Edition Française, 7 avril 2011, No 155

node ref id: 21603

Editorial

  • Des projets de fibre optique au cabinet ont été annoncés dans les plus grands marchés africains: la société Jamil au Kenya, i3 en Afrique du Sud et Algérie Telecom ont lancé des pilotes. Pour la plupart des opérateurs télécoms, la prochaine étape après les réseaux métropolitains c’est la fibre au cabinet. Ensemble, ils permettront aux opérateurs de téléphonie fixe de se « réinventer » et de se placer en tête de la concurrence mais pour ce faire il faut une bonne combinaison d’investissements consistants dans le réseau fibre et dans le contenu qui sera proposé sur le réseau nouvellement créé. La semaine dernière Russel Southwood a discuté de l’expérience d’Orange Maurice avec Sarat Lallah, son DG.

    Bien que Maurice fasse partie de l’Afrique, le pays est bien différent du reste du continent. Le niveau de vie est considérablement plus élevé et c’est une île géographiquement compacte avec une bonne infrastructure et un taux de pénétration de la téléphonie fixe élevé. Le pays a toujours été un bon indicateur de ce qui va se passer en Afrique parce qu’il a souvent investi dans la technologie avant les autres: c’est par exemple le premier endroit ou un déploiement commercial de la 3G a été réalisé. La stratégie du gouvernement de développer une cyber-ile a suscité de nombreuses critiques mais son objectif de promouvoir l’externalisation de services comme un facteur de croissance montre que cela peut être fait. Des imitateurs dans d’autres pays africains ont eu moins de succès. Par conséquent il est possible de tirer une leçon de son expérience même si Maurice est très différente d’autres pays en Afrique. 

    Orange Maurice a commencé à investir dans la fibre au cabinet avec une phase test à Wolmar sur la côte ouest en 2006. En 2007 l’opérateur avait installé 15 cabinets et cela a été étendu à 77 cabinets cette année. Selon Sarat Lallah, le DG « nous en installons toujours et nous souhaitons accroître la couverture à l’ensemble de l’île. Nous plaçons les cabinets dans la rue et le raccordement final est en cuivre ».

    L’objectif global est d’offrir une couverture à l’ensemble de la population ou presque pour 2015. En parallèle à ce réseau, l’opérateur a déployé de la fibre aux entreprises. « Nous avons installé de la fibre dans les hôtels et les entreprises implantées dans la cyber-cité d’Ebène en utilisant notre réseau GPON. Toutes les administrations centrales sont équipées de connexions à 100 mbps ».

    Pour encourager l’usage des utilisateurs sur son réseau fibre, Orange Maurice a lancé en 2006 un service TV par IP sous le label « MyT » offrant des titres en VOD et 18 chaînes TV. Le contenu s’est accru au cours du temps en particuliers une fois que les questions de droits ont été résolues. En 2010, l’opérateur a lancé un bouquet avec 5 chaînes indiennes et il y aura 10 chaînes supplémentaires pour le lancement d’Orange Expo plus tard cette année. L’opérateur offre maintenant 500 titres en VOD dont 20% de contenu mauricien.

    En 2006, la couverture était seulement de 60% mais cela a considérablement augmenté et en 2015 la couverture universelle sera presque atteinte. La vitesse de téléchargement est en moyenne de 5mbps tandis que la vitesse ascendante est de 684 kbps et le service est proposé aux clients via 3 plans: 1mbps, 2mbps et 4 mbps avec des ratios de partage différents.

    Les opérateurs historiques en Afrique semblent hypnotisés par le succès des opérateurs mobiles et lorsqu’ils ne possèdent pas leur propre filiale mobile c’est avec envie qu’ils lorgnent des licences GSM. La prochaine phase de développement (voix et données) sera du trafic IP sur fibre. Par conséquent il faut qu’ils s’accrochent à leurs plans et investissent dans des réseaux nationaux et métropolitains en fibre.

    Le contenu sera le moteur pour les services résidentiels. Dans de nombreux pays il y a une classe moyenne d’une taille significative qui formera les premiers clients pour ces services. Pour l’opérateur historique le choix crucial est quant à se limiter uniquement au transport du contenu (en s’alliant avec des fournisseurs existants de TV payante) ou à devenir un fournisseur de contenu de plein droit.

    Quelque soit le choix c’est le chemin qui permettra de transcender les acquis du fixe. La data mobile avec la technologie LTE offrira bien plus mais ceux qui le peuvent voudront être assis devant un écran d’une taille décente et un clavier avec une connexion du tonnerre. Ils voudront s’asseoir devant un écran TV pour regarder des films et du sport et non pas s’agglutiner autour d’un smartphone équipé de la technologie LTE. Les opérateurs historiques ont traversé une phase grâce au déploiement de la technologie CDMA mais maintenant il leur faut trouver les financements pour devenir sérieux. Après tout, il y a une vie après le mobile…

  • Abandonné récemment le projet de surtaxer les appels téléphoniques entrant au Sénégal va être repris par l’Etat. Habib Sy a reçu les travailleurs de la Sonatel pour leur exposer le dossier qu’ils ont déjà rejeté.

