Edition en français No 22 septembre 2005

L'éditorial du mois

  • Cinq ans en arrière l’idée de la télévision numérique en Afrique paraissait absurde. Ce continent était un goulet d’étranglement en terme de tranmission d’informations. Aujourd’hui  deux pays ont annoncé leur intention d’offrir un accès à la télévision numérique. Le Sénégal semble être le premier pays à être entré dans la danse en laissant un projet pilote auprès de 200 abonnés à la fin de l’année dernière. L’Ile Maurice est entrain d’expérimenter et lancera officiellement un tel service en 2006. L’Afrique du Sud s’est engagée dans cette voie aussi, mais pour l’instant seule une offre de vidéos à la demande est à l’essai. Avec l’accès à des connexions Internet à haut-débit, les acteurs dans ce secteur d’activité seront bientôt en mesure de surenchérir en terme d’offres de services combinant la voix, l’Internet et la télévision via un accès haut-debit. Russell Southwood analyse les limitations qui à présent freinent encore le développement de ce marché.

    Le dernier acteur à arriver sur ce marché est la société "London Satellite System" (LSS) de l’Ile Maurice qui a travaillé depuis 1998 à l’introduction de la télévision numérique terrestre et qui a annoncé une offre grand public pour le premier trimestre 2006. Maxime King, le DG de  LSS a expliqué cette semaine lors de l’annonce du lancement « nous sommes au début de l’ère de la télévision numérique ».

    Leur plateforme est apparament déjà prête, les boîtiers ont été identifiés et le réseau est en pleine construction. LSS a annoncé que les essais effectués sur leur plateforme ont été positifs.

    Selon Maxime King « nous avons déjà investi 50 millions MR. Nous allons investir 20 millions MR en plus durant les deux prochaines années ». Au cours terme leur objectif est de connecter 30,000 foyers dans les deux prochains mois.

    LSS a investi dans ce projet dans l’objectif ou la société sera capable d’offrir une image dont la qualité sera comparable ou proche de celle d’un DVD ou d’une réception satellitaire. L’offre comprendra aussi l’accès à l’Internet, un service de vidéos et de jeux sur demande. Le système utilise un boîtier dont le prix sera de 1,000 MR. Dans son offre de lancement LSS offrira 15 chaînes, une combinaison de chaînes françaises, anglaises et asiatiques – pour autant aucun prix de lancement n’a été annoncé. Une dispute est en cours avec le distributeur local de chaînes TNT, Multicarrier (Mauritius). Dans la première phase, la compagnie n’offrira pas de services interactifs mais proposera des services tel que l’accès à l’Internet.

    En décembre 2004 la Sonatel a démarré des essais de télévison numérique par ADSL pour proposer une offre en trois volets. Les essais ont eu lieu avec l’aide de France Telecom, un investisseur stratégique et Canal Horizons, un fournisseur d’émissions. Au départ six chaînes ont été proposées tandis que des négociations étaient en cours avec le diffuseur national la Radiodiffusion et Télévision Sénégalaise. Les essais ont été faits auprès de 200 abonnés. Chaque abonné a reçu un modem et un boîtier. L’offre incluait aussi des vidéos à la demande.

    Selon les expliquations fournies par la Sonatel durant sa campagne publicitaire d’essai, cette nouvelle technologie permet à l’abonné de devenir son propre directeur de programme. L’abonné peut enregistrer des programmes et les voir plus tard quand bon lui semble.

    A la suite de la Sonatel , Multichoice Africa qui opère en Namibie a lancé un système de diffusion de télévision numérique terrestre en février 2005 en profitant du large réseau de fibre optique mis en place par Telecom Namibie.

    Parmis les principaux pays qui devraientt joindre ces précurseurs on devrait compter l’Afrique du Sud mais pour des raisons propres à ce pays les choses sont un peu plus compliquées. Telkom a annoncé qu’il allait lancer à l’essai une offre de vidéos à la demande auprès d’un groupe de 400 abonnés. Steven White, le responsable de développement à Telkom a dit a ItWeb qu’une offre en trois volets était évidemment la voie à suivre au regard des récents développements en Europe. «  Nous avons des accords avec M-Net et MultiChoice en termes d’émissions et nous envisageons d’offrir une diffusion de qualité égale à celle d’un DVD en combinaison avec un service de vidéos et de musique à la demande téléchargeable à partir de notre serveur ».

    Steve White souligne qu’il y a toujours des obstacles à surmonter tel que le système de facturation mais durant la période d’essais Telkom offrira le service gratuitement à ses abonnés. «  Nous pensions commencer les essais plus tôt, mais évidemment nous avons eu à faire face à un large contenu d’émissions et un vaste système de distribution. Par conséquent il y a eu quelques problèmes à régler au départ mais les essais vont bientôt commencer ».

    Selon Steve White « Il y a aussi quelques question de droits d’auteurs qu’il faut considérer avec un tel service. Nous sommes entrain de régler ce problème avec les diffuseurs en question et nous discutons aussi des considérations de marque associéesau contenu ».

    Les deux principales limitations à la croissance de la télévision numérique sont l’accès à des programmes et l’accès à une transmission à haut-débit à un prix abordable (soit par satellite ou par fibre optique). L’accès à des programmes est toujours difficile et particulièrement en Afrique. Naspers via son DSTV dispose sans doute de la plus importante  part de marché de chaînes télévisées satellitaires et à des accords pour tous les programmes internationaux en vogue. La société est aussi propriétaire du FAI MWeb qui est un candidat idéal pour lancer une offre complète si tant est que Telkom soit moins prohibitif pour l’accès à une connexion à haut-débit.

    Ailleurs en Afrique la diffusion de programmes d’émissions demeure (en même temps que la presse) un monopole de l’Etat. Au Malawi des discussions ont eu lieu quant à la privatisation de l’opérateur national de télécommunications. Pour l’instant l’un des acheteurs potentiels n’est autre que la compagnie nationale de presse, propriété de l’Etat. La seconde libéralisation qui fait suite a celle de l’Internet et des télécommunications sera évidemment une révolution du monde des médias et cela renvoie à la question de qui va en acquérir la propriété. Ce processus de privatisation a démarré avec les radios FM et communitaires en Afrique de l’Ouest, mais partout ailleurs l’Etat est le seul acteur à avoir accès aux moyens de diffusion. Les nouvelles technologies offrent la chance d’élargir les moyens  de distribution du contenu médiatique : radio vers portable ; diffusion directe vers des portables ou des Ipods ; nouvelles chaînes numériques pour la télévision et la radio.

    Le Togo a introduit cette semaine une nouvelle agence pour les médias, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Son conseil d’administration sera composé de 7 membres, 4 membres issus de l’Assemblée Nationale  et trois membres nommés par le Président. L’Union Européenne a demandé au gouvernement togolais de revoir les prérogatives de cette organisation pour assurer en particulier son indépendance vis-à-vis des autorités publiques et des partis politiques. Ces recommandations vont sans doute faire sourire nos lecteurs et pourtant c’est de cette façon qu’avait démarrée le processus de libéralisation des télécommunications. Tout le monde a été un peu sceptique au départ jusqu’au point ou cette indépendance a été revendiquée.

    La seconde contrainte touche l’accès à un prix abordable à des connexions à haut-débit. Les trois pays précurseurs qui ont fait des essais sont tous connectés à SAT3, le câble optique international.Par ailleurs l’introduction modérement discrète d’une offre dans ce domaine par Telkom en Afrique du Sud n’est pas sans relation avec la volonté de cette compagnie de réduire aussi lentement que possible les prix de connexion vers l’international pour maximiser son retour sur investissement au cours terme. Cela dit sans ces opérateurs nationaux qui contrôlent la baisse des prix il sera difficile pour eux et d’autres d’entrer sur ce marché. La même règle s’appliquera pour tout nouveau projet de câble sous-marin.

    En novembre cette année des délégués du monde entier vont se réunir à Tunis pour la session plénière du Sommet Mondial de la Société de l’Information. Il y aura bien sur des discours et des débats houleux concernant la création  d’une «  société de l"informations ». Il serait intéressant pour ce qui vont participer à ce sommet de réfléchir aux deux principales contraintes freinant le développement de la télévision numérique. A savoir comment un groupe de citoyens est propriétaire et gère les médias, en particuliers les médias de diffusion. ? Comment les gouvernements peuvent dépasser les limitations structurelles qui empêchent les citoyens (et pas seulement eux) de pouvoir accéder à des connexions à un prix abordable – en d’autres termes les ingrédients nécessaires pour contruire une « société d"information ».

Actualités Télécom

  • Le bras de fer entre M. Kla Sylvanus, ex-DG de l'Agence des Télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI) et le ministre des Nouvelles Technologies de l'Information et des Télécommunications, Hamed Bakayoko, est loin d'être fini.

    Depuis le mardi 20 septembre dernier, l'on a remarqué la présence de quelques éléments des forces de l'ordre (bérets rouges) dans l'enceinte de l'immeuble Postel 2001 et au 4ème étage, devant le bureau de M. Kla Sylvanus, ex-DG de l'ATCI. N'ayant pas pu avoir accès à l'immeuble, nous n'avons pas pu connaître la raison exacte de la présence de ces forces de l'ordre.

    A l'analyse, tout porte à croire qu'elle n'aurait d'autre but que d'empêcher la passation des charges, initialement prévue pour le mercredi 14 septembre 2005 et dont Kla Sylvanus dit ne pas comprendre «le fondement» dans une lettre qu'il a adressée, au Ministre Hamed Bakayoko. Dans ce cas, l'on comprend pourquoi l'ex-DG continue d'occuper son poste, surtout après les interventions du porte-parole de la Présidence, Désiré Tagro et du Ministre d'Etat, Ministre de l'Economie et des Finances, Antoine Bohoun Bouabré. Dans lesquelles ils volaient au secours de leur «protégé» lui demandant presque de défier sa tutelle technique et administrative. En agissant de la sorte, Désiré Tagro et Bohoun Bouabré ont fait fi des questions d'éthique et de bonne gouvernance alors que la décision du ministre Hamed Bakayoko ne fait mention que de la suspension de l'ex-DG et non de sa révocation. En attendant que la lumière soit faite sur les abus de biens sociaux, le vol des chèques et la gestion illégale des 5 % de la contrepartie financière dont le DG est accusé, il importe que les enquêteurs soient vigilants et veillent à ce qu'aucun élément de preuve ne leur échappe.

    Le Patriote

  • Maroc Connect vient d’être déclarée adjudicataire d’une licence nouvelle génération pour l’exploitation de services fixes avec mobilité restreinte. C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’ANRT diffusé aujourd’hui.

    L’ANRT vient de diffuser le communiqué ci-dessous :

    « Conformément aux recommandations du rapport d’instruction du 08 juillet 2005, les compléments d’informations, sollicités par l’ANRT auprès des soumissionnaires pour une licence offrant les services de mobilité restreinte, ont été communiqués le 15 septembre 2005, date limité fixée par l’agence. L’ANRT a procédé à l’évaluation complète des offres qui ont été transmises et a soumis son rapport d’instruction à M. le Premier Ministre qui l’a approuvé le 20 septembre 2005. Ce rapport public est disponible sur le site Internet de l’ANRT (www.anrt.net.ma).

    A l’issue de cette évaluation, la société Maroc Connect est déclarée attributaire d’une licence nouvelle génération pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau de télécommunications fixes incluant les services de mobilité restreinte, de transport interurbain et international.

    Il est à rappeler que le service de mobilité restreinte est défini comme étant un service de télécommunications permettant, à l’abonné d’un opérateur, d’accéder aux services de télécommunications offerts par celui-ci sur une zone géographique d’un diamètre maximum de 35 km, en dehors de laquelle cet abonné n’aura la possibilité ni d’émettre ni de recevoir des communications.A travers une approche innovante moyennant l’utilisation de nouvelles technologies (CDMA et WiMAX) et d’un important réseau d’infrastructure alternative (fibre optique), Maroc connect propose un adressage homogène et équilibré des différents segments de marché à même de contribuer fortement au développement des télécommunications au Maroc. Ce projet s’appuie sur des garanties supportant l’offre de Maroc Connect matérialisées par un actionnariat de référence (ONA) et un partenariat stratégique avec l’ONE.

