Edition en français No 58 mai 2007

L'éditorial du mois

  • Avec le soutien financier de l'armée américaine, il y a maintenant deux technologies différentes pour les batteries qui ont un impact direct sur les conditions rencontrées en Afrique. En matière d'ordinateurs, plusieurs fabricants de marque d'envergure internationale coopérent dans une ambiance concurrentielle pour offrir un portable peu cher pour le secteur éducatif. Des disques flash (avec des applications croissantes pour les portables) jouent un rôle important dans la réduction des prix. Russell Southwood nous en dit plus sur ce qu'il y a en stock en terme de nouveautés.

    Les deux nouvelles technologies pour les batteries ont été développées en tenant compte des besoins de l'armée américaine. Leur robustesse en particulier est bien adaptée à l'Afrique. UltraCell XX25 est produite en exclusivité par Lawrence Livermore National Laboratories et permet de transformer du méthanol en hydrogène en utilisant une technologie brevetée. UltraCell XX25 n'est pas pour autant une batterie pour un portable. Elle a été développée « pour la reconnaissance militaire et les applications professionnelles et peut être utilisée aussi bien dans les forêts de l' Amazone ou la jungle de New-York sans crainte de panne de courant ».

    Par conséquent, les spécifications sont ce que l'on peut escompter pour de telles applications. La batterie produit de l'électricté pour 72 heures et pèse 4 kilos. Les cellules de méthanol peuvent être changés sur place ce que veut dire que si vous avez un camion pour transporter des réserves vous disposez de courant pour une plus longue période. Elle produit 20 watts d' électricité en courant continu mais nécessite 20 minutes de temps au démarrage. Dans un contexte africain, elle est parfaite pour les déserts et les jungles dans la mesure ou elle fonctionne jusqu'à des températures atteignant 104 degré Fahrenheit. L'inconvénient, c'est le prix de 5,000 dollars US et sa taille, approximativement la moitié de celle d'un portable. La cartouche de méthanol a la taille d'un tube de smarties.

    Les travaux de construction d'une usine de production ont déjà commencé et la société estime qu'elle peut réduire de moitié le coût et la taille de la batterie. Aux alentours de 2011, les batteries ressembleront probablement aux batteries au lithium. Il reste tout de même deux inconvénients pour en faire un produit grand public. Une cartouche de méthanol est très inflammable et ne sera probablement pas accepté à bord des avions. Les consommateurs ont déjà l'habitude d'utiliser des batteries rechargeables plutôt qu'une source d'énergie qui demande un approvisionnement régulier.

    La seconde technologie a été développée par Zinc Matrix Power pour produire des batteries de haute-performance en zinc-argent pour un usage commercial et militaire. Selon les propres paroles de la société, les batteries Zinc Matrix offrent un ratio élévé en terme d'énergie et de volume pour des applications couvrant les ordinateurs portables, les téléphones portables et le matériel electronique militaire.

    Ces nouvelles batteries argent-zinc durent deux fois plus longtemps que les batteries au lithium. Le gain d'énergie est moins spectaculaire mais l' utilisation est comparable à celle des batteries au lithium dans les ordinateurs portables. La sortie minimale est de 1.5 volts ce qui est très faible.

    Zinc Matrix Power dispose de 16 patentes couvrant les batteries alkaline rechargeables et elle en a déposé plus. Ses partenaires financiers incluent Intel Capital et OnPoint Technologies, une branche financière de l'armée américaine. La production des batteries est assurée par Tyco Electronics.

    D'autres développements technologiques incluent des batteries combinant du lithium et des polymères qui selon les développeurs sont plus sures parce que les réserves de lithium sont séparées par de fines feuilles de plastic assurant la protections contre les produits chimiques volatiles. Elles peuvent être construited de telles sorte qu'elles s'adaptent à la taille de l'équipement mais le ration poids/energie est plus élevé. Les laboratoires Bell sont entrain de travailler sur une technologie utilisant des minuscules batons de silicone et des gouttes d'eau pour améliorer l' efficacité de la batterie. Malgré son prix élevé, l'Ultra Cell XX25 serait idéal pour des zones reculées. A présent cette batterie est un peu l'équivalent d'un BGAN : une technologie très chère destinée à une industrie pour laquelle l'argent est moins un problèm tel que le secteur pétrolier. La batterie Zinc Matrix, par contre, permettrait à ceux qui visitent des zones reculées d'emporter avec eux une alimentation produisant 12 à 18 heures de courant.

    Pour lire la suite de notre article sur le projet d'un ordinateur portable peu cher consultez notre article en anglais à http://www.balancingact-africa.com/news/current1.html

Actualités Télécom

  • La première semaine commerciale de l'ONATEL privatisé s'est ouvert le samedi 21 avril 2007, à Bobo Dioulasso. A cette occasion, les nouveaux patrons de la nationale des télécommunications ont procédé à la présentation et la mise en vente promotionnelle d'une série de nouveaux produits dont le poste portatif fixe, à partir du réseau CDMA.

    Le ministre des postes et des technologies de l'information et de la communication, Joachim Tankoano a été témoin du lancement de cette gamme de services novateurs, simples et performants.

    L'Office national des Télécommunications (ONATEL) avec ses nouveaux partenaires stratégiques que sont les groupes Vivendi et Maroc Telecom, s'est résolument tourné, depuis janvier 2007, vers une perfection de la qualité de ses différents produits, et une étude des tarifications, de sorte à mettre la téléphonie à la disposition des populations. En organisant à Bobo Dioulasso sa première semaine commerciale, l'ONATEL new look, selon son directeur général Mohammed Morchid, entend témoigner de l'intérêt qu'il accorde à toute la partie ouest du Burkina qui regorge d'énormes potentialités. Ainsi, jusqu'au 30 avril prochain, il est mis à la disposition de la clientèle et ce, à des prix exceptionnels, tous les produits du groupe ONATEL SA. Lors des animations commerciales qui ont cours dans les différents quartiers de Bobo, à Houndé et à Niangoloko, il sera proposé à la clientèle de l'ouest, une gamme variée de nouveaux produits.

    Il s'agit d'abord des produits CDMA ("Code Division Multiple Acces", ou Accès multiples à répartition par code), qui constituent une technologie de réseau d'accès sans fil développée aux Etats-Unis d'Amérique. Le réseau pilote du CDMA, déployé par l'ONATEL SA a une capacité de 2200 abonnés. Premier du genre au Burkina, il converge le fixe et le mobile en offrant des services intégrés de téléphonie et de données. Dié Roger Sanou, chef du projet CDMA, explique que ce réseau novateur présente l'avantage d'offrir, outre la voix, plusieurs autres services supplémentaires tels que le renvoi d'appel, la mise en attente, l'identification de l'appelant, la conférence, le SMS, la connexion sur internet, le fax, le télécentre, etc. ONATEL SA prévoit, d'ici la fin 2007, l'extension dudit réseau aux différentes communes rurales et à bien d'autres localités de la zone de l'ouest. Le réseau CDMA est aussi le fruit de la collaboration entre l'ONATEL et Huawei technologies, le premier équipementier en télécommunication de Chine. Son vice-président pour l'Afrique de l'Ouest, Michel Xu, a indiqué que cette collaboration a pour objectif d'assister l'ONATEL dans le développement rapide de son réseau pour le bien être de la population.

    Le second produit en vente promotionnelle à l'occasion de cette semaine commerciale, est l'ADSL, un autre moyen de connexion à Internet haut débit aussi bien à domicile qu'en milieu professionnel, à un tarif forfaitaire et qui se base sur la ligne téléphonique filaire. Sont aussi disponibles, des centaines de lignes fixes au prix forfaitaire de 17 700 francs, toutes taxes comprises, à travers un réseau refait, modernisé et de qualité optimale. Pour ce qui est de la téléphonie mobile, il est prévu une vente promotionnelle de packs TELMOB, ainsi que des kits d'abonnement à 2 500 francs.

