Issue no. 177 23 février 2012

L'éditorial du mois

  • La croissance de Facebook en Afrique a été époustouflante mais aujourd’hui c’est un fait bien connu. Le réseau social Eskimi qui a été développé en Lituanie ciblent les portables bas de gamme. En moins de 18 moins, le nombre d’utilisateurs est passé de zéro à 2.5 millions d’utilisateurs. Tous ceux qui pensent que le contenu qu’un téléphone portable peut accéder est important doivent essayer de comprendre comment cela s’est passé. Dans un entretien avec Russell Southwood, Vytas Paukstys, le DG d’Eskimi s’explique sur le succès du réseau social au Nigéria.

    L’arrivée de contenu suit un enchaînement d’événements. Tout d’abord il faut que la connectivité fibre soit en place parce qu’il est difficile de pousser du contenu et des applicatifs avec de la bande passante satellitaire. Les prix en gros de la connectivité internationale doivent baisser pour permettre une baisse des prix au détail: les opérateurs doivent arrêter de vendre de la « bande passante rationnée ». Ensuite les marques internationales peuvent faire leur entrée: Google, Wikipedia, Facebook, Twitter. Selon des travaux de recherche que nous avons conduit, il s’en suit le développement de versions locales en particulier dans les pays disposant d’un fort potentiel.

    L’histoire d’Eskimi est celle d’un réseau social qui est née en Europe de l’Est plus précisément dans un des pays de la Baltique. Au lieu de cibler des régions comme l’Europe occidentale ou l’Amérique du Nord ou les offres sont nombreuses, Eskimi a choisi de distribuer son service dans les pays émergeants. C’est un peu comme Spinlet une sorte de « iTunes for Africa » qui sera lancé lors de la conférence «Mobile Web East Africa ». Pour Eskimi, il s’agit d’une collaboration entre un petit pays européen et le Nigéria. L’épicentre des activités commerciales est progressivement entrain de changer d’orbite.

    Selon Vytas Paukstys, le DG d’Eskimi, « nous avons commencé avec les pays de la Baltique et cela a bien marché. Sur cette base, nous avons décidé de nous lancer à l’international en lançant des projets marketing pilotes dans d’autres pays dans le monde. Nous avons commencé en Asie et ensuite nous avons visé l’Afrique avec quatre pays: l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya et le Ghana ».

    En peu de temps (novembre 2011), Eskimi a achevé 1.7 millions d’utilisateurs au Nigéria: un peu plus de 50% de leur clientèle (3 millions). La présence d’Eskimi est aussi  entrain de croître dans d’autres pays africains: 250,000 utilisateurs au Ghana, 35,000 utilisateurs au Kenya et plus de 30,000 utilisateurs au Namibie. Aujourd’hui Eskimi compte plus de 5 millions d’utilisateurs dans le monde et plus de la moitié sont basés au Nigéria. L’Afrique compte plus d’un million d’utilisateurs (excluant le Nigéria). En d’autres termes, Eskimi est entrain d’atteindre une masse critique au Ghana et dans d’autres pays. Il s’agit bien plus que d’être au sommet du hit-parade dans un pays africain.

    Eskimi est un service web pour des téléphones portables bas de gamme. La société est entrain de développer un service similaire fonctionnant avec Android mais il est encore trop tôt pour cibler les smartphones. Les usages qui se sont établis doivent être rassurant pour Nokia. En novembre 2011, 73% des utilisateurs utilisaient Opera Mini, un navigateur que l’on trouve le plus fréquemment sur des portables Nokia. Aujourd’hui, 90% des utilisateurs surfent en utilisant Opera Mini ou le navigateur fourni par le téléphone portable. Pour atteindre une masse critique, il faut un marché potentiel de taille parce que tout le monde ne va pas utiliser le service. Si par exemple, il y a 1 million d’utilisateurs qui ont un smartphone, seul 10 à 30% utilisera un service en particulier et un plus petit pourcentage d’utilisateurs le fera d’une façon régulière. Cette année Eskimi envisage de recruter des développeurs locaux pour créer plus de services autour de sa plateforme.

    Pourquoi l’utilisent-ils tous? Pour un petit nombre qui utilisaient les cybercafés avant: il s’agit de trouver de nouveaux amis, d’envoyer des messages, de partager des photos, de rencontrer l’âme sœur et de jouer des jeux. 86% des utilisateurs au Nigéria font parti de la catégorie sociale de gens qui introduisent de nouvelles technologies en Afrique et ont entre 18 et 34 ans. Il est facile d’imager que ces utilisateurs sont moins respectueux et certainement plus pressés que leurs parents. En général les utilisateurs sont souvent concentrés dans la capitale mais pour Eskimi, seulement 32% des utilisateurs sont basés à Lagos, le reste des utilisateurs viennent de sept autres grandes villes.

Actualités Télécom

  • Dans son chiffre d'affaires, estimé à 400 milliards de francs Cfa en 2011, la Sonatel a versé à l'Etat du Sénégal, plus de la moitié de cette somme, soit plus de 200 milliards.

    C'est la révélation faite hier par Cheikh Tidiane Mbaye, Directeur général de la Sonatel. S'exprimant hier, lors du point de presse organisé par la Conférence des télécommunications ouest africaines (Ctoa), suite à sa session extraordinaire élargie aux autres opérateurs de la sous-région.

    Mbaye, qui a déploré l'instauration de la surtaxe sur les appels entrants, a souligné que 'le Sénégal a fait un bond en arrière de 40 ans'. Car, selon lui, cette surtaxe provoque une diminution du volume du trafic international entrant, une baisse du chiffre d'affaires des opérateurs et des recettes fiscales.