    L’offre de Maroc Connect consiste également en une contrepartie financière de trois cent six (306) millions de dirhams et d’un important niveau d’investissement atteignant près d’un milliard de dirhams à l’issue de la première année.

    L’annonce de ce résultat finalise le processus de libéralisation du marché des télécommunications fixes. L’entrée de deux nouveaux acteurs, Meditel et Maroc Connect, préfigure une nouvelle dynamique du marché autour des services fixes et de mobilité restreinte et prépare un nouveau paysage du secteur des télécommunications au Royaume du Maroc et ce, conformément aux orientations générales du gouvernement pour la libéralisation du secteur ».

  • Selon une source proche du ministère des postes et télécommunications (PTT), Guinéenews© a appris que la 4ème licence GSM a été finalement octroyée en fin Août dernier à «Investcom Holding SA», une société luxembourgeoise spécialisée dans l’exploitation du réseau GSM. Cet octroi a été effectué à la veille du départ du ministre des PTT Jean Claude Sultant sur Dakar où il devait prendre part à une rencontre régionale, convoquée par le Président sénégalais Me Wade sur les nouvelles technologies dans la capitale sénégalaise.

    Selon cette même source, la première partie des transactions, soit un montant de 18.450.000 dollars US a été effectuée le mardi dernier et le reliquat du montant global des opérations devrait être payé en principe sur une période de 5 ans.

    Faut-il noter enfin que l’octroi de la 4ème licence GSM avait suscité une vive polémique entre le Premier ministre Cellou Dalein Diallo et le ministre des PTT, Jean Claude Jacques Sultan, provoquant du coup un débat stérile dans l’actualité nationale. Car, estiment certains observateurs, l’on ne saurait comprendre le jeu auquel ces deux ministres s’étaient engagés à «tue tête».

    www.boubah.com

  • Le soutien spontané de la Présidence de la République et du ministère d'Etat, ministère de l'Economie et des Finances au DG de l'ATCI suscite bien des interrogations.

    A peine le Directeur général, le Directeur administratif et financier et tout le Conseil d'administration de l'ATCI ont-ils été suspendus que le clan présidentiel s'est mis en branle. Tels des répondeurs automatiques, le porte-parole de la présidence, Désiré Tagro, et le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances Antoine Bohoun Bouabré ont rué dans les brancards. Pour brocarder la décision du ministre des Nouvelles Technologies de l'Information et des Télécommunications Hamed Bakayoko et demander, aux mis en cause, de défier l'autorité de leur tutelle technique et administrative. Pour de nombreux observateurs, cette prompte sortie, quelque peu hasardeuse, du clan présidentiel, est suspecte. Et montre bien qu'il y a anguille sous roche. Car le ministre des NTIT n'a nullement révoqué la direction de l'ATCI.

    Il l'a tout simplement suspendu, le temps que la lumière soit faite sur les faits dont elle est accusée. En réponse au ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances, le ministre Hamed Bakayoko, dans un courrier daté du 13 septembre 2005, fait remarquer que «les décisions prises en date du 12/09/2005 sont des mesures administratives en l'occurrence la suspension et non la révocation et ce, conformément au Décret n°98-506 du 16 septembre 1998 portant création de la société d'Etat dénommée Agence des Télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI). Ledit décret dispose, en effet que "la société est placée sous la tutelle administrative et technique du ministre chargé des télécommunications et sous la tutelle économique et financière du ministère en charge de l'Economie et des Finances". En volant au secours de l'un de ses protégés, le clan présidentiel fait fi des questions éthiques. Car, il serait incorrect que des personnes mises en cause, dans un scandale financier, continuent d'occuper leurs charges pendant que des enquêtes se mènent. La tentation peut être bien grande pour celles-ci de brouiller les pistes des enquêteurs et de faire obstruction à l'éclatement de la vérité.

    En réagissant à la décision de sa tutelle, qui le suspend de ses fonctions, le Directeur général de l'ATCI, Kla Sylvanus, prend soin d'éluder les questions de fond. Il s'est contenté de condamner la façon dont la sentence a été prononcée contre lui sur les abus de biens sociaux. En ce qui concerne le vol des chèques, la gestion illégale des 5 % de la contrepartie financière, il a affiché un mutisme intrigant. Donnant l'impression d'amorcer une fuite en avant pour éviter d'engager le débat sur les questions et prouver son innocence. Au moment où le dossier, sur les malversations à l'ATCI et sa suspension sont à l'ordre du jour, il trouve le temps de se rendre à l'intérieur du pays à San-Pedro. Ainsi, il évite de prendre part à la passation des charges initialement prévue hier mercredi 14 septembre 2005 dont il dit ne pas comprendre «le fondement» dans une lettre qu'il a adressée, hier, au Ministre Hamed Bakayoko. Comme on le voit, la volonté, coûte que coûte de protéger un homme du clan, amène "la refondation" à faire les acrobaties, même les plus périlleuses. En foulant aux pieds les questions d'éthique et de bonne gouvernance.

    Car, dans cette affaire, il importe de découvrir la vérité et établir les responsabilités. Plutôt que de la transporter, sur le terrain politique où, dit-on, on ne fait pas la passe à l'adversaire.

    Le Patriote

  • Emouvantes et sympathiques cérémonies hier à Orange-Cameroun. Après six années de lancement et de conduite du téléphone mobile au Cameroun avec Orange, Jean-Paul Gandet a cédé le fauteuil de directeur général à Philippe Luxcey.

    Tout a commencé par la réunion du conseil d'administration qui s'est tenu hier 14 septembre au siège de cette entreprise sous la houlette de M. Alain Reillac, président de ce conseil. Réunion qui a désigné Philippe Luxcey comme nouveau directeur général.

    Agé de 46 ans, Philippe Luxcey a une bonne connaissance du continent africain et du marché camerounais des mobiles. Jusqu'à sa nomination, hier 14 septembre, il était encore le vice-président du groupe Orange en charge du marketing client et du support opérationnel pour les pays émergents. Il assurait à ce titre, la coordination des politiques et stratégies marketing et technique dans ces pays au nombre desquels figure le Cameroun.

    Avant le Cameroun, Philippe Luxcey a séjourné près d'une année en Côte d'Ivoire où il a notamment participé au lancement de la filiale locale d'Orange en qualité de directeur marketing, commercial et des systèmes d'information.

    Sa carrière débute en 1985, dans le cadre de sa formation à l'Institut national des télécommunications de France dont il est diplômé. Il occupe par la suite différents postes de responsabilité dans le secteur des télécommunications (fixe, mobile) tant en France que sur les continents européen et africain.

    Le staff d'Orange Cameroun rencontrera les journalistes en fin d'après-midi dans un restaurant sélect de Douala pour les informer de cette mutation.

    " Orange Cameroun fait entièrement partie de ma vie et je ne trouve pas de mots pour traduire les expériences que j'ai vécues avec le Cameroun profond tout au long de mon séjour ", a souligné celui qui en 1999 lance au Cameroun, l'odyssée Orange. Pionnier de la libéralisation du secteur camerounais des télécommunications, M. Gandet reste le principal artisan du fort développement enregistré depuis six ans sur le marché des mobiles.

    Au moment où Jean-Paul Gandet quitte le Cameroun pour une paisible retraite à l'Ile de la Réunion, Orange-Cameroun qui comptait environ 100.000 abonnés en 1999 pointe à plus de 2 millions. La plus grande satisfaction de ce pionnier est d'avoir contribué à rapprocher les Camerounais des différentes localités grâce au téléphone mobile. Il a exhorté son successeur à accélérer la croissance. Pour Philippe Luxcey, " c'est une nouvelle étape qui commence pour Orange-Cameroun avec de nouveaux et nombreux défis ".

    Le Messager

  • La barre du 10 millionième abonné au réseau algérien de téléphonie mobile GSM sera bientôt franchie. Dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, l'Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPT) a annoncé que le nombre total d'Algériens abonnés au réseau GSM a atteint au 31 août 2005 les 9 879 847.

    Soit une augmentation de 25,97% par rapport aux statistiques arrêtées au 30 juin de la même année. En d'autres termes, le réseau de téléphonie mobile a gagné 2 037 208 nouveaux abonnés. Quant à l'augmentation par rapport au 31 décembre 2004, elle a atteint les 102,35%. Cette forte progression des trois opérateurs dans un marché en pleine expansion est caractérisée spécialement par une croissance de la part de marché des trois opérateurs notamment Algérie Télécom Mobile (ATM) et Wataniya Télécom Algérie (WTA) qui ont enregistré respectivement des évolutions estimées à 34,96% et 30,51%. Quant à la croissance de Orascom Télécom Algérie (OTA), elle avoisine le 10,83%. Ainsi, OTA accapare toujours la part du lion du marché algérien de téléphonie mobile avec un nombre totale d'abonnés estimé à 5 687 046 alors que celui de l'opérateur historique est de 3 193 352 abonnés et celui de WTA est de 999 449.

    A noter que le marché du prépaid est quasiment dominant pour les trois opérateurs totalisant 95,79% du marché de la téléphonie alors que le postpaid n'a réussi qu'à se tailler la mince part de 4,21% du marché global. La télédensité du mobile, calculée par 100 habitants, a atteint ainsi un total de 30,87% pour l'ensemble des trois opérateurs. Pour rappel le marché de téléphonie mobile en Algérie a été ouvert à la concurrence avec l'avènement de l'opérateur égyptien Orascom qui a décroché en 2001 la première licence de téléphonie mobile. La seconde licence, décrochée par l'opérateur koweïtien, Wataniya Télécom, trois années plus tard, commercialise son produit depuis septembre 2004. Avec cette proportion, notre pays se classe troisième en Afrique, derrière l'Afrique du Sud avec plus 17 millions d'utilisateurs, soit près de 40 % de sa population, et le Maroc avec 11 millions d'utilisateurs, soit plus de 33 % de sa population. L'Algérie arrive devant l'Egypte qui compte quelque 9 millions d'utilisateurs, soit à peine 11 % de la population. Les prévisions tablent sur 15 millions d'abonnés à la téléphonie mobile à l'horizon 2010.

    La Tribune

  • * La compagnie Airtel a annoncé, pour le 19 août 2005, une réduction de 25%, le week-end sur ses tarifs internationaux vers toutes les destinations. Les appels internationaux de n’importe quel mobile et ligne fixe d’Airtel coûtent maintenant SR 5 hors taxe (78 cents d’euro environ) la minute, du vendredi 19 heures au lundi matin. (Source : Seychelles Nation du 23 août 2005)

  • Comment se porte le secteur de la téléphonie cellulaire au Cameroun du point de vue du régulateur ?

    Le marché des télécommunications au Cameroun est en pleine effervescence. Vous savez que nous avons commencé il y a quelques années avec 5000 abonnés au téléphone cellulaire. Mais aujourd'hui, nous sommes pratiquement à deux millions. CAMTEL a pris des dispositions depuis le moment où on lui a donné la possibilité de réhabiliter son réseau pour être prête afin d'apporter au moins 300.000 lignes. Avec 15 millions de Camerounais, on peut espérer avoir cinq à six millions d'usagers du téléphone mobile. ça me semble être une bonne perspective.

    Mais, il reste que la qualité du service laisse parfois à désirer ?