    Le projet de surtaxer les appels téléphoniques entrants n’est guère abandonné par l’Etat. Et le recul, qui a été observé après les rejets essuyés de la part des travailleurs des télécommunications et de l’opinion de manière générale, n’a été que pour mieux sauter. En effet, l’Etat revient à la charge et exhume ce dossier qui a été l’objet de toutes les controverses et même de procès. Les travailleurs de la Société nationale des télécommunications (Sonatel), par le biais de l’intersyndicale de l’Amicale des cadres, ont été reçus par le Directeur du président de la République, Habib Sy. Une audience qui a eu lieu avant-hier et qui avait pour objet d’exprimer à nouveau la volonté de l’Etat d’appliquer la surtaxe sur les appels téléphoniques entrants au Sénégal. Et ce, avec l’appui de Global Voice. Ce qui avait pourtant fait l’objet du décret 2010-632, suspendu en partie (article 6 à 11) par le décret 2010-1524.

    Pour faire accepter aux travailleurs ce qu’ils ont toujours refusé, l’Etat agit sur la fibre sociale. Il leur promet d’utiliser une partie des ressources qui seront tirées de cette opération à mettre en place un fonds pour financer une mutuelle pour les travailleurs de la Sonatel. Et pour faire comprendre à ces derniers que les ressources vont être redistribuées à différents secteurs, il leur est fait état de la construction de cases des tout-petits, d’aménagement de terrains et de construction de maison pour les immigrés. Cela, en plus du développement du secteur de l’énergie qui motive aujourd’hui des ponctions sur divers budgets de nombreux secteurs.

    Des arguments auxquels ne croient pas une source ayant participé à la rencontre avec Habib Sy et qui, tout en estimant que la destination de l’argent est la seule nouveauté dans l’argumentaire de l’Etat, persiste que c’est juste pour les ferrer que cela a été fait. "Nous avons dépassé depuis longtemps les mutuelles. Nous sommes aujourd’hui aux fonds communs et aux coopératives d’habitat. Ce qu’ils disent c’est juste pour nous intéresser au projet, mais ça n’a pas d’effet sur nous", martelle notre source qui précise que c’est pour toutes ces raisons qu’ils ne vont pas tomber dans le piège.

    Affichant la détermination des travailleurs à se battre contre ce projet, notre interlocuteur réaffirme que leur position d’hier reste celle d’aujourd’hui et rien ne les fera bouger. C’est ainsi qu’ils annoncent qu’ils vont se faire entendre dans les jours à venir pour faire rculer l’Etat.

    Le Populaire
  • La société de télécommunication Airtel (ex-Celtel), après avoir été condamnée au niveau du Tribunal de Paix de la Gombe, dans le dossier inscrit sous RP 20.673, une affaire l'opposant à son ancien Trésorier Bahati Molisho Fanfa et consorts, est en appel au niveau du Tribunal de Grande Instance de la Gombe, sous RPA 18.343. Cette affaire, dont les plaidoiries sont annoncées pour le 12 avril 2011, tourne autour d'infractions de faux en écriture, usage de faux et abus de confiance.

    Intervenant le premier au cours de l'audience du mardi 29 mars courant, l'avocat d'Airtel a rappelé qu'en sa qualité de Trésorier, le nommé Bahati était chargé, entre autres taches d'établir des chèques en faveur des fournisseurs de cette société. Remontant à la genèse du dossier, il a fait savoir qu'en date du 29 juillet 2008, Bahati avait rempli les chèques n°497.778 tiré sur la Banque Congolaise pour un montant de 393.549 dollars américains et n° 236.200, tiré de la Banque Internationale de Crédit (BIC) pour un montant de 584.513,91 dollars américains, pour le compte de la société Plessey DCR SPRL. Le même avocat a signale qu'à cette date, cette dernière société n'aurait pas mandaté son préposé habituel, le nommé Mayala Omar André, pour retirer des fonds.

    Après avoir établi les chèques au nom de Mayala Matondo, qui était son complice dans la magouille, accuse l'avocat, Bahati aurait contacté un certain Baypon, qui l'aurait conduit auprès d'un certain Mpasi Mfumu, expert en imitation des signatures, pour parfaire le « crime ».

    C'est le même Mpasi, selon l'avocat d'Airtel, qui aurait fabriqué une fausse carte de service de la société Plessey pour Mayala Matondo, qui s'était présenté à la Banque Congolaise et la BIC avec de fausses procurations portant de fausses signatures du Directeur financier d'Airtel, Jean-Luc Rhino, pour toucher les chèques.

    La supercherie n'a été découverte que lorsque les deux banques ont refusé de payer les chèques présentés par la société Plessey.

    Invité à son tour à la barre, Bahati a soutenu que toutes les données relatives au paiement des chèques provenaient de la comptabilité d'Airtel. Son rôle à lui se limitait à établir les chèques en faveur des fournisseurs. Selon lui, avant l'arrivée du nouveau Directeur financier, Jean-Luc Rhino, tous les chèques étaient émis avec soubassement. Mais juste après, tout avait changé.

    Lors d'un conseil qu'il aurait convoqué, il aurait demandé au Trésorier qu'il était de ne plus utiliser le soubassement pour ne pas se familiariser avec les clients et ainsi éviter la tricherie. C'est dans le cadre de cette mesure, a insisté Bahati, qu'il avait établi les chèques en faveur de Mayala Matondo, qui prétendait avoir été recommandé par la société Plessey. L'ex Trésorier a fait remarquer que ne connaissant pas l'un et l'autre, il lui était impossible de faire la différence entre Mayala Matondo et Mayala Omar André.

