Edition Française, 16 juin 2011, No 160

L'éditorial du mois

  • Le 14 juin 2011, l’ADIE, l’Agence de l'Informatique de l'Etat,  a tenue une conférence publique à Dakar pour mieux faire connaître ses réalisations en matière de développement des TICs au sein de l’administration sénégalaise. Il a en particulier été question de l’installation d’un réseau fibre reliant les différentes administrations et de l’introduction de la téléphonie sur IP comme un moyen de rationaliser les dépenses de l’Etat.  En même temps, il est à nouveau question de la possibilité que la société GVG (Global Voice Group) soit autorisée à lancer son activité de contrôle des appels entrants moyennant rétribution sur chaque appel international entrant. Isabelle Gross s’interroge sur la politique sénégalaise en matière de télécommunications – une politique pour le moins contradictoire et de courte vue.

    La conférence de présentation des travaux de l’ADIE, qui a été honorée de la présence du Premier Ministre Mr Souleymane Ndéné Ndiaye, a débuté par un documentaire audiovisuel retraçant les principales réalisations de l’ADIE englobant le déploiement du réseau intranet de l’administration sénégalaise et la mise en ligne de nombreuses de procédure administratives.  La mise en place du réseau intranet a débuté dès 2002  et s’est poursuivi par l’installation de 30 km de fibre optique pour relier les ministères et les administrations centrales à Dakar. Dans une seconde phase le réseau a été agrandi et est passé à 500km de fibre reliant Dakar et les administrations de sept capitales régionales. Cette dorsale numérique a permis de mettre en place un système d’échange de données, de centralisation de stockage des données et surtout l’introduction de la téléphonie sur IP et de la vidéoconférence qui sont vus comme des moyens de rationaliser les dépenses de l’administration sénégalaise en matière de télécommunications.

    Le documentaire a ensuite détaillé les actions réalisées par l’ADIE pour faciliter l’accès des citoyens sénégalais aux services administratifs. Il s’agissait en particulier de la mise en ligne d’informations concernant les différents services administratifs dans un premier temps et cela a été suivi par  la mise en place de procédures en ligne. Il est par exemple possible maintenant de faire sa déclaration TVA en ligne ou de faire sa demande pour un permis de construire en ligne. Grâce à la procédure du permis de construire en ligne l’administration sénégalaise envisage de traiter des dossiers simples en 28 jours et les dossiers plus complexes en 40 jours. A la fin du documentaire l’audience a eu droit à une démonstration en temps réel du service de conférence vidéo entre le Premier Ministre à Dakar et des représentants des gouvernorats de Saint-Louis, de Tambacouda et de Ziguinchor,. Durant chacune des discussions que le Premier Ministre a eu avec les trois gouvernorats, il n’a pas omis de mentionner que ces nouvelles technologies ont but de rapprocher les provinces de Dakar mais surtout de rationaliser les dépenses de l’administration sénégalaise en d’autres terme de réduire les dépenses en matière de télécommunications.

    Le retour de GVG au Sénégal semble de plus en plus éminent. Il est à nouveau question de taxer les appels internationaux entrants. 49FCFA  seront prélevés pour chaque minute de communication et cela devrait générer en moyenne 5 milliards de FCFA par mois pour l’Etat. Il semble que cette fois-ci, la réintroduction de la taxe va s’accompagner de mesures de soutien pour essayer de « faire passer la pilule ». L’Etat a décidé de reverser environ 15 milliards de FCFA aux émigrés pour leur facilité l’accès à l’habitat et au retour, 25 milliards FCFA pour l’électrification rurale et 10 milliards de FCFA pour la santé, la lutte contre la cherté de la vie, le sport et la culture. Cela représente un total de 50 milliards de FCFA sur un montant total à percevoir de 60 milliards de FCFA. Il reste à voir ce qu’il adviendra des 10 milliards FCFA restants. Les spéculations à ce sujet vont bon train.

    En attendant dans savoir plus, Mr Momar  Ndao, le Président de l’ASCOSEN, l’Association des consommateurs du Sénégal, s’est fait le défendeur ardent de cette taxe et le pourfendeur de la Sonatel, de France Telecom et autres opérateurs télécoms. Selon lui « les opérateurs tels que France télécom et autres, exploitent de manière éhontée les ressources de notre pays en réalisant des milliards de francs de gains, avec des marges de 300% pour certains et de 1100% pour d’autres, sur le dos des consommateurs ». La prise de position de du Président de l’ASCOSEN en faveur de la taxe sur les appels internationaux (qu’il est possible de voir sur Daily Motion au lien suivant) news vient de relancer le débat d’une façon très polémique et sans aller au fond de la question. L’ardeur de Mr Ndao ne s’arrête pas au plan national car il faut aussi convaincre la diaspora sénégalaise à l’étranger. Celle-ci s’était mettré très réticente l’été dernier lors de la première tentative d’introduction de la taxe et pour cause puisque les appels vers le Sénégal allait augmenter de façon significative. Une délégation sénégalaise incluant Mr Momar Ndao de l’ASCOSEN a organisé  le 31 mai dernier au Consulat du Sénégal à Paris une réunion à l’attention de la diaspora sénégalaise en France pour leur apporter la bonne nouvelle de la dotation de 15 milliards de FCFA en contrepartie de leur acceptation de la taxe sur les appels entrants. La réunion a été houleuse et a tourné à la cacophonie comme en témoigne le clip vidéo disponible sur YouTube au lien suivant.  Il n’en reste pas moins que la diaspora sénégalaise ne semble pas plus disposée aujourd’hui qu’elle ne l’était l’été dernier à payer cette surtaxe sur les appels vers le pays.