    Nous faisons attention à ce qui concerne la qualité du service. L'ART a pour mission de s'assurer de la qualité du service. Ce que nous avons fait dans un premier temps c'est de mettre au point les normes et mesures de qualité de service. Ensuite, on a délimité les zones compte tenu des cahiers de charges des opérateurs. Maintenant, nous envoyons des gens sur le terrain pour évaluer ce qui est fait et nous rendre compte afin que nous puissions savoir si la qualité des services rendus par les deux sociétés répond aux standards.

    La couverture géographique est également incomplète ?

    La couverture est presque faite. Vous savez qu'on avait demandé aux deux sociétés d'aller phase par phase. Il me semble qu'elles sont même au-delà de ce qu'on leur avait demandé. C'est vrai qu'il reste des poches où il n'y a pas de réseau de téléphone portable. Mais je crois que très rapidement, la situation sera arrangée.

    Plusieurs usagers estiment que le coût des communications reste élevé ?

    Les prix baissent. Vous savez qu'il y a quelques mois, la minute de communication coûtait 300 FCFA. Ensuite, c'est passé à 250 F, puis à 200 F et aujourd'hui, c'est 150 F. Vous pouvez le vérifier dans les call box installés sur le bord de la route. C'est passé de 300 à 150 F. Même si on est aveugle, on sent que les choses baissent. Nous travaillons effectivement dans les catalogues d'interconnexion pour nous assurer que ça va baisser de plus en plus.

    Comment appréciez-vous l'exécution du cahier de charges ?

    En gros, il est respecté. S'il n'est pas respecté, nous allons sanctionner.

    Quelles perspectives pour le marché ?

    Je crois qu'elles sont bonnes pour le Cameroun. Nous espérons qu'avec la mise en place du nouveau système de télécommunication cellulaire avec CAMTEL, le Cameroun pourrait bénéficier d'un service d'une bonne qualité.

    Cameroon Tribune

  • L'accès multiple par division en code (CDMA) sera mis en place par la CAMTEL.

    Les télécommunications jouent un rôle important dans la stratégie des grandes entreprises. C'est souvent à travers le téléphone, le fax ou Internet que se nouent souvent les premiers contacts avec les potentiels clients ou les partenaires. La qualité de la communication et la disponibilité des lignes apparaissent alors comme un atout supplémentaire. Le développement de la technologie est de plus en plus mis à contribution dans les pays en développement, pour combler le déficit en la matière.

    Des systèmes comme le CDMA qui bénéficient d'une technologie de pointe sont donc mis en place pour améliorer la communication. Le CDMA opère une révolution, dans l'utilisantion des liaisons radio qui remplacent les liaisons filaires. C'est un système de téléphonie , similaire au portable, mais avec la différence que le terminal reste un poste téléphonique radio-combiné sans fil qui est installé chez l'abonné. Cette technologie de la troisième génération permet de desservir les usagers dans un rayon de 30 à 50 kilomètres de l'endroit où se situe l'antenne qui les alimente, en fonction du relief.

    Concrètement, des antennes sont placées dans différentes agglomérations. C'est à partir de ces points que les communications des abonnés sont prises en charge. On pourra donc utiliser son téléphone dans un rayon compris entre 30 et 50 kilomètres sans problèmes. Pour les entreprises, et même les particuliers ,c'est une donnée importante. Les employés pourront se déplacer avec le téléphone de la société en cas de besoin et rester joignable dans dans zone du rayonnement. Le responsable d'une entreprise située par exemple à Mbalmayo pourrait ainsi se rendre à Yaoundé avec son poste téléphonique fixe qui utilise le système du CDMA. Autre avantage, l'installation d'une ligne chez un abonné ne nécessitera plus l'utilisation des fils et des poteaux qui encombrent souvent le paysage. Ce système qui va révolutionner la technologie du téléphone fixe au Cameroun sera mis en place par la société Cameroon Telecommunications (CAMTEL).

    Une convention a été signée jeudi dernier, à l'hôtel Hilton de Yaoundé, avec HUAWEI, une entreprise chinoise. Au total, 20 000 lignes seront installées au cours de cette phase. En 2004, un don de 10 000 lignes avait déjà été offert à titre expérimental, pour les villes de Yaoundé et Douala. La technologie du CDMA, située à mi-chemin entre le fixe et le mobile pourrait également avoir un impact sur le coût des communications en permettant aux entreprises de réaliser des économies d'échelle tout en restant très compétitives.

    Cameroon Tribune

  • L'Association des promoteurs de télécentres (A.P.T.) a tenu une conférence de presse sur l'organisation des 2es journées nationales des télécentres au Central hôtel de Ouagadougou. C'était le jeudi 1er septembre 2005.

    L'A.P.T. est une association qui a été reconnue officiellement le 19 avril 2000. Elle regroupe plus de 600 promoteurs de télécentres autour de l'activité des télécentres, qui, depuis un certain temps ont pris de l'ampleur dans notre pays. Au nombre des objectifs que s'est fixés cette jeune structure, on peut noter, entre autres, la défense des intérêts, matériel et moraux de ses membres, la promotion et le développement des activités des télécentres, la création d'emplois.

    C'est donc pour répondre à ses ambitions, qu'elle a initié depuis 2003 les Journées nationales des télécentres (J.N.T.), qui sont à leur deuxième édition cette année. Dans sa déclaration liminaire au cours de cette conférence de presse du jeudi dernier, le président de l'A.P.T., Yendifima Jean-Claude Louari, s'est attelé à présenter la deuxième édition de ces journées nationales des télécentres.

    Ainsi, du 21 au 25 septembre prochains, l'association donnera à voir au public et aux usagers des télécentres plusieurs activités, dont une conférence-débat sur le thème « Professionnalisation de l'activité de gestion de télécentres : état des lieux, handicaps, perspectives et contribution des différents acteurs », des jeux radiophoniques, une exposition vente de produits de télécommunication à la maison du peuple, des ateliers de formation des promoteurs. Le tout couronné par « La nuit du télécentre » au SIAO le samedi 24 septembre 2005.

    Pour M. Louari, les JNT se veulent un cadre d'expression, d'échanges entre les promoteurs et les usagers de télécentres d'une part et l'association et ses partenaires d'autre part. Ces journées, qui seront placées sous le haut patronage du ministre des Postes et Télécommunications, verront la participation d'environ 1200 promoteurs venus de 23 provinces du Burkina.

    Estimés à environ 9425 sur l'ensemble du territoire national, les télécentres sont confrontés à d'énormes difficultés comme l'ont révélé les échanges avec les hommes de médias. Secteur émergent, l'activité ou la gestion de télécentres peut être un business rentable. Cependant beaucoup de difficultés handicapent encore son évolution. On peut noter essentiellement le manque d'organisation ainsi que la perception de l'emploi dans un télécentre comme un métier peu valorisant.

    L'introduction de la « carte Liberté » a tété aussi relevée par les promoteurs de télécentres, qui considèrent cette prestation de l'ONATEL comme une concurrence déloyale. « L'impulsion au niveau de cette carte coûte 65 FCFA tandis que celle au niveau du télécentre revient à 75 FCFA. Au plus fort, la « carte Liberté » est moins chère. Elle menace l'activité du télécentre », a précisé le président de l'A.T.P. Pour ce point, les promoteurs ont confié à la presse qu'ils sont en pourparlers avec les responsables de l'ONATEL et qu'une solution pourrait être trouvée.

    Par ailleurs, ils ont rappelé que leurs prestations rapportent près de 200 millions de nos francs à l'ONATEL chaque semaine et que partant de là, ils constituent une force indéniable reconnue par cette société, qu'ils qualifient de « partenaire naturel ».

    Une autre difficulté non moins majeure a été évoquée notamment les accusations de vol dont les employés de télécentres font l'objet de la part des clients à propos de surfacturation d'appels. M. Louari a encore éclairé l'assistance en apportant des précisions. Selon lui, l'impulsion des appareils de facturation ou « Taxa plus » ne relève pas d'eux, mais de l'ONATEL, qui en assure le contrôle.

    Et par conséquent les employés ne peuvent en aucun cas manipuler les appareils à des fins de surfacturation. La présente édition des journées nationales des télécentres, qui s'annonce très riche en couleurs, va coûter environ 30 millions de FCFA à l'APT.

    L'Observateur Paalga

  • Le gouvernement augmente la mise sur les technologies de l'information et de la communication. L'avenir est prometteur, à condition de baisser les coûts d'opération des entreprises engagées dans le secteur tout en accentuant la formation. D'ici le mois prochain, le prix de la bande passante sur le câble SAFE devrait baisser d'au moins 15 %. Le gouvernement s'assurera que Mauritius Telecom fasse une demande dans ce sens à l'Information and Communication Technologies Authority (Icta).

    L'opérateur national des télécommunications a également demandé au régulateur la permission de baisser ses tarifs sur les appels internationaux. L'Icta devra examiner l'impact d'une telle mesure sur la compétition avant de se prononcer.

    La formation est une autre paire de manches. Il est impossible de produire des gens qualifiés pour les Tic du jour au lendemain. L'Etat s'engage au démarrage rapide de plusieurs programmes de formation destinés à alimenter ce secteur porteur en ressources humaines.

    L'Express

  • Le modèle économique des télécoms remis en cause par l'Internet, selon l'OCDE

    La téléphonie par Internet ou VoIP (Voice over Internet Protocol) commence-t-elle à faire de l'ombre à la téléphonie traditionnelle ? L'inquiétude manifestée à maintes occasions par les opérateurs de téléphonie fixe suite au net recul des entrées financières enregistré ces derniers temps sur leur boucle internationale en témoigne. Le rapport des perspectives des communications élaboré par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE, édition 2005), rendu public jeudi dernier et rapporté par l'APS, confirme bien cette tendance. Sous le titre «Industrie des télécommunications», l'organisation occidentale qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète indique que le succès croissant de la téléphonie par Internet menace les sources de revenu des opérateurs traditionnels de téléphonie fixe. Il est souligné dans ce même rapport que le VoIP lance un défi à la téléphonie mobile, notamment dans les pays où l'on compte plus de lignes que la téléphonie fixe.

    Une conclusion tirée du fait que, en 2003, il a été observé que le nombre de lignes de téléphone fixe a baissé dans les pays de l'OCDE au profit des opérateurs de téléphonie mobile, gagnant de plus en plus de parts de marché», souligne encore l'organisation. Une tendance qui s'est poursuivie en 2004 et 2005, indique encore le rapport. Toujours dans ce contexte de tendance, l'OCDE indique, au sujet de la téléphonie par Internet, qu'une comparaison du coût des communications passées par l'intermédiaire du fournisseur de VoIP Skype et par les opérateurs traditionnels de téléphonie fixe fait apparaître une économie moyenne de 80% avec Skype.

    Ramené au nombre d'habitants, c'est au Danemark, en Pologne et aux Pays-Bas que Skype remporte le plus de succès. Sur un autre registre, celui de la vidéo téléchargée à partir du réseau Internet, elle va continuer de se développer, au détriment du temps consacré à la télévision diffusée sur les ondes, ce qui va faire baisser la part d'audience et les recettes publicitaires des chaînes et rendra plus difficile la poursuite de leurs objectifs de politique sociale pour les chaînes de service public, souligne le rapport.

    Les rédacteurs de l'analyse écrivent que la concurrence accrue des nouvelles plates-formes, notamment l'Internet haut débit, avec les acteurs traditionnels de la télévision et des télécommunications pourraient appeler à une remise à plat des cadres réglementaires actuels. En particulier, les autorités de régulation qui pourraient remettre en question leurs obligations en matière de service universel des télécommunications, car de plus en plus de sociétés offrent des services de téléphonie sur Internet sans être physiquement présentes dans le pays.

    La Tribune

Actualités Internet

  • L'organisation des producteurs a désormais son site Internet. L'hévéaculture connaît une croissance dans l'agriculture pérenne de Côte d'Ivoire.

