Balancing Act edition francais " » à info@balancingact-africa.com. Si vous voulez annuler votre abonnement, il suffit d'’envoyer un message "« Je ne veux pas m’abonner a Balancing Act edition francais " » à la même adresse email.
Si vous voulez vous abonner à notre édition hebdomadaire en anglais, envoyez un message "« I also want to subscribe the english-language edition" » à info@balancingact-africa.com.

POUR NOUS CONTACTER:
Russell Southwood, Balancing  Act, 71 Crescent Lane, London SW4 9PT
Tél/fax : + 44 20 7720 5993 Mobile :  + 44 7973 561987
Email : info@balancingact-africa.com

DATE LIMITE POUR LA PUBLICATION HEBDOMADAIRE : Dimanche 00:00 GMT
ANNONCES PAYANTES ENVOYEZ-NOUS UN EMAIL POUR DEMANDER LES TARIFS : info@balancingact-africa.com


L'EDITORIAL DU MOIS

INDEX

Un pas de plus vers la concurrence - les sociétés d’utilités africaines se lancent dans la fourniture de fibre optique

Dans l’éditorial de l’édition anglaise de septembre consacré aux sociétés d’utilités africaines qui se lancent dans la furniture de fibre optique. Russell Southwood faisait le constat suivant :

« Deux choses peuvent être dites de façon plus au moins certaine à propos des marchés africains des télécoms. Ils diffèrent complètement par rapport à ce qui se passe ailleurs et en même temps ils reflètent les mêmes tendances qui se dégagent dans d"autres marchés. La difficulté consiste à distinguer laquelle des deux choses est entrain d"arriver à n"importe quel moment. Le nombre grandissant de sociétés d"utilités africaines entrant le marché de la fibre d"infrastructure est un exemple en soit.

Partout dans le monde les sociétés d’utilités ont besoin de fibre optique pour gérer leur infrastructure et le coût pour ajouter de la capacité supplémentaire est relativement marginal. Dans les pays développés les sociétés d’utilités n’ont pas pour autant toujours trouvé facile de faire de cette activité un succès à l’extérieur de leur activité prinicipale. Par contre pour le consommateur – au niveau de la vente en gros ou au détail – l’impact sur les prix et la structure du marché a été très positif.

Lorsque le opérateurs nationaux de télécommunications vendand de la fibre en gros ont commencé à réaliser qu’au long terme cela ne jouait pas en leur faveur d’offrir des conditions alléchantes à leurs filiales telles que leur fournisseur d’accès internet (FAI) ou leur branche de téléphonie portable.

Lorsqu’il s’agit de fournir de la fibre à des tiers, les responsables sont obligés d’être plus attentifs aux prix et aux coûts qui sont en question.

La concurrence dans ce domaine d’infrastruture provenant des sociétés d’utilités a balbucié ces premiers pas il y a quelques temps de cela avec Voltacom, une société du Ghana. L’absence d’une politique aggressive de prix et le manque de gestion efficace ont signifié que Voltacom a vendu relativement très peu de capacité. Par ailleurs l’accord entre Escom et la société nigérienne NEPA est tombé en lambeaux et l’investissement promi n’a pas été réalisé.

Mais le récent rush des sociétés d’utilités s’impliquant dans ce domaine apparait bien plus sérieux que la première vague et nombreux sont les accords qui sont passés dans le but de commercialiser l’infrastructure de fibre. ZESA au Zimbabwe vend de la fibre provenant de son réseau (entre autre à l’opérateur national de télécommunications) et les sociétés d’utilités au Kenya et en Zambie ont des plans ambitieux.

Au Kenya la société KPLC (Kenya Power and Ligthing Company) a annoncé qu’elle cherche à obtenir une license pour vendre de la fibre optique et elle investira 2.2 milliards de Sh si elle obtient l’aval. Jusqu’à une récentre restructuration la compagnie était en perte mais des plans pour entrer le marché de la fibre d’infrastructure ont été là depuis plusieurs années. Les fonds d’investissement proviennent de la Banque Européenne d’investissements dans le cadre de son programme de redressement du secteur de l’énergie.

Suite à un appel d’offre KPLC a sélectionné une société allemande (Fichtner Gmbh) pour fournir les conseils comprenant l’établissement du cahier des charges du projet, la participation dans le processus de sélection et la supervision des travaux d’installation. Le réseau de fibre optique connectera Nairobi, Mombasa, Nakuru, Kisumu, Eldoret, Nyeri and Tororo en Ouganda pour fournir un « backbone » national aux acteurs du secteur des télécommunications.

Entretemps la société ZESCO en Zambie a dit qu’elle avait l’intention de construire le réseau proposé de fibre optique vers la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe. Comme KPLC, la société vendra de la capacité en fibre aux acteurs des télécommunications et de l’internet. Au départ elle propose de construire un réseau allant de Livingstone vers le « Copperbelt » en passant par Lusaka.

En parallèle à la construction de lignes électrifiées (220 KV) de Livingstone à Katima Mulimo pour accroitre l’exportation vers les marchés voisins du Botswana et de la Namibie, la société pourra construire un réseau de fibre optique pour se connecter à ces marchés.

Dans la région du « Copperbelt » la CEC (Copperbelt Energy Corporation) a récemment commissionné une cable de fibre optique de 520 kilomètres qui est utilisé pour fournir de l’énergie et de l’information à ces clients qui incluent Konkola Copper Mines, Mopani Copper Mines, Chambishi Metals, NFC Africa Mining Plc, Chambishi Mines et Chibuluma Mines. Construit par la compagnie sud-africaine Intrinsic Technology le réseau de fibre optique remplace presque les 520 km d’anciens cables terrestres reliant ensemble les stations d’électrification à 220 KV et 66KV.

Dans le nord de l’Afrique, au Maroc, un projet comparable est en gestation. En devenant dans les prochaines semaines l’actionnaire principal de Maroc Connect (le second FAI au Maroc) l’ONA (l’Omnium Nord Africain) va faire son entrée par la grande porte dans le secteur des télécommunications. Pour assurer le bon déployment de sa nouvelle license de téléphonie fixe avec mobilité restreinte (dans la limite d’une couverture WIFI) la société a signé des partenariats multiples dont l’un est avec l’Office Nationale d’Electricité (ONE). Grâce à son accord avec l’ONE, Maroc Connect disposera d’un réseau en fibre optique de 4,000 km couvrant pratiquement tout le territoire marocain et permettant de réaliser des interconnexions à l’international. La presse marocaine parle d’une « alliance qui illustre une nouvelle approche dans les relations public-privé ». Sans doute c’est une première industrielle dans ce cadre, mais l’accord montre aussi la volonté de l’ONE de mettre à profit son réseau de fibre optique à des fins plus lucratives en parallèle avec son activité de fourniture d’électricité sur l’ensemble du territoire marocain. A travers cet accord l’ONE se positionne sur le marché d’infrastructure en proposant une offre alternative à celle de l’opérateur historique, Maroc Telecom.

Le mois dernier dans un mouvement similaire les capacités en fibre optique d’Eskom, la société d’électricité de l’Afrique du Sud et celles de Transtel sont devenus par du second opérateur de télécommunication dirigé par le consortium Tata/VSNL. Un comité de direction comprenant les représentants en chef des actionnaires du consortium a travaillé sur des documents qui ont été soumis à ICASA. Il est à anticiper qu’ICASA va sous peu déterminer les conditions de license avec le second opérateur et ce processus culminera rapidement dans la délivrance d’une license.

Avec l’augmentation de cet approvisionnement en infrastucture alternative les opérateurs téléphoniques sont faces à un autre élément de concurrence. Ils ne peuvent plus assumer plus longtemps qu’ils disposent d’une clientèle acquise à leur infrastructure. En Côte d’Ivoire, Arobase Telecom, le second opérateur national a commencé à vendre de la fibre optique en gros à un prix inférieur à celui proposé par Côte d’Ivoire Télécom (CIT), l’opérateur historique. Cela a contraint CIT à réviser sa grille tarifaire – résultat des courses, 4 mbps sont à 8,250,000CFA par mois (15,000$) tandis que qu’ils étaient encore à 10,863,000CFA(19,750$) il y a quelques mois de cela – soit une réduction d’environ 25%. Certe une offre alternative de fibre d’infrastructure joue en faveur d’une baisse des prix mais cette réduction n’est pas suffisante elle-même pour conserver des clients tels que des fournisseurs d’accès internet si elle ne s’accompagne pas d’une bonne qualité de service. Ainsi CIT après avoir révisé ces prix à la baisse a regagné cette clientèle parce mis à part le prix la qualité du service est un élément essentiel pour la survie de leur propre activité.

Alors que cet article part pour l’édition le Cameroun à son tour annonce l’augmentation de son réseau de fibre optique suite à un accord entre le ministère des Postes et Télécommunications et la Cameroon Oil transportation Company. L’article intégrale est reproduit dans les actualités Télécom.

ACTUALITES TELECOM

INDEX

CAMEROUN - LA FIBRE OPTIQUE AU SECOURS DES TÉLÉCOMS

Les capacités du Cameroun seront améliorées et augmentées grâce à 12 fibres optiques mises à sa disposition hier.

Le ministre d'Etat, ministre des Postes et Télécommunications, Bello Bouba Maïgari, et l'administrateur directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), par ailleurs président du Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP), Adolphe Moudiki, ont signé hier à Yaoundé, avec Jacky Lesage, directeur général de la Cameroon Oil Transportation Compagny (COTCO), un protocole d'accord relatif à l'installation et à l'exploitation d'un câble de télécommunications par fibre optique le long du pipeline Tchad-Cameroun.

Cet accord permettra au Cameroun de disposer pour ses besoins en télécommunications, de 12 fibres optiques contenues dans le câble enfoui dans la même tranchée que le pipeline Tchad-Cameroun. Dans son allocution de circonstance, Adolphe Moudiki a indiqué que les 12 fibres optiques dont le Cameroun a pris pleine jouissance exclusive à travers l'accord signé avec COTCO, pourront être reliées au réseau public de télécommunications existant, grâce à 14 points de sortie répartis dans cinq des dix provinces du pays, sur un axe allant de Kribi au Sud, à la localité de Dompta au Nord, le long de l'emprise du système. Ces points de sortie sont situés dans les localités suivantes : Kribi, Lolodorf, Ngoumou, Yaoundé (Mbankomo), Yaoundé (Zamengoé), Obala, Nkoteng, Nanga-Eboko, Belabo, Goyoum, Mabele, Meidougou, Gangui, Nana. Pour le président du CPSP, le choix de ces points de sortie a été motivé par des contraintes techniques et le souci de rentabilité commerciale, d'autant plus que ce câble offre la possibilité d'arrimage du Cameroun au câble international sous-marin SAT3 posé au large de Douala, ainsi que des opportunités de connexion avec les pays voisins. Il a rassuré que les 12 fibres optiques qui reviennent à l'usage exclusif du Cameroun sont fonctionnelles et prêtes à utilisation, car elles ont subi avec succès les essais techniques requis. Désormais, notre pays dispose d'une infrastructure moderne et fiable, qui lui permettra d'effectuer un grand bond technologique dans le domaine des télécommunications. Cela devrait faciliter l'accès d'un plus grand nombre de Camerounais, de toutes les régions, aux nouvelles technologies de l'information et des télécommunications, préoccupation chère au chef de l'Etat.

Le DG de COTCO a, quant à lui, souligné que le protocole d'accord signé prévoit le remboursement de cet investissement sur un échéancier convenu entre les parties, et se traduit par des économies substantielles pour le Cameroun du fait de l'utilisation des travaux de construction du pipeline pour l'installation de ces fibres optiques. Dans le câble, les six autres fibres sont réservées à l'usage exclusif de COTCO pour les besoins d'exploitation du pipeline.

(SOURCE: La Tribune)

RDC - TÉLÉCOMMUNICATIONS : LA BANQUE MONDIALE RÉAFFIRME SON ASSISTANCE À LA REDYNAMISATION DE L'ARPTC

Le représentant résident de la Banque mondiale en République démocratique du Congo, Jean Michel Happi, a été l'hôte du président du collège de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (Arptc), le professeur Modeste Mutombo Kyamakosa.

Au sortir de l'entretien qu'il a eu jeudi avec le président de l'Arptc, Modeste Mutombo Kyamakosa, le représentant résident de la Banque mondiale en Rdc, Jean Michel Happi, a fait savoir les deux parties ont mis à profit cette rencontre pour passer en revue les différentes étapes franchies dans la phase de mise en oeuvre de l'Arptc. Il s'est agi, plus particulièrement, a-t-il dit, d'une évaluation du cadre réglementaire de cette strcuture de régulation afin de la rendre plus performante sur le terrain.

Au regard de l'immensité des défis qui se dressent sur le chemin de l'Arptc, Jean Michel Happi a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à lui apporter toute son assistance technique. Entre-temps, il a invité le gouvernement à mobiliser les moyens nécessaires pour permettre à l'organe de régulation de jouer pleinement son rôle.

Concernant le contentieux qui oppose l'Arptc au ministère des Finances, au sujet notamment de la perception de la taxe de régulation, Jean Michel Happi a indiqué que les concertations étaient fort avancées entre différents acteurs étatiques pour trouver solution à ce problème sans pourtant amputer l'Arptc de ses moyens d'actions.

Il faut dire que la mise sur pied d'un organe de régulation de la poste et des télécommunications en Rdc répond aux exigences du secteur dont l'évolution à travers le monde font des postes et des télécommunications un atout majeur pour le développement durable et pour la réduction de la pauvreté dans les pays les moins avancés. Il s'agit d'un courant mondial dont s'inspirent tous les autres secteurs libéralisés (énergie, transport, medias etc.).

Elle répond également à la volonté politique des institutions de tout pays à économie libérale de promouvoir des investissements dans le secteur, d'assurer aux consommateurs un accès aux services de qualité à des prix abordables. Au regard de ces effets positifs, plus de 130 pays à travers le monde, dont 40 en Afrique, disposent des organes de régulation du secteur.

En Rdc, la création de l'Arptc s'inscrit dans le cadre des réformes initiées dans le secteur et ce à la suite de la constatation des disfonctionnements et de l'inadaptation des structures juridiques, administratives et économiques existantes au regard de l'évolution des marchés et des enjeux résultant des progrès technologiques dans ce domaine.

En Rdc, l'Arptc est chargée de : la régulation juridique en veillant à l'application des lois et des règlements qui les accompagnent et à contribuer à les adapter ; la régulation technique, à travers l'attribution des ressources rares telles la numérotation et les fréquences et également aussi la détermination des mécanismes d'interconnexion qui supposent une connaissance du fonctionnement des réseaux des télécommunications ; la régulation économique par l'analyse des situations du marché, le contrôle des tarifs et l'évaluation du coût du service universel ; la régulation sociale par la prise en compte des intérêts des consommateurs. Les missions de l'Arptc consistent essentiellement à assurer une concurrence effective et loyale, au profit des consommateurs ; assurer la sécurité juridique et réglementaire des investissements privés dans le secteur de la poste et des télécommunications ; assurer la promotion des Technologies de l'information et de la communication (Tic) en Rdc.

(SOURCE: Le Potentiel)

CAMEROUN - CAMTEL DONNE LA RÉPLIQUE À MTN ET ORANGE

L'installation des 10.000 premières lignes est prévue pour la fin de la première semaine du mois de novembre 2005. Douala et Yaoundé se partagent la mise, don du gouvernement chinois. Le reste du territoire camerounais attendra.

D'ici peu, les difficultés d'obtention d'une ligne de téléphone fixe au Cameroun relèveront du passé. La Cameroon telecommunication (Camtel), unique opérateur camerounais de la téléphonie fixe, a mis sur pied des nouveaux terminaux sans fil. " Pour satisfaire la demande sans cesse croissante de sa nombreuse clientèle ", dit-on à Camtel. Les C T Phones, produits de la haute technologie de troisième génération Cdma (Code division multiple access), se présentent sous la forme des anciens combinés de téléphones fixes ordinaires et des cellulaires. Ces derniers, sans puces, sont transportables. Seulement, ils ne permettent d'émettre ou de recevoir un appel téléphonique que dans la limite de la périphérie couverte par le réseau Camtel.

Les terminaux fonctionnent avec des lignes et des cartes prépayées, au choix de l'abonné. Les cartes de recharge, de différentes valeurs (1.000, 2.000, 5.000 et 10.000 Fcfa), sont de deux types, et sont introduites dans le téléphone de la même manière que celles des opérateurs Mtn et Orange. Dans le premier cas, le client entre directement le code dans son téléphone qui crédite son compte du montant inscrit sur la carte. S'agissant du second, le crédit n'est pas transférable sur le terminal. " Une fois le code introduit, l'usager communique avec son correspondant et à la fin de la conversation, si le crédit n'est pas épuisé, il peut encore en faire usage ultérieurement. Aussi, la carte peut s'utiliser sur n'importe quel Ct phone qu'on rencontre, sans consommer le crédit préalablement introduit dans le téléphone ", explique un responsable de Camtel. A chaque recharge, le porteur de la carte est informé du montant du crédit qui lui reste.

Outre les services confort dont disposent les téléphones Gsm, à l'instar de la téléconférence et cie, les Ct phone offrent une panoplie d'avantages, au rang desquels la transmission des données, la connexion à Internet à haut débit et à la télévision, etc. La minute d'appel d'un Ct phone vers un téléphone mobile est fixée à 70 Fcfa, et à 50 F vers tout autre terminal fixe. Le client désireux de souscrire un abonnement doit verser 30.000 Fcfa pour le poste et 10.000 Fcfa comme frais d'activation du téléphone au central de la Camtel. Pour le moment, 10.000 postes sont disponibles pour les usagers de Douala et Yaoundé, dont 5.000 par métropole. Dès la fin de la première semaine du mois de novembre 2005, les premiers clients seront connectés. Après cette phase expérimentale, plusieurs autres postes seront installés. Camtel entend vulgariser le Ct phone autant que faire se peut. Pour cela, les exploitants des cabines téléphoniques pourront s'en approvisionner auprès de la Cameroon telecommunications, dans un proche avenir.

Les produits acdm sont un don (gratuit) du gouvernement chinois, " pour aider l'opérateur de la téléphonie fixe camerounaise à desservir les nombreuses demandes des clients auxquelles l'entreprise fait face dans les grandes métropoles ", selon un cadre de Camtel. L'introduction du Ct phone dans l'univers communicationnel Camerounais est d'un grand soulagement aussi bien pour les clients que pour l'entreprise. " Le client n'aura plus à courir après nos services pendant de long mois pour avoir un poste. Dès que tu souscris, on te connecte le même jour et tu rentres. A notre niveau, cela réduit les coûts engagés pour le creusage et le passage des câbles qui prenaient du temps.

La communication s'étend sur un réseau de 30 km pour les villes de Douala et Yaoundé. En attendant la couverture nationale du territoire.

(SOURCE: Le Messager)

SÉNÉGAL - MARCHÉ DES TÉLÉCOMMUNICATIONS : MAIS OÙ EST DONC LE NOUVEL OPÉRATEUR?

Nous sommes presque en fin d'année et toujours pas de nouvel opérateur dans le secteur de la téléphonie. Faut croire que le dossier à fait l'objet d'un flop, à moins d'un blocage, étant entendu que dans sa lettre de politique sectorielle publiée en janvier 2005, l'Etat s'était engagé à lancer un appel d'offres international depuis le premier trimestre 2005.

Viendra, viendra pas? C'est le black out total concernant l'arrivée sur le marché sénégalais des télécommunications particulièrement de la téléphonie, d'un troisième opérateur qui disposerait d'une licence globale lui permettant d'opérer sur tous les segments du marchés des télécoms. Nous sommes à dix mois depuis que l'Etat, dans sa lettre de politique sectorielle des télécommunications, publiée en janvier 2005, a annoncé le lancement au cours du premier trimestre 2005, d'un appel d'offres international à cet effet. Entre-temps, beaucoup de bruit avaient couru sur un éventuel octroi de la licence à Maroc Télécom. Ce bruit a-t-il éventré un ballon de baudruche dans lequel l'Etat sénégalais soufflait en feutre?

Ã- moins que la question ne soit plus compliquée qu'on ne le pense, par rapport à l'Etat actuel du marché encore fortement contrôlé, en dépit d'une libéralisation totale intervenue en juillet 2004, les autorités ayant défini, entre autres, en tout cas dans sa lettre de politique sectorielle, une politique de libéralisation du secteur qui inclut "une délimitation précise du périmètre des nouvelles licences à accorder".

Toujours est-il que le marché de la téléphonie, ainsi configuré actuellement, présente deux opérateurs, la Sonatel (opérateur historique), et Sentel (société privée). Comment ne pas imaginer que dans ce marché pas encore tout à fait concurrentiel, il faut le dire, l'éventualité d'un nouvel opérateur, global de surcroît et susceptible de faire perdre des parts de marché importantes à la Sonatel dans laquelle l'Etat détient des actions, ne soit pas tout de même un sujet de préoccupation pour ce dernier?

