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The countries below contain a historic archive of information on the state of the internet that is now three years old. For some countries, the information has remained largely the same whereas for others considerable change has occurred. However it can still be used to identify organisations involved in developing the internet and to understand the historic development of the Internet in Africa. For up-to-date (but "pay-for") information click here: There are special rates for students and universities.

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This is an area where you can download longer articles and reports of interest. These will be updated as new material becomes available.

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This IDRC-supported research study looks at how complaints by African consumers in the telecoms and Internet sectors are dealt with and what input consumer organisations are able to make into policy for these sectors. It is based on a survey of 30 African countries and includes detailed case studies of Kenya, Senegal and South Africa.

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This chapter from the ITU's Global Trends in Telecommunications Reform 2005 examines the market and regulatory implications of the shift to IP networks and outlines the different types of responses regulators are making to VoIP calling.

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Leslie Chan, Barbara Kirsop, Subbiah Arunachalam look at the use of Open Access archiving as a way of improving scientific capacity building.

If you have updates or interesting material to add, please send it to info@balancingact-africa.com

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Edition en français No 10 septembre 2004

ACTUALITES TELECOM

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ACTUALITES TELECOM

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Avec 117 milliards de FCFA de chiffre d'affaires, l'activité de la Sonatel en hausse de 30% au premier semestre 2004

Les perspectives 2004 s'annoncent très bonnes pour la Sonatel dont les chiffres du premier semestre indiquent une nette progression aussi bien du volume d'affaires que du résultat d'exploitation.

Si la téléphonie mobile n'existait pas, il aurait fallu l'inventer pour la Société nationale des télécommunications (Sonatel). Conformément à une tendance notée depuis quelques années, c'est véritablement ce secteur qui dope l'activité de l'entreprise leader de télécommunications. Les résultats du premier semestre, publiés à la Bourse régionale des valeurs mobilières, font état d'un chiffre d'affaires de 117 milliards de Fcfa, contre 90,2 milliards à la même époque en 2003, soit une hausse de 29,6%. La progression est plus importante en ce qui concerne le résultat d'exploitation (chiffre d'affaires moins charges d'exploitation) puisque celui-ci hausse de 41,49% avec un montant qui passe de 39,8 milliards à 56,4 milliards de Fcfa. « Cette hausse est due essentiellement à l'activité du mobile au Sénégal et au Mali, avec nos filiales respectives Sonatel Mobiles (Alizé) et Ikatel », explique la Sonatel dans sa note adressée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) où elle publie, conformément aux obligations de toutes les sociétés cotées en bourse, ses résultats tous les six mois. La contribution de la branche mobile est d'autant plus importante que celle du réseau fixe n'a augmenté que de 9,71%, comparaison faite entre le premier semestre 2003 et celui de 2004.

La Sonatel dispose d'un parc d'abonnés au réseau cellulaire de plus de 575.000 lignes au Sénégal, et de 180.000 lignes au Mali, à travers sa filiale Ikatel, selon les chiffres fournis par Cheikh Tidiane Mbaye, son directeur général, lors de la publication des comptes 2003. Sur le réseau fixe, où il n'opère qu'au Sénégal, la société compte plus de 228.000 lignes.

A plusieurs reprises, la Sonatel a procédé à des baisses de tarifs aussi bien sur le fixe que sur le mobile, comme elle le rappelle dans son communiqué adressé à la Bourse. Mais avec un tel niveau de rentabilité, les clients peuvent se demander, légitimement, si elle ne doit pas encore aller plus loin pour rendre le téléphone moins cher.

Si le rythme de croissance de l'activité de 30% enregistré au premier semestre se maintient durant le second, la Sonatel devrait dépasser largement son record de 2003 avec ses 195,6 milliards de chiffre d'affaires pour 56 milliards de Fcfa de bénéfices.

La progression de l'activité en 2003 était de 20% par rapport à l'exercice 2002. De quoi s'attendre, pour les actionnaires, à des dividendes plutôt confortables malgré tous les remous liés à l'échéance du 19 juillet 2004. Cette date, qui marque l'entrée en vigueur de la libéralisation totale du secteur des télécommunications, avait été appréhendée avec beaucoup de circonspection par les syndicats des employés de la Sonatel qui s'étaient engagés dans un intense lobbying pour en obtenir. Les dividendes payés par la Sonatel ont connu une progression de 70%, entre 1998, date de son début de cotation, et 2003, selon la « Lettre mensuelle de Cgf-Bourse », datée du mois d'août : les actionnaires qui empochaient ainsi 2.340 Fcfa, en 1998, ont perçu 3.960 Fcfa l'année dernière. A la Brvm, le titre Sonatel qui est passé d'une valeur nominale de cotation de 22.000 Fcfa lors de son introduction, a atteint, en moyenne, un niveau de 25.000 Fcfa en 2003. L'action Sonatel a même joué les têtes de gondole à la Bourse en dépassant la barre des 30.000 Fcfa, comme le 30 juin dernier, où elle valait 35.000 Fcfa. A la date d'hier, le titre valait 32.010 Fcfa.

(source: Le Soleil)

Algerie: Dans un communiqué rendu public, l'ARPT évalue le taux de couverture d'OTA dans 16 wilayas

Le conseil de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) a rendu publics, hier, les résultats d'évaluation de la couverture et de la qualité de service du réseau de la téléphonie mobile d'Orascom Télécom Algérie (OTA) au titre de la troisième année d'activité. Le rapport de l'ARPT précise que les résultats de l'opération d'évaluation ont été examinés le 13 du mois en cours et ont concerné «16 chefs-lieux de wilayas restants, conformément aux dispositions du cahier des charges, les axes routiers et les agglomérations traversées par ces routes prévues contractuellement au terme de la troisième année d'activité de l'opérateur». Le conseil de l'ARPT précise à ce propos que l'opération a été réalisée sur le terrain du 12 août au 8 du mois en cours, et ce, conformément aux prescriptions du cahier des charges de l'opérateur sous le contrôle et l'audit pour le compte de l'ARPT de superviseurs auditeurs spécialisés dans les télécommunications.

L'évaluation, précise-t-on encore, a porté sur 412 sites dans les 16 chefs-lieux de wilaya, sur les axes routiers et les agglomérations traversées par ces routes. 3 364 appels ont été ainsi effectués pour tester le réseau dans les 16 wilayas, à savoir Adrar, Batna, Béchar, Chlef, Djelfa, El Bayadh, Illizi, Jijel, Khenchela, Médéa, Mascara, Saïda, Sidi Bel Abbès, Souk Ahras, Tamanrasset et Tindouf. Dans tous les chefs-lieux de ces wilayas, lit-on dans le rapport, le taux de couverture et de qualité est de 100%. Quant au taux de qualité de service sur les axes routiers, il est également de 100% sur les axes Oran-Béchar, Constantine-Ouargla et Annaba-Tébessa. En revanche, sur l'axe routier Alger-Ghardaïa, le taux est de 98,04%. Les tests effectués dans les agglomérations traversées par ces axes routiers montrent enfin que le taux de couverture et de qualité de service est également de 100%.

(source: La Tribune)

Benin: Trafic de lignes téléphoniques à Bohicon - un des trafiquants arrêtés et deux autres en cavale

Les lignes téléphoniques de l'Opt (Office des Postes et Télécommunication ) sont devenues ces derniers jours la cible des trafiquants à Bohicon dans le Zou.

Une enquête conduite par le chef agence Opt de Bohicon et les éléments de la gendarmerie de la localité a conduit à démanteler le réseau des trafiquants. Cette investigation a permis d'arrêter l'un des trafiquants. Les deux autres ont pris la poudre d'escampette. En effet, il y a trois mois, les agents de l'Opt ont constaté la défaillance du réseau et ont décrié le phénomène sur les ondes des radios de la ville. C'est le vendredi dernier aux environs de treize heures que la main a été mise sur les trafiquants, tous membres de la communauté «ibos» du Nigeria. Ils opéraient sur les installations de l'opt situées vers Tindji. Véritables techniciens, ils ont mis en place un procédé savamment orchestré.