    En vue d'une meilleure visibilité sur la filière de l'hévéa en Côte d'Ivoire et sur ses activités en particulier, l'Association des producteurs de caoutchouc naturelle de Côte d'Ivoire (APROCANCI) vient d'ouvrir son site Internet. Cliquez sur pour y accéder. Et vous découvrirez tout sur cette organisation professionnelle née en septembre 1991. Vous saurez par exemple qu'elle se bat pour une meilleure rémunération des planteurs d'hévéa. Aussi ses responsables entendent-ils lier un partenariat franc avec les usiniers pour régler un certain nombre d'anomalies qui existent dans la structure du prix. Il s'agit, entre autres, de la décote de 3% opérée sur le prix d'achat alors que le caoutchouc ivoirien est réputé de bonne qualité. Cette décote qui apparaît donc injustifiée pour les planteurs doit être supprimée. C'est en tout cas, l'un des enjeux essentiels de la bataille de l'APROCANCI dans son programme d'activités sous le mandat (2005-2008) du président du conseil d'administration, Wadjas Honest.

    Pendant ces trois prochaines années, l'accent sera surtout mis sur la création de coopératives dans toutes les sections de l'APROCANCI. Ce sera l'une des voies permettant aux planteurs de pouvoir bénéficier de commodités utiles pour la conduite de leurs exploitations. Les responsables de l'APROCANCI comptent conclure dans ce sens un partenariat avec les usiniers pour la fourniture d'engrais et d'herbicides à prix courant, aux producteurs. Déjà pour la prochaine campagne, on s'active à mettre les plants à la disposition des planteurs.

    L'on pense sérieusement aussi à la création d'uu centre de formation pour saigneurs (les personnes qui font couler la sève de l'hévéa). Ce projet apparaît comme une nécessité absolue pour les producteurs, confrontés ces derniers temps à une rareté de la main-d'oeuvre. Ce sera, expliquent le président de l'APROCANCI et son vice-président, Magne Pierre, la seule façon pour les planteurs de s'affranchir des caprices des quelques rares saigneurs qui règnent en seigneurs dans les plantations. Des contacts ont été pris avec l'Institut européen de coopération et de développement pour un soutien à la mise en place de cette école de formation.

    L'Aprocanci compte mener aussi de " façon impitoyable " une lutte contre le vol de fonds de tasse (la sève recueillie dans les petits récipients accrochés aux arbres).

    Fraternité Matin

  • Le pirate informatique qui a semé la panique dans les rédactions du New York Times, de CNN, d’ABC News et dans les réseaux informatiques de plus de 110 pays serait marocain. Les autorités chérifiennes, en coopération avec le FBI, ont annoncé son arrestation, jeudi dernier, en même tant que la Turquie informait de celle d’un autre suspect. Le virus zotob n’aura eu une durée de vie que de douze jours.

    Douze jours. C’est le temps que le FBI (Federal bureau of investigation), en collaboration avec Microsoft et les services de sécurité marocains et turques, a mis pour appréhender les concepteurs du virus zotob et de ses variantes rbot et mytob. Les vers malins avaient fait parlé d’eux pour la première fois le 13 août dernier, lorsqu’ils s’étaient attaqués aux réseaux informatiques de géants américains des médias tels que le New York Times et ABC News. CNN aurait même interrompu ses programmes pour annoncer en direct que ses PC étaient attaqués par un virus. Les médias et les banques de près de 110 pays ont ainsi été frappés par ce mal dont l’effet le plus visible est de provoquer l’extinction de l’ordinateur.

    Jeudi, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) marocaine a annoncé l’arrestation d’un jeune homme de 18 ans, soupçonné d’être le concepteur de zotob. Quelques heures après, c’était au tour de la police turque d’annoncer l’arrestation d’Attila E., 23 ans, pour les mêmes mobiles. Les deux pays avaient reçu une « demande d’assistance » de la police fédérale américaine, qui avait remonté l’itinéraire du virus jusqu’à un site informatique au Maroc avec l’aide de l’équipe de cybercriminalité de Microsoft, à Redmond (Etats-Unis). « La résolution rapide de cette affaire est le résultat direct d’une coordination efficace et sert de bon exemple de ce que nous pouvons accomplir quand nous travaillons ensemble », s’est ainsi félicité le directeur adjoint de la division cybercriminalité du FBI.

    Outre le pouvoir d’éteindre les PC, les virus zotob, mytob et rbot les infecte avec un malware qui permet à un tiers de prendre le contrôle complet de la machine via Internet. Les ordinateurs ainsi possédés deviennent des « bots », des « zombies », attendant les instructions de l’ordinateur central auquel ils sont reliés pour lancer des attaques. Arrêté au terme d’une traque d’un mois, Attila E. était également accusé d’avoir pénétré les systèmes informatiques de plusieurs banques et d’avoir effectué des virements à partir de comptes de clients, selon l’agence de presse turque Anatolie. De même que le jeune pirate informatique marocain aurait agi « en connivence » avec des réseaux de fraude sur les cartes bancaires, selon la police marocaine.

    Zotob est parvenu à faire parler de lui en s’attaquant aux médias américains, mais les responsables de Microsoft ont déclaré qu’il avait causé moins de dommages que n’importe quel autre ver, les clients étant sensibilisés à la problématique de la sécurité et à la maintenance de leurs machines. « Nous avions détecté à l’avance la vulnérabilité du système d’exploitation Microsoft Windows 2000, que les pirates exploitaient, et publié une mise à jour sécurité le 9 Août dernier », explique Nasser Kettani, directeur régional de Microsoft Afrique du Nord. « Ce qui fait que tous ceux qui se sont mis à jour n’ont pas été touchés ».

    Afrik.com

  • Volonté de nuire, vengeance, désir de nous faire taire ?

    Premier quotidien panafricain francophone en ligne, avec 545 000 visiteurs (d’après le logiciel Médiamétrie) en août 2005, Afrik.com a été victime dans la nuit de mercredi à jeudi d’un piratage entraînant la fermeture pour plusieurs jours du portail complet, la perte d’une partie de ses données, la destruction d’archives numériques importantes.

    Pourquoi cette attaque, pourquoi ces destructions ? Le quotidien Afrik.com, véritable passerelle entre l’Afrique et le reste du monde, s’est imposé en six ans d’existence comme une référence de la presse panafricaine, pour son actualité quotidienne, reprise par de nombreux médias, mais aussi par son engagement sur des grands thèmes de société. Soutien des cyber-dissidents au Maghreb, lutte contre l’excision, ou combat contre la peine de mort en Afrique.

    Nous vivons à une époque où tolérance et démocratie sont souvent affichées, mais bien peu pratiquées. N’étant lié à aucun intérêt, à aucun Etat, à aucun parti, Afrik.com SA édite des médias libres, authentiquement et profondément libres. C’est sans doute là ce qui paraît insupportable à quelques uns.

    Ils croyaient bien souvent qu’"/Afrik.com ne tiendrait pas/" : ils ont été démentis de manière cinglante dès 2004, date depuis laquelle Afrik.com publie des résultats financiers positifs. Notre indépendance ne peut plus s’acheter...

    Rappelez-vous : Afrik.com a été le premier média francophone a mettre sur le devant de la scène le cas de Safiya, cette jeune femme du Nigeria injustement condamnée à mort par lapidation en 2001 par un tribunal islamique : la pétition que nous avons lancée recueillit plusieurs dizaines de milliers de signatures, et Safiya fut graciée. Plus récemment, Afrik.com fut le premier média à sonner l’alarme sur la situation alimentaire au Niger, avant que la famine n’éclate. Et l’un des rares médias à s’élever contre le Coup d’Etat mauritanien d’août 2005, dont l’Occident découvrira bientôt -trop tard- les véritables protagonistes.

    Ces dernières semaines, Afrik.com a aussi réalisé un dossier spécial sur les filières de la prostitution africaine en Europe et notamment en France, travail salué par de nombreux confrères. Afrik.com a réalisé également des reportages sur les conditions de vie dans les logements insalubres de la Ville de Paris. Afrik.com a dénoncé avec vigueur la tenue à Tunis du Sommet Mondial de la Société de l’Information, au moment où la liberté d’expression est plus que jamais baillonnée en Tunisie. Quelle dérision !

    Toutes ces enquêtes ont entraîné une reconnaissance croissante du grand public, mais aussi quelques solides inimitiés. Suite à la plainte déposée par Afrik.com, une enquête est en cours pour déterminer quel pirate a rendu le site inaccessible : hacker anonyme ou professionnel au service de l’une des causes que nous avons dénoncées ?

    Seule certitude, nous n’abandonnerons pas ce combat, qui est le combat de la liberté d’expression au service d’un continent qu’on voudrait condamner au silence... Gravement blessé, le quotidien en ligne Afrik.com reprend progressivement sa mission d’information et son action pour défendre la cause de l’Afrique et de sa diaspora. Une Afrique qui fait désormais partie intégrante de la société mondiale, et qui ne saurait continuer à y être tenue pour mineure.

    Merci de votre soutien : il nous sera, dans les jours et les semaines qui viennent, en raison de la grande quantité de travail à reprendre, particulièrement précieux !

    L’équipe d’Afrik.com

  • La deuxième réunion technique de Unicode sur l'informatisation des langues africaines pour leur présence sur internet s'est tenue avant-hier à Dakar. Après celle de Libreville, au Gabon en 2004, les experts, ingénieurs et autres informaticiens et les linguistes de l'Afrique se sont penchés à cette occasion sur les conditions de la mise en oeuvre de leur projet.

    Les experts et autres techniciens en informatique et les professionnels des langues venus de l'Afrique et ailleurs dans le monde se sont retrouvés le 7 septembre à Dakar pour une réunion technique de faisabilité du projet Unicode in Africa ou "Informatisation des langues africaines pour leur présence sur Internet. Le comité de pilotage est constitué de trois africains qui ont tous été des grandes batailles africaines : le Sénégalais Mouhamet Diop (Next Sa, Sénégal), le Burkinabé Pierre Ouédraogo (Intif, Burkina Faso), et le Béninois, Pierre Dandjinou (Pnud Bénin). Selon, Mouhamet Diop, ingénieur informaticien et initiateur de ce projet, "cette réunion technique de Dakar, a pour objectif la validation de la phase pilote et le démarrage des travaux en relation avec les experts qui ont participé à des travaux similaires dans d'autres pays". Elle devra aussi permettre "la validation du Steering Committee, ainsi que la feuille de route pour sa matérialisation", ajoute M. Diop.

    Cependant, reconnaît Mohamet Diop, l'Afrique a des pesanteurs en tant que continent affecté par le sous-développement et l'absence des moyens. Et les maigres moyens dont elle dispose ne sont pas utilisés à bon escient, regrette M. Diop. Toutefois, l'ingénieur en informaticien soutient que ce projet que le président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a soutenu et encouragé est l'un des projets africains le plus important pour que le continent soit enfin présent, pour ne plus être en rade. "Avec l'esprit du Nepad et l'avènement du Sommet mondial sur l'informatique, nous avons eu la certitude que l'Afrique doit se prendre en charge pour régler le problème de son exclusion et que personne d'autre ne le fera à sa place", martèle M. Diop. Argumentant sa position, notre interlocuteur affirme avoir "toujours pensé que l'informatique, l'internet et les nouvelles technologies ne sont pas une fin en soi, mais plutôt un outil au service du développement dont l'interface doit être adaptée aux utilisateurs (communautés de base) et non l'inverse".

    Mais au-delà de cette dynamique, les initiateurs de ce projet, s'attendent à un effet boule de neige qui puisse faire que l'ensemble des pays africains mettent en place au niveau national des comités nationaux qui auront en charge la mise en oeuvre des programmes d'informatisation des langues africaines. Ainsi, ces comités locaux seront le relais de cette initiative africaine et pourront bénéficier du support et de l'accompagnement des experts de l'Unicode et Idn qui travaillent sur ce projet.