    Dans de nombreux cas, les tarifs intracommunautaires sont nettement plus élevés que ceux des appels vers le reste du monde. Ce qui entrave, selon lui, l'intégration sous-régionale.

    A en croire le directeur général de la Sonatel, cinq mois après l'instauration de la surtaxe sur les appels entrants par décret présidentiel, le Sénégal, avec la baisse du trafic, a enregistré une perte fiscale de 25 %.

    Et selon Cheikh Tidiane Mbaye, cette perte va s'accentuer pour atteindre 35 % en 12 mois.Les seuls pays au monde à avoir instauré la surtaxe sur les appels entrants se situent en Afrique Subsaharienne dont le Sénégal, le Ghana, la Guinée, la Mauritanie, le Libéria et le Congo.

    Walfadjri
  • X-net phone. Ne vous méprenez pas sur la consonance british de ce nom. Il s'agit bel et bien du nom du tout premier téléphone portable, entièrement conçu, configuré, paramétré et développé par des ingénieurs Camerounais vivant à l'étranger.

    A savoir deux en Allemagne et le troisième aux Etats Unis d'Amérique. Pour des raisons de sécurité, leurs noms n'ont pas été révélés à la cérémonie de présentation du X-net phone vendredi dernier à Yaoundé. Selon Emmanuel Ndenguebi, ingénieur en télécommunications, également associé au projet, X-net phone peut contenir deux cartes Sim.

    Il fonctionne dans toutes les localités camerounaises couvertes par le réseau Gsm. Le X-net phone qui ; selon ses promoteurs, sera commercialisé par l'entreprise camerounaise L&F dans deux semaines, est doté d'un clavier alpha numérique retro-éclairé. Son écran est capable d'afficher des fichiers vidéo et des photos. Tout ceci pour un prix qui tient compte du pouvoir d'achat des Camerounais : il va coûter 10.500 Fcfa (sans appareil photo) et 12.500 Fcfa (avec appareil photo)

    En plus, ce téléphone portable est équipé d'un lecteur Mp3/Mp4, d'un appareil photo haute définition et d'une radio Fm. Il a aussi une torche, un haut parleur et un bluetooth. Les musiques du téléphone ont été composées par un artiste camerounais. Dans la boîete à image du téléphone, l'on peut admirer la splendeur des plages de Kribi ou encore la beauté du palais des Congrès de Yaoundé. Bref, il s'agit, souffle l'un des partenaires du projet, «d'une fierté camerounaise». Le X-net phone, premier téléphone made in Cameroon, est utilisable en trois langues : français, anglais et espagnol.

    D'après Benjamin Lekoua, jeune camerounais initiateur et porteur du projet, «ce résultat satisfaisant est le fruit de plus d'un an de travail. Le projet a été simple et complexe». C'est ce dernier qui a pris l'initiative de rencontrer individuellement les trois ingénieurs pour la conception et la réalisation du projet. Selon ses dires, ces ingénieurs ont une grande expérience dans le domaine des télécommunications. Puisqu'ils travaillent depuis des années dans des entreprises de fabrication des téléphones portables en occident. «C'est d'ailleurs pourquoi ils ont souhaité l'anonymat sur leurs noms, de peur d'avoir des représailles de la part de leur employeur», fait-on savoir.

    Pour Lekoua, il y'a de quoi se réjouir. «Nous avons démystifié la fabrication du téléphone. Avec un peu plus de moyens, nous pouvons désormais fabriquer des téléphones plus complexes». Pour celui-ci, la fabrication de ce téléphone vise à faire connaître au monde le génie africain et celui du Cameroun en particulier. Il vise aussi à susciter chez les Camerounais et les Africains, l'esprit de créativité et d'entrepreneuriat. Ce jeune nourrit une autre ambition. Celle de la fabrication d'un ordinateur portable et d'un téléphone portable de deuxième génération. Selon le porteur du projet, avant la présentation au public, ce téléphone a été testé dans tous les quatre coins du pays.

    Mutations
  • 2,7 milliards de francs CFA, c'est la somme totale des pénalités que devront payer les trois sociétés de téléphonie mobile installées au Burkina Faso.

    C'est une sanction pécuniaire que leur inflige l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) pour la mauvaise qualité de leurs réseaux.

    Elles ont un délai de deux semaines pour s'exécuter. L'information a été donnée ce vendredi 10 février 2012 au cours d'un point de presse tenu à Ouagadougou.

    Indisponibilité du réseau, échecs ou coupures intempestives des appels, manque de connexion Internet, ... C'est au vu de ces graves insuffisances relevées sur les trois opérateurs de téléphonie mobile que l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a pris cette décision.

    La sanction fait également suite au non respect par les sociétés de l'indicateur de qualité des services figurant dans leur cahier de charge.

    Le cumul des pénalités que devront payer les trois opérateurs s'élève à 2,7 milliards de francs CFA, soit plus d'1 milliard pour Telmob, plus de 894 millions pour Airtel et plus de 724 millions pour Telecel.

    Les réseaux ont un délai de deux semaines pour s'acquitter de cette amende auprès du Trésor public. En cas de non respect de ce délai, les opérateurs encourent d'autres sanctions. Par ailleurs, à partir de cette date, ils ont un nouveau délai de trois mois pour corriger les insuffisances constatées.

    «Conformément aux dispositions de la loi, il faut appliquer des sanctions pécuniaires objectives et qui tiennent compte à la fois de l'effort consenti par les opérateurs et de la gravité des manquements» a laissé entendre Mathurin Bako, président de l'Arcep.