Ce serait en tout une hérésie, si l'on considère que la décision d'octroyer une troisième licence se fonde sur des constats majeurs faits par les autorités, elles-mêmes, et couchés dans la lettre de politique sectorielle, et qui ont pour noms, entre autres : une concurrence faible sur le mobile; un taux de pénétration toujours insuffisant pour tous les segments (fixe, mobile, internet), particulièrement en milieu rural; accès privé limité pour le segment urbain à faibles revenus (C/D/E) avec une pénétration des services télécoms de 10% contre 50% pour le segment A/b (à revenus plus élevés), ainsi qu'un accès limité aux services à valeur ajoutée dont l'internet; des tarifs appliqués qui ne sont pas assez incitatifs pour accroître une demande latente et insatisfaite; un monopole faiblement régulé; une implication timide du secteur privé national et international dans un secteur stratégique et décisif pour le développement du pays.

Aussi, si un nouvel opérateur venait (en 2006-2007?), tout de même, à se voir octroyer la troisième licence, son choix devrait en tout cas se faire au bénéfice strict des consommateurs, et dans les règles de l'art et la plus parfaite transparence.

(SOURCE: Sud Quotidien)

CAMEROUN: MTN ET ORANGE ACCUSÉS DE CONCURRENCE DÉLOYALE

Les deux opérateurs de téléphonie mobile se lancent dans la fourniture des services Internet. Ce que dénonce un collectif des opérateurs du secteur des télécommunications.

Depuis quelques mois, Orange-Cameroun a installé une boucle locale radio à Douala pour les besoins d'accès à Internet de ses cadres. Une expérience reprise quelque temps après par son concurrent Mtn Cameroun. Cette dernière a récemment soumissionné à un appel d'offres du ministère de l'Economie et des finances relatif à la construction des réseaux informatiques et de leur interconnexion dans certains services de l'administration des douanes. Par ailleurs des indiscrétions font état de ce que Globalnet, l'un des fournisseurs d'accès Internet le plus en vue au Cameroun, serait tombé dans l'escarcelle de la filiale camerounaise du géant sud africain des télécommunications Mtn. Montant de la transaction 2 milliards de nos Fcfa.

Selon le Collectif des opérateurs nationaux exploitant dans le secteur des Télécommunications (Conestel), ces quelques faits démontrent à suffisance que les deux opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun s'intéressent de plus en plus à la fourniture des services Internet et surtout veulent exercer un monopole de fait sur l'ensemble du secteur des télécommunications. Cela en violation flagrante des dispositions contenues dans le contrat de concession signé entre le gouvernement camerounais et ces opérateurs de téléphonie mobile. Par une correspondance daté du 3 octobre 2005, adressée au directeur de l'Agence de régulation des télécommunications (Art) avec ampliation au Premier ministre, le Collectif des opérateurs nationaux exploitant dans le secteur des télécommunications (Conestel) s'insurge ouvertement contre ce qu'il considère comme une immixtion illégale dans leurs activités. "Des informations concordantes parvenues à notre niveau font état de ce que plusieurs démarches sont actuellement entreprises par les opérateurs de téléphonie mobile pour fournir d'autres prestations de service à valeur ajoutée dans le domaine des télécommunications "

Pour le Conestel, ces opérateurs s'appuient régulièrement sur l'incapacité actuelle de Camtel et les autres entreprises nationales à fournir ces services là faute des infrastructures nationales adaptés au niveau de Camtel. Conséquence : les opérateurs Gsm cherchent à obtenir des dérogations au niveau de la réglementation, toute chose qui va leur permettre de bâtir lesdites infrastructures pour commercialiser les services à valeur ajoutée (Vpn, Internet, etc.) " une situation qui irait à l'encontre des lois relatives à la libéralisation de ce secteur et celle relative à la concurrence et forcément à la disparition certaine des Pme camerounaises dans le secteur des Ntic au profit de ces multinationales étrangères disposant de gros capitaux ", poursuit la correspondance. " Comment nos Pme nationales vont-elles pouvoir se développer dans un tel contexte et remplir leurs cahiers de charge, chaque fois que ces multinationales, abandonnant leur secteur réservé viennent nous imposer une concurrence déloyale dans le notre au vu des textes ?", se demande Clovis Tchokonté, le président du Conestel.

Comme on peut aisément le constater, c'est de l'avenir de leur secteur d'activité dont il est question. Car pour le collectif, il est clair que la non-application des dispositions de la concession signée entre le gouvernement camerounais et les deux opérateurs de téléphonie et surtout la vétusté des installations de l'opérateur historique Camtel seront une véritable chape de plomb sur l'activité des fournisseurs d'accès. En effet, il sera difficile pour ces Pme aux capitaux pas toujours importants de rivaliser avec ces multinationales sur le terrain de la fourniture d'Internet aux usagers. D'où l'impératif pour le gouvernement camerounais de mener une réflexion sur la problématique des infrastructures de télécommunication au Cameroun, qui doit se résumer en une question selon le Collectif des opérateurs nationaux exploitants dans le secteur des télécommunications : " Comment fait on au Cameroun pour mobiliser les fonds et les investissements en vue de la mise en place des infrastructures nationales de télécommunications (à la disposition de l'opérateur historique) afin de garantir l'équité et une saine concurrence entre tous les opérateurs de ce secteur ? "

En attendant que l'Agence de régulation des télécommunications (Art) planche sur cette question, il est clair que la sérénité n'est plus de mise chez les opérateurs économiques, professionnels de la fourniture de l'accès aux services internet.

(SOURCE: Le Messager)

COMORES TÉLÉCOM LANCE LE SMS À PARTIR DES CABINES TÉLÉPHONIQUES

Les clients de la société nationale des Télécommunications, Comores Télécom, vont découvrir une nouvelle génération de cabines téléphoniques, selon une information en provenance de Moroni, capitale comorienne.

Avec l'installation de ces cabines de type GSM, il semble que les coûts des appels téléphoniques vers les mobiles seront réduits. Si les essais s'avèrent concluants, appeler un numéro de portable à partir de ces cabines serait donc moins cher qu'avant. Ce sont des publiphones "mobiles". Elles ressemblent aux cabines téléphoniques ordinaires mais fonctionnent sans fil.

Ces publiphones marchent comme les téléphones mobiles. Ils nécessitent seulement la présence des signaux du GSM. Le service qui va surtout intéresser les consommateurs est l'envoi des messsages SMS à partir de ces "cabines GSM". Désormais, on peut envoyer un SMS sans avoir de téléphone mobile. Il suffit de payer les cartes spécifiques qui seront mises à la disposition des usagers à cet effet. Pour l'instant, ces cartes ne seront pas disponibles.

Toutes fois, Comores Télécom permet aux usagers d'utiliser les cartes ordinaires de la téléphonie fixe.

Les usagers qui se trouvent dans les autres îles ou régions autre que Moroni doivent encore patienter. Il s'agit d'une phase de test qui ne concerne que la capitale. Pour l'instant, deux de ces bijoux sont déjà opérationnels à Moroni. Il est envisagé d'installer une dizaine de cabines mais des problèmes techniques retardent les travaux.

Deux ingénieurs sud-afriains sont même dépêches à Moroni pour assister les techniciens comoriens et les former à la gestion des cabines. Ces spécialistes sud-africains sont aux Comores pour deux semaines afin d'accompagner la phase d'essai. Fin

(SOURCE: Xinhuanet)

MAROC, UN MILLION DE CLIENTS MOBILES DE PLUS EN QUELQUES MOIS

Maroc Telecom compte plus de 8 millions de clients mobiles depuis quelques semaines alors qu’ils n’étaient encore que 7 millions en mai dernier. Ce résultat vient confirmer que sa stratégie, fondée sur l’innovation , la compétitivité, la proximité et la qualité de service, est parfaitement en phase avec les attentes des consommateurs.

L’une des priorités de Maroc Telecom est d’offrir une large gamme d’offres, afin de couvrir tous les besoins. Citons parmi les dernières innovations en date : les numéros illimités qui offrent la possibilité d’appeler sans limitation de durée de 5 à 7 numéros mobiles à partir de 99 DH, les forfaits Liberté qui permettent de bénéficier du prix des communications des abonnés sans la contrainte de l’abonnement et ce, à partir de 99DH, les forfaits SMS/MMS à partir de 49DH par mois ; pour les clients Jawal, la pochette Jawal à 50 DH avec 20 DH de communications, la recharge Jawal à 10 DH, l’offre pack Jawal à 0 DH qui comprend un téléphone mobile gratuit et un crédit mensuel de communications garanti pendant un an ; pour tous, des offres de contenus sans cesse enrichies avec la Mobile Zone (téléchargement de logos, de sonneries, de jeux...).

Maroc Telecom veille aussi à ce que les tarifs proposés restent toujours très compétitifs : minute Jawal à partir de 1,45 DH hors taxes ; solutions mobiles pour les entreprises à 0,45 DH hors taxes. Les clients bénéficient en outre de fréquentes promotions portant sur la voix (double recharge Jawal), les SMS et les MMS, ainsi que de bonus (forfaits Liberté, cartes Jawal ...).

Maroc Telecom fournit à ses clients une couverture et une qualité de réseau inégalées. La quasi totalité de la population est aujourd’hui couverte par le réseau GSM Maroc Telecom tandis qu’à l’international, ce dernier accompagne ses clients dans 183 pays grâce aux accords signés avec 327 opérateurs. 269 agences et plus de 30 000 points de vente agréés, répartis sur l’ensemble du territoire national, sont à leur disposition et à leur écoute.

Comme il a coutume de le faire, Maroc Telecom a souhaité remercier ses fidèles clients en organisant un jeu SMS. Celui-ci est cette fois doté de 8 superbes cadeaux, 8 véhicules 4x4 de diverses marques, à gagner à raison de deux voitures par semaine, sur simple envoi d’un SMS comportant le chiffre 8 au numéro 8000. Le prix du SMS est de 0,80 DH hors taxes.

(SOURCE: http://www.itmaroc.com/article.php3?id_article=449)

ILE MAURICE, BAISSE PRÉVUE SUR LE COÛT DES APPELS INTERNATIONAUX

Les appels vers l'étranger coûteront moins cher d'ici peu. L'Information & Communication Technologies Authority (Icta) examine une demande de Mauritius Telecom (MT) pour une réduction de 20 % du coût.

Mais la baisse concernera seulement l'International Direct Dialing (IDD), c'est-à-dire les appels passant par le préfixe "020" qui permet d'accéder au réseau géré par MT. Les appels à travers les cartes prépayées de la compagnie nationale, Sezam, ne sont pas concernés malgré une demande de MT .

"Le gouvernement a encouragé MTà revoir sa politique tarifaire sur les appels internationaux. La baisse demandée se situerait aux alentours des 20 %", indique Etienne Sinatambou, ministre de la Technologie informatique et des télécommunications. Aujourd'hui, un appel international en passant par le "020" se situe entre Rs 12 la minute, en période creuse, et Rs 15.60 aux heures de pointe. Les nouveaux tarifs devraient être de Rs 9.6 et Rs 12.5 la minute pour la France, la Grande-Bretagne, l'Inde ou l'Australie.

Aujourd'hui Outremer Telecom, Mahanagar Telephone Mauritius Ltd et Emtel proposent des appels à moins de Rs 12 la minute, et Data Communication Ltd suivrait bientôt. Depuis l'entrée en opération de la téléphonie par Internet, moins chère, en 2003, environ 75 % des appels passent encore par l'IDD et huit sur dix sont contrôlés par MT.

Si la baisse ne touche par les cartes prépayées dont les appels internationaux passent par Internet Voice Over Internet Protocole (VOIP), c'est surtout pour ne pas malmener davantage ce secteur. Une surenchère couplée à une autorisation accordée par l'Icta de vendre les destinations les plus populaires à Rs 6 la minute à travers Sezam, ont rendu la situation difficile pour ceux qui offrent un service de téléphonie par Internet . Aujourd'hui, les concurrents de MT vendent l'international à Rs 5.5 les 60 secondes, et ne font plus qu'un bénéfice de quelques sous.

"Il y a trois ans et en situation de monopole, un appel international était facturé à Rs 36 la minute. C'est grâce à la compétition que nous sommes arrivés à Rs 7 la minute. Lorsque l'Icta a autorisé MT à vendre Sezam à un prix inférieur, nous avons dû descendre encore . Aujourd'hui, nous ne faisons quasiment aucun profit sur le VOIP. Certains ont déjà dû fermer leurs portes, d'autres suivront", déplore un opérateur.

Pour se refaire une santé et assainir le secteur, ces nouveaux opérateurs demandent une révision de l'Interconnect Usage Charge payée à MT pour chaque minute d'appel. Depuis la libéralisation en 2003, ils reversent Rs 2.5 la minute vendue pour pouvoir utiliser son réseau local. Un prix trop cher, estime ACT, l'association regroupant les opérateurs de télécoms

(SOURCE: L’Express)

LITIGE ENTRE ORASCOM ET ALGÉRIE TÉLÉCOM : LES DEUX OPÉRATEURS RECOURENT AU CONSEIL D'ETAT

Hassan Kabani et Brahim Ouarets, PDG respectifs d'Orascom Télécom Algérie (OTA) et d'Algérie Télécom (AT) ont mis sur la place publique, par médias interposés, la fin de la semaine dernière, les différends qui les opposent. Au coeur du conflit : la tarification de l'interconnexion.

Tout est parti des déclarations de Hassan Kabani lors d'une émission de la Chaîne III faisant savoir que AT est redevable à son entreprise d'une créance de 10 milliards de dinars en plus des contraintes techniques supportées par OTA et occasionnées par l'opérateur historique.

Deux jours après, AT organise une conférence de presse en son siège en guise de défense contre les griefs avancés par le patron de OTA. M. Ouarets appuiera son exposé sur le fait que OTA refuse de payer à ce jour une facture datant de mars 2005 d'un montant de 4,8 milliards DA et une autre d'un montant de 10 milliards DA au titre de l'interconnexion. Ce responsable s'est dit aussi étonné qu'au lieu de payer sa dette, «OTA a bloqué tous les paiements même ceux qui ne sont pas liés à l'interconnexion au moment où AT a réglé le problème de l'interconnexion avec Wataniya Télécom Algérie [WTA]» a-t-il précisé. Ce responsable a en outre fait savoir que l'opérateur historique a déposé deux saisines auprès de l'ARPT portant sur la fraude dans le trafic téléphonique sur l'international opérée par OTA. A ce sujet, le directeur marketing de AT, présent à la conférence de presse, dira : «La fraude touche 2,9% du trafic global de l'entreprise qui a réalisé un chiffre d'affaires de 94 milliards DA en 2004, dont 74 milliards DA uniquement pour la téléphonie fixe.» Selon ce dernier «une des conséquences de cette fraude est que «notre trafic sur l'international est passé de 20 millions de minutes à 1 million de minutes depuis janvier 2005». Le premier responsable de AT demande à ce que OTA respecte les procédures réglementaires prévues dans la loi et se soumette aux décisions prises par l'ARPT. Dans le cas contraire «nous saisirons le Conseil d'Etat pour régler le litige», a souligné M. Ouarets.

Du côté d'Orascom Télécom Algérie, les accusations de AT sont considérées trop graves pour ne pas riposter. Une conférence de presse s'imposait : elle a été organisée jeudi dernier.

Hassan Kabani c'est dit d'emblée impressionné par la nature des accusations lancées par le patron de AT : «Nous ne pouvons plus supporter les contraintes que nous crée AT. Et si nous nous ne sommes pas manifestés auparavant c'est que nous espérions trouver une solution à l'amiable.» Et d'ajouter : «Après avoir épuisé tous les recours possible pour trouver une solution sur la question de l'interconnexion, nous avons jugé qu'il est devenu temps de poser le problème en public.» Selon ce dernier, il existe entre les deux opérateurs un fort déséquilibre dans les liaisons d'appel. Ce qui crée des coupures fréquentes dans les communications de Djezzy vers AT : «Du coup des régions entières se retrouvent isolées et nos clients nous rendent responsable de ses contraintes.» La raison viendrait du fait que les routes entre les réseaux offerts par AT à OTA ne sont pas assez larges.

De plus, les commandes de ces routes ne sont pas honorées dans les délais. Contraintes qui sont à l'origine des congestions qui gênent les consommateurs dans leurs appels vers d'autres réseaux OTA, a expliqué le patron de Djezzy. «Nous ne pouvons plus gérer une telle situation de déséquilibre qui est totalement en notre défaveur et qui nous pénalise lourdement sur le plan financier.» Pour M. Kabani, «au lieu de s'atteler à relever la capacité de son réseau à 10 millions d'abonnés, AT fait dans la surfacturation». Le patron de OTA a aussi donné une explication quant au non-paiement dont OTA est accusé. «On nous demande de payer des sommes injustifiables pour les coûts d'interconnexion alors que le règlement est clair la dessus. La loi qui nous régis nous oblige à nous interconnecter entre opérateurs, on doit couvrir les coûts et non pas surfacturer comme le fait AT.» Le directeur de la régulation qui épaulait M. Kabani dans ses explication est aussi intervenu pour faire la remarque suivante : «L'interconnexion doit être orientée vers les coûts. En clair, l'opérateur doit uniquement couvrir son coût d'interconnexion, c'est l'objet de notre saisine déposé auprès de l'ARPT.»

Cette dernière s'est prononcé en faveur de AT. D'où la réaction de M. Kabani : «Je ne remets pas en cause la décision de l'ARPT mais j'ai le droit de la contester. Par conséquent, nous avons adressé une communication à cette institution par laquelle nous lui faisons savoir qu'elle s'est trompée du fait qu'elle a mal analysé les catalogues d'interconnexion approuvées par les opérateurs.»

Le PDG de OTA dira enfin qu'il ne sollicite pas de faveur mais seulement l'application des textes en vigueur. OTA a introduit une requête auprès du Conseil d'Etat le 1er septembre dernier suite à la fin de non-recevoir qui lui a été adressée de la part de l'ARPT.

M. Kabani reste confiant quant à l'arbitrage du Conseil d'Etat. Et de lancer cet appel : «AT et OTA sont condamnés à travailler ensemble en vertu du règlement.»

(SOURCE: La Tribune)

MAROC, CALL CENTER : PROFESSIONNALISER LE PERSONNEL DES CENTRES D’APPEL

La délocalisation offshore des centres d’appels n’est pas un phénomène nouveau puisque depuis quelques années, les pays anglo-saxons avaient déjà enclenché le mouvement. D’ailleurs, ces derniers ont une avance considérable sur l’Europe.

Toutefois, en le domaine, le Maroc fait figure de référence. D’ailleurs, le succès des salons internationaux des centres de contacts et d’appels qui se tiennent régulièrement démontre que le pays présente bien des atouts pour ce type d’investissement.

Quant à leur création, l’on estime à une centaine le nombre de projets réalisés ou en cours (campagnes de télémarketing, services de relation clients....) ; tandis que pour les prochaines années, le marché local national devrait connaître une véritable explosion de création de plates-formes de centres d’appels et ce, en étroite liaison avec le développement de l’offshore informatique et de centres de contacts. A terme, le Royaume devrait connaître la même configuration que les marchés européens développés : une majorité de centres travailleront pour la performance des entreprises locales.

Dans le contexte économique actuel, la concurrence est de plus en plus agressive d’autant plus que la clientèle devient exigeante. Dans le cas d’espèce, l’office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) s’applique à former les jeunes mais ne pourrait à long terme répondre à la forte demande. Le privé devrait créer une branche en le domaine telle que cela a pu être fait pour le personnel navigant ou autre.

Car si l’on retient que les centres d’appels sont une destination prisée par la jeunesse marocaine, il n’en demeure pas moins qu’il n’existe pas de véritable formation de base pour tous les métiers de la relation client à distance (à l’exception de celles qui sont dispensées par l’OFPPT).

Une formation BAC+2, type BTS Action commerciale semble a priori adaptée, elle ne garantit en rien la capacité du candidat à savoir s’exprimer au téléphone, ni sa véritable motivation à exercer efficacement et durablement une activité aussi spécifique. Ce qui explique les difficultés rencontrées pour recruter et intégrer des télé -conseillers. Une formation de base, une formation en continue, la professionnalisation du personnel est une exigence.

Car au moment où des contraintes légales commencent à se faire voir, le centre d’appels délocalisé doit être irréprochable d’autant plus que même le marché national présente d’énormes opportunités. La prospection, la vente et l’information sont trois domaines qui sont exploitables étant donné que les entreprises veulent se décharger de ces fonctions pour mieux pouvoir se recentrer sur leur propre métier. En fait, il faut qu’elles aient une grande confiance avec le centre d’appels car gagner une nouvelle part de marché et garder ceux que l’on a déjà est primordial.