Ainsi ils sectionnent les fils téléphoniques qu'ils raccordent à d'autres combinés à une vingtaine de mètres des lieux dans un souterrain où ils lancent des appels téléphoniques tous azimuts. Ils en étaient là quand l'alerte a été donnée. Résultat, un des trafiquants arrêtés et les deux autres en fuite. En attendant de démanteler aussi les ramifications du réseau, c'est la sécurité des installations de l'opt qui reçoivent un coup au grand dam des abonnés de la localité.

(source: Fraternité)   

Mali: La SOTELMA lance ILAFIA et défie Ikatel

La Société des Télécommunications du Mali vient de lancer un nouveau produit et de marquer un point dans la guerre de survie qui l'oppose à IKATEL, le 2e opérateur de téléphonie mobile au Mali, concurrente de sa filiale Malitel.

La SOTELMA vient en effet de mettre sur le marché, un nouveau mode de téléphone dénommé "ILAFIA" qui signifie soulagement en bambara.

Ce procédé fait la combinaison entre le téléphone fixe auquel il emprunte le format (c'est-à-dire le poste téléphonique) et le téléphone mobile, d'où il tire le mode de fonctionnement prépayé.

Concrètement, le client qui s'abonne à "ILAFIA" n'est plus facturé, puisque, pour effectuer ses appels, il lui suffira d' acheter une carte prépayée dans les mêmes conditions que pour le cellulaire : 2 500 F CFA, 5 000 F CFA, 10 000 F CFA ou 25 000 F CFA.

L'abonnement ILAFIA coûte 71 000 F CFA toutes taxes comprises et le client bénéficie de 5 000 F CFA de communications gratuites.

La durée de l'abonnement est de 4 mois, au cours desquels l'abonné devra téléphoner au moins une fois, faute de quoi, sa ligne sera suspendue ; l'appareil restant cependant sa propriété ; le rétablissement ne s'effectuera que contre le paiement d'une carte de recharge de 25 000 F CFA.

300 lignes ont été lancées par la SOTELMA pour tester le produit ; d'ici le 31 Décembre de cette année, 29 000 lignes seront créées ; le processus sera clos à la fin du premier semestre 2005, avec la mise en service de 18000 lignes supplémentaires.

En plus de la voix, il sera offert dans les deux dernières phases, des services de fax, de messagerie et d'internet.

Le marché malien qui se targue d'être le plus dynamique de la zone UEMOA, juste après le Sénégal, dispose aujourd'hui d'une gamme variée de services de télécommunications, grâce à la concurrence que se livrent 2 opérateurs (Malitel et Ikatel), dans un duel sans merci ; et les consommateurs attendent un prochaine riposte d'IKATEL, pour leur plus grand bénéfice.

(source: Altervision)

Ile Maurice: "Private notice question"- Ramgoolam critique le recrutement à l'Icta

Les procédures de recrutement des directeurs de l'Information and Communication Technologies Authority (Icta) intriguent le leader de l'opposition, Navin Ramgoolam.

Il en a fait le sujet de sa Private Notice Question (PNQ) à l'Assemblée nationale hier. Lui répondant, le ministre des Télécommunications et de la Technologie informatique, Pradeep Jeeha, a soutenu que le conseil d'administration a utilisé ses propres procédures pour recruter quatre directeurs en 2002.

Il s'agit de Mamade Aleem Bocus (Director of the Legal Affairs Department), Subash Gobin (Director of Communications and International and Consumer Affairs Department), Harish Bholah (Director of Finance and Administration Department) et Krishna Oolun (Director of the Engineering and Licencing Department). Navin Ramgoolam voulait savoir pourquoi ces quatre directeurs qui ont été employés sous contrat par cette instance d'arbitrage ont été recrutés sur une base permanente à l'échéance de leur contrat, et cela, sans que ces postes aient au préalable été déclarés vacants.

Le ministre Jeeha explique que ces professionnels ont fait leur preuves pendant la durée de leur contrat et que l'Icta a cru bon faire appel à leurs compétences surtout à un moment où cette instance avait besoin de cadres pour traiter des dossiers urgents tels que la libéralisation des télécommunications et le tarif rebalancing.

Cette réponse ne satisfera pas le leader de l'opposition. Il pense plutôt que l'Icta s'est livrée à un exercice d'embauche des "petits copains". Navin Ramgoolam va plus loin encore : il allègue que certains ont été recrutés en fonction de leur appartenance politique. Ce qui, dit-il, démontre que l'Icta "n'est pas un organisme indépendant". Réponse de Pradeep Jeeha : l'Icta est bel et bien indépendante de l'industrie des Tic mais elle est avant tout "l'autorité régulatrice qui doit appliquer la politique du gouvernement".

Le leader de l'opposition a aussi voulu savoir si l'Icta a financé les missions du ministre à l'étranger. Le ministre répond par la négative. Il affirme, à une question supplémentaire, que les missions des directeurs et du président sont approuvées par le conseil d'administration. Jusqu'ici, l'Icta a déboursé la somme de Rs 4,9 millions pour 57 déplacements de juin 2002 à mai 2004.

Navin Ramgoolam s'est aussi intéressé aux procédures de l'Icta pour l'achat de quatre voitures officielles de Rs 1,7 million chacune. Il a surtout voulu savoir pourquoi ces achats n'ont pas été effectués par voie d'appels d'offres plutôt que par le biais de négociations directes avec les fournisseurs. Le ministre affirme que ces achats ont été approuvés par le conseil d'administration après qu'il ait consulté diverses cotations. "I am informed that quotations were sought from various suppliers every time a new car had to be acquired and all procurements were effected with prior board approval", déclare le ministre Jeeha.

Le député Arvin Boolell devait ensuite demander si toutes les procédures ont été suivies. Au ministre d'affirmer que cette question fait l'objet actuellement d'une enquête de l'Independant Commission against Corruption (Icac). Arvin Boolell a aussi voulu savoir si un certain nombre d'employés de l'Icta a été forcé à démissionner en raison d'interventions politiques. Citant au moins quatre noms pour étayer ses dires, il parle de "gross political interference", thème qui sera repris par Madun Dulloo, lors des questions supplémentaires.

Le speaker de l'Assemblée nationale, Dev Ramnah, interviendra alors pour rappeler au député qu'il ne faudrait pas utiliser les questions parlementaires pour faire des allégations sans preuves.

(source: L'Express)

DRC: Grève à l'OCPT - les agents insistent sur le départ du comité de gestion Bafoa

L'entrée du bâtiment administratif de l'Office Congolais des Postes et Télécommunications (OCPT) a été de nouveau transformée en forum mardi 31 août vers midi. Agents et syndicalistes de cette entreprise publique, en grève depuis le début du mois d'août 2004, ont de nouveau échangé sur l'opportunité de continuer la grève. Ils avaient à cet effet amené des sifflets, des tambours, des calicots et un petit cercueil en mémoire du comité de gestion.

De prime abord, les délégués syndicaux avec un mégaphone devant une foule bruyante, ont rendu compte aux agents, des contacts qu'ils ont eu lundi 30 août 2004 avec les ministres du Portefeuille et celle des Postes et Télécommunications au cabinet du ministre du Portefeuille.