    Fasozine
  • - En Angola, l'entreprise de télécommunications via satéllite Infrasat prévoit, au premier semestre 2012,  de rétablire l'expansion du service de téléphonie rurale dénommé Liga-Liga, simultanément avec la réactivation d'environ 600 antennes ou télécentres, a informé, son directeur exécutif, António Rocha.

    - Un rapport sur les tronçons autoroutiers non couverts par le réseau téléphonique mobile sera soumis à l'Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications (ARPT) de l’Algérie qui devra prendre les mesures adéquates, a indiqué samedi à Bordj Bou Arreridj, le ministre de la poste et des Technologies de l'information et de la Communication, M. Moussa Benhamadi.

Actualités Internet

  • L'année dernière, 67 % des contribuables ont déclaré leurs impôts en ligne. En 2012, l'objectif du fisc est d'augmenter ce chiffre à 80 %.

    La Mauritius Revenue Authority (MRA) a cette année encore déployé toute une panoplie de moyens tant physiques qu'électroniques pour faire en sorte que les contribuables puissent se mettre en règle, et cela de façon rapide et confortable.

    L'une de ces mesures consiste à encourager davantage les contribuables à déclarer leurs impôts en ligne. L'année dernière, un peu plus de 67 % des contribuables a utilisé le service en ligne mis à la disposition par le fisc. « Nous voulons atteindre les 80 % cette année », a indiqué Sudhamo Lal, directeur général de la MRA.

    L'insistance de la MRA pour éliminer le papier dans cette phase de ses opérations participe aux efforts à l'échelle mondiale pour lutter contre l'étendue des comportements qui favorisent le déséquilibre écologique, a soutenu Sudhamo Lal.

    Pour déclarer ses impôts en ligne, il suffit de se connecter à l'adresse suivante :  Le contribuable n'a qu'à remplir correctement les cases avec les informations dont il dispose.

    Y a-t-il moyen de tricher ? « Si la MRA a eu recours à cette procédure », assure Mahmad Oozeer, responsable de section au département des opérations, « c'est qu'elle dispose de tous les renseignements pouvant lui permettre d'établir le profil exact de chaque contribuable ».

    Simultanément, la MRA n'expédiera pas de feuille d'impôt par la poste. Si, quand même, le contribuable insiste pour utiliser le papier, il peut télécharger une copie à partir du site

    Pour le paiement, pas de problème. Le contribuable qui dispose d'un compte bancaire en ligne peut utiliser ce service. La MRA accepte les transactions en ligne des banques suivantes : Afrasia, Bank One, Bramer Banking Corporation, HSBC Bank (Mauritius), Mauritius Commercial Bank, Mauritius Post and Cooperative Bank, SBI (Mauritius) Ltd et State Bank of Mauritius.

    Si le contribuable veut effectuer le paiement par virement bancaire, nul besoin de se rendre à sa banque. Il lui suffira de télécharger un formulaire d'agrément toujours du site de la MRA, le signer et l'expédier à la MRA au plus tard le 15 mars 2012. La date limite pour la soumission des formulaires est le 2 avril 2012. La MRA se chargera des procédures auprès des banques. Le contribuable peut aussi opter pour régler ses impôts en espèce ou en chèque à la caisse de la MRA.

    La MRA a prévu d'aménager 17 comptoirs à travers l'île pour venir en aide aux contribuables qui ont besoin du soutien de son personnel. Ces centres seront ouverts les samedis et les dimanches.

    L’Express
  • Un réseau couvrant la moitié du territoire, une interconnexion avec l'Europe et le premier data center du Bénin... Le patron d'Isocel multiplie les projets pour devenir incontournable.

    « Jusqu'au milieu des années 2000, il était très difficile de trouver des financements pour créer un fournisseur d'accès à internet (FAI). Personne ne croyait que cela deviendrait incontournable en Afrique », se souvient Robert Aouad, directeur général d'Isocel Telecom, un des principaux FAI du Bénin. Une époque révolue. En 2011, les revenus de sa compagnie ont augmenté de 100 % pour atteindre 3 millions d'euros. Un chiffre d'affaires qui sera encore largement dépassé cette année. D'ici à quelques mois, Isocel couvrira 50 % du pays, contre environ 10 % auparavant. Une extension financée en partie via un prêt de 1 milliard de F CFA (1,5 million d'euros) attribué par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). À la clé, la compagnie peut espérer voir son nombre de clients exploser pour passer de 5 000 (soit environ 10 % du marché actuel) à plus de 40 000 abonnés.

    Pas mal pour un autodidacte en matière de télécoms qui n'en connaissait pas long sur le sujet il y a encore une dizaine d'années. C'est en distribuant des cartes de téléphone et des terminaux qu'il a fait ses premiers pas dans le secteur. Touche-à-tout, il avait auparavant exercé ses talents dans de nombreux domaines, du textile à la restauration, en passant par l'industrie cinématographique au sein de Carolco Pictures Inc., la société qui a produit, entre autres, Basic Instinct. Mais au sein d'Isocel, Robert Aouad, 46 ans, joue sans conteste son meilleur rôle.

    Conscient de l'importance des services aux entreprises, l'homme d'affaires libanais a interconnecté il y a quelques mois son réseau avec Amsterdam. « Ainsi, j'offre une réelle valeur ajoutée pour les compagnies européennes qui possèdent une filiale en Afrique. D'ailleurs, un certain nombre de grands opérateurs font appel à moi pour le compte de leurs clients », explique-t-il.

    Autre projet prometteur pour ses affaires : l'installation fin 2012 du premier data center du Bénin. « Une infrastructure qui sera capable de stocker des données pour le compte du gouvernement, des banques, de fournisseurs de contenus locaux ou internationaux. Son impact sera régional », s'enthousiasme Robert Aouad. Avec cet investissement - dont le coût approche 1,5 million d'euros -, Isocel entend devenir un acteur central de l'internet dans la sous-région. De là à susciter la convoitise de certains gros concurrents, il n'y a qu'un pas.