    Il a par ailleurs révélé qu'une lettre émanant de la Banque Congolaise attestait que Mayala Matondo avait déjà eu à retirer des fonds plusieurs fois dans cette banque. Son avocat a renchéri que son client était victime d'un coup monté.

    En ce qui concerne les présumés complices de Bahati, ils ont plaidé non coupables. Leurs conseils ont relevé qu'aucune preuve ne démontrait leur participation à une quelconque activité criminelle, en dépit des tortures et menaces qu'ils avaient subies pendant un mois à Kin-Mazière. Selon eux, la police leur avait fait signer des décharges sous contrainte morale, intellectuelle et physique.

    Le tribunal, après avoir entendu les versions de toutes les parties, a renvoyé l'affaire au 12 avril 2011 pour les plaidoiries.

    Le Phare
  • Le taux de pénétration de la téléphonie mobile a baissé en 2010 ; il est de 90,30%, alors qu'en 2009 il était à 91,68%, a relevé le responsable de la communication de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT).

    Pourtant, le nombre d'abonnés est en augmentation, que ce soit pour le téléphone mobile ou le fixe. En effet, la téléphonie mobile en Algérie comptait exactement 32 780 165 abonnés à la fin de l'année 2010, en hausse de 50 341 abonnés par rapport à 2009, alors que la téléphonie fixe est repassée au-dessus des 3 millions d'abonnés, a appris l'APS auprès de l'ARPT.

    L'opérateur de téléphonie mobile OTA (Orascom Telecom Algérie, Djezzy) détenait, en 2010, 46% de parts de marché avec 15 087 393 abonnés, en hausse par rapport à 2009 (14 617 642 abonnés), a précisé le responsable de la communication à l'ARPT, M. Faïçal Medjahed.

    Djezzy conforte ainsi sa position de leader du marché.Algérie Télécom Mobilis reste second malgré une baisse du nombre de ses abonnés. Les clients de Mobilis sont passés de 10 079 500 abonnés en 2009 à 9 446 774 en 2010, ce qui correspond à une part de marché de 28,8%.

    Watania Telecom Algérie (WTA, Nedjma), bon troisième, continue sa progression. Nedjma comptait 8 245 998 abonnés en 2010, en hausse par rapport à 2009 (8 032 682), soit une part de marché de 25,2%.

    Concernant la téléphonie fixe, un peu plus de 3 millions d'abonnés ont été comptabilisés au 28 février 2011. Le groupe public Algérie Télécom, en situation de monopole depuis la disparition de Lacom, comptait à cette échéance très récente 2 537 000 abonnés à la téléphonie fixe filaire et 533 300 au WLL (Wireless Local Loop), réseau sans fil utilisant les ondes hertziennes, a précisé M. Medjahed.

    Concernant l'Internet haut débit, il a estimé le nombre de clients abonnés aux différents réseaux d'ADSL à 830 000 à fin février 2011, soit un taux de pénétration d'environ 10%.

    La Tribune
  • Depuis mercredi 23 mars, l'opérateur sud-africain de téléphonie mobile MTN a mis sur le marché ghanéen un programme d'assurance-vie par téléphone portable.

    Jeremy Leach, responsable de la microassurance chez Hollard Insurance Group (Afrique du Sud), partenaire de MTN sur cette opération, a alors soutenu que « jusqu'à présent, l'assurance n'a jamais été rendue disponible ou n'a jamais ciblé le marché des personnes à bas revenus ».

    En réalité, il s'agit d'un produit destiné aux plus pauvres. Dans le détail, cette nouvelle assurance rompt avec une pratique qui l'a toujours liée au compte en banque.

    Il se trouve qu'au Ghana, seuls 34% des gens ont un compte en banque, d'où l'importance de la demande, a-t-il précisé.

    Avec le lancement de ce nouveau service, les usagers peuvent acheter une police par téléphone ou en se rendant dans une boutique MTN.

    Ils paieront leurs primes en utilisant le portefeuille virtuel qu'a lancé l'opérateur au Ghana en 2009, et qui permet aux utilisateurs de recevoir de l'argent et de faire des paiements avec leur téléphone. Bien entendu, il s'agit de primes très, très faibles, a indiqué Bruno Akpaka, responsable des opérations monétaires par téléphone au Ghana.

    Les Afriques
  • Lorsque MSF a prononcé le mot de crise humanitaire en Côte d’ivoire, sur Twitter et Facebook une riposte sanitaire s’est organisée. De façon très humaine, hors du virtuel, les différents cas de malades, blessés ou autres sont ainsi signalés dans la capitale en crise et pistés, pour être solutionnés.

    Sur Twitter, grâce au mot-clic (ashtag en anglais) #civsocial, des tentatives de solutions sanitaires s’organisent en Côte d’Ivoire et surtout à Abidjan pour faire face à la crise actuelle. Un mot-clic est un sujet attribué au message de Twitter. Celui de #civsocial traite l’urgence actuelle et se démarque de #civ2010 et #civ2011 qui correspondent aux élections et sont plus sujets aux polémiques en tous genres. Guy Manasse, développeur informatique à Abidjan, explique : « Ayant constaté une dégradation dans l’usage de #civ2010 de la part des partisans des différents partis politiques, j’ai décidé de créer un nouveau fil plus utile et plus positif. » Avec des messages, dont l’orthographe défaillante traduit bien souvent l’urgence, #civsocial tente de sauver les cas désespérés.