    Wal Fadjri

  • La conquête du marché régional est la nouvelle ambition de Afripages. La révélation a été faite hier, au cours d'une rencontre avec la presse. Les initiateurs du projet ont saisi l'occasion pour faire le bilan de leurs années d'existence au Sénégal.

    Le groupe " Afripages ", éditeur de l'annuaire " Pages Jaunes du Sénégal ", ouvre une nouvelle page dans son existence. Après une présence de quelques années au Sénégal, " Afripages " affiche des ambitions régionales. La nouvelle option illustre la marque de confiance qui existe entre l'annuaire et ses partenaires. " L'année dernière, c'était l'année de reconnaissance. 2005 est l'année de la maturité. Nous ne pouvons pas dire que tous nos objectifs sont atteints. Mais, nous avons réalisé la plupart de nos attentes ", dit le directeur commercial, Papa Aliou Aris. Plus 12.000 professionnels des entreprises ont confié leur image à cet annuaire. 150.000 personnes visitent le site de cet espace de promotion des entreprises.

    Les stratégies de conquête du marché extérieur sont déjà mises en branle avec l'édition des " Pages Jaunes du Mali " qui est en cours. Par ailleurs, la présence de l'annuaire dans les autres pays de la sous-région comme le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, est le prochain objectif des initiateurs du projet. La conquête de ce marché s'articulera sur la préservation des acquis, l'amélioration de la qualité du papier et l'innovation dans l'approche de la diffusion. " Pour gagner les autres marchés, nous allons d'abord essayer de préserver nos acquis. Nous allons améliorer la qualité et l'approche de diffusion. La qualité sera au coeur de tout ", indique le président de Pages Jaunes, Abdoulaye Camara.

    L'annuaire est édité à 100.000 exemplaires distribués en Afrique et en Europe. Il vise à donner plus de visibilité aux entreprises privées et publiques du Sénégal. Le but visé, c'est de donner au Sénégal un espace qui respecte les normes internationales d'informations sur les entreprises. " Auparavant, on pensait que seules les entreprises privées avaient besoin de promouvoir leur image. Mais, aujourd'hui, les structures publiques ont compris qu'il faut aussi faire ce travail. Nous voulons donner des informations sur les entreprises sénégalaises ", indique le directeur commercial. Par ailleurs, les responsables du Groupe Afripages se penchent sur les mécanismes de vendre l'image des sociétés à travers les téléphones portables.

    Le Soleil

  • * Peter Phillipson, chercheur au Missouri Botanical Garden (MBG) a présenté, le 24 août à Antananarivo son “Projet de catalogue des plantes malgaches”. L’objectif est de fournir une base de données en ligne et un manuel sur toutes les plantes naturelles de la Grande Ile. Le manuel devrait être publié en 2007, mais le site Web (www.eFloras.org) est déjà accessible gratuitement. Peter Phillipson affirme que ce projet implique la collaboration d’un nombre croissant d’experts en botanique issus de différentes institutions mondiales, y compris du Parc botanique de Tsimbazaza et du Fofifa (Centre de recherches scientifiques en agriculture). (D’après la Tribune de Madagascar du 25 août 2005).

    http://www.eFloras.org

    *Commentaire de PF ZOI :*/ http://www.eFloras.org

  • carapid.com est un nouveau site Internet dédié à la culture africaine. Un projet multimédia dont le but est d'oeuvrer pour la promotion d'une image positive de l'Afrique et de la diaspora. La première phase de lancement du site est la sortie d'une compilation musicale baptisée « Allo Sénégal », réunissant plusieurs grands noms de la musique sénégalaise.

    « Carapid » est désormais un nom de domaine. L'adresse d'un site dédié à la culture africaine sur le Web et dont le promoteur est Amish Ngom, plus connu sous le nom de Dj Amish, animateur à Sud FM. Ce projet multimédia a pour ambition de défendre une image positive de l'Afrique et de la diaspora par le biais de ses acteurs culturels. Il compte également promouvoir les artistes en servant de plate-forme interactive d'échanges et de recherches.

    Ce n'est donc nullement un hasard si le nom du site fait référence aux « cars rapides », ces moyens de transport en commun, bon marché, qui circulent à Dakar, précise Amish qui met en avant cette idée d'accessibilité au plus grand nombre, sans restriction aucune. Les jeunes musiciens ou les animateurs radio peuvent ainsi se rapprocher du promoteur du site pour la conception de leur page Web, dont le lien figurera sur le site. Carapid.com propose ainsi différentes rubriques : actualités, musique, mode, expo, shopping, sport etc.

    "carapid.com" est aussi une manière de lutter contre le manque de visibilité de la culture et de l'art africain sur le Web et de donner aux artistes, qui souffrent parfois d'un manque de moyens, la possibilité de figurer sur le Web, indique son promoteur. Il s'agit de créer un environnement culturel sur le portail, explique Amish, en fournissant un répertoire des artistes, des écrivains, des cinéastes etc., qui va permettre aux internautes de savoir "qui fait quoi ?".

    La première phase de lancement du projet "carapid.com" est la sortie de la cassette intitulée "Allo Sénégal", réunissant les grands noms de la musique sénégalaise comme Youssou Ndour, Ismaël Lô, Thione Seck, Baaba Mall etc, et ceux de la jeune génération notamment Fallou Dieng, Alioune Mbaye Nder, Pape Diouf.. Le mbalakh est bien représenté, mais aussi la salsa avec Nicolas Menheim, Pape Fall, Laba Socé, en plus de la participation du regretté Ndongo Lo et de la chorale de feu Julien Jouga.

    A l'occasion de la séance d'écoute, organisée à la pyramide culturelle, à l'intention de ces collègues animateurs radios, certains titres ont semblé gagner la faveur de l'assistance.

    Les recettes issues de la vente de cette compilation, à laquelle les artistes ont participé gracieusement, précise Amish, serviront à financer, entre autres, les frais d'hébergement du site carapid.com. Un documentaire sur la musique sénégalaise et un livre de poche pour parler de notre culture sont également en projet,s poursuit le promoteur.

    La sortie de la compilation "Allo Sénégal" est prévue pour la semaine prochaine et la cérémonie de présentation du portail carapid.com' est prévue pour le 17 septembre prochain.

    Le Soleil

  • Tunisair lancera, vendredi 9 septembre 2005, la nouvelle version de son site internet (www.tunisair.com), permettant la réservation et la vente en ligne avec paiement sécurisé, dans la perspective de la tenue du sommet mondial sur la société de l'information en novembre prochain à Tunis.

    Cette nouvelle version du site permettra à l'utilisateur, selon la compagnie, de trouver des idées de séjours adaptées aux thématiques ou événements du moment ainsi que des informations relatives à la compagnie, au réseau et aux horaires, aux tarifs et promotions ainsi que des informations pratiques pour l'organisation des voyages.

    Les 300 premiers clients qui achèteront en ligne bénéficieront d'une réduction de tarif sur le billet allant de 25% à 50%.

    Pour les Tunisiens résidant à l'étranger, Tunisair a concu un espace spécifique pour faciliter l'organisation de voyages vers leur pays.

    Tunisia Online

  • Comment favoriser la mise en réseau et le développement des activités liées aux arts numériques en Afrique?

    C'est autour de ce thème que des experts venus d'Europe, d'Afrique, d'Asie et du Canada ont réfléchi, pendant deux jours, en marge du Festival des arts électroniques de Linz, petite ville d'Autriche.

    La rencontre, qui a eu lieu le 4 et 5 septembre derniers, était organisée par l'Unesco à travers son programme Digi Arts. Diverses communications ont été présentées sur des sujets comme "Les stratégies éducationnelles pour favoriser davantage de producteurs dans les arts numeriques" (Goeffrey Otieno de la structure Nairobits du Kenya) ; "Le rôle et les domaines d'intervention de la fondation Daniel Langlois dans les pays émergents et en Afrique" (Jean Gagnon, directeur exécutif de cette fondation canadienne) ; "Les arts numériques et l'environnement des musées en Afrique" ; (Lorna Abungu, directrice exécutive du Conseil international des Musées africains) ; " La Biennale de Dakar, une opportunité pour le développement des arts numériques en Afrique", ainsi que diverses contributions orales faites par des experts et professionnels des arts ou du numérique.

    Les responsables du volet Digi Arts à l'Unesco, Jaco du Toit et Doyun Lee, ainsi que Marcus Neustetter de Trinity Session en Afrique du Sud, ont présenté le programme et un de ses démembrements : le Digi Arts Africa.

    Le programme de l'Unesco est ambitieux et ses principaux objectifs sont les suivants : rechercher les artistes et les théoriciens les plus reconnus dans le domaine des arts, des sciences et des technologies de l'information et de la communication ; concevoir une base de données géographique sur les artistes des zones géo-culturelles d'Afrique, des Etats arabes, de l'Asie-Pacifique, de l'Amérique latine et des Caraibes ; faire des recherches historiques sur les principaux musiciens ayant utilisé ces technologies dans leur travail de creation sonore ; sélectionner des textes fondateurs, sur l'art et la musique, liés aux nouvelles technologies...

    Le programme comporte aussi des sessions de formation professionnelle et des séminaires en ligne destinés aux débutants ; des formations en ligne sur la création musicale liée aux nouvelles technologies ; la conception de guides d'utilisation et de documentations sur une sélection de logiciels libres, de retouche d'images, de photomontage, d'animations, de synthèses et de manipulation sonore.

    L'Unesco organise depuis quelques années un Prix pour les arts numériques , dont le thème de cette année est : "La ville et les médias créatifs" (les artistes qui veulent compétir peuvent téléchargerle formulaire sur le site : http://www.nabi.or.kr/unesco_award).

    L'organisation onusienne compte participer au développement des arts numériques, en Afrique, par l'intermédiaire de grandes manifestations comme la Biennale de l'art africain contemporain de Dakar qui, depuis son édition de 2002, développe un concept dénommé Dak'Art Lab, dont l'un des principaux objectifs est d'être une plate-forme où se rencontrent des scientifiques, des techniciens et des artistes qui s'intéressent au développement des arts numériques dans le continent.

    La finalité est de mettre en place un véritable laboratoire multimédia de recherches, d'information et de formation concernant ces nouvelles technologies devenues incontournables en ce début de siècle. Ainsi, l'Unesco a-t-elle promis de renforcer cette initiative lors de la prochaine Biennale prévue du 5 mai au 5 juin 2006 à Dakar.

    Le Soleil

  • Les cybercafés et les salles de spectacles ne sont plus sommés de cesser leurs activités à minuit

    Les 5 000 cybercafés d'Algérie, selon les chiffres officiels, ne sont plus sommés de cesser leurs activités à minuit. De toute apparence, le gouvernement a reculé sur une décision qui s'est avérée impossible à appliquer aux cybernautes. Pour ces derniers aussi bien que pour les propriétaires des cybercafés, et les habitués «des salles de spectacles» selon la définition gouvernementale, l'essentiel de l'activité est nocturne. Beaucoup de ces commerces font leurs bénéfices grâce à la formule de la nuit blanche. C'est ce qui a peut-être incité le gouvernement à revoir et à corriger sa première copie.

    Le décret exécutif n°05-268 du 25 juillet 2005 paru dans le Journal officiel du 25 juillet modifie donc, le décret exécutif n°05-207 du 4 juin 2005 fixant les conditions et modalités d'ouverture et d'exploitation des établissements de divertissements et de spectacles, autorise désormais les cybercafés à rester ouverts toute la nuit. Il permet également l'ouverture de salles de spectacle de 14h à 6h du matin. Selon l'article premier du décret n°05-268, le chef du gouvernement modifie les dispositions de l'article 23 du décret exécutif n°05-207 pour préciser qu'à «l'exception des cybercafés, les horaires d'exploitation des établissements de divertissements s'étalent entre 8h00 du matin et minuit au plus tard. Et de souligner que «les horaires d'exploitation des établissements de spectacles s'étalent entre 14h00 et 6h00 du matin au plus tard».

