Quoi de neuf au ’DISCOP JOHANNESBURG 2016’ ?

1 November 2016

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Exclu - en direct du Discop Africa, oct. 2016.

DLA1

Après le MIPCOM, le marché international des contenus audiovisuels qui s’est tenu du 17 au 20 octobre 2016, au Palais des Festivals de Cannes, c’est au tour du plus grand marché africain du secteur audiovisuel, le DISCOP JOHANNESBURG, de faire son show, du 2 au 4 novembre 2016. L’événement de 3 jours est riche d’échanges. Balancing Act est sur place, et Sylvain Béletre a interviewé l’organisateur, Patrick Zuchowicki, directeur de Basic Lead et fondateurs des marchés Discop. .

Quoi de neuf pour cette édition?

Au 24 octobre 2016, l’organisateur comptait déjà 1205 participants inscrits. L’accent cette année est mis sur la coopération Afrique-Etats Unis. Des représentants des Etats Unis ont fait le chemin, répondant à l’invitation de Basic Lead qui a choisi cet état comme pays d’honneur de l’édition.

Depuis dès années, les contenus américains sont déjà très présents en Afrique comme ailleurs, et ce également à travers les réseaux américains de diffusion, comme CNN, CNBC, Disney Channel, Discovery, YouTube et Facebook.

Aux Etats Unis, des programmes et chaînes africaines commencent à être diffusées, par exemple sur des canaux payants, dans des bouquets ethniques. Il arrive souvent que les majors américaines élisent des studios africains – au Maroc ou en Afrique du Sud par exemple – pour tourner des scènes de films. En outre, des acteurs africains sont devenus célèbres à Hollywood.

Mais les Etats Unis et l’Afrique peuvent encore pousser leur collaboration, avec un échange plus équitable.

Parmi ces représentants américains présent au Discop, on compte par exemple Paramount Pictures, NBC Universal, The Africa Channel & Tac studios, VoA, Bonneville, Cisneros Media, Discovery, Intelsat, Viacom, World Screen et d’autres encore.

Patrick Zuchowicki confirme : La surprise vient sans doute d’Atari, qui veut passer des jeux vidéo aux programmes TV, selon Robert Blagman, Head of Global Distribution.

Un entrepreneur américain, Elias Schulze, Managing Director de KANA Television – une nouvelle chaîne de TV en Ethiopie qui fait déjà un carton dans les sondages d’audience - apportera, quant à lui, sont expertise lors d’une session axée sur le numérique. Elias Schulze est un leader charismatique : à l'âge de 29 ans, il était déjà à la direction Afrique de Kaymu.com, un ebay pour des pays émergents.

Il y a trois ans, le président Barack Obama avait présenté aux dirigeants africains le ‘U.S. Africa Leaders Summit ‘ avec près de 50 chefs d'Etat africains présents. Ce sommet, le premier de son genre, représente une volonté accrue des Etats-Unis à s’engager dans le commerce avec l'Afrique, et les récents événements de DISCOP ont vu de plus en plus d'entreprises américaines suivre ces opportunités africaines.

A travers ce partenariat, les objectifs de DISCOP Johannesburg sont de continuer à aider et à encourager les grandes entreprises américaines dans les secteurs du divertissement et des technologies pour construire des liens plus forts avec les acteurs clés de production et de distribution de films et de contenu télévisuel multiplateformes du continent africain.

En outre, DISCOP JOHANNESBURG 2016 va pousser activement pour une meilleure collaboration entre les États-Unis et l'Afrique, élargissant ainsi la portée des histoires de la culture locale africaine vers un public mondial. Cette collaboration verra également le partage des savoir-faire de Hollywood (États-Unis) dans le marketing, l'expertise du financement, la distribution mondiale, la narration, la production, la réalisation, et la mise en valeur des talents disponibles en Afrique.

« Le secteur est mûr pour voir émerger de grands studios africains des productions de niveau international. Si l’audiovisuel africain veut émerger, il faut produire des programmes ‘made in Africa’ universels, des contenus qui se vendent partout. Je pense en outre que nous devons mettre en avant les formats et les co-productions» explique Patrick Zuchowicki.

Des entreprises d’Afrique du Sud (dont la SABC, Naspers et la NFVF), de la France (Canal+, Lagardère…) et du Royaume Unis (dont la BBC) ont également envoyé de nombreuses délégations. « L’Afrique du Sud compte de bonnes sociétés de production capables de fabriquer des programmes de très haute qualité, dépassant facilement les frontières », témoigne Patrick Zuchowicki.

Le Cameroun, la Chine et la Côte d’Ivoire ne sont pas en reste, avec des sociétés clefs venues pour acheter et vendre des programmes. Huawei fournira une session sur la VoD et les télécoms. John Yan, CEO, StarTimes SA apportera ses lumières sur l’avenir de StarSat en Afrique du Sud.

Nicolas Baravalle, Regional VP Africa, EUTELSAT (South Africa) a donné une présentation sur l’avenir de la diffusion en Afrique. Des conférences et ateliers permettent de se tenir au courant de ce que préparent les acteurs du marché, des dernières tendances et des opportunités.

Enfin, le concours DLA (digital Lab Africa) a mis en place 4 pitching compétitions et 4 panels-ateliers DLA avec des personnalités des secteurs concernés : le web/TV/ransmédia, la musique, le jeu vidéo et la réalité virtuelle. La liste des intervenants est disponible sur le site du DISCOP et ici

Le jour 3 est dédié à ‘Meet your stars’, le RV très attendu des investisseurs, producteurs ; annonceurs, agences de publicité et des journalistes/analystes.

Par ici le programme !

Article lié : DISCOP Johannesburg 2016 : les francophones à suivre 

 

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Discop Patrick