Discop Abidjan : quand l'audiovisuel africain fait du chiffre

Distribution Audiovisuel

La télévision africaine prend des couleurs et les résultats se chiffrent en milliards de dollars. Alors, l'audiovisuel africain sera-t-il le nouvel or noir mondial ?

Ce début d'année démarre sur les chapeaux de roue pour le secteur audiovisuel en Afrique. Les investissements dans ce secteur se poursuivent malgré la crise qui frappe le continent de plein fouet. Cela a du sens : pour éviter les aléas des cours des matières premières, il faut se diversifier. Les industries créatives font partie des nouveaux services que les États les plus entreprenants veulent mettre en avant. « À la veille du passage au numérique, la vente et l'achat de contenu télévisuel sous toutes ses formes représentent près d'un milliard de dollars, soit deux fois plus qu'il y a trois ans », avertissent les organisateurs du Discop Abidjan, le plus grand marché de l'audiovisuel spécialisé sur l'Afrique.

Investir dans les films africains

Extrait de la série "Fabiola" diffusée sur TV5 Monde Afrique ici  par ©Les films du dromadaire.



Pierre Barrot, spécialiste de programme chargé de l'audiovisuel et de la promotion de l'image à l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), explique : «TV5 Monde est pratiquement la seule chaîne à diffuser régulièrement des films d'Afrique francophone, alors que ces films mériteraient d'être diffusés sur plusieurs continents et, bien sûr, prioritairement sur les chaînes africaines. Certains d'entre eux, avec un peu de promotion avant diffusion, peuvent générer de grosses audiences sur les télévisions nationales. Il faut arrêter de considérer que la diffusion d'un film africain se fait forcément à perte.»

 

Ci-dessous : Pierre Barrot de l'OIF, participant et intervenant lors du Discop d'Abidjan 2016.



Le film Timbuktu d'Abderrahmane Sissako a eu près de deux millions d'entrées dans les salles de cinéma à travers le monde (et 1 223 537 entrées en France jusqu'à mai 2016) et a été un des films les plus rentables de ces dernières années sur le marché français. » pour ne citer que cet exemple.

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