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Sénégal: Les professionnels de la presse plaident pour une régulation des sites

L'Association des professionnels de la presse en ligne (Appel) veut des sites responsables. Elle a exprimé ce souhait samedi dernier, lors d'une conférence animée par Cheikh Yérim Seck et Mamadou Thiam, portant sur le rôle et le comportement des médias sociaux et de la presse en ligne».

La majeure partie des intervenants a exprimé son indignation face aux dérives des commentaires, postés par les internautes. « Que faut-il faire pour que cela ne soit plus un foutoir ?», s'est interrogé le journaliste, Babacar Justin Ndiaye. Pourtant seuls 7,4% des sénégalais ont accès à Internet.

L'ancien journaliste de Jeune Afrique (JA), Cheikh Yérim Seck, est convaincu que les journaux en ligne ne sont pas de véritables sites, mais plutôt « des agrégats de contenus ».

Pour lui, « un site, c'est un médium autonome qui fait des enquêtes » et pratique les autres genres journalistiques. « Je n'ai pas vu de traitements originaux. Il n'y a pas de site d'une réelle personnalité», regrette-t-il.

M. Seck, par ailleurs administrateur général du site Dakaractu.com, lancé depuis le 1er juillet, soutient que le médium « online » doit être à l'avant-garde de ce qui se passe. Comme spécimen, il donne l'exemple de « mediapart » en France, qui a révélé en mai dernier, la discussion sur le quota des joueurs binationaux.

C'est dans la même veine que Babacar Justin Ndiaye a laissé entendre qu'un site comme « diastode » (diaspora togolaise pour la démocratie et le développement), est capable de vous informer sur l'actualité du Palais, au moment où Gnasimbé Eyadéma exerçait le pouvoir.

Alors que, précise Babacar Justin, les animateurs de diastode était basés au Canada. « Cela m'a beaucoup marqué », reconnait-t-il. Selon Cheikh Yérim Seck, « il y a fondamentalement un problème d'orientation qu'il faut revoir ». Il veut qu'on ait des foras responsables.

C. Yérim Seck est persuadé que si on laisse n'importe qui, dire n'importe quoi sur d'honnêtes gens, cela entâche nettement la crédibilité de ces journaux online. « Ma femme a failli divorcer, car on avait posté dans un site que je sortais avec la miss de Dakar. Ce qui était totalement faux. Les gens ne se rendent pas compte des dégâts qu'ils causent », fulmine Cheikh Yérim Seck.

A propos des commentaires désobligeants postés par certains internautes, Cheikh Yérim Seck a préconisé une régulation qui interpelle l'Etat et les administrateurs des sites.

Source: Le Soleil

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