Les évolutions sont lentes et les entreprises nationales n’ont pas encore sauté le pas, y compris les plus importantes vers ce type de sous- traitance. Et si forte soit-elle, la motivation des autorités marocaines pour faciliter des procédures d’investissement, rien ne remplacerait le volontarisme des entrepreneurs des centres d’appels qui devraient doubler d’efforts et d’énergie pour ne pas être découragés par les tracas de la mise en place de leur activité. Une activité qu’il faut inscrire dans une véritable économie durable.

(SOURCE: Le Matin)

COTE D’IVOIRE, AROBASE SUR LE MARCHÉ DE LA TÉLÉPHONIE FIXE – “UN NOUVEL OPERATEUR, VRAIMENT!

Le secteur de la téléphonie fixe vient d'enregistrer l'arrivée d'un nouvel opérateur dénommé Arobase Telecom. Le lancement officiel des activités grand public de cette société a eu lieu le mercredi dernier, au Palais des congrès de l'Hôtel Ivoire, en présence de M. Léon Emmanuel Monnet, ministre d'Etat, ministre des Mines et de l'Energie, représentant le président de la République.

Société anonyme de droit ivoirien dont le capital est détenu entièrement par des nationaux, Arobase Telecom se donne pour mission de révolutionner le paysage des télécommunications en Côte d'Ivoire en permettant à tout le monde d'avoir accès au téléphone, à l'internet et à d'autres services à des coûts réduits.

Dans son discours de présentation, M. Gervais Amani Assié, président-directeur général de la nouvelle société, s'est dit heureux d'offrir une alternative aux Ivoiriens en matière de téléphonie fixe après plusieurs années de système monopolistique. M. Assié a exprimé sa gratitude à tous les partenaires qui ont oeuvré à la réalisation du projet. Le ministre de l'Industrie et du Développement du secteur privé, Me Ahoussou Jeannot, a pour sa part salué l'abnégation et la fougue du promoteur.

(SOURCE: Notre Voix)

LE MAROC, 3-ÈME MARCHÉ DU MOBILE EN AFRIQUE

Le Maroc est le 3-ème marché du mobile dans le continent africain avec près de 9.795.000 abonnées, derrière l’Afrique du Sud (+ de 22 millions) et le Nigeria (+ de 11 millions.

En Afrique subsaharienne, le nombre d’abonnés aux téléphones fixe et mobile est de respectivement 9 et 54 sur 1.000 habitants, alors qu’au Maroc, ce nombre est de 40 et 244, selon des statistiques du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD.

La spectaculaire progression de la téléphonie mobile dans le continent africain masque néanmoins des disparités importantes entre les zones rurale et urbaine dans la mesure où en 2004, un habitant seulement de zone rurale en Afrique sur 1.000 a accès au téléphone, estime-t-il.

En mars dernier, un Fonds de solidarité numérique pour combler le fossé entre riches et pauvres a été mis en plus sur proposition du président sénégalais Abdoulay Wade. Ce fonds a vu le jour grâce à une vingtaine de membres fondateurs, des Etats mais aussi des régions et des villes, du Sénégal, du Maroc, de France, de Ghana, du Nigeria et du Kenya.

(SOURCE : MAP)

CHAD – SECOND OPÉRATEUR DE TÉLÉPHONIE PORTABLE - GPRS

Millicon International Cellular S.A. a annoncé le lancement au Chad de son service de GSM sous la marque TIGO.

En novembre 2004 Millicon s’était vu attribué une license de 10 ans pour opérer un réseau de téléphone portable GSM 900 au Chad. Le service est à présent opérationnel dans la capitale Djamena et sera déployé dans 6 autres grandes villes dans les semaines à venir.

Le réseaus mis en place est un réseau ultra-moderne qui dès son lancement offrira des services incluant du GPRS, MMS et la capacité de réaliser des top-ups électroniques.

Marc Beuls, le PDG de Millicon confit que “ le Chad a une population grandissante de 8.3 millions d’habitants avec presque 67% de la population agée de moins de 25 ans et une pénétration de téléphonie de moins de 2%.

Nous constatons déjà une forte demande pour TIGO avec ces services innovatifs et ses prix compétitifs et nous sommes confiants que notre modèle de distribution de masse à bas prix nous assurera une croissance rapide dans ce jeune marché.

(SOURCE: RFI )

EUTELSAT COMMUNICATIONS VA LEVER PRÈS DE 1,2 MILLIARD D'EUROS EN BOURSE

L'opérateur de télécommunications par satellite va faire son entrée en Bourse le 26 octobre. Avec une fourchette comprise entre 15,25 et 17,75 euros par action, l'entreprise va lever entre 1,18 et 1,38 milliard d'euros en mettant sur le marché 39% du capital au minimum.

L'opérateur de satellites va mettre sur le marché 77,9 millions d'actions, soit 38,8% du capital après augmentation de capital. Au maximum, 56,4 millions d'actions nouvelles seront émises et 21,5 millions d'actions existantes seront disponibles. Cette opération sera complétée par un minimum de 10% du nombre maximal d'actions offertes dans le cadre d'une offre à prix ouvert (OPO).

Par ailleurs, l'offre pourrait être portée à 103 millions d'actions (soit environ 51% du capital) en cas d'exercice intégral de la clause d'extension (15%) et de l'option de surallocation (15%). Au final, l'opérateur de satellites pourrait lever un minimum de 1,2 milliard d'euros dont 860 millions d'augmentation de capital, l'offre pouvant aller jusqu'à 1,6 milliard si la clause d'extension et la surallocation sont réalisées.

L'entreprise de satellites est donc valorisée entre 3 et 3,6 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires de 750,4 millions d'euros et un Ebitda (excédent brut d'exploitation) de 578,5 millions à la fin de l'exercice clos le 30 juin dernier. Autrement dit, l'opérateur est valorisé au minimum 4 fois son chiffre d'affaires et 5 fois l'Ebitda. Le groupe a indiqué que sa marge d'Ebitda s'établit à 77,1%, avec un endettement net de 3,1 milliards d'euros.

L'actionnariat actuel est constitué pour 38,4% par Eurazeo, 23,3% par un consortium d'investisseurs financiers (Texas Pacific Group et Spectrum Equity Investors), 17,6% par le fonds d'investissement Cinven, 10,7% par Goldman Sachs et le solde (10%) par les actionnaires minoritaires.

Avec une flotte de 23 satellites, Eutelsat s'impose comme l'un des leaders européens de la transmission par satellite de services vidéos et de données, et l'un des trois premiers opérateurs mondiaux de services fixes par satellites.

Les services vidéos génèrent 68% du chiffre d'affaires du groupe. Ces services permettent la transmission de programmes de grands diffuseurs publics ou privés comme Sky Italia, BSkyB, TPS, France Télévision ou encore BBC ou CNN. Cette division se partage en deux sous-segments, d'une part la diffusion grand public-broadcasting (76% des services vidéos) et les réseaux vidéos professionnels (24%).

Par ailleurs, le groupe propose des services de données et à valeur ajoutée qui représentent 22% du chiffre d'affaires. Ce segment regroupe les activités de location de capacité des opérateurs télécoms qui assurent au client la diffusion de données, d'interconnexion de réseaux et d'accès à Internet haut débit.

Les fonds levés en Bourse devraient permettre au groupe de continuer son développement, en particulier dans la transmission TVHD (télévision haute définition) et ainsi bénéficier du passage de la télévision analogique au numérique. Par ailleurs, le groupe devrait aussi bénéficier du développement de l'accès haut débit dans l'utilisation d'Internet. Enfin, l'entreprise devrait aussi utiliser les fonds levés pour continuer son développement dans les pays émergents comme la Russie, l'Afrique ou le Moyen Orient.

Au final, le groupe mise sur une croissance du chiffre d'affaire de 2% en 2006 et une croissance annuelle moyenne de 4% entre 2007 et 2009. D'autre part, la marge d'Ebitda devrait être stable en 2006, mais devrait être supérieure à 76% sur les exercices 2007 à 2009. Enfin, la politique de distribution du dividende devrait permettre aux actionnaires un rendement de 4 à 4,5% en 2006.

(SOURCE: La Tribune)

EN BREF

- La Commission Permanente du Conseil de Ministres, réunie autour du Président de la République, José Eduardo dos Santos, a adopté mercredi à Luanda, un projet de résolution sur le Livre Blanc, relatif à la politique des Télécommunications en Angola. L`élargissement du Réseau de communication de base qui permettra de couvrir toutes les provinces d`ici 3 à 4 ans, est estimé à 400 millions de dollars, a affirmé le ministre des Postes et Télécommunications, Licínio Tavares. Le ministre Licínio Tavares a, par ailleurs, démontré l`importance des Télécommunication, ajoutant qu`elles sont indispensables durant cette période de réinstallation de la population.

- L’équipementier français de télécommunications Alcatel a révélé mardi (18 octobre) la signature d’un contrat de 13 millions d’euros avec l’opérateur mobile Togo Cellulaire en vue d’étendre et de moderniser le réseau GSM sur l’ensemble du territoire togolais. Le projet devrait être finalisé mi-2006.

Aux termes de l’accord, Alcatel fournira à Togo Cellulaire son système Evolium GSM/GPRS/EDGE, lequel inclut stations de base (BST), contrôleurs de station de base, centres de commutation de services mobiles et équipements de transmission hertzienne.

Togo Cellulaire espère ainsi faire porter la capacité de son réseau de 400 000 à 500 000 abonnés et étendre sa couverture aux régions éloignées. De même, l’opérateur entend proposer à ses clients des services supplémentaires comme l’accès Internet, en faisant évoluer son réseau grâce à la technologie GPRS.

Commentaires des lecteurs

En réponse au Numéro 22 - Cote d'Ivoire: Après la suspension du Directeur Général, l'ATCI sous haute surveillance

Je voudrais bien savoir si ce mensuel est un d'informations générales ou des questions de NTIC ? Car parler de FPI déjà, ça sent la farce et le parti pris, alors là, je veux bien savoir sinon, les autres titres si j'ai bien lu sont attrait à notre domaine, les NTICs.

Conseils : Pour être sérieux, laissons cette affaire de politique là dedans, ce n'est pas gai pour des informaticiens que nous sommes.

Serge Patrick Ghansah (Côte D’Ivoire)

INTERCONNEXION DES RÉSEAUX TÉLÉCOMS - LA GROGNE DES PARTENAIRES DE CÔTE D’IVOIRE TÉLÉCOM

Les relations entre le principal acteur des télécoms ivoiriens et plusieurs de ses partenaires ne sont plus au beau fixe. Ces partenaires qui bénéficient de l’interconnexion sur le réseau de Côte d’Ivoire Télécom, lui reprochent sa fermeture à la concurrence et sa «dictature».

Aujourd’hui, mardi 11 octobre se tient une réunion de concertation entre les opérateurs du secteur des télécommunications. Convoquée par l’Agence des télécommunications (ATCI), la rencontre mettra face-à-face Cote d’Ivoire Télécom et l’ensemble des partenaires qui partage son réseau, dans le cadre des contrats d’interconnexion. « Suite à la persistance des conflits et des plaintes des partenaires de Côte d’Ivoire Télécom que nous sommes, l’ATCI a décidé de nous convoquer tous pour recueillir nos différents arguments et remettre les pendules à l’heure », a annoncé une source proche du milieu. Selon elle, le conflit est désormais ouvert entre eux et leur fournisseur. « Les palabres entre Côte d’Ivoire Télécom et nous aboutissent toujours à la fermeture de nos entreprises», a-t-il ajouté. Le principal opérateur des télécoms ivoiriens a, en effet, suspendu le contrat d’interconnexion qu’il avait signé avec plusieurs de ses partenaires que sont : SOLARIS TELECOM (affaire en justice depuis 3 mois), GSAM HOLDING (suspendu depuis 8 mois), AFRIPA TELECOM (suspendu puis reconnecté), MEDIATEL (interrompu depuis un mois), INNOVATEL (qui attend en vain qu’on lui octroie des lignes alors qu’elle bénéficie de la licence). Les différentes sociétés invitées à prendre part à la rencontre d’aujourd’hui entendent dénoncer la superbe puissance de Côte d’Ivoire Télécom. « Les raisons évoquées pour nous suspendre ne sont jamais cohérentes. Ce n’est pas possible que malgré la présence d’un régulateur, d’un ministère de tutelle et de tout un gouvernement, un seul opérateur s’amuse à faire la pluie et le beau temps. Dans les conflits qui caractérisent ses relations avec nous, notre fournisseur a très souvent été désavoué par le régulateur ou la justice. Mais cela ne l’a jamais empêché de nous retirer nos lignes. C’est inadmissible», a fustigé le patron d’une des sociétés fermées. Dans une motion de protestation que lui et ses camarades entendent lire à la rencontre de ce matin, ils accusent Côte d’Ivoire Télécom de fuir la concurrence. «C’est par peur de la concurrence qu’elle nous fait subir de tels caprices. Nous achetons le trafic chez Côte d’Ivoire Télécom pour la revente. Mais nous ne sommes pas autorisés à vendre moins chère qu’elle. Même quand nous prouvons que cela est faisable. C’est une pratique qui pénalise les consommateurs. Quelque fois, par peur de la concurrence, Côte d’Ivoire Télécom refuse de vendre les lignes aux opérateurs qui désirent les commercialiser. Elle octroie des lignes, uniquement pour des usages privés», a critiqué un autre responsable d’entreprise de télécommunication. Lui qui a assisté début septembre 2005 à la suspension de ses lignes (T2) alors que sa société bénéficie d’une licence depuis 3 ans. «L’opérateur historique n’a aucune ligne directrice, aucune politique de gestion des opérateurs alternatifs que nous sommes. Son vœu pieux, c’est le retour à une situation de monopole absolu», a-t-il conclu.

(SOURCE: Nord-Sud )

INTERVIEW DE MARC RENNARD, DIRECTEUR DES OPERATIONS INTERNATIONALES DE FRANCE TELECOM

En tant que directeur des opérations internationales de France Télécom, comment expliquez-vous que l'Afrique soit une terre de profit pour les opérateurs de téléphone portable ?

En Afrique comme ailleurs, le besoin de communiquer vient immédiatement après celui de se nourrir et de se vêtir. Là où des offres adaptées sont proposées, on observe une croissance à deux chiffres qui devrait se poursuivre pendant plusieurs années encore. Aujourd'hui, sur 100 Africains, entre 8 et 30 selon les pays sont équipés d'un portable, et l'on prévoit que ce taux dépassera un jour 50 (75 en France).

Le mobile est aussi rentable en Afrique qu'en Europe à condition d'avoir des coûts allégés pour tenir compte de recettes un peu inférieures et des risques politiques. Mais la rentabilité est surtout liée au fait que 95 % des usagers africains utilisent des cartes prépayées. Ainsi, à la différence de beaucoup d'autres activités, le client paie à la commande et il n'y a pratiquement pas de piratage.

Le niveau de vie des Africains est-il compatible avec l'usage d'un instrument qui reste onéreux ?

Mais il y a de l'argent en Afrique ! A côté des statistiques officielles, il existe une économie souterraine qui est difficilement mesurée : du cireur de chaussures au vendeur de journaux, la monnaie circule. L'accès au téléphone mobile des populations à faibles revenus dans les zones reculées est d'ailleurs l'une des clés de la croissance du secteur. Nous allons lancer des cartes à 1 000 francs CFA (1,5 euro) à côté de celles à 5 000 ou 10 000. Mis à part la question des offres commerciales, le principal obstacle est plutôt l'absence d'électricité.

Le portable est-il en soi un outil de développement ou d'abord une poule aux oeufs d'or pour les Etats ?

Le portable est un bon accélérateur de la croissance économique, et l'Internet un meilleur encore. Si ce marché est lui-même très sensible au niveau de développement, les télécoms constituent à l'inverse un axe majeur de développement des économies pauvres. C'est pourquoi nous sommes partout en très bonnes relations avec les gouvernements, qui voient d'un très bon oeil l'élément de dynamisme que nous apportons.

Tout le monde y trouve son compte : les populations, qui bénéficient de prix tirés par la concurrence, les Etats, qui perçoivent licences, impôts et taxes, et nous, qui développons du business. Nous sommes souvent les premiers contributeurs des finances nationales, comme au Sénégal, où la Sonatel, dont je suis président du conseil d'administration, pèse entre 7 % et 8 % des recettes de l'Etat. Des tentations de siphonnage peuvent exister dans certaines sociétés issues du monopole de l'Etat mais pas dans les sociétés cotées comme la nôtre.

(SOURCE: Le Monde)

AFRIQUE DE L’OUEST : LES RÉGULATEURS CONVIENNENT D’UN CADRE DE RÉGLEMENTATION COMMUN

Dans un accord en vu de préparer la libéralisation totale du secteur des télécommunications dans les Etats membres de la CEDEAO/UEMOA en 2007, et l’entrée effective des concurrents en 2008, les régulateurs ont convenus d’un cadre de réglementation commun régissant leurs marchés nationaux des TIC. Le nouveau cadre régional harmonisé couvre l’interconnexion, l’octroi de licences, le numérotage, la gestion du spectre, l’accès universel et les aspects "politique générale" et "législation" du secteur des TIC. Cet accord concerne les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

Concernant l’évolution de l’offre technique et tarifaire pour favoriser le développement de l’Internet, "Les Etats de la CEDEAO/UEMOA doivent non seulement préparer mais aussi anticiper la libéralisation et mettre en place les leviers de régulation décrits : le dégroupage de la boucle locale, la co-localisation, l’introduction de nouvelles prestations au niveau de l’offre technique et tarifaire ainsi que l’introduction par la concurrence de nouvelles technologies d’accès comme le WiMax pour les accès ruraux."

Les recommandations du cadre de réglementation sont les suivantes :

"Nous pensons que l’Internet ne peut se développer sans passer par la libéralisation du fixe et l’introduction d’opérateurs alternatifs.

Dès la libéralisation du fixe, ces derniers doivent avoir accès au dégroupage toutes options confondues. Le partage de la ligne est indispensable dans une optique d’extension des offres haut débit à un marché de masse. Il permettra à l’usager d’avoir également un véritable choix parmi les offres alternatives de services haut débit, de type Internet rapide, pour esquelles le partage de ligne paraît bien adapté.

Nous recommandons que les opérateurs alternatifs à travers le dégroupage puissent rentabiliser leurs investissements et offrir des services de type triple play (Internet Haut Débit + voix+ télévision).

Nous recommandons que tous les équipements des opérateurs alternatifs nécessaires à la mise en oeuvre de l’accès à la boucle locale (DSLAM, équipements connexes de supervision/gestion, équipements d’énergie, convertisseurs, batteries, routeurs et BAS) puissent être co-localisés.

Nous recommandons que l’autorité de régulation autorise l’offre de type bitstream qui permettra le développement du marché de vente en gros (wholesale) et donc un développement rapide de l’Internet dans les Etats membres.

Nous recommandons qu’avant la libéralisation du fixe prévue en 2007, les autorités de régulation, négocient avec les opérateurs historiques l’inclusion des offres standards à savoir : des offres d’accès forfaitaires, des offres d’accès via des numéros non géographiques gratuits pour l’abonné, des offres d’accès via des numéros non géographiques payants pour l’abonné."

Autrement dit, le cadre de réglementation prévoit que le développement de l’Internet est directement lié à la libéralisation des opérateurs. Il est à regretter que les aspects d’interconnexion Internet entre pays ne soient pas considérés comme une priorité. Dans des pays enclavés tels que le Niger, la fourniture d’Internet reste tributaire de connexions satellitaires coûteuses, à débits limités et délivrées par des opérateurs internationaux. L’introduction de technologies de type Winmax ou ADSL permet certes de répartir la connexion satellitaire dans des zones géographiques précises, mais une augmentation significative de la bande passante Internet au Niger ne pourra s’effectuer sans la mise en place d’une infrastructure permettant de bénéficier par exemple du câble sous-marin SAT3 qui dessert les pays côtiers tel que le Bénin voisin.

(SOURCE: http://www.africacomputing.org/breve150.html)

L'AFRIQUE AURA SON SATELLITE EN 2006

Les 200 experts en télécommucation de 46 pays africains ont décidé de la mise sur orbite en 2006, d'un satellite pour le continent africain.

Le président sortant de la 9e assemblée des parties de l'organisation régionale africaine de communication par satellite (RASCOM), le camerounais Bello Bouba Maigari a souligné que des progrès considérables ont été réalisés dans la mise en oeuvre effective du projet.

"Je peux affirmer avec l'appui de la direction générale, que la construction du satellite est presque terminée", a-t-il lancé jeudi à Ouagadougou.

M. Maigari a tenu ses propos à l'issue de la tenue d'une réunion de RASCOM à Ouagadougou du 11 au 12 octobre 2005.

Pour le ministre chargé des relations avec le Parlement, Adama Fofana, l'ambition officielle des 46 pays membres du RASCOM est de parvenir à lancer un satellite en Afrique avant la fin de l'année 2006.

