Balancing Act News Update - African internet developments


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The countries below contain a historic archive of information on the state of the internet that is now three years old. For some countries, the information has remained largely the same whereas for others considerable change has occurred. However it can still be used to identify organisations involved in developing the internet and to understand the historic development of the Internet in Africa. For up-to-date (but "pay-for") information click here: There are special rates for students and universities.

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This IDRC-supported research study looks at how complaints by African consumers in the telecoms and Internet sectors are dealt with and what input consumer organisations are able to make into policy for these sectors. It is based on a survey of 30 African countries and includes detailed case studies of Kenya, Senegal and South Africa.

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This chapter from the ITU's Global Trends in Telecommunications Reform 2005 examines the market and regulatory implications of the shift to IP networks and outlines the different types of responses regulators are making to VoIP calling.

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Leslie Chan, Barbara Kirsop, Subbiah Arunachalam look at the use of Open Access archiving as a way of improving scientific capacity building.

If you have updates or interesting material to add, please send it to info@balancingact-africa.com

ALGERIA ANGOLA BENIN BOTSWANA BURKINA FASO BURUNDI CAMEROON CAPE VERDE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC CHAD COMOROS CONGO COTE D'IVOIRE DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO DJIBOUTI EGYPT EQUATORIAL GUINEA ERITREA ETHIOPIA GABON GAMBIA GHANA GUINEA GUINEA-BISSAU KENYA LESOTHO LIBERIA LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA MADAGASCAR MALAWI MALI MAURITANIA MAURITIUS MOROCCO MOZAMBIQUE NAMIBIA NIGER NIGERIA REUNION RWANDA SAO TOME & PRINCIPE SENEGAL SEYCHELLES SIERRA LEONE SOMALIA SOUTH AFRICA SUDAN SWAZILAND TOGO TUNISIA UGANDA UNITED REP OF TANZANIA ZAMBIA ZIMBABWE

Edition en français No 23 octobre 2005

L'EDITORIAL DU MOIS

ACTUALITES TELECOM

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L'EDITORIAL DU MOIS

INDEX

Un pas de plus vers la concurrence - les sociétés d’utilités africaines se lancent dans la fourniture de fibre optique

Dans l’éditorial de l’édition anglaise de septembre consacré aux sociétés d’utilités africaines qui se lancent dans la furniture de fibre optique. Russell Southwood faisait le constat suivant :

« Deux choses peuvent être dites de façon plus au moins certaine à propos des marchés africains des télécoms. Ils diffèrent complètement par rapport à ce qui se passe ailleurs et en même temps ils reflètent les mêmes tendances qui se dégagent dans d"autres marchés. La difficulté consiste à distinguer laquelle des deux choses est entrain d"arriver à n"importe quel moment. Le nombre grandissant de sociétés d"utilités africaines entrant le marché de la fibre d"infrastructure est un exemple en soit.

Partout dans le monde les sociétés d’utilités ont besoin de fibre optique pour gérer leur infrastructure et le coût pour ajouter de la capacité supplémentaire est relativement marginal. Dans les pays développés les sociétés d’utilités n’ont pas pour autant toujours trouvé facile de faire de cette activité un succès à l’extérieur de leur activité prinicipale. Par contre pour le consommateur – au niveau de la vente en gros ou au détail – l’impact sur les prix et la structure du marché a été très positif.

Lorsque le opérateurs nationaux de télécommunications vendand de la fibre en gros ont commencé à réaliser qu’au long terme cela ne jouait pas en leur faveur d’offrir des conditions alléchantes à leurs filiales telles que leur fournisseur d’accès internet (FAI) ou leur branche de téléphonie portable.

Lorsqu’il s’agit de fournir de la fibre à des tiers, les responsables sont obligés d’être plus attentifs aux prix et aux coûts qui sont en question.

La concurrence dans ce domaine d’infrastruture provenant des sociétés d’utilités a balbucié ces premiers pas il y a quelques temps de cela avec Voltacom, une société du Ghana. L’absence d’une politique aggressive de prix et le manque de gestion efficace ont signifié que Voltacom a vendu relativement très peu de capacité. Par ailleurs l’accord entre Escom et la société nigérienne NEPA est tombé en lambeaux et l’investissement promi n’a pas été réalisé.

Mais le récent rush des sociétés d’utilités s’impliquant dans ce domaine apparait bien plus sérieux que la première vague et nombreux sont les accords qui sont passés dans le but de commercialiser l’infrastructure de fibre. ZESA au Zimbabwe vend de la fibre provenant de son réseau (entre autre à l’opérateur national de télécommunications) et les sociétés d’utilités au Kenya et en Zambie ont des plans ambitieux.

Au Kenya la société KPLC (Kenya Power and Ligthing Company) a annoncé qu’elle cherche à obtenir une license pour vendre de la fibre optique et elle investira 2.2 milliards de Sh si elle obtient l’aval. Jusqu’à une récentre restructuration la compagnie était en perte mais des plans pour entrer le marché de la fibre d’infrastructure ont été là depuis plusieurs années. Les fonds d’investissement proviennent de la Banque Européenne d’investissements dans le cadre de son programme de redressement du secteur de l’énergie.

Suite à un appel d’offre KPLC a sélectionné une société allemande (Fichtner Gmbh) pour fournir les conseils comprenant l’établissement du cahier des charges du projet, la participation dans le processus de sélection et la supervision des travaux d’installation. Le réseau de fibre optique connectera Nairobi, Mombasa, Nakuru, Kisumu, Eldoret, Nyeri and Tororo en Ouganda pour fournir un « backbone » national aux acteurs du secteur des télécommunications.

Entretemps la société ZESCO en Zambie a dit qu’elle avait l’intention de construire le réseau proposé de fibre optique vers la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe. Comme KPLC, la société vendra de la capacité en fibre aux acteurs des télécommunications et de l’internet. Au départ elle propose de construire un réseau allant de Livingstone vers le « Copperbelt » en passant par Lusaka.

En parallèle à la construction de lignes électrifiées (220 KV) de Livingstone à Katima Mulimo pour accroitre l’exportation vers les marchés voisins du Botswana et de la Namibie, la société pourra construire un réseau de fibre optique pour se connecter à ces marchés.

Dans la région du « Copperbelt » la CEC (Copperbelt Energy Corporation) a récemment commissionné une cable de fibre optique de 520 kilomètres qui est utilisé pour fournir de l’énergie et de l’information à ces clients qui incluent Konkola Copper Mines, Mopani Copper Mines, Chambishi Metals, NFC Africa Mining Plc, Chambishi Mines et Chibuluma Mines. Construit par la compagnie sud-africaine Intrinsic Technology le réseau de fibre optique remplace presque les 520 km d’anciens cables terrestres reliant ensemble les stations d’électrification à 220 KV et 66KV.

Dans le nord de l’Afrique, au Maroc, un projet comparable est en gestation. En devenant dans les prochaines semaines l’actionnaire principal de Maroc Connect (le second FAI au Maroc) l’ONA (l’Omnium Nord Africain) va faire son entrée par la grande porte dans le secteur des télécommunications. Pour assurer le bon déployment de sa nouvelle license de téléphonie fixe avec mobilité restreinte (dans la limite d’une couverture WIFI) la société a signé des partenariats multiples dont l’un est avec l’Office Nationale d’Electricité (ONE). Grâce à son accord avec l’ONE, Maroc Connect disposera d’un réseau en fibre optique de 4,000 km couvrant pratiquement tout le territoire marocain et permettant de réaliser des interconnexions à l’international. La presse marocaine parle d’une « alliance qui illustre une nouvelle approche dans les relations public-privé ». Sans doute c’est une première industrielle dans ce cadre, mais l’accord montre aussi la volonté de l’ONE de mettre à profit son réseau de fibre optique à des fins plus lucratives en parallèle avec son activité de fourniture d’électricité sur l’ensemble du territoire marocain. A travers cet accord l’ONE se positionne sur le marché d’infrastructure en proposant une offre alternative à celle de l’opérateur historique, Maroc Telecom.

Le mois dernier dans un mouvement similaire les capacités en fibre optique d’Eskom, la société d’électricité de l’Afrique du Sud et celles de Transtel sont devenus par du second opérateur de télécommunication dirigé par le consortium Tata/VSNL. Un comité de direction comprenant les représentants en chef des actionnaires du consortium a travaillé sur des documents qui ont été soumis à ICASA. Il est à anticiper qu’ICASA va sous peu déterminer les conditions de license avec le second opérateur et ce processus culminera rapidement dans la délivrance d’une license.

Avec l’augmentation de cet approvisionnement en infrastucture alternative les opérateurs téléphoniques sont faces à un autre élément de concurrence. Ils ne peuvent plus assumer plus longtemps qu’ils disposent d’une clientèle acquise à leur infrastructure. En Côte d’Ivoire, Arobase Telecom, le second opérateur national a commencé à vendre de la fibre optique en gros à un prix inférieur à celui proposé par Côte d’Ivoire Télécom (CIT), l’opérateur historique. Cela a contraint CIT à réviser sa grille tarifaire – résultat des courses, 4 mbps sont à 8,250,000CFA par mois (15,000$) tandis que qu’ils étaient encore à 10,863,000CFA(19,750$) il y a quelques mois de cela – soit une réduction d’environ 25%. Certe une offre alternative de fibre d’infrastructure joue en faveur d’une baisse des prix mais cette réduction n’est pas suffisante elle-même pour conserver des clients tels que des fournisseurs d’accès internet si elle ne s’accompagne pas d’une bonne qualité de service. Ainsi CIT après avoir révisé ces prix à la baisse a regagné cette clientèle parce mis à part le prix la qualité du service est un élément essentiel pour la survie de leur propre activité.

Alors que cet article part pour l’édition le Cameroun à son tour annonce l’augmentation de son réseau de fibre optique suite à un accord entre le ministère des Postes et Télécommunications et la Cameroon Oil transportation Company. L’article intégrale est reproduit dans les actualités Télécom.

ACTUALITES TELECOM

INDEX

CAMEROUN - LA FIBRE OPTIQUE AU SECOURS DES TÉLÉCOMS

Les capacités du Cameroun seront améliorées et augmentées grâce à 12 fibres optiques mises à sa disposition hier.

Le ministre d'Etat, ministre des Postes et Télécommunications, Bello Bouba Maïgari, et l'administrateur directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), par ailleurs président du Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP), Adolphe Moudiki, ont signé hier à Yaoundé, avec Jacky Lesage, directeur général de la Cameroon Oil Transportation Compagny (COTCO), un protocole d'accord relatif à l'installation et à l'exploitation d'un câble de télécommunications par fibre optique le long du pipeline Tchad-Cameroun.