    Jeune Afrique
  • Adopter un cadre juridique consensuel pour mieux lutter contre la cybercriminalité en Afrique. C'est l'objectif que se sont assigné les parlementaires et experts en télécommunications de 15 pays de l'Afrique de l'Ouest qui se réunissent, depuis hier, à Novotel au Plateau, autour de l'atelier sur l'harmonisation des cyberlégislations en Afrique de l'Ouest.

    Il s'agit pour Dr. Raphaël«l Koffi, chef de la division télécoms de la Cedeao, de restaurer un climat de confiance pour les utilisateurs de l'ordinateur et de sécuriser les transactions électroniques. En clair, mettre en place un cyberespace sécurisé.

    Makaye Fall et Auguste Yanké de la commission économique des Nations unies pour l'Afrique et représentant de l'Union africaine ont évoqué la nécessité d'avoir une législation spécifique contre les cybercriminels pour enrayer ce fléau en Afrique.

    Notre Voie
  • - Mauritius Telecom (MT) a, une nouvelle fois, été victime d'un vol de câble le lundi 20 février. Plusieurs conduits en cuivre ont été arrachés sur la route principale, à proximité du poste de police de Terre-Rouge. Ce vol a privé environ 600 abonnés de MT de service téléphonique et d'Internet.

Actualités informatiques

  • La Douane a lancé, hier, le système Gaïndé intégral. Ce nouveau dispositif ouvre une nouvelle étape dans l'accélération des procédures de dédouanement avec une réduction de l'utilisation des papiers. Ainsi, le dédouanement devient de plus en plus automatisé et dématérialisé.

    La Douane sénégalaise s'ancre dans la modernisation des procédures de dédouanement. Elle a lancé, hier, le système Gaïndé intégral, qui capitalise les applications des versions Gaïndé 1990 et 2000 et celles de Gaïndé portable 2005, ainsi que la dernière version 2011. Le Gaïndé intégral concentre donc plus d'applications et dispose d'un champ d'action plus élargi.

    « Le Gaïndé intégral a pour objectif de fédérer toutes les applications de la Douane pour réaliser une automatisation de l'ensemble de nos procédures depuis le pré-dédouanement jusqu'à l'enlèvement des marchandises, sans oublier la gestion des régimes et des exonérations », explique le directeur de la Facilitation et du Partenariat avec l'entreprise, Ousmane Mbengue.

    C'est une étape importante de la dématérialisation des procédures douanières qui vient d'être franchie. «Nous sommes au seuil d'une nouvelle étape qui sera la dématérialisation des procédures et qui parachève provisoirement le Gaïndé intégral », avance Ousmane Mbengue.

    Le nouveau système donne la possibilité de suivre l'évolution d'un dossier d'enlèvement d'une marchandise. Jusqu'à présent, rappelle Ousmane Mbengue, le système Gaïndé ne s'occupait qu'essentiellement du dédouanement dans un bureau de douane, le processus commence dès que le manifeste est enregistré.

    Par contre, avec le Gaïndé intégral, le processus de dédouanement peut être enclenché en amont, c'est-à-dire dès l'embarquement de la marchandise au port de départ.

    « Le nouveau système permet au consignataire de charger son manifeste dès le départ du navire. Lorsque le manifeste est chargé et enregistré, les opérations peuvent être tout de suite faites ; cela veut dire que dans l'absolu, quelqu'un peut déposer une déclaration et après le contrôle, obtenir la main levée avant même que le bateau n'arrive à Dakar », explique Ousmane Mbengue.

    Ces innovations viennent ainsi s'ajouter à l'allégement et à l'accélération des procédures de dédouanement. Ce qui donne au Sénégal une longueur d'avance sur les autres pays de l'Ueoma et de l'Afrique.

    Le passage à Gaïndé intégral, comme l'ont rappelé les responsables, répond aux besoins de se conformer aux standards internationaux de contrôle douanier d'une part et de facilitation des échanges commerciaux comme le recommande l'Organisation mondiale des douanes (Omd) d'autre part.

    « Le système Gaïndé nous permet d'avoir des délais compétitifs alignés sur les standards internationaux. Nous aurons un gain de temps qui est un critère de compétitivité », a soutenu le directeur général des Douanes, Mamadou Makhtar Cissé.

    En plus des retombées économiques pour les opérateurs et l'économie nationale, ces innovations ont aidé la Douane à franchir le cap de 500 milliards de francs Cfa de recettes. En conséquence, le directeur général a invité tous les agents à être debout, à s'investir pour la pérennisation de l'utilisation de ce système.

    Le Soleil
  • Un rapport de l'ONU constate que les importations de déchets électroniques d'Europe continuent d'aggraver le problème.

    L'Afrique de l'Ouest doit faire face à un flux croissant de déchets issus de la consommation intérieure d'équipements électriques et électroniques neufs et usagés, d'après un nouveau rapport de l'ONU, « DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ? »

    La consommation intérieure est à l'origine de la majorité (jusqu'à 85 pour cent) des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) neufs ou d'occasion produits dans la région, selon l'étude « DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ? »

    Le problème des déchets électroniques en Afrique de l'Ouest est de surcroît aggravé par un flux constant d'équipements usagés provenant de pays industrialisés, dont d'importants volumes s'avèrent non réutilisables et viennent augmenter la quantité de déchets électroniques produits localement.