Ils ont dit qu'ils ont expliqué à la tutelle technique et financière de l'OCPT les mobiles de revendications des agents de cette entreprise publique. Les revendications portent notamment sur l'apurement des arriérés des salaires des travailleurs de plus de cinquante mois, l'interconnexion du réseau de télécommunication de la RDC, processus au cours duquel l'OCPT devrait jouer un rôle primordial, et enfin le départ des membres du comité de gestion actuel de l'entreprise que dirige l'Administrateur délégué général Bafoa. Les agents de l'OCPT reprochent aux membres du comité de gestion actuel leur insouciance vis à vis des préoccupations des travailleurs.

Devant ce cahier de charges des syndicalistes de l'OCPT, les ministres du Portefeuille et des Postes et Télécommunications ont indiqué que tous les problèmes évoqués préoccupent au plus haut point le gouvernement, particulièrement l'apurement de quatre années d'arriérés de salaires des travailleurs. En ce qui concerne l'interconnexion, on est entrain d'étudier les possibilités d'impliquer cet opérateur public de télécommunications dans le processus d'interconnexion, laissée aujourd'hui à la merci des opérateurs privés du secteur, et qui en font ce qu'ils veulent.

Quant au départ des membres du comité de gestion actuel, les ministres des PTT et du Portefeuille ont indiqué que ce dossier n'est plus à leur niveau puisque toutes les doléances des travailleurs de l'OCPT ont été transmises au gouvernement de transition.

Les agents regroupés devant le bâtiment administratif de l'OCPT ont continué à scander des slogans hostiles aux membres du comité de gestion de cette entreprise, mettant en même temps les délégués syndicaux en garde contre toute tentative de trahison. Plusieurs d'entr'eux appelaient au maintien de la grève jusqu'au départ du comité de gestion Bafoa qui semble avoir déserté les bureaux du boulevard du 30 juin.

Il faut signaler que les activités sont paralysées à l'OCPT depuis le début du mois d'août, les travailleurs se sont résolus à rester dehors pour faire pression et faire entendre leur voix. Il convient de rappeler que les agents de l'OCPT ont reçu la semaine écoulée leur salaire du mois de juillet 2003, avec espoir qu'ils pouvaient reprendre leur place dans les bureaux. Hélas, ils ont estimé que cette paie constitue une goutte d'eau dans l'océan et la grève reste maintenue jusqu'à la satisfaction totale de toutes les revendications et plus précisément le départ du comité de gestion actuel.

(SOURCE: Le Phare)

Madagascar: Cinq ministres en 5 ans pour accoucher d'un code de la Communication

L'actuel ministère des Télécommunications, des Postes et de la Communication organise un atelier, dit "atelier d'appropriation du Code de la Communication", demain à l'hôtel Panorama. C'est le énième atelier depuis 1999 où 5 ministres ont défilé sans que le fameux code ait été adopté par le Parlement jusqu'ici.

Le régime de l'Amiral Ratsiraka avait tenté le coup en 1999, avec la tenue à l'hôtel Astauria d'Antanimena, des états généraux de la Communication appuyée par le PNUD, sous la direction du ministre Fredo Betsimifira. Un projet de Code dont l'examen s'est déroulé dans une ambiance chaude et tendue en raison de l'existence des dispositions qui divisaient les quelques centaines de participants. Aucun résultat tangible car même la synthèse des états généraux n'a pu faire transparaître une tendance générale. Les professionnels des médias et de la communication étant divisés au point pour certains de se demander si ce n'en était pas l'objectif. Un comité a été chargé de "nettoyer" le projet compte tenu des recommandations d'Antanimena.

Le projet a été, par la suite, introuvable, puis survint la crise politique de 2002. Deux autres ministres font leur entrée au département concerné, à savoir Eric Beantanana et Mamy Rakotoarivelo. Le premier ayant géré principalement une partie de la crise, le pays étant encore dans la zone de turbulence, c'est au second de relancer les débats en prenant l'initiative et en diffusant le projet de code toiletté dans les médias et sur le net, pour que tous les acteurs puissent présenter leurs suggestions. Le ministre Haja Nirina Razafinjatovo a pris le relais avec la tenue d'un atelier à Antsirabe en février 2003. Des amendements et suggestions ont été apportés avec la contribution de consultants étrangers. Les participants ont notamment examiné les principes fondamentaux de la liberté d'information, le droit à l'information ainsi que l'accès aux sources et leur protection. Ils ont également soutenu une éventuelle sanction pour toute source étatique agréée qui commettrait une rétention d'informations. Un comité de suivi a été mis sur pied et les recommandations d'Antsirabe ont été synthétisées.

Cette année 2004, la Fondation Friedrich Ebert a réuni les présidents d'association, l'ordre des journalistes, ainsi que certains représentants du patronat, à Maibahoaka Ivato, pour un travail d'allègement du projet de Code "arrêté" à Antsirabe. A l'issue de cet atelier, un comité de suivi a été chargé de "rédiger" les résultats finaux avec notamment à sa tête le juriste Jean Eric Rakotoarisoa. Cet allègement a été surtout axé sur le morcellement des thèmes essentiels concernant le journalisme en général. Mais l'atelier a retenu les recommandations substantielles telles la suppression des peines d'emprisonnement, la libéralisation des ondes au niveau national, la réglementation des relations entre sources et journalistes, etc.

Le cinquième ministre qui apporte sa part de pierre est Clermont Gervais Mahazaka, lequel relance donc les débats avec la tenue demain de cet "atelier d'appropriation" comme il est stipulé dans l'invitation officielle. Il s'agit de présenter un projet de code, on saura lequel demain, pour qu'il puisse être amendé pour la énième fois. On ne sait plus où on en est. En tout cas, les dirigeants actuels de ce département n'excluent pas l'introduction du projet de Code à la seconde session ordinaire du Parlement vers la fin du mois de septembre. En 5 ans, ce projet a beaucoup vadrouillé. Le Parlement aura son mot à dire bien que ses membres ne soient pas tous des spécialistes en la matière. Que ce soit à Tsimbazaza ou à Anosikely, l'examen de ce projet ne saurait se soustraire à des considérations politiques, d'autant que c'est une majorité qui impose sa longueur d'onde. Une raison ou une autre aurait empêché ces cinq ministres d'en venir à bout. L'actuel ministre Mahazaka, comme son nom semble l'indiquer, l'emportera-t-il ?

(SOURCE: Midi Madagasikara)

ACTUALITES INTERNET

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Le Maroc champion du piratage informatique

En détruisant des sites d’autres pays, les pirates s’exposent aux contre-attaques

Les pirates informatiques marocains seraient les plus forts au monde après les Brésiliens. Ils s’amuseraient à attaquer les sites étrangers et s’attireraient les foudres des autres pirates qui en retour partiraient à l’abordage des sites chérifiens. Sites qui sont loin d’offrir les garanties élémentaires de sécurité et qui constitueraient un terrain d’entraînement idéal pour les crackers de tous bords.

« Les crackers marocains, pirates informatiques, sont les deuxièmes plus forts au monde après les Brésiliens ». La révélation de Nabil Ouchn, le secrétaire général du Chaos Computer Club Morocco (CCC), flatte n’importe quel informaticien du Royaume. Mais ces conséquences pour la sécurité informatique au Maroc sont désastreuses. En effet, les attaques des pirates informatiques contre des sites nationaux se multiplient ces dernières années dénotant d’une grande réactivité aux systèmes de défense et surtout d’une ingéniosité hors pair de la part de crackers marocains. Et c’est justement pour pallier ce grand problème que le CCC Morocco a été créé en août 2003 par des ingénieurs marocains spécialisés dans la sécurité.