"L'Afrique est c'est la seule région du monde qui n'en dispose pas encore", a-t-il martelé.

Ce satellite, a indiqué le directeur général de RASCOM, le Dr Jones A. Killimbé, va révolutionner le monde des télécommunications en Afrique.

"C'est un facteur d'intégration et un moteur de développement des pays africains", a-t-il souligné.

Selon M. Killimbé, le projet de RASCOM permettra de fournir une infrastructure de télécommunications à grande échelle et à moindre coût, aux zones rurales du continent.

L'amélioration des communications interurbaines dans chaque pays, l'établissement de lignes directes entre tous les pays africains et l'échange de programmes entre radios et télévisions du continent sont également des objectifs visés par le projet.

Cette 9e assemblée des parties à Ouagadougou a été l'occasion pour les 200 participants d'insister sur la mobilisation des fonds, en vue de concrétiser le projet satellite.

Sur ce sujet, le ministre Adama Fofana a laissé entendre que le Burkina Faso fera de la mobilisation des fonds, ainsi que du plaidoyer pour l'utilisation effective du système RASCOM par tous les pays africains, une priorité au cours de son mandat (de 2 ans) de nouveau président de l'assemblée des parties.

Au total, le projet de lancement d'un satellite africain va mobiliser un budget de 361 millions de dollars, a fait savoir le patron de RASCOM.

En marge de cette rencontre, s'est tenue la 38e réunion du conseil d'administration de l'organisation, du 5 au 7 octobre.

L'organisation régionale Africaine de communication par satellite a été créée en mai 1992 par les Etats africains. Son siège est à Abidjan.

(SOURCE: http://www.jeuneafrique.com)

TÉLÉCOMMUNICATIONS : MAURITEL ENCORE LOIN DU COMPTE…

L'extension des réseaux pour ouvrir l'accès du mobile à la population mauritanienne s'impose

Le 12 avril 2001, Maroc Telecom acquérait 54% du capital de Mauritel, l'opérateur historique en Mauritanie. Le 12 septembre 2005, Abdesslam Ahizoune annonçait un chiffre d'affaires consolidé de 9,7 milliards de dirhams pour le premier semestre 2005. La rentrée dans le capital de Mauritel n'a toutefois généré que 434 MDH durant la même période de l'année.

Le fait est que les infrastructures en Mauritanie ne sont pas encore au point pour accueillir le même engouement que celui enregistré au Maroc pour le mobile. Alors qu'elle détient 70% de part de marché, Mauritel gère actuellement un parc d'à peine 39.000 lignes pour le fixe et un autre de 415.000 lignes pour le mobile. En 2001, 1% seulement de la population était équipée d'un téléphone mobile. Aujourd'hui, 20% des Mauritaniens ont accédé à cette technologie...

Si les chiffres sont croissants, il n'en reste pas moins que beaucoup reste à faire, notamment, en matière d'extension de réseaux GSM.

Juste pour le premier semestre 2005, Maroc Telecom a dû injecter 90 MDH dans Mauritel. Et malgré la discrétion de l'opérateur historique marocain quant à son affectation, on devine bien qu'elle devrait servir, prioritairement, à doter Mauritel des équipements nécessaires pour favoriser l'accès du mobile à la population mauritanienne. En attendant essayez d'appeler le Maroc à partir d'un mobile mauritanien et vous jugerez de vous même ! Les tarifs restent en effet excessivement élevés.

Jusque-là, Mauritel Mobiles, filiale à 100% de Mauritel génère son chiffre d'affaires quasiment à partir des services prépayés. Une de ses priorités sera donc de développer l'autre partie des services, à savoir le post payé pour fidéliser la clientèle.

Mais là encore, le challenge reste tributaire d'un faible taux de bancarisation des Mauritaniens. Le post payé restant conditionné par ce facteur. Cerise sur le gâteau, l'extension du réseau GSM représente l'autre priorité.

Bref, le chiffre d'affaires généré par Mauritel n'a pas encore d'impact sur les performances réalisées par Maroc Telecom sur le territoire national. Mais M. Ahizoune vise loin et compte bien en faire un autre centre de profit.

En attendant il devra se rapprocher du nouveau gouvernement mauritanien. Sa visite en Mauritanie, le 19 septembre 2005, au cours de laquelle il fut reçu par le colonel Ely Ould Mohamed Vall en rappelle, d'ailleurs, l'enjeu. Au-delà, Maroc Telecom a des vues sur d'autres pays africains.

A la question, toutefois, de savoir concrètement quel est l'état d'avancement de certaines négociations, le président de Maroc Telecom préférera répondre : «nous ne prendrons des décisions d'investir en Afrique que sur des critères précis tels que la maîtrise opérationnelle. Les projets devront être créateurs de valeurs pour les actionnaires de Maroc Telecom…». No comment.

(SOURCE: Le Matin)

UNE ASSOCIATION APPORTE LE TÉLÉPHONE AUX VILLAGES AFRICAINS

A force de parler de la pénurie d’équipement Internet sur le continent africain, on a tendance par oublier l’essentiel : le téléphone. Lui aussi fait défaut dans les zones rurales. Les projets se multiplient pour raccorder les populations locales. Parmi les initiatives déjà engagées, celle d’une association française le CSD-PTT (Coopération-Solidarité-Développement aux PTT) qui œuvre au développement des télécommunications en Afrique.

L’Afrique des villages est bel et bien absente des télécommunications. Dans le sud ouest du Burkina Faso, la population parcourt des distances moyennes de 35 kilomètres pour téléphoner. Dans ce pays situé au centre de l’Afrique de l’Ouest, on peut estimer à 450 000 le nombre de personnes possédant des téléphones fixes et mobiles. Mais l’accès à ce service universel de communication ne profite qu’à une partie relativement limitée de la population, celle qui vit dans les centres urbains. Dans la plupart des zones rurales, le téléphone reste inaccessible.

Outre le manque d'infrastructures, les villages souffrent le plus souvent d'un enclavement en terme de télécommunications et en matière d'énergie. Sur cette base, le CSD-PTT (Coopération-Solidarité-Développement aux PTT) -une association créée par des professionnels de La Poste et de France Télécom- qui est fortement engagée dans la coopération avec des pays africains, a lancé des projets de téléphonie rurale. «La téléphonie dans les villages enclavés, c’est l’idée de base de notre association qui répond ainsi à une très forte demande de la population», rappelle à ce propos Bruno Jaffré, l’ancien président et fondateur de cette ONG.

Au Burkina Faso, par exemple, le projet piloté par le CSD-PTT en collaboration avec l’Onatel, l’opérateur national a permis l’implantation de cabines téléphoniques dans quatre localités (Biba, Koin, Nimina et Yaba) de la province du Nayala dans la région de Toma, ainsi que dans le village de Sérékéni dans la province Kénédougou près de la frontière malienne. Dans ces zones au réseau filaire très pauvre, le choix technique s’est porté sur un système de liaison téléphonique radio, la technologie la plus adaptée dans les régions reculées comme l’explique Bruno Jaffré : «On a eu l’opportunité de récupérer du matériel déclassé dans les montagnes en France. Il restait donc à trouver de l’électricité. Des dispositifs alimentés par l’énergie solaire ont été mis en place pour assurer des situations d'indépendance énergétique aux installations». Résultat, une technologie à coût relativement bas à la fois en terme d'investissement sur place d'une part, et d'exploitation et de maintenance d'autre part.

Le principe est simple. Chacune des localités est équipée d’une cabine comprenant un téléphone installé sur une table à côté d’un cahier où sont consignés les appels et d’un compteur accroché au mur. «Ce sont les villageois qui réalisent les abris à leurs frais. Ils assurent également l’exploitation des liaisons et la sécurité des équipements. En effet, les panneaux solaires font l’objet de beaucoup de vols», explique Bruno Jaffré.

Par ailleurs, l’organisation qui apporte le savoir-faire n’entend pas financer seule ces projets. Elle compte sur la contribution des opérateurs nationaux, notamment pour l’achat du matériel très cher comme les panneaux solaires. Dans ce schéma d’organisation, «la liaison avec les populations sur place se fait grâce à des ONG locales. L’Ader qui est dirigé par des membres actifs de la communauté malienne en France a, par exemple, financé la première mission d’étude dans la région du Guidimakha au Mali», commente Bruno Jaffré. Et de rappeler que «l’association n’est qu’un aiguillon. L’objectif final est que ces projets continuent sans le CSD-PTT». Sur ce point, la réussite est totale au Burkina Faso. En effet, le président de l’ONG Sodepostel (Solidarité développement dans les Postes et télécommunications), El Hadj Mousbila Sankara, vole désormais de ses propres ailes. Avec l’opérateur national burkinabé, il a mené tout seul des projets de raccordement de téléphones dans la région de Toma Bokin, ce qui a permis à l’association française de s’investir dans d’autres pays.

Au Mali, une opération du même genre qui vise à raccorder de nombreux villages dans la région de Mopti-Sévéré et au Pays Dogon, a ainsi été monté en partenariat avec la Sotelma, l’opérateur national et l’Association des Volontaires pour le Développement des Télécommunications au Mali. Au Niger, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui a été l’origine des premières radios rurales, travaille également sur des projets d’accès au réseau de télécommunication par village : téléphone mais également accès Internet.

(SOURCE: http://www.rfi.fr/actufr/articles/070/info_express_39102.asp)

Côte d’Ivoire Télécom - Voici le nouveau patron

A moins d’un rebondissement spectaculaire, l’information officielle à Côte d’Ivoire Télécom est que la Direction générale a changé de tête. Selon des sources introduites dans l’entreprise, l’ancien Directeur général adjoint (Dga), M. Bruno Koné, est désormais le nouveau Directeur général (Dg) de Côte d’Ivoire Télécom. Il vient assurer le poste de Directeur général vacant après le départ de M. Bernard Clivet (ex-directeur général d’Orange Côte d’Ivoire). Des indiscrétions font savoir que, depuis quelque temps déjà, l’homme était pressenti à ce poste puisque son prédécesseur n’étant plus en fonction. M. Koné Bruno était donc celui qui gérait la Direction générale de Côte d’Ivoire Télécom avant que n’intervienne sa nomination, le 29 Septembre dernier.

(SOURCE: http://news.abidjan.net/article/?n=151678)

RESEAU GSM - Victime d’un marché de gré à gré ou d’une arnaque?: La Sonatel perd le fil en Guinée

Voulant se déployer en Guinée après avoir consolidé sa part de marché au Mali,la Sonatel vient de subir un important revers en se voyant recalé officiellement pour entente directe. Paradoxalement, la direction de l'entreprise au Sénégal affirme que les offres n'ont pas encore été attribuées, et qu''elles seraient en pôle position. La Société nationale de télécommunications, Sonatel, vient involontairement de se prendre les mains dans un panier de crabes guinéennes. Sa volonté de puissance vient de lui valoir une leçon sur la gouvernance dans certains pays d’Afrique.

S’étant fiée à la parole du Premier ministre de Guinée, M. Cellou Dalein Diallo, la société dirigée par M. Cheikh Tidiane Mbaye a passé avec ce dernier un accord pour l'acquisition d'une quatrième licence de téléphonie mobile, Gsm. Cependant, des informations venues de Conakry confirment que la fameuse quatrième licence, attendue par la Sonatel, venait d’être attribuée à une société établie au Luxembourg, Investcom.

La licence a été attribuée par le ministre des Télécommunications, Jean Claude Sultan. Tout le monde à Conakry s'accorde à dire qu'il est la seule autorité habilitée à délivrer une licence de téléphone. Il l'a vendu à 30 millions d’euros, un peu plus de 19 milliards et demi de francs Cfa. La Sonatel, pour sa part, avait proposé à la Commission ministérielle, devant laquelle le Premier ministre Diallo lui avait demandé de se présenter, 21 millions d’euros, l’équivalent de 13,7 milliards de francs. Cela, sans compter, affirment les personnes proches du dossier, «plusieurs milliards de francs Cfa d’investissement».

Las ! Cela n’a pas été suffisant pour convaincre les gestionnaires du secteur des Télécoms en Guinée. Les proches de M. Sultan affirment que si la Sonatel a vu son offre rejetée, c’est qu’elle avait passé un marché de gré à gré avec le Premier ministre Diallo. «Malheureusement pour les Sénégalais, Cellou Dalein Diallo n’a aucune autorité dans l’histoire», ajoutent les mêmes personnes.

L’affaire ne serait que malheureuse et pas drôle si, à Dakar, les Responsables de l'entreprise sénégalaise ne voulaient cacher l’évidence. Déclarant ignorer tout de l'issue de leur dossier, ils disent attendre encore la décision des autorités guinéennes. A la direction de la communication de la Sonatel, la version officielle est que la société a «répondu à un appel d’offres international», établi selon les règles de l'art.

Rejetant toute accusation d’entente directe, on y ajoute même: «Nous avons soumissionné à un appel d’offres, à l'issue duquel nous avons été retenu comme adjudicataire provisoire» qui devrait être confirmé bientôt comme définitif. C’est dire que les dirigeants de la Sonatel affichent, du moins face à la presse, une confiance quant à la solidité de leur dossier. Peut-être se disent-ils que la gestion de ce pays est tellement chaotique qu’une décision d’un ministre peut être remis en cause le lendemain par une autre autorité, et qu’il suffirait de ne pas perdre espoir.

«Investcom, une entreprise libanaise enregistrée au Luxembourg, a déjà versé un premier acompte de 15 millions d?euros à la Banque centrale de Guinée.» Détail intéressant, la groupe Investcom appartient à la famille Mikati, dont l’un des membres les plus en vue est le Premier ministre du Liban, Najib Mikati. Autre détail, Investcom est déjà attributaire d?une licence Gsm en Guinée, avec la société Spacetel. Cette dernière ne couvre qu'une infime partie du territoire.

Courtoisie de Mohamed GUEYE
Le Quotidien, Dakar

(SOURCE: http://www.boubah.com/article/article.asp?num=1247&cat=3)

Côte d’Ivoire Télécom - Doré Lassina débarqué

Doré Lassina n’est plus le directeur commercial des lignes « Fidelis » de Côte d’Ivoire Télécom. Il été débarqué de son poste, mercredi dernier, à l’issue d’un Conseil d’administration de la société. La décision est intervenue, dit-on, dans le cadre d’une réorganisation de l’organigramme et des services de l’entreprise. Le conseil aurait découvert un « trafic illicite » des cartes « Fidelis » imputable a Doré Lassina. Une accusation que ne reconnaissent pas certains proches de l’ex- directeur commercial. Ceux-ci pensent qu’il est victime d’une cabale. Selon eux, le motif évoqué par le Conseil d’administration n’est qu’un prétexte pour se débarrasser de lui. Nous attendons de pouvoir rentrer en contact avec le concerné dont les téléphones portables sont restés fermés tout le week end. Rappelons que quelques mois plus tôt, d’autres mutations à Côte d’Ivoire Telecom ont confirmé Koné Bruno au poste de Directeur général. Après six mois d’intérim, celui-ci a remplacé le Français Bernard Clivet. L’ex Directeur général.

(SOURCE: http://news.abidjan.net/article/?n=151822)

Télécommunications: Le marché de la téléphonie mobile en période de transition

 Mahanagar commence ses activités à la fin de l'année. Il pourrait sonner le départ des appareils offerts contre abonnement. La concurrence s'amplifie.

Revendeurs et opérateurs de téléphones portables affinent leur stratégie pour rester dans la course.

Le monde du mobile est en pleine mutation. Enseignes multi-marques et store conceptuel sont à l'honneur en attendant des forfaits incluant des téléphones mobiles subventionnés.

Le démarrage des opérations de téléphonie mobile et fixe de Mahanagar Telephone Mauritius Ltd (MTML), annoncé pour fin 2005, pourrait être le début des mobiles offerts en échange d'un abonnement. Cette pratique de forfait abonnement-téléphone est légion à l'étranger. Si ce projet devenait réalité, les conditions de vente s'en trouveraient alors considérablement modifiées.

Alors que le marché des téléphones portables arrive, lentement mais sûrement, à saturation, les revendeurs agréés et opérateurs de mobiles affinent leurs stratégies. C'est un fait que le portable est en passe de devenir le meilleur ami de l'homme.

Aujourd'hui, Maurice compte plus de 650 000 usagers sur 1,2 millions d'habitants. Un chiffre qui le propulse au premier rang africain avec un taux de pénétration estimé à 60 % même si on est loin des 100 % de la Suède, de l'Italie, de l'Autriche, ou encore des 75 % de la France.

Seulement pour l'année 2004, 120 000 combinés ont été vendus. Cette année, la vente devrait atteindre un chiffre d'affaires de Rs 700 millions. Pour leur part, les opérateurs Cellplus et Emtel se partagent un marché pesant Rs 2,5 milliards.

Ce marché est encore en expansion, mais pour combien de temps encore ? "Nous serons saturés d'ici un an et demi tout au plus", entrevoit déjà Ameen Rawat, directeur général de Rawat Communications. "Une fois ce seuil atteint, il s'agira uniquement d'un marché de renouvellement de téléphones. Et ce sera beaucoup plus difficile."

La tendance qui veut que les représentants officiels des grandes marques se muent en vendeurs multimarques n'est pas innocente. D'une part, ils visent à arracher des parts d'un marché parallèle de plus en plus envahissant. D'autre part, il s'agit d'être prévoyant pour les temps plus difficiles.

Investissements de Rs 30 millions

C'est ainsi qu'Harel Mallac Communications, représentant officiel de Sony Ericsson dans l'océan Indien, a attiré Nokia dans son écurie au début du mois. Rawat, jusqu'ici seul titulaire de cette marque, a contre-attaqué en ouvrant le premier Nokia Concept Store de la région Afrique. Un investissement en espèces sonnantes et trébuchantes de Rs 30 millions. Rien que ça !

Mais ce n'est que le commencement. Rawat Communications, qui a récemment pris une seconde marque, Sagem, sous ses ailes, ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. "D'ici deux mois, nous allons prendre une troisième. Du jamais-vu encore", confie Ameen Rawat. Plutôt du jamais entendu alors

Chez Harel Mallac, les pourparlers sont aussi engagés pour une troisième marque de téléphone mobile. Les choses seraient conclues avant la fin de l'année. Histoire de pouvoir se lancer à trois pour les fêtes de fin d'année, période propice pour les revendeurs de téléphone.

L'arrivée de MTML et l'offre des mobiles sur abonnement pourrait cependant bousculer les choses. Mais cette nouvelle venue n'a pas le choix. Ses concurrents dans le domaine du mobile sont déjà solidement ancrés. Cellplus compte aujourd'hui 400 000 abonnés, contre 250 000 pour Emtel. Pénétrer sur les terrains de chasse de ces deux-là ne sera certainement pas mission aisée. "En plus d'offrir des tarifs plus attrayants, ils devront également faire comme partout ailleurs, inclure les portables à leurs abonnements", observe un professionnel du domaine.

Cellplus serait déjà partante pour suivre MTML sur ce parcours. Même son de cloche chez Emtel. "Ce sera peut-être une bonne affaire pour nous. Au lieu d'un renouvellement de mobile tous les deux ans, l'usager pourrait être tenté d'en changer plus rapidement et donc, on en vendra plus", analyse Kenneth Yip Tong, directeur exécutif de Mauritel, représentant exclusif de Motorola pour l'océan Indien.

Pour les revendeurs officiels, de tels forfaits pourraient amener un autre plus : la mort du marché gris. "Les opérateurs achèteront leurs mobiles auprès des agences. Cela ne peut donc qu'être bénéfique pour nous", ajoute Kenneth Yip Tong.

(Source: L'Express )

ACTUALITES INTERNET

INDEX

MTN ACHÈTE GLOBAL NET

La nouvelle entité va désormais s'appeler Mtn Networks Solutions et sera tout aussi spécialisée dans la fourniture des services Internet.

Comme nous l'annoncions dans l'une de nos précédentes éditions, Global Net, l'un des providers les plus en vue dans le paysage des nouvelles technologies de l'information et de la communication a été racheté par Mtn-Cameroon. L'information a été officialisée la semaine dernière par un communiqué émanant de la direction générale de la filiale camerounaise du géant sud-africain de la téléphonie, Mobil Téléphone Network (Mtn) " L'ambition affichée par Mtn en prenant pied sur le segment Internet est le suivant : investir lourdement dans des technologies performantes grâce auxquelles les particuliers et les entreprises pourront accéder à Internet à moindre coût et de manière plus fiable. Ce qui devrait entraîner une baisse des coûts d'accès et par extension de plus grandes possibilités d'accès pour tous les Camerounais; acquérir le business d'un fournisseur d'accès Internet local et ses licences d'exploitation et l'intégrer dans la structure Mtn. Il se développera au sein de Mtn comme une entité opérationnelle différente sous le nom de Mtn Network Solutions. "

Du même communiqué, l'on apprend que l'opérateur de téléphonie mobile part de plusieurs constats, le fait que l'accès Internet soit toujours un luxe pour les particuliers et les petites entreprises, son coût assez élevé, la vétusté du réseau des fournisseurs Internet actuel, l'offre de service limitée, etc. Il s'agit alors pour Mtn Cameroun de " développer l'accès à ces services à travers tout le Cameroun (partout où notre réseau mobile est présent). Ce qui devrait conduire à une vulgarisation de l'outil Internet ; et surtout de permettre à tous les acteurs du secteur d'accéder à nos ressources dans la limite de ce que nos licences nous permettent notamment tous les autres fournisseurs d'accès Internet. Les autres acteurs Isp ne pourront que bénéficier de ces nouvelles possibilités. " Joint au téléphone par Le Messager, Bouba Kaélé, l'un des responsables de la communication de l'opérateur de téléphonie mobile précise toute fois que la nouvelle entité aura son statut juridique, bien différent de celui de Mtn Cameroun.