    Le retour de GVG se traduira par une augmentation de la facture téléphonique de la diaspora sénégalaise à l’étranger alors que dans le premier cas, le travail réalisé par l’ADIE  permet à l’Etat sénégalais de réduire ses dépenses téléphoniques. C’est pour le moins contradictoire, non!

Actualités Télécom

  • L'ouverture du marché de la téléphonie mobile au Cameroun était au centre du Conseil de cabinet présidé jeudi dernier à l'immeuble Etoile par le Premier ministre, Philemon Yang. Malgré la libéralisation amorcée en 2000, le marché est partagé jusqu'ici par deux opérateurs. Une étude récemment commanditée par le gouvernement sur la taille critique du marché a révélé la possibilité « d'octroyer au moins deux nouvelles licences avant la fin du second semestre 2011».

    Ce qui portera alors le nombre d'opérateurs à quatre, de même que le passage du GSM (Global System for Mobile Communications) à la téléphonie de 3ème génération (3G) comportant le service Internet mobile, alors que se poursuit, par ailleurs, l'installation d'une infrastructure de large bande à fibre optique sans laquelle le réseau se retrouverait rapidement saturé.

    Voilà une annonce qui ne laisse personne indifférent. L'effet de surprise engendré par cette bonne nouvelle est proportionnel au voeu, maintes fois exprimé par les consommateurs, de voir accroître l'offre de service en vue d'une réduction significative du coût de la communication.

    Plusieurs sources crédibles laissent entendre que le contexte actuel est très favorable aux mutations attendues dans un secteur présenté comme un moteur de croissance doublé d'un pourvoyeur d'emplois et de recettes fiscales.

    Depuis l'ouverture du secteur, les deux opérateurs actuels ont investit près de 431 milliards de francs Cfa et généré 375 milliards de FCfa de bénéfices. Par ailleurs, les derniers chiffres publiés par l'ART situent à neuf millions le nombre de Camerounais abonnés au téléphone portable, soit 45 % environ de la population totale du pays. Selon les projections, la demande devrait doubler d'ici 2015, avec l'arrivée de 8 millions nouveaux clients.

    On mesure aisément l'impact qu'une telle mesure pourrait avoir en termes d'investissements, de création d'emplois ou de volume de clientèle. Pour le chef du gouvernement, «les prescriptions du président de la République pour le secteur (téléphonie mobile) visent l'amélioration de la qualité du service et la baisse substantielle du coût des communications». Il reste à relever d'autres défis de taille : le développement de l'infrastructure de transport large bande ou l'accès aux câbles sous-marins internationaux.

    Si on peut globalement saluer l'arrivée prochaine de nouveaux opérateurs dans un secteur jusque là dominé par un duopole et appelé à devenir plus concurrentiel, on peut logiquement s'interroger sur l'incidence d'une telle évolution sur la compétitivité du service de téléphonie.

    Certes, la minute de télécommunication est passée de plus de 500 francs en 2000 à moins de 100 francs en 2011. Mais selon certains experts, ces tarifs sont encore élevés par rapport à certains pays du même niveau de développement comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou le Ghana.

    Pour d'autres observateurs, les retombées positives attendues de l'ouverture du marché ne seront véritablement perceptibles que si la régulation s'attaque à certains « noyaux durs » qui contribuent à maintenir à la hausse le coût des facteurs de production. C'est vrai pour la téléphonie comme pour d'autres secteurs d'activité.

  • Lim Sam Adelisse et sa compagne Danielle Rakotonirina ont été interpellés ce mercredi 8 juin pour avoir piraté le réseau de l'opérateur national. Leur firme, basée à Roche-Bois, basculait des appels internationaux sur un serveur français.

    Bien mal acquis ne profite jamais. Lim Sam Adelisse, un habitant de Roche-Bois, et sa compagne malgache, Danielle Rakotonirina, ont été appréhendés dans la matinée du mercredi 8 juin par la Cybercrime Unit du Central CID pour avoir piraté le réseau d'appels internationaux de Mauritius Telecom.

    Grâce à l'achat de cartes SIM auprès de la filiale de téléphonie mobile, Orange, le couple a créé un système permettant de basculer des appels internationaux faits à partir de Maurice sur un serveur basé en France.

    Environ 55 000 appels ont ainsi été effectués par leurs clients pour une durée de 157 926 minutes, ce qui totalise un manque à gagner de Rs 500 000 pour l"opérateur national.

    Le pot aux roses a été découvert par Mauritius Telecom en mai après qu'un des appels passés à l'étranger a, par inadvertance, basculé sur le portable d'un des abonnés d'Orange. Celui-ci a alors rapporté le cas à l'opérateur.

    A l'issue d'une enquête interne, il s'est avéré que l'appel provenait d'un numéro attribué à l'une des cartes SIM achetées en gros par le couple au mois de mars. Mauritius Telecom s'est également rendue compte qu'un grand nombre d'appels de l'étranger étaient déroutés de son réseau. Rien qu'entre le mois d'avril et de mai, 55 000 appels ont été passés à partir des 30 cartes SIM que le couple s'est offertes dans les Orange Shop de Mauritius Telecom.

    La Cybercrime Unit a ainsi été alertée le mercredi 1er juin. L'enquête menée par le sergent Robin Bhundoo et l'inspecteur Djapermal, sous la supervision du patron du Central CID, l'ACP Pregarssen Vuddamalay, a révélé que l'entreprise du couple, Gatema Ltd, opère un réseau téléphonique alors qu'elle n'est pas enregistrée auprès de l'Information and Communication Technologies Authority (ICTA).