Cet accord permettra au Cameroun de disposer pour ses besoins en télécommunications, de 12 fibres optiques contenues dans le câble enfoui dans la même tranchée que le pipeline Tchad-Cameroun. Dans son allocution de circonstance, Adolphe Moudiki a indiqué que les 12 fibres optiques dont le Cameroun a pris pleine jouissance exclusive à travers l'accord signé avec COTCO, pourront être reliées au réseau public de télécommunications existant, grâce à 14 points de sortie répartis dans cinq des dix provinces du pays, sur un axe allant de Kribi au Sud, à la localité de Dompta au Nord, le long de l'emprise du système. Ces points de sortie sont situés dans les localités suivantes : Kribi, Lolodorf, Ngoumou, Yaoundé (Mbankomo), Yaoundé (Zamengoé), Obala, Nkoteng, Nanga-Eboko, Belabo, Goyoum, Mabele, Meidougou, Gangui, Nana. Pour le président du CPSP, le choix de ces points de sortie a été motivé par des contraintes techniques et le souci de rentabilité commerciale, d'autant plus que ce câble offre la possibilité d'arrimage du Cameroun au câble international sous-marin SAT3 posé au large de Douala, ainsi que des opportunités de connexion avec les pays voisins. Il a rassuré que les 12 fibres optiques qui reviennent à l'usage exclusif du Cameroun sont fonctionnelles et prêtes à utilisation, car elles ont subi avec succès les essais techniques requis. Désormais, notre pays dispose d'une infrastructure moderne et fiable, qui lui permettra d'effectuer un grand bond technologique dans le domaine des télécommunications. Cela devrait faciliter l'accès d'un plus grand nombre de Camerounais, de toutes les régions, aux nouvelles technologies de l'information et des télécommunications, préoccupation chère au chef de l'Etat.

Le DG de COTCO a, quant à lui, souligné que le protocole d'accord signé prévoit le remboursement de cet investissement sur un échéancier convenu entre les parties, et se traduit par des économies substantielles pour le Cameroun du fait de l'utilisation des travaux de construction du pipeline pour l'installation de ces fibres optiques. Dans le câble, les six autres fibres sont réservées à l'usage exclusif de COTCO pour les besoins d'exploitation du pipeline.

(SOURCE: La Tribune)

RDC - TÉLÉCOMMUNICATIONS : LA BANQUE MONDIALE RÉAFFIRME SON ASSISTANCE À LA REDYNAMISATION DE L'ARPTC

Le représentant résident de la Banque mondiale en République démocratique du Congo, Jean Michel Happi, a été l'hôte du président du collège de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (Arptc), le professeur Modeste Mutombo Kyamakosa.

Au sortir de l'entretien qu'il a eu jeudi avec le président de l'Arptc, Modeste Mutombo Kyamakosa, le représentant résident de la Banque mondiale en Rdc, Jean Michel Happi, a fait savoir les deux parties ont mis à profit cette rencontre pour passer en revue les différentes étapes franchies dans la phase de mise en oeuvre de l'Arptc. Il s'est agi, plus particulièrement, a-t-il dit, d'une évaluation du cadre réglementaire de cette strcuture de régulation afin de la rendre plus performante sur le terrain.

Au regard de l'immensité des défis qui se dressent sur le chemin de l'Arptc, Jean Michel Happi a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à lui apporter toute son assistance technique. Entre-temps, il a invité le gouvernement à mobiliser les moyens nécessaires pour permettre à l'organe de régulation de jouer pleinement son rôle.

Concernant le contentieux qui oppose l'Arptc au ministère des Finances, au sujet notamment de la perception de la taxe de régulation, Jean Michel Happi a indiqué que les concertations étaient fort avancées entre différents acteurs étatiques pour trouver solution à ce problème sans pourtant amputer l'Arptc de ses moyens d'actions.

Il faut dire que la mise sur pied d'un organe de régulation de la poste et des télécommunications en Rdc répond aux exigences du secteur dont l'évolution à travers le monde font des postes et des télécommunications un atout majeur pour le développement durable et pour la réduction de la pauvreté dans les pays les moins avancés. Il s'agit d'un courant mondial dont s'inspirent tous les autres secteurs libéralisés (énergie, transport, medias etc.).

Elle répond également à la volonté politique des institutions de tout pays à économie libérale de promouvoir des investissements dans le secteur, d'assurer aux consommateurs un accès aux services de qualité à des prix abordables. Au regard de ces effets positifs, plus de 130 pays à travers le monde, dont 40 en Afrique, disposent des organes de régulation du secteur.

En Rdc, la création de l'Arptc s'inscrit dans le cadre des réformes initiées dans le secteur et ce à la suite de la constatation des disfonctionnements et de l'inadaptation des structures juridiques, administratives et économiques existantes au regard de l'évolution des marchés et des enjeux résultant des progrès technologiques dans ce domaine.

En Rdc, l'Arptc est chargée de : la régulation juridique en veillant à l'application des lois et des règlements qui les accompagnent et à contribuer à les adapter ; la régulation technique, à travers l'attribution des ressources rares telles la numérotation et les fréquences et également aussi la détermination des mécanismes d'interconnexion qui supposent une connaissance du fonctionnement des réseaux des télécommunications ; la régulation économique par l'analyse des situations du marché, le contrôle des tarifs et l'évaluation du coût du service universel ; la régulation sociale par la prise en compte des intérêts des consommateurs. Les missions de l'Arptc consistent essentiellement à assurer une concurrence effective et loyale, au profit des consommateurs ; assurer la sécurité juridique et réglementaire des investissements privés dans le secteur de la poste et des télécommunications ; assurer la promotion des Technologies de l'information et de la communication (Tic) en Rdc.

(SOURCE: Le Potentiel)

CAMEROUN - CAMTEL DONNE LA RÉPLIQUE À MTN ET ORANGE

L'installation des 10.000 premières lignes est prévue pour la fin de la première semaine du mois de novembre 2005. Douala et Yaoundé se partagent la mise, don du gouvernement chinois. Le reste du territoire camerounais attendra.

D'ici peu, les difficultés d'obtention d'une ligne de téléphone fixe au Cameroun relèveront du passé. La Cameroon telecommunication (Camtel), unique opérateur camerounais de la téléphonie fixe, a mis sur pied des nouveaux terminaux sans fil. " Pour satisfaire la demande sans cesse croissante de sa nombreuse clientèle ", dit-on à Camtel. Les C T Phones, produits de la haute technologie de troisième génération Cdma (Code division multiple access), se présentent sous la forme des anciens combinés de téléphones fixes ordinaires et des cellulaires. Ces derniers, sans puces, sont transportables. Seulement, ils ne permettent d'émettre ou de recevoir un appel téléphonique que dans la limite de la périphérie couverte par le réseau Camtel.

Les terminaux fonctionnent avec des lignes et des cartes prépayées, au choix de l'abonné. Les cartes de recharge, de différentes valeurs (1.000, 2.000, 5.000 et 10.000 Fcfa), sont de deux types, et sont introduites dans le téléphone de la même manière que celles des opérateurs Mtn et Orange. Dans le premier cas, le client entre directement le code dans son téléphone qui crédite son compte du montant inscrit sur la carte. S'agissant du second, le crédit n'est pas transférable sur le terminal. " Une fois le code introduit, l'usager communique avec son correspondant et à la fin de la conversation, si le crédit n'est pas épuisé, il peut encore en faire usage ultérieurement. Aussi, la carte peut s'utiliser sur n'importe quel Ct phone qu'on rencontre, sans consommer le crédit préalablement introduit dans le téléphone ", explique un responsable de Camtel. A chaque recharge, le porteur de la carte est informé du montant du crédit qui lui reste.

Outre les services confort dont disposent les téléphones Gsm, à l'instar de la téléconférence et cie, les Ct phone offrent une panoplie d'avantages, au rang desquels la transmission des données, la connexion à Internet à haut débit et à la télévision, etc. La minute d'appel d'un Ct phone vers un téléphone mobile est fixée à 70 Fcfa, et à 50 F vers tout autre terminal fixe. Le client désireux de souscrire un abonnement doit verser 30.000 Fcfa pour le poste et 10.000 Fcfa comme frais d'activation du téléphone au central de la Camtel. Pour le moment, 10.000 postes sont disponibles pour les usagers de Douala et Yaoundé, dont 5.000 par métropole. Dès la fin de la première semaine du mois de novembre 2005, les premiers clients seront connectés. Après cette phase expérimentale, plusieurs autres postes seront installés. Camtel entend vulgariser le Ct phone autant que faire se peut. Pour cela, les exploitants des cabines téléphoniques pourront s'en approvisionner auprès de la Cameroon telecommunications, dans un proche avenir.

Les produits acdm sont un don (gratuit) du gouvernement chinois, " pour aider l'opérateur de la téléphonie fixe camerounaise à desservir les nombreuses demandes des clients auxquelles l'entreprise fait face dans les grandes métropoles ", selon un cadre de Camtel. L'introduction du Ct phone dans l'univers communicationnel Camerounais est d'un grand soulagement aussi bien pour les clients que pour l'entreprise. " Le client n'aura plus à courir après nos services pendant de long mois pour avoir un poste. Dès que tu souscris, on te connecte le même jour et tu rentres. A notre niveau, cela réduit les coûts engagés pour le creusage et le passage des câbles qui prenaient du temps.

La communication s'étend sur un réseau de 30 km pour les villes de Douala et Yaoundé. En attendant la couverture nationale du territoire.

(SOURCE: Le Messager)

SÉNÉGAL - MARCHÉ DES TÉLÉCOMMUNICATIONS : MAIS OÙ EST DONC LE NOUVEL OPÉRATEUR?

Nous sommes presque en fin d'année et toujours pas de nouvel opérateur dans le secteur de la téléphonie. Faut croire que le dossier à fait l'objet d'un flop, à moins d'un blocage, étant entendu que dans sa lettre de politique sectorielle publiée en janvier 2005, l'Etat s'était engagé à lancer un appel d'offres international depuis le premier trimestre 2005.

Viendra, viendra pas? C'est le black out total concernant l'arrivée sur le marché sénégalais des télécommunications particulièrement de la téléphonie, d'un troisième opérateur qui disposerait d'une licence globale lui permettant d'opérer sur tous les segments du marchés des télécoms. Nous sommes à dix mois depuis que l'Etat, dans sa lettre de politique sectorielle des télécommunications, publiée en janvier 2005, a annoncé le lancement au cours du premier trimestre 2005, d'un appel d'offres international à cet effet. Entre-temps, beaucoup de bruit avaient couru sur un éventuel octroi de la licence à Maroc Télécom. Ce bruit a-t-il éventré un ballon de baudruche dans lequel l'Etat sénégalais soufflait en feutre?

Ã- moins que la question ne soit plus compliquée qu'on ne le pense, par rapport à l'Etat actuel du marché encore fortement contrôlé, en dépit d'une libéralisation totale intervenue en juillet 2004, les autorités ayant défini, entre autres, en tout cas dans sa lettre de politique sectorielle, une politique de libéralisation du secteur qui inclut "une délimitation précise du périmètre des nouvelles licences à accorder".