    Et de l’urgence, il y a en a dans la capitale ivoirienne, Salha Issoufou, chef de mission de MSF (Médecins sans frontières) à Abidjan explique : « Hier et avant-hier, l'équipe a pris en charge 97 patients en urgence, dont 75 blessés par balle. Les blessés sont arrivés d'eux-mêmes ou des habitants du quartier les ont amenés en charrette car aucune ambulance ne circule. La situation reste très inquiétante concernant l'accès aux soins pour les blessés. »

    Des situations inextricables selon MSF : « Le problème à Abidjan est que nous ne pouvons pas nous déplacer, accéder à nos stocks de médicaments, ni acheminer nos commandes sur la ville. » De leurs côtés, Twitter et certains acteurs de ces réseaux tentent de remédier au chaos. Guy Manasse : « J’administre le fil, soutenu par Edith Brou et William Ahouma. A trois, nous passons la plupart des coups de fil avec nos moyens de bénévoles : auprès des victimes, du personnel soignant disponible et des pharmacies encore opérationnelles dans la ville d’Abidjan. Mais nous sommes bientôt à cours de crédit téléphonique. »

    RFI
  • L'organisation Human Rights Watch a demandé à l'armée égyptienne l'annulation du procès d'un blogueur accusé d'avoir insulté l'institution militaire et dont le jugement, attendu mercredi, a été reporté à dimanche, selon un avocat.

    L'internaute, Maikel Nabil, est passible de trois ans de prison pour "insultes à l'armée", a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme basée à New York dans un communiqué.

    Il s'agit du premier procès de ce genre depuis que l'Egypte est dirigée par un collège de généraux, le Conseil suprême des forces armées, après la chute du président Hosni Moubarak le 11 février.

    L'armée "devrait abandonner toutes les charges retenues contre lui en raison de ses commentaires postés (sur internet) critiquant l'appareil militaire", écrit HRW.

    "Ce procès constitue un dangereux précédent au moment où l'Egypte cherche à s'éloigner des abus commis sous l'ère Moubarak", poursuit la responsable de HRW pour l'Afrique du Nord, Sarah Leah Whitson, dans ce communiqué.

    Gamal Eid, l'un des avocats de Maikel Nabil et dirigeant d'une ONG égyptienne, le Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'Homme, a indiqué à l'AFP que le tribunal militaire avait décidé de reporter son jugement au 10 avril.

    La police militaire avait arrêté le blogueur le 28 mars après qu'il eut posté sur Facebook des commentaires critiquant l'armée, selon HRW.

    L'an dernier, un blogueur qui avait publié des conseils sur la conscription avait, selon ses avocats, été condamné à six mois de prison pour divulgation de "secrets militaires".

    Un autre internaute avait en revanche été acquitté l'an dernier après avoir publié des allégations de favoritisme dans une académie militaire.

    L'armée, qui a promis de rendre le pouvoir à un gouvernement civil élu avant la fin de l'année, a fait l'objet d'accusations croissantes de la part d'organisations de défense des droits de l'Homme.

    L'institution militaire, contrairement à la police, reste toutefois très populaire dans l'opinion égyptienne en raison de la retenue dont elle a fait preuve face aux manifestations qui ont poussé M. Moubarak au départ.

    AFP
  • Faute d’avoir atteint une masse critique d’internautes, l’Afrique n’est pas encore un marché mature pour Google. Mais en attendant que l’économie du Net y prospère, la firme de Mountain View veut contribuer à son évolution. Après l’Afrique du Sud et le Kenya, elle a installé une représentation permanente au Sénégal en 2009. Un choix qui s’explique, entre autres, par la qualité des infrastructures de télécoms du pays.

    L’objectif n’est pas commercial. Quand Tidjane Deme, patron du bureau de Dakar, reçoit des demandes pour des contrats publicitaires, il renvoie ses interlocuteurs vers les filiales européennes. Sur le continent, Google se positionne plutôt comme un catalyseur, afin d’aider à la conception de programmes et de contenus locaux capables de rendre internet plus attractif. Sa méthode  : mettre à disposition des développeurs informatiques, des blogueurs et des médias son savoir-faire et ses applications.

    Les 21 et 22 février, la compagnie américaine organisait ainsi à Dakar une conférence sur le thème « croissance locale et impact global ». L’opportunité pour les participants d’échanger avec certains de ses dirigeants, comme Carlo d’Asaro Biondo, vice-président des opérations pour l’Europe du Sud, le Moyen-Orient et l’Afrique, mais aussi de découvrir le potentiel de Google Maps ou du système d’exploitation Android.

    Une stratégie de sensibilisation dont les résultats sont encore difficiles à mesurer, comme le regrette Tidjane Deme, contraint de passer une grande partie de son temps entre l’Europe et les États-Unis pour convaincre ses collègues du potentiel de l’Afrique. Cependant, de récentes études apportent enfin la preuve de la montée en puissance du web sur le continent : en 2010, Google a enregistré une hausse de 50 % des requêtes issues d’Afrique subsaharienne sur son moteur de recherche, et, chaque mois, pas moins de 100,000 Sénégalais rejoignent le réseau social Facebook.