    Ce mercredi 8 juin, une perquisition a donc été menée au siège de l'entreprise, la maison du couple, au No. 17 de la rue St-Martin, à Roche-Bois. Plus d'un million d'équipement ainsi que des cartes SIM d'Emtel, autre opérateur mobile, ont été saisis. Ils devront tous être passés sous la loupe du sergent Naden Periacarpen de l'IT Unit de la police.

    Un premier interrogatoire de Lim Sam Adelisse, 30 ans, indique qu'il opérait de concert avec les frères de sa compagne. L'un d'eux, basé en France, a trouvé la combine pour basculer, grâce à Internet, les appels passés de Maurice sur un serveur dans son pays d'adoption.

    Le jeune homme devra être inculpé pour infraction de l'ICT Act en cour de Port-Louis ce jeudi 9 juin. Quant à sa compagne, elle a pu regagner son domicile dans l'après-midi de mercredi. Il risque, au pire, cinq ans de prison assortie d'une amende de Rs 5 millions.

    L’Express
  • Airtel Madagascar renforcera d'ici son statut de leader en termes de couverture réseau. Et ce, suite à la signature d'un contrat d'extension de réseau entre Airtel Afrique et Huawei. « Concrètement, ce contrat aura pour impacts positifs l'optimisation, la densification et l'extension du réseau Airtel Madagascar » explique Bodolalaina Rabary du département communication d'Airtel Madagascar.

    Produits innovants. En effet, Huawei, le partenaire d'Airtel dans ce projet est un leader dans la fourniture de réseaux de télécommunication de nouvelle génération, et fournit des services actuellement à 45 des 50 meilleurs opérateurs mondiaux.

    « Les solutions et produits Huawei sont déployés dans plus de 100 pays et soutiennent les besoins de communication d'un tiers de la population mondiale » souligne un communiqué d'Airtel.

    Ce contrat permettra à Airtel de fournir des produits innovants et personnalisés, des services et des solutions afin de créer de la valeur à long terme et un potentiel de croissance à ses clients et des services d'avant-garde aux principaux opérateurs dans le domaine des télécommunications.

    Partenariat. Cet accord permettra à Airtel Afrique d'étendre rapidement l'empreinte de ses services et de mettre l'accent sur la fourniture d'une meilleure expérience client pendant que nous exploitons l'expertise mondiale en gestion de réseau de Huawei a déclaré Manoj Kohli, chef de la direction (internationale) et Co-Directeur Général de Bharti Airtel.

    Et d'ajouter : «Le partenariat avec Huawei nous rapproche d'un pas vers la réalisation de notre vision d'offrir des services de télécommunication abordables et de classe mondiale à l'Afrique ». En tout cas, les impacts positifs de ce partenariat sont attendus avec impatience par les clients d'Airtel Madagascar.

  • La grève qui secoue Tunisie Télécom depuis le 10 mai dernier tire-t-elle à sa fin ? Nous oserons répondre par l'affirmative, ne serait-ce qu'en se référant aux développements enregistrés ces jours-ci. En effet, une lueur d'espoir a été constatée au terme de la séance de travail tenue récemment à ce sujet entre le ministre des Finances et le secrétaire général de l'Ugtt.

    Séance qui a débouché sur l'appel à la reprise du travail au sein de l'entreprise à partir de ce lundi.â-àCet appel a évidemment bénéficié de l'adhésion de la direction générale de TT qui s'impatiente de débloquer une crise qui, de l'avis unanime des différentes parties concernées, a porté un coup dur à la prospérité financière du leader des télécommunications en Tunisie.

    Continuant, peut-être à son corps défendant, d'user de dédramatisation dans son bras de fer avec un syndicat décidément très combatif, la DG de TT a tenu récemment une réunion avec les représentants dudit syndicat. S'en est dégagé un accord oral sur la réconciliation entre les deux camps. Accord qui sera entériné lors de la réunion du CA de la société devant être tenue ce lundi.

    Aux dernières nouvelles, les ultimes tractations achoppent sur le maintien de 10 des 50 gros salariés faisant partie de la fameuse «liste des 63» qui constitue la pomme de discorde entre les deux parties «rivales».

    «Nous exigeons des assurances et une réponse claire et nette à nos revendications fort légitimes», précise M. Mongi Ben Mbarek, secrétaire général de la Fédération générale des postes et télécommunications.

    Lui emboîtant le pas, M. Mongi Slama, membre du syndicat de TT, affirme que «si nous saluons les prémices d'un début d'issue à cette crise, nous demeurons, cependant, persuadés que l'acte doit se joindre à la parole.â-àEt là, croyez-moi, nous ne demandons pas l'impossible».

    En attendant un épilogue qu'on espère imminent de cette grève qui aura duré longtemps, il est regrettable de constater que les dégâts qui en ont découlé sont considérables.

    En effet, on parle, tant dans le QG de l'entreprise qu'au sein même de son syndicat, de pertes financières estimées à plus de 10 millions de dinars, comparativement avec la même période de l'année dernière.â-àDe quoi faire la joie de la concurrence ! En est-on vraiment conscient à TT? That's the question.

    La Presse
  • - Le chef de l'Etat, Abdoulaye Wade, a décidé de reprendre le décret qui avait été suspendu et d'appliquer les accords avec l'opérateur Global Voice pour apporter au gouvernement des rentrées financières de 50 milliards de francs CFA tous les ans, selon le porte-parole Serigne Mbacké Ndiaye.