    Le directeur général de la nouvelle société ONATEL SA a pris l'engagement, devant le ministre des postes et technologies de l'information et de la communication, d'accompagner les politiques et stratégies du gouvernement burkinabè, à promouvoir le développement par les technologies de l'information et de la communication. Ainsi, a conclu Mohammed Morchid, la "semaine commerciale de Bobo, n'est que le début d'une offensive sur l'ensemble du territoire, par des offres variées, des tarifs revus, et des circuits de distribution remaniés".

    (SOURCE : Le Pays)

  • Le ministre gabonais de la Communication, de la poste, des télécommunications et des nouvelles technologies de l'information, porte parole du gouvernement, Monsieur René Ndemezo' Obiang a accordé mardi à la société de téléphonie mobile Celtel Gabon sa nouvelle licence d'exploitation pour une période de 10 ans renouvelable, a-t-on appris auprès des responsables de Celtel.

    La licence a été remise au Directeur général de Celtel Gabon, Monsieur Jean Yves Kouassi-Goly lors d'une cérémonie officielle organisée à cet effet au siège du ministère gabonais de la communication.

    Les deux personnalités ont signé quelques minutes auparavant un accord relatif à cette licence en présence du ministre délégué à la Communication, Rigobert Ikambouayat Ndeka et du Président du conseil d'administration de l'Agence de régulation de la communication (ARTEL), Marius Fouguès.

    L'accord précise les engagements de Celtel pendant les 10 prochaines années en terme de couverture du territoire gabonais, de qualité de services et de tarifs de communication.

    L'accord fixe également les engagements de l'Etat dans le cadre de la protection des investissements et conformément aux textes et lois en vigueurs en territoire gabonais.

    Lors de son implantation en 2000, Celtel Gabon, comme les deux autres opérateurs de la téléphonie mobile présents au Gabon avait bénéficié gratuitement d'une licence d'exploitation. Dorénavant, l'opérateur payera une redevance.

    Celtel Gabon qui couvre plus de 80% de la population gabonaise, est le premier opérateur à obtenir cette licence.

    Pendant la période d'exploitation, Celtel Gabon payera à l'Etat gabonais une redevance de 11 milliards de FCFA dont 50% dès la signature du document. La même redevance sera payée dans les mêmes conditions par les autres opérateurs de la téléphonie mobile opérant au Gabon.

    Celtel Gabon est l'un des trois opérateurs de la téléphonie mobile implantés au Gabon grâce à la libéralisation du secteur des télécommunications dans le pays.

    Après la libéralisation du secteur des télécommunications au Gabon en 1999, l'Etat avait accordé gratuitement des licences d'exploitation à trois opérateurs de la téléphonie mobile implantés dans le pays. Dorénavant, tous les trois opérateurs paieront la même redevant quelque soit leur chiffre d'affaire

    « Celtel a fait la preuve d'une grande capacité de travail et de pénétration à l'intérieur du pays. Nous estimons qu'avec la nouvelle licence, Celtel travaillera davantage pour couvrir les quatre coins du pays », a déclaré le ministre René Ndemezo' Obiang.

    Pour sa part le directeur général de Celtel, Jean Yves Kouassi-Goly s'est réjouit de l'aboutissement heureux des négociations ayant permis d'obtenir « un accord équilibré qui tient compte des intérêts des consommateurs, de l'Etat et des opérateurs ».

    (SOURCE : Gabonews)

  • La portabilité des numéros fixe et mobile est à l'ordre du jour.

    Sur le plan technique, elle est déjà opérationnelle. D'un point de vue commercial, elle entrera incessamment en vigueur.

    L'Agence nationale de réglementation des télécoms (ANRT) avait fixé le 1er janvier dernier pour les numéros relevant du plan de numérotation du mobile. Elle avait également fixé le 31 mars pour les numéros relevant du plan de numéroation du fixe.

    En raison des difficultés techniques rencontrées par les opérateurs pour la mise en oeuvre de la portabilité des numéros mobiles dans les délais fixés préalablement, un délai supplémentaire leur a été accordé, pour que les dispositifs nécessaires (infrastructure, base de données clients...) soient mis en place.

    Il faut retenir que la portabilité est une solution permettant au consommateur de choisir son opérateur téléphonique sans contrainte technique, administrative ou tarifaire. Avant la mise en oeuvre de cette opérabilité, le consommateur n'était pas en mesure de garder son numéro s'il avait décidé de résilier son abonnement auprès de son opérateur initial pour s'abonner chez un autre opérateur. Or, aujourd'hui, c'est une obligation réglementaire pour les opérateurs de donner la possibilité à tout client d'utiliser le même numéro téléphonique, fixe ou mobile, qu'il s'agisse d'un abonnement post-payé ou prépayé (utilisant une carte prépayée) et ce, indépendamment de l'opérateur auprès duquel il est abonné. Autrement dit, les clients de Maroc Telecom peuvent conserver leurs numéros téléphoniques même s'ils choisissent de s'abonner à Wana ou Méditel et vice-versa.

    La publication mensuelle de l'ANRT précise qu'avec la portabilité des numéros, le client peut changer d'opérateurs sans devoir changer de numéros. Grâce à ce nouveau dispositif, tout se passe en une seule procédure pour le client. Celui-ci n'a plus qu'à souscrire une offre auprès de son nouvel opérateur qu'il mandate pour résilier son contrat auprès de son ancien opérateur. Ainsi, le client peut-il bénéficier de sa nouvelle ligne avec son numéro porté dans un délai maximum de 15 jours calendaires après sa demande.

    La portabilité présente aussi un avantage pour les PME-PMI, dont le changement des numéros téléphoniques (mobiles ou fixes) génère souvent des coûts considérables (perte d'opportunités d'affaires faute d'être joignable sur l'ancien numéro, frais de ré-impression des papiers commerciaux, cartes visites...).

    Pour bénéficier de la portabilité, le client formule sa demande uniquement auprès du nouvel opérateur et lui fournit toutes les informations nécessaires au traitement de sa demande. L'opérateur receveur se charge de contacter l'ancien opérateur et d'effectuer toutes les démarches techniques nécessaires et de résiliation de l'ancien contrat. La réglementation en vigueur stipule que l'opération de portage ne doit pas dépasser un délai de 15 jours entre la date de formulation de la demande, par le client, et celle où le numéro est opérationnel chez le nouvel opérateur.

    A la date précisée par l'opérateur receveur, le client procède au changement de la carte SIM pour rendre opérationnel le partage. A partir de ce moment, le client ne bénéficie plus des services de son ancien opérateur et accède aux services de son nouvel opérateur.

    (SOURCE : Libération)

  • Après l'opérateur historique, la Sonatel (filiale de France télécom), et Tigô, les Saoudiens s'intéressent aussi au réseau du téléphone mobile. En effet, le président de la société saoudiennne Saudi Binladen Group, souhaite acquérir une 'troisième licence'. L'information a été donnée, vendredi dernier, par le présidetnt de la République lors du Conseil des ministres, peu après son retour de voyage.

    Et selon le communiqué du Conseil des ministres lu à la télévision nationale, l'intention du groupe saoudien a été annoncée par Saad Binladen, président du groupe au président Wade lors du récent séjour que le chef de l'Etat a effectué en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis.

    Après avoir gagné le marché de la construction du nouvel aéroport de Diass, le Binladen Group se positionne ainsi pour la troisième licence de téléphone mobile. Mieux, le président du groupe saoudien, Saad Binladen, a également 'formulé le voeu d'étendre les activités de son Groupe dans différents domaines au Sénégal', selon toujours le communiqué du dernier Conseil des ministres.

