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Clôture de la 42e réunion de l’ICANN : L’agenda africain, les noms de domaine et l’IPV6 au menu du Board

D’ici la prochaine réunion prévue en mars 2012, au Costa Rica, l’instance mondiale de la Gouvernance de l’Internet se penchera, entre autres, sur les recommandations de l’agenda africain, la mise en route des nouveaux noms de domaine (gTld), de l’Ipv6, etc.

Vendredi à Dakar, dernier jour de la 42ème réunion de l’Icann, de nouveaux membres ont fait leur entrée au sein du Board tandis que deux autres ont quitté. C’est le cas du Gambien Katim Serigne Touray, l’un des trois Africains à siéger dans le Conseil d’administration de l’Icann. Hier, la session du Board de l’Icann a été le lieu d’échanges sur la campagne de communication à tenir sur les nouveaux noms de domaine (gTLD) qui entrent en vigueur en janvier 2012 dans les différentes zones géographiques de l’Icann. Les membres du Board ont suggéré une campagne de communication ouverte, transparente et compréhensible. Pour mettre en route l’Ipv6, une collaboration avec l’Union internationale des Télécommunications a été également préconisée. Ils ont également pris acte des recommandations de la table ronde ministérielle africaine, tenue du 19 au 21 octobre dernier, en prélude à la réunion de l’Icann à Dakar. La réponse à ces suggestions du continent, se fera sans doute avant décembre, nous a confié la Nigérienne Anne-Rachel Inné, directrice de l’Icann chargée des relations avec l’Afrique.

L’autre moment fort de cette session du Conseil d’administration, était l’arrivée de nouveaux membres en son sein et le départ de deux autres, dont le Gambien Katim Serigne Touray. Dans son boubou caftan, la tête rasée, il ne passait pas inaperçu le long des couloirs du Méridien-Président et parmi les membres du Board de l’Icann.

Présent dans le Conseil d’administration de l’Icann depuis novembre 2008, Katim Serigne Touray, a fini son mandat de trois ans, hier, 28 octobre à Dakar. La 42e réunion de l’instance de la Gouvernance de l’Internet en terre africaine, ne pouvait être meilleur symbole pour l’agronome gambien, de dire au revoir aux autres membres du Conseil d’administration. Ces derniers lui ont d’ailleurs décerné une bonne minute d’applaudissements, comme du reste le public présent sous la grande tente dressée sur le green de l’hôtel du Méridien-Président. « Permettez-moi, de remercier mes parents gambiens et sénégalais en langue wolof. Que cette réunion de Dakar rapproche davantage la Gambie et le Sénégal... » a lancé au micro l’ex-membre du Board de l’Icann quand son président Steve Crocker lui a donné la parole. De son petit village natal de Balangadé, aux instances de la Gouvernance mondiale de l’Internet, en passant par les écoles américaines, Katim Serigne Touray, n’a pas oublié ses racines. Au cours d’une courte présente diapo, K. Touray est revenu sur ses origines en partant de son village jusqu’à visiter de nombreux pays, rencontrer et travailler avec beaucoup de personnes de talent. Tout cela, dans le cadre de sa mission à l’Icann. C’est dans cette dynamique qu’il insistera sur le fait que les pays en voie développement, notamment africains, ont des choses à dire et à apporter à la gouvernance d’internet. « Le monde sera un endroit meilleur si tout un chacun jouit des progrès actuels des nouvelles technologies », a défendu K. Touray.

« C’est un homme enthousiaste. On va le regretter. Nous allons regretter votre travail. Mais, vous ne nous quittez pas définitivement, restez intéressé par ce que fait l’Icann... » a dit Steve Crocker, le Pca de l’instance mondiale de la Gouvernance de l’Internet, à l’endroit de l’ingénieur agronome gambien. Ce dernier se dit convaincu qu’Internet reste un réseau de peuples et il a souhaité le meilleur pour ses ex-collègues du Board de l’Icann.

Source: Le Soleil

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