Toujours est-il que le marché de la téléphonie, ainsi configuré actuellement, présente deux opérateurs, la Sonatel (opérateur historique), et Sentel (société privée). Comment ne pas imaginer que dans ce marché pas encore tout à fait concurrentiel, il faut le dire, l'éventualité d'un nouvel opérateur, global de surcroît et susceptible de faire perdre des parts de marché importantes à la Sonatel dans laquelle l'Etat détient des actions, ne soit pas tout de même un sujet de préoccupation pour ce dernier?

Ce serait en tout une hérésie, si l'on considère que la décision d'octroyer une troisième licence se fonde sur des constats majeurs faits par les autorités, elles-mêmes, et couchés dans la lettre de politique sectorielle, et qui ont pour noms, entre autres : une concurrence faible sur le mobile; un taux de pénétration toujours insuffisant pour tous les segments (fixe, mobile, internet), particulièrement en milieu rural; accès privé limité pour le segment urbain à faibles revenus (C/D/E) avec une pénétration des services télécoms de 10% contre 50% pour le segment A/b (à revenus plus élevés), ainsi qu'un accès limité aux services à valeur ajoutée dont l'internet; des tarifs appliqués qui ne sont pas assez incitatifs pour accroître une demande latente et insatisfaite; un monopole faiblement régulé; une implication timide du secteur privé national et international dans un secteur stratégique et décisif pour le développement du pays.

Aussi, si un nouvel opérateur venait (en 2006-2007?), tout de même, à se voir octroyer la troisième licence, son choix devrait en tout cas se faire au bénéfice strict des consommateurs, et dans les règles de l'art et la plus parfaite transparence.

(SOURCE: Sud Quotidien)

CAMEROUN: MTN ET ORANGE ACCUSÉS DE CONCURRENCE DÉLOYALE

Les deux opérateurs de téléphonie mobile se lancent dans la fourniture des services Internet. Ce que dénonce un collectif des opérateurs du secteur des télécommunications.

Depuis quelques mois, Orange-Cameroun a installé une boucle locale radio à Douala pour les besoins d'accès à Internet de ses cadres. Une expérience reprise quelque temps après par son concurrent Mtn Cameroun. Cette dernière a récemment soumissionné à un appel d'offres du ministère de l'Economie et des finances relatif à la construction des réseaux informatiques et de leur interconnexion dans certains services de l'administration des douanes. Par ailleurs des indiscrétions font état de ce que Globalnet, l'un des fournisseurs d'accès Internet le plus en vue au Cameroun, serait tombé dans l'escarcelle de la filiale camerounaise du géant sud africain des télécommunications Mtn. Montant de la transaction 2 milliards de nos Fcfa.

Selon le Collectif des opérateurs nationaux exploitant dans le secteur des Télécommunications (Conestel), ces quelques faits démontrent à suffisance que les deux opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun s'intéressent de plus en plus à la fourniture des services Internet et surtout veulent exercer un monopole de fait sur l'ensemble du secteur des télécommunications. Cela en violation flagrante des dispositions contenues dans le contrat de concession signé entre le gouvernement camerounais et ces opérateurs de téléphonie mobile. Par une correspondance daté du 3 octobre 2005, adressée au directeur de l'Agence de régulation des télécommunications (Art) avec ampliation au Premier ministre, le Collectif des opérateurs nationaux exploitant dans le secteur des télécommunications (Conestel) s'insurge ouvertement contre ce qu'il considère comme une immixtion illégale dans leurs activités. "Des informations concordantes parvenues à notre niveau font état de ce que plusieurs démarches sont actuellement entreprises par les opérateurs de téléphonie mobile pour fournir d'autres prestations de service à valeur ajoutée dans le domaine des télécommunications "

Pour le Conestel, ces opérateurs s'appuient régulièrement sur l'incapacité actuelle de Camtel et les autres entreprises nationales à fournir ces services là faute des infrastructures nationales adaptés au niveau de Camtel. Conséquence : les opérateurs Gsm cherchent à obtenir des dérogations au niveau de la réglementation, toute chose qui va leur permettre de bâtir lesdites infrastructures pour commercialiser les services à valeur ajoutée (Vpn, Internet, etc.) " une situation qui irait à l'encontre des lois relatives à la libéralisation de ce secteur et celle relative à la concurrence et forcément à la disparition certaine des Pme camerounaises dans le secteur des Ntic au profit de ces multinationales étrangères disposant de gros capitaux ", poursuit la correspondance. " Comment nos Pme nationales vont-elles pouvoir se développer dans un tel contexte et remplir leurs cahiers de charge, chaque fois que ces multinationales, abandonnant leur secteur réservé viennent nous imposer une concurrence déloyale dans le notre au vu des textes ?", se demande Clovis Tchokonté, le président du Conestel.

Comme on peut aisément le constater, c'est de l'avenir de leur secteur d'activité dont il est question. Car pour le collectif, il est clair que la non-application des dispositions de la concession signée entre le gouvernement camerounais et les deux opérateurs de téléphonie et surtout la vétusté des installations de l'opérateur historique Camtel seront une véritable chape de plomb sur l'activité des fournisseurs d'accès. En effet, il sera difficile pour ces Pme aux capitaux pas toujours importants de rivaliser avec ces multinationales sur le terrain de la fourniture d'Internet aux usagers. D'où l'impératif pour le gouvernement camerounais de mener une réflexion sur la problématique des infrastructures de télécommunication au Cameroun, qui doit se résumer en une question selon le Collectif des opérateurs nationaux exploitants dans le secteur des télécommunications : " Comment fait on au Cameroun pour mobiliser les fonds et les investissements en vue de la mise en place des infrastructures nationales de télécommunications (à la disposition de l'opérateur historique) afin de garantir l'équité et une saine concurrence entre tous les opérateurs de ce secteur ? "

En attendant que l'Agence de régulation des télécommunications (Art) planche sur cette question, il est clair que la sérénité n'est plus de mise chez les opérateurs économiques, professionnels de la fourniture de l'accès aux services internet.

(SOURCE: Le Messager)

COMORES TÉLÉCOM LANCE LE SMS À PARTIR DES CABINES TÉLÉPHONIQUES

Les clients de la société nationale des Télécommunications, Comores Télécom, vont découvrir une nouvelle génération de cabines téléphoniques, selon une information en provenance de Moroni, capitale comorienne.

Avec l'installation de ces cabines de type GSM, il semble que les coûts des appels téléphoniques vers les mobiles seront réduits. Si les essais s'avèrent concluants, appeler un numéro de portable à partir de ces cabines serait donc moins cher qu'avant. Ce sont des publiphones "mobiles". Elles ressemblent aux cabines téléphoniques ordinaires mais fonctionnent sans fil.

Ces publiphones marchent comme les téléphones mobiles. Ils nécessitent seulement la présence des signaux du GSM. Le service qui va surtout intéresser les consommateurs est l'envoi des messsages SMS à partir de ces "cabines GSM". Désormais, on peut envoyer un SMS sans avoir de téléphone mobile. Il suffit de payer les cartes spécifiques qui seront mises à la disposition des usagers à cet effet. Pour l'instant, ces cartes ne seront pas disponibles.

Toutes fois, Comores Télécom permet aux usagers d'utiliser les cartes ordinaires de la téléphonie fixe.

Les usagers qui se trouvent dans les autres îles ou régions autre que Moroni doivent encore patienter. Il s'agit d'une phase de test qui ne concerne que la capitale. Pour l'instant, deux de ces bijoux sont déjà opérationnels à Moroni. Il est envisagé d'installer une dizaine de cabines mais des problèmes techniques retardent les travaux.

Deux ingénieurs sud-afriains sont même dépêches à Moroni pour assister les techniciens comoriens et les former à la gestion des cabines. Ces spécialistes sud-africains sont aux Comores pour deux semaines afin d'accompagner la phase d'essai. Fin

(SOURCE: Xinhuanet)

MAROC, UN MILLION DE CLIENTS MOBILES DE PLUS EN QUELQUES MOIS

Maroc Telecom compte plus de 8 millions de clients mobiles depuis quelques semaines alors qu’ils n’étaient encore que 7 millions en mai dernier. Ce résultat vient confirmer que sa stratégie, fondée sur l’innovation , la compétitivité, la proximité et la qualité de service, est parfaitement en phase avec les attentes des consommateurs.

L’une des priorités de Maroc Telecom est d’offrir une large gamme d’offres, afin de couvrir tous les besoins. Citons parmi les dernières innovations en date : les numéros illimités qui offrent la possibilité d’appeler sans limitation de durée de 5 à 7 numéros mobiles à partir de 99 DH, les forfaits Liberté qui permettent de bénéficier du prix des communications des abonnés sans la contrainte de l’abonnement et ce, à partir de 99DH, les forfaits SMS/MMS à partir de 49DH par mois ; pour les clients Jawal, la pochette Jawal à 50 DH avec 20 DH de communications, la recharge Jawal à 10 DH, l’offre pack Jawal à 0 DH qui comprend un téléphone mobile gratuit et un crédit mensuel de communications garanti pendant un an ; pour tous, des offres de contenus sans cesse enrichies avec la Mobile Zone (téléchargement de logos, de sonneries, de jeux...).

Maroc Telecom veille aussi à ce que les tarifs proposés restent toujours très compétitifs : minute Jawal à partir de 1,45 DH hors taxes ; solutions mobiles pour les entreprises à 0,45 DH hors taxes. Les clients bénéficient en outre de fréquentes promotions portant sur la voix (double recharge Jawal), les SMS et les MMS, ainsi que de bonus (forfaits Liberté, cartes Jawal ...).

Maroc Telecom fournit à ses clients une couverture et une qualité de réseau inégalées. La quasi totalité de la population est aujourd’hui couverte par le réseau GSM Maroc Telecom tandis qu’à l’international, ce dernier accompagne ses clients dans 183 pays grâce aux accords signés avec 327 opérateurs. 269 agences et plus de 30 000 points de vente agréés, répartis sur l’ensemble du territoire national, sont à leur disposition et à leur écoute.

Comme il a coutume de le faire, Maroc Telecom a souhaité remercier ses fidèles clients en organisant un jeu SMS. Celui-ci est cette fois doté de 8 superbes cadeaux, 8 véhicules 4x4 de diverses marques, à gagner à raison de deux voitures par semaine, sur simple envoi d’un SMS comportant le chiffre 8 au numéro 8000. Le prix du SMS est de 0,80 DH hors taxes.

(SOURCE: http://www.itmaroc.com/article.php3?id_article=449)

ILE MAURICE, BAISSE PRÉVUE SUR LE COÛT DES APPELS INTERNATIONAUX

Les appels vers l'étranger coûteront moins cher d'ici peu. L'Information & Communication Technologies Authority (Icta) examine une demande de Mauritius Telecom (MT) pour une réduction de 20 % du coût.

Mais la baisse concernera seulement l'International Direct Dialing (IDD), c'est-à-dire les appels passant par le préfixe "020" qui permet d'accéder au réseau géré par MT. Les appels à travers les cartes prépayées de la compagnie nationale, Sezam, ne sont pas concernés malgré une demande de MT .