    Pour rappel l'ancien décret daté du 4 juin 2005, impose aux gérants de cybercafés, classifiés «établissements de divertissements», une nouvelle procédure d'autorisation et de nouveaux horaires d'ouverture. Le nouveau règlement, précise le texte publié dans le Journal officiel daté du 5 juin 2005, a été décrété par le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia sur le rapport du ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, et touche la gestion des établissements de divertissements que sont les salles de jeux, les vidéothèques, les médiathèques, les aquaparcs en plus des cybercafés ainsi que les établissements dits de spectacles cités dans le décret que sont les salles de cinéma, les théâtres, les cirques, les cabarets, les boîtes de nuit ou les night-clubs, les dancings ou les discothèques et les salles des fêtes. Les horaires, appliqués selon le décret modifié aux «établissements de divertissements» s'étalent de 8h00 à minuit. Selon lesdites dispositions, qui n'auront tout compte fait survécues que deux mois, Les cybercafés et salles de «spectacles» étaient tenus de couper la connexion et fermer leurs portes à minuit précise. L'infraction à la règle horaire entraînait, selon le décret, une suspension de l'autorisation d'exploitation pour une durée n'excédant pas six mois et une suppression de l'autorisation en cas de récidive.

    La Tribune

  • Dakar abrite, mercredi prochain, la réunion technique du comité de coordination du projet " Unicode & IDN in Africa " qui vise la promotion du multilinguisme dans le cyberespace, sur le plan international, mais aussi et surtout en Afrique.

    En d'autres termes, il s'agit d'introduire les langues africaines dans le répertoire informatique des langues et des scripts communément appelé Unicode. Ainsi, c'est un panel d'experts nationaux et internationaux qui sera au rendez-vous de Dakar pour discuter et échanger sur tous les aspects techniques liés au projet " Unicode & IDN in Africa ".

    Avec Pierre Dandjinou, Conseiller régional pour l'Afrique, Pnud et Pierre Ouédraogo de l'Institut francophone des nouvelles technologies de l'information et de la formation (Intif), le Sénégalais Mouhamet Diop fait partie de ces experts africains qui veulent sceller le mariage entre les langues africaines et l'informatique pour leur exploitation universelle. Mieux, le Sénégalais, ingénieur des télécommunications, par ailleurs membre du conseil d'administration de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), est au coeur de la problématique de l'appropriation des Technologies de l'information et de la communication par les Africains pour une meilleure visibilité du continent dans le cyberespace. Si les nouvelles technologies sont considérées à tort comme une affaire ne concernant que les élites, Mouhamet Diop n'en pense pas moins que le besoin de massification s'impose pour leur appropriation par les populations africaines. " Nous avons réfléchi sur la nécessité de mettre ces outils au service des populations. Sinon, les nouvelles technologies ne seraient qu'un outil d'exclusion ". Alors, comment comprendre qu'on puisse utiliser des instruments qui sont censés parler aux populations, en faisant abstraction de leurs langues ? On parle de contenus, de présence sur le Net ; mais avec quelles langues et quels caractères ? ", s'interroge Mouhamet Diop. C'est pour palier cette inadéquation qu'un travail est en train d'être fait afin de marquer une présence de nos langues et nos scripts (c'est-à-dire le type d'écriture manuscrite simplifiée dans lequel les lettres se rapprochent des capitales d'imprimerie) dans le cyberespace. Sinon, poursuit M. Diop dont la société Next assure le Secrétariat du projet, " c'est penser, à la limite, que ces outils ne sont pas prévus pour intégrer nos langues ".

    Aujourd'hui, tient à préciser celui qui a conçu le plus grand réseau IP de l'Afrique de l'Ouest, " l'Internet est venu élargir nos choix en termes d'informations et de supports. Alors, nous devons offrir aux populations africaines le choix de parler dans leurs langues à l'image des Japonais, des Chinois et autres Coréens. Et cela, grâce à une adaptation des interfaces par rapport aux populations qui les utilisent ".

    Faut-il le rappeler, depuis deux ans, c'est une démarche individuelle qui a guidé la codification de ce projet. Seulement pour sa concrétisation, Mouhamet Diop a pensé créer une synergie autour de ce concept afin de le faire accepter par tous. Fort heureusement, l'intérêt d'une telle initiative ... africaine n'a pas échappé au président Abdoulaye Wade qui a en charge les volets Environnement et Nouvelles technologies du Nepad. Et s'il est généralement admis que le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique pêche dans la mise en oeuvre, ce projet " Unicode & IDN in Africa " participe d'une certaine manière à assurer au continent une présence beaucoup plus marquée, en termes de contenus, sur la toile à l'image de l'Asie, forte de ses spécificités locales et régionales. Malheureusement au départ, certains organismes de développement n'ont pas jugé utile d'accompagner ce processus à ses débuts. Juste, parce que tout projet, intégrant la composante Nepad, doit être validé au sein du pôle technique basé en Afrique du Sud. Ce qui semble peu pertinent au regard des enjeux d'une telle problématique qui doit être l'affaire de tous les Africains, sans exclusif. Dans la mesure où il faut marquer une présence à grande échelle du continent sur le Net.

    Aujourd'hui, Mouhamet Diop a pu avoir l'adhésion d'un certain nombre de personnes-ressources ; au même titre que le soutien de l'Internet Society (Isoc), entre autres. " Ils nous ont facilité cette réunion technique de Dakar dont les objectifs sont très clairs ; avec un phasage bien défini dans le temps ". Dans la mesure où ce projet de deux milliards cinq cent millions (2 500 000 000) de FCfa concerne tous les pays africains ; avec une phase pilote qui intègre six pays et deux administrations de noms de domaines nationaux (ccTLD) pour l'internationalisation des noms de domaines (IDN). Que dire alors de la généralisation de ce projet ? Sinon qu'elle se fera sur la base d'une évaluation exhaustive de la phase pilote. " J'aurais pu en faire un projet national. Seulement, cela n'aurait pas eu le mérite de tirer vers le haut les 54 pays africains ", renseigne M. Diop. Car, si l'Afrique n'a pas ses scripts et ses langues disponibles dans ses bases de données, il est alors difficile de commander chez Microsoft une version Windows avec des variantes linguistiques africaines ... à l'image d'un clavier wolof.

    Si Unicode est un processus dynamique - dont l'objectif est de créer un espace de dialogue entre les sociétés qui ont travaillé sur les caractères (les normes de codification) - l'internationalisation des noms de domaines (IDN), quant à elle, ne concerne que ceux qui ne parlent pas anglais. " Ainsi, à termes, l'Internet deviendra un environnement multilingue à 100 % avec les noms de domaines internationaux qui peuvent s'écrire dans toutes nos langues nationales ".

    S'il est clair que l'internationalisation des noms de domaines constitue une bataille où les Asiatiques sont leaders, à côté de vrais battants comme les Arabes ; il faut véritablement en Afrique des compétences qui maîtrisent ces enjeux. " C'est la raison pour laquelle nous avons ciblé deux pays pour l'internationalisation des noms de domaine (IDN). Et, je veux me battre pour que le Sénégal soit dans ce projet ", explique M. Diop. D'autant plus qu'en termes d'avantages comparatifs, notre pays dispose d'une expertise avérée dans le domaine des nouvelles technologies. Mieux, récemment, un laboratoire d'ingénierie des langues a été mis en place à Thiès. Autant de choses qui prouvent qu'il ne s'agit point d'un débat linguistique, mais simplement de poser un problème technique et d'y apporter des solutions technologiques. " Car, les Japonais, les Chinois et les Coréens ont formé leur comité pour la mise en oeuvre des IDN. Un travail d'harmonisation a été fait et cela a abouti à quelque chose. C'est pourquoi, ils sont le groupe le plus avancé ", explique l'ingénieur des Télécommunications.

    Que faut-il alors penser de la multitude de langues en Afrique ? " Il faut savoir que l'Internet est un espace de choix ; que le multilinguisme n'est pas un frein. Mais, une opportunité qui permet aux populations de s'approprier cet outil ", tient à préciser M. Diop. Qui plus est, le respect de la diversité culturelle est devenu un principe moteur de la société de l'information. Surtout qu'il participe à la lutte contre toute forme d'aliénation. A ce titre, le multilinguisme dans le cyberespace se trouve être une exigence et non une contrainte. Pour la bonne et simple raison qu'au-delà de la problématique technique, il existe ... une problématique idéologique.

    Si dans la mise en oeuvre du projet "Unicode & IDN in Africa", ses initiateurs ont voulu conserver le caractère privé, c'était simplement pour ne pas perdre de temps dans des querelles de positionnement face à la multiplicité des pôles de décisions politiques au niveau continental. Et fort heureusement, la première phase du projet a été bouclée, sans que rien ne vienne remettre en cause cette dynamique historique. Dès lors, la réunion d'après-demain à Dakar ambitionne de booster le processus de codification pour pouvoir disposer d'un livre blanc sur l'informatisation des langues africaines. Une chose est sûre : ce projet n'est pas un choix, mais une obligation. "On ne peut pas, ne pas le faire", fait remarquer Mouhamet Diop. Pour la bonne et simple raison que l'originalité dans son approche réside dans le fait qu'il s'agit d'un projet piloté par des Africains qui ont décidé de se prendre en charge. Car, la majorité des acteurs qui sont partie prenante dans cette dynamique ont voulu poser des actes afin que l'Afrique et ses langues ne soient pas en reste dans le cyberespace. "Parallèlement à ce processus, je voudrais qu'on fasse le travail au Sénégal avec les moyens du bord comme l'Agence de régulation des télécoms. D'autant que nous voulons une dynamique nationale pour accompagner ce projet. C'est-à-dire une composante Sénégal du projet Unicode. Et au-delà, avec d'autres experts, nous espérons avoir un déclenchement simultané de plusieurs projets en Afrique". Une manière pour l'expert sénégalais de réussir ... une révolution africaine dans le cyberespace.

    Le Soleil

  • Côte d'Ivoire Telecom est décidée à servir l'Internet haut débit à moindre coût.

    « Côte d'Ivoire Telecom veut rendre l'Internet accessible à tout le monde. L'objectif de notre action est de permettre, à l'internaute, de se connecter sans peur. Quel que soit son temps de connexion, il payera désormais moins cher ». Ces propos sont de M. Bruno Koné, Directeur général adjoint de ladite structure qui s'exprimait à l'occasion du lancement de « ADSL extra large jusqu'à 2 méga ». Le mercredi 24 août 2005, à l'immeuble "le Djékanou", au Plateau. Pour M. Koné, cette gamme de service "extra large", couvre toute la ville d'Abidjan et s'étendra, à partir de la deuxième semaine de septembre 2005, aux villes de San Pédro et Yamoussoukro. Avec comme point de mire, la couverture totale de la Côte d'Ivoire. Il ressort des précisions de MM. André Appetey (Directeur marketing et communication), Bilé Diémeléou (chef de projet ADSL) et Yves Famien (Chef de produit internet) que la cible ADSL a changé. En plus de la population résidentielle, elle touche les professionnels avec des offres pour faire du haut débit.

    Ce qui sous-entend une connexion permanente et rapide. Les débits qui étaient de 128 kilobits peuvent atteindre 2042 kilobits. Et cela avec des tarifs réduits pour de telles offres. Ce service ADSL permet donc l'utilisation simultanée du téléphone et de l'Internet, l'accès à des réseaux spécialisés, le téléchargement, la téléconférence, les jeux et les catalogues vidéo, la téléphonie, la télé médecine, ... Autres avantages, c'est que non seulement, les tarifs sont les meilleurs, mais c'est l'Internet haut débit, sans facturation à la minute. Pour bénéficier de l'ADSL, il suffit d'être situé dans une zone de couverture, avoir une ligne téléphonique analogique Côte d'Ivoire Telecom et un accès ADSL chez un fournisseur d'accès internet référence. En plus de la connexion au service internet, le client doit avoir un micro-ordinateur ou un parc de micro-ordinateurs en réseau ; un filtre (un petit boîtier qui sépare le trafic de données), un modem ADSL ou modem routeur, pour mettre la connexion, l'ordinateur via la ligne téléphonique.