Expatriés dans des pays comme la France, l’Allemagne ou encore les USA, les membres du CCC visent à optimiser la sécurité dans les sites informatiques marocains. Selon Nabil Ouchn, « c’est le projet e-Gov qui nous a poussé à concrétiser cette initiative dont l’idée germait depuis longtemps dans l’esprit des membres du CCC ». Ouchn, pointe du doigt l’extrême vulnérabilité des sites des institutions nationales. Et les vulnérabilités recensées sur l’infrastructure e-Gov sont aussi bien d’ordre organisationnel que technique. Dans cette optique, expliquent les membres du CCC, le niveau très faible de sécurité pour les sites de l’e-Gov, peut même favoriser une attaque bien coordonnée émanant de certains services étrangers dans un but d’espionnage ou d’infiltrations.

En s’appuyant sur des études récentes effectuées sur des serveurs marocains, le CCC a remarqué que le risque d’intrusion provient essentiellement du manque de contrôle avant le déploiement. En d’autres termes, l’organisme accorde plus d’attention à la faisabilité et le bon fonctionnement du service après déploiement sans se soucier des risques majeurs liés à une brèche de sécurité. « Plusieurs serveurs restent vulnérables pendant longtemps à des failles obsolètes ce qui augmente fatalement le risque d’intrusion », expliquent les responsables du CCC. Face à la montée excessive du nombre des vulnérabilités découvertes tous les mois, poursuivent-ils, chaque serveur devient accessible via 5, voire 6 méthodes différentes. Ce qui laisse aux attaquants l’embarras du choix.

D’où la nécessité, poursuit Ouchn, de créer un observatoire afin de suivre l’évolution des systèmes de sécurité et les réactions des crackers. « Cet organe devra coordonner les actions destinées à la sécurisation des sites, il devrait également étudier les failles, proposer des remèdes et surtout déclencher les alertes sur tel ou tel virus ou attaque probable », ajoute le secrétaire général du CCC. Ce dernier a également pour objectif la mise en place d’un centre national de sécurité destiné à délivrer des visas de déploiement des systèmes frontaux.

Toujours est-il que le Maroc commence à atteindre un stade de cracking très inquiétant. De plus, des groupes de crackers marocains sont continuellement en contact avec leurs homologues brésiliens réputés pour être les meilleurs au monde. Ce qui de l’avis de nombreux experts, risque d’entraîner le Royaume dans une CyberWar (guerre informatique) que les sites nationaux ne peuvent pas supporter.

En effet, d’après Ouchn, portés par leur élan, les crackers nationaux ne s’intéressent plus uniquement aux sites nationaux, mais attaquent également les sites d’autres pays tels que les USA, Israël, ou encore les Philippines. « Les systèmes informatiques de ces pays sont très avancés et bien sécurisés. En continuant à les attaquer, les crackers nationaux attirent la foudre des pirates des autres pays sur les sites nationaux qui ne sont pas pour autant sécurisés », explique Ouchn. Pour y remédier, les membres du CCC conseillent de mettre en place un système de détection d’intrusion, pour au moins limiter le trafic dans les cybercafés et réduire le téléchargement des outils de piratage sur Internet. Il convient de signaler à cet effet que les cybercafés restent, selon le bureau du CCC, le fief des pirates marocains.

Outre les crackers nationaux, les responsables du CCC mettent l’accent sur les attaques extérieures qui peuvent également s’avérer fatales pour les sites marocains. « Le Maroc jouit actuellement d’une très mauvaise réputation quant à la sécurité informatique dans le monde entier, à telle enseigne que nos sites institutionnels sont considérés comme des sites d’entraînement pour le cracking international », confie Ouchn. Et d’ajouter, « les sites nationaux sont également utilisés pour le jumping, une technique qui consiste à utiliser un site dont la sécurité est faible afin de pouvoir attaquer un autre site ».

(source: Afrik.com)

Cote d'Ivoire: Le boom des "Cybercafés"

Campus web center, Navigator, "Cyberi arobas pro", Cyberstation, etc. Ne vous trompez pas, ce ne sont pas des noms sortis d'un film de science fiction, ce sont des centres de navigation sur Internet "la toile mondiale "l'outil de communication de demain.

Dans toutes les communes du district d'Abidjan, les cybercafés foisonnent et se multiplient comme des cham-pignons. De jour en jour, le nombre d'internautes ivoiriens augmente de façon exponentielle, ce qui multiplie les recettes des cybercafés. M. Sery Edouard, propriétaire d'un "cyberstation" dans la commune d'Abobo est formel : " Chaque jour, ma clientèle augmente, au départ, en 2001, je venais m'asseoir toute la journée et je n'avais pas plus de 10 clients. Mais aujourd'hui et surtout avec l'acquisition de nouveaux ordina-teurs, je reçois plus de 70 personnes par jour. J'ai 10 postes connectés et qui sont occupés en permanence. Je fais 500F par heure ce qui fais avec 17h de travail par jour un revenu considérable "La création d'un centre Internet est une activité rentable, selon les entrepreneurs rencontrés, cette activité a ses exigences ; il faut investir beaucoup d'argent, mais lorsqu'on est un passionné de l'informatique comme M. Sery Edouard, on peut y arriver avec persévérance, c'est en cela que son histoire est intéressante. Admissible au BTS en communication, il ne parvient pas à obtenir un stage pour valider son diplôme. Loin de rester inactif, il sollicite l'aide d'un cousin pour s'acheter un ordinateur. M. Sery commence par les traitements de texte sur le campus universitaire de cocody.

Avec ses petites économies, il s'achète un autre ordinateur et décide aussi de faire un abonnement téléphonique pour en faire une cabine privée. Les idées affluent et Sery n'est pas prêt de s'arrêter . Il va donc acheter un modem (petit appareil électronique qui relie l'ordinateur à la ligne téléphonique) et s'abonner chez un fournisseur d'accès Internet. C'est ainsi qu'il ouvre son cybercafé avec ses deux ordinateurs en 2001. Aujourd'hui, son cybercafé est équipé d'une dizaine d'ordinateurs (PC), et il n'a rien à envier à ses promotionnaires qui ont eu un stage et un emploi, car à la fin de chaque mois, il a un revenu très considérable. Cette histoire pour dire qu'avec la volonté et la persévérance, la création d'un cybercafé même si elle est difficile et coûteuse à la longue est rentable. Le cyber-café permet ainsi à un sans emploi de devenir son propre patron. Mais quand on a son cybercafé, il faut être imaginatif et inventif quant à la tarification, c'est à dire trouver une astuce pour séduire les clients. M. Sery le confirme à travers sespropos:"je fais les 30 minutes à 300F; 1heure à 500F et les 3 heures à 1200F. En plus j'informe le client que de 22 heures à 6 heures du matin je fais 7 heures à 2000F quand les clients voient ses formules, ils vien-nent sans problème et me restent fidèles".

Même si les tarifs attirent les internautes, il faut que le cyber ait un haut débit de navigation. C'est à dire avoir des ordinateurs puissants et surtout des modems à vitesse de transmission rapide ce qui facilite l'accès aux informations recherchées. Si ces conditions sont réunies, les clients viendront nombreux dans votre centre. Les cybercafés, en faisant de riches propriétaires rendent aussi certains internautes heureux avec ses nombreux services à la carte. Les "cyberphiles" peuvent y trouver les prestations tels que: le traitement de texte, les photos à scanner, regarder de la vidéo, écouter la radio et la musique, dialoguer en direct avec d'autres internautes et même jouer en réseau.

En se rendant dans les centres de navigation, beaucoup de jeunes filles espèrent rencontrer le "prince charmant" sur le "net". Cela a été le cas de Mlle Désiré Konan qui affirme: "je suis venue par curiosité sur le "web", je ne savais même pas utiliser un ordinateur mais dès que j'ai été initiée à la navigation, je passe en moyenne 4 heures par jour ici. Je me suis fais de nombreux amis et j'ai même eu un fiancé sur le "net". Nous nous sommes rencontrés et nous nous aimons. Dans 3 mois nous allons célébrer notre mariage officiel ".