    Dans les cinq pays examinés dans le cadre du rapport de l'ONU (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Liberia et Nigeria), entre 650 000 et 1 000 000 tonnes de déchets électroniques issus de la consommation intérieure sont produites chaque année et doivent être gérées afin de protéger la santé et l'environnement de la région.

    DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ? livre des informations sur les pratiques actuelles de recyclage ainsi que sur les caractéristiques socioéconomiques du secteur ouest-africain des déchets électroniques. Il fournit également des données quantitatives sur l'usage, les importations et l'élimination des équipements électriques et électroniques dans la région.

    Le rapport est basé sur les conclusions des évaluations nationales des déchets électroniques réalisées dans les cinq pays entre 2009 et 2011.

    « La gestion efficace des quantités croissantes de déchets électroniques produites en Afrique et dans d'autres pays du monde constitue une part importante de la transition vers une économie verte à faible intensité de carbone et efficace dans l'utilisation des ressources », a déclaré le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et Sous-secrétaire général de l'ONU, Achim Steiner.

    « Il est possible de développer les économies africaines, de créer des emplois décents et de protéger l'environnement en assurant une gestion durable des déchets électroniques et en récupérant les métaux précieux et autres ressources renfermés dans les produits qui finissent comme déchets électroniques. À l'approche de Rio+20, qui se tiendra en juin, ce rapport montre que des mesures telles que l'amélioration des stratégies de ramassage et la mise en place de structures plus officielles de recyclage, peuvent limiter les dommages causés à l'environnement et offrir des opportunités économiques », a ajouté M. Steiner.

    L'utilisation d'équipements électriques et électroniques demeure peu répandue en Afrique par rapport aux autres régions du monde, mais elle s'étend à un rythme stupéfiant. Le taux de pénétration des ordinateurs personnels en Afrique, par exemple, s'est multiplié par 10 au cours de la dernière décennie, tandis que le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile a centuplé.

    Les équipements électriques et électroniques peuvent contenir des substances dangereuses (par exemple des métaux lourds, tels que le mercure et le plomb, et des perturbateurs endocriniens tels que les retardateurs de flamme bromés).

    Des substances dangereuses sont rejetées au cours de diverses opérations de démontage et d'élimination, les rejets étant particulièrement considérables lors du brûlage de câbles pour en extraire le cuivre et de plastiques pour réduire les volumes de déchets. Le brûlage de câbles en plein air est une source majeure d'émissions de dioxine, un polluant organique persistant, transporté sur de longues distances dans l'environnement, et qui se bioaccumule dans les organismes en remontant la chaîne alimentaire globale.

    Les équipements électriques et électroniques renferment également des matières de valeur stratégique, telles que l'indium et le palladium, ainsi que des métaux précieux, tels que l'or, le cuivre et l'argent. Ceux-ci peuvent être récupérés et recyclés, devenant ainsi une source précieuse de matières premières secondaires et permettant, d'une part, de réduire la pression sur les ressources naturelles rares et, d'autre part, de minimiser l'empreinte écologique globale.

    Le rapport, qui a été préparé par le Secrétariat de la Convention de Bâle et des partenaires, contient également des informations sur le potentiel économique et environnemental de la mise en place d'un système rationnel de récupération des ressources et de gestion des déchets électroniques, ainsi que sur les risques associés à la poursuite de la voie actuelle.

    « Les déchets électroniques représentent le flux de déchets qui connaît la plus forte croissance dans le monde entier et un flux d'importance capitale au titre de la Convention de Bâle. La gestion correcte des équipements électriques et électroniques présente pour de nombreux pays un sérieux défi en matière de santé et d'environnement, et pourtant elle offre aussi des possibilités potentiellement importantes de créer des éco-entreprises et des emplois verts », a expliqué Jim Willis, Secrétaire exécutif des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm.

    Le rapport a examiné les flux d'équipements électriques et électroniques (EEE) et de déchets électroniques entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest. Parmi ses principales conclusions figurent les suivantes :

    Au Ghana, en 2009, les enquêteurs ont constaté qu'environ 70 % de toutes les importations d'EEE se composaient d'EEE usagés ; 30 % des équipements d'occasion importés étaient estimés ne pas fonctionner (et être par conséquent des déchets électroniques), soit une production d'environ 40 000 tonnes de déchets électroniques en 2010.

    Des enquêtes menées sur le terrain au Bénin et en Côte d'Ivoire ont révélé qu'environ la moitié des EEE usagés importés ne sont en réalité plus en état de marche et ne sont pas réparables, ce qui est considéré comme une importation de déchets électroniques.

    L'analyse, réalisée entre mars et juillet 2010, de 176 conteneurs de deux catégories d'équipements électriques et électroniques usagés importés au Nigéria a révélé que plus de 75 % de tous les conteneurs venaient d'Europe, environ 15 % d'Asie, 5 % de ports africains (principalement du Maroc) et 5 % d'Amérique du Nord. On a constaté une distribution semblable au Ghana, où 85 % des importations d'EEE usagés provenaient d'Europe, 4% d'Asie, 8 % d'Amérique du Nord et 3 % d'autres pays.

    Le Royaume-Uni est le principal pays exportateur d'EEE neufs et usagés en Afrique, suivi avec de grands écarts par la France et l'Allemagne. Le Nigeria est le principal pays africain importateur d'EEE neufs et usagers, suivi du Ghana.

    L'exposition aux substances dangereuses aux sites de démontage et dans les alentours pose de multiples risques pour la santé et la sécurité des personnes qui ramassent et recyclent les déchets ainsi que pour celles de la population voisine. La santé des enfants peut tout particulièrement être menacée. Les enquêteurs ont constaté que l'emploi d'enfants est courant dans les entreprises de récupération de ferraille d'Afrique de l'Ouest. Les activités de ramassage et de démontage sont effectuées par des enfants âgés d'au moins 12 ans, mais des enfants de cinq ans seulement sont parfois recrutés pour des travaux légers, y compris le démontage de petites pièces et le tri de des matériaux.

