Il y aurait moins de 1000 salles de cinéma dans toute l’Afrique

Distribution Audiovisuel

Voici un extrait d’un article de l’uneca.

« Il y a moins de 1000 (salles de cinéma) dans toute l’Afrique (alors qu’il y a aux États-Unis 40 000 salles de cinéma, qu’il y en a 20 000 en Inde et 13 000 en Chine), soit une salle par million d’habitants. De tels écarts démontrent un vaste potentiel de croissance encore inexploité. Si la créativité est la nouvelle monnaie, il est temps que l’Afrique en récolte les dividendes.

De quoi l’Afrique peut-elle tirer parti? Sa musique, ses films, ses spectacles et son artisanat sont déjà connus et son talent créatif est en demande. Il s’agit de comprendre le fonctionnement de ces chaînes de valeur, de savoir comment l’art est commercialisé et de quelles incitations se servir. Il faut tirer les enseignements des plus grandes économies créatives du monde, dont les États-Unis, où le secteur créatif est estimé valoir au moins 6 % du PIB, du fait d’une stratégie délibérément agressive. L’heure de l’Afrique est venue, pour toutes sortes de raisons.

Alors que 7 à 10 millions de jeunes (ou beaucoup plus !) sont tous les jours à la recherche d’un emploi, il faut se saisir de toutes les possibilités. L’économie créative peut susciter en Afrique des chaînes de valeur allant des artistes aux entrepreneurs, aux distributeurs et aux services de soutien de multiples secteurs pour créer des emplois modernes. Cabo Verde (le Cap Vert), où l’on dit qu’il y a le plus grand nombre de musiciens au kilomètre carré, est un bon exemple de la façon dont un pays peut tirer parti de telles ressources pour faire de l’économie créative la pierre angulaire de sa stratégie de développement. Ne disposant que de peu de ressources exportables, le pays s’efforce de faire de son patrimoine culturel une importante composante de son économie. Il a tout fait pour qu’artistes et producteurs puissent aisément produire des biens créatifs pour le marché local et l’exportation. À titre d’exemple, un mécanisme de microcrédit appelé banque culturelle a été mis en place en 2012 pour faciliter aux petits entrepreneurs et créateurs de toutes les îles l’accès à des capitaux de démarrage. »

« L’avenir : Les gouvernements ont maintenant un rôle clef à jouer : il s’agit de concevoir et d’exécuter de robustes politiques institutionnelles et réglementaires et d’en assurer le suivi pour la commercialisation et le soutien aux forces créatives, auxquelles il est indispensable d’assurer un environnement régulateur favorable et la protection juridique. Le piratage reste par exemple un grave problème par manque de capacités de faire respecter les droits d’auteur et de propriété intellectuelle. L’Afrique du Sud estime perdre 44 % de ses recettes sur les DVD dont 15 % sur les ventes en ligne. Pour assurer la croissance de l’économie créative, il faut absolument faire fonctionner un régime de protection des droits de propriété intellectuelle, qui ne réglemente pas seulement la propriété, mais permette aussi aux créateurs, aux auteurs de contrôler l’exploitation de leurs œuvres et en facilite aussi le commerce, tout en encourageant des investissements substantiels dans ce secteur. »

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