Avec Internet tout est possible surtout avec sa capacité de relier le "navigateur" au monde entier d'où le nom "World Wide Web" littéralement "la toile d'araignée mondiale".

En effet la "toile mondiale" offre de nombreux services qui partent des plus insignifiants aux plus inimaginables et malheureu-sement aux plus malhonnêtes parfois. M. Kouadio Yves Roland, gérant de cyber atteste que: "Même si Internet permet de communiquer, d'informer, de publier et d'acheter ce que l'on veut, il permet aux gens malhonnêtes de gruger les honnêtes citoyens à travers la falsification des codes automatiques et informatisés des cartes de crédit, cartes bancaires et autres. Il y a aussi cette montée croissante de la perversion à travers les sites pornographiques que tout le monde peut consulter sans problème ".

Avec l'éclosion de nombreux centres d'Internet, le problème de la réglementation et de la législation du "web" se pose alors avec acuité et urgence. Car selon des gérants: "de nombreux cyber cafés exercent dans l'illégalité parce qu'ils n'ont pas de registres de commerce, pas de déclaration fiscale donc absence de numéro de compte contribuable". C'est à croire que les autorités administratives et politiques ferment les yeux sur ce commerce, somme toute juteux.

(Source: Fraternité Matin)

Angola: Prochain lancement des produits "Dial@y IP" et "Faraway"

La "Mercury Services Telecommunications, une compagnie du groupe "Sonangol" lancera, le 09 septembre prochain, les produits "Dial@y IP" et "Faraway" dans le réseau de satellite de la multinationale "Gilat Satelite Network Ltd", a appris lundi l'Angop de source officielle.

Cette entreprise a été sélectionnée à partir d'un concours qui visait à fournir et installer, en Angola, un réseau de satellite intégré composé des produits Dial@y IP et Faraway.

Le marché pétrolier, étant un facteur primordial, l'acquisition de cette technologie est le résultat continue de ses investissements en infrastructures durables, innovatrices et de la dernière génération.

L'installation de cet équipement a pour objectif de satisfaire le marché (petites et moyennes entreprises) et accomplir une de ses obligations d'opérateur autorisé, dont la tâche est la prestation de service public dans le domaine de téléphonie mobile.

Le réseau composé par le service Dial@y IP servira essenciellement à la téléphonie rurale sur toute l'étendue du territoire angolais, alors que Faraway permettra d'offrir les services de données, la téléphonie publique pour les clients corporatifs.

Le Dial@y IP constituent les seuls produits VSAT capables d'offrir les liaisons internet de haut rang et des services de téléphonie avec qualité en même temps. Chaque unité supporte les liaisons des réseaux locaux LAN jusqu'à six lignes fixes de téléphone.

Le Faraway satisfait des réseaux publics et privés pour la transmission de voix, données, contrôle de coûts et maintenance. Opérant dans plus de 20 pays, la Gilat Satelite Network Ltd, leader mondial en technologie de réseaux de satéllites, offre les mêmes services que mercury utilisera.

(source: Angola Press Agency)

DRC: Mutombo Dikembe inaugure un centre informatique et Internet à la Faculté de médecine de l'Unikin

Deux ambulances commandées pour l'hôpital St Joseph et les Cliniques universitaires Arrivé à Kinshasa le 30 août en provenance des Etats-Unis après 3 ans d'absence, Jean Jacques Mutombo Dikembe Mpolondo qui s'est engagé depuis qu'il réside en Amérique à participer au développement du pays, ne lésine pas sur les moyens pour venir en aide à ses frères Congolais et surtout à la jeunesse estudiantine.

Le célèbre basketteur de la NBA (2,23 m) vient une fois de plus d'offrir à la faculté de médecine de l'Université de Kinshasa, un centre informatique et Internet de 30 ordinateurs qui porte son nom et sera connecté à l'Institut Pasteur de Washington pour permettre aux futurs médecins Congolais de mieux faire leurs recherches, après celui offert il y a une année au collège John Mabuidi ex-Institut du Kasaï où il avait débuté ses études.

Accompagné de Charly, Tyeema, Tshitenge Mutombo et Ruffin Nsumbu, respectivement son collaborateur, sa secrétaire, son jeune frère et chargé de mission et d'Administrateur Directeur de la Fondation Dikembe Mutombo, la star congolaise a invité les étudiants en médecine, bénéficiaires de ce centre de protéger cet acquis qui ne sera ni le premier ni le dernier en vue de l'encourager à faire encore plus pour l'université de Kinshasa. Une ambulance a été commandée pour ses cliniques.

Répondant successivement au geste de Mutombo Dikembe, le doyen ai de la faculté de médecine, le professeur Mvumbi et le recteur Ndelo di Phanzu, ont remercié le bon Dieu d'avoir offert cette chance à la RD Congo d'avoir un digne fils qui s'appelle Mutombo Dikembe qui est un rêve vivant et un bel exemple pour tous les jeunes Congolais. Il est un des rares Congolais qui se dépensent nuit et jour pour son pays et pour ses frères Congolais. Soyez toujours le porte-étendard de la RD Congo partout où vous serez, ont-ils recommandé.

Mutombo Dikembe a exprimé son souci d'améliorer l'état de santé de ses compatriotes. Ce qui justifie le grand centre hospitalier BIAMBA Marie de 300 lits qu'il construit à Masina.

Aussitôt arrivé, il a visité lundi le niveau des travaux de construction de ce centre dont l'inauguration ne pourra intervenir qu'en juin 2006, après 18 mois de travaux qui ont démarré depuis 45 jours.

Hier mercredi, avant l'inauguration du centre informatique de l'Unikin, Mutombo Dikembe a eu une séance de travail respectivement avec le ministre de la Santé, le Gouverneur de la Ville et le Commandant des Services Spéciaux de la Police Nationale.

Son programme de ce jeudi prévoit des entretiens avec les dirigeants de basket-ball, le ministre de la Jeunesse et Sport, celui des Affaires Sociales avant la visite de quelques centres hospitaliers notamment à Matete et à Kingasani.

(SOURCE: Le Phare)

ACTUALITES INFORMATIQUE

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Politiques internationales des TIC : l'Afrique veut peser dans les négociations mondiales

« Louder Voices », des voix plus fortes, plus audibles, ainsi s'intitule l'étude qui a servi de base à l'atelier sur les politiques internationales des TIC, organisé à Mbodiène, à une centaine de kilomètres de Dakar sous l'égide de l'IPAO (Institut Panos Afrique de l'Ouest), en collaboration avec plusieurs institutions.

Ouvert par M. Mamadou Diop Decroix, ministre de l'Information, de l'Intégration économique africaine et de la Promotion des Technologies de l'Information et de la Communication, l'atelier a pour but d'examiner comment améliorer la qualité de la participation de l'Afrique aux réunions internationales sur les Nouvelles Technologies et comment renforcer la capacité des délégations à peser dans les négociations chargées de définir les politiques internationales des Nouvelles Technologies.

Pour le ministre Mamadou Diop Decroix : «l'Afrique, qui a déjà loupé les deux grandes révolutions que sont la révolution agricole et celle industrielle ( ), ne saurait se payer le luxe de louper la nouvelle révolution informationnelle en oeuvre sous nos yeux ».

M. Mamadou Diop Decroix a salué la «pertinence» de l'atelier - même si, dans les débats, il a eu à émettre quelques réserves sur les conclusions du rapport de l'étude présentée (voir interview) - et a affirmé beaucoup en attendre «pour nous aider à mieux ajuster notre tir, à remporter la victoire dans les négociations toujours en cours».