    La même source rapporte que le chef d'Etat a eu plusieurs autres rencontres avec d'autres investisseurs actifs dans d'autres domaines, allant du pétrole à l'hôtellerie en passant pas le transport (aérien, maritime et terrestre) et l'éducation.

    (SOURCE : Wal Fadjri)

  • - Rationalisation accrue de l'exploitation de l'infrastructure publique disponible

    - Vers l'amendement du Code des télécommunications pour impulser la compétitivité

    - Téléphone fixe : préparation de l'octroi d'une concession à un deuxième opérateur

    Un Conseil ministériel, présidé hier matin par le Président Zine El Abidine Ben Ali, a été consacré à l'examen des perspectives de promotion du secteur des télécommunications.

    Le Conseil a passé en revue les principaux indicateurs du secteur, s'agissant notamment de la qualité des prestations, du nombre d'abonnés et de l'apport des télécommunications aux secteurs de l'investissement et de l'emploi.

    A la lumière des résultats enregistrés, ainsi que des problématiques posées, en particulier concernant la concurrence et les services innovants et à valeur ajoutée, le Conseil a approuvé un plan d'action visant à faire évoluer le secteur des télécommunications. Ce plan s'articule autour des points suivants :

    - L'élargissement des perspectives d'exploitation des différentes composantes du réseau de télécommunications et la rationalisation accrue de l'exploitation de l'infrastructure disponible auprès des opérateurs des réseaux publics

    - L'impulsion de la compétitivité, l'adoption des déclarations concernant certaines prestations et l'amendement du Code des télécommunications dans cette optique

    - L'optimisation du rôle organisationnel de l'instance nationale des télécommunications.

    - La préparation de l'octroi d'une concession à un deuxième opérateur de téléphone fixe.

    Le Président de la République a réaffirmé l'impératif de la haute qualité concernant les services de télécommunications, de manière à fournir à l'entreprise économique un outil de compétitivité

    efficace et de satisfaire l'aspiration de tous les usagers à de meilleures prestations.

    (SOURCE : La Presse)

  • - Nitel, l'opérateur de téléphonie fixe qui vient d'être privatisé au Nigéria risque de perdre son accès au cable de fibre optique SAT3 en raison du non-paiement d'une facture s 'élevant à 4 millions de dollars US à Cable & Wireless.

    - A l'issue du Sommet Mondial de l'Afrique Numérique qui s'est tenu Cap Town en Afrique du Sud, Cyprien Kyamusoke, Ministre des Postes Téléphones et Télécommunications du Congo-Kinshasa a annoncé qu'il dispose de 60 millions de dollars US (dons, prêts) pour la réhabilitation du secteur des télécoms et de la poste dans son pays.

    - L'Artp avait, le 26 janvier dernier, infligé à la Sonatel une sanction financière de 3 milliards 196 millions 800 mille francs Fcfa. Mais, suite au recours introduit auprès de lui par la Sonatel, le Conseil d'Etat vient d' ordonner le sursis à exécution. Autrement dit, tant que l'affaire ne sera pas jugée dans le fond, la Sonatel ne versera pas la somme dont elle a été mise en demeure de payer.

    - Selon le journal local Animata, Justin Morel Junior, le nouveau Ministre des Postes et des Télécommunications en Guinée entend remettre de l'ordre dans le secteur des télécommunications, en particuliers en ce qui concerne le routage des appels internationaux dont une forte proportion contourne le réseau de la Sotelgui à présent.

    - La société de téléphonie mobile "Unitel" a étendu son service de "Roaming" à la Finlande, le Pakistan, et de la Corée du Sud dans le cadre de l'expansion de ses activités avec des opératrices étrangères.

Actualités Internet

  • Jouissant de la technologie 2,5G de la société Ericsson, Telma Mobile entend révolutionner le monde de la téléphonie mobile à Madagascar. L'on a appris de source interne à l'opérateur mobile que l'entreprise procédera d'ici deux semaines au lancement de l'Internet mobile à haut débit ou Gprs/Edge. Une technologie qui va changer beaucoup de chose dans la vie des entreprises du pays.

    «Surfer sur Internet à partir de son téléphone portable, travaillant avec un débit de 80kbits/seconde, c'est extraordinaire», devait s'exclamer un opérateur économique local présent à la cérémonie de lancement de Telma Mobile à Toamasina avant-hier soir. Il faut en effet que cette technologie Gprgs/Edge qui envoie les données à raison de 80 Kbits/seconde, permet à partir d'un téléphone portable d'envoyer des textes plus denses, des images ou encore des fichiers Excel et même des cartes schématiques que l'on peut accompagner de commentaires. Bref, l'on n'est plus limité à l'envoi de simples images ou données. Ainsi, du particulier aux grandes entreprises, cette nouvelle technologie que lance Telma Mobile va faire accélérer la croissance de la pratique des affaires sachant que les gens sont habitués à travailler avec un débit de 50 Kbits/seconde. Plus de vitesse, plus de rapidité dans les échanges d'information donc une prise de décision plus rapide. Ce seront désormais le mot d'ordre des entreprises dans le milieu des affaires. De toutes les façons, avec la mondialisation, il n'y a pas d'autres choix à faire.

    La modernité est en route chez Telma mais l'entreprise n'oublie pas pour autant ses objectifs visant à améliorer le confort de vie de la population et le désenclavement des localités reculées. Ainsi, celle-ci maintient son objectif d'être présente dans le plus grand nombre de localités possibles. La téléphonie fixe couvrant toute l'île avec 157 villes desservies, le réseau mobile couvrira à la fin de cette année 128 villes de Madagascar. Ce qui fait beaucoup en très peu de temps. L'on apprend par ailleurs des responsables de Telma Mobile que ces efforts se poursuivront dans les années à venir.

    Pour en revenir au lancement de Telma Mobile dans la capitale de l'Est, les manifestations s'y rapportant se poursuivent encore jusqu'à ce jour. Outre les stands Telma Mobile érigés à Bazar Kely, un carnaval qui traverse plusieurs quartiers de la ville et aussi les animations artistiques, une soirée sera offerte par l'entreprise à ses clients ce soir au Bateau Ivre.

    (SOURCE : Midi Madagasikara)

  • Easy, Fawri, Djaweb, des noms de promotions à l'accès des services Internet, sous la coupe de l'opérateur historique Algérie Télécom, qui, depuis leur lancement sur le marché des fournisseurs d'accès à la Toile, ont montré leur limite de débit au moment où, sous d'autres cieux, on parle de très haut débit.

    L'accord de partenariat que vient de conclure Algérie Télécom avec la société par actions à capital public canadien, Galaxia Télécom, s'inscrit dans la perspective d'offrir des débits nettement supérieurs à ceux actuels en introduisant une nouvelle norme d'accès à Internet sans fil, plus connu sous le nom de «solution WIMAX».

    Le lancement officiel du Wimax en Algérie, baptisé Athir (Algérie Télécom hertzien Internet radio), a eu lieu hier à l'hôtel Sheraton Club des Pins en présence de Boudjemaa Haïchour, Kheïreddine Slimane et du Dr Abdellah Hoummady, respectivement ministre de la Poste et des TIC, P-DG d'Algérie Télécom et président fondateur de Galaxia Télécom.