    - En Avril dernier, Airtel a annoncé avoir dépassé les 5 millions d’abonnés actifs au Congo RDC. Se faisant il devien le premier opérateur mobile en tête de Vodacom.

    - Bonne nouvelle pour les lecteurs de Jet Ste Magazine, possesseurs d'un Smartphone (iPhone, Androïde, BlackBerry). Dorénavant, le site est accessible en version mobile et de façon automatique sur les téléphones. Il s'agit d'une version épurée du site donc plus légère et plus rapide à charger. Toutefois, l'accès à la version intégrale du site est toujours accessible en cliquant sur le lien "Version classique" en bas de page.

Actualités Internet

  • Un jeune homme de nationalité Nigériane, la trentaine révolue, vient d'être écroué par la justice gabonaise à six mois d'emprisonnement, assortie d'une amande d'un million de francs CFA, pour avoir utilisé frauduleusement, des années durant, son abonnement domestique ADSL à la société Gabon Télécom-Libertis, pour en faire une activité lucrative.

    Agé de 32 ans, Aliché Sunday, de son nom, est coiffeur habitant le quartier carrefour Léon Mba, dans le troisième arrondissement de Libreville. Il a donc écopé, après la décision du tribunal, suite aux faits qui lui sont reprochés, d'une peine de 6 mois d'emprisonnement dont 2 fermes et 4 avec sursis, assortie d'une amende de 1 million de francs CFA qu'il va verser à la société Gabon Télécom-Libertis au titre des dommages et intérêts.

    Aliché Sunday, qui avait souscrit à un abonnement domestique de type ADSL en vue du fonctionnement de sa téléboutique, avait réussi à mettre sur pied, un système ingénieux de trafic de lignes grâce à trois modems, un routeur et en empruntant une solution de téléphonie sur Internet protocole (IP). Un moyen mafieux qui lui permettait, sans l'accord de Gabon Télécom-Libertis, l'émission d'appels vers toutes les destinations du monde.

    Le jeune "homme d'affaires " avait été malheureusement pour lui découvert par un agent de la gendarmerie qui l'avait ensuite filé. Ce dernier avait remarqué que le coiffeur faisait des va et vient suspects entre le salon de coiffure et une chambre; celle-là même qui lui servait de téléboutique.

    Le gendarme va immédiatement saisir les services compétents qui ont, après une enquête minutieuse, mis la main sur le trafiquant qui a simplement reconnu les faits.

    Gabon News
  • On l’attendait avec impatience. Depuis janvier 2011, il est légalement possible de réaliser des achats via les sites internet de e-commerce étrangers, et ce, depuis la publication de la circulaire n°1 737 de l’Office des changes qui autorise une dotation de 10 000 DH par an exclusivement dédiée au commerce électronique sur des sites internet étrangers. BMCE Bank, la Société Générale et, plus récemment, le CIH sont les premières à avoir proposé une carte dédiée à cet effet.

    Qu’il s’agisse de la carte «e-Pay» de la BMCE Bank, de «My e-c@rd» de la Société Générale ou de la carte «e-shopping» du CIH, le fonctionnement reste plus ou moins identique. Les achats sont possibles sur l’ensemble des sites internet étrangers acceptant les cartes Visa. «La recharge est immédiate en agence. Les 10 000 DH sont rechargés sur la carte à la demande du client et débités de son compte au fur et à mesure des transactions», explique Abdelhak Boumehraz, directeur du pôle en charge du développement au CIH. De plus «le client jouit de l’entière liberté pour charger ou décharger sa carte à travers son compte bancaire», précise Fatima-Zahra Jabri, chef de projets communication à BMCE Bank. Autrement dit, le porteur d’une carte e-commerce peut tout aussi bien charger sa carte d’un montant inférieur à la dotation maximale autorisée. A noter que son compte à vue est débité du montant demandé et c’est un sous-compte spécifique à la carte, lui, qui est chargé.

    Autre information à retenir,  selon les établissements bancaires, la dotation, si elle n’a pas été utilisée, est soit reversée sur le compte-chèques du client sans qu’aucun frais de gestion ne lui soit débité comme c’est le cas à la BMCE Bank et au CIH, soit renouvelée de manière automatique, comme à la Société Générale.

    Finalement, seuls les frais liés à la mise en place de cette carte varient. La cotisation annuelle est de 60 DH HT au CIH, 99 DH TTC à la Société Générale et 110 DH HT à BMCE Bank. Cette dernière n’impute aucun frais supplémentaire sur les transactions réalisées. La Société Générale facture des frais identiques à ceux appliqués sur les transactions internationales, de l’ordre de 15 DH environ pour une transaction de 1 000 DH, alors qu’au CIH les frais sont calculés (en%) en fonction du montant de la transaction.

    La Vie Eco
  • Permettre aux habitants de la région de Ségou d’être informés de ce qui se passe à Bamako et dans le reste du monde par le biais d’Internet et de la téléphonie mobile. L’ambition de Boukary Konate, un bloggeur malien, a pris forme avec le lancement ce mercredi d’un blog baptisé Segouinfo grâce au prix obtenu en avril dernier au concours Global Voices.