Au siège du provider à Deido, l'on peut toujours admirer l'enseigne portant le logo Global Net. A l'intérieur de la bâtisse bondée comme à l'accoutumée de monde, internautes, moniteurs et autres visiteurs s'activent comme si de rien n'était. Approché par Le Messager, certains employés feignent de ne rien savoir sur ce rachat. " Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je me contente de faire mon travail et rien que mon travail ", lance un webmaster. " Je l'ai lu quelque part dans un journal, et j'attends que la direction générale nous dise un peu plus sur cette question ", déclare sur un ton plus calme son collègue. Ce dernier ne cache même pas sa joie si une telle information était confirmée : " Cela augure des lendemains meilleurs aussi bien pour notre société que pour nous autres employés. Mtn c'est quand même l'une des plus grandes entreprises de télécommunications en Afrique et je ne doute pas un seul instant que ce rachat est porteur de beaucoup de bonnes nouvelles pour nous autres employés " Une démarche pour rencontrer un responsable de Global Net pouvant s'exprimer sur le sujet s'est avérée vaine, celui-ci étant, selon les dires d'une réceptionniste en pleine séance de travail, avec son directeur général.

Exit donc Global Net qui depuis 2000 s'est spécialisée dans les services de pointe liés aux Ntic, avec pour ambition de "couvrir à court terme, le triangle national et à long terme, l'Afrique avec un service satellitaire ". Pour y parvenir, Global Net a fait des liaisons hertziennes, stations terriennes Vsat, fibres optiques et câbles traditionnels et se présente même comme un partenaire incontournable du réseau privé virtuel, la première société camerounaise spécialisée dans les réseaux privés VSat. Elle s'est même occupée de l'implémentation de plus de 30 réseaux de télécommunications dans plus de 30 pays à travers le monde (Sénégal, Philippines, Soudan, Tchad), entre autres.

L'on espère que l'ambition affichée par le nouveau repreneur qui est finalement celui de démocratiser l'accès Internet à toutes les populations aussi bien dans les zones urbaines que rurales sera respectée. Les internautes y gagneront à coup sûr.

(SOURCE: Le Messager)

TOGO - COMMERCE ÉLECTRONIQUE EN AFRIQUE : UN SPÉCIALISTE PRÉSENTE LES AVANTAGES DU SECTEUR

L’Afrique peut tirer profit du commerce électronique, car ce secteur brasse des milliards de dollars Us dans le monde, a affirmé jeudi soir à Lomé, capitale du Togo, Eckililou Amédja, ingénieur togolais en génie électrique, lors des journées portes ouvertes, organisées par le Centre d’assistance, formation et études (Cafe), une société privée qui opère dans le secteur de l’informatique et des télécommunications.

Selon M. Emédja, l’Afrique a intérêt aujourd’hui à jouer un rôle dans ce commerce via internet, qui prospère, en participant à ces flux d’échanges dans le monde.

Il explique que le commerce électronique permettrait aux entreprises en Afrique de vendre leurs produits et services via internet et aussi de faire suivre leurs payements par la même voie.

Ces entreprises, selon M. Amédja, seront visibles virtuellement dans le monde entier, auront des clients partout, n’auront plus de contraintes géographiques et seront ouvertes virtuellement 24h/24. Cependant, a-t-il déploré, le manque d’infrastructures techniques, d’un arsenal juridique adéquat et de sociétés désireuses de pratiquer ce commerce, constitue des difficultés qui empêchent l’éclosion d’un tel commerce en Afrique.

Outre ces difficultés, il faut une « réelle et certaine pénétration de l’Internet dans le tissus social et économique en Afrique », et il est nécessaire que les populations africaines aient envie de faire des achats par Internet, bousculant les réflexes traditionnels d’aller au marché », a-t-il déclaré.

Les Etats africains, suggère M. Amédja, peuvent mettre sur pied, par exemple, des « structures d’accueil et de promotion », proposant des allègements fiscaux et autres avantages à des sociétés intéressées, afin, a-t-il dit, de promouvoir le secteur. Il met en exergue les efforts réalisés au Maroc et au Sénégal, à travers des centres d’appel Ip.

(SOURCE : Le Soleil)

ILE MAURICE - L'ARRIVÉE DE LA TÉLÉ PAR ADSL EST MAINTENANT CERTAINE

Sans cesse reportée depuis un an, la convergence entre la télévision numérique, le téléphone et l'internet se fera maintenant vers le milieu de l'année prochaine. Les délais sont principalement dus au souci de Mauritius Telecom d'offrir un produit sans faille.

La seule prise téléphonique permettra de recevoirla télévision, l'internet et la communication par téléphone.

Promise depuis fin 2004, la révolution technologique que promet d'être la télé par ADSL reste toutefois coincée sur la ligne de départ. Mais dans les hautes sphères de Mauritius Telecom (MT), on est catégorique : son introduction aura lieu vers la mi-2006 au plus tard.

Plus que quelques mois donc avant de vivre la convergence entre la télé numérique, le téléphone et l'internet qui pénétrera dans les foyers à travers une simple prise téléphonique. Des bouquets de télévision numérique, des vidéos à la demande, des services interactifs, dont un Internet allégé, ainsi que le téléphone et l'internet rapide (ADSL) figurent au programme de ce projet initialement nommé «triple play», maintenant rebaptisé «Multiplay». MT compte en faire un produit populaire. La compagnie espère convertir 100 000 foyers en cinq ans.

Pour séduire le grand public, plusieurs formules auraient été peaufinées. L'abonnement mensuel le plus abordable sera probablement entre Rs 300 et Rs 400. Il permettra entre autres, d'accéder à plusieurs chaînes de télévision. L'abonné pourra également acheter plusieurs films plus ou moins récents sans frais supplémentaires. MT aurait déjà approché plusieurs ambassades en vue de recevoir gratuitement des programmes. ça, c'est pour l'abonnement de base. Pour recevoir des films, programmes ou autres événements sportifs plus récents ou populaires, il faudra cependant mettre la main à la poche. C'est ce qu'on appelle la vidéo à la demande. Les prix fluctueront naturellement selon le programme offert.

D'autres opérateurs, dont possiblement CanalSatellite, Parabole Maurice et Zee TV, proposeront également des bouquets. Ceux qui veulent en bénéficier devront payer une somme supplémentaire. MT est aussi à la recherche de décodeurs, indispensables pour convertir et décrypter les signaux du «Multiplay», pouvant enregistrer, diffuser en léger différé et capter la télévision numérique terrestre (TNT). «Il est totalement logique que nos décodeurs permettent de recevoir notre Multiplay et capter la TNT lancée par la MBC il y a trois semaines», dit-on chez MT.

Sans cesse reporté depuis un an, ce projet (le plus ambitieux de la compagnie nationale depuis l'introduction du SAFE en 2001), est aujourd'hui bien calé sur les rails menant à la Telecom Tower. Il n'y a plus de place pour le doute qui existait encore en mai dernier quant à la viabilité du projet. Sceptique par rapport à la solidité du projet, France Télécom (FT), actionnaire de MT à hauteur de 40 %, envisageait l'abandon du projet il y a encore quelques mois. Et cela même si la technologie provient de FT.

«FT, tout comme les autres membres du conseil d'administration, voulait s'assurer que nous ayons un bon businessplan avant d'aller de l'avant», avance un proche du dossier. Quoi de plus normal pour un projet qui est estimé à Rs 1,5 milliard ? «Il fallait être sûr de pouvoir rentabiliser cet investissement», indique-t-on dans les milieux proches de la compagnie nationale des télécommunications.

Le dépassement de la deadline initiale n'est cependant pas uniquement dû aux hésitations de la direction de MT. La complexité du projet incite également à la prudence. Pour permettre la diffusion d'images numériques à travers le réseau téléphonique, il a fallu procéder à un rehaussement important du réseau de MT. Pour pouvoir supporter le «Multiplay», le réseau doit pouvoir absorber le surcroît de données nécessaire à son bon fonctionnement.

«Il fallait en quelque sorte agrandir la route pour véhiculer ce flot de données afin de permettre la fluidité des images diffusées. Aujourd'hui, le nécessaire est fait. Notre réseau peut supporter la capacité requise. Les tests nécessaires ont été effectués», indique notre source. Le réseau de MT peut aujourd'hui aller jusqu'à 6 mégabytes par seconde.

Le changement du format utilisé pour encoder les images audiovidéo a eu un impact sur les travaux. Alors que MT avait commencé à travailler sur le MPEG2, elle a décidé de passer directement au MPEG4 qui est deux fois plus performant. «Cela nous évitera d'investir gros dans un an ou deux», déclare un technicien. La plateforme (le logiciel qui pilotera tout le système) serait quant à elle en voie d'acquisition.

MT souhaite ne pas faire les mêmes erreurs qui ont été faites ailleurs. En France et dans le monde, où la télé par ADSL a été introduite, il y a eu quelques problèmes, notamment au niveau du gel d'images occasionné par des défaillances techniques du prestataire ou des congestions de réseau. En numérique, une image passe ou ne passe pas. Si la transmission est mauvaise, l'image se fige.

La fluidité peut être défaillante, mais le phénomène de «neige» ou de parasites sur l'écran, comme pour l'analogique, n'existe pas. Cela dit, pour ce qui concerne la France, des sondages très récents ont démontré que les abonnés d'offres de télé par ADSL ont été largement séduits. MT ambitionne pour sa part d'offrir un produit encore plus avancé que ceux des opérateurs français.

(SOURCE: l’Express)

RDC - LE PARLEMENT DOTÉ D'UN SITE WEB

Le Programme des Nations Unies pour le développement a procédé, le jeudi 20 octobre, au lancement officiel du site Web du Parlement de la Rdc.

Le lancement de ce site intervenu en présence du rapporteur du Sénat servira à vulgariser les activités du parlement en ce moment où la République démocratique du Congo s'approche vers la tenue de grandes échéances électorales.

L'adresse de ce site est www.parlement-rdc.org et comprend deux fenêtres, à savoir une pour le Sénat et une autre pour l'Assemblée nationale où est repris l'historique, la structure, la composition, les activités et les publications du parlement.

Dans son mot de circonstance, le rapporteur général du Sénat, Lambert Mende, a déclaré que le site n'est devenu une réalité que grâce au soutien des partenaires de la communauté internationale, plus particulièrement le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).

« Nous tenons à remercier le Pnud et particulièrement ses représentants en Rdc qui n'ont ménagé aucun effort pour équiper l'Assemblée nationale et le Sénat, formé le personnel qui sera mis à contribution pour aider nos deux institutions à faire connaître leur travail mais aussi pour mettre à la disposition des députés et sénateurs un outil important de pouvoir collecter l'information nécessaire à l'accomplissement de leur tâche en faisant connaître au monde entier la composition qui est la leur», a-t-il indiqué

A cette occasion, il a réitéré les remerciements et émis le souhait de voir cette coopération aller de l'avant pour permettre au Parlement de résoudre, aujourd'hui et demain, tous les problèmes liés à la communication.

S'adressant aux Congolais, Mende a déclaré : «Ce site est une ouverture pour le Congo profond. Lorsqu'une personne est connectée sur le Net, il est à mesure de suivre toutes les activités qui se déroulent au Parlement, car nous travaillons pour l'ensemble des Congolais de même que pour ceux qui se trouvent à l'étranger».

Pour réussir cette opération, le rapporteur a indiqué qu'ils devaient s'organiser seul pour trouver les possibilités financières et logistiques parce que le budget de la République n'est pas à mesure de financer cela. Il leur a fallu faire appel à des partenaires et le Pnud a répondu à cette offre. Quant au chargé de programme du Pnud, Jorg Kuhnel, il a relevé le fait que cette collaboration a été fructueuse et que le Pnud est très heureux de participer à la cérémonie du lancement dudit site.

«Un site web du parlement est la vitrine de votre institution. Il facilite la communication et l'échange entre le Parlement et la population ainsi que l'étranger», a-t-il indiqué. Il a terminé son discours en confirmant que ce site comblera le déficit de communication du Parlement, car il contient des archives nécessaires de toutes les activités déjà réalisées par cette institution.

(SOURCE: Le Potentiel)

ACTE CONCRET DU GOUVERNEMENT POUR UNE MEILLEURE CONNECTIVITÉ INTERNET AU MALI

Pendant que le plaidoyer du réseau TOGUNET se poursuit, le conseil des ministres de ce mercredi 26 octobre 2005, décide de poser la fibre optique à travers la ville de Bamako. Elle va permettre le développement des produits et services nouveaux notamment en matière de téléphonie fixe et mobile, de boucle locale radio, de services Internet à haut débit et d’autres services et produits multimédias à large bande.

Extrait du communiqué du conseil des Ministres :

« Au chapitre des communication écrites Au titre du ministère de communication et des nouvelles technologies : Le conseil des ministres a examiné une communication relative au projet de réseau de données de Bamako.

Le projet de réseau de données de Bamako a pour objet la réalisation d’un important réseau de transmission numérique de données par câbles fibres optiques .Il entre dans le cadre de la modernisation et de l’extension des infrastructures de télécommunications de base de la Sotelma (Société des Télécommunications du Mali).

La boucle qui sera réalisée dans le cadre du projet prendra son point de départ à Souleymanebougou. Elle va continuer en direction de l’ancien pont de Sotuba pour rejoindre Sogoniko. De Sogoniko, elle va rejoindre le centre de transit des Halles de Bamako pour repartir vers les quartiers de Niamakoro et kalabankoro en direction de Bacodjikoroni et pour reboucler à Bamako Coura via le nouveau pont.

La réalisation du projet vise à augmenter la capacité en bande passante à Bamako et la vitesse de transmission des lignes de transport. Le coût du projet s’élève à 2, 889 milliards de Fcfa environ qui sera financé par un prêt contracté par la Sotelma auprès d’Ecobank ».

Cette situation est encourageante pour le réseau TOGUNET qui a initié cette année un processus de plaidoyer pour une meilleure connectivité Internet au Mali.

Le réseau a pu réunir tous les acteurs les 31 mars et 1er avril pour faire l’état des lieux et des recommandations. Aujourd’hui un document rapport est déposé sur la table des décideurs : Président de la République, Président de l’Assemblée Nationale, Premier Ministre et Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies.

Le 29 septembre dernier le réseau a organisé une conférence de presse sur la question. C’était l’occasion pour son Président Professeur A. Kader TRAORE de solliciter l’accompagnement des médias pour une meilleure atteinte des objectifs.

Enfin TOGUNET s’apprête à organiser un débat à la télévision nationale d’ici le Sommet Mondial sur la Société de l’Information de TUNIS prévu pour ce mois de Novembre 2005.

(SOURCE: http://www.mali-ntic.com/article.php3?id_article=112)

SENEGAL- MULTIMÉDIA : SE METTRE AUX TIC, ALORS QU'IL EST TEMPS

En dépit de l'importance des (nouvelles) technologies de l'information et de la communication (N)Tic par rapport au développement actuel et futur de l'Afrique, les médiats de nos pays sont toujours peu enclins à traiter de ce sujet. L'ère de la société de l'information oblige pourtant à reconsidérer nos rapports avec ces outils que l'on retrouve partout.

L'atelier régional sur « les médiats ouest-africains face aux enjeux des Tic », du 17 au 21 octobre à l'hôtel Al Afifa, organisé sous l'égide du Panos Afrique de l'Ouest, aura permis à une quinzaine de journalistes du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Togo et du Sénégal d'avoir un éclairage plus évident du peu d'intérêt accordé aux Tic dans la presse. Cette réalité a été mise à nu à la faveur de la communication présentée à cette occasion par le journaliste sénégalais Alain Just Coly, consultant en matière de Tic.

Des chiffres, des chiffres. D'après une étude de l'ouvrage d'Alain Coly, « Ecrire sur les enjeux des Tic », publié par l'Ipao (juin 2005), la fréquence des titres consacrés aux Tic dans le quotidien national « Le Soleil » entre juillet et octobre 2004 montre un pourcentage de 1,27% pour les Tic contre 17,92% pour les thèmes économiques et 22,69% pour la politique. Dans cette même étude effectuée, cette fois, avec le quotidien Wal Fadjri, les Tic occupent encore la dernière place avec 0,22% avec la politique, les faits de société et le sport en tête, en plus de 0,88% pour la santé, également 0,88% pour les arts et la culture et 2,88% pour l'éducation. On note avec A. Coly que les cahiers « multimédias » qui étaient en vogue dans les années « 90 » ont disparu quasiment des supports de presse.

Actuellement, la télévision nationale propose un créneau d'émission thématique « SET- Science Environnement et Technologies » animé par Mamadou Diéguène. La 2 chaîne (Rts 2S) aussi propose « Point SN », une émission didactique sur l'usage des TIC. Ce sont deux exemples rares et la pratique démontre que les médiats et la presse écrite en particulier réagissent en général sur des événements ponctuels, en se basant sur l'actualité immédiate.

L'information sur les Tic est reléguée en second plan, au détriment de « la politique » et de « l'économie », omniprésentes à la « Une », quand bien même une certaine transversalité de l'utilisation de ces outils technologiques est réelle dans tous les domaines d'activité de nos jours. Voilà sans doute des outils qui peuvent apporter un plus à nos conditions de vie, étant entendu que l'on est entré dans une société de l'information et que la chose la mieux partagée avec les nouveaux médiats, est l'information, le savoir et la connaissance, pourvu encore que l'on puisse accéder sans difficulté aux véhicules de ces valeurs du monde du 21e siècle. Si nos Etats africains doivent prendre des mesures urgentes en matière d'encouragement de la formation, de la vulgarisation, des réformes des télécommunications et de la législation sur l'utilisation des Tic, c'est parce que de gigantesques enjeux pointent à l'horizon. Quand on pense à la gouvernance d'Internet que les Africains souhaitent « plus équilibrée et plus démocratique », on suppose, en amont, que des mesures soient prises et des initiatives supportées pour que l'on ne se retrouve pas demain dans la situation de l'analphabète qui découvre les facultés complexes de la machine à remonter le temps.

La gouvernance d'Internet pour un savoir mieux partagé et une réduction significative de la fracture numérique ; ce sera un sujet du débat du prochain Sommet mondial de la Société de l'Information (Smsi) en novembre prochain à Tunis. Il faut assumer l'entrée dans cette ère nouvelle et s'engager résolument à faire profiter notre continent des avantages du monde moderne, surtout ne pas seulement consommer ce que font les autres, il est temps de se mettre aux Tic, pour également faire des propositions dans les contenus de l'Internet, mais aussi dans les configurations des outils et dans la création des logiciels et autres supports de l'intelligence.

(SOURCE: Le Soleil)

CAMEROUN: DÉSAGRÉMENTS, MAUVAISE CONNEXION AU PRIX FORT

Malgré les progrès réalisé dans le domaine de l'Internet au Cameroun avec la multiplication des fournisseurs d'accès, les prix d'accès à un terminal demeurent chers dans les autres villes du Cameroun en dehors de Douala et Yaoundé.

A Bafoussam, s'il y'a un secteur dans lequel la concurrence est quasi inexistante, c'est bien dans celui des cybercafés. A côté de quelques-unes qui résistent et continuent de fonctionner, plusieurs et parmi lesquels les premières à ouvrir ont mis la clé sous le paillasson. Pour la plupart, les machines vieillissantes n'ont pas pu être remplacées faute de moyen ; ce qui a sonné le glas de la fermeture pure et simple.

Faute d'adversaires, les quelques cybercafés qui résistent encore font la pluie et le beau temps et offrent aux internautes l'unité de connexion au double du prix pratiqué dans les villes de Douala et Yaoundé par exemple. Le prix d'une heure de connexion qui était jusqu'à une date récente de 700 Fcfa se situe aujourd'hui entre 400 et 500 Fcfa. Toujours deux fois plus chers qu'à Douala ou Yaoundé où à certains endroits, la même somme est déboursée pour deux heures de connexion. Cette légère baise peut s'expliquer par l'assouplissement des prix du principal fournisseur d'internet de cette localité, Camtel. "Camtel a baissé les prix parce qu'elle exploite ses propres installations. En plus des prix revus à la baisse, la connexion est un peu plus rapide ", explique madame Odile Mboutoue. Pour Aristide Tchakounté, la fixation des prix est aléatoire même si les clients estiment que le prix de l'heure est élevé.