    Dans son intervention, le P-DG de AT a révélé à l'assistance qu'au terme du contrat conclu avec Galaxie Télécom, le partenaire canadien va investir près de 40 millions de dollars américains sur trois ans pour la mise en place de la technologie Wimax. «Le cahier des charges exige à GT de couvrir d'ici la fin de l'année 2007 les sept plus grandes villes du pays», a indiqué le premier responsable de AT et de préciser dans la foulée : «A la mi-juin, le Wimax sera opérationnel dans la wilaya d'Alger et ses environs immédiats.» Pour sa part, le ministre a souligné dans son discours que l'accord conclu entre AT et GT est un véritable partenariat stratégique «car il représente une réelle alternative à l'infrastructure filaire existante qui a montré ses limites». L'ambassadeur du Canada à Alger présent à cette cérémonie a tenu à préciser dans sa très brève intervention : «Ce partenariat est la preuve d'une volonté d'exporter le savoir canadien.» Et de noter : «Par cette solution, il sera permis de réduire les disparités causées par la fracture numérique.» Quant au président-fondateur de GT, il précisera que son entreprise «va fournir l'équipement et les logiciels nécessaires permettant l'implémentation, la gestion de cycle de vie, la maintenance et l'exploitation de l'ensemble du réseau WIMAX, afin de livrer à l'Algérie la pleine accessibilité offerte par cette technologie novatrice». Non sans faire savoir : «Nous nous installons dans la durée puisque nous comptons ouvrir une usine de montage de petits équipements ici même en Algérie. De plus, nous avons déjà recruté 100 nationaux pour les besoins de notre déploiement du réseau.»

    Notons que le P-DG de AT a tenu à expliquer à l'assistance que le Wimax est «un support sans fil, équivalent dans ses caractéristiques fonctionnelles au réseau terrestre ADSL», a expliqué M. Kheïreddine. Et de préciser toutefois : «Le Wimax offre la rapidité et l'économie de déploiement par rapport au filaire et, à la différence de l'ADSL, le Wimax a 30 km de portée contre 5 km seulement pour l'ADSL et offre des débits plus élevés que l'ADSL, pouvant aller jusqu'à 10 Mbts.» M. Kheïreddine a affirmé que les offres de services qui seront proposées dans le cadre de ce partenariat seront «très compétitives» face aux différentes offres existant sur le marché. Ainsi, a-t-il soutenu, les entreprises disposeront d'un service garanti à des tarifs «moins chers de 30%» par rapport aux offres actuelles du marché.

    (SOURCE : La Tribune)

  • Le Bénin a augmenté la bande passante internationale de sa passerelle Internet, qui passe de 45 megabits/seconde à 155 mégabits/seconde, soit le triple de sa puissance, annonce un communiqué de la société nationale de télécommunication, Bénin Télécom. L'opération facilitera notamment l'accès au réseau planétaire des usagers, confrontés depuis quelques années à la non disponibilité à temps réel de la connexion ou à sa lenteur. Mais, au-delà de l'augmentation de la bande passante, les Béninois aspirent à une meilleure gestion de ce secteur caractérisé particulièrement par la cherté de l'accès, qui varie entre 18.000 FCFA (chez l'opérateur public Bénin Télécom) et 300.000 FCFA (chez les quelques privés qui fournissent l'ADSL). La connexion, elle, est facturée entre 45.000 et 80.000 FCFA le mois (toutes taxes comprises) pour l'ADSL, alors que dans les cybercafés, l'heure de connexion varie entre 1.000 FCFA (pour les endroits fréquentés par la haute classe) et 300 FCFA (pour les lieux prisés par la grande masse).

    (SOURCE : Pana)

  • Un atelier sur la "cybercriminalité " s'est tenu le jeudi à l'hôtel du Golf à l'initiative de Aviso. À cette occasion, plusieurs experts du secteur des Technologies de l'information et de la communication (TIC) ont souhaité la création d'une brigade informatique afin de lutter efficacement contre "la criminalité" sur la toile.

    Il s'agit entre autres infractions des hackers, qui attaquent les systèmes de sécurité informatique pour pénétrer les données protégées, des phishers, qui attirent les internautes sur des portails contrefaits, mais qui ressemblent terriblement à ceux qu'ils utilisent habituellement, le téléchargement notamment de la pornographie, les spams, la contamination des systèmes informatiques et ordinateurs par des virus, les trafics illicites via Internet, etc. Le hic, c'est qu'il n'existe pas de véritable loi en la matière en Côte d'Ivoire pour mieux combattre ce nouveau fléau. "Il faut créer une charte informatique pour le pays", a indiqué Me Sarr, un avocat spécialisé dans les TIC. Avant de relever qu'actuellement une convention sur les télécommunications dans la sous-région est en phase de finalisation.

    Mais en attendant, le moyen de lutte en cours est la sensibilisation aux risques de ce danger. Mais il est aussi nécessaire pour les differents pays de prendre des mesures technologiques en mettant en place une stratégie de cyber surveillance.

    (SOURCE : Fraternité Matin)

  • - La banque de l'Uganda vient de lance son site web. Au menu, un service d' informations financières destinées aux autres organisations financières et au secteur privé.

    - Dans l'optique de permettre aux candidats d'avoir accès aux documents et aux épreuves relatifs aux examens du Bepc et du Baccalauréat, l'Ong Planète Finance et ses partenaires ont lancé vendredi dernier, au Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), le site Internet d'aide en ligne.

    - MWEB, un fournisseur d'accès internet en Namibie a déposé un recours légal contre la situation de monopolie de Teleocom Namibia sur le réseau ADSL du pays.

    - En Afrique du Sud, la société Yeigo Communications basée à Cape Town vient de lancer un service de téléphonie VoIP pour les portables. Le service fonctionne sur des portables utilisant le système d'exploitation de Windows Mobile ou Symbian avec une connection via Wi-FI, EDGE, 3G ou HSDPA.

Actualités informatiques

  • L'administration en ligne prend de l'essor. Les transactions entre le gouvernement et le citoyen pourront se faire par Internet, à commencer par la déclaration d'impôt.

    Ne plus être obligé à faire la queue pour aller chercher un document quelconque. Ne plus avoir à faire avec des fonctionnaires réticents, désagréables et grincheux. Le rêve de tout citoyen. Et la bonne nouvelle, c'est que ce rêve est sur le point de se transformer en réalité grâce à l'e-administration qui se prépare à prendre son envol.

    Le National Computer Board (NCB) compte proposer une quarantaine de services administratifs en ligne d'ici quelques semaines à travers le site Internet www.gov.mu, guichet administratif unique en devenir.

    Outre prendre rendez-vous pour passer le contrôle technique (fitness) de son véhicule, le Mauricien pourra également loger ses plaintes environnementales en ligne et répondre aux demandes d'emploi dans les administrations régionales. Mais, le plus gros morceau sera probablement celui qui a trait aux feuilles d'impôts.

    Dès septembre, les contribuables pourront recevoir et remplir électroniquement leur déclaration et l'envoyer à la Mauritius Revenue Authority (MRA). "Nous travaillons d'arrache-pied sur ce projet pour que les citoyens n'aient plus besoin de se déplacer pour venir quitter leur déclaration", explique Shakuntala Jugmohun, directrice des Tax Payers' Services à la MRA. Lundi dernier, toute une équipe de la direction de la MRA a d'ailleurs rencontré le ministre des Tics, Etienne Sinatambou, pour discuter de ce projet.

    Les premiers ciblés cette année seront les fonctionnaires et les employés de corps parapublics, même si le citoyen ordinaire pourra également déclarer ses impôts en ligne. Les deux premières catégories représentent environ la moitié des contribuables individuels. Les compagnies pourront le faire dans un second temps.

    "Nous allons résolument vers les paperless transactions", se réjouit Shakuntala Jugmohun.

    Mais déjà, le défi est de taille pour cette année. En 2006, la MRA avait réceptionné 125 000 feuilles d'impôts. Avec les réformes apportées au niveau des impôts, la MRA s'attend à 75 000 soumissions de déclarations, dont la moitié pourra donc se faire électroniquement.