C'est l'un des auteurs du rapport «Louder Voices », M. David Souter, qui a présenté à la cinquantaine de participants provenant d'une quinzaine de pays africains les conclusions de l'étude qui a été réalisée. Elle met notamment en exergue la complexité actuelle des processus de définition des politiques internationales au cours des rencontres mondiales. Si, avant l'avènement de l'Internet et des Nouvelles Technologies, les processus décisionnels étaient relativement simples, tel n'est plus le cas aujourd'hui ; car, selon le co-auteur du rapport : « ce ne sont plus les seuls gouvernements qui représentent les Etats » dans les réunions. Il y a maintenant toute une catégorie de nouveaux acteurs, de nouvelles institutions, à côté des instances gouvernementales et des instances onusiennes : organisations financières et commerciales (Banque Mondiale, OMC), organismes privés (ICANN, entreprises, IETF, etc.), sans compter la Société civile (ONG) et les divers experts.

Pour M. Souter, les pays en développement ont très peu de présence ou d'influence dans les nombreux fora de prise de décision qui ont été organisés au cours des dernières années. Ils n'en ont même pas du tout dans les instances où les standards techniques sont définis et décidés. Et pour cause, « les pays en développement n'ont pas de secteur de manufacture », alors même que « l'expérience de nombreux pays développés et de quelques pays en développement montre que la capacité technique et la capacité d'influer sur les politiques vont de pair ».

Selon le co-auteur et présentateur du rapport, « la participation effective n'est pas limitée à ce qui arrive avant et pendant la réunion ». C'est pourquoi, a-t-il déclaré, il faudrait pouvoir intervenir dès le début des processus décisionnels, en fait « dès qu'il s'agit de déterminer l'ordre du jour », pour avoir un impact « à la base de la pyramide ».

L'étude indique d'ailleurs que si « les pays sous-développés sont souvent présents dans les fora internationaux des TIC, les décisions, elles, sont déterminées par ce qui est en dessous de la pyramide », c'est-à-dire la capacité de coordination, la capacité de définir des politiques, la capacité technique et l'existence de marchés nationaux, régionaux et globaux dans les TIC.

Parmi les distorsions à corriger, M. Souter a mentionné le fait que l'on n'envoie pas toujours aux négociations internationales les hommes qu'il faut : 40 % des délégués seraient des diplomates et 20 % des fonctionnaires des ministères, là où il faudrait des experts confirmés dans leurs différents domaines.

À l'issue de cette restitution, divers participants ont déploré que l'Afrique ne reste encore qu'un simple consommateur de technologies, n'ayant pas la capacité de suivre leur évolution sur le plan mondial. D'où la suggestion d'un participant « d'armer les négociateurs avec la formation et l'information», même si certains ont souligné que l'expertise locale, réelle, est souvent mal utilisée.

Quelques conseils pratiques ont été mis dans la balance, comme la nécessité d'être concentré, au cours des réunions, sur tous les aspects, d'être présent lors des pauses-café, de rester dans les salles le temps nécessaire dans la mesure où beaucoup de décisions «se prennent tard dans la nuit ». Le séminaire se termine aujourd'hui.

(source: Le Soleil)

Société africaine de l'information : les experts prônent l'implication de la recherche universitaire

Le ministre de l'Information, Mamadou Diop Decroix a annoncé à l'ouverture de l'atelier sur «Les politiques internationales des Tic» que l'Etat du Sénégal va lancer un fonds d'investissement et de promotion des Ntic de 150 millions.

Les avoirs du Fonds de solidarité numérique, qui sera installé en novembre prochain à Genève, sont estimés à 3 milliards. Mais pour les experts en Ntic, les décideurs africains doivent d'abord s'ouvrir à la recherche universitaire pour mieux participer à la construction de la société de l'information.

En général, les délégations africaines, qui participent aux rencontres internationales, se présentent avec plus de membres du gouvernement et autres représentants du corps diplomatique qu'avec des experts sur les questions, objets des rencontres. Pour David Souter, consultant du programme Catia (initié par le gouvernement britannique pour dynamiser l'accès aux Ntic) si une telle approche prospère, il sera difficile pour les Africains d'arriver à renforcer les capacités de leurs experts évoluant dans le domaine des nouvelles technologies. S'inspirant des conclusions de l'étude effectuée par un groupe anglais qui porte sur l'organisation des télécommunications dans le monde, David Souter estime que les enjeux complexes des discussions à l'échelle mondiale font que cette stratégie doit être revue.

L'atelier sur «les politiques internationales des Tic», initié par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (Ipao) dont les travaux se sont déroulés les 20 et 21 septembre dernier à Mbodiène, a justement permis aux experts africains de faire des propositions concrètes pouvant aider les décideurs du continent à mieux participer à la définition de la société de l'information. Les experts ont, lors de leurs travaux marquant l'ouverture de l'atelier, souligné que l'une des grandes faiblesses de l'Afrique au niveau des instances internationales, est le divorce entre l'enseignement supérieur et les recherches. A leur avis, dans nos universités et autres centres de recherches, il y a des ressources humaines importantes qui doivent être sollicitées dans la construction de la société de l'information. Aujourd'hui, il s'agit également pour les décideurs de trouver des consensus autour des questions (restées en suspens au niveau de la sous région ouest africaine) sur la propriété intellectuelle et sur le financement de la société de l'information. Mieux, à l'image de certains acteurs du secteur de l'économie, qui ont mis en place l'Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires (Ohada) les experts en technologies de l'information et de la communication ont agité l'idée de «créer une Ohada pour les Ntics» pour mieux élaborer la réflexion. Aussi, selon eux, les décideurs doivent initier des concertations au plus haut niveau pour mettre l'accent sur la contribution des institutions régionales, notamment l'Uemoa et la Cedeao.

Autre obstacle noté par les experts, c'est la faiblesse des activités de lobbying au niveau du secteur public mais également le manque d'un système d'information fiable. La conséquence est que certaines conclusions issues de rencontres internationales ne sont pas mises en oeuvre parce qu'elles sont peu ou mal vulgarisées.

(source: 2004 Wal Fadjri)

Cameroun: Le coup de pouce de Microsoft - les établissements scolaires du Cameroun reçoivent l'appui du constructeur

Dans le cadre de l'initiative "Freshstart", le géant mondial de l'informatique se propose d'offrir aux établissements d'enseignement primaire et secondaire du Cameroun, « une remise à niveau gratuite des logiciels de base pour les ordinateurs de seconde main reçus à titre gracieux, et destinés à l'enseignement.» Ce sont Windows 98 ou Windows 2000, qui seront gracieusement remis aux établissements qui utilisent des ordinateurs d'occasion.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme " partenariat éducatif " de Microsoft qui entend aider un plus grand nombre d'élèves et enseignants africains. A ce jour, près de 600.000 ordinateurs de seconde main ont été offerts à des établissements scolaires en Afrique ; mais malheureusement, ceux-ci deviennent rapidement obsolètes du fait de l'absence de logiciels et de licence appropriées. Grâce au programme "partenariat éducatif", les établissements pourront bénéficier des différents avantages qu'il offre. En l'occurrence, la mise à niveau gratuite des logiciels de base sur les ordinateurs de seconde main. « Notre objectif fondamental est d'assurer que la technologie la plus récente soit rendue disponible aux élèves et enseignants; pour le lancement de cette initiative, nous pourrons aider les écoles à prolonger la durée de vie utile d'ordinateurs de seconde main », souligne M. Félix Ye, coordonnateur du programme de "partenariat éducatif" de Microsoft pour l'Afrique de l'Ouest, de l'Est et du Centre.