    Jeune Afrique
  • Un éco-campus numérique francophone sera créé au cours de 2011 à l'université de Gafsa, en vertu d'un accord conclu entre cette université et l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Il s'agit du deuxième campus du genre après celui de l'Institut national des sciences appliquées et de technologie de Tunis (2002).

    Le projet s'inscrit dans le cadre des efforts visant à rapprocher les prestations universitaires numériques de l'ensemble des chercheurs et étudiants dans les différentes régions.

    Une délégation de l'AUF, conduite par M. Bernard Cerquuiglini, recteur de l'agence, a été reçue, mercredi, par le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rifaât Chaâbouni.

    Le recteur de l'AUF a annoncé, lors de l'entretien, la création, au cours de la prochaine période, à Tunis, d'un institut de l'ingénierie de la connaissance. Il a affirmé la disposition de l'AUF à apporter son assistance à la Tunisie dans la mise en oeuvre de projets relatifs à l'enseignement supérieur, à la recherche scientifique et à l'innovation technologique.

    Créée à Montréal (Canada) en 1961, et présente en Tunisie depuis 1997, l'AUF compte un réseau de 774 établissements répartis sur 88 pays. Dix-sept établissements d'enseignement supérieur et de recherche en Tunisie (12 universités et 5 centres de recherche) sont membres de cette agence.

    La Presse
  • Afin de mettre fin à des magouilles des chauffeurs de taxi, taxi bus et bus, et de matérialiser la politique de tolérance zéro dans le secteur routier, l'Imprimerie de Sécurité Informatique et Système (ISIS) en collaboration avec la Dgrad va bientôt mettre en circulation des permis de conduire biométriques à la disposition de conducteurs, pour éviter qu'ils ne les falsifient.

    Le ministère des Transports et Voies de communication en a été largement informé. Spécialisé dans la commercialisation des imprimés de valeur, ISIS qui évolue en partenariat avec la DGRAD, apporte au pays son expertise en vue de la maximisation des recettes du Trésor. La République Démocratique du Congo est un pays en pleine reconstruction à tous les niveaux.

    Ainsi chaque citoyen est appelé à apporter sa pierre à l'édifice pour voir notre pays évoluer normalement. En matière de sécurité routière également il y a lieu d'innover. A ce sujet, une délégation mixte ministère des Transports- DGRAD-ISIS avait séjourné à l'étranger pour mettre la dernière main sur le projet de commande des permis de conduire biométriques.

    A l'ISIS, on a confirmé que la mission s'est déroulée dans les meilleures conditions et à la satisfaction de tous. Il convient de signaler que cette mission était conduite par le DGa Kaseraka Pili Pili de la DGRAD.

    L'objectif recherché consiste à remplacer les actuels documents très peu fiables en vue de sécuriser les détenteurs, la police et de décourager les malfrats de tous bords qui ne jurent que par des coups bas ici, magouilles là-bas etc.

    Comme on peut le voir, l'Imprimerie de Sécurité Informatique et Système vient, par ce geste, de s'impliquer dans les efforts pour la transparence initiés par les dirigeants du pays. Avec la prochaine mise en circulation desdits permis biométriques, l'Isis participe à la maximisation des recettes du Trésor public canalisées par la Dgrad.

    Le souhait de la population est de voir les uns et les autres prendre les dispositions qui s'imposent pour que la livraison des permis au service Distributeur se fasse dans la clarté absolue, pour éviter que n'importe qui s'érige en vendeur en spéculant sur les prix, avec toutes les conséquences que cela comporte. Nos lecteurs seront informés le moment venu de la réception à Kinshasa de ces permis et du calendrier de mise en vente.

    La Prospérité
  • Le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Moussa Benhamadi, a annoncé hier, en ouverture des travaux de deux journées nationales consacrées à «l'emploi et TIC, l'émergence de nouveaux métiers», tenues au Cercle militaire de Beni Messous, que de nouvelles mesures sur les règles de fonctionnement du marché des TIC seront soumises au gouvernement.

    Entre autres objectifs, les nouvelles décisions visent à «obliger» les opérateurs et équipementiers à investir durablement dans le pays. «Jusque-là, l'Algérie a beaucoup investi et continuera de le faire durant le plan quinquennal en cours. Nous considérons qu'il est anormal que l'Etat continue à investir pour créer un marché au profit des constructeurs qui se contentent de fournir des équipements fabriqués ailleurs sans transfert de technologie, ni création d'emplois locaux», déclare M. Benhamadi qui dit attendre de ces opérateurs et équipementiers «de se comporter en véritables partenaires et entreprises citoyennes». Lors d'un point de presse en marge des travaux, le ministre se fera plus insistant en décrétant : «Celui qui n'investit pas n'aura pas le droit au financement public.» Il motive sa phrase par le constat fait, révélant que le plus gros donneur d'offres en Algérie est l'administration, que ce soit pour les équipementiers, les éditeurs de logiciels ou pour les opérateurs téléphoniques, sans retombées réelles sur l'économie nationale. «Nous voulons les inviter à s'impliquer davantage dans l'économie nationale à travers l'installation d'usines, le transfert de savoir-faire et la formation», lance-t-il. Concernant les journées de travail sur l'emploi et les TIC, le ministre explique qu'elles seront sanctionnées par des recommandations que le département ministériel «est déterminé à traduire sur le terrain à la faveur de l'action de mutualisation des efforts et des moyens avec différents secteurs».