    Mais le principal défi n'est pas la mise en route de la télédéclaration, mais de gagner la confiance des citoyens. Ce dernier ne se laissera en effet pas facilement convaincre de déclarer ses revenus, sujet hautement sensible, par voie électronique. Une vaste campagne d'information est par conséquent un passage obligé pour la MRA. "Le système que nous allons utiliser est entièrement sécurisé et ne pourra être accessible à des personnes autres que celles qui sont concernées dans notre service", promet Shakuntala Jugmohun. La sensibilation du public démarrera sous peu.

    En France par exemple, où l'e-administration ne jouissait pas d'une confiance absolue au départ, la déclaration de revenus par Internet comptait plus de 3,7 millions d'adeptes en 2005. Preuve que les habitudes peuvent vite évoluer.

    Quant au paiement des impôts en ligne, c'est une autre question. Exigeant une autre structure, le Public Key Infrastructure (PKI), plutôt lourde en investissement (Rs 40 millions), il faudra encore patienter, même si les proches du dossier espèrent voir sa création rapidement. L'espoir de pouvoir faire des paiements via Internet l'année prochaine est cependant là. Cela d'autant plus que le retour sur investissement peut se faire assez vite, comme l'explique Newrajlall Burton, président du NCB.

    "Plus les gens l'utilisent, plus cela pourrait être rentable. Le PKI est un service offert aux services gouvernementaux. En retour, nous pourrions prélever une petite somme aux ministères par transaction, parce qu'il ne faut pas faire abstraction du fait que l'e-administration réduit les coûts administratifs du gouvernement", précise-t-il.

    Moins de paperasserie, moins de gens impliqués dans le processus et donc moins de frais. L'objectif ultime du guichet électronique n'est-il d'ailleurs pas de provoquer une cure d'amincissement dans la fonction publique ? C'est du moins l'intention avouée dans les pays avancés. Si c'est également l'objectif à Maurice, cela reste à voir. En tout cas, personne n'en parle ouvertement.

    Au final, ce véritable guichet virtuel, que devient le portail gov.mu, est destiné à regrouper l'ensemble des démarches administratives en ligne. Mais le chantier qu'a ouvert l'état est vaste et pour rendre la totalité de ses services accessibles via l'Internet, il faudra du temps. "Nous allons mettre les applications en ligne au fur et à mesure. Cette quarantaine de services interactifs n'est que le début, mais nous souhaitons être très avancés d'ici l'année prochaine", avance un initié au dossier.

    Le projet d'e-government avait démarré début 2005. Outre la révision complète du portail gov.mu, cinq applications étaient rendues accessibles en ligne (demande de permis de travail et de résidence, application pour le permis de conduire, des demandes d'emploi de la Public Service Commission, le calcul des lump sums des fonctionnaires). Ce sont les seules applications qui peuvent être faites en ligne. Outre celles-là, une vaste panoplie de formulaires peut être téléchargée à partir du portail. "Tous les formulaires dont le citoyen pourrait avoir besoin sont là. Le seul problème, c'est qu'il doit ensuite se rendre au bureau concerné pour le déposer", avance-t-on au NCB.

    (SOURCE : L'Express)

  • Le journal en ligne de Fraternité Matin est à l'honneur, demain, à la télévision, dans le cadre d'une émission sur les nouvelles technologies de l'information.

    Weballiance", c'est le nouveau magazine de télévision dédié aux acteurs des Nouvelles technologies de l'information et de la communication qui sera diffusée tous les mardis à partir de 20 h 30 mn sur la deuxième chaîne de la télévision ivoirienne. L'émission de ce mardi est un focus sur la rédaction internet du groupe Fraternité Matin (www.fratmat.info).

    Le magazine donne la parole au directeur général de Frat Mat, M. Jean Baptiste Akrou. Il montre aussi le mode de fonctionnement, le lectorat etc. de ce journal en ligne, dont le trafic enregistre, aujourd'hui, 10% d'internautes se connectant à partir de la Côte d'Ivoire. Selon le réalisateur de "Weballiance", M. Grebo Gilles, l'émission se veut un espace de communication pour les différents acteurs des NTIC. «Il s'agit de donner des repères aux décideurs et aux dirigeants», a t-il indiqué. Avant de préciser que son équipe compte produire des analyses, informer et sensibiliser à tous les sujets en relation avec les NTIC, recenser toutes les initiatives en la matière. Mais surtout montrer les bénéfices que nombres d'entreprises ivoiriennes ont tirés de l'utilisation de ce nouvel instrument.

    Pour atteindre son objectif, l'équipe de production de "Weballiance" a décidé de combiner la communication sur la toile à celle de l'audio-visuelle. Ainsi pour créer l'interactivité, les téléspectateurs sont invités à réagir sur le site Web de l'émission, www.weballiance.ws. Le site sera une véritable source d'information où les internautes pourront visualiser ou télécharger le contenu de l'émission.

    Au-delà de l'émission, il s'agit de créer un espace de communication où les différents acteurs des NTICs viennent échanger et conforter leurs expériences, promouvoir leurs services ou leur produit.

    (SOURCE : Fraternité Matin)

  • Même si certaines entreprises tunisiennes se sont lancées dans le commerce électronique, beaucoup d'autres n'ont pas jugé le temps venu pour vendre leurs produits en ligne à des milliers de consommateurs qui préfèrent acheter sans bouger de leur place.

    Nombre d'entreprises ont choisi d'utiliser la toile uniquement pour exposer leurs produits et les vanter sans prendre en considération le besoin de ces acheteurs en ligne. Plusieurs opportunités d'achat - et donc de recettes pour les entreprises - sont ainsi ratées par le simple fait que la possibilité d'achat en ligne n'est pas disponible. Et dire que tous les moyens de paiement électronique sont disponibles pour assurer une véritable dynamique du commerce électronique, à commencer par la monnaie électronique locale, le e-dinar, qui peut être utilisé pour acheter via Internet.

    Maintenant, il s'agit de passer à un palier supérieur en ne se contentant pas de la monnaie locale qui a, certes, plusieurs mérites mais d'opter pour la carte de paiement internationale qui ouvre de nouvelles perspectives pour l'entreprise tunisienne dans le domaine du e-commerce. D'ailleurs, lors d'un Conseil ministériel tenu le mercredi 26 avril 2007, consacré au commerce électronique, le Chef de l'Etat a souligné « l'impératif de mettre en place les incitations à même d'impulser le commerce électronique de manière à promouvoir davantage l'activité commerciale et de dynamiser les exportations ». Parmi les mesures prises, citons la promotion des transactions électroniques sur le marché intérieur et avec l'étranger, la généralisation des sites de shopping dans les espaces commerciaux, l'élaboration d'un programme visant à développer le nombre des entreprises optant pour le e-commerce et à en assurer le suivi et la mise en place d'incitations financières en plus de la création d'un régime d'assurance couvrant les opérations financières en ligne.

    L'environnement est donc favorable pour lancer un portail de vente en ligne mais l'opération ne peut réussir vraiment sans une volonté sans équivoque de la part du chef d'entreprise qui devrait tout mettre en oeuvre à cet effet, quitte à supporter un investissement supplémentaire. Celui-ci sera amorti très rapidement. Pratiquement, le chef d'entreprise qui n'a pas encore son site web est tenu de choisir son fournisseur d'accès à Internet et de charger un concepteur de sites marchands pour faire le nécessaire, sachant que plusieurs logiciels performants de commerce électronique sont disponibles à prix compétitifs aussi bien en Tunisie qu'à l'étranger. Il peut aussi recruter un webmaster pour effectuer le travail demandé.

