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Sénégal: Traduction de Google en Wolof - L'ugb soutient la présence des langues nationales sur internet

L'Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis a abrité hier un workshop pour la traduction de Google en Wolof. L'objectif de cet atelier est de permettre aux participants de s'approprier les outils de traduction pour la présence en ligne de la langue Wolof.

Dédié aux étudiants, le workshop de l'Université Gaston Berger, sur la traduction de Google en wolof, vise à développer la présence en ligne de la langue Wolof, en fournissant des listes de terminologie et des formations.

Le Recteur Mary Teuw Niane, qui a remercié Google pour son soutien apporté à l'UGB, a indiqué que les langues africaines étaient quasi inexistantes sur le Web. Celui-ci enregistre surtout les langues des pays développés.

Cette situation, selon Mary Teuw Niane, avait suscité des débats sur la domination culturelle à travers le réseau. « La situation technologique de l'Afrique connait une évolution rapide, malgré la fracture numérique et les langues africaines deviennent de plus en plus visibles dans le cyberespace. Cette visibilité est plus dynamique avec Google dont le service de traduction en ligne contribue largement à la diversité linguistique sur Internet », a dit M. Niane. Il a expliqué que « disposer d'une interface en Wolof, c'est se positionner sur le moteur de recherche le plus en vue au monde. » Et d'ajouter que « la présence du Wolof sur le net participe à la diversité linguistique et à la valorisation d'une de nos langues nationales à travers le monde. »

Pour sa part, Angela Muigai, Représentante de Google chargée des langues africaines, a indiqué que le but principal est d'accorder l'Internet à tous. Selon elle, une grande partie des populations de la Mauritanie, de la Gambie et du Sénégal ne comprennent pas le Français et n'ont pas le droit d'être laissées en rade. Tout en magnifiant le partenariat et la collaboration de Google et le Sénégal à travers l'UGB, elle a souligné la nécessité de prendre cette couche de la population en compte à travers cet important programme déjà expérimenté dans plusieurs pays. Le comité d'organisation de ce workshop donnera l'occasion de tirer un certain nombre d'enseignement et d'éclairages sur l'utilisation de la langue wolof. Pour son président, Mamadou Nguer, « des politiques doivent nécessairement être menées pour vulgariser nos langues nationales, en particulier le wolof qui est compris et parlé par plus de 80°/° de la population. »

Source: L’Autre Quotidien

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