"Le gouvernement a encouragé MTà revoir sa politique tarifaire sur les appels internationaux. La baisse demandée se situerait aux alentours des 20 %", indique Etienne Sinatambou, ministre de la Technologie informatique et des télécommunications. Aujourd'hui, un appel international en passant par le "020" se situe entre Rs 12 la minute, en période creuse, et Rs 15.60 aux heures de pointe. Les nouveaux tarifs devraient être de Rs 9.6 et Rs 12.5 la minute pour la France, la Grande-Bretagne, l'Inde ou l'Australie.

Aujourd'hui Outremer Telecom, Mahanagar Telephone Mauritius Ltd et Emtel proposent des appels à moins de Rs 12 la minute, et Data Communication Ltd suivrait bientôt. Depuis l'entrée en opération de la téléphonie par Internet, moins chère, en 2003, environ 75 % des appels passent encore par l'IDD et huit sur dix sont contrôlés par MT.

Si la baisse ne touche par les cartes prépayées dont les appels internationaux passent par Internet Voice Over Internet Protocole (VOIP), c'est surtout pour ne pas malmener davantage ce secteur. Une surenchère couplée à une autorisation accordée par l'Icta de vendre les destinations les plus populaires à Rs 6 la minute à travers Sezam, ont rendu la situation difficile pour ceux qui offrent un service de téléphonie par Internet . Aujourd'hui, les concurrents de MT vendent l'international à Rs 5.5 les 60 secondes, et ne font plus qu'un bénéfice de quelques sous.

"Il y a trois ans et en situation de monopole, un appel international était facturé à Rs 36 la minute. C'est grâce à la compétition que nous sommes arrivés à Rs 7 la minute. Lorsque l'Icta a autorisé MT à vendre Sezam à un prix inférieur, nous avons dû descendre encore . Aujourd'hui, nous ne faisons quasiment aucun profit sur le VOIP. Certains ont déjà dû fermer leurs portes, d'autres suivront", déplore un opérateur.

Pour se refaire une santé et assainir le secteur, ces nouveaux opérateurs demandent une révision de l'Interconnect Usage Charge payée à MT pour chaque minute d'appel. Depuis la libéralisation en 2003, ils reversent Rs 2.5 la minute vendue pour pouvoir utiliser son réseau local. Un prix trop cher, estime ACT, l'association regroupant les opérateurs de télécoms

(SOURCE: L’Express)

LITIGE ENTRE ORASCOM ET ALGÉRIE TÉLÉCOM : LES DEUX OPÉRATEURS RECOURENT AU CONSEIL D'ETAT

Hassan Kabani et Brahim Ouarets, PDG respectifs d'Orascom Télécom Algérie (OTA) et d'Algérie Télécom (AT) ont mis sur la place publique, par médias interposés, la fin de la semaine dernière, les différends qui les opposent. Au coeur du conflit : la tarification de l'interconnexion.

Tout est parti des déclarations de Hassan Kabani lors d'une émission de la Chaîne III faisant savoir que AT est redevable à son entreprise d'une créance de 10 milliards de dinars en plus des contraintes techniques supportées par OTA et occasionnées par l'opérateur historique.

Deux jours après, AT organise une conférence de presse en son siège en guise de défense contre les griefs avancés par le patron de OTA. M. Ouarets appuiera son exposé sur le fait que OTA refuse de payer à ce jour une facture datant de mars 2005 d'un montant de 4,8 milliards DA et une autre d'un montant de 10 milliards DA au titre de l'interconnexion. Ce responsable s'est dit aussi étonné qu'au lieu de payer sa dette, «OTA a bloqué tous les paiements même ceux qui ne sont pas liés à l'interconnexion au moment où AT a réglé le problème de l'interconnexion avec Wataniya Télécom Algérie [WTA]» a-t-il précisé. Ce responsable a en outre fait savoir que l'opérateur historique a déposé deux saisines auprès de l'ARPT portant sur la fraude dans le trafic téléphonique sur l'international opérée par OTA. A ce sujet, le directeur marketing de AT, présent à la conférence de presse, dira : «La fraude touche 2,9% du trafic global de l'entreprise qui a réalisé un chiffre d'affaires de 94 milliards DA en 2004, dont 74 milliards DA uniquement pour la téléphonie fixe.» Selon ce dernier «une des conséquences de cette fraude est que «notre trafic sur l'international est passé de 20 millions de minutes à 1 million de minutes depuis janvier 2005». Le premier responsable de AT demande à ce que OTA respecte les procédures réglementaires prévues dans la loi et se soumette aux décisions prises par l'ARPT. Dans le cas contraire «nous saisirons le Conseil d'Etat pour régler le litige», a souligné M. Ouarets.

Du côté d'Orascom Télécom Algérie, les accusations de AT sont considérées trop graves pour ne pas riposter. Une conférence de presse s'imposait : elle a été organisée jeudi dernier.

Hassan Kabani c'est dit d'emblée impressionné par la nature des accusations lancées par le patron de AT : «Nous ne pouvons plus supporter les contraintes que nous crée AT. Et si nous nous ne sommes pas manifestés auparavant c'est que nous espérions trouver une solution à l'amiable.» Et d'ajouter : «Après avoir épuisé tous les recours possible pour trouver une solution sur la question de l'interconnexion, nous avons jugé qu'il est devenu temps de poser le problème en public.» Selon ce dernier, il existe entre les deux opérateurs un fort déséquilibre dans les liaisons d'appel. Ce qui crée des coupures fréquentes dans les communications de Djezzy vers AT : «Du coup des régions entières se retrouvent isolées et nos clients nous rendent responsable de ses contraintes.» La raison viendrait du fait que les routes entre les réseaux offerts par AT à OTA ne sont pas assez larges.

De plus, les commandes de ces routes ne sont pas honorées dans les délais. Contraintes qui sont à l'origine des congestions qui gênent les consommateurs dans leurs appels vers d'autres réseaux OTA, a expliqué le patron de Djezzy. «Nous ne pouvons plus gérer une telle situation de déséquilibre qui est totalement en notre défaveur et qui nous pénalise lourdement sur le plan financier.» Pour M. Kabani, «au lieu de s'atteler à relever la capacité de son réseau à 10 millions d'abonnés, AT fait dans la surfacturation». Le patron de OTA a aussi donné une explication quant au non-paiement dont OTA est accusé. «On nous demande de payer des sommes injustifiables pour les coûts d'interconnexion alors que le règlement est clair la dessus. La loi qui nous régis nous oblige à nous interconnecter entre opérateurs, on doit couvrir les coûts et non pas surfacturer comme le fait AT.» Le directeur de la régulation qui épaulait M. Kabani dans ses explication est aussi intervenu pour faire la remarque suivante : «L'interconnexion doit être orientée vers les coûts. En clair, l'opérateur doit uniquement couvrir son coût d'interconnexion, c'est l'objet de notre saisine déposé auprès de l'ARPT.»

Cette dernière s'est prononcé en faveur de AT. D'où la réaction de M. Kabani : «Je ne remets pas en cause la décision de l'ARPT mais j'ai le droit de la contester. Par conséquent, nous avons adressé une communication à cette institution par laquelle nous lui faisons savoir qu'elle s'est trompée du fait qu'elle a mal analysé les catalogues d'interconnexion approuvées par les opérateurs.»

Le PDG de OTA dira enfin qu'il ne sollicite pas de faveur mais seulement l'application des textes en vigueur. OTA a introduit une requête auprès du Conseil d'Etat le 1er septembre dernier suite à la fin de non-recevoir qui lui a été adressée de la part de l'ARPT.

M. Kabani reste confiant quant à l'arbitrage du Conseil d'Etat. Et de lancer cet appel : «AT et OTA sont condamnés à travailler ensemble en vertu du règlement.»

(SOURCE: La Tribune)

MAROC, CALL CENTER : PROFESSIONNALISER LE PERSONNEL DES CENTRES D’APPEL

La délocalisation offshore des centres d’appels n’est pas un phénomène nouveau puisque depuis quelques années, les pays anglo-saxons avaient déjà enclenché le mouvement. D’ailleurs, ces derniers ont une avance considérable sur l’Europe.

Toutefois, en le domaine, le Maroc fait figure de référence. D’ailleurs, le succès des salons internationaux des centres de contacts et d’appels qui se tiennent régulièrement démontre que le pays présente bien des atouts pour ce type d’investissement.

Quant à leur création, l’on estime à une centaine le nombre de projets réalisés ou en cours (campagnes de télémarketing, services de relation clients....) ; tandis que pour les prochaines années, le marché local national devrait connaître une véritable explosion de création de plates-formes de centres d’appels et ce, en étroite liaison avec le développement de l’offshore informatique et de centres de contacts. A terme, le Royaume devrait connaître la même configuration que les marchés européens développés : une majorité de centres travailleront pour la performance des entreprises locales.

Dans le contexte économique actuel, la concurrence est de plus en plus agressive d’autant plus que la clientèle devient exigeante. Dans le cas d’espèce, l’office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) s’applique à former les jeunes mais ne pourrait à long terme répondre à la forte demande. Le privé devrait créer une branche en le domaine telle que cela a pu être fait pour le personnel navigant ou autre.

Car si l’on retient que les centres d’appels sont une destination prisée par la jeunesse marocaine, il n’en demeure pas moins qu’il n’existe pas de véritable formation de base pour tous les métiers de la relation client à distance (à l’exception de celles qui sont dispensées par l’OFPPT).

Une formation BAC+2, type BTS Action commerciale semble a priori adaptée, elle ne garantit en rien la capacité du candidat à savoir s’exprimer au téléphone, ni sa véritable motivation à exercer efficacement et durablement une activité aussi spécifique. Ce qui explique les difficultés rencontrées pour recruter et intégrer des télé -conseillers. Une formation de base, une formation en continue, la professionnalisation du personnel est une exigence.

Car au moment où des contraintes légales commencent à se faire voir, le centre d’appels délocalisé doit être irréprochable d’autant plus que même le marché national présente d’énormes opportunités. La prospection, la vente et l’information sont trois domaines qui sont exploitables étant donné que les entreprises veulent se décharger de ces fonctions pour mieux pouvoir se recentrer sur leur propre métier. En fait, il faut qu’elles aient une grande confiance avec le centre d’appels car gagner une nouvelle part de marché et garder ceux que l’on a déjà est primordial.

Les évolutions sont lentes et les entreprises nationales n’ont pas encore sauté le pas, y compris les plus importantes vers ce type de sous- traitance. Et si forte soit-elle, la motivation des autorités marocaines pour faciliter des procédures d’investissement, rien ne remplacerait le volontarisme des entrepreneurs des centres d’appels qui devraient doubler d’efforts et d’énergie pour ne pas être découragés par les tracas de la mise en place de leur activité. Une activité qu’il faut inscrire dans une véritable économie durable.

(SOURCE: Le Matin)

COTE D’IVOIRE, AROBASE SUR LE MARCHÉ DE LA TÉLÉPHONIE FIXE – “UN NOUVEL OPERATEUR, VRAIMENT!

