L'éDITORIAL DU MOIS

Vipnet s’associe à UBA Bank pour renforcer sa présence en Côte d’Ivoire

Dans l’attente de ses élections, la Côte d’Ivoire et ses entrepreneurs en particuliers, continuent à regarder de l’avant et à innover pour assurer le développement de leurs activités économiques. Vipnet, un fournisseur d’accès Internet (FAI) vient de s’associer avec la banque UBA pour renforcer sa présence et accélérer le développement de ses services Internet. Isabelle Gross s’est entretenue avec Ahmed Cherif, le DG de Vipnet sur ce partenariat banque et société NTIC.

Vipnet est le département Internet d’Afrique Technologies & Services (ATS), une société fondée en 1999 proposant des services intégrés dans le domaine de l’informatique et des télécoms. Pour suivre l’évolution des métiers et des besoins, ATS a fait une demande pour exercer en tant que FAI en 2003. Un an plus tard, la société a lancé ses services Internet. Selon Ahmed Cherif, la fourniture de services Internet représente aujourd’hui environ 95% des activités de la société. Avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 1.2 milliards de francs CFA, Vipnet table sur une croissance de l’ordre de 30 à 40% cette année et compte se tailler une part de marché de 20% dans les deux prochaines années.

Avec un nombre d’abonnés Internet de l’ordre de 100,000 dont 50,000 à 60,000 auprès de Côte d’Ivoire Telecom, le taux de pénétration reste très faible en Côte d’Ivoire. Le potentiel de développement des services data est donc immense mais selon le DG de Vipnet, il reste beaucoup de barrières à franchir comme par exemple le coût de l’ordinateur dont les prix actuels restent prohibitifs pour une grande majorité de la population ivoirienne. Dans cette logique de croissance, Vipnet s’est aussi rendu compte que sa présence sous forme de mono-site présentait des limites à son développement. En d’autres termes, les clients de Vipnet sont contraints de se déplacer au siège de la société pour régler leur facture – une perte de temps et d’argent pour ces derniers et sans doute un facteur que les consommateurs prennent en compte dans le processus de décision du choix de leur fournisseur Internet.

L’établissement d’un partenariat entre la banque UBA et Vipnet a pour objectif de réduire ces limites. En effet à partir du 12 avril prochain, les abonnés de Vipnet n’auront plus à se rendre au siège de la société aux Deux plateaux pour régler leur facture. Il leurs suffira tout simplement de se rendre dans l’une des agences de la banque UBA. La solution « BankCollect » d’UBA est une plateforme électronique de paiement mise à la disposition des entreprises pour collecter les règlements de leurs clients ou abonnés. La banque agit comme une caisse de règlement auprès de laquelle les clients d'une entreprise peuvent payer leurs factures. « BankCollect » est un mode de paiement pratique, rapide et sécurisé permettant aux entreprises de collecter des règlements de leurs abonnés, tout en gardant le contrôle sur leurs encaissements. Pour Ahmed Cherif, cette solution de paiement facilitera le développement des activités Internet de la société. Vipnet dispose d’une interface personnalisée permettant de gérer en temps réel les paiements encaissés tout en réduisant les risques de sécurité liés à la circulation d’argent liquide. Quant à l’abonné Vipnet, il lui suffit de donner à l’agence de la banque UBA, un des trois identifiants suivants à savoir son nom ou son login ou son numéro de ligne pour se faire reconnaître au moment du paiement.

Ce partenariat entre la banque UBA et Vipnet est aussi un bon exemple des multiples interactions qui sont possibles (et souhaitables) entre le secteur des NTIC et le secteur de la banco-finance. Qu’il s’agisse de la fluidité et de la rapidité des transactions bancaires dans le cas de Vipnet ou encore plus généralement d’investissements ou d’une plus grande présence des sociétés NTIC sur les bourses locales, il est clair que les deux secteurs ont tout à gagner l’un de l’autre. A terme, ils peuvent faciliter l’établissement d’un système bancaire et financier moderne dans les pays africains qui a son tour pourra mieux participer au développement de l’ensemble des activités locales.

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