Distribution de programmes et chaînes TV d’Afrique : revoir le débat

Distribution Audiovisuel

Ces 4 dernières années, la distribution de programmes et de chaînes TV d’Afrique vit une révolution : de nouveaux investissements, plus de chaînes, plus de contenu africain, une distribution qui s’améliore lentement (diaspora, TV payante), une meilleur rémunération des ayants droit par certains acheteurs, ouverture à la concurrence, libéralisation, émergence de Nollywood et du cinéma Sud Africain, kenyan, sénégalais et ivoirien, des services WebTV et VoD explosent…un secteur en pleine croissance, et un bilan très positif.

Mais depuis trop longtemps, des critiques s ‘élèvent sur l‘état actuel de l’audiovisuel en Afrique, des accusations contre des situations de monopoles, des colères concernant le financement des ayants droit et le piratage. Mais quand va-t-on enfin résoudre ces questions ?

Revoir le débat de DISCOP Africa 2014: «French Africa Rising»  qui résume bien l'attitude de nombreux acteurs de l’audiovisuel en Afrique dont certains producteurs qui se lamentent, et de l’autre côté, un petit nombre d’acteurs innovants qui prennent des risques, des paris, et lancent des investissements et des actions qui marchent, ou qui échouent.

Pourtant, il y a de la place pour plus de concurrence sur le marché de l’audiovisuel en Afrique, particulièrement en Afrique francophone, et notamment sur le segment de la TV payante. De nombreux talents, fonds d’investissement et milliardaires en Afrique ont très largement les moyens créer des chaînes TV et bouquets gratuits ou payants. C’est d’ailleurs ce qu’un trop petit nombre d’acteurs tente de faire depuis quelques années et le résultat n’est pas toujours à la hauteur des espérances.

On le répète régulièrement, les gouvernements africains peuvent également donner une meilleure impulsion à l’expansion de leur secteur audiovisuel national et mieux protéger les ayants droit.

Avec l’arrivée de la TNT en Afrique, l’industrie de l’audiovisuel devrait être remise à plat. Mais quelles sont les options, quels gouvernements aident vraiment les producteurs locaux, et quels sont les acteurs qui prennent réellement des risques et des mesures à grande échelle ? Au delà des grandes paroles de certains politiques, quelles sont les mesures concrètes et efficaces? A suivre…