Le retard des lancements de la TNT représente des milliards de perte pour l’Afrique

Règlementations

Africacom 2014 : Les gouvernements africains perdrait 30 milliards de dollars US (US$) chaque année parce qu’ils ne libèrent pas le spectre nécessaire pour le déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT).

C’est ce qu’ont affirmé les panelistes d’une des conférences d’AfricaCom 2014, le plus grand salon des télécoms d’Afrique qui s’est déroulé du 11 au 13 novembre 2014 au Cape, en Afrique du Sud.

Andile Mcgaba, président de ‘Convergence Partners’, une société d’investissement dans les TMT/NTICs basée en Afrique du Sud et à Maurice a ajouté que les populations rurales isolées sont les plus lésées, ajoutant que les boitiers TNT sont moins nécessaires que dans le passé car les nouveaux postes de TV sont déjà équipés de tuners TNT.

Un expert en télécommunications a confirmé que même si les téléphones mobiles sont devenus accessibles en Afrique, 98% de la population du continent n’a toujours pas accès à l'Internet à des vitesses adéquates en haut débit.

A titre comparatif, en France, la TNT a généré un profit pour le gouvernement : comme l’ont souligné M. de Mercey, M. Mendy du CSA et M. Gombert de TDF, la transition s’est faite autour de différentes lois qui ont permis la mise en place d’un cadre de transition sur 6 ans et a représenté 308 millions d’euros de dépenses pour l’Etat, le déploiement de réseau et les chaînes de télévision, et 2,6 milliards de recettes publiques suite à l’attribution des licences 4G issus du premier dividende.

Pour de nombreux pays Africains qui n’ont pas lancé la TNT ni les licences 4G au niveau national@, le manque à gagner est certain.

Par exemple en Afrique du Sud, les opérateurs mobiles attendent leurs licences 4G afin de lancer leurs offres haut débits.  

Source : Balancing Act. Nov. 2014.