    Les indicateurs montrent, en tout cas, que les transactions commerciales électroniques connaissent jusqu'ici un essor de plus en plus confirmé mais elle n'a pas encore atteint le niveau escompté, compte tenu des expériences étrangères. Le nombre de sites web commerciaux est de l'ordre de 250 d'un ensemble de 4.566 sites en ligne. Au mois d'octobre 2006, la valeur des transactions réalisées à travers le Net et utilisant la monnaie électronique a atteint les 6.717 millions de dinars (MD) contre 0.748 MD l'année précédente, ce qui représente 0.05% de l'ensemble du chiffre des exportations et 30.8% de la globalité des transactions électroniques (services et biens).

    Il existe deux systèmes de paiement électronique, à savoir le serveur de paiement sécurisé de la Société monétique de Tunisie (SPS-SMT) et le système e-dinar de la Poste tunisienne.

    Démarré en juin 2005, le serveur de paiement sécurisé a permis de totaliser à fin septembre 2006 quelques 23.888 transactions internes et 6.678 externes. La valeur totale des transactions par paiement électronique a été de l'ordre de 6.764 MD contre 0.596 MD en 2005. La valeur des transactions, au cours de l'année dernière, s'est ainsi développée onze fois plus par rapport à l'année précédente et ce, grâce à l'augmentation du rythme de paiement électronique extérieur qui a intéressé 85% du volume global des transactions (réservation à distance).

    Quant au système e-dinar relevant de la Poste tunisienne, il a totalisé à fin octobre 2006 au niveau intérieur 393.805 transactions et au niveau extérieur 2.172 transactions. La valeur totale des transactions a été de près de 15.140 MD contre 2.290 MD en 2005. Le volume des transactions internes a été de l'ordre de 14.190 MD, soit un développement important puisqu'il est sept fois plus que celui de l'année précédente. Cette évolution est imputée notamment aux revenus des inscriptions universitaires à distance qui sont au nombre de 200.000, représentant 93% de la valeur et du volume des transactions totales.

    Rappelons qu'une direction chargée du développement du commerce électronique et de l'économie immatérielle a été créée au sein du ministère du Commerce et de l'Artisanat, conformément à l'article n°44 du décret n°2965 en date du 20 décembre 2001 fixant les prérogatives du ministère. Elle est chargée notamment d'élaborer les projets de loi et de réglementation relatifs au commerce électronique et à l'économie immatérielle. Le représentant de cette direction participe aussi aux travaux de la commission nationale du e-commerce et prend part à la définition des procédures susceptibles de développer l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans le domaine commercial.

    Cette direction contribue aussi à soutenir les entreprises du secteur privé en vue d'intégrer les nouvelles technologies, tout en réalisant des programmes d'action relatifs à la promotion du commerce extérieur et ce, en recourant aux techniques du e-commerce et de l'économie immatérielle. Dans la foulée, ladite direction participe à la définition et à la coordination des programmes de formation dans les nouvelles technologies au niveau de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

    Une stratégie de promotion du commerce électronique avait été mise en place par le ministère. Le but étant d'intégrer le maximum d'entreprises tunisiennes dans l'économie numérique en améliorant les méthodes de travail et en mettant à la disposition des consommateurs des prestations électroniques à caractère commercial.

    La stratégie s'articule autour de plusieurs points dont celui qui a trait à la sensibilisation et à la propagation de la culture numérique au niveau des entreprises économiques en faisant participer les structures de la société civile. Il est question, de même, de collaborer avec l'Université tunisienne dans le but d'améliorer les programmes de formation dans les domaines des technologies de l'information et de la communication, du commerce et des affaires.

    La veille technologique sera réactivée en vue d'identifier les développements du commerce électronique en se basant davantage sur l'échange d'études et de statistiques dans ce domaine. Il est possible aussi de conclure des programmes de coopération avec les pays étrangers pour s'inspirer de leurs expériences dans le e-commerce et l'économie immatérielle, tout en bénéficiant de leur assistance technique. Le commerce électronique peut également être favorisé grâce au programme de mise à niveau industrielle et du Fonds d'accès aux marchés d'exportation.

    Autant de points mis en oeuvre en vue d'inciter et d'aider les entreprises à mettre en ligne leurs boutiques virtuelles et de créer, par conséquent, une dynamique commerciale virtuelle. Une telle orientation profite aussi bien aux entreprises qui voient leurs chiffres d'affaires augmenter - et plusieurs expériences réussies à l'étranger constituent des exemples significatifs - qu'aux consommateurs qui gagnent beaucoup en termes de charges de transport. L'économie nationale peut également tirer profit du e-commerce surtout si le site est ouvert à l'étranger et permet d'effectuer des transactions avec n'importe quel point dans le monde avec la carte bancaire internationale.

    (SOURCE : La Presse)

  • Regrouper les informations des partenaires du marché de l'immobilier afin de rendre visibles toutes les offres du secteur à travers leurs programmes de modélisation et de conception, tel est le défi que compte relever le groupe Cdx par le biais des centres d'appel.

    Le courtage, surtout immobilier, est connu pour son caractère informel au Sénégal. Ce qui déteint forcément sur les prestations des agents de ce corps qui peinent souvent à satisfaire leur clientèle. Sous ce rapport, la formalisation de ce corps de métier s'impose pour essayer de le normaliser.

    C'est le défi que compte relever le groupe Cdx, spécialisé dans les Nouvelles technologies de l'information et de la communication et des centres d'appel.

    Son directeur administratif et juridique, Jack Diop, révèle que son groupe a décidé de lancer un nouveau produit dénommé Immotel qui permettra à tout un chacun de pouvoir disposer, en temps réel, de toutes les informations dont il a besoin dans le domaine de l'habitat et tout ceci, sans bourse délier. Ce qui lui permettra de regrouper les informations des partenaires du marché de l'immobilier afin de rendre visibles toutes les offres du secteur à travers leurs programmes de modélisation et de conception.

    Ainsi, Cdx est en collaboration avec des agences immobilières à qui il offre l'opportunité de se mutualiser. En outre, la structure compte travailler avec les banques de la place. Celles-ci auraient, d'ailleurs, déjà manifesté leur intérêt à collaborer avec elle. Tous ces partenaires offreurs de produits et services immobiliers doivent signer un contrat de mise en relation ou de mise en vente avec Cdx.

    Pour M. Diop, l'innovation technologique ainsi initiée par Cdx pourra bénéficier à tout Sénégalais, quel que soit son lieu de résidence et quel que soit le type de logement dont il veut disposer. En effet, Jack Diop et l'équipe qu'il dirige ambitionnent d'avoir des répondants dans toutes les autres régions du pays. Pour les Sénégalais de la Diaspora, des zones pilotes ont déjà été installées en Italie, en Espagne, en France, au Canada et aux Etats-Unis, confesse-t-il.

    Des numéros de téléphone seront officiellement communiqués aux populations dans les prochains jours pour leur permettre de joindre la société en cas de besoin. Et, comme l'a précisé M. Diop, l'appel sera gratuit. Toutefois, tient à préciser le directeur administratif et juridique de Cdx, la société ne se pose pas en tant que concurrente des courtiers de la place mais, plutôt, en tant que partenaire.

    (SOURCE : Wal Fadjri)

  • En matière d'incubation et d'innovation technologiques, l'Algérie accuse un retard injustifié eu égard aux énormes potentialités humaines et matérielles que recèle le pays.