    À la différence du secteur informel du recyclage, où le ramassage et le recyclage des déchets électroniques sont effectués presque exclusivement par des personnes étant pour la plupart des travailleurs migrants, qui souvent considérés avec réprobation par les sociétés africaines comme des personnes vivant de la récupération de déchets, la remise en état est perçue comme une opportunité économique relativement attrayante par la population active instruite, semi-professionnelle. À Accra (Ghana) et à Lagos (Nigeria), le secteur de la remise en état assure un revenu à plus de 30 000 personnes.

    « Les solutions durables en matière de gestion des déchets électroniques en Afrique exigent la prise de mesures portant sur le contrôle des importations et exportations, sur le ramassage et le recyclage, ainsi que sur l'élaboration de politiques et de lois qui incorporent la responsabilité élargie des producteurs, reconnaissent le rôle important du secteur informel, renforcent la sensibilisation et l'éducation, et veillent à la surveillance du respect des dispositions et à leur mise en application. On devra assurer la mise en ?uvre de mesures adéquates de santé et de sécurité pour ceux qui interviennent dans le recyclage, ainsi que de pratiques écologiquement rationnelles », a déclaré le Professeur Oladele Osibanjo, Directeur du Centre de coordination régional de la Convention de Bâle pour l'Afrique et co-auteur du rapport.

    Des exemplaires du rapport DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ? Conclusions du Programme Déchets électroniques en Afrique peuvent être téléchargés à partir du site

  • Une décision a été prise le samedi 18/2/2012 lors d'une réunion ministérielle pour réactiver le Conseil suprême des sciences et de la technologie sous la présidence du premier ministre Kamal El Ganzouri.

    Ont participé à cette réunion, entre autres, les ministres de la coopération internationale, de l'électricité, du pétrole, des télécommunications, des finances, de l'information, de l'irrigation, et de l'agriculture.

    Les participants à la réunion ont déterminé les structures des centres de recherche en Egypte, ainsi que les recherches ayant été publiées au cours de cinq dernières années pour en tirer profit, a déclaré Nadia Zakhary, ministre de la recherche scientifique, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion.

    La réunion a porté également sur la possibilité d'augmenter le budget consacré à la recherche scientifique, qui représente actuellement 0,4% du budget général de l'Etat, a-t-elle précisé.

  • - Bonne nouvelle pour la classe politique gabonaise, le gouvernement a décidé, vendredi 10 février 2012, d'introduire la biométrie pour les élections locales attendues en 2013.

    - Le cadastre sera accessible sur le réseau informatisé d'ici à cinq mois à l’Ile Maurice. C'est l'annonce du ministre des Terres et du Logement, Abu Kasenally. « Chaque portion de terrain résidentiel, industriel et agricole aura un numéro d'identification. Le Digital Cadastre va répertorier tous ces terrains sur le territoire mauricien. De cette façon, le risque d'expropriation est diminué. Les professionnels dans le foncier pourront savoir à qui appartient un terrain », souligne Abu Kasenally.

Actualités économiques

  • Le groupe sud-africain de téléphonie mobile Vodacom a annoncé une augmentation du nombre de ses utilisateurs en Tanzanie et prévoit de ce fait injecter 94 millions de dollars pour étendre ses services de réseau et des données. Le Directeur général de la société en Tanzanie a affirmé que l’origine de ce succès provient de son service de transfert de l’argent par mobile « M-Pesa ». Le groupe détient également près de 85% du total des transactions de commerce par téléphonie cellulaire dans le pays. En outre Vodacom a apporté des changements stratégiques qui expliquent dans une certaine mesure l’augmentation de l’utilisation de ses services. Il a donné aux tanzaniens l’accès à un service financier précieux et sécurisé à travers son réseau. Ce service qui peut être utilisé rapidement et n’importe où, a séduit énormément la population. La société de télécommunication sud-africaine compte actuellement près de 12 millions d’utilisateurs en Tanzanie. Cette performance est le fruit d’un investissement d’environ 625 millions de dollars au cours de la dernière décennie. En outre Vodacom Tanzanie a réalisé un gain de près de 12% au cours du dernier trimestre laissant penser que le groupe a un avenir radieux dans le pays.

    Le groupe prévoit par ailleurs continuer dans cette lancée en étendant son service d’Internet mobile sur toute l’étendue du territoire national. La communication est l’un des secteurs le plus expansif de la Tanzanie et représente 20% du Produit Intérieur Brut (PIB). Cependant le taux d’inflation qui a atteint 19,7% en janvier a entrainé une hausse des coûts des services de Vodacom. Avec cette tendance très volatile, on ne s’attend pas à une nouvelle réduction des tarifs de téléphonie mobile dans les prochains jours à la grande déception de la population.

    Afrique7
  • INTERVIEW Jérôme Hénique, numéro 2 du groupe Sonatel, dont Orange est le principal actionnaire, fait le point sur le marché des télécom en Afrique de l'Ouest.

    Le groupe Sonatel, dont France Télécom Orange est l'actionnaire principal (42%) à côté de l'Etat du Sénégal (27%), est présent dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest: le Sénégal, son marché historique, le Mali, la République de Guinée et la Guinée-Bissau. Avec 14,5 millions de clients, il a réalisé un peu moins de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2011, ce qui en fait l'une des premières entreprises de la région. Son directeur général adjoint Jérôme Hénique fait le point sur le marché des télécoms en Afrique de l'Ouest, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle au Sénégal.