Le secteur de la téléphonie fixe vient d'enregistrer l'arrivée d'un nouvel opérateur dénommé Arobase Telecom. Le lancement officiel des activités grand public de cette société a eu lieu le mercredi dernier, au Palais des congrès de l'Hôtel Ivoire, en présence de M. Léon Emmanuel Monnet, ministre d'Etat, ministre des Mines et de l'Energie, représentant le président de la République.

Société anonyme de droit ivoirien dont le capital est détenu entièrement par des nationaux, Arobase Telecom se donne pour mission de révolutionner le paysage des télécommunications en Côte d'Ivoire en permettant à tout le monde d'avoir accès au téléphone, à l'internet et à d'autres services à des coûts réduits.

Dans son discours de présentation, M. Gervais Amani Assié, président-directeur général de la nouvelle société, s'est dit heureux d'offrir une alternative aux Ivoiriens en matière de téléphonie fixe après plusieurs années de système monopolistique. M. Assié a exprimé sa gratitude à tous les partenaires qui ont oeuvré à la réalisation du projet. Le ministre de l'Industrie et du Développement du secteur privé, Me Ahoussou Jeannot, a pour sa part salué l'abnégation et la fougue du promoteur.

(SOURCE: Notre Voix)

LE MAROC, 3-ÈME MARCHÉ DU MOBILE EN AFRIQUE

Le Maroc est le 3-ème marché du mobile dans le continent africain avec près de 9.795.000 abonnées, derrière l’Afrique du Sud (+ de 22 millions) et le Nigeria (+ de 11 millions.

En Afrique subsaharienne, le nombre d’abonnés aux téléphones fixe et mobile est de respectivement 9 et 54 sur 1.000 habitants, alors qu’au Maroc, ce nombre est de 40 et 244, selon des statistiques du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD.

La spectaculaire progression de la téléphonie mobile dans le continent africain masque néanmoins des disparités importantes entre les zones rurale et urbaine dans la mesure où en 2004, un habitant seulement de zone rurale en Afrique sur 1.000 a accès au téléphone, estime-t-il.

En mars dernier, un Fonds de solidarité numérique pour combler le fossé entre riches et pauvres a été mis en plus sur proposition du président sénégalais Abdoulay Wade. Ce fonds a vu le jour grâce à une vingtaine de membres fondateurs, des Etats mais aussi des régions et des villes, du Sénégal, du Maroc, de France, de Ghana, du Nigeria et du Kenya.

(SOURCE : MAP)

CHAD – SECOND OPÉRATEUR DE TÉLÉPHONIE PORTABLE - GPRS

Millicon International Cellular S.A. a annoncé le lancement au Chad de son service de GSM sous la marque TIGO.

En novembre 2004 Millicon s’était vu attribué une license de 10 ans pour opérer un réseau de téléphone portable GSM 900 au Chad. Le service est à présent opérationnel dans la capitale Djamena et sera déployé dans 6 autres grandes villes dans les semaines à venir.

Le réseaus mis en place est un réseau ultra-moderne qui dès son lancement offrira des services incluant du GPRS, MMS et la capacité de réaliser des top-ups électroniques.

Marc Beuls, le PDG de Millicon confit que “ le Chad a une population grandissante de 8.3 millions d’habitants avec presque 67% de la population agée de moins de 25 ans et une pénétration de téléphonie de moins de 2%.

Nous constatons déjà une forte demande pour TIGO avec ces services innovatifs et ses prix compétitifs et nous sommes confiants que notre modèle de distribution de masse à bas prix nous assurera une croissance rapide dans ce jeune marché.

(SOURCE: RFI )

EUTELSAT COMMUNICATIONS VA LEVER PRÈS DE 1,2 MILLIARD D'EUROS EN BOURSE

L'opérateur de télécommunications par satellite va faire son entrée en Bourse le 26 octobre. Avec une fourchette comprise entre 15,25 et 17,75 euros par action, l'entreprise va lever entre 1,18 et 1,38 milliard d'euros en mettant sur le marché 39% du capital au minimum.

L'opérateur de satellites va mettre sur le marché 77,9 millions d'actions, soit 38,8% du capital après augmentation de capital. Au maximum, 56,4 millions d'actions nouvelles seront émises et 21,5 millions d'actions existantes seront disponibles. Cette opération sera complétée par un minimum de 10% du nombre maximal d'actions offertes dans le cadre d'une offre à prix ouvert (OPO).

Par ailleurs, l'offre pourrait être portée à 103 millions d'actions (soit environ 51% du capital) en cas d'exercice intégral de la clause d'extension (15%) et de l'option de surallocation (15%). Au final, l'opérateur de satellites pourrait lever un minimum de 1,2 milliard d'euros dont 860 millions d'augmentation de capital, l'offre pouvant aller jusqu'à 1,6 milliard si la clause d'extension et la surallocation sont réalisées.

L'entreprise de satellites est donc valorisée entre 3 et 3,6 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires de 750,4 millions d'euros et un Ebitda (excédent brut d'exploitation) de 578,5 millions à la fin de l'exercice clos le 30 juin dernier. Autrement dit, l'opérateur est valorisé au minimum 4 fois son chiffre d'affaires et 5 fois l'Ebitda. Le groupe a indiqué que sa marge d'Ebitda s'établit à 77,1%, avec un endettement net de 3,1 milliards d'euros.

L'actionnariat actuel est constitué pour 38,4% par Eurazeo, 23,3% par un consortium d'investisseurs financiers (Texas Pacific Group et Spectrum Equity Investors), 17,6% par le fonds d'investissement Cinven, 10,7% par Goldman Sachs et le solde (10%) par les actionnaires minoritaires.

Avec une flotte de 23 satellites, Eutelsat s'impose comme l'un des leaders européens de la transmission par satellite de services vidéos et de données, et l'un des trois premiers opérateurs mondiaux de services fixes par satellites.

Les services vidéos génèrent 68% du chiffre d'affaires du groupe. Ces services permettent la transmission de programmes de grands diffuseurs publics ou privés comme Sky Italia, BSkyB, TPS, France Télévision ou encore BBC ou CNN. Cette division se partage en deux sous-segments, d'une part la diffusion grand public-broadcasting (76% des services vidéos) et les réseaux vidéos professionnels (24%).

Par ailleurs, le groupe propose des services de données et à valeur ajoutée qui représentent 22% du chiffre d'affaires. Ce segment regroupe les activités de location de capacité des opérateurs télécoms qui assurent au client la diffusion de données, d'interconnexion de réseaux et d'accès à Internet haut débit.

Les fonds levés en Bourse devraient permettre au groupe de continuer son développement, en particulier dans la transmission TVHD (télévision haute définition) et ainsi bénéficier du passage de la télévision analogique au numérique. Par ailleurs, le groupe devrait aussi bénéficier du développement de l'accès haut débit dans l'utilisation d'Internet. Enfin, l'entreprise devrait aussi utiliser les fonds levés pour continuer son développement dans les pays émergents comme la Russie, l'Afrique ou le Moyen Orient.

Au final, le groupe mise sur une croissance du chiffre d'affaire de 2% en 2006 et une croissance annuelle moyenne de 4% entre 2007 et 2009. D'autre part, la marge d'Ebitda devrait être stable en 2006, mais devrait être supérieure à 76% sur les exercices 2007 à 2009. Enfin, la politique de distribution du dividende devrait permettre aux actionnaires un rendement de 4 à 4,5% en 2006.

(SOURCE: La Tribune)

EN BREF

- La Commission Permanente du Conseil de Ministres, réunie autour du Président de la République, José Eduardo dos Santos, a adopté mercredi à Luanda, un projet de résolution sur le Livre Blanc, relatif à la politique des Télécommunications en Angola. L`élargissement du Réseau de communication de base qui permettra de couvrir toutes les provinces d`ici 3 à 4 ans, est estimé à 400 millions de dollars, a affirmé le ministre des Postes et Télécommunications, Licínio Tavares. Le ministre Licínio Tavares a, par ailleurs, démontré l`importance des Télécommunication, ajoutant qu`elles sont indispensables durant cette période de réinstallation de la population.

- L’équipementier français de télécommunications Alcatel a révélé mardi (18 octobre) la signature d’un contrat de 13 millions d’euros avec l’opérateur mobile Togo Cellulaire en vue d’étendre et de moderniser le réseau GSM sur l’ensemble du territoire togolais. Le projet devrait être finalisé mi-2006.

Aux termes de l’accord, Alcatel fournira à Togo Cellulaire son système Evolium GSM/GPRS/EDGE, lequel inclut stations de base (BST), contrôleurs de station de base, centres de commutation de services mobiles et équipements de transmission hertzienne.

Togo Cellulaire espère ainsi faire porter la capacité de son réseau de 400 000 à 500 000 abonnés et étendre sa couverture aux régions éloignées. De même, l’opérateur entend proposer à ses clients des services supplémentaires comme l’accès Internet, en faisant évoluer son réseau grâce à la technologie GPRS.

Commentaires des lecteurs

En réponse au Numéro 22 - Cote d'Ivoire: Après la suspension du Directeur Général, l'ATCI sous haute surveillance

Je voudrais bien savoir si ce mensuel est un d'informations générales ou des questions de NTIC ? Car parler de FPI déjà, ça sent la farce et le parti pris, alors là, je veux bien savoir sinon, les autres titres si j'ai bien lu sont attrait à notre domaine, les NTICs.

Conseils : Pour être sérieux, laissons cette affaire de politique là dedans, ce n'est pas gai pour des informaticiens que nous sommes.

Serge Patrick Ghansah (Côte D’Ivoire)

INTERCONNEXION DES RÉSEAUX TÉLÉCOMS - LA GROGNE DES PARTENAIRES DE CÔTE D’IVOIRE TÉLÉCOM

Les relations entre le principal acteur des télécoms ivoiriens et plusieurs de ses partenaires ne sont plus au beau fixe. Ces partenaires qui bénéficient de l’interconnexion sur le réseau de Côte d’Ivoire Télécom, lui reprochent sa fermeture à la concurrence et sa «dictature».

