Partage de programmes TV via l’URTI : nouveau président, nouvelles perspectives

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Ci-dessus : photo de la réunion de notre dernier Jury de Présélection du 34e Grand Prix International URTI du Documentaire d'Auteur qui s'est réuni le mois dernier à la Maison de la Radio.

L’Urti, c’est aussi près de 6000 programmes radio/TV, libres de droit, proposés gratuitement à ses membres !

A l’heure ou de nombreux pays s’apprêtent à lancer la TV numérique, dont la TNT, les besoins en programmes numériques sont croissants, et l’Urti peut répondre à une partie de ces besoins.
Créée en 1949, l’URTI est l’association de radio et télévision qui rassemble, c’est aussi la plus ancienne. C’est également la seule à avoir une dimension mondiale. Elle a des liens forts en Afrique.

Le Camerounais Amadou Vamoulké assure la présidence de l’Union radiophonique et télévisuelle internationale (Urti) alors que, depuis janvier 2015, Daniel Brouyère, par ailleurs conseiller à la direction de la RTBF, en assure la direction générale succédant ainsi à Monsieur Alain Massé.
Sylvain Béletre, rédacteur en chef associé chez Balancing Act, a interviewé Daniel Brouyère, pour en savoir plus sur sa stratégie et les perspectives de l’URTI.
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« La grande valeur de l’URTI réside dans son patrimoine d’œuvres audiovisuelles sans cesse en croissance, l’échange de ces programmes et le coût accessible de sa cotisation. C’est d’ailleurs la principale raison d’être de l’association », explique M. Brouyère. « Pour l’équivalent de l’achat d’un seul documentaire dans un pays du nord, la cotisation annuelle de l’URTI permet à nos membres de disposer d’un catalogue consolidé d’environ 6000 programmes radio/TV, libres de droit, proposés gratuitement à ses membres!»

Nathalie Lacroix, qui tarvaille également à l’Urti, confirme : «Nous comptons près de 5000 programmes dans le catalogue vidéo, et environ 500 programmes dans le catalogue radio.» Soyons pragmatique, à ce prix là, il serait dommage de s’en priver.

L’URTI se développe donc sur un modèle qui permet à ses membres de réaliser d’importantes économies, mais aussi de se réunir autour d’une même volonté de partage de valeurs et de contenus culturels pour enrichir le paysage audiovisuel mondial. "En 2014, nous avons permis 900 échanges de programmes".


Ci-dessous : Daniel Brouyère, par ailleurs conseiller à la direction de la RTBF, directeur général de l'URTI. 

Les activités de l’Urti sont orientées vers trois axes majeurs : les échanges de programmes TV, le partage d’expérience entre ses membres, et l’organisation chaque année de 2 grand prix de l’audiovisuel (TV/Radio).

La principale mission du nouveau président est de donner un second souffle à cette organisation qui était sur le point d’être dissoute. «Durant mon mandat, j’ai trois priorités répondant aux besoins de nos membres. Je veux tout d’abord améliorer notre plateforme vidéo, afin de fournir une meilleure qualité de visionnage. Ensuite je compte également mettre à jour notre site web, et enfin dynamiser les échanges, en terme de savoir-faire et d’expériences profesionnelles.
En ce sens , en mars 2015 nous avons lancé une newsletter électronique mensuelle qui nous permet de mettre en avant nos meilleurs programmes, les messages de nos membres, et les actualités importantes du secteur.»

«Nous avons réduit nos dépenses au strict minimum, je ne suis d’ailleurs pas payé». M. Brouyère est convaincu de la nécessité de reprendre en main les finances, et en particulier les cotisations. Des promesses ont été faites dans ce sens par certains de ses membres, afin de remettre à flots cette organisation non gouvernementale, association loi 1901 à but non lucratif de droit français. Ses 80 membres viennent de pays éparpillés sur tous les continents, «mais certains ‘oublient’ encore de payer leur cotisation» Cette situation compréhensible dans la plupart des cas, non seulement handicape le fonctionnement de l’Urti, mais aussi freine les échanges et les services qu’elle peut rendre à tout un chacun.