    Vous avez connu une croissance vertigineuse ces dernières années, qui s'est ralentie depuis...

    Nous sommes encore en croissance: le chiffre d'affaires a progressé de 6% en 2011. Certes, ce n'est plus une croissance à deux chiffres comme Sonatel en avait il y a quelques années. Nous avons deux groupes de pays, d'un côté le Sénégal et le Mali qui sont deux marchés très mûrs où le taux de pénétration du mobile dépasse les 75% et où la croissance ralentit, et de l'autre la République de Guinée et la Guinée-Bissau, où le taux de pénétration est inférieur à 50% et la croissance encore forte.

    Quels sont les prochains potentiels de croissance ?

    D'abord, nous pensons que le taux de pénétration va dépasser les 100%, aller jusque 130% comme à Dakar, la capitale. Il faut compter le nombre de cartes Sim par habitant, et non le nombre de mobiles par habitant, parce que les usagers sont multi-Sim.

    Ensuite, il y a un potentiel de croissance important sur l'internet mobile, comme ça a été le cas en Europe. On est sur le tout début de la courbe, mais nous avons déjà des croissances exponentielles, parce que l'Internet fixe est sous-développé. Sonatel a 100.000 clients ADSL grand public au Sénégal, mais 6 millions de clients mobile, qui vont peu à peu utiliser les services multimédia sur leurs téléphones, mais aussi sur les tablettes. L'enjeu pour nous, c'est de déployer le réseau 3G.

    Les forfaits n'ont pas la cote au Sénégal. Les clients préfèrent acheter du "crédit" qu'ils consomment à disposition...

    Le client est habitué à consommer de cette façon-là. En fonction de ce qu'il a dans la poche, il achète des recharges. A 95%, le marché, c'est le prépayé. On n'en est pas à l'étape du postpayé, sauf pour les professionnels et quelques clients Premium, qui peuvent avoir la Livebox, la télé Orange, etc. Mais dans l'entrée de marché et le milieu de marché, c'est le prépayé qui domine, que ce soit pour la voix ou l'internet mobile.

    Vous avez lancé il y a près de deux ans le service Orange Money, qui n'existe pas en Europe. Qu'est-ce que c'est ?

    C'est une spécificité de notre marché, qui doit répondre à la faible bancarisation de nos clients. Orange Money est un compte virtuel mobile sur lequel vous déposez de l'argent en liquide, auprès des points de vente Orange. Vous pouvez ensuite transférer de l'argent à vos amis, payer vos factures d'internet, de télé ou acheter du crédit à partir de votre téléphone… C'est un vrai porte-monnaie électronique. Ca se développe assez vite: on avait déjà 600.000 clients à la fin de l'année 2011. On n'est pas dans une logique de marge – les commissions sont assez faibles, 2 à 3% - mais d'investissement à long terme. Quand les clients seront habitués à téléphoner, surfer sur internet et payer leurs factures sur leur mobile, ils seront beaucoup plus fidèles à Orange. Nous ne voulons pas nous transformer en banque.
    Considérez-vous que l'Etat sénégalais profite de vos revenus importants pour vous surtaxer ?

    Nous sommes beaucoup plus taxés que les autres secteurs de l'économie du pays, ce qui est contradictoire avec le fait qu'on est parmi les plus gros contributeurs de la croissance. Le groupe Sonatel, c'est plus de 100.000 emplois indirects au Sénégal et dans les trois autres pays et plus de 10% des recettes de l'Etat sénégalais. En 2011, nous avons versé plus de 180 milliards de  francs CFA (275 millions d'euros environ) à l'Etat. Au-delà de la TVA et l'impôt sur les sociétés, Sonatel doit payer une redevance sur l'utilisation du réseau téléphonique, qui a augmenté de 2 à 5% l'an dernier et une contribution au développement de l'énergie et des télécoms, à hauteur de 3% de son chiffre d'affaires. L'Etat a décidé par ailleurs de surtaxer les appels entrants de l'étranger, en figeant les prix par décret, avec une augmentation de 75%. Une minute d'appel de France au Sénégal coûte désormais 141 francs CFA (21 centimes), dont 49 vont à l'Etat sénégalais si c'est un appel mobile et 75 s'il s'agit du fixe.

    Depuis cette décision, on a vu le nombre de minutes entrant au Sénégal chuter de façon rapide, plus de 17% entre le mois d'octobre et la fin 2011, et 25% depuis le début de l'année. Ca pénalise tout le monde: le consommateur de la diaspora qui appelle de l'étranger, le consommateur sénégalais sur qui on a répercuté une partie de la hausse pour ne pas vendre à perte et l'opérateur que nous sommes. Mais ça va impacter également l'Etat, qui va toucher moins d'impôts, moins de taxes et moins de dividendes. On se bat contre cette pression fiscale.

    Challenge
  • - Le géant américain des télécommunications, Verizon, vient d'annoncer l'extension de sa plate forme mondiale de réseaux d'entreprises au Gabon. Verizon le fournisseur principal de service réseau partenaire, permettra aux entreprises clientes de bénéficier de services IP privé au Gabon. Par ailleurs, les consultants Verizon aideront les clients du Gabon à concevoir et à implémenter des solutions réseau alignées sur leurs besoins spécifiques.

Actualités de la convergence

  • Nommés le 7 septembre 2011, les membres de la commission technique de la transition de la radiodiffusion analogique à la radiodiffusion numérique de terre ont été, le jeudi 16 février 2012, officiellement installés dans leurs attributions au ministère de la Communication. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré.