Aujourd’hui, mardi 11 octobre se tient une réunion de concertation entre les opérateurs du secteur des télécommunications. Convoquée par l’Agence des télécommunications (ATCI), la rencontre mettra face-à-face Cote d’Ivoire Télécom et l’ensemble des partenaires qui partage son réseau, dans le cadre des contrats d’interconnexion. « Suite à la persistance des conflits et des plaintes des partenaires de Côte d’Ivoire Télécom que nous sommes, l’ATCI a décidé de nous convoquer tous pour recueillir nos différents arguments et remettre les pendules à l’heure », a annoncé une source proche du milieu. Selon elle, le conflit est désormais ouvert entre eux et leur fournisseur. « Les palabres entre Côte d’Ivoire Télécom et nous aboutissent toujours à la fermeture de nos entreprises», a-t-il ajouté. Le principal opérateur des télécoms ivoiriens a, en effet, suspendu le contrat d’interconnexion qu’il avait signé avec plusieurs de ses partenaires que sont : SOLARIS TELECOM (affaire en justice depuis 3 mois), GSAM HOLDING (suspendu depuis 8 mois), AFRIPA TELECOM (suspendu puis reconnecté), MEDIATEL (interrompu depuis un mois), INNOVATEL (qui attend en vain qu’on lui octroie des lignes alors qu’elle bénéficie de la licence). Les différentes sociétés invitées à prendre part à la rencontre d’aujourd’hui entendent dénoncer la superbe puissance de Côte d’Ivoire Télécom. « Les raisons évoquées pour nous suspendre ne sont jamais cohérentes. Ce n’est pas possible que malgré la présence d’un régulateur, d’un ministère de tutelle et de tout un gouvernement, un seul opérateur s’amuse à faire la pluie et le beau temps. Dans les conflits qui caractérisent ses relations avec nous, notre fournisseur a très souvent été désavoué par le régulateur ou la justice. Mais cela ne l’a jamais empêché de nous retirer nos lignes. C’est inadmissible», a fustigé le patron d’une des sociétés fermées. Dans une motion de protestation que lui et ses camarades entendent lire à la rencontre de ce matin, ils accusent Côte d’Ivoire Télécom de fuir la concurrence. «C’est par peur de la concurrence qu’elle nous fait subir de tels caprices. Nous achetons le trafic chez Côte d’Ivoire Télécom pour la revente. Mais nous ne sommes pas autorisés à vendre moins chère qu’elle. Même quand nous prouvons que cela est faisable. C’est une pratique qui pénalise les consommateurs. Quelque fois, par peur de la concurrence, Côte d’Ivoire Télécom refuse de vendre les lignes aux opérateurs qui désirent les commercialiser. Elle octroie des lignes, uniquement pour des usages privés», a critiqué un autre responsable d’entreprise de télécommunication. Lui qui a assisté début septembre 2005 à la suspension de ses lignes (T2) alors que sa société bénéficie d’une licence depuis 3 ans. «L’opérateur historique n’a aucune ligne directrice, aucune politique de gestion des opérateurs alternatifs que nous sommes. Son vœu pieux, c’est le retour à une situation de monopole absolu», a-t-il conclu.

(SOURCE: Nord-Sud )

INTERVIEW DE MARC RENNARD, DIRECTEUR DES OPERATIONS INTERNATIONALES DE FRANCE TELECOM

En tant que directeur des opérations internationales de France Télécom, comment expliquez-vous que l'Afrique soit une terre de profit pour les opérateurs de téléphone portable ?

En Afrique comme ailleurs, le besoin de communiquer vient immédiatement après celui de se nourrir et de se vêtir. Là où des offres adaptées sont proposées, on observe une croissance à deux chiffres qui devrait se poursuivre pendant plusieurs années encore. Aujourd'hui, sur 100 Africains, entre 8 et 30 selon les pays sont équipés d'un portable, et l'on prévoit que ce taux dépassera un jour 50 (75 en France).

Le mobile est aussi rentable en Afrique qu'en Europe à condition d'avoir des coûts allégés pour tenir compte de recettes un peu inférieures et des risques politiques. Mais la rentabilité est surtout liée au fait que 95 % des usagers africains utilisent des cartes prépayées. Ainsi, à la différence de beaucoup d'autres activités, le client paie à la commande et il n'y a pratiquement pas de piratage.

Le niveau de vie des Africains est-il compatible avec l'usage d'un instrument qui reste onéreux ?

Mais il y a de l'argent en Afrique ! A côté des statistiques officielles, il existe une économie souterraine qui est difficilement mesurée : du cireur de chaussures au vendeur de journaux, la monnaie circule. L'accès au téléphone mobile des populations à faibles revenus dans les zones reculées est d'ailleurs l'une des clés de la croissance du secteur. Nous allons lancer des cartes à 1 000 francs CFA (1,5 euro) à côté de celles à 5 000 ou 10 000. Mis à part la question des offres commerciales, le principal obstacle est plutôt l'absence d'électricité.

Le portable est-il en soi un outil de développement ou d'abord une poule aux oeufs d'or pour les Etats ?

Le portable est un bon accélérateur de la croissance économique, et l'Internet un meilleur encore. Si ce marché est lui-même très sensible au niveau de développement, les télécoms constituent à l'inverse un axe majeur de développement des économies pauvres. C'est pourquoi nous sommes partout en très bonnes relations avec les gouvernements, qui voient d'un très bon oeil l'élément de dynamisme que nous apportons.

Tout le monde y trouve son compte : les populations, qui bénéficient de prix tirés par la concurrence, les Etats, qui perçoivent licences, impôts et taxes, et nous, qui développons du business. Nous sommes souvent les premiers contributeurs des finances nationales, comme au Sénégal, où la Sonatel, dont je suis président du conseil d'administration, pèse entre 7 % et 8 % des recettes de l'Etat. Des tentations de siphonnage peuvent exister dans certaines sociétés issues du monopole de l'Etat mais pas dans les sociétés cotées comme la nôtre.

(SOURCE: Le Monde)

AFRIQUE DE L’OUEST : LES RÉGULATEURS CONVIENNENT D’UN CADRE DE RÉGLEMENTATION COMMUN

Dans un accord en vu de préparer la libéralisation totale du secteur des télécommunications dans les Etats membres de la CEDEAO/UEMOA en 2007, et l’entrée effective des concurrents en 2008, les régulateurs ont convenus d’un cadre de réglementation commun régissant leurs marchés nationaux des TIC. Le nouveau cadre régional harmonisé couvre l’interconnexion, l’octroi de licences, le numérotage, la gestion du spectre, l’accès universel et les aspects "politique générale" et "législation" du secteur des TIC. Cet accord concerne les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

Concernant l’évolution de l’offre technique et tarifaire pour favoriser le développement de l’Internet, "Les Etats de la CEDEAO/UEMOA doivent non seulement préparer mais aussi anticiper la libéralisation et mettre en place les leviers de régulation décrits : le dégroupage de la boucle locale, la co-localisation, l’introduction de nouvelles prestations au niveau de l’offre technique et tarifaire ainsi que l’introduction par la concurrence de nouvelles technologies d’accès comme le WiMax pour les accès ruraux."

Les recommandations du cadre de réglementation sont les suivantes :

"Nous pensons que l’Internet ne peut se développer sans passer par la libéralisation du fixe et l’introduction d’opérateurs alternatifs.

Dès la libéralisation du fixe, ces derniers doivent avoir accès au dégroupage toutes options confondues. Le partage de la ligne est indispensable dans une optique d’extension des offres haut débit à un marché de masse. Il permettra à l’usager d’avoir également un véritable choix parmi les offres alternatives de services haut débit, de type Internet rapide, pour esquelles le partage de ligne paraît bien adapté.

Nous recommandons que les opérateurs alternatifs à travers le dégroupage puissent rentabiliser leurs investissements et offrir des services de type triple play (Internet Haut Débit + voix+ télévision).

Nous recommandons que tous les équipements des opérateurs alternatifs nécessaires à la mise en oeuvre de l’accès à la boucle locale (DSLAM, équipements connexes de supervision/gestion, équipements d’énergie, convertisseurs, batteries, routeurs et BAS) puissent être co-localisés.

Nous recommandons que l’autorité de régulation autorise l’offre de type bitstream qui permettra le développement du marché de vente en gros (wholesale) et donc un développement rapide de l’Internet dans les Etats membres.

Nous recommandons qu’avant la libéralisation du fixe prévue en 2007, les autorités de régulation, négocient avec les opérateurs historiques l’inclusion des offres standards à savoir : des offres d’accès forfaitaires, des offres d’accès via des numéros non géographiques gratuits pour l’abonné, des offres d’accès via des numéros non géographiques payants pour l’abonné."

Autrement dit, le cadre de réglementation prévoit que le développement de l’Internet est directement lié à la libéralisation des opérateurs. Il est à regretter que les aspects d’interconnexion Internet entre pays ne soient pas considérés comme une priorité. Dans des pays enclavés tels que le Niger, la fourniture d’Internet reste tributaire de connexions satellitaires coûteuses, à débits limités et délivrées par des opérateurs internationaux. L’introduction de technologies de type Winmax ou ADSL permet certes de répartir la connexion satellitaire dans des zones géographiques précises, mais une augmentation significative de la bande passante Internet au Niger ne pourra s’effectuer sans la mise en place d’une infrastructure permettant de bénéficier par exemple du câble sous-marin SAT3 qui dessert les pays côtiers tel que le Bénin voisin.

(SOURCE: http://www.africacomputing.org/breve150.html)

L'AFRIQUE AURA SON SATELLITE EN 2006

Les 200 experts en télécommucation de 46 pays africains ont décidé de la mise sur orbite en 2006, d'un satellite pour le continent africain.

Le président sortant de la 9e assemblée des parties de l'organisation régionale africaine de communication par satellite (RASCOM), le camerounais Bello Bouba Maigari a souligné que des progrès considérables ont été réalisés dans la mise en oeuvre effective du projet.

"Je peux affirmer avec l'appui de la direction générale, que la construction du satellite est presque terminée", a-t-il lancé jeudi à Ouagadougou.

M. Maigari a tenu ses propos à l'issue de la tenue d'une réunion de RASCOM à Ouagadougou du 11 au 12 octobre 2005.

Pour le ministre chargé des relations avec le Parlement, Adama Fofana, l'ambition officielle des 46 pays membres du RASCOM est de parvenir à lancer un satellite en Afrique avant la fin de l'année 2006.

"L'Afrique est c'est la seule région du monde qui n'en dispose pas encore", a-t-il martelé.

Ce satellite, a indiqué le directeur général de RASCOM, le Dr Jones A. Killimbé, va révolutionner le monde des télécommunications en Afrique.

"C'est un facteur d'intégration et un moteur de développement des pays africains", a-t-il souligné.

Selon M. Killimbé, le projet de RASCOM permettra de fournir une infrastructure de télécommunications à grande échelle et à moindre coût, aux zones rurales du continent.

L'amélioration des communications interurbaines dans chaque pays, l'établissement de lignes directes entre tous les pays africains et l'échange de programmes entre radios et télévisions du continent sont également des objectifs visés par le projet.

Cette 9e assemblée des parties à Ouagadougou a été l'occasion pour les 200 participants d'insister sur la mobilisation des fonds, en vue de concrétiser le projet satellite.

Sur ce sujet, le ministre Adama Fofana a laissé entendre que le Burkina Faso fera de la mobilisation des fonds, ainsi que du plaidoyer pour l'utilisation effective du système RASCOM par tous les pays africains, une priorité au cours de son mandat (de 2 ans) de nouveau président de l'assemblée des parties.

Au total, le projet de lancement d'un satellite africain va mobiliser un budget de 361 millions de dollars, a fait savoir le patron de RASCOM.

En marge de cette rencontre, s'est tenue la 38e réunion du conseil d'administration de l'organisation, du 5 au 7 octobre.