    La culture de l'incubation technologique n'est pas encore ancrée et reste confinée en des «lieux limités». En revanche, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication a pris un essor extraordinaire. A ce titre, le téléphone mobile est l'exemple illustrant ce boom. Selon les chiffres livrés par le ministère des Postes et des Technologies de l'information et de la communication, plus de 20 millions d'Algériens ont accès aux services de l'un des 4 opérateurs en lice, Mobilis, Djezzy, Nedjma et Thuruya. Le computer personnel est de plus en plus disponible et le parc national du PC est estimé à quelque 4 millions d'unités. En outre, le ministère en charge du secteur a lancé en octobre 2005 le programme Ousratic pour doter 6 millions de foyers de PC à l'horizon 2010. Cette opération connaît à présent des résultats positifs malgré quelques couacs du côté des banques, lit-on dans la presse. Dans le même ordre d'idées, le réseau Internet est soutenu par 60 fournisseurs de services (publics et privés) activant à travers tout le pays pour une population d'internautes estimée à environ 2 millions. A présent, 5 500 sites d'Algériens sont opérationnels dont les ¾ sont hébergés à l'étranger.

    La plupart des institutions étatiques et publiques ont leur propre site, des projets d'introduction et d'application des TIC ont été lancés dont une bonne partie est fonctionnelle. A cet égard, le ministère de la Justice a créé un certain nombre de centres et de sites pour le casier judiciaire, la nationalité, le suivi du dossier carcéral, afin de mettre un terme aux lenteurs bureaucratiques et administratives. Pour sa part, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a révolutionné les modalités d'inscription à l'université en introduisant l'outil informatique, et dans d'autres domaines, tels que l'enseignement à distance, l'université virtuelle et un réseau académique Intranet et Internet. Egalement, le gouvernement a lancé son projet de réseau (Réseau Intranet gouvernemental) et un portail est en voie de réalisation pour se rapprocher de ses administrés et du public en général. Des exemples s'étendent à d'autres ministères et administrations centrales et locales, des partis politiques et associations où la création des sites est devenue une pratique louable.

    Toutefois, les atouts des TIC ne peuvent être profitables qu'à travers la mise en place d'une stratégie cohérente pour la société d'information et du savoir et si leur usage est élargi à tous les pans de la société. Le tout repose sur un Etat démocratique et pluraliste, une économie performante, un accès facile aux politiques du gouvernement et à ses stratégies du savoir, une participation active de la société civile, la liberté d'expression et d'opinion, le refus de toute forme de corruption, une plus grande transparence dans la gestion des comptes publics. En fait, les TIC doivent être au coeur de cette société, permettant ainsi aux médias d'accéder aux sources d'information, d'encourager une bonne, fluidité dans la circulation de l'information, de préserver les conditions de mise en place du système démocratique et pluraliste, de promouvoir la culture démocratique et d'encourager l'émergence d'une société civile active.

    A juste titre, l'Algérie entend investir «massivement» dans le domaine des TIC, avec comme finalité, l'accès à une véritable société de l'information productrice et génératrice d'idées et de solutions techniques et informatiques à ces problèmes et non pas uniquement consommatrice et passive. C'est ainsi que le lancement du projet de technopole à Sidi Abdallah d'une superficie de 100 ha à quelques encablures à l'ouest d'Alger s'inscrit dans cette optique de doter le pays d'une assise technologique qui peut servir de carrefour pour toutes les activités des TIC en Algérie, affirme avec fierté M. Sid Ahmed Kerkouche en charge du projet. Ce dernier est constitué d'une masse critique des talents pour l'innovation et la recherche, des capitaux avec l'accumulation du capital risque et des formes de partenariat, des réseaux, l'information des données, la production de contenus et de logiciels. Parmi les objectifs assignés à la «Silicon Valley algérienne», dira M. Kerkouche, stimuler une grappe TIC forte et vibrante, servir de HUB physique et virtuel pour toutes les activités TIC en Algérie, fournir le support technique de qualité pour les entreprises des TIC, accélérer la formation et l'expansion des starters up et des PME, diversifier la chaîne de valeurs des technologies et stimuler le secteur pour l'export. Quant au concept de développement du projet lui-même, il repose sur la création d'un technopark, de districts technologiques de services liés aux TIC, des structures et supports d'accompagnement. A cet effet, plusieurs constructions sont en cours de réalisation pour édifier un centre d'affaires pour les incubateurs, une tour d'affaires des TIC, un hôtel pour les entreprises et un auditorium. Ainsi, le district d'innovation est doté d'un technobridge constitué d'un certain nombre de centres d'études, de recherche et de développement des TIC, la pépinière d'entreprises. A côté, un pôle de soutien est érigé et doté d'un centre de contrôle de l'intelligence des bâtiments, du centre de télécommunications et un cyber bureau pour Algérie Poste.

    Les projets inscrits au niveau de la technopole de Sidi Abdallah sont régis et supervisés par l'Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques qui veille au développement harmonieux avec l'environnement social et culturel de la région. Ainsi, le Cyber Parc sera une plate-forme des TIC, regroupant toutes les institutions et entreprises opérant dans les technologies de l'information et de la communication. C'est un ensemble d'entités interdépendantes où il y a une forte interaction entre les entreprises, universités, centres de recherche et de développement, de formation, banques, administrations et observatoire des TIC. C'est aussi le schéma d'un laboratoire microéconomique où se tissent des liens entre les différentes grappes, les fondements technologiques, une infrastructure avancée, la formation et la recherche, les affaires et les finances et la qualité de vie. Et comme résultat, plusieurs activités sont exercées, celles liées à la production telles que la fabrication de logiciels et l'assemblage des composants et aussi les activités de distribution avec l'installation, la location des systèmes et l'intégration des solutions. D'autres activités sont également proposées, celles inhérentes à l'exploitation, au consulting, au soutien des entreprises de télécommunications, de l'audiovisuel, des activités spatiales et enfin au design et à la formation.

    Le projet de technopole de Sidi Abdallah est une opportunité pour un décollage rapide du pays dans le domaine des TIC. Aussi, la culture de l'innovation et de l'incubation technologiques qui commence à s'installer graduellement dans la société algérienne aura un impact positif sur tout le processus de développement dans ses différents aspects. Quant aux enjeux, M. Sid Ahmed Kerkouche estime que le projet constitue un accélérateur du secteur des TIC en suscitant un accroissement des investissements, l'expansion des entreprises et l'émergence de nouvelles «start up» locales, sans pour autant oublier la capacité d'innovation par des transferts de technologie. Il est attendu, ajoute le chef du projet, que cette première technopole algérienne générera des résultats probants. En 2010 la télédensité globale va passer à 83% (22% pour le téléphone fixe et 61% pour le mobile), le taux de connectivité Internet sera de 40%, le taux de pénétration en computer personnel sera de 20% et le réseau des fibres optiques sera porté à 48 000 km. Tous ces chiffres laissent augurer certainement des perspectives prometteuses pour l'avenir de l'Algérie en valorisant le potentiel humain, matériel et technologique dont elle dispose.

    Et les TIC sont le moyen et l'outil indispensables pour la promotion et le développement humain et social.

    (SOURCE : La Tribune)

  • -Le gouvernement du Kenya a annoncé un programme de développement de villages numériques qui sera en partie financé par un prêt de 8 milliards de Shilling de la part de la Banque Mondiale.

Actualités économiques

  • La Sonatel nous habitue depuis plusieurs années à verser à ses actionnaires l'intégralité de ses bénéfices. Pour l'année 2007, la somme à distribuer atteint plus de 88 milliards de F CFA, dont 42% (soit 37 Milliards FCFA) iront à l'actionnaire principal France Télécom qui n'avait payé que 70 milliards en 1997 pour devenir l'actionnaire de référence de la Sonatel. Elle distribue non seulement l'ensemble de son bénéfice net de l'exercice 2006 mais y ajoute une part prélevée sur les réserves antérieurement constituées.

    Si cette pratique est permise par l'OHADA, l'expérience montre qu'elle n'est utilisée en pratique que par les entreprises dont le bénéfice est faible pour permettre de mettre en ouvre une politique de distribution de dividendes attractive pour les actionnaires. Dans le cas de la Sonatel, le bénéfice distribuable est tellement important (86 milliards FCFA) qu'on peut s'interroger raisonnablement sur l'opportunité d'effectuer des prélèvements sur les réserves.

