Canal+ entre en accord avec trois distributeurs camerounais - bonne nouvelle pour les ayants-droit !

Règlementations

Impact sur le secteur : ****

 

CANAL+, comme d’autres opérateurs en Afrique, investit plusieurs millions de dollars US chaque année dans des productions africaines afin d'alimenter ses chaînes. En 2015 et début 2016, l'opérateur avait confirmé son projet d’investir toujours plus dans des programmes africains, mais être lourdement freiné par le piratage massif en Afrique.
 
Le dernier Discop Africa à Abidjan a permis aux dirigeants de Canal+ de finaliser un accord avec trois distributeurs camerounais afin qu’ils distribuent ses bouquets de télévision légalement. Un contrat a été signé avec tv+, TNT Africa Cameroun et Creolink Communications.

Selon des sources sûres, le contrat comporte trois clauses : l’interdiction complète du piratage, la transparence concernant le nombre d’abonnés Canal+ qui sera déclaré par les 3 opérateurs, et la mise à disposition par Canal+ de ses 12 chaînes principales sur l’Afrique au même prix public que celui pratiqué par Canal+ en direct, soit 10 000 FCFA.
 
A ce jour, CANAL+ édite 12 chaînes ...
 
Le piratage d’opérateurs de télévision légaux en Afrique continue de gangréner le secteur audiovisuel du continent. Depuis des années, la RTI, beIN Sport, MultiChoice, Cote Ouest et bien d’autres sont dans une bataille incessante contre les pirates. Cette bataille mobilise autant les entreprises que les institutionnels. Car le piratage affecte aussi les revenus des ayant droits africains: ...

Ce manque à gagner considérable empêche les acteurs de réinjecter des fonds dans la production de programmes d'Afrique.
 
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Les industries culturelles pourront générer plusieurs milliards de dollars de chiffres d’affaires et des centaines de milliers d’emplois en Afrique francophone le jour où ce fléau sera mieux combattu.

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Lire aussi : Discop Abidjan : les opérateurs araignée face aux législations naissantes

La conférence du 1er jour de Discop Abidjan fut l’objet d’une session sur les opérateurs pirates.

Au Sénégal, au Cameroun, en Guinée ou en Côte-d'Ivoire, pour ne nommer que ces pays, les opérateurs du marché noir ou ‘opérateurs araignée’ représentent jusqu'à 70 % des abonnés de la TV payante.

À l'heure actuelle, ils ne paient pas les éditeurs, ni ne remboursent la TVA ou autre taxe et licence à leurs États. Pourtant, au Cameroun seul, on estime qu'ils donnent du travail à environ 100.000 personnes. Par conséquent, il est difficile de les ignorer. Certains acteurs, conscients de l'évolution nécessaire de leur modèle économique fragile font des efforts pour tenter de se rapprocher des éditeurs internationaux d'une part, de muter leurs modèles et de s'adapter aux nouvelles technologies. Pour ce faire, ils s'organisent en syndicats.

Ces operateurs ont-ils un avenir?
* Quels modèles de conversion pour ces acteurs économiques fragiles ?
* Le câble, une technologie importante pour l'avenir de la télévision payante en Afrique? * Technologie ou contenu exploité légalement, quelle priorité ?

Source : DISCOP Africa