    Le projet est ambitieux mais Boukary Konate, blogueur malien de 30 ans, a de la ressource. Il a mis sur la toile mercredi le blog Segou.info/Segukunnafoni pour informer les habitants de la région de Ségou, dans le centre du Mali, sur ce qui se passe à Bamako, la capitale, et dans le reste du monde. Le siège du site se trouve à Bamako où le jeune homme travaille en tant que webmaster pour le ministère de l’Education après avoir enseigné durant 7 ans le français et l’anglais. « Il y a beaucoup de choses qui se passent à Bamako, dont le monde rural n’a pas connaissance. Les villageois ne sont pas, par exemple, au courant de la tenue d’évènements comme la journée internationale de la femme ou la journée de l’Internet », explique-t-il. Ce constat est selon lui valable pour « les habitants de la capitale qui ne sont également pas informés de ce qui se passe dans les villages ».

    La création de ce blog est aussi une façon pour Boukary Konate « de préserver les liens entre les deux régions ». Pour l’animer, il a formé trois blogueurs qui seront chargés de le mettre à jour et de rédiger des articles. Il compte notamment installer une imprimante à Ségou pour que les habitants puissent avoir accès aux informations du site sur une version papier. « Je vais également engager quelqu’un sur place pour imprimer les articles et les distribuer aux habitants qui n’ont pas accès à Internet ni aux journaux », assure-t-il.

    Boukary Konate a pu mettre sur pied ce projet grâce à une bourse qu’il a décroché en avril après avoir participé à un concours organisé par le réseau Global Voices. « Elle m’a permis d’acheter du matériel, notamment des cartes mémoires, des téléphones portables et des ordinateurs que j’installerai dans six villages de Ségou », confie-t-il. L’objectif est d’initier leurs habitants aux nouvelles technologies à travers des ateliers de formation. « La majorité des personnes que nous encadrons n’ont jamais vu d’ordinateurs et ne savent pas comment faire pour envoyer des SMS. Nous formons surtout des jeunes mais aussi des personnes âgées », affirme-t-il. Dans les semaines à venir il prévoit de sillonner deux autres villages dans une caravane équipée d’un panneau solaire et d’une clé 3G pour former d’autres personnes.

    Mettre en place ce projet n’a pas été une mince affaire. Hormis le financement, sa principale difficulté a été de convaincre d’autres personnes de se joindre à lui. « En Afrique le bénévolat n’attire pas grand monde. Avant de s’engager dans de tels projets les gens s’assurent d’abord qu’ils seront rémunérés », souligne-t-il. Il s’est « toujours débrouillé seul », avant que 11 personnes viennent récemment lui prêter main forte.

    Segouinfo n’est pas le premier blog de Boukary Konaté qui est surtout connu pour avoir créé le blog Fasokan, qui signifie en bambara, « la langue du pays ». Objectif : « faire la promotion des langues maternelles ». « Il y a des informations sur Ségou et la particularité de ce blog, c’est qu’elles sont traduites en bambara, français et parfois en anglais ». Toutes ces activités cumulées demandent beaucoup d’énergie au blogueur qui durant la semaine vit à Bamako et séjourne à Ségou le week-end. « C’est la passion qui me permet d’aller de l’avant. Quand on veut quelque chose, il faut se donner les moyens d’y arriver. Si nous n’aidons pas l’Afrique à se développer, personne ne le fera à notre place. Mon objectif est de développer les régions rurales de mon pays grâce aux nouvelles technologies ».

    Afrik.com
  • - Airtel vient de lancer la clé USB à Madagascar. Pour le paiement en postpayé, il existe trois offres différentes. Les volumes sont respectivement de 800 Méga octets (Mo), 1 600 Mo et 4 600 Mo. L'abonnement mensuel s'établit entre 60 000 ariary TTC à 250 000 ariary TTC. Le tarif est de un ariary par kilo octets. Pour la connexion en prépayé, les volumes proposés sont de 20 Mo et 60 Mo pour des codes d'accès de 2 000 à 5 000 ariary. Le tarif est de 1 ariary par kilo octet. La connexion peut se faire du moment où il existe un réseau Airtel. Actuellement, l'ensemble des opérateurs téléphoniques proposent le même service pour des offres différentes. L'État par le biais de l'Office malgache des études et de régulation des télécommunications (OMERT), fait preuve de tolérance sachant qu'aucun opérateur ne possède l'autorisation d'exploitation de la licence 3G.

Actualités informatiques

  • L'Ouganda se classe en tête de la lutte en Afrique contre la pollution de l'environnement par les déchets électroniques, grâce à une interdiction radicale des importations d'appareils de seconde main. Cependant, depuis que cette politique est peu à peu entrée en vigueur, des critiques croissantes s'élèvent aussi bien dans le monde des affaires que parmi les ONG et les consommateurs, qui se demandent à qui profite réellement cette interdiction.

    Au moment où cette politique a été mise en oeuvre, en mai 2010, les importateurs des appareils de seconde main ont été les premiers à se plaindre. Et ceci, non sans raison. Pour preuve, l'E-waste Special Interest Group (le groupe d'intérêts E-Waste) estime que sur 200 entreprises ougandaises du secteur des TIC (Technologies de l' Information et de la Communication) 160 ont fermé leurs portes ou ont été délocalisées.

    L'Ouganda a perdu ainsi plus d'un millier de mains-d'oeuvre qualifiées, laissant des anciens clients sans aucune source de matériels technologiques à un coût abordable. Toutefois, lorsque les appareils de seconde main sont venus à manquer, les consommateurs ont entrepris de faire entendre leur voix.

    "Quand une personne démunie me demande quel type d'ordinateur elle peut acheter, je lui conseille de s'en procurer une de seconde main", affirme Richard Ssekibuule, enseignant des Technologies de l'Information à l'université de Mekerere, à Kampala. "Elles sont moins coûteuses et plus performantes que les nouvelles sans marque. Dans plusieurs cas, les ordinateurs sans marque tombent en panne du fait des composantes défectueuses comme les processeurs, que les fabricants ne soumettent pas aux tests."