En dehors des prix jugés exorbitants par les internautes, une autre difficulté réside dans la qualité de la connexion. La plupart des cybercafés de Bafoussam ne sont pas autonomes et obtiennent leur connexion auprès des fournisseurs d'accès à Internet privés. Ces derniers ne respectent pas toujours leur capacité de distribution et vendent leurs services à plusieurs personnes. Conséquence, les connexions dans les cybercafés sont très lentes. Très souvent 15 minutes sont insuffisantes pour ouvrir la boîte e-mail et consulter les messages. Ce qui décourage des potentiels internautes et fait ainsi perdre des clients aux différents cybercafés. " La plus grande difficulté c'est les fournisseurs d'accès. La connexion n'est pas bonne ce qui n'est toujours pas du goût des clients. Si les fournisseurs pouvaient nous comprendre et nous donner une bonne connexion, cela nous permettrait d'avoir des clients réguliers et accroître nos recettes. Quand ils promettent de te vendre 64 bits, ils te vendent plutôt 10", se plaint Line Laure. Pour les fournisseurs, " la mauvaise connexion est très souvent due à la vétusté des machines ou du serveur." Un débat où chacun croit avoir raison.

(SOURCE: Le Messager) 18/10/05

SÉNÉGAL: TIC - LA RÉFORME DES LÉGISLATIONS : UNE URGENCE DE L'HEURE

Le ministre des Postes, Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication, Joseph Ndong, a présidé l'ouverture d'un atelier de deux jours, qui se tient précisément à l'hotel Savana, sur les « politiques et stratégies nationales des technologies de l'information et de la communication (TIC) consacrées à la réglementation, la régulation et l'accès public ».

L' atelier sur les TIC, qui se termine aujourd'hui à l'hotel Savana (et non à Al Afifa ...), est organisé dans le cadre du réseau mondial de ressources en cyberpolitique . Il a donné l'opportunité au ministre Joseph Ndong d'exposer des aspects de la politique nationale, qui se préoccupe du développement d'un environnement TIC au diapason de la nouvelle ère de l'information.

L'engagement du gouvernement du Sénégal à « faire du Sénégal un pays émergent, branché au monde avec ses citoyens, pour leur accès à l'ensemble des informations économiques, sociales et culturelles, à tout moment et en tout lieu » , est le fruit d'une vision du président Abdoulaye Wade, a soutenu, hier matin, Joseph Ndong, en présidant l'ouverture de cet atelier de deux jours .

Sur les « politiques et stratégies nationales des technologies de l'information et de la communication (TIC) consacrées à la réglementation, la régulation et l'accès public ».

Cet autre atelier sur les TIC, qui se termine aujourd'hui à l'hotel Savana (et non à Al Afifa ...), est organisé dans le cadre du réseau mondial de ressources en cyberpolitique, à l'initiative de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), avec les gouvernements canadien et français.

L'intranet gouvernemental du Gouvernement du Sénégal et le climat de collaboration, plus efficace, institué dans le gouvernement et entre les services influencent ainsi « un changement de mentalité et « un décloisonnement des ministères », soulignait Joseph Ndong ; cela configure ainsi « un guichet unique » et l'ouverture à la concurrence des marchés des services locaux. Anticipant sur les sujets débattus dans cet atelier par des experts et représentants d'institutions nationales africaines et internationales, le ministre Joseph Ndong indique le développement fulgurant de la téléphonie mobile, qui influence le marché de la ligne téléphonique classique tout comme la croissance de l'Internet ; l'arrivée des systèmes technologiques de 3e Génération tels que les WI-FI (Wireless Fidelity Technologie), entre autres, pousse aujourd'hui à envisager, dans l'urgence, « une nouvelle problématique en termes de réglementation du secteur ».

Sans aucun doute, des réformes devront être engagées dans de nombreux pays pour relever les nouveaux défis, en révisant les législations et en adoptant de nouvelles lois qui accompagneront les rapides mutations de l'environnement des communications et des TIC.

Le ministre a invité à l'élaboration diligente de stratégies nationales sur les TIC, conformément à la déclaration de principe et au plan d'actions élaboré dans la première phase du sommet mondial de la société de l'Information de Genève en 2003. L'atelier de Dakar doit, ainsi, passer en revue les aspects essentiels liés aux réglementations et à la régulation du secteur des communication et des TIC. A l'issue de leur première journée de travaux, les participants de l'atelier de Dakar ont déjà formulé leurs premières recommandations.

L'organe de régulation devra veiller à ce que l'implantation des Centres d'accès communautaires se fonde sur des critères de localisation qui visent à rendre effectif le droit d'accès aux TIC, partout où le secteur privé est quasi absent. Les participants pensent aussi que l'intervention des pouvoirs publics est nécessaire pour réduire la fracture numérique , en particulier en milieu rural.

En outre, la mise en oeuvre des recommandations du Sommet mondial sur la société de l'Information ( Tunis 2005) doit veiller à ce que les Etats prennent des mesures, pour mieux faire connaître les droits et libertés d'accès aux TIC, au plan de la législation et de la réglementation et la participation du grand nombre à l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques et stratégies nationales des TIC.

(SOURCE: Le Soleil)

CAMEROON, CENTRE MULTIMÉDIA COMMUNAUTAIRE : APPORTER L'INFORMATION AUX POPULATIONS DE BASE

Le projet de passage « à grande échelle » des Centres multimédia communautaires (Cmc) a réuni hier, au siége de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation et la culture (Unesco), les parties prenantes de ce projet qui vise à réduire le gap numérique.

« Le Centre multimédia communautaire (Cmc) a permis aux populations d'accéder à Internet, facilitant ainsi leur communication avec l'extérieur ; il leur a permis de faire des traitements de texte, sans se déplacer jusqu'à Dakar ; il leur a aussi permis d'avoir des informations sur l'Education et la Santé. Bref, le Cmc est un véritable outil de développement ». Alassane Ciss ne tarit pas d'éloges sur les retombées positives du Centre multimédia communautaire de Sébikotane, dont il est l'un des animateurs bénévoles.

Ce Cmc est l'un des six que l'Unesco a installé à travers le pays, en collaboration avec le gouvernement du Sénégal, la coopération suisse et d'autres partenaires. Il en existe aussi à Goudiry, dans la région de Tambacounda, à Diaobé, dans la région de Kolda, à Thiel, région de Louga, Ranérou, région de Matam et enfin à Khombole, dans la région de Thiès. Mais seul ce dernier est « tout à fait fonctionnel », selon Fatoumata Sow, coordinatrice du projet Cmc.

Ce projet vise à rendre accessible l'information aux populations de base. Il est initié depuis 2003 à l'issue du sommet sur la « Société de l'information », tenue à Genève. Il concerne trois pays africains : le Mozambique, le Mali et le Sénégal. Son montant est d'un million de francs suisses (près de 500 millions de francs Cfa), pour chacun des trois pays, entièrement pris en charge par la Coopération suisse. Au total, 50 CMc seront installés sur toute l'étendue du territoire national, à raison de 15 millions de francs Cfa l'unité. Un Cmc comprend un équipement de radio avec un émetteur, 4 à 5 ordinateurs connectés à Internet, une imprimante, un scanner, un appareil photo numérique, une photocopieuse, un téléphone et un fax. C'est donc « un concept novateur qui allie radio et nouvelles technologies ».

L'ultime but des Cmc est de réduire la fracture numérique existant entre le Nord et le Sud, mais surtout entre les villes et les zones rurales d'Afrique. Mais également de réduire la pauvreté. Les Cmc ont été déjà expérimentés en Asie et dans les Caraïbes avec des résultats probants. Ils ont « aidé à surmonter les obstacles liés à la faiblesse des infrastructures et des moyens, à la forte prévalence de l'analphabétisme ».

C'est sans doute la raison pour laquelle le ministère des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information et de la communication apporte tout son soutien au projet Cmc qui « est au coeur de trois préoccupations du Sénégal : le développement des ressources humaines et le renforcement des capacités des populations, la réduction de la fracture numérique et la lutte contre la pauvreté ».

(SOURCE: Le Soleil) 18/10/05

CAMEROUN, TRAVAILLEURS SANS SALAIRES DES CYBERCAFÉS

Exercer comme moniteur de cybercafé permet plus de renforcer ses connaissances en informatique que de gagner de l'argent. Reportage à Bafoussam.

Il faut s'armer d'une bonne dose courage et de la patience pour exercer comme moniteur de cybercafé. " C'est presque un travail de sacerdoce que nous faisons. Nous ne pouvons pas dire que nous avons un salaire. Ce que nous gagnons à la fin du mois est minable ", affirme Raymond Noumba, moniteur dans un cybercafé à Bafoussam. Le salaire, minable, n'enlève pourtant rien l'éventail du travail à abattre au quotidien. Les moniteurs doivent ouvrir le cyber dès 8 heures du matin pour ne le refermer qu'après vingt heures. Leur tâche une fois le cyber ouvert ne consiste pas seulement à vendre des tickets de connexion mais plus à conseiller et à assister de nombreux clients qui, pour la plupart, font leurs premiers pas sur Internet.

A ces différentes tracasseries de clients, se greffent les coupures intempestives de courants électriques. Mais pour la plupart des moniteurs, c'est la relation avec les clients qui semblent être en plus du salaire la véritable épine dorsale de leurs difficultés. " Nous sommes deux moniteurs qui travaillons ici de lundi à samedi. Mais c'est un travail pénible dans la mesure où beaucoup de clients sont désordonnés et très souvent perturbent d'autres ", enfonce Aristide Tchakounté, un autre moniteur.

Par ailleurs, si les uns se plaignent du niveau bas des salaires, d'autres n'en ont jamais connus et continuent pourtant de travailler. Ils sont plus soucieux des connaissances qu'ils accumulent au fil des jours que du gain matériel. " Les moniteurs n'ont pas de salaire en tant que tel. Ils ont cet avantage qu'en aidant les clients, ils se forment davantage en informatique. La plupart des enfants que j'ai reçus comme moniteurs sont repartis avec un très grand bagage en informatique. Ils sont aussi initiés en maintenance", affirme sans gêne Madame Kamnang Line Laure, gérante de l'un des plus grands cybercafés de la ville de Bafoussam au quartier Tamdja.

Line Kamnang est aussi passée par là et pense que c'est un exercice qui peut conduire à bon port. " J'ai commencé à travailler au cyber depuis 2001 quand je préparais mon stage académique pour l'examen de Bts. Le matin j'étais monitrice et caissière le soir. " Plus chanceuse, la même année, elle sera promue gérante après le départ du propriétaire qui avait décidé de s'occuper à autre chose. Grâce à l'accueil qu'elle offre à ses cybernautes, elle a fini par avoir des échanges de services avec certaines radios et bureaux régionaux de certains journaux locaux.

Bafoussam compte environ 15 cybercafés. Mais l'offre est généralement inférieure à la demande des clients. La plupart de ces centres de navigation disposent entre 8 et 15 machines en fonction de la taille. Ce qui demeure insuffisant car tous les jours après la sortie des cours après 15 heures, de nombreux jeunes élèves bousculent les autres usagers et parfois même leurs propres enseignants à la quête d'un ordinateur. " Nous recevons par jour en moyenne 30 clients avec une capacité de 8 machines. En plus du cybercafé, nous offrons d'autres services tels que la cabine téléphonique et le fax ", affirme Odile Mboutoue qui travaille dans le cybercafé du point commercial Camtel.

Les centres d'intérêts ne sont plus les mêmes pour tous une fois devant l'ordinateur. Pendant que les uns s'attardent aux services de messagerie ou de recherche avec Google, d'autres n'ont les yeux et la tête que pour les sites érotiques. " Quand je viens au cybercafé, c'est pour consulter ma boîte à messages, dialoguer avec mes amis qui sont en ligne. A défaut je peux aller à Google faire des recherches liées à mes études", soutient Alex Nguissa, élève. Même son de cloche pour Mathieu Tchiewe et Marie Jo, deux autres élèves qui, eux, avouent adorer en plus la navigation dans les sites des stars de la pop musique.

La plupart des tenanciers des cybercafés qui sont bien au parfum des pratiques quotidiennes dans leurs cybers soutiennent par ailleurs que la majorité des cybernautes visitent des sites pornographiques. " Très souvent les jeunes garçons viennent visiter le site du football et les jeux. Quant aux jeunes filles, c'est les hommes et l'envie de partir. Les garçons pervers sont dans les sites pornographiques à partir de 17 heures ", résume en bon connaisseur un gérant de cybercafé.

(SOURCE: Le Messager)

EN BREF

- Une trentaine de chefs d’Etat sur les 50 attendus ont confirmé leur participation au Sommet mondial de la société de l’information (SMSI), prévu à Tunis du 16 au 18 novembre. Les organisateurs attendent quelques 17.000 participants entre officiels, observateurs et exposants représentant les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les organisations internationales, a affirmé vendredi le président du comité permanent chargé de la préparation matérielle et organisationnelle de la seconde phase du sommet, Habib Ammar.

TÉLÉCENTRES : LES GÉRANTS À L’ÉCOLE DE LA BONNE GESTION

Véritable outil de développement et de lutte contre le chômage, les télécentres et cybercafés dans la région de Tamba ont dès le début prouvé leur poids. C’est ainsi qu’une trentaine de gérants viennent de bénéficier d’une formation à la bonne gestion. Dans ce cadre les patrons de ces Pme se sont familiarisés avec les thèmes comme le marketing, le management, la législation de commerce, et autres concepts de base sur la fiscalité. Cette formation entre en droite ligne de la perception des pouvoirs publics de l’importance des Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication, dans le développement socio-économique dira Habib Léon Ndiaye, l’adjoint au gouverneur chargé du développement qui a procédé de l’ouverture de ce séminaire de renforcement de capacité. Parlant de l’intérêt que le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade accorde aux Ntics, M Ndiaye a parlé de la fracture numérique en posant les principes de la solidarité numérique qui a comme finalité, la résorption du gap numérique entre les pays du nord et ceux du sud. Selon M. Ndiaye, ce séminaire va mettre à la disposition des bénéficiaires l’ensemble des outils nécessaires pour une gestion optimale et rationnelle des cybercentres et télécentres. Pour Mamadou Ndour du bureau d’études, de réalisations, d’appui conseil et formation à l’entreprise et au développement local les séminaristes vont se familiariser avec quatre modules de formation dont la législation de commerce et les aspects juridiques, la gestion de management, le marketing et enfin les Ntics. Pour Mme Aminata Diop Bagley du Programme Digital/Freedom Initiatives, (Dfi) la mission est d’utiliser les Tic ainsi que l’expertise des volontaires pour le développement des entreprises Sénégalaises. Ce programme est financé par l’Usaid et le gouvernement Américain depuis 2003. L’objectif de ce programme pour la liberté numérique, selon Mme Bagley reste la promotion, la croissance économique à travers les Ntics en utilisant les volontaires internationaux, locaux et des volontaires du Corps de la paix.

(SOURCE : Le Soleil)

INTERNET : LA COURSE SE PRÉPARE

Trois opérateurs s’affrontent. Ils ont tous une licence de téléphone fixe et comptent bien en profiter. L’ADSL a remporté un succès fou qui a toute les chances de se poursuivre au plus grand bonheur de Maroc Telecom. La concurrence s’annonce rude et chacun cherche la recette efficace pour s’imposer sur le marché.

Tous s’accordent à affirmer que l’Internet est un marché porteur. Maroc Telecom, Méditel et Maroc Connect s’engagent dans la course à laquelle d’autres opérateurs se joindront certainement grâce à la libéralisation des télécommunications. La concurrence risque d’être serrée car chacun des opérateurs devra répondre le mieux possible à la demande.

Maroc Telecom, le premier à avoir décroché une licence du téléphone fixe, a suscité l’engouement populaire en proposant l’Internet à haut débit : ADSL. Selon les dernières statistiques de Maroc Telecom, le nombre d’accès a grimpé de 3000 en 2003 à 200.000 en 2005. Chaque mois, 6000 nouvelles connexions viennent garantir le succès de l’ADSL.

"Les prix baissent, les bonnes notes augmentent ! " Maroc Telecom résume ainsi sa politique. La logique de la baisse des prix draine plus de clients, alors les promotions s’enchaînent. La dernière offre de Maroc Telecom, lancée à l’occasion de la rentrée scolaire, réduit le tarif de l’abonnement ADSL à 149 dh TTC/ mois (au lieu de 199 dh), pendant les six premiers mois. Les frais du Pack modem ADSL ont été réduits à 50%.

Cet opérateur joint à la baisse des tarifs d’autres offres qu’il qualifie d’utiles : pack ménara sécurité avec antivirus et contrôle parental, pack ménara Wifi pour Internet sans fil... , de quoi convaincre des parents pour qui Internet représente une menace pour leurs enfants.

"Maroc Telecom réalise ainsi des performances supérieures à nos attentes ", a déclaré le 12 septembre, lors d’une conférence de presse, le président du directoire du groupe, Abdeslam Ahizoune. Plein d’enthousiasme, ce dernier a tenu à souligner que " l’ADSL est un relais de croissance pour le développement de l’économie et de la société " et que Maroc Telecom poursuivra son soutien aux assembleurs de PC au Maroc en leur offrant le réseau de distribution.

Le chiffre d’affaires de l’opérateur a enregistré une hausse de 14% au premier semestre de cette année. Une performance qui aiguise son appétit de développer l’exploitation d’Internet à haut débit. L’opérateur compte mettre en place un bouquet numérique télévisé par ADSL. Des tests ont été effectués avec succès avec les deux chaînes de la télévision nationale. Il n’y a plus qu’à achever la partie réglementaire pour que ce projet puisse voir le jour.

Face au succès que remporte Maroc Telecom, son traditionnel concurrent, Méditel s’apprête à se lancer dans le marché de l’Internet. D’après Nabil Berrada, directeur de la communication et des relations institutionnelles de Méditel, l’entrée en course se fera bien avant la fin de cette année.

La recette grâce à laquelle Méditel compte s’imposer prône la qualité du service garantissant le débit final et l’accès rapide. A cela, le second opérateur table sur une stratégie alliant la diversification à l’innovation en matière d’offre. " Il faut tout simplement adapter l’offre au besoin de la demande ", résume M. Berrada. Avec l’attribution de la troisième licence du téléphone fixe avec mobilité restreinte à Maroc Connect, la concurrence se corse. Ce troisième opérateur, déjà présent en tant que fournisseur d’accès à Internet, a gagné ce marché moyennant la somme de 306 millions de dirhams. Il devra suivre à la lettre le cahier de charges signé avec l’Agence nationale de réglementation des télécommunications.

Durant sa première année d’exploitation de sa licence, Maroc Connect devra investir pas moins d’un milliard de dirhams. Le service à mobilité restreinte dont s’acquitte cet opérateur doit permettre aux abonnés d’accéder aux télécommunications offertes par un opérateur sur une zone géographique ne dépassant pas 35 km de diamètre. Maroc Connect compte utiliser pour cela une technologie de pointe (CDMA et WIMAX) et mettre en place un important réseau d’infrastructures alternatives (fibre optique).

Le terrain se prépare à une explosion Internet dont profitera certainement le consommateur.

(SOURCE : Le Matin)

L’INTERNET AURA SES 1ÈRES ASSISES LE 08 NOVEMBRE PROCHAIN

L’ANRT (Agence nationale de réglementation des télécommunications) organise, en collaboration avec le ministère chargé des Affaires économiques et générales, les 1res Assises de l’Internet au Maroc, le 08 novembre 2005 à Rabat.

Cette décision a été la consécration d’un processus préparatif axé notamment sur une consultation publique lancée par les organisateurs pour recueillir des avis sur les thématiques actuellement traitées dans ce cadre.

L’objectif recherché par ces Assises est de définir et retenir les actions les plus pertinentes pour permettre le développement du marché de l’Internet au Maroc, des actions relatives à trois axes : infrastructure et accès, contenus et axe information, formation et communication, en plus d’autres facteurs pouvant jouer le même rôle.

Les initiateurs de cette idée comptent sur ces Assises pour jeter les bases d’un vrai développement de l’activité de l’Internet au Maroc, surtout qu’elles arrivent à un moment où le segment de la téléphonie fixe est promu à un meilleur avenir après sa démonopolisation. En attendant l’impact de cette ouverture, l’Internet au Maroc reste un segment sous développé.

En effet, selon une enquête nationale sur l’utilisation des technologies de l’information au Maroc au niveau des ménages et des entreprises, publiée récemment par l’ANRT et qui est considérée comme la première du genre, le taux de pénétration de l’Internet reste faible aussi bien à domicile que pour les entreprises.