Pour rester au goût du jour et dynamiser ses activités, l’Urti doit cependant investir un minimum. «Dans les prochaines années, j’aimerai aussi que L’URTI encourage les coproductions entre ses membres. Le potentiel est énorme ! Je veux susciter la réflexion sur la production et la diffusion de contenu de qualité, notre cœur de métier» indique M. Brouyère, ajoutant «Aux télévisions membres, nous proposons un espace de mise en contact qui leur permet d’impulser des coproductions sur les thèmes de leur choix. Je suis en train de sonder nos membres pour savoir quels programmes ils aimeraient développer. J’ai, par exemple, reçu des souhaits allant vers la coproduction de documentaires sur les communautés rurales, la culture locale, ou encore sur la vie des diasporas Africaines dans le monde.

Aux radios membres, nous proposons un outil simple et performant : la plateforme ‘Echanges Coproductions Transmissions’. Elle permet d’abord de faire circuler des programmes libres de droits, en temps réel et entre l’ensemble des membres, autour d’un grand événement fédérateur d’envergure mondiale (Actualités). Elle donne aussi la possibilité aux membres d’initier des coproductions sur les thèmes de leur choix. Chaque membre est libre de proposer ou de rejoindre une coproduction, en fonction du thème ou de la langue de travail choisis.»
«L’Urti est avant tout un facilitateur de dialogue entre les peuples. Je veux revenir à cette vocation première» conclut M. Brouyère.

A l’heure de «l’explosion numérique», qui peut être considérée simultanément comme une contrainte, mais aussi comme une opportunité magnifique, à l’heure où le besoin en terme de contenus et programmes radio et TV est littéralement en train de décupler, il est évident que des systèmes d’échanges de programmes et de savoir-faire, peu coûteux, prennent tout leur sens, et offrent des perspectives de solutions économiques pertinentes. Remarquons que plusieurs membres de l’Urti ont déjà fait le «grand saut» numérique, et ont acquis des expériences qu’ils sont prêts à partager via le réseau de l’URTI. L’union fait la force !

L’Urti rappelle aux chaînes de télévision et aux radios qu’il n'est pas trop tard pour envoyer ses programmes libres de droits, afin de les intégrer au catalogue vidéo URTI 2015. Séries ou programmes identitaires, magazines culturels, documentaires, reportages, fictions, programmes pour enfants, émissions culturelles sont les bienvenus.

Enfin, l'Urti est toujours heureuse d’accueillir de nouveaux membres cotisants et recherche des partenaires financiers/sponsors pour renforcer ses actions.


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J-12 pour le Discop d'Abidjan 2015 !

 



DISCOP AFRICA Abidjan (2-4 Juin) a confirmé avoir enregistré 374 délégués provenant de 230 sociétés au 13 mai 2015, selon Basic Lead, l’organisateur de l’évènement.

Sylvain Béletre a parlé à Patrick Zuchowicki, directeur de Basic Lead qui confirme : «cette année, nous renforçons et consolidons «DISCOPRO Academy», des sessions à l’attention des producteurs indépendants pour assurer leur réussite. Nous mettons l’accent sur les co-productions et le financement. Un communiqué sera prochainement envoyé à nos clients». Ce programme comprend des sessions centrées sur les problématiques de développement de projet, de coproduction et de distribution régionale et internationale.
 
Ce marché de 3 jours est le plus important marché pour le secteur de la production de contenu de télévision et de distribution à travers l'Afrique. Discop Africa Abidjan est particulièrement focalisé sur l’Afrique Francophone. De nombreux directeurs de chaînes de TV et producteurs venant de divers pays d’Afrique seront présents.

Le 'trade floor' (lieu réservé aux stands) est complet!

Téléchargez le calendrier détaillé en version pdf.