    Un ordinateur de seconde main est estimé à environ 200 dollars et est accessible à l'Ougandais moyen. La différence entre un ordinateur d'occasion et un ordinateur sans marque très peu performant et vendu entre 600 et 800 dollars est significative.

    En construction électronique, les métaux lourds comme le plomb et le cuivre sont utilisés. Liens:  Ces métaux constituent un danger pour l'environnement et un risque pour la santé publique, s'ils ne sont pas recyclés avec soin. En Ouganda, la construction d'infrastructure adéquate a été jusqu'ici reportée.

    Néanmoins, Ssekibuule est surpris des appréhensions qu'ont les politiciens ougandais concernant les déchets électroniques. "Nous avons de nombreux déchets gérés de façon calamiteuse. Les déchets électroniques ne constituent qu'une infime partie de cette mauvaise gestion. Ceux-ci sont de loin négligeables vu qu'une faible fraction d'Ougandais peuvent se procurer des ordinateurs".

    Ssekibuule attribue l'interdiction aux lobbyistes d'entreprises importatrices d'ordinateurs sans marque, désireuses d'éliminer la concurrence. "Pour les importateurs d'ordinateurs clonés (sans marque), il serait logique que les ordinateurs de seconde main et autres appareils électroniques soient interdits."

    Les associations caritatives qui font usage d'ordinateurs comme outils pédagogiques n'échappent pas à l'interdiction. Le photographe Arthur Kisitu enseigne les TIC à des enfants dans la zone démunie du Katanga, à Kampala, dans la cadre du projet Sweet Home Uganda. En raison de l'interdiction, son projet ne peut pas bénéficier d'ordinateurs de seconde main, promis par un ami.

    "Parfois, les politiques sont établies par des politiciens dont les enfants étudient à l'étranger, affirme Kisitu. Ils ne sont pas en contact avec la réalité".

    RNW Africa
  • Interpellé sur les problèmes techniques que rencontre le nouveau logiciel de dédouanement Gaïndé 2010, le Dg des douanes rassure : le système sera maîtrisé d'ici quelques jours et les pertes de recettes n'excèderaient pas 5 %.

    Le basculement, depuis le 31 mai, vers la nouvelle version du système Gaïndé (2010), l'instrument de commerce électronique mis en place par les Douanes sénégalaises a engendré quelques perturbations dues à des « problèmes techniques ».

    Toutefois, selon le directeur général des douanes, qui s'exprimait lors de l'ouverture de la deuxième édition de la conférence internationale sur les guichets uniques, « les recettes (douanières) ne seraient pas menacées ». Les pertes entraînées par ce désagrément techniques n'excéderaient pas 5 % indique Mouhamadou Makhtar Cissé. Ce qui est « rattrapable ».

    Le Dg des douanes fait état d'une instabilité de la connexion. « Le système continue de marcher mais la connexion est très instable », a expliqué M. Cissé aux journalistes.

    Il assure qu'une masse critique d'ingénieurs informaticiens (aussi bien le personnel de la douane que des partenaires français et marocains) est mobilisée depuis une semaine pour résoudre le problème. « La situation est maîtrisable et elle le sera d'ici la semaine prochaine », tient-il à rassurer.

    En attendant, informe M. Cissé, les opérateurs continuent de consigner leurs chèques auprès du Trésor Public et des franchises de deux à trois jours leurs sont accordées pour ne pas les pénaliser.

    Le nouveau logiciel de dédouanement Gaïndé 2010, qui intègre une application de collecte électronique des documents de pré-dédouanement, le paiement électronique des droits et taxes d'entrée avec en amont l'échange de données informatisées, offre l'avantage, d'après Mouhamadou Makhtar Cissé, d'avoir une version portable que l'on peut utiliser même avec un téléphone portable - contrairement à l'ancien système qui, lui, n'était disponible que sur PC. Cette nouvelle version sera décentralisée dans les régions à partir de septembre.

    Pour justifier les problèmes techniques signalés, le patron des douanes explique que le basculement vers un nouveau système comporte un « risque ». Les problèmes techniques actuels, « c'est un mal nécessaire si nous voulons nous rattraper dans le classement Doing Business » parce qu'avec l'ancien système, c'était « impossible d'aller vers la dématérialisation ».

    Pour réaliser ce genre de basculement, certains pays (comme les Etats-Unis et le Maroc) ont connu une perturbation de deux semaines, relève M. Cissé.

    Le Soleil
  • La State Bank of Mauritius (SBM) a offert 3 000 ordinateurs ce jeudi 9 juin aux étudiants nécessiteux issus de 18 institutions tertiaires. Ce projet vise à donner la chance aux jeunes d'avoir accès à une formation adéquate grâce à l'informatique.

    Dans le but d'encadrer les jeunes qui sont dans le besoin, la SBM, à travers le Corporate Social Responsibility, offre quelque 3 000 ordinateurs à 18 institutions tertiaires. Ces établissements devront, à leur tour, les offrir aux étudiants qui sont dépourvus d'ordinateurs.

    «C'est important que les étudiants puissent avoir accès à la technologie pour avancer dans leur formation tertiaire. La SBM a déjà offert des bourses auparavant aux étudiants, mais le projet des 3 000 ordinateurs est le plus grand projet de responsabilité sociale », affirme Amareh Ramlugan, le responsable de communication à la SBM.