L'organisation régionale Africaine de communication par satellite a été créée en mai 1992 par les Etats africains. Son siège est à Abidjan.

(SOURCE: http://www.jeuneafrique.com)

TÉLÉCOMMUNICATIONS : MAURITEL ENCORE LOIN DU COMPTE…

L'extension des réseaux pour ouvrir l'accès du mobile à la population mauritanienne s'impose

Le 12 avril 2001, Maroc Telecom acquérait 54% du capital de Mauritel, l'opérateur historique en Mauritanie. Le 12 septembre 2005, Abdesslam Ahizoune annonçait un chiffre d'affaires consolidé de 9,7 milliards de dirhams pour le premier semestre 2005. La rentrée dans le capital de Mauritel n'a toutefois généré que 434 MDH durant la même période de l'année.

Le fait est que les infrastructures en Mauritanie ne sont pas encore au point pour accueillir le même engouement que celui enregistré au Maroc pour le mobile. Alors qu'elle détient 70% de part de marché, Mauritel gère actuellement un parc d'à peine 39.000 lignes pour le fixe et un autre de 415.000 lignes pour le mobile. En 2001, 1% seulement de la population était équipée d'un téléphone mobile. Aujourd'hui, 20% des Mauritaniens ont accédé à cette technologie...

Si les chiffres sont croissants, il n'en reste pas moins que beaucoup reste à faire, notamment, en matière d'extension de réseaux GSM.

Juste pour le premier semestre 2005, Maroc Telecom a dû injecter 90 MDH dans Mauritel. Et malgré la discrétion de l'opérateur historique marocain quant à son affectation, on devine bien qu'elle devrait servir, prioritairement, à doter Mauritel des équipements nécessaires pour favoriser l'accès du mobile à la population mauritanienne. En attendant essayez d'appeler le Maroc à partir d'un mobile mauritanien et vous jugerez de vous même ! Les tarifs restent en effet excessivement élevés.

Jusque-là, Mauritel Mobiles, filiale à 100% de Mauritel génère son chiffre d'affaires quasiment à partir des services prépayés. Une de ses priorités sera donc de développer l'autre partie des services, à savoir le post payé pour fidéliser la clientèle.

Mais là encore, le challenge reste tributaire d'un faible taux de bancarisation des Mauritaniens. Le post payé restant conditionné par ce facteur. Cerise sur le gâteau, l'extension du réseau GSM représente l'autre priorité.

Bref, le chiffre d'affaires généré par Mauritel n'a pas encore d'impact sur les performances réalisées par Maroc Telecom sur le territoire national. Mais M. Ahizoune vise loin et compte bien en faire un autre centre de profit.

En attendant il devra se rapprocher du nouveau gouvernement mauritanien. Sa visite en Mauritanie, le 19 septembre 2005, au cours de laquelle il fut reçu par le colonel Ely Ould Mohamed Vall en rappelle, d'ailleurs, l'enjeu. Au-delà, Maroc Telecom a des vues sur d'autres pays africains.

A la question, toutefois, de savoir concrètement quel est l'état d'avancement de certaines négociations, le président de Maroc Telecom préférera répondre : «nous ne prendrons des décisions d'investir en Afrique que sur des critères précis tels que la maîtrise opérationnelle. Les projets devront être créateurs de valeurs pour les actionnaires de Maroc Telecom…». No comment.

(SOURCE: Le Matin)

UNE ASSOCIATION APPORTE LE TÉLÉPHONE AUX VILLAGES AFRICAINS

A force de parler de la pénurie d’équipement Internet sur le continent africain, on a tendance par oublier l’essentiel : le téléphone. Lui aussi fait défaut dans les zones rurales. Les projets se multiplient pour raccorder les populations locales. Parmi les initiatives déjà engagées, celle d’une association française le CSD-PTT (Coopération-Solidarité-Développement aux PTT) qui œuvre au développement des télécommunications en Afrique.

L’Afrique des villages est bel et bien absente des télécommunications. Dans le sud ouest du Burkina Faso, la population parcourt des distances moyennes de 35 kilomètres pour téléphoner. Dans ce pays situé au centre de l’Afrique de l’Ouest, on peut estimer à 450 000 le nombre de personnes possédant des téléphones fixes et mobiles. Mais l’accès à ce service universel de communication ne profite qu’à une partie relativement limitée de la population, celle qui vit dans les centres urbains. Dans la plupart des zones rurales, le téléphone reste inaccessible.

Outre le manque d'infrastructures, les villages souffrent le plus souvent d'un enclavement en terme de télécommunications et en matière d'énergie. Sur cette base, le CSD-PTT (Coopération-Solidarité-Développement aux PTT) -une association créée par des professionnels de La Poste et de France Télécom- qui est fortement engagée dans la coopération avec des pays africains, a lancé des projets de téléphonie rurale. «La téléphonie dans les villages enclavés, c’est l’idée de base de notre association qui répond ainsi à une très forte demande de la population», rappelle à ce propos Bruno Jaffré, l’ancien président et fondateur de cette ONG.

Au Burkina Faso, par exemple, le projet piloté par le CSD-PTT en collaboration avec l’Onatel, l’opérateur national a permis l’implantation de cabines téléphoniques dans quatre localités (Biba, Koin, Nimina et Yaba) de la province du Nayala dans la région de Toma, ainsi que dans le village de Sérékéni dans la province Kénédougou près de la frontière malienne. Dans ces zones au réseau filaire très pauvre, le choix technique s’est porté sur un système de liaison téléphonique radio, la technologie la plus adaptée dans les régions reculées comme l’explique Bruno Jaffré : «On a eu l’opportunité de récupérer du matériel déclassé dans les montagnes en France. Il restait donc à trouver de l’électricité. Des dispositifs alimentés par l’énergie solaire ont été mis en place pour assurer des situations d'indépendance énergétique aux installations». Résultat, une technologie à coût relativement bas à la fois en terme d'investissement sur place d'une part, et d'exploitation et de maintenance d'autre part.

Le principe est simple. Chacune des localités est équipée d’une cabine comprenant un téléphone installé sur une table à côté d’un cahier où sont consignés les appels et d’un compteur accroché au mur. «Ce sont les villageois qui réalisent les abris à leurs frais. Ils assurent également l’exploitation des liaisons et la sécurité des équipements. En effet, les panneaux solaires font l’objet de beaucoup de vols», explique Bruno Jaffré.

Par ailleurs, l’organisation qui apporte le savoir-faire n’entend pas financer seule ces projets. Elle compte sur la contribution des opérateurs nationaux, notamment pour l’achat du matériel très cher comme les panneaux solaires. Dans ce schéma d’organisation, «la liaison avec les populations sur place se fait grâce à des ONG locales. L’Ader qui est dirigé par des membres actifs de la communauté malienne en France a, par exemple, financé la première mission d’étude dans la région du Guidimakha au Mali», commente Bruno Jaffré. Et de rappeler que «l’association n’est qu’un aiguillon. L’objectif final est que ces projets continuent sans le CSD-PTT». Sur ce point, la réussite est totale au Burkina Faso. En effet, le président de l’ONG Sodepostel (Solidarité développement dans les Postes et télécommunications), El Hadj Mousbila Sankara, vole désormais de ses propres ailes. Avec l’opérateur national burkinabé, il a mené tout seul des projets de raccordement de téléphones dans la région de Toma Bokin, ce qui a permis à l’association française de s’investir dans d’autres pays.

Au Mali, une opération du même genre qui vise à raccorder de nombreux villages dans la région de Mopti-Sévéré et au Pays Dogon, a ainsi été monté en partenariat avec la Sotelma, l’opérateur national et l’Association des Volontaires pour le Développement des Télécommunications au Mali. Au Niger, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui a été l’origine des premières radios rurales, travaille également sur des projets d’accès au réseau de télécommunication par village : téléphone mais également accès Internet.

(SOURCE: http://www.rfi.fr/actufr/articles/070/info_express_39102.asp)

Côte d’Ivoire Télécom - Voici le nouveau patron

A moins d’un rebondissement spectaculaire, l’information officielle à Côte d’Ivoire Télécom est que la Direction générale a changé de tête. Selon des sources introduites dans l’entreprise, l’ancien Directeur général adjoint (Dga), M. Bruno Koné, est désormais le nouveau Directeur général (Dg) de Côte d’Ivoire Télécom. Il vient assurer le poste de Directeur général vacant après le départ de M. Bernard Clivet (ex-directeur général d’Orange Côte d’Ivoire). Des indiscrétions font savoir que, depuis quelque temps déjà, l’homme était pressenti à ce poste puisque son prédécesseur n’étant plus en fonction. M. Koné Bruno était donc celui qui gérait la Direction générale de Côte d’Ivoire Télécom avant que n’intervienne sa nomination, le 29 Septembre dernier.

(SOURCE: http://news.abidjan.net/article/?n=151678)

RESEAU GSM - Victime d’un marché de gré à gré ou d’une arnaque?: La Sonatel perd le fil en Guinée

Voulant se déployer en Guinée après avoir consolidé sa part de marché au Mali,la Sonatel vient de subir un important revers en se voyant recalé officiellement pour entente directe. Paradoxalement, la direction de l'entreprise au Sénégal affirme que les offres n'ont pas encore été attribuées, et qu''elles seraient en pôle position. La Société nationale de télécommunications, Sonatel, vient involontairement de se prendre les mains dans un panier de crabes guinéennes. Sa volonté de puissance vient de lui valoir une leçon sur la gouvernance dans certains pays d’Afrique.

S’étant fiée à la parole du Premier ministre de Guinée, M. Cellou Dalein Diallo, la société dirigée par M. Cheikh Tidiane Mbaye a passé avec ce dernier un accord pour l'acquisition d'une quatrième licence de téléphonie mobile, Gsm. Cependant, des informations venues de Conakry confirment que la fameuse quatrième licence, attendue par la Sonatel, venait d’être attribuée à une société établie au Luxembourg, Investcom.

La licence a été attribuée par le ministre des Télécommunications, Jean Claude Sultan. Tout le monde à Conakry s'accorde à dire qu'il est la seule autorité habilitée à délivrer une licence de téléphone. Il l'a vendu à 30 millions d’euros, un peu plus de 19 milliards et demi de francs Cfa. La Sonatel, pour sa part, avait proposé à la Commission ministérielle, devant laquelle le Premier ministre Diallo lui avait demandé de se présenter, 21 millions d’euros, l’équivalent de 13,7 milliards de francs. Cela, sans compter, affirment les personnes proches du dossier, «plusieurs milliards de francs Cfa d’investissement».

Las ! Cela n’a pas été suffisant pour convaincre les gestionnaires du secteur des Télécoms en Guinée. Les proches de M. Sultan affirment que si la Sonatel a vu son offre rejetée, c’est qu’elle avait passé un marché de gré à gré avec le Premier ministre Diallo. «Malheureusement pour les Sénégalais, Cellou Dalein Diallo n’a aucune autorité dans l’histoire», ajoutent les mêmes personnes.