    Il a par ailleurs été indiqué que les lignes Fidelis de Côte d'Ivoire Télécom sont incompatibles à ce service. Les responsables de Côte d'Ivoire telecom ont fait savoir que l'ADSL est pour le moment, l'apanage de leur entreprise seule. M. Koné s'est réjoui de cette offre (ADSL) car, à l'en croire, « elle est le meilleur rapport qualité prix au niveau de l'Internet ».

    Le Patriote

  • Après les communes de Penka Michel, Nkong zem, Batcham, Dschang et Mbouda, c'est la mairie rurale de Bafoussam qui a accueilli le projet " Opération formation de 1500 villageois en informatique ". Stationné depuis le 21 juin dans la cour de la commune, le cyber bus 'African Queen' a déjà initié 170 personnes à l'utilisation de l'ordinateur à Bafoussam et 160 autres sont en cours d'initiation en ce moment.

    Selon David Tsopbeng, chef technicien et formateur de cette caravane, face à la demande pressante des populations et surtout des administrateurs locaux, le Gic Labotel a été obligé de revoir le nombre de personnes à former qui est passé depuis Batcham de 100 à environ 350 personnes dans chaque commune. En outre, la formation qui est désormais divisée en deux phases (celle des élèves et du personnel de la commune rurale et celle du personnel administratif) s'étend sur un mois voire plus. Ces changements qui bouleversent les estimations de départ du projet Labotel vont probablement avoir un impact considérable, surtout financier. " A la longue, la masse populaire sera insoutenable. Nous comptons alors bénéficier de l'apport des bailleurs de fonds et du gouvernement, surtout pendant la construction des centres multimédias ", confie le cordonateur. Ceci n'est pourtant pas le seul problème que la caravane a rencontré à Bafoussam.

    Toujours selon Tsopbeng, l'accueil dans la capitale provinciale a été des plus minables. " Ici l'accueil n'a pas été chaleureux. Presque rien n'est mis à notre disposition : toilettes, tables et chaises pour disposer les ordinateurs et installer les stagiaires. Le personnel de la commune, presque toujours absent semble ne vraiment pas s'intéresser par ce que nous faisons. " Un tour dans la salle servant d'atelier de formation permet de vérifier ces propos, où sept ordinateurs sont installés devant l'oeil admiratif de trois à quatre personnes par ordinateur qui espèrent ainsi profiter au maximum de leur temps limité. Paradoxalement, les stagiaires semblent très heureux de leur condition : " C'est une aubaine pour nous qui sommes parti d'un point zéro. Nous apprenons vite et espérons que beaucoup comme nous aurons l'occasion de flirter avec l'outil informatique ", confie un stagiaire. On se demande alors si cet engouement sera le même pendant la deuxième phase, après la construction des multimédias dont l'accès devrait sans doute être payant. A ce jour, près de 1400 personnes sont déjà initiées à l'outil informatique à l'Ouest grâce à ce projet. C'est un pas considérable qui ne doit alors pas s'arrêter en si bon chemin. Les populations de Baham en seront les prochaines bénéficiaires.

    Le Messager

Actualités informatiques

  • Prologiq, société d'informatique décroche le prix de meilleur partenaire Microsoft en Afrique francophone.

    L'affaire est passée presque inaperçue dans les médias. Mais pas dans les milieux des technologies de l'information et de la communication de la ville de Douala. Prologiq, entreprise de droit camerounais, spécialisée dans les systèmes informatiques a décroché le 22 août dernier l'Award du meilleur partenaire Microsoft en Afrique centrale et de l'Ouest pour l'année 2005.

    Le prix a été enlevé sur les berges de l'océan Indien, en Ile Maurice lors du sommet annuel des partenaires de la firme de l'Américain Bill Gates. Microsoft compte près de 3000 partenaires dans les 21 pays que compte sa région Afrique centrale et de l'Ouest. La compétition, on s'en doute, était bien ardue. Ce qui rehausse les mérites et les compétences de Prologiq, société créée en 1999 par un Camerounais résidant aux Etats-Unis. Parmi ces 3000 partenaires en Afrique, Microsoft compte dans ses rangs les filiales des multinationales européennes comme CFAO Technologies ou Inova (Bouygues). Prologiq a exécuté diverses missions en Afrique telles que les séminaires de lancement de ses technologies, les présentations des produits, la réalisation des sites informatiques à la fois pour le compte de Microsoft et des entreprises du secteur public comme du secteur privé au Cameroun, en Côte d'Ivoire, à Madagascar entre autres.

    La particularité de cette structure est qu'elle s'appuie sur le brain-trust local. L'équipe est bâtie autour d'une équipe de jeunes ingénieurs de l'Ecole polytechnique. 90% de ses cadres sont issus de l'école de Melen. A Bonanjo hier, au siège de la société qui occupe l'immeuble de la Zone franche industrielle, les salariés avaient le triomphe modeste. Ce n'est pas la première fois qu'une pareille chose arrive là-bas. En 2002 déjà, Prologiq avait été élue SAGE d'or c'est-à-dire le meilleur réseau mondial de partenaires de la société anglaise SAGE, éditeur n°1 mondial de logiciels de gestion pour les PME. Maintenant, le plus dur commence pour la jeune équipe : se maintenir sur la première marche du podium. Ce n'est pas le plus facile. Surtout dans un groupe dont la moyenne d'âge est de 25 ans. A Douala, il y a beaucoup de tentations.

    Cameroon Tribune

  • Le monde est petit. On en prend de plus en plus conscience avec toutes les facilités qu'offrent les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Avec ces nouvelles technologies, point n'est besoin d'effectuer de longs voyages puisqu'il est possible de nos jours d'effectuer des échanges de compétences et de services  d'un pays à l'autre et  d'un continent à un autre.

    C'est ainsi que la chambre des comptes et de discipline budgétaire de Djibouti a organisé hier  une séance de formation pour ses magistrats en vidéoconférence avec la cour des Comptes française.

    Le monde est petit. On en prend de plus en plus conscience avec toutes les facilités qu'offrent les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Avec ces nouvelles technologies, point n'est besoin d'effectuer de longs voyages puisqu'il est possible de nos jours d'effectuer des échanges de compétences et de services  d'un pays à l'autre et  d'un continent à un autre.

     C'est ainsi que la chambre des comptes et de discipline budgétaire de Djibouti a organisé hier  une séance de formation pour ses magistrats en vidéoconférence avec la cour des Comptes française.

    Cette initiative, la première du genre, s'est déroulée en présence du ministre de la justice, Mohamed Barkad Abdillahi et son collègue de la Communication et de la Culture, Ali Abdi Farah.

    Le président de la chambre des comptes, Mahamoud Hassan, a indiqué que ce procédé avait des avantages énormes et qu'il permettait à cette jeune institution de bénéficier de l'expertise de la cour de compte française à distance.

    Il faut citer, du côté français, l'intervention à distance du  secrétaire général de la cour de discipline budgétaire et financière  et conseiller référendaire de la Cour des Comptes française, Nicolas Grosper qui a fait un exposé  sur les notions de discipline budgétaire. 

    Au cours de cette conférence numérique, les magistrats de la chambre des comptes et de discipline budgétaire ont soulevé de nombreuses questions pertinentes concernant les procédures et mécanismes judiciaires.

    L'équipe française qui a utilisé pour cette vidéoconférence les locaux de la Banque Mondiale à Paris était dirigée par le conseiller référendaire de la cour des comptes, Philippe Rousselot,  qui a profité  de l'occasion pour rappeler que la cour des comptes française va célébrer  en novembre 2007 son bicentenaire et  qu'elle   continuera à soutenir les efforts de la chambre de Djibouti afin qu'elle puisse mener pleinement sa mission d'assainissement des finances publiques.

    Ce dernier a notamment confirmé que son organisme apportera l'appui nécessaire à la chambre des comptes  pour l'organisation d’un atelier sur le contrôle des rénumérations versées aux agents au profit des cours des comptes francophones à Djibouti.

    Pour Mohamoud Hassan, président de la Chambre des Comptes, le succès de cette première vidéoconférence constitue un premier pas encourageant.  " Au lieu d'envoyer un ou deux magistrats à l'étranger,  avec toutes les dépenses que cela comporte,  ce système numérique nous permet, a-t-il dit,  de faire des économies et de former plusieurs magistrats à la fois ;  ainsi nous allons améliorer et renforcer nos capacités ".

    Voilà une affaire qui a l'air de commencer sous les meilleurs auspices.

    La Nation

      

  • Officiellement lancée hier, la douzième filiale internationale du géant du BPO indien, a élu domicile à la cybertour. L'occasion pour le Premier ministre Navin Ramgoolam de dégager les axes de sa politique en matière de technologies de l'information et de la communication.

    Vasu Srinivasan, de l'état- major de Hinduja, s'est déplacé pour l'inauguration.

    Namasté, vous êtes chez Hinduja TMT, géant indien en pleine croissance du secteur de l'externalisation. Car pour franchir le seuil de cette grosse pointure des Technologies de l'information et de la communication (tic), il suffira de pousser la porte d'entrée de la société au troisième étage de la cybertour d'Ebène. La filiale mauricienne a en effet officiellement été lancée hier, portant ainsi à 12 le nombre d'implantations du groupe indien sur le plan international.

    Et ce n'est qu'un début, à en croire le coprésident de la compagnie, Ramkrishan Hinduja, qui était accompagné de plusieurs membres de son état-major venu à Maurice pour l'inauguration.

    Filiale du groupe Hinduja, une des plus importantes corporations de l'Inde, avec des activités dans plus de 20 pays et employant 25 000, Hinduja TMT est dans le top six des compagnies du domaine technologique à plus forte croissance sur le sous-continent indien. L'année dernière, Hinduja TMT employait encore 1 700 personnes alors que le chiffre est déjà passé à 5 000 cette année. Un tel palmarès mérite une attention particulière.

    Le Premier ministre Navin Ramgoolam, ainsi que plusieurs ministres, étaient logiquement présents à l'événement, que n'a pas manqué le gotha local du secteur informatique.

    Face à un tel parterre de professionnels, le chef du gouvernement a profité de l'occasion pour aborder sa vision du secteur des Tic pour le pays.

    Et dans le domaine, Maurice a une faim de lion. Elle veut passer pour une destination phare dans le monde du Business Process Outsourcing (BPO) à moyen terme. «Les Tics vont être au centre de notre politique nationale et vde l'investissement», affirme-t-il. Au précédent gouvernement, il reproche de «n'avoir pas pu établir de clear policy roadmap » pour le secteur.

    Aussi, « il y a du rattrapage à faire », pour s'assurer que Maurice puisse être perçu comme «un pays sérieux qui est impatient d'intégrer le monde du numérique».

    Pour se faire, « toute l'attention voulue sera accordée au développement des ressources humaines et des aptitudes des jeunes dans le secteur », précise le chef du gouvernement. Il appelle également le secteur privé à s'adapter à ce changement et à faire sa part des choses pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement.

    L'Inde est un vivier de compagnies qui pourraient poser leurs valises à Maurice, à l'instar des Hinduja TMT ou encore Infosys, également présente à Ebène. Pour sa prochaine visite officielle en Inde, Navin Ramgoolam se propose « d'inviter davantage de compagnies informatiques indiennes pour étendre leurs activités à Maurice et capturer ainsi une plus grande part des marchés régionaux et français ». Rien qu'à travers les pays membres de la SADC, Maurice peut atteindre 200 millions de personnes.

