Cameroun : Canal+ accepte de revendre ses images aux opérateurs, à condition que ceux-ci opèrent de profondes réformes dans leur secteur

Eco-finances

On s’avance certainement vers une fin de crise entre les câblo-distributeurs camerounais et le géant français de la télévision, Canal+.

Au cours d’une réunion à forte valeur de tribunal de conciliation tenue dans les locaux du Conseil national de la communication jeudi 16 juillet dernier, des représentants de cette corporation (ceux ayant déjà une licence ou en cours de l’obtenir) et les responsables de Canal+Afrique, parmi lesquels Mireille Kabamba, la nouvelle directrice générale de Canal+ Cameroun, ont trouvé les bases d’un accord. En effet, Canal+ s’est dite prête à faire des offres commerciales de redistribution de ses chaînes (Canal+ Horizons, Sport+, etc.) aux opérateurs locaux. A condition que ceux-ci, se conforment à la loi, et observent les règles de concurrence, en matière de diffusion audiovisuelle.

Selon Mireille Kabamba, ces règles portent sur cinq points. Que les opérateurs locaux arrivent à créer des systèmes de cryptage des chaînes de télévision internationales ne possédant pas de licence de diffusion au Cameroun ou en Afrique subsaharienne (à  l’exemple de BeIn Sport et Super Sport) ; qu’ils instaurent un système de transparence dans le comptage du nombre d’abonnés ; qu’ils  respectent les délais de paiement des montants convenus avec Canal+, et qu’ils  mettent fin au  piratage des images prises sur Internet, ou captées à l’aide de décodeurs numériques.
Lire+