L’affaire ne serait que malheureuse et pas drôle si, à Dakar, les Responsables de l'entreprise sénégalaise ne voulaient cacher l’évidence. Déclarant ignorer tout de l'issue de leur dossier, ils disent attendre encore la décision des autorités guinéennes. A la direction de la communication de la Sonatel, la version officielle est que la société a «répondu à un appel d’offres international», établi selon les règles de l'art.

Rejetant toute accusation d’entente directe, on y ajoute même: «Nous avons soumissionné à un appel d’offres, à l'issue duquel nous avons été retenu comme adjudicataire provisoire» qui devrait être confirmé bientôt comme définitif. C’est dire que les dirigeants de la Sonatel affichent, du moins face à la presse, une confiance quant à la solidité de leur dossier. Peut-être se disent-ils que la gestion de ce pays est tellement chaotique qu’une décision d’un ministre peut être remis en cause le lendemain par une autre autorité, et qu’il suffirait de ne pas perdre espoir.

«Investcom, une entreprise libanaise enregistrée au Luxembourg, a déjà versé un premier acompte de 15 millions d?euros à la Banque centrale de Guinée.» Détail intéressant, la groupe Investcom appartient à la famille Mikati, dont l’un des membres les plus en vue est le Premier ministre du Liban, Najib Mikati. Autre détail, Investcom est déjà attributaire d?une licence Gsm en Guinée, avec la société Spacetel. Cette dernière ne couvre qu'une infime partie du territoire.

Courtoisie de Mohamed GUEYE
Le Quotidien, Dakar

(SOURCE: http://www.boubah.com/article/article.asp?num=1247&cat=3)

Côte d’Ivoire Télécom - Doré Lassina débarqué

Doré Lassina n’est plus le directeur commercial des lignes « Fidelis » de Côte d’Ivoire Télécom. Il été débarqué de son poste, mercredi dernier, à l’issue d’un Conseil d’administration de la société. La décision est intervenue, dit-on, dans le cadre d’une réorganisation de l’organigramme et des services de l’entreprise. Le conseil aurait découvert un « trafic illicite » des cartes « Fidelis » imputable a Doré Lassina. Une accusation que ne reconnaissent pas certains proches de l’ex- directeur commercial. Ceux-ci pensent qu’il est victime d’une cabale. Selon eux, le motif évoqué par le Conseil d’administration n’est qu’un prétexte pour se débarrasser de lui. Nous attendons de pouvoir rentrer en contact avec le concerné dont les téléphones portables sont restés fermés tout le week end. Rappelons que quelques mois plus tôt, d’autres mutations à Côte d’Ivoire Telecom ont confirmé Koné Bruno au poste de Directeur général. Après six mois d’intérim, celui-ci a remplacé le Français Bernard Clivet. L’ex Directeur général.

(SOURCE: http://news.abidjan.net/article/?n=151822)

Télécommunications: Le marché de la téléphonie mobile en période de transition

 Mahanagar commence ses activités à la fin de l'année. Il pourrait sonner le départ des appareils offerts contre abonnement. La concurrence s'amplifie.

Revendeurs et opérateurs de téléphones portables affinent leur stratégie pour rester dans la course.

Le monde du mobile est en pleine mutation. Enseignes multi-marques et store conceptuel sont à l'honneur en attendant des forfaits incluant des téléphones mobiles subventionnés.

Le démarrage des opérations de téléphonie mobile et fixe de Mahanagar Telephone Mauritius Ltd (MTML), annoncé pour fin 2005, pourrait être le début des mobiles offerts en échange d'un abonnement. Cette pratique de forfait abonnement-téléphone est légion à l'étranger. Si ce projet devenait réalité, les conditions de vente s'en trouveraient alors considérablement modifiées.

Alors que le marché des téléphones portables arrive, lentement mais sûrement, à saturation, les revendeurs agréés et opérateurs de mobiles affinent leurs stratégies. C'est un fait que le portable est en passe de devenir le meilleur ami de l'homme.

Aujourd'hui, Maurice compte plus de 650 000 usagers sur 1,2 millions d'habitants. Un chiffre qui le propulse au premier rang africain avec un taux de pénétration estimé à 60 % même si on est loin des 100 % de la Suède, de l'Italie, de l'Autriche, ou encore des 75 % de la France.

Seulement pour l'année 2004, 120 000 combinés ont été vendus. Cette année, la vente devrait atteindre un chiffre d'affaires de Rs 700 millions. Pour leur part, les opérateurs Cellplus et Emtel se partagent un marché pesant Rs 2,5 milliards.

Ce marché est encore en expansion, mais pour combien de temps encore ? "Nous serons saturés d'ici un an et demi tout au plus", entrevoit déjà Ameen Rawat, directeur général de Rawat Communications. "Une fois ce seuil atteint, il s'agira uniquement d'un marché de renouvellement de téléphones. Et ce sera beaucoup plus difficile."

La tendance qui veut que les représentants officiels des grandes marques se muent en vendeurs multimarques n'est pas innocente. D'une part, ils visent à arracher des parts d'un marché parallèle de plus en plus envahissant. D'autre part, il s'agit d'être prévoyant pour les temps plus difficiles.

Investissements de Rs 30 millions

C'est ainsi qu'Harel Mallac Communications, représentant officiel de Sony Ericsson dans l'océan Indien, a attiré Nokia dans son écurie au début du mois. Rawat, jusqu'ici seul titulaire de cette marque, a contre-attaqué en ouvrant le premier Nokia Concept Store de la région Afrique. Un investissement en espèces sonnantes et trébuchantes de Rs 30 millions. Rien que ça !

Mais ce n'est que le commencement. Rawat Communications, qui a récemment pris une seconde marque, Sagem, sous ses ailes, ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. "D'ici deux mois, nous allons prendre une troisième. Du jamais-vu encore", confie Ameen Rawat. Plutôt du jamais entendu alors

Chez Harel Mallac, les pourparlers sont aussi engagés pour une troisième marque de téléphone mobile. Les choses seraient conclues avant la fin de l'année. Histoire de pouvoir se lancer à trois pour les fêtes de fin d'année, période propice pour les revendeurs de téléphone.

L'arrivée de MTML et l'offre des mobiles sur abonnement pourrait cependant bousculer les choses. Mais cette nouvelle venue n'a pas le choix. Ses concurrents dans le domaine du mobile sont déjà solidement ancrés. Cellplus compte aujourd'hui 400 000 abonnés, contre 250 000 pour Emtel. Pénétrer sur les terrains de chasse de ces deux-là ne sera certainement pas mission aisée. "En plus d'offrir des tarifs plus attrayants, ils devront également faire comme partout ailleurs, inclure les portables à leurs abonnements", observe un professionnel du domaine.

Cellplus serait déjà partante pour suivre MTML sur ce parcours. Même son de cloche chez Emtel. "Ce sera peut-être une bonne affaire pour nous. Au lieu d'un renouvellement de mobile tous les deux ans, l'usager pourrait être tenté d'en changer plus rapidement et donc, on en vendra plus", analyse Kenneth Yip Tong, directeur exécutif de Mauritel, représentant exclusif de Motorola pour l'océan Indien.

Pour les revendeurs officiels, de tels forfaits pourraient amener un autre plus : la mort du marché gris. "Les opérateurs achèteront leurs mobiles auprès des agences. Cela ne peut donc qu'être bénéfique pour nous", ajoute Kenneth Yip Tong.

(Source: L'Express )

ACTUALITES INTERNET

INDEX

MTN ACHÈTE GLOBAL NET

La nouvelle entité va désormais s'appeler Mtn Networks Solutions et sera tout aussi spécialisée dans la fourniture des services Internet.

Comme nous l'annoncions dans l'une de nos précédentes éditions, Global Net, l'un des providers les plus en vue dans le paysage des nouvelles technologies de l'information et de la communication a été racheté par Mtn-Cameroon. L'information a été officialisée la semaine dernière par un communiqué émanant de la direction générale de la filiale camerounaise du géant sud-africain de la téléphonie, Mobil Téléphone Network (Mtn) " L'ambition affichée par Mtn en prenant pied sur le segment Internet est le suivant : investir lourdement dans des technologies performantes grâce auxquelles les particuliers et les entreprises pourront accéder à Internet à moindre coût et de manière plus fiable. Ce qui devrait entraîner une baisse des coûts d'accès et par extension de plus grandes possibilités d'accès pour tous les Camerounais; acquérir le business d'un fournisseur d'accès Internet local et ses licences d'exploitation et l'intégrer dans la structure Mtn. Il se développera au sein de Mtn comme une entité opérationnelle différente sous le nom de Mtn Network Solutions. "

Du même communiqué, l'on apprend que l'opérateur de téléphonie mobile part de plusieurs constats, le fait que l'accès Internet soit toujours un luxe pour les particuliers et les petites entreprises, son coût assez élevé, la vétusté du réseau des fournisseurs Internet actuel, l'offre de service limitée, etc. Il s'agit alors pour Mtn Cameroun de " développer l'accès à ces services à travers tout le Cameroun (partout où notre réseau mobile est présent). Ce qui devrait conduire à une vulgarisation de l'outil Internet ; et surtout de permettre à tous les acteurs du secteur d'accéder à nos ressources dans la limite de ce que nos licences nous permettent notamment tous les autres fournisseurs d'accès Internet. Les autres acteurs Isp ne pourront que bénéficier de ces nouvelles possibilités. " Joint au téléphone par Le Messager, Bouba Kaélé, l'un des responsables de la communication de l'opérateur de téléphonie mobile précise toute fois que la nouvelle entité aura son statut juridique, bien différent de celui de Mtn Cameroun.

Au siège du provider à Deido, l'on peut toujours admirer l'enseigne portant le logo Global Net. A l'intérieur de la bâtisse bondée comme à l'accoutumée de monde, internautes, moniteurs et autres visiteurs s'activent comme si de rien n'était. Approché par Le Messager, certains employés feignent de ne rien savoir sur ce rachat. " Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je me contente de faire mon travail et rien que mon travail ", lance un webmaster. " Je l'ai lu quelque part dans un journal, et j'attends que la direction générale nous dise un peu plus sur cette question ", déclare sur un ton plus calme son collègue. Ce dernier ne cache même pas sa joie si une telle information était confirmée : " Cela augure des lendemains meilleurs aussi bien pour notre société que pour nous autres employés. Mtn c'est quand même l'une des plus grandes entreprises de télécommunications en Afrique et je ne doute pas un seul instant que ce rachat est porteur de beaucoup de bonnes nouvelles pour nous autres employés " Une démarche pour rencontrer un responsable de Global Net pouvant s'exprimer sur le sujet s'est avérée vaine, celui-ci étant, selon les dires d'une réceptionniste en pleine séance de travail, avec son directeur général.

Exit donc Global Net qui depuis 2000 s'est spécialisée dans les services de pointe liés aux Ntic, avec pour ambition de "couvrir à court terme, le triangle national et à long terme, l'Afrique avec un service satellitaire ". Pour y parvenir, Global Net