    Du potentiel, le pays en a indubitablement, mais il faut encore pouvoir l'exploiter. Ramkrishan Hinduja identifie le manque en ressources humaines comme le désavantage principal du pays, que sa compagnie a toujours perçu comme « une destination parfaite » grâce notamment à sa stabilité sociale et politique.

    Le haut-commissaire indien Pripuran Singh Haer salue la contribution des compagnies à faire de Maurice une cyberîle. Si Ramkrishan Hinduja identifie les ressources humaines comme une lacune majeure, le haut-commissaire voit son aspect plurilingue comme un atout phare.

    Cet atout permettrait aux entreprises indiennes d'exploiter les marchés anglophones et francophones. Il a également rappelé la contribution de Navin Ramgoolam aux « fondations du partenariat de Maurice avec l'Inde ».

    La venue de Hinduja TMT a été concrétisée au début de cette année. Ayant loué la moitié du troisième étage de la cybercité, l'entreprise a débuté ses opérations il y a quelques semaines avec 30 personnes.

    Celles-ci, dont la grande majorité sont des universitaires, ont été recrutées et formées par un spécialiste dans le domaine, Transcend. Une vingtaine de personnes supplémentaires sont en formation. Dans un délai plus ou moins court, la compagnie espère employer jusqu'à 350 personnes.

    Le Premier ministre, accompagné de son épouse, a confié au coprésident Ramkrishan Hinduja (centre) et aux professionnels du secteur, sa volonté d'attirer les grosses boîtes indiennes.

    L'Express

  • Le projet CIPACO (Centre sur les politiques internationales des TIC pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest) de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) vient de publier son premier rapport.

    Traditionnellement, les télécommunications, les médias et les autres technologies de l'information fonctionnaient grâce à des réseaux différents utilisant différentes plates-formes, et étaient soumis à des régimes juridiques différents. Aujourd'hui, avec la convergence des technologies de l'information et le développement accéléré des services en ligne, les technologies IP permettent aux opérateurs de télécommunications de pénétrer le marché des médias (radiodiffusion et TV) et inversement aux opérateurs de média d'offrir des services de communication de la voix et des données, posant ainsi de nouveaux défis aux régulateurs. Le phénomène de la convergence (au niveau des technologies, des services, des industries et des terminaux) vient remettre en cause le cloisonnement des différents secteurs et appelle à repenser les politiques, les cadres législatifs et réglementaires ainsi que les modèles de régulation. Cette situation est d'autant plus pertinente pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre que les organes de régulation sont jeunes ou en création, en particulier dans le domaine des télécommunications.

    Il est apparu que ces organes n'ont pas encore intégré cette problématique dans leurs réglementations, même si on s'y prépare dans certains pays. Ainsi, la création d'un organe de régulation unique est proposée dans un document de stratégie au Nigeria. Dans certains pays comme le Sénégal, des services comme la TV sur ADSL devrait être bientôt lancés.

    Les objectifs spécifiques de cette étude étaient de :

    Fournir une image globale de la régulation des communications électroniques en Afrique de l'Ouest et du Centre, avec une attention particulière pour les pays cibles ;

    Analyser les différents modèles de régulation (notamment hors des deux régions) et proposer aux acteurs du secteur (gouvernement, opérateurs, régulateurs, société civile, partenaires au développement) des recommandations devant faciliter l'adoption et la mise en oeuvre d'un modèle de régulation efficient

    Examiner la pertinence de la mise en place d'un organe de régulation unique pour les communications à l'heure de la convergence en Afrique de l'Ouest et du Centre.

    Indiquer clairement le rôle des différents acteurs.

    Quatre pays cibles ont été choisis : le Cameroun, le Ghana, le Nigeria et le Sénégal. La situation dans des pays comme le Niger, la Mauritanie, la Gambie (régulation multisectorielle) a été examinée. Les expériences de certains pays occidentaux et d'autres pays africains se situant hors des deux régions cibles de l'étude ont été également analysées.

    Une présentation de la problématique de la convergence et de ses enjeux a été faite. De nombreuses sources sur le sujet sont proposées. Les analyses ont réalisées surtout du point de vue des télécommunications.

    Le rapport recommande une approche évolutive vers la création d'un organe de régulation unique pour gérer les communications en Afrique de l'Ouest et du Centre, en particulier pour tenir compte des contextes particuliers des deux régions. Aux différents acteurs, il est proposé, notamment :

    Aux autorités en charge des politiques de communication : la définition d'une approche régionale, par les organisations telles que l'UEMOA, la CEDEAO ou la CEMAC, qui proposeraient des directives ou des recommandations, assorties d'un calendrier de mise en oeuvre à intégrer dans les politiques nationales ;

    Aux acteurs de l'industrie : le positionnement stratégique de chaque acteur (opérateurs de réseaux et services de communication) sur la chaîne de valeur des réseaux et services de communications électroniques ;

    Aux régulateurs : la création de cadres de concertation entre les structures de régulation des télécommunications et de l'audiovisuel en vue d'adopter une approche vers la régulation de la convergence ; en particulier, il est fortement recommandé de rédiger un document de justification à soumettre à l'autorité compétente pour décision ;

    A la société civile : le développement de son intérêt pour la régulation des communications.

    Le rapport, qui fait 100 pages, a été réalisé en collaboration avec l'Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications, par Mohamadou A. SAIBOU (contribution de Gaston ZONGO). Le financement de l'étude a été assurée par le Programme CATIA du DFID (gouvernement britannique) dans le cadre de son appui au projet CIPACO. Les enquêtes ont été réalisées entre décembre 2004 et avril 2005. L'Institut Panos Afrique de l'Ouest remercie toutes les personnes ayant apporté leurs contributions pour sa finalisation.

    A propos de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest et du CIPACO

    Le CIPACO est mis en place par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO), une organisation non gouvernementale africaine dont l'objectif est de promouvoir une culture de la démocratie, de la citoyenneté et de la paix, à travers l'information et la communication. Il a été initié dans le cadre du Programme international CATIA et a pour but de renforcer les capacités des acteurs en Afrique de l'Ouest et du Centre, pour une meilleure participation à la prise de décision internationale en matière de Technologies de l'Information et de la Communication.

    Le CIPACO s'insère dans le Programme NTIC de l'IPAO ; il a cinq axes d'intervention notamment :

    L'animation d'un système d'information (site portail sur les politiques des TIC pour les deux régions couvertes, bulletins d'information électronique)

    La réalisation d'études et d'analyses

    L'organisation de débats électroniques thématiques ponctuels

    L'appui à la participation à des réunions internationales clés.

    Fraternité Matin

  • Le Campus numérique francophone de Kinshasa (Cnfk) fonctionne depuis juin 2003 dans le même bâtiment que le Centre de documentation de l'enseignement supérieur, universitaire et de recherche de la capitale (Cedesurk). Il regroupe l'ensemble des institutions universitaires de Kinshasa, comme membres, et comprend un centre d'accès à l'information et celui de ressources. Il a trois salles pour la formation, l'auto-formation et l'Internet.

    Au cours d'un entretien qu'il a eu avec Le Potentiel, M. Motonobu Kasajima, coopérant belge et responsable du Cnfk, indique que le Campus numérique sert de relais à l'ensemble des programmes de l'Agence universitaire de la francophonie en République démocratique du Congo pour les étudiants, les enseignants, les chercheurs, l'organisation des colloques et conférences, les programmes thématiques. D'autre part, le campus constitue une plate-forme technologique qui vient en appui à l'enseignement supérieur et universitaire. Il permet de développer des études grâce à une nouvelle technologie d'information et de communication pour une meilleure gestion académique des cours ainsi que l'organisation et la formation à distance sur de nouvelles technologies.

    Depuis son ouverture, le public universitaire a l'opportunité de consulter les livres qui se trouvent au Cedesurk, d'accéder au site Internet, de commander des articles scientifiques très récents et de suivre des formations, soit en apprenant à créer le site web, soit l'administration du système réseau, soit encore le logiciel. « Nous accueillons le personnel spécifique composé de professeurs, étudiants et chercheurs qui ont besoin de la documentation pour faire des recherches scientifiques. Nous sommes donc au service du monde universitaire qui a besoin de développer de nouvelles compétences plus techniques. Ils apprennent à se servir de l'ordinateur et de l'Internet, ainsi qu'à se perfectionner en informatique », a affirmé Kasajima.

    Selon Motonobu Kasajima, le Cnfk offre cette année trente-deux formations à distance qui sont toutes universitaires et sanctionnées par un diplôme. Elles permettent à tout Congolais de suivre une formation de deuxième ou de troisième cycle des universités belges, françaises, canadiennes ou sénégalaises et d'obtenir - après une année et après le passage des examens avec succès - un diplôme cacheté et signé par le recteur de l'université qui organise la formation. « Nous allons, au mois d'octobre, remettre les premiers diplômes aux dix-sept étudiants qui ont suivi l'enseignement à distance pendant l'année 2004-2005 », a révélé le responsable du Campus numérique francophone de Kinshasa. Ces diplômes seront remis aux récipiendiares lors d'une cérémonie rehaussée de la présence du ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire ou son représentant. Par ailleurs, a-t-il enchaîné, « nous avons lancé un deuxième appel à candidatures pour l'année 2005-2006 et plus de 70 candidats congolais sont déjà sélectionnés ».

    Pour accéder à cette formation scientifique et à des bibliothèques du Cnfk et du Cedesurk, il faut être enseignant ou assistant dans une université, ou bien solliciter une dérogation auprès du directeur si l'on est dans un autre secteur tel que l'Administration publique.

    L'intérêt de l'enseignement à distance consiste notamment en ce qu'il est ouvert à tout le monde. Il peut s'agir d'étudiants cherchant à poursuivre leur cursus, de fonctionnaires et aussi de ceux qui prestent dans les sociétés privées qui peuvent suivre leur formation tout en travaillant. Cet enseignement permet aussi de travailler avec un horaire décalé. « Nous avons en majorité des candidats qui travaillent déjà. Ils veulent avoir d'autres diplômes et réactualiser leur compétence. Cette formation à distance peut être donnée n'importe où si l'on peut avoir l'Internet. Pour le moment, les candidats de Kinshasa sont privilégiés parce qu'ils ont un campus numérique, où ils peuvent venir suivre les formations dans les meilleures conditions avec un ordinateur et une connexion Internet de bonne qualité et un espace de travail acceptable », a assuré M. Kasajima.

    Quant à valeur du diplôme délivré après la formation à distance, M. Motonobu Kasajima a déclaré que ce diplôme est exactement le même que celui délivré de manière présentielle. Il a salué la collaboration qui existe entre le campus numérique et le Cedesurk, soulignant les deux organismes travaillent ensemble pour donner le maximum d'informations scientifiques à tout chercheur, étudiant ou professeur qui se présente dans cet espace.

    Il y a énormément de candidats qui se présentent pour la formation à distance dans le Cnfk. Pour bien les accueillir, une deuxième salle de formation est en construction. Mais, la plus grande difficulté rencontrée en République démocratique du Congo, c'est le coût très élevé pour avoir accès à l'Internet. C'est ainsi que Motonobu Kasajima a émis le souhait de voir le gouvernement congolais d'obtenir, dans l'intérêt de l'enseignement et la recherche, des tarifs préférentiels afin de permettre aux universitaires congolais et aux centres de recherche de se désenclaver et de renouer des contacts internationaux à travers le monde.

    Concernant les relations avec le gouvernement, il a indiqué que la collaboration existe bel et bien. « Le ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire nous sollicite pour certaines questions », a-t-il dit. En outre, le Campus numérique travaille sur le renforcement des capacités au sein des universités. Il y a quelques mois, des ateliers ont été organisés sur la gouvernance universitaire auxquels ont participé plusieurs recteurs d'université du pays.

    Le Potentiel

Syndicate content