Ainsi, environ 120.000 ménages disposent d’une connexion à Internet à domicile, soit un taux de pénétration dans la population totale de 0,4%. Par contre, la pénétration de l’ADSL (Internet à haut débit) est importante avec 60.000 ménages équipés soit 0,2% de la population marocaine. Exprimé en nombre d’utilisateurs potentiels, cela représente environ 600.000 individus ayant accès à Internet à domicile. Le mode de connexion à Internet demeure encore dominé par les connexions de type RTC, mais l’ADSL représente déjà plus de 45% de part de marché.

Près de 12% de la population totale, soit environ 3,7 millions, accède à Internet en dehors du domicile. Le budget consacré à Internet (tous lieux d’accès confondus) est assez restreint : 63,7% des internautes y consacrent moins de 100 DH mensuel. En milieu rural, 72,6% des internautes y consacrent même moins de 50 DH. Ce budget reste ainsi généralement sensiblement moins élevé que celui consacré à la téléphonie mobile.

Même si le taux d’accès à Internet en dehors du foyer est nettement plus important que la connexion à domicile, celui-ci reste, toutefois, un préalable incontournable à la diffusion de l’Internet. Ce retard enregistré par la connexion à domicile est dû, selon l’étude, à la perception négative du web et au sous-développement du commerce électronique.

L’absence d’accès Internet à domicile s’explique de différentes manières selon le milieu de résidence du ménage. En milieu rural, l’analphabétisme ou le manque de formation constitue la raison principale : elle est mise en avant par 63,3% des individus vivant en milieu rural électrifié devant « le prix trop élevé » pour s’équiper en accès à Internet à domicile (37,7%). Cette dernière raison est par contre la raison principale du non équipement en accès Internet à domicile en milieu urbain (58%) devant le non équipement en ordinateur (38%).

En ce qui concerne les points négatifs perçus de l’Internet, il s’agit notamment du « mauvais contenu pour les enfants » et « du prix trop élevé » et ce, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle du chef de ménage, le milieu de résidence, le sexe et l’âge de l’individu.

Pour les freins à l’achat sur Internet, l’obstacle majeur est l’absence d’utilité perçue (46,1%). Par ailleurs, les Marocains estiment que la disponibilité des produits n’est pas satisfaisante (38,3%) et que les prix sur Internet sont trop élevés (33%). Enfin, les problèmes liés à la sécurité des transactions d’achat (25%) et à la nécessité d’avoir une carte de paiement internationale pour effectuer des achats (24,1%) constituent des freins importants à l’achat en ligne.

S’agissant des entreprises, en moyenne, 90% d’entre elles disposent d’une connexion à Internet (soit environ 35.000 entreprises connectées) dont moins de 1% via un accès sans abonnement. Les offres ADSL sont de loin les solutions les plus utilisées par les entreprises pour accéder à Internet, soit plus de 60%.

Pour l’accès personnalisé à Internet, parmi les entreprises déclarant disposer d’une connexion Internet, en moyenne 56% des postes sont connectés à Internet soit environ un ordinateur sur deux.

Par ailleurs, sur l’ensemble des entreprises, 38% déclarent disposer d’un site Web, soit environ 15.600 sites pour les entreprises marocaines. Parmi ces dernières, 78% disposent d’un nom de domaine propre et pour 75%, ce site est de type commercial.

Sur l’ensemble des entreprises, seules 14% déclarent avoir recours à des achats en ligne et ce, pour un montant ne dépassant pas 4% du volume global des achats de l’entreprise dans 95% des cas.

La vente en ligne est encore plus faible, puisque seules 4% des entreprises interrogées déclarent la pratiquer et ce, pour des montants représentant dans plus de 50% des cas un peu plus de 5% du chiffre d’affaires.

(SOURCE : Le Matin)

Le réseau de téléradiologie IKON du Mali

La télé radiologie n’est qu’un aspect de la télé expertise appliquée à la radiologie médicale. Autant la télé expertise peut être source de chômage dans les pays développés autant elle permet de suppléer au manque de ressources humaines qualifiées dans les pays en développement.

Le Mali, pays continental très vaste, sous-développé, sous-peuplé et  pauvre, ne dispose que d’une douzaine de radiologistes, presque tous installés à Bamako, secteur public et privé confondu, sauf un seul qui est en province (actuellement à Ségou). Les besoins sont donc immenses.

La politique sanitaire actuelle du Mali a été mise en œuvre après que les décideurs aient consenti de gros efforts en mettant en place des centres de santé communautaires dans les localités périphériques, des centres de santé de référence dans les communes urbaines et des hôpitaux régionaux dans les chefs lieux  de région, quelquefois avec l’aide des médecins coopérants étrangers. Ces médecins de province n’ont qu’un manipulateur en radio lorsqu’il y a une installation simple de radiologie et leur expérience personnelle en radiodiagnostic pour faire face aux énormes besoins d’examens radiographiques. Dans ce domaine, en dehors de certaines images élémentaires, « l’œil » du radiologiste est très souvent indispensable.

C’est ainsi qu’est née l’idée de projet de création d’un réseau informatique entre les hôpitaux régionaux et les hôpitaux centraux au cours d’un forum des acteurs de la santé organisé à Bamako en 2002 par l’IICD (Institut International pour la Communication et le Développement) des Pays Bas. Ce réseau de télé radiologie a été baptisé IKON. Il est supposé s’appliquer à la radiologie pour un début mais peut s’étendre à d’autres spécialités médicales.

L’objectif principal du projet était donc de procéder à la lecture de tous les dossiers radiologiques nécessitant un avis spécialisé. Le projet fut jugé d’intérêt public et accepté par l’IICD qui décida alors de financer sa mise en œuvre.

La mise en œuvre du projet est scindée en deux phases: une phase d’essai ou phase pilote d’un an reliant trois hôpitaux régionaux à l’hôpital du point G et une phase d’extension de quatre ans au cours de laquelle les autres hôpitaux seront progressivement connectés au réseau.

Après moult difficultés et obstacles le projet n’a pu démarrer qu’en 2004 par la formation du personnel des hôpitaux de Mopti et Sikasso. Le troisième hôpital régional identifié, initialement celui de Ségou, est remplacé par celui de Tombouctou à cause d’un changement de priorité (Ségou venait d’avoir un spécialiste radiologue).

Le démarrage effectif des activités de télétransmission des images radiographiques a commencé en juillet 2005 entre Mopti et Bamako. A la date d’aujourd’hui une vingtaine d’images radiographiques ont été envoyées par les médecins de Mopti pour interprétation. Elles ont toutes été lues et répondues le même jour.

L’hôpital de Sikasso attend de régler certains problèmes de connexion à Internet pour commencer à envoyer des images radiographiques.

Chaque dossier transmis donne l’occasion de détecter certaines imperfections et d’y remédier éventuellement pour les dossiers futurs.

L’hôpital de Tombouctou sera bientôt connecté au réseau en remplacement de celui de Ségou.

La connexion des autres hôpitaux se fera progressivement par ordre de priorité selon certains critères de besoin, de personnel, techniques.

Des tentatives sont en cours avec le Campus Numérique Francophone de Bamako en vu de trouver un site sécurisé au Mali pouvant héberger les activités de télétransmission.

Quelques données techniques:

Les échanges entre hôpitaux se font via Internet par liaison téléphonique (RTC) permettant d’envoyer des images de bonne qualité.

Le serveur de relais pour les échanges était initialement celui de Kénéya Blown  du réseau malien REIMICOM. Suite à des problèmes techniques sur ce serveur, les échanges ont été transférés  temporairement sur un serveur plus sécurisé situé à l’étranger.

Le projet a opté pour les logiciels libres: Mandrake, Gimp, etc…Un logiciel a été spécialement développé, dénommé « Open Yalim », pour le réseau par l’équipe technique de RéoNet, une structure de jeunes informaticiens et médecins. Il est adapté à la télé radiologie.

(SOURCE: http://www.iicd.org/articles/iicdnews.2005-09-09.2662129607)

Régulation des communications électroniques à l’heure de la convergence : enjeux, état des lieux et perspectives en Afrique de l’Ouest et du Centre 

Ce document examine les enjeux de la régulation de la convergence des technologies de communication, présente l’état des lieux de cette régulation en Afrique de l’Ouest, du Centre et hors de ces régions et propose enfin quelques recommandations pour les acteurs du secteur. La problématique de la création d’un organe de régulation unique dans les pays des deux régions pour les secteurs des télécommunications et des médias est, en particulier, analysée. Le rapport sert ainsi de guide pour aborder la régulation de la convergence dans les deux régions. Quatre pays cibles ont été choisis : le Cameroun, le Ghana, le Nigeria et le Sénégal. La situation dans des pays comme le Niger, la Mauritanie, la Gambie (régulation multisectorielle) a été examinée. Les expériences de certains pays occidentaux et d’autres pays africains se situant hors des deux régions cibles de l’étude ont été également analysées. Les analyses ont réalisées surtout du point de vue des télécommunications.

Traditionnellement, les télécommunications, les médias et les autres technologies de l'information fonctionnaient grâce à des réseaux différents utilisant différentes plates-formes, et étaient soumis à des régimes juridiques différents.

Aujourd’hui, avec la convergence des technologies de l’information et le développement accéléré des services en ligne, les technologies IP permettent aux opérateurs de télécommunications de pénétrer le marché des médias (radiodiffusion et TV) et inversement aux opérateurs de média d’offrir des services de communication de la voix et des données, posant ainsi de nouveaux défis aux régulateurs.

Le phénomène de la convergence (au niveau des technologies, des services, des industries et des terminaux) vient remettre en cause le cloisonnement des différents secteurs et appelle à repenser les politiques, les cadres législatifs et réglementaires ainsi que les modèles de régulation. Cette question est d’autant plus pertinente pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre que les organes de régulation sont jeunes ou en création, en particulier dans le domaine des télécommunications.

Il est apparu que ces organes n’ont pas encore intégré cette problématique dans leurs réglementations, même si on s’y prépare dans certains pays. Ainsi, la création d’un organe de régulation unique est proposée dans un document de stratégie au Nigeria. Dans certains pays comme le Sénégal, des services comme la TV sur ADSL devrait être bientôt lancés.

Le rapport recommande une approche évolutive vers la création d’un organe de régulation unique pour gérer les communications en Afrique de l’Ouest et du Centre, en particulier pour tenir compte des contextes particuliers des deux régions.

Le rapport a été réalisé en collaboration avec l’Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications, par Mohamadou A . SAIBOU (contribution de Gaston ZONGO).

Le financement de l’étude a été assurée par le Programme CATIA du DFID (gouvernement britannique) dans le cadre de son appui au projet CIPACO. Les enquêtes ont été réalisées entre décembre 2004 et avril 2005.

(SOURCE: http://www.cipaco.org/article.php3?id_article=3 )

Le monopole des USA dans la gestion de l’Internet est remis en question lors de la dernière réunion préparatoire au SMSI

Internet, a certe été inventé par les américains, mais la gestion de la racine des noms de domaine et l’attribuation des adresses IP reste le monopole de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). C’est ainsi qu’en 2003, les Etats-Unis ont pu trés simplement supprimer le .iq, c’est à dire le "Top Level Domain" correspondant aux noms de domaine irakien. Autrement dit, l’ajout, la suppression ou la modification d’une extension de premier niveau à la racine du DNS, ne peut se faire que par l’ICANN. En outre, l’ICANN supervise l’attribution des adresses IP et les identificateurs de protocole.

Lors de la dernière réunion préparatoire au sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), qui s’est tenue la semaine dernière, le monopole des USA dans la gestion de l’Internet a été remis en question. Une bataille "politique" sur le rôle actuel de l’ICANN a bloqué les débats sur la gouvernance de l’internet. Les négociateurs européens ont décidé de soutenir, avec les pays du Sud, la création d’un organisme international pour la gestion de l’Internet. Cette position est loin de satisfaire les Etats-Unis, pour qui il est fondamental que le contrôle du réseau reste du domaine privé et ne soit pas transféré à une agence gouvernementale sous l’égide de l’Onu.

L’Afrique quant à elle souhaite, pour la gouvernance de l’Internet, un Conseil mondial qui doit pouvoir comprendre toutes les parties engagées dans la société de l’information, notamment les gouvernements, la société civile et le privé.

Affaire à suivre au SMSI qui se déroulera à Tunis du 16 au 18 novembre.

(SOURCE: Africa Computing)

L’Algérie se lance dans le WiMax

L’Algérie veut se positionner comme une des places fortes de l’Internet sans fil au Maghreb. Plusieurs sociétés opèrent déjà dans le pays. Smart Link Communication (SLC) a déployé un réseau sans fil haut débit qui doit permettre de connecter à l’Internet des universités et des entreprises.

Il n’y a pas qu’en France que le WiMax suscite une forte dynamique des opérateurs, cette technologie s’impose également de l’autre côté de la méditerranée en Algérie. Evolution du Wi-Fi (Wireless Fidelity), le WiMax (Worldwide Interoperability for Microwave Access) est un standard de transmission de données sans fil, avec un débit théorique de 70 mégabits par seconde, l’équivalent de centaines de connexions ADSL sur une portée de 50 kilomètres. Rappelons-le, cette technologie hertzienne radio a pour objectif d’interconnecter n’importe quel équipement sans fil : points d’accès Wi-Fi, téléphone IP, téléphone mobile. Avec pour résultat: assurer des liaisons internet haut débit dans les zones difficilement accessibles qui, aujourd’hui, ne sont pas desservies par l’ADSL (haut débit via la ligne téléphonique).

Principal instigateur de cette technologie d’accès Internet sans fil en Algérie: Smart Link Communication (SLC). Cette société privée basée à Alger a pris le pari de déployer des services intranet et internet à destination des entreprises et des universités comme l’explique Ahmed Kateb, le directeur technique de SLC: «Notre réseau a permis de connecter des utilisateurs en entreprises, en administrations et dans les services publics locaux sur une grande échelle. Deux types d’installation sans fil ont été prévues: notre réseau utilise la technologie Wi-FI pour connecter deux bâtiments privés, et du WiMax dès que l’on traverse la voie publique».

Une arme pour l’aménagement du territoire

Dans un premier temps, le réseau a permis de couvrir du Centre vers l’Est (Alger, Boumerdes, Tizi Ouzou, Sétif, Bejaïa, Constantine). Dès 2002, l’Université de Mentouri de Constantine et 17 autres instituts ont été ainsi parmi les premiers à être reliés. Dans une seconde étape, le projet sera étendu à d’autres régions du pays : du Centre vers l’Ouest. Pourquoi avoir choisi par le WiMax ? «Le choix du sans-fil s’est imposé, explique Ahmed Kateb. Le terrain accidenté de la région de Constantine rend très complexe l’installation de réseaux filaires. Les infrastructures télécoms sont engorgées, la population a été multipliée par 100 et avec elle, les besoins en communication. Dernier avantage et non des moindres : son coût, cela revient mois cher que la fibre optique. Cela devrait libérer les entreprises de notes téléphoniques exorbitantes».

L’avenir de l’internet en Algérie passe-t-il par le sans-fil ? Réponse affirmative d’Ahmed Kateb :«Pour l’heure, ce réseau vise essentiellement à fournir des solutions pour les entreprises et les universités. On peut penser que dans un certain temps, on pourra déployer des accès pour le grand public. Dans de nombreuses régions en Algérie, il est encore trop complexe d’installer des infrastructures filiaires. Le WiMax pourrait devenir l’arme absolue pour l’aménagement du territoire». Plusieurs organismes internationaux, dont le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du Canada, encourage, en effet, le développement de ce type d’accès haut débit dans les pays en voie de développement.

Myriam Berber

(SOURCE: http://www.rfi.fr/actufr/articles/069/info_express_38384.asp)

Cameroun: Sud-Internet : 184 femmes dans le réseau

- Des femmes, dont 99 venues de Sangmelima et 85 de Meyomessala, ont reçu leurs parchemins samedi dernier à Meyomessala, au terme d'une formation en informatique offerte par l'Institut africain d'informatique (IAI), représentation du Cameroun.

A l'occasion, un parterre impressionnant d'autorités et d'élites a fait le déplacement du complexe commercial de Meyomessala. Des présences donnant droit, selon l'usage, à des allocutions. Joseph Beti, préfet du Dja et Lobo qui présidait la cérémonie, a dit être conscient de l'importance de l'outilinformatique dans la mondialisation. Il a, par ailleurs, félicité les acteurs de cette session de formation, notamment la société CAMTEL pour les moyens mis en oeuvre, et les récipiendaires pour leur participation massive.

Le ton aura préalablement été donné par la présidente de la section OFRDPC du Dja et Lobo. Dans son intervention, Marie-Thérèse Nkolo, a remercié le président de la République, Paul Biya et son épouse, pour leur soutien à l' " Opération 100 000 femmes/horizon 2012 ". Elle a par ailleurs, loué cette initiative du représentant résident de l'IAI-Cameroun en faveur des femmes en général, et des femmes rurales en particulier. Dans cette optique, Armand Claude Abanda s'est voulu rassurant : " L'IAI-Cameroun entend continuer à faire de l'épanouissement de la femme camerounaise sa priorité ( ) soucieux du développement de la femme quel que soit son secteur d'activité ", a-t-il déclaré.

Lancée depuis le mois d'août 2003, l'" Opération 100 000 femmes/horizon 2012 " est orientée vers les jeunes, les femmes et les couches sociales défavorisées. Cette opération a néanmoins décidé depuis quelques mois de se parer de nouveaux atours en plaçant chaque promotion sous l'ombrelle d'un parrain ou d'une marraine. Celle-ci sera une personnalité qui se serait illustrée par son action en faveur de l'amélioration des conditions sociales de camerounais. C'est ainsi que la vague de Meyomessala a été baptisée " Promotion honorable Martin Bile Bidjang ". A " tout seigneur tout honneur ", le représentant résident de l'IAI-Cameroun a remis à la fin de la cérémonie un certificat de parrain à Martin Bile Bidjang.

(Source: La tribune)

Tunisie: Les membres du Caucus africain se réjouissent que la Tunisie accueille la deuxième phase du Smsi

Dans un message adressé au Président Zine El Abidine Ben Ali, les membres du Caucus africain, réunis en séance plénière à l'occasion du Prepcom 3, à Genève, en préparation du Sommet mondial de la société de l'information (Smsi) de Tunis, se réjouissent que la Tunisie accueille la deuxième phase du Smsi.

"Nous sommes honorés qu'une telle manifestation à dimension mondiale ait lieu sur le sol africain', soulignent-ils, exprimant leurs voeux de réussite du Smsi, au peuple tunisien et à son Président.

Les membres du Caucus africain ajoutent : "Nous sommes persuadés que les retombées de cette importante manifestation rejailliront sur les peuples africains, ainsi que sur la société civile africaine, dont le Caucus africain fait partie".

Les signataires relèvent que, dans son approche inclusive, le gouvernement tunisien a toujours consolide l'effort d'intégration de la société civile des pays les moins avancés et, en premier lieu, les pays africains, pour une participation massive à la deuxième phase du Smsi, en novembre prochain à Tunis.

Le Caucus africain réaffirme, dans ce message, sa reconnaissance au Président Ben Ali pour avoir accepté d'accueillir le sommet et pour son soutien financier en vue d'une large participation de la société civile au sommet.

"Nous fondons l'espoir que votre soutien et votre appui solidaires permettront à la société civile africaine de jouer pleinement son rôle de partenaire incontournable dans l'édification de la société de l'information et la promotion du développement humain durable', soulignent encore les auteurs du

message, souhaitant que le Chef de l'Etat pèse "de tout son poids auprès de la communauté internationale pour la consolidation d'une société de l'information solidaire, transparente et équitable".

(Source: Tunisia Online )

ACTUALITES INFORMATIQUE

INDEX

APSB : EXPLOITER EFFICACEMENT LES RESSOURCES DES NTIC.NEW

L’Association professionnelle des secrétaires du Burkina (APSB) organise du 24 au 28 octobre 2005 à Ouagadougou, un séminaire sur le thème : « Organisation du travail et gestion du temps à l’ère des NTIC ». Cette formation s’adresse aux secrétaires expérimentées en position d’assistance, aux secrétaires et assistantes de direction.

Le développement et la vulgarisation des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) induit une révolution dans l’organisation du travail au sein de l’entreprise et spécifiquement au niveau de la fonction de secrétaire. Forte de cette réalité, l’Association professionnelle des secrétaires du Burkina veut mettre ses cadres à l’heure de ces Nouvelles technologies. D’où le séminaire sur »organisation du travail et gestion du temps à l’ère des NTIC » qui se tient au bénéfice des secrétaires expérimentées en position d’assistance et des secrétaires et assistantes de direction.