    Gautam Vir, directeur de la SBM, soutient, pour sa part, que l'Internet et la technologie représentent une aide conséquente dans le parcours des étudiants. «Ce projet fait partie de notre politique de CSR. Notre but est de permettre aux gens de sortir de la pauvreté », soutient-il.

    Ce projet a retenu la collaboration d'E-Inclusion Foundation, une organisation qui a pour principal objectif de réduire l'écart de technologie entre les Mauriciens. Vivian Serret, président de cette organisation, précise que les ordinateurs sont donnés aux étudiants le temps que ceux-ci terminent leurs études.

    Les bénéficiaires de ce projet doivent être issus des familles dont les revenus ne dépassent pas Rs 10 000 par mois.

    L’Express
  • - Les bureaux d'enrôlement de la CENI de Kisangani n'ont pas fonctionné le 31 mai 2011. Motif : la grève des opérateurs de saisie pour non paiement de leur salaire. La plupart des centres d'inscription de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale n'ont pas fonctionné le mardi 31 mai dernier. Mécontents du non paiement de leur salaire, ils ont décidé de déserter leurs lieux de travail jusqu'à la régularisation du litige par la CENI, rapporte radiookapi.net.

    - L'ambassadeur du Canada au Sénégal, Perry Calderwood, a offert, mardi, un lot de dix ordinateurs au ministre de l'Economie maritime. Ceci, pour mieux appuyer le gouvernement du Sénégal dans ses efforts de gérer efficacement les stocks de pêches dans les eaux territoriales sénégalaises.

Actualités économiques

  • William Kanaan, New Business Development Manager de la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord chez Google a été parmi nous, en Tunisie, jusqu'au 9 juin. Il était l'invité de marque de la communauté TunAndroid. Et durant son séjour, il a retenu, comme il se doit, l'attention des médias tunisiens. On aura ainsi retenu l'interview qu'il a accordée à une station radio régionale, Jawhara FM en l'occurrence. Le responsable a été dithyrambique sur la Révolution Tunisienne. Il martèlera «la liberté d'expression et l'internet ouvert sont à la base de nos croyances. Il y a plus d'opportunités ouvertes à nous depuis la Révolution. Il ya plus de produits et services qu'on peut proposer. Vous allez voir plus de choses qui seront disponibles pour les usagers tunisiens».

    Au cours de l'événement Tunandroid, le responsable de Google avait déjà énuméré, durant son exposé, les projets qu'a entamés le géant du web pour mettre le grappin sur les internautes tunisiens. «La pierre angulaire a été posée par le lancement du nom de domaine Google.tn, nous avons ensuite adapté la plateforme vidéo Youtube pour référencer son contenu relatif à la Tunisie. Un accord a été conclu également avec un opérateur mobile local (Tunisiana en l'occurrence) pour rendre possible l'envoi des messages textes à ses clients via la fonction Gmail SMS. Et on ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, une ébauche de Google Map est en cours de création avec le peu d'informations que l'on dispose sur les données géographiques du pays. D'ailleurs, je vous encourage à utiliser l'outil de création Map Maker pour enrichir notre base de données» dixit M. William Kanaan.

    Mais Google recrutera-t-il pour autant des compétences tunisiennes ? Sur ce point, M. Kanaan affirme : «On continue à s'étendre dans la région. Je suis sûr que la Tunisie va jouer un rôle important dans un futur proche. J'encourage les ingénieurs tunisiens à postuler auprès de Google, à l'adresse Google.com/jobs. J'encourage également les étudiants tunisiens à faire des stages chez Google».

    Mais contrairement à ce que certains ont laissé entendre, le mastodonte américain ne compte pas s'installer en Tunisie. Les dernières paroles prononcées par le responsable de la zone MENA chez Google au cours de la conférence Tunandroid ne laissent pas de place au doute. Avant de quitter l'estrade, William Kanaan a répondu par la négative à la question d'un intervenant sur une éventuelle ouverture d'un bureau Google chargé, à part entière, de la division tunisienne. «Assurez-vous que, si ça allait arriver, tout le plaisir serait pour moi, mais ceci n'est pas actuellement dans nos plans. Cependant, je vous encourage vivement à adhérer à la communauté Tunis-Google Technologie User Group qui va bénéficier de l'assistance et de l'aide de notre maison mère. Dans l'espoir que ce premier pas incite Google à s'implanter en Tunisie» a-t-il affirmé. A nos questions sur les ambitions de Google en Tunisie, M. Kanaan a indiqué que la politique de déclarations aux médias de sa société lui interdit de parler de ce sujet.

    Tekiano
  • Orange, l’opérateur de téléphonie mobile et internet, filiale du groupe France Télécom, lance du 8 juin au 15 septembre un concours d’entrepreneur social en Afrique. Ce prix va récompenser trois projets ou nouvelles entreprises "qui proposent des solutions technologiques pour subvenir aux besoins des populations les plus modestes du continent africain", indique Orange dans son site. Les domaines concernés vont "des services bancaires mobiles et de la télé-médecine aux applications numériques pour l’éducation ou l’agriculture", précise l’opérateur des télécommunications. Les trois lauréats recevront respectivement 25 000€, 15 000€, 10 000€, ainsi qu’un accompagnement de six mois par des experts en entreprise, des Nouvelles techniques de l’information et de la communication (NTIC), et du capital risque.