    Le passage du Burkina Faso à l'ère numérique repose sur six compétences issues de différents ministères et institutions. Les personnes chargées de la gestion de la commission technique de la transition de la radiodiffusion analogique à la radiodiffusion numérique de terre, auront pour mission de permettre au Burkina Faso d'être au rendez-vous du numérique le 31 décembre 2015 pour les bandes UHF et le 31 décembre 2020 pour les bandes VHF.

    Les membres de la commission ont été officiellement installés, le jeudi 16 février 2012,par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, dans leurs attributions.

    La commission a comme objectifs « d'évaluer le niveau d'avancement du Burkina Faso dans le processus de la transition vers la radiodiffusion numérique ; de proposer une stratégie nationale de transition vers la radiodiffusion numérique ;

    de définir un chronogramme de transition vers le numérique pour le Burkina Faso, en tenant compte des échéances fixées par l'Union internationale des télécommunications(UIT) ; de définir un plan de communication idoine en vue d'assurer le succès du processus de transition ; d'exécuter toute mission à elle confiée par le comité de pilotage".

    La commission a pour ambition " de chiffrer les coûts de la transition et de proposer au comité de pilotage des formules de financement ; de soumettre des rapports d'étape et un rapport final au comité de pilotage ».

    Au regard des attentes, le ministre Alain Edouard Traoré a invité les membres de la commission à travailler prioritairement sur la transition de l'analogie au numérique car « c'est un dossier de première importance pour le gouvernement ».

    Au président de la commission, Issa Constant Simporé, le ministre a demandé une feuille de route enrichie de toutes les actions prévues pour permettre au pays d'être prêt à la date butoir.

    Pour mener au mieux cette mission, il est prévu une aide de Canal France International(CFI) et une collaboration avec des pays de la sous-région notamment la Côte d'Ivoire. Cela dans le cadre du traité d'amitié et de coopération.

    Une délégation du ministère de la Communication est même prévue dans la capitale ivoirienne à cet effet. M. Traoré a indiqué que le passage au numérique concerne tout le monde.

    Puisque certains appareils électroménagers surtout les télévisions seront non formelles si elles ne sont pas en numérique. D'où la nécessité d'impliquer tous les citoyens et tous les services de l'Etat notamment les commerçants, les douaniers...

    Sidwaya

Plus d'Infos

  • Les infrastructures Internet pour une économie numérique africaine
    5 -7 mars 2012, Ouagadougou, Burkina Faso

    Organisée par l’Union africaine des télécommunications (UAT), en collaboration avec l’ICANN (Organisation pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet), l’ISOC (Internet Society), l’AfriNIC (registre régional des adresses IP pour l’Afrique) et l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), cette rencontre a pour objectif d’informer les ministres africains, les régulateurs des TIC et d’autres décideurs sur les écosystèmes Internet et les défis actuels en matière d’infrastructures. Notamment les ressources et la gestion des numéros Internet, les ressources et la gestion des noms de domaines Internet et les points d’échanges Internet.
    Pour plus d’infos visitez

    Atelier de suivi sur le passage à la télévision numérique – Afrique de l’ouest et centrale
    12-15 mars 2012, Bamako,

    Organisé par l’UAT, cet atelier de travail réunira des experts des secteurs des télécoms et de l’audiovisuel en Afrique de l’ouest et centrale en vue de préparer un plan d’action pour le le passage à la télévision numérique pour 2015, la date butoir fixée l’UIT.
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    Africa Telecom Forum 2012 – « Création de valeurs pour les opérateurs mobiles »
    15-16 mars 2012, Marrakech, Maroc

    Après le succès de l’édition 2011 sur les enjeux de régulation et de concurrence, l’Africa Telecom Forum, l’événement phare du secteur des télécoms en Afrique francophone, consacrera son édition 2012 à ces nouvelles sources qui permettront aux opérateurs mobiles une réelle création de valeur. Une thématique qui sera amplement détaillée et analysée par une vingtaine de représentants d’opérateurs, d’experts, de consultants de renommée ainsi que des représentants d’organismes internationaux concernés par le développement du secteur.
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    9ème séminaire de FRATEL
    3-4 avril 2012, Ouagadougou, Burkina Faso

    Conformément au plan d’action 2012 du réseau, le prochain séminaire se tiendra à Ouagadougou et portera sur le déploiement de la fibre optique.
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    North Africa Com
    15-16 mai 2012, Tunis, Tunisie

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    West and Central Africa Com
    13-14 juin, Dakar, Sénégal

    Pour plus d’infos visitez

  • Soulémane So a été reconduit pour un mandat de trois ans, au poste de Secrétaire général du Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) au Burkina Faso.

  • Google: À la recherche de jeunes esprits créatifs

    Vous avez entre 18 et 24 ans et vous avez fait quelque chose pour changer un peu le monde ? Cela vous tenterait de venir au Royaume-Uni et de rencontrer quelques-uns des plus grands esprits de notre temps ?

    Si c'est le cas, postulez avant le 19 mars au Challenge Google de la jeunesse, Zeitgeist Young Minds, en envoyant une courte vidéo racontant votre histoire, expliquant ce qui compte pour vous et comment vous entendez apporter votre contribution à votre monde. Nous cherchons à découvrir les jeunes les plus exceptionnels et les plus intéressants, qui aident les autres par les sciences, les arts, l'éducation, leur leadership ou l'innovation.

    Les lauréats rencontreront les leaders participant au 2012 Zeitgeist. Parmi les intervenants aux précédents Zeitgeist, citons : l'archevêque Desmond Tutu, will.I.am du groupe The Black Eyed Peas, le PDG de Burberry Angela Ahrendts et le PDG de Google Larry Page.

    Le premier concours "Jeunes esprits" (Young Minds) a r