Cette session doit leur permettre de développer des aptitudes pour exploiter efficacement les ressources des NTIC telles que la messagerie, l’organisation, la gestion du temps, la communication, le classement des documents, l’enregistrement du courrier etc. A l’issue de la session, les secrétaires devront en outre, être plus performantes dans l’accomplissement des tâches de coordination et d’assistance. Pour la présidente nationale de l’APSB, Mme Toussida Ouédraogo, les secrétaires ne doivent pas salir le progrès, mais doivent plutôt savoir le « dompter », en tirer le meilleur parti pour donner une nouvelle dimension à leur profession.

« Il nous revient de saisir les possibilités qui nous sont offertes par les NTIC pour élargir nos missions car au-delà de l’évolution, attendre de l’utilisation des nouvelles technologies comme outils tels la messagerie, la recherche sur Internet etc, certaines spécialisations de la profession d’assistance se transforment davantage », a-t-il affirmé. La responsable de la formation à l’APSB, Mme Laurentine Bassono a, quant à elle, souligné le rôle stratégique de la secrétaire dans la performance de l’entreprise. De ce fait, « toute secrétaire doit être parfaitement formée, informée et perpétuellement en quête de performances pour tout ce qui concerne l’organisation du travail, la gestion du support logistique, la communication... ». Cela car une grande partie des activités qui incombaient jadis aux cadres est maintenant confiée à la secrétaire.

(SOURCE: Sidwaya)

ALGERIE - OUSRATIC ENTRE DANS SA PHASE D'APPLICATION : L'OPÉRATION UN PC PAR FAMILLE LANCÉE A ETE LANCE

L'opération un PC par famille, Ousratic, est entrée depuis hier dans sa phase application. C'est ce qu'a annoncé M. Ouelhadj, membre du comité de suivi et secrétaire général auprès du ministère de la Poste et des Technologies de l'information et des télécommunications qui a animé une conférence de presse en son siège en présence des fournisseurs et en l'absence des bailleurs de fonds.

Lancée le 18 juillet dernier et rendue opérationnelle ce 22 octobre, cette opération va concerner dans un premier temps les wilayas suivantes: Alger, Oran, Constantine, Annaba, Sétif, Chlef, Tizi Ouzou, Blida et Tlemcen. Pourquoi seulement neuf wilayas ? Le SG a assuré «les formulaires ne sont pas disponibles en grande quantité mais dans un délai très court l'opération va s'étendre progressivement sur tout le pays». Ce responsable a tenu à signaler que Ousratic a nécessité une longue préparation des parties prenantes et où chacune a apporté sa contribution.

«C'est un processus transparent qui va toucher de larges pans de la population et du coup le taux de pénétration du micro-ordinateur dans les foyers algériens va augmenter» a précisé M. Ouelhadj qui a ajouté «nous comptons équiper 5 millions de foyers d'ici l'horizon 2010 à raison de 1 million par an. Nous espérons atteindre le 1 000 000 de PC en 2006 car c'est là un processus inclusif et permanent». Au volet faisabilité de l'opération, l'animateur de la conférence, aidé par moment par les fournisseurs présents et partie prenante, a tenté d'apporter un maximum d'informations sur les modalités d'acquisition d'un micro ordinateur. Toute personne désirant se rendre propriétaire d'un PC devra justifier d'un revenu mensuel supérieur ou égal au SMIG. Après avoir rempli un formulaire, délivré dans les agences postales ou les banques publiques (BNA, BEA, BDL, CPA, la SAA et la CAAR), le postulant déposera le dossier complet auprès d'une agence des établissements financiers cités ci-dessus tout en choisissant le mode de remboursement qui lui convient le mieux. Prêt remboursable en 12, 24 ou 36 mois. Après réception, la banque devra statuer dans un délai ne dépassant pas les huit jours et dans le cas d'un avis favorable il sera délivré au demandeur un bon d'enlèvement qui va lui permettre de prendre livraison au près d'un des fournisseurs parmi les six acteurs dans cette opération (Alfatron, Eepad, Kourty informatique, SLC, Eepad Wassila). Ces fournisseurs qui sont intervenus ont précisé que les prix de leurs produits sont très étudiés et offrent une durée de garantie appréciable. Exemple : 3 ans pour un PC et 2 ans pour micro-ordinateur portable, les logiciels et les micro-processeurs. La fourchette des prix pour un PC se situe entre 37 000 et 47 000 DA TTC; micro portable (entre 73 000 et 88 000 DA TTC). Par ailleurs EEPAD Wassila propose pour ceux qui le veulent des pack ADSL de débit 512 octets au tarif de 3 999 DA par mois fourni avec le PC. A la question de savoir si les fournisseurs sont prêt à répondre à un flux massif de demandes, ils répondront qu'ils «ont pris les dispositions nécessaires en dédoublant leur stock commercial» sans pour autant dépasser le seuil économique» ont-ils soulignés.

Au sujet du taux d'intérêt de 9% demandé par les banques, M. Ouelhadj dira qu'il aurait préféré entendre un représentant des banques partie prenante. Toutefois il apportera cette précision «le taux d'intérêt couvre l'insolvabilité du client».

Selon toujours ce dernier, ce taux va être revu à la baisse pour descendre à 7%. Pour le cadre des postes et télécommunications «ce sont là des conditions exceptionnelles qui n'existent dans aucun autre pays».

(SOURCE: La tribune)

CONGO - AVEC L'APPUI DU CONGO SKILL, REMISE DU PASSEPORT INTERNATIONAL DE COMPÉTENCES EN INFORMATIQUE

Apporter l'alphabétisation informatique en Rdc et dans d'autres pays d'Afrique, telle est la mission que s'est assignée Congo Skill, une association sans but lucratif qui vient de déverser une dizaine de lauréats sur le marché d'emploi. La cérémonie de la remise des diplômes s'est déroulée le week-end dernier.

Chaque lauréat a bénéficié d'un passeport international de compétences en informatique (Pic) ou International computer Driving licence (Icdl) qui est la certification la plus reconnue dans le monde. Ce diplôme est le standard mondial disponible dans plus de 138 pays. Selon le père Eliseo Tacchella , administrateur de Congo Skill, ce diplôme permet au bénéficiaire de mieux utiliser l'outil informatique.

De son côté, Clark Fani, directeur de cette organisation, a fait savoir que ce diplôme, qui est contrôlé et géré par la Ecdl-Foundation (basée en Irlande), est considéré comme un outil pour le développement des compétences des technologies de l'information et de la communication (Tic). C'est selon un rapport récent établi par le groupe de travail de l'Union européenne sur les compétences et la mobilité. En outre, il a rappelé que le Pici fut créé en tant que système de mesure et de certification standardisé pan-européen, complétant les programmes d'éducation et les outils de formation. Selon Clark Fani, le Pici a acquis rapidement une stature internationale appréciée pour sa qualité, son indépendance et son adéquation aux besoins réels des enseignants et des entreprises.

Actuellement, on enregistre plus de 3 millions de diplômés dans le monde et plus de 11.000 centres de test accrédités. Profitant de cette circonstance, le directeur de Congo Skill a mis l'accent sur le cyber school Icdl qui est une nouvelle initiative de cette association. Elle vise la vulgarisation du projet Icdl pour l'alphabétisation en informatique sur toute l'étendue de la Rdc. Il a expliqué que la cyber school Icdl est un centre qui permet la formation informatique avec la méthode de l'auto-formation afin d'acquérir le passeport international de compétences en informatique. L'étudiant a donc la liberté de gérer son temps. Pour rappel, Congo Skill a été créée le 16 mai 2003 à Kinshasa. C'est le représentant officiel de l'Ecdl Foundation qui est basé en Irlande. Autre mission : promouvoir la connaissance et la pratique des langues étrangères. Sa mission se concrétise grâce au fonctionnement quotidien de l'école professionnelle d'informatique Renzo Veronesi.

(SOURCE: Le Potentiel)

CAMEROUN, LES JEUNES RURAUX COMME CIBLE

En prélude au sommet mondial sur la société de l’information qui se tiendra à Tunis en novembre 2005, l’Association Ingénieur sans frontière Cameroun organise une campagne nationale sur les Ntic. Cette campagne de sensibilisation de la jeunesse camerounaise a été lancée à Yaoundé le 5 octobre dernier sous le thème “ jeunesse rurale et e-entreprenariat : tissons les liens ”. Selon Elise Marthe Eone, coordonnatrice du programme, le thème “ voudrait que les jeunes entrepreneurs puissent trouver une alternative de vendre leur initiative à travers les technologies de l’information et de la communication ”. Dans un contexte où la nouvelle ère numérisée est surtout soutenue par la participation dynamique, créatrice et innovante de la jeunesse, le constat est que les jeunes ruraux sont exclus du processus de conception, d’exécution et d’évaluation des initiatives de ce monde globalement réseauté. Il est question de réduire la fracture numérique qui existe entre les jeunes citadins et leurs amis de zones rurales. Pour cela, il faut intégrer les préoccupations spécifiques à la jeunesse rurale afin de créer des conditions optimales à la réussite des projets de la société de l’information. Le but visé par cette campagne est de doter les organisations de jeunesse d’outils leur permettant de contribuer à l’émergence de la jeunesse rurale dans sa diversité, par la société de l’information. C’est à dire, en facilitant l’accès et l’échange d’informations en matière de promotion d’innovations entreprenariales par les jeunes.

Afin de mieux atteindre sa cible, l’Association Ingénieur sans frontière Cameroun a initié des travaux en atelier. S’y sont retrouvés, près d’une centaine de jeunes d’organisations de jeunesse intervenant en milieu rural. La formation était axée sur l’animation en ligne, la création des pages web, l’intervention dans les forums en ligne, comment mettre son projet sous forme de Cd-rom… au terme des travaux, un plan d’action à soumettre au Sommet mondial sur la société de l’information de Tunis a été élaboré. Il intègre la problématique de la participation des organisations de jeunesse au processus de mise en œuvre des actions concrètes ; la prise en compte de la jeunesse rurale et de leurs besoins dans les actions à mettre en œuvre ; les techniques de plaidoyer et de réseautage incluant l’implication des médias et surtout des radios rurales. Ceci pour promouvoir une synergie fonctionnelle de partenariat entre tous les acteurs concernés, en vue de rendre accessibles aux populations les plus défavorisées des instruments nécessaires à l’accès aux technologies qui stimulent le développement de la compétitivité des innovations des jeunes en mettant un accent au développement des petites et moyennes entreprises. La perspective finale étant de réduire la pauvreté rurale par le biais de la société de l’information.

(SOURCE: Le Messager)

INFORMATIQUE ET HÔTELLERIE AU BURKINA-FASO

Pour que les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie africaine ne restent pas en filigrane sur la toile mondiale, de nombreux acteurs œuvrant dans le domaine des NTIC ont pris part du 06 au 09 octobre 2005 au SITHO. Par ce geste, ils manifestent leurs volontés d’ouvrir davantage ce secteur au monde virtuel qui se concrétise à travers Internet.

Selon les estimations des experts du domaine, le secteur du tourisme représente aujourd’hui, la deuxième source de revenu pour les Etats africains. En choisissant d’échanger autour du thème : développement et qualité des services touristiques les promoteurs du SITHO veulent montrer que pour maintenir le cap, les acteurs œuvrant dans ce domaine doivent pouvoir suivre et s’adapter aux nouvelles exigences de leurs clientèles. Pour monter en quoi, les NTIC peuvent améliorer les prestations des opérateurs du tourisme, Burkina-ntic, est allé partager et échanger ses connaissances avec eux. Nous sommes convaincus que les nouvelles technologies de l’information et de la communication peuvent permettre à nos opérateurs économiques et en particulier ceux opérant dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie d’améliorer leurs prestations, de se faire connaître et d’être visible à travers le monde voilà pourquoi nous avons tenu à être présent à ce salon affirme Mme Ouédraogo, la gestionnaire du stand Burkina-ntic.

Nous proposons à ceux qui font un tours dans notre stand notre expertise en matière de formulation de projets Tic et tourisme, en formations tic et surtout dans la réalisation de sites web de Cdrom et DVD rom dans leur domaine d’activité renchérit-elle.

A coté de Burkina-ntic, l’agence Promhotel Afrique est également là pour faire connaître sont site web dont l’ambition est d’être le portail des sites des hôtels africains. Sur notre site le voyageur peut connaître la situation géographique des hôtels du Burkina et de plusieurs autres pays africains, ces capacités d’hébergement, le confort et les commodités. Ces informations sont également accompagnées des coûts par rapport aux différents types de chambres et des services ajoutés. Le voyageur peut après avoir choix un hôtel faire sa réservation en ligne affirme M. Amidou Bogré, le promoteur.

Notre ambition est de couvrir toute l’Afrique et le SITHO est un cadre indiqué pour nous faire connaître. Nous avons pu rencontrer des acteurs du Mali, du Bénin, du Ghana, du Togo, et à notre grande surprise, le groupe Accor veut désormais figurer sur notre site réaffirme t-il.

Avec la volonté des acteurs oeuvrant dans le domaine des nouvelles technologies d’adapter les potentialités des NTIC à la demande, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre aux promoteurs de services, mais également un défi, celui de donner plus de visibilité aux sites africains en vue de permettre aux promoteurs d’accéder au marché mondial en tout connaissances de cause. Roukiattou ouédraogo Burkina-ntic

(SOURCE: http://www.burkina-ntic.org/actu1.php3?id_article=519)

TUNISIE, UN PORTAIL ÉLECTRONIQUE DE L'ADMINISTRATION TUNISIENNE

Ce portail réunira trois cents sites électroniques fournissant divers services à distance tels que les renseignements sur les procédures d'obtention des documents administratifs.

C'est ce qu'a annoncé M. Zouheïr M'dhaffar, ministre chargé de la Fonction publique et du Développement administratif, dans une allocution prononcée, mardi, à Sfax, à l'ouverture d'un séminaire régional des gouvernorats du Sud, organisé par le Conseil de l'ordre des ingénieurs tunisiens sur le thème : «Rôle de l'ingénieur dans la maîtrise des technologies de l'information au profit des catégories défavorisées».

Le ministre a relevé que la seconde phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) permettra à l'ingénieur tunisien de tirer profit des expériences des autres pays dans les domaines technologique et économique et sera une opportunité pour mettre en relief la bonne image de marque de la Tunisie.

M. M'dhaffar a mis en exergue le rôle de l'ingénieur dans le développement de l'économie immatérielle et, particulièrement, le développement d'idées de projets, faisant observer que les compétences de l'ingénieur tunisien constituent un facteur important d'attraction des centres de recherche étrangers à grande employabilité, qui désirent délocaliser leurs activités.

Au programme du séminaire figurent des interventions sur «Les technologies de la communication et de l'information et leur contribution à l'impulsion de l'emploi», «L'industrie de l'intelligence et la création d'entreprises», «Les technopôles et leur rôle dans la création de projets innovants» et «La mise à profit des technologies de l'information et des communications pour accéder au savoir».

(SOURCE: Tunisia Online)

CAMEROUN, SIÈGE DE LOGICIELS PIRATÉS

La Sociladra et Microsoft élaborent une stratégie conjointe de lutte contre la piraterie. Selon Ureds international, Cabinet chargé de l’étude du fléau de piraterie des logiciels au Cameroun, le taux de piraterie de logiciels dans le pays est de 98%. C’est dire que la quasi-totalité des logiciels en usage dans notre milieu (institution publique ou privée, ménages) est piratée. Pourtant, à en croire le Pr. Hubert Mono Ndjana, président du Conseil d’administration de la société des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra), “ le logiciel en tant que œuvre de l’esprit est classé parmi les œuvres protégées ”.

Pour Jean-Claude Stone Njomkap, responsable de Ureds international, au Cameroun, "c’est par ignorance que les gens utilisent des logiciels piratés". En effet, il est difficile pour un non-initié de reconnaître au moment de l’achat, un logiciel non conforme sur le plan légal. Cette ignorance est exploitée par les revendeurs ou "partenaires" de Microsoft, structure américaine de fabrication des logiciels. “ Nous ne vendons pas nous-même nos produits. Pour le faire, nous travaillons avec des partenaires. Mais il se trouve que ces derniers, pour la plupart, achètent chez nous à bon prix, les copient avant de les revendrent plus cher au consommateur ”, déplore Abednego Hlatshwayo, son représentant en Afrique Subsaharienne. D’où l’énorme manque à gagner observé non seulement par cette société, mais aussi par l’Etat camerounais qui ne peut dans ces circonstances prétendre à une quelconque taxe. C’est pour mettre fin à cet état de chose que Abednego Hlatshwayo séjourne au Cameroun. Il est question pour lui de mettre sur pied - avec l’assistance du gouvernement camerounais, ici représenté par la Sociladra - un plan d’action pour lutter contre cette forme de piraterie. La stratégie sera bâtie autour de celle que Microsoft expérimente déjà dans des pays comme le Nigeria, le Kenya, l’Île de la Réunion, l’Île Maurice, etc.

Il s’agit d’un plan triennal qui s’articule en cinq axes principaux. La mise en place du système qui comporte deux phases simultanées : la formation et l’équipement appelée phase préliminaire ; les actions d’identification et de classification des usagers ; les actions d’IEC (information, éducation, communication), de conformation et de mise en garde ou phase non judiciaire ; les actions de contrôle de conformité ou phase judiciaire et enfin, les actions d’incitation, de dissuasion et de contrainte. Ces actions envisagées, couvrent l’étendue du territoire camerounais avec des possibilités d’élargissement dans la Cemac et la commission du bassin du Lac Tchad.

(SOURCE: Le Messager)

TECHNOLOGIE: CAP SUR L’ARCHIVAGE ÉLECTRONIQUE

Un forum international sur la dématérialisation des documents s’achève ce jour à Yaoundé.

Combien de temps faut-il à un agent de la direction générale des Impôts pour retrouver, dans ses piles de documents, les fiches de déclaration de Tva (taxe sur la valeur ajoutée) d’un contribuable ? Les habitués des couloirs des administrations publiques camerounaises vous répondront qu’il s’agit-là d’un sacré calvaire. Au-delà de la conscience professionnelle des agents, qui manquent généralement de courtoisie ; il y a la complexité de la recherche, qui nécessite un travail de fourmis. Même les missions de contrôle et d’audit se trouvent empêtrées dans ce méli-mélo, à cause du caractère disparate des données.

C’est pour apporter une réponse à ces nombreux dérangements qu’un "Colloque international sur la signature électronique, la dématérialisation des documents et l’archivage légal sécurisé", a ouvert ses portes mercredi dernier à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Organisées par Cinv-Cor Sa, une entreprise spécialisée dans l’archivage, ces assises auxquelles prennent part des experts Camerounais, tunisiens, algériens, et français, visent à "faire un état actuel de la situation [de l’archivage au Cameroun] et de la nécessaire transformation vers l’électronique au sein des administrations".

Selon les organisateurs, l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) est, pour l’instant, le seul organisme local à avoir mené à terme, avec l’appui de la Banque mondiale, le processus de sécurisation électronique des procédures de passation des marchés publics. A la suite de l’Armp, le ministère de l’Economie et des Finances envisagerait également une meilleure organisation de la documentation relative à son information comptable et budgétaire. Le colloque de Yaoundé invite en effet à "une combinaison de l’obligation de transparence, d’archiver, et à l’utilisation des Tic pour améliorer le service public".

Faire entrer les administrations dans la société de l’information électronique ; la rationalisation, la production et la conservation des informations reçues par les entreprises camerounaises : les défis de la promotion de la "e-gouvernance" (télé procédure) semblent nombreux. A travers une intervention par visioconférence, Mme Paulette Guinchard-Kunstler, vice-présidente de l’Assemblée nationale française a fait part aux participants au colloque, de toute l’importance de la gestion documentaire moderne pour les pays africains en développement. D’ici la fin de cette conférence internationale prévue ce matin, 14 octobre 2005, des aspects liés au cadre légal, organisationnel et technique seront abordés par les experts. Les assises de Yaoundé sont les secondes du genre en Afrique, après celles tenues sur le même sujet en 2002, en Tunisie.

(SOURCE: http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=16909)

INDEX

NUMEROS PRECEDENTS - RECHERCHE D'’INFORMATIONS
Si vous souhaitez rechercher des informations dans nos numéros précédents (en anglais), vous avez deux possibilités. Cliquez sur le lien ci-après pour accéder à nos archives complètes : http://www.balancingact-africa.com/news/backindex.html ou utilisez Google pour rechercher notre site en cliquant sur le lien ci-dessous : http://www.balancingact-africa.com/search.html

LA NOUVELLE LISTE DE TARIFS 2004 EST DISPONIBLE
Pour recevoir la liste de nos tarifs, envoyez une demande par courrier électronique à : (info@balancingact-africa.com)

Toutes les informations publiées dans Balancing Act'’s News Update sont protégées par copyright. Toute reproduction entière ou partielle sans l'’autorisation écrite de l'’éditeur est interdite.

ipods ad


Cape Town Hotels


This page last updated on November 07 2005.

balancing act home page