    Il rappellera le programme e-Algérie qui doit créer 100 000 emplois directs et 300 000 indirects dans l'économie numérique et les rapports établis par le ministère avec des secteurs régis par des conventions-cadres en assurant un financement puisé du Fonds d'appropriation des usages et de développement des TIC (Faudtic). Ce Fonds de 7 milliards de dinars, qui sera alimenté par des taxes parafiscales, a pour rôle de soutenir la stratégie e-Algérie en soutenant les projets et actions en faveur de la création d'un tissu de microentreprises dans le domaine. Un appel à manifestation d'intérêt pour recueillir auprès des porteurs de projets, qui le souhaiteront, des initiatives à fortes retombées est mis en valeur. Un comité constitué d'experts a la charge de finaliser l'appel qui sera rendu public d'ici le mois de juin, assure M. Benhamadi. Présent lors de l'ouverture de ces journées de travail, le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, après avoir longuement disserté sur les différents programmes mis en place par l'Etat en faveur de la lutte contre le chômage et de la création d'emplois, insiste sur l'importance du volet économique et des mesures prises pour la relance de l'investissement.

    Tayeb Louh fera savoir que l'Agence nationale de l'emploi a enregistré, pour l'année 2010, 341 764 demandes d'emploi, avec 220 205 émanant d'universitaires, dont 18 dans le domaine des TIC et 121 599 issus de la formation professionnelle, dont 25% dans les TIC. L'Anem a placé 177 050 personnes, soit 12%, dans le secteur des technologies de l'information et de la communication.

    Le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale informe, en marge des journées de travail sur l'emploi et les TIC, que, lors du dernier Conseil des ministres, le ministre de l'Intérieur a soumis un projet de décret exécutif concernant l'attribution des 100 locaux par commune. Tayeb Louh explique que ces derniers seront distribués prioritairement aux détenteurs de projets créateurs de postes d'emploi, particulièrement ceux ayant déposé leur dossier auprès des structures d'aide à la création d'entreprises comme l'Ansej. Accessoirement, en application des décisions émises lors du Conseil des ministres du 22 février 2011, en cas de non-attribution, les locaux pourraient être dévolus pour des activités commerciales.

    La Tribune
  • Le propriétaire d'Orascom Telecom Holding (OTH), Naguib Sawiris, a décidé de différer le lancement de la procédure d'arbitrage international pour régler le litige au sujet de sa filiale algérienne Djezzy, a rapporté hier le journal égyptien Al Mal. L'homme d'affaires égyptien pense qu'une solution à l'amiable sera trouvée au différend qui l'oppose à l'État algérien, précise la même source. Naguib Sawiris a affirmé que cet ajournement répond au souhait de l'opérateur russe Vimpelcom, nouveau propriétaire d'OTH. Il avait affirmé auparavant que l'arbitrage international est la seule option pour régler le contentieux avec le gouvernement algérien. Djezzy, la filiale d'Orascom Telecom Holding, a été au centre d'un contentieux opposant l'homme d'affaires égyptien Naguib Sawaris au gouvernement algérien.

    D'abord suite à un redressement fiscal de 600 millions de dollars dont elle a fait l'objet et au droit de préemption opposé par les autorités algériennes à la tentative de vente des actifs de cette société de droit algérien, une première fois au groupe sud-africain MTN et une seconde fois au géant russo-norvégien Vimpelcom. Le gouvernement algérien avait déclaré, par la voix de son Premier ministre, la volonté d'acquérir définitivement l'opérateur mobile Djezzy, affirmant n'avoir qu'«un seul vis-à-vis dans cette opération, à savoir Orascom Telecom Holding (OTH) avec qui nous avons signé un contrat». Mais, pour le gouvernement algérien, les patrons de cette entreprise devront auparavant épurer leur situation fiscale, à savoir «s'acquitter de 17 milliards de dinars et des pénalités engendrées en cas de retard. Ils doivent assainir leur dette envers l'Autorité de régulation de la poste et des télécoms, et celle engendrée par la dissolution de leur opérateur du fixe Lacom (des salaires de travailleurs n'ont pas été versés). Les propriétaires d'OTH doivent répondre à l'accusation de la Banque d'Algérie de fraude dans les transferts de 190 millions de dollars.

    En dernier point, comme le prévoit la loi algérienne, OTH devra verser 20% de la prévalue au gouvernement algérien à la vente», a expliqué le Premier ministre. Début janvier, le cabinet d'avocats Shearman and Sterling LLP a été sélectionné par le gouvernement algérien pour l'accompagner dans l'opération d'acquisition de Djezzy. Il devrait rendre ses conclusions avant la fin du mois d'avril, rappelle-t-on encore. La suspension de la décision d'arbitrage international intervient dans une conjoncture marquée par la volonté d'apaisement dans les relations entre Alger et Le Caire, comme en témoigne l'entretien téléphonique d'hier entre le Premier ministre Ahmed Ouyahia avec son homologue égyptien Essam Abdelaziz Ahmed Charaf. Les deux hommes ont souligné «la volonté commune des gouvernements algérien et égyptien de ne ménager aucun effort pour consolider les relations séculaires d'amitié et de fraternité qui unissent les deux peuples et pour renforcer les échanges et la coopération entre les deux pays dans tous les domaines», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

    La Tribune
  • En dépit de la mise en liquidation de l'Infinity BPO par la cour commerciale, les salariés du centre d'appels qui n'ont pas été rémunérés, n'ont toujours aucune assurance de toucher leur dû. Les dettes de l'entreprise ayant priorité aux yeux de la loi.