Les établissements qui désirent bénéficier de ce programme, doivent faire une demande par le site internet de Microsoft ou contacter une organisation non gouvernementale qui intervient dans le domaine de l'éducation. Tous les sélectionnés " recevrons chacun une licence d'utilisation gratuite ainsi qu'une copie autorisée du système d'exploitation Window 98 ou 2000 pour tous les Pc (Pentuim II ou plus anciens) en leur possession ", souligne le coordonnateur du programme.

Cette initiative va se dérouler en même temps que le programme " Mar" (Microsoft Authorised Refurbishers), programme qui permet aux structures spécialisées dans le conditionnement d'ordinateurs de seconde main, de collaborer avec Microsoft afin de rendre possible la ré-installation du système d'exploitation Windows à moindre coût sur les ordinateurs destinés aux établissements d'enseignement primaire et secondaire, aux Ong et structures caritatives opérant dans le secteur de l'éducation. Une perche est ainsi tendue à nos différents établissements scolaires pour leur permettre d'entrer véritablement dans ce IIIe millénaire dominé par l'informatique.

(source: Le Messager)

L'Open Society sollicite des propositions pour des projets de TCI en Afrique australe

L'Initiative de l'Open Society pour l'Afrique australe (Open Society Initiative for Southern Africa, OSISA) invite les organisations de la région à soumettre des propositions de financement pour son Programme de Technologie des communications de l'information (TCI).

Le programme vise à canaliser le potentiel de développement des TCI en Afrique australe et à habiliter les groupes de la société civile à s'engager dans la voie des TCI et à élaborer des politiques dans le domaine.

Une préférence particulière est accordée aux propositions qui créent un contenu local, qui favorisent le partage des informations, qui servent de plate-forme pour les idées et qui développent de manière proactive les systèmes de connaissances locales.

L'OSISA dit que les propositions doivent contribuer à un environnement où la circulation libre et équitable de l'information et le développement de technologies appropriées de la connaissance renforcent les droits des citoyens, l'accès et la participation à la société mondiale de l'information.

Le soutien aux programmes se répartit dans quatre secteurs : les initiatives de revendication en faveur d'une politique et d'une réglementation en matière de TCI; le développement régional conjoint d'applications de connaissances sur le contenu; le réseautage civique et les systèmes d'information communautaires; enfin, la gouvernance électronique, la démocratie électronique et les cyberlibertés.

Aucune échéance n'a été fixée pour les demandes, mais le financement est limité et nous vous encourageons à postuler tôt.

Pour de plus amples renseignements, communiquer avec Ashraf Patel, agent du programme de TCI à l'OSISA : téléphone : +27-11 403-3414.

Traduction de Mozilla en L'Ouganda

L’Ouganda est le second pays africain à proposer une version localisée de Mozilla. Le butineur Internet peut être utilisé avec une interface entièrement localisée dans la langue nationale la plus utilisée, le luganda.

Ce projet a été mené a bien en moins d’un an par une équipe de 8 personnes dont 4 traducteurs et sans financement. Il n’y a d’ailleur aucune organisation formelle pour le projet juste quelques utilisateurs motivés.

(source: Linux Planet)

Cote d'Ivoire: Loi sur la zone franche des NTIC et la Biotechnologie - les propositions du gouvernement n'ont pas été prises en compte

Après moult tractations, la loi portant régime juridique de la zone franche de la biotechnologie et des nouvelles technologies de l'information a été adoptée par le Parlement le vendredi 27 août dernier. Officiellement, elle est présentée comme une loi consensuelle, votée après les concertations entre toutes les parties concernées. Mais en réalité, il y a eu un passage en force. Les modifications et propositions faites par les membres du gouvernement ont été rejetées.

Aucun Commissaire du gouvernement n'a pris part à la présentation de la loi le vendredi dernier. C'est le Président de la Commission des Affaires économiques et financières, Miaka Oureto Sylvain qui a défendu en "quelques minutes" cette loi. Il a expliqué aux Députés qu'il a consulté toutes les parties concernées et qu'il a effectivement tenu compte de leurs propositions comme le Parlement le lui avait recommandé deux semaines auparavant. Pourtant, selon des sources très proches de ce dossier, le 11 août dernier, au cours d'une séance d'information sur la zone franche, huit ministres du gouvernement ont clairement fait remarquer qu'"en l'état actuel, la loi sur la zone franche de la biotechnologie et les NTIC est inopportune". Il s'agit des ministres des NTIT (Hamed Bakayoko), de l'Industrie (Ahoussou Jeannot), des Ressources animales (Adjoumani Kobenan), le chargé des Relations avec les Institutions (Alphonse Douaty), du Commerce (Amadou Soumahoro), de la Recherche scientifique (Koné Mamadou) de la Santé (Mabri Toikeusse), et de l'Agriculture (Amadou Gon Coulibaly). Ils ont fait remarquer que plusieurs conditions doivent être réunies pour créer une zone franche dans un secteur aussi sensible que celui de la biotechnologie.

Les ministres invités par la Commission des Affaires économiques et financières de l'Assemblée nationale ont, selon nos sources, présenté au moins "22 facteurs" qui doivent être réunis pour rendre la zone franche efficace. Il faut, ont-il exposé, créer d'abord un cadre général qui va servir d'orientation globale avant la création des zones franches sectorielles. Il s'agit d'une loi-cadre qui fera figure de "Constitution nationale en terme de zone franche". "Il nous faut une loi-cadre d'abord pour élaborer l'ossature de toutes les futures zones franches. Dans la précipitation, des hommes au service du régime ont mis la charrue avant les boeufs", a dénoncé un haut responsable de l'administration. Les ministres ont ensuite fait remarquer que la biotechnologie est un secteur où les risques de contamination et de dégâts biologiques sont immenses. Le secteur concerne plusieurs spécialités (biologie, génétique, médecine, pharmacie, informatique, électronique, Zoologie...) et au moins quinze ministères de la République. Ils ont donc plaidé pour que la cohésion de l'action gouvernementale soit de mise pour mettre les investisseurs en confiance. Pour eux, il est impensable que les actions entre le gouvernement et le Parlement ne soient pas coordonnées dans ce projet. "L'Etat doit aller uni vers le marché. Si nous votons cette loi dans la division, nos ronronnements feront que les investisseurs ne viendront pas", aurait même lancé le ministre Amadou Soumahoro, lors de la session d'information. Les Commissaires du gouvernement ont demandé à leur pair chargé des relations avec les Institutions, Alphonse Douaty de s'impliquer personnellement pour coordonner l'action gouvernementale.

S'agissant de la biotechnologie, ils ont plaidé pour qu'une étude préalable soit menée pour déterminer clairement les spécialités où les matières qui pourront bénéficier de la zone franche.

Contre toute attente, le vendredi 25 août, le ministre des NTIT Hamed Bakayoko et tous les autres qui étaient présents à la session d'information reçoivent chacun un courrier adressé par le ministre Alphonse Douaty. Ce dernier les invite à dépêcher un représentant pour prendre part à une session spéciale pour travailler sur la proposition de loi. Afin que celle-ci soit prête pour être présentée à la session extraordinaire de l'Assemblée nationale du 27 août 2004, soit seulement deux jours plus tard. Selon notre source, les ministres ont été tous choqués par cette méthode qui laissait clairement entrevoir le "passage en force" qui se préparait. "Tous ont refusé de faire partir un représentant. Ce sont finalement les mêmes personnes dont le ministre Hamed Bakayoko avait dénoncé la volonté manifeste de s'approprier cette loi sur la zone franche qui ont pris part à la réunion. Ce sont le Conseiller spécial du Chef de l'Etat chargé des NTIC, Gadou Kragbé, le député de Grand-Bassam Jean-Michel Moulod et un Député du département de Gagnoa, Blissi Claude. Ainsi que Miaka Oureto et le ministre Alphonse Douaty", a révélé notre source.

