Discop Africa Abidjan 2016 : Entretien avec Bernard Azria, directeur général de Côte Ouest Audiovisuel

Distribution Audiovisuel

Le groupe dont les origines remontent à 1982, emploie à présent près de 100 personnes. Implanté principalement à Abidjan, il possède également des bureaux à Johannesburg et Lagos. Leader dans la distribution audiovisuelle, il a commencé à diversifier de plus en plus ses activités.


La faiblesse des financements disponibles pour les contenus est récurrente. Voyez-vous des pistes pour y remédier ?


La problématique en effet vient du financement.

Mais cela reste des faibles montants. Comment les amener à augmenter ?


En fait, ce n’est pas tant le financement qui pose problème que la viabilité de l’industrie. Quand on regarde ce que paient en droits de diffusion des intervenants, dont certains accaparent le marché, voire le bloquent, on se demande s’il n’y a pas matière à qualifier cela d’abus de position dominante. Certaines situations sont dures à vivre. Les producteurs africains ont littéralement le bras tordu dans le dos et ne peuvent rien y faire car certains groupes sont des points de passage obligés. Or ces très faibles montants tirent la qualité vers le bas.

Et on se retrouve pris dans le cercle vicieux du misérabilisme. Personnellement, je plaide pour le développement d’un commerce équitable en Afrique francophone, ce qui est loin d’être le cas à l’heure actuelle. Dans certains cas, on ne peut plus parler de négociation, c’est de l’exécution à bout portant. Il faudrait que les diffuseurs acceptent de mieux rémunérer la créativité et la qualité. Pour le moment cette pratique ne contribue pas du tout à la structuration de notre secteur. Le vrai souci est là.

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