    Une réunion a eu lieu, le mercredi 30 mars, au ministère du Travail, en présence de Jean Suzanne, l'ancien patron de l'Infinity BPO, le ministre du Travail, Shakeel Mohamed, le représentant légal des employés de la compagnie, Reza Uteem et le liquidateur, Roger Boodna, un officier de la Cour suprême.

    Malgré la mise en liquidation de la compagnie Infinity BPO par la Cour commerciale, à la demande de la mairie de Quatre-Bornes, ce mercredi 30 mars, les employés ne sont toujours pas assurés d'être payés.

    En effet, en vertu de la loi, les employés sont placés en troisième position dans l'ordre de paiement, soit après le remboursement de dettes auprès de l'Etat et la déduction des frais administratifs. Cependant, selon le liquidateur, Roger Boodna, l'Etat peut toujours céder sa place pour donner priorité aux employés.

    Toutefois, selon le liquidateur Roger Boodna, il y a toute une procédure à respecter avant que les employés reçoivent leurs salaires en intégralité. Parmi ces procédures figure l'affidavit que chaque employé qui n'a toujours pas été payé en intégralité, devra jurer avant de toucher son salaire.

    Le mercredi 30 mars, la Cour commerciale a rendu son jugement dans le procès intenté à Infinity BPO par la municipalité de Quatre-Bornes. C'est le 31 janvier dernier, que la mairie avait porté plainte contre Infinity pour des «Tenant Taxes» impayées, d'un montant de Rs 5, 1 millions.

    «Je réalise qu'il y a encore beaucoup de travail à faire. Il faut que je fasse un état des lieux et que je voie ce que détient Infinity BPO. Les biens seront vendus et l'argent sera réparti selon l'ordre de priorité.

    Les employés recevront leurs salaires, mais ce montant ne doit pas dépasser Rs 30 000. Toutefois, l'Etat peut encore céder sa place aux employés », explique le liquidateur.

    L'exercice de paiement se renouvellera à chaque rentrée d'argent, toujours selon le même ordre de priorité. Le liquidateur est également chargé de récupérer l'argent détenu par les débiteurs de la compagnie.

    Reza Uteem affirme, pour sa part, que la mise en liquidation est une très bonne chose, puisque le sort des employés ne se trouve plus entre les mains de Jean Suzanne. «Le liquidateur sera informé, lors de son enquête s'il y a eu détournement de fonds. Maintenant, c'est aux employés de venir jurer un affidavit pour réclamer la somme que leur doit la compagnie», lance Reza Uteem.

    Shakeel Mohamed tient, pour sa part, à mettre en garde les employés qui ont déjà été payés. «Maintenant que le soleil brille sur l'affaire Infinity, il y a aussi ceux qui n'y ont pas droit, qui voudront une part de ce soleil. Ils seront tout simplement sanctionnés», affirme le ministre du Travail.

    Jean Suzanne, déplore, lui, la façon dont les politiciens se sont emparés de cette affaire. «Je vous souhaite bon courage M. Boodna. J'espère que la vérité éclatera car c'est moi le plus grand perdant dans cette affaire.

    Vous avez plus de crédibilité, vous n'aurez pas à subir toutes les insultes que j'ai subies », a-t-il affirmé à Roger Boodna. Il s'interroge, toutefois, sur le montant qui sera récupéré par le liquidateur.

    Quant à Jeff Lingaya, qui a entamé une grève de la faim pour soutenir les employés d'Infinity BPO qui n'ont pas été payés à ce jour, il a choisi de mettre à son action dans la soirée du mercredi 30 mars.

    L’Express
  • Western Union, Money Gram et autres modes de transfert d'argent n'ont qu'à bien se tenir. Seddo (partage en wolof) et Izi (facile en anglais), qui étaient initialement créés par les opérateurs téléphoniques mobiles pour la vente de recharge de crédit au détail sont en train de gagner du terrain. En effet, ces techniques de recharge de crédits sont de plus en plus utilisées pour envoyer ou recevoir de l'argent sans débourser un centime.

    Entre payer moins et ne pas débourser du tout pour un service bien rendu, la question ne se pose pas pour le Sénégalais lambda. En effet, dans le domaine des transferts d'argent, bon nombre de personnes se tournent désormais vers la vente de recharges de crédit aux détails pour envoyer ou recevoir de l'argent sans payer un rond.

    Contrairement aux structures officielles comme Western union, où la personne doit débourser 450 francs Cfa au minimum pour l'envoi de l'argent à l'intérieur du pays, d'autres astuces sont en train d'être usités par les populations pour contourner le paiement de ce service. Initialement prévus pour un meilleur accès aux recharges de crédit à partir de 100 francs, Seddo et Izi se sont vite mués en réseau de transfert d'argent.

    Un réseau des plus rapides, d'ailleurs. L'astuce est simple : il suffit tout juste d'acheter une recharge de crédit à la hauteur de la somme que l'on veut envoyer. Ensuite, transférer cette recharge au numéro d'un autre vendeur de 'crédit' au détail, de préférence un boutiquier qui, au préalable, aura été prévenu. Ce dernier se chargera de remettre, en espèces, la somme à transférer. Si ce mode opératoire fonctionne, c'est parce que les vendeurs de crédit y trouvent leur compte.