Ainsi, dans "la loi portant régime juridique de la zone franche de la biotechnologie et des Nouvelles technologies de l'information" votée le 27 août dernier, on remarque que le secteur de la "communication" n'est plus pris en compte dans le titre de la loi. "Après Hamed Bakayoko, ils ont eu peur d'avoir Soro Guillaume sur le dos", a tenté d'expliquer un Député du PDCI, le jour du vote à l'Assemblée nationale. Au-delà, la loi telle que votée est selon nos sources "un danger pour l'économie", tant elle est "outrageusement généreuse". "On sent que des personnes sont pressées de s'enrichir. C'est comme si un marché a déjà été conclu en cachette avec des termes bien précis. Et la zone franche va venir le légitimer", a relevé notre source. Selon elle, après avoir tenu compte des exemples de zones franches au Sénégal et en Indochine, les ministres avaient proposé que pour le volet "fiscalité des entreprises et des expatriés", l'on prévoit dans la zone franche ivoirienne le paiement par l'investisseur d'un "impôt réduit et énuméré". La loi votée institue "une exonération totale de tout impôt". Quand les ministres proposent que les entreprises soient exonérées de droit d'accise (impôt indirect) et de TVA si elles produisent elles-mêmes l'eau, le téléphone, l'électricité etc. la loi telle que votée, accorde que "les facteurs de production (eau, téléphone, électricité...) sont facturés hors taxe pour toutes les unités de la zone franche".

S'agissant du volet "douanes", les ministres ont souhaité que les matériaux et accessoires de construction restent soumis à la TVA. La loi votée tranche que "toutes les entreprises sont exonérées des droits de douane et de taxe à l'importation". Les observateurs craignent que toutes ces imprécisions ne soient exploitées par des opérateurs véreux qui pourraientt se jouer de la Côte d'Ivoire.

(SOURCE: Le Patriote)

ACTUALITES WEB

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Cameroun: La présidentielle sur Internet

Le site www.presidentielle2004.gov.cm présenté vendredi à la presse.

C'est dans les locaux de la Primature que le site consacré à l'élection du 11 octobre prochain a été officiellement déroulé au public, par le truchement des hommes de médias invités pour l'occasion. " Sur instructions du président de la République, les services du Premier ministre ont conçu ce site ", a expliqué Christol Manon, Conseiller technique, avant d'ajouter que sa mise sur pied a été motivée par un désir de transparence. Le site a été lancé le 15 septembre dernier. Selon l'administrateur, Jean-Claude Abolo, ses animateurs s'attelleront à " traiter équitablement tous les candidats ".

Sur la page d'accueil, dont le relief et les couleurs ne manquent pas d'attrait, figure en bonne place le Palais de l'Unité. Puis, en quelques clics, le navigateur peut accéder à un flot d'informations (en français ou en anglais) sur l'élection : le nom des différents candidats, leur biographie, discours, etc. Ce n'est pas tout. Le visiteur pourra avoir un aperçu du Cameroun, être au fait de l'environnement législatif et réglementaire des élections, accéder à tous les sites Internet sur le Cameroun, suivre comment l'administration, les partis politiques et l'Onel préparent l'échéance

Sur la page " Actualité " par exemple, l'internaute apprendra que la province de l'Extrême-Nord, avec 950 000 inscrits, vient en tête pour ce qui est du nombre d'électeurs. Et c'est sans doute avec intérêt qu'il lira les échos des provinces, les éditoriaux, la revue de la presse ou les autres sous-rubriques proposées. Alimenter un tel site demande pas mal de travail. L'équipe chargée d'animer presidentielle2004.gov.cm est constituée de trente-trois personnes (de l'administrateur aux techniciens, en passant par les journalistes du desk central, les correspondants provinciaux, les traducteurs, le caricaturiste, etc.), qui se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, assure M. Abolo.

Le travail se poursuivra jusqu'à la proclamation officielle des résultats. L'actualisation des informations proposées va donc continuer. Après les résultats, le site restera en ligne, ayant désormais valeur de " document historique ".

(source: Cameroon Tribune)

Musique en ligne: les «nouveaux disquaires» se mettent en place

Lentement peut-être, mais sûrement, les « nouveaux disquaires » sont en train de s'installer et inexorablement leurs parts de marché de grossir.

Les nouveaux disquaires, ce sont les plate-formes et sites qui proposent, tout à fait légalement et en dehors de tout piratage, de la musique en téléchargement ou en écoute directe sur Internet. Cette nouvelle forme de vente et de consommation de morceaux et d'albums de musique, directement héritée de la Société de l'Information, a réellement acquis ses lettres de noblesse lorsque la firme Apple a lancé, en avril 2003, sa plate-forme iTunes Music Store (www.apple.com/itunes), d'abord aux Etats-Unis, puis depuis quelques mois en Europe (Grande-Bretagne, Allemagne, France). Rapidement, celle-ci est devenue le leader en ce domaine et revendique aujourd'hui près de trois quarts des parts de marché de la distribution légale de musique sur Internet. 100 millions de titres ont ainsi été vendus via la plate-forme iTunes Music Store depuis son lancement, il y a seize mois et le catalogue d'Apple inclut un million de titres à 0,99 dollars l'unité (environ 525 F.CFA) accessibles instantanément via sa carte de crédit.

Maintenant, cohabitent plusieurs plate-formes de vente musicale en ligne, la dernière en date étant celle de Microsoft. Le géant du logiciel est, en effet, en train de tester aux Etats-Unis, depuis le 2 septembre, sa propre plate-forme, MSN Music (http://beta.music.msn.com) et les internautes américains peuvent y télécharger de la musique sur un catalogue de 500.000 titres qui va être étendu au double, lors du lancement définitif, probablement en octobre.

D'autres plate-formes sont en préparation, comme celles de Yahoo! et de la chaîne de télévision MTV qui ont aussi décidé de se lancer dans un créneau dont il convient de remarquer au passage que le leadership a curieusement échappé aux firmes spécialisées dans la musique pour tomber dans l'escarcelle des entreprises Internet ; même si, aujourd'hui, certaines d'entre elles commencent à réagir : Sony a son magasin de disques sur Internet, Virgin aussi son Virgin Megastore (300.000 titres).

Après la mode des téléchargements "peer2peer" pirates lancés par Napster première formule, aujourd'hui tombée en désuétude du fait de la traque et du harcèlement organisés par les compagnies de disques, iTunes Music Store a inspiré beaucoup d'autres prestataires de téléchargements légaux. On peut citer, entre autres, RealNetworks, MusicNet et la chaîne américaine de grands magasins Wal-Mart.

Mais, à ce jour, la suprématie du fabricant de Macintosh est malgré tout réelle, sa plate-forme ayant eu le mérite d'être la première vraiment mondiale, soutenue par une firme internationalement connue.

Avec l'entrée dans la danse de Microsoft, les données vont peut-être évoluer. Certains analystes estiment déjà qu'il faudra au plus six mois pour que le géant du logiciel, qui n'aime pas jouer les seconds rôles, trône à la deuxième place dans cette niche, la première place, celle d'Apple, étant pour le moment inaccessible - mais pour combien de temps?

Récemment, Apple a autorisé le clonage de ses "iPod" et la firme HP a commencé à en commercialiser, sous licence Apple. Reconnus actuellement comme les meilleurs baladeurs numériques du marché, les "iPod" seraient la cause de la plupart des visites sur sa plate-forme iTunes. Du reste, estime-t-on, les vendeurs de musique en ligne ne gagnent pas de l'argent avec ce service utilisé plutôt comme produit d'appel : pour Apple, c'est un moyen d'écouler ses baladeurs, et pour Microsoft, ce sera un moyen d'accroître les revenus publicitaires sur son portail MSN qui devrait être dopé par un afflux de visiteurs.

(source: Le Soleil)

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