    Afrik.com
  • - Ogone, opérateur de paiement Internet, a signé un partenariat avec cashU, fournisseur d’un porte-monnaie électronique, implanté au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Cet accord va permettre de satisfaire un double objectif : permettre aux clients existants d’Ogone de développer leurs activités de e-commerce dans ces régions et, inversement, aux entreprises locales de s’exporter plus facilement à l’international en proposant une palette étendue de moyens de paiement. Depuis 10 ans, cashU propose un porte-monnaie électronique pour régler les achats en ligne, alimenté avec de l’argent liquide, et aujourd’hui opérationnel dans 35 pays au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Actualités de la convergence

  • L’apport de la musique et des musiciens africains à travers l’histoire est incontestable. Le répertoire musical riche de ce continent ne constitue pas seulement un divertissement, mais un moyen de partager ses traditions et sa culture. Malheureusement, même aujourd’hui, peu d’artistes africains réussissent à gagner de l’argent malgré la popularité de leur musique, et la plupart d’entre eux luttent pour assurer leur subsistance ou obtenir la reconnaissance qu’ils méritent. Ceci est essentiellement dû à des systèmes de gestion de droits inefficaces et aux difficultés liées aux contrats de licence et aux paiements internationaux. Pour tenter de résoudre ces problèmes, l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a pris plusieurs initiatives. Parmi elles, citons une collaboration entre l’OMPI et Google visant à développer un logiciel qui permettra aux musiciens et compositeurs de 11 pays d’Afrique occidentale d’être payés plus facilement et plus rapidement pour la diffusion de leur musique dans le monde et, parallèlement, d’accroître leur visibilité sur la scène internationale.

    Quand une station diffuse une chanson à la radio, qu’un studio de cinéma l’intègre à une bande-son, et qu’un service de musique l’envoie en streaming aux internautes, ils doivent savoir à qui appartiennent les droits sur cette chanson et obtenir une licence. L’un des organismes auxquels ils peuvent s’adresser pour le savoir est une société de collecte - dédiée à la gestion des droits d’auteur pour les compositeurs, musiciens et artistes. Il se peut aussi qu’ils doivent contacter un éditeur de musique, une maison de disques ou directement les artistes. Les informations sur les droits peuvent donc être difficiles à trouver, privant de ce fait les artistes d’une source de revenus.

    Les 11 pays concernés -- Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal et Togo - ont cherché à résoudre ce problème et demandé à l’OMPI de trouver une solution permettant de mieux partager les informations relatives à leur musique. C’est ainsi que, avec Google comme partenaire technologique, l’OMPI a décidé d’améliorer son logiciel de gestion de droits existant. L’objectif est de permettre aux artistes d’être payés plus facilement et plus efficacement pour leurs œuvres. Artistes, compositeurs, éditeurs de musique et maisons de disque pourront donc inscrire leur musique et ces informations seront automatiquement partagées et accessibles partout dans le monde. Les détenteurs de licence actuels et potentiels sauront plus aisément qui détient les droits sur une œuvre ; et les informations sur la façon dont ces œuvres sont utilisées par ces derniers seront immédiatement disponibles pour toutes les sociétés de gestion des droits d’auteur des pays concernés. Ceci remplacera la procédure manuelle de mise à jour des bases de données souvent utilisée aujourd’hui.

    En collaborant avec les détenteurs de droits et des institutions publiques comme l’OMPI, Google contribue à ouvrir les solutions technologiques et à faciliter la mise à disposition de nouveaux services en ligne permettant aux amateurs de découvrir des œuvres créatives et d’y accéder. Ce besoin est particulièrement important pour la musique dans les pays en développement. En effet, les artistes africains ne peuvent toucher un public mondial et être payés que si les informations sur leurs droits sont disponibles. Cette collaboration entre Google et l’OMPI les aidera fortement à y parvenir et nous sommes fiers d’aider l’OMPI à promouvoir la diffusion de la culture africaine et de permettre aux artistes de ce continent de se faire entendre des auditeurs du monde entier.

    Pour en savoir plus sur ce projet, cliquez sur

  • - Depuis le mois de janvier, les internautes ont découvert un nouveau site : Ubiznews.com. Peu à peu, il s’étoffe de contenu écrit et surtout vidéo, qui devrait alimenter dès cet été une chaîne de télévision diffusée en France sur l’ADSL puis en Afrique et dans la Caraïbe par satellite.

Plus d'Infos

  • Africa Web Summit
    17-18 septembre 2011, Brazaville, Congo

    Brazzaville sera au cœur de l’actualité des nouvelles technologies de l’information et de la communication en Afrique à travers un grand rendez-vous d’échange, d’apprentissage et de vulgarisation des nouveaux outils du domaine. Un panel d’experts de haut niveau provenant d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique procédera au développement des thématiques liées au secteur. Des sociétés spécialisées exposeront leurs œuvres et services web en marge du sommet.
    Pour plus d’informations visitez

  • - En Côte d’Ivoire,  Bruno Nabagné Koné est désormais le ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la communication.

    -  Max Ahouèkè succède à Désiré Adadja à la tête du  Ministère de la communication et des technologies nouvelles au Bénin

  • Formation: Administration avancée des réseaux et services TCP/IP
    L’Institut de la Gouvernance Numérique Universitaire et le Collège International de l’AFNIC organisent un atelier régional de formation avancée de formateurs en technologies de l’information sur le thème « Administration avancée des réseaux et services TCP/IP », à Yaoundé du 05 au 09 septembre 2011.
    L’atelier s’inscrit dans le cycle de Formations (avancée) de Formateurs en Technologies de l’Information  (FFTI 2), mis en place par le Collège international de l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération (AFNIC), au profit des pays et institutions membres de ce Collège.
    Pour plus d’infos cliquez sur le lien suivant

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