    Mamadou Khouma, vendeur de cosmétique au marché Gueule tapée de la cité Soprim, est récemment devenu un 'agent de transfert d'argent' selon ses termes. A l'intérieur de sa boutique, l'on est tout de suite attiré par un petit attroupement au comptoir.

    Si la plupart de ces personnes sont venues pour s'approvisionner en articles de beauté, d'autres sont là pour la réception ou l'envoi d'une somme dans les différentes régions du pays.

    Interpellé sur cette ruée sur les recharges de crédit, le vendeur confie : 'Nous sommes tous gagnants, la personne qui envoie l'argent ne paie rien, celle qui reçoit a 8 % de bénéfice'.

    Autrement dit, pour 5 000 francs envoyés, le réceptionniste va se retrouver avec 5 400 francs Cfa. Ces différences sont des bonus initiés par les opérateurs téléphoniques, notamment Orange et Tigo.

    Ce qui explique l'empressement des vendeurs à convoyer les sommes. Comme l'atteste cet autre vendeur du nom Ibou Tabane qui, pour faire face à cette nouvelle donne, s'est 'armé' de quatre téléphones portables. Deux pour chaque opérateur téléphonique.

    'Les deux portables sont chargés à bloc. C'est pour envoyer les sommes. Quant aux deux autres, ils ont peu de crédit car ils sont destinés à recevoir', dit-il. Sur ses gains journaliers, le vendeur souligne qu'il lui arrive d'envoyer jusqu'à 200 mille francs Cfa et d'en recevoir presque autant.

    Soit un bonus de plus de 15 mille francs par jour. Ce qui est loin d'être négligeable, selon un autre vendeur de Seddo du nom de Idrissa Diallo. Certes, ce dernier, qui tient boutique à l'Unité 13 des Parcelles assainies ne connaît pas la même affluence que son camarade. Mais, il soutient envoyer des sommes allant jusqu'à 80 mille francs ou un peu plus par jour.

    Et pour apporter du poids à ses dires, le vendeur nous demandera de patienter. Chose faite. Au bout de quelque temps, son téléphone sonne. Au bout du fil, un client lui demande la réception d'une somme de 10 000 francs qu'il devra remettre à une personne bien indiquée. '

    Vous voyez, exulte-t-il, c'est toujours comme ça que cela se passe'. Et de poursuivre : 'Les gens sont pressés. Ils ne font plus la queue dans les banques. Time is money (le temps, c'est de l'argent, Ndlr)'.

    Sur la sûreté de telles transactions financières, les vendeurs donnent des assurances. 'Il suffit seulement que l'envoyeur ne se trompe pas sur le numéro pour que tout marche comme prévu. C'est sûr et rapide comme les autres modes de transfert traditionnels', soutient Khouma.

    Walfadjri
  • MobilePaymentExpo
    18-19 mai 2011, Paris Porte de Versailles, France

    Cette année le programme s'articule autour de 3 thématiques : les Usages, le Paiement et les Technologies.
    Mobile Payment vous propose :
    - Des Tables Rondes pour débattre sur toutes les thématiques actuelles et écouter les témoignages
    - Des Executives Keynotes d’acteurs influents pour comprendre les enjeux et le futur de ce marché
    - Des Ateliers pour présenter en détail vos produits et services
    - Une Exposition exhaustive pour échanger et découvrir les dernières avancées du monde des services transactionnels par mobile, le lieu où les entreprises présentent leur savoir-faire.
    - Un Village Start Up, une zone dédiée à l’innovation et aux tendances. Réservée aux jeunes entreprises présentant leurs derniers produits et services, pour des rencontres avec les experts, entrepreneurs et investisseurs.
    Pour plus d’informations visitez

    eLearning Africa 2011
    25 - 27 mai 2011, Dar Es Salaam, Tanzanie

    eLearning Africa 2011 se concentrera sur les jeunes mais mettra également en évidence l’importance des compétences, du développement des compétences et de l’employabilité.
    Pour plus d’informations visitez 

    West & Central Africa Com
    15-16 juin 2011, Dakar, Sénégal

    Agenda à suivre.
    Pour plus d’informations visitez

  • L’ancien Ministre des Sciences et Technologies, le professeur Turner Isoun a été nommé Président du Conseil d’Administration de la société satellitaire nigérianne, NIGCOMSAT.

  • * INGENIEUR DESIGN CORE NSS & DATA 2G/3G

    Profil :

    -Diplome d'ingénieur ou équivalent(Bac + 5) Expérience:1 à 2 ans d'expérience minimum en ingénierie core NSS&Data 2G/3G 
    Description de l'offre :

    -Assurer l’ingénierie du réseau core NSS&Data 2G/3G -Assurer le dimensionnement du réseau NSS&Data 2G/3G suivant les prévisions marketing des programmes et des évolutions de réseau 2G/3G -Participer au déploiement du réseau suivant le processus de production -Assurer l’intégration des nœuds core NSS&Data avec la garantie de la qualité de service requise sur le réseau 2G/3G.
    Pour plus d’information ou pour poser votre candidature cliquez ici