    De surcroît, la situation financière de la Sonatel montrant un volume assez important d'emprunt à moyen et long termes, le surplus distribué aux actionnaires aurait dû servir au moins au remboursement anticipé des emprunts afin d'améliorer corrélativement l'autonomie financière de la société.

    En outre, au moment même où la Sonatel gâte ses actionnaires, ses clients ne cessent de fustiger la couverture très incomplète du réseau au niveau national (plusieurs zones rurales n'étant pas accessibles sur le réseau Orange) et de sa qualité insuffisante. Les consommateurs se plaignent ainsi des coupures intempestives de communication ; ce qui a valu à la Sonatel Mobiles de faire l'objet d'une sanction pécuniaire de la part de l'Agence de Régulation des Télécommunications (ART).

    Le plus étonnant, c'est que l'Etat actionnaire, fasse une politique de courte vue (bénéficiant lui-même de 24 milliards de FCFA de dividendes) et accepte, sans broncher, ce mauvais choix stratégique du groupe Sonatel, coûteux pour l'économie et pour la société, à court, à moyen et à long termes. Il contribue même à l'encourager à poursuivre dans cette voie, en décidant de réduire l'impôt sur les sociétés de 33 à 25% du résultat brut, sans fixer de contrainte de réinvestissement du bénéfice. En retardant l' ouverture à une concurrence plus vive sur le fixe et sur le mobile, l'Etat n 'incite pas non plus la Sonatel, qui se comporte de fait comme un monopole, à aller jusqu'au bout de ses efforts de modernisation et d'extension du réseau.

    Au demeurant, la Sonatel peut aujourd'hui présenter des résultats astronomiques parce que l'Etat s'est trompé en 1997 dans l'évaluation de l' entreprise publique Sonatel à privatiser, en ne valorisant que le patrimoine physique (approche dite patrimoniale non adaptée à ce type d'entreprise), et en omettant les bénéfices futurs tirés de l'exploitation (notamment du téléphone mobile). Pour la Sonatel comme pour Sentel, l'Etat, du fait de son incroyable naïveté, a perdu des centaines voire des milliers de milliards de Francs CFA de la mauvaise gestion des cessions de licences mobiles.

    Aujourd'hui, il est impérieux pour l'Etat de renégocier ces licences téléphoniques (comme le gouvernement, sous la houlette du président Abdoulaye Wade, y a pensé un moment avant de reculer pour des raisons inconnues) et de pousser la Sonatel à rééquilibrer ses options stratégiques, en donnant autant de poids aux dividendes qu'aux investissements de mise à niveau du réseau.

    (SOURCE : Seneweb)

  • A peine concrétisée, la privatisation de l'opérateur public Gabon Télécom au profit d'un repreneur marocain nourrit la polémique au Gabon entre partisans du patriotisme économique et tenants du réalisme financier, sur fond de rivalités au sommet de l'Etat. C'est le très orthodoxe quotidien L'Union qui a sonné la charge contre la vente en février de la majorité du capital de Gabon Télécom à Maroc Télécom, lui-même filiale à 51% du groupe français Vivendi, pour 40 milliards de francs CFA (60 millions d'euros).

    Dans un long article, le journal pro-gouvernemental a dénoncé il y a deux semaines le bradage de ce "fleuron des entreprises gabonaises", opéré selon lui dans "l'opacité et la connivence".

    Entre autres griefs, L'Union regrette "le retrait total de l'Etat actionnaire" de la société et l'arrivée de 30 cadres marocains à ses postes stratégiques. Surtout, il affirme que le repreneur a "lui-même déterminé le prix de vente" de Gabon Télécom, profitant de la "complicité" ou de "l'incompétence" du gouvernement gabonais.

    Deux jours plus tard, L'Union enfonce le clou en donnant à sa plume des accents encore plus patriotique, qualifiant la vente de Gabon Télécom d'"acte antinational".

    Dénonçant à nouveau une "cabale contre le Gabon et son peuple", le quotidien en attribue la paternité à "des personnes qui veulent à tout prix contrôler certains rouages de l'Etat, pas seulement dans la perspective de l'après-pétrole mais aussi et surtout dans celle de l'après Bongo Ondimba".

    Après quelques jours, le gouvernement est finalement sorti de sa réserve en faisant monter au créneau le secrétaire du comité de privatisation, haut-fonctionnaire du ministère des Finances.

    Dans une longue riposte publiée le 21 avril, Fidèle Magouangou balaye les critiques, écartées comme autant de "propos calomnieux" émanant de "ceux-là même qui ont conduit à la faillite" l'entreprise.

    Selon lui, la privatisation de Gabon Télécom n'a eu pour objectif que de sauver une entreprise "en quasi-faillite", plombée par une dette de 50 milliards de francs CFA (76 millions d'euros) en 2006, "la perte importante et continue des parts de marché" et une "masse salariale démesurée".

    Quant à Maroc Télécom, il a été retenu puisque seul candidat à avoir déposé une offre définitive, justifie le responsable. Au passage, il réfute tout bradage, assurant avoir arraché aux Marocains une revalorisation de leur offre de 17 à 40 milliards de francs CFA.

    Comme M. Magouangou, nombre d'observateurs ont reconnu dans la campagne de L'Union la patte des ex-patrons de Gabon Télécom. "Furieux d'avoir été écartés, ils se vengent", note l'un d'eux, "ce qui est gonflé car leur mauvaise gestion est à l'origine de la crise de l'entreprise".

    Plus politiques, certains voient dans la polémique un nouvel épisode de la guerre que se livrent les prétendants à la succession du président Omar Bongo Ondimba. Ils relèvent ainsi que ceux qui sont accusés d'avoir bradé Gabon Télécom sont les mêmes que L'Union avait soupçonné il y a quelques mois d'avoir voulu vendre l'îlot de Mbanié à la Guinée équatoriale.

    "Le prétexte change mais le combat est le même", résume un proche du pouvoir, "pour chacun des clans, tout est bon pour affaiblir l'adversaire".

    Le feuilleton Gabon Télécom est parti pour durer. Des cadres de l'entreprise sont à leur tour entrés dans l'arène pour dénoncer la privatisation. Et ils ont promis d'y rester jusqu'à ce que le dossier connaisse "une évolution patriotique"...

    (SOURCE : Afrique Centrale Info)

  • Tunisie Télécom a signé, hier, au cours d'une cérémonie, un accord-cadre triennal avec la société Microsoft qui s'est engagée à offrir ses services à l'entreprise tunisienne pour en moderniser l'infrastructure informatique.

    Après l'étude et l'évaluation de moult propositions émanant d'entreprises privées, le choix de l'opérateur s'est, en effet, finalement porté sur Microsoft qui mettra à sa disposition des outils technologiques issues des toutes dernières avancées réalisées dans le domaine. «Le projet consiste à déployer des fondements technologiques qui permettront à Tunisie Télécom de mettre en oeuvre ses initiatives stratégiques pour une meilleure satisfaction des besoins de ses clients», a précisé M. Ahmed Mahjoub, PDG de Tunisie Télécom. Et d'ajouter: «Nous voulons accompagner notre évolution par la révision du processus interne de gestion, afin d'améliorer le rendement de l'entreprise et celui du personnel».

    La conclusion de cet accord servira les intérêts de l'opérateur à plus d'un titre. La modernisation de l'infrastructure informatique permettra, selon Mme Rula Ammuri, experte internationale, conseillère auprès de la direction générale de Tunisie Télécom, d'améliorer la sécurité des systèmes internes, de mettre en place des outils de travail collaboratif, de pouvoir réduire les coûts d'exploitation et d'améliorer les potentialit&