Afrique, Terre promise pour les médias francophones

Eco-finances

Terre promise

L’Afrique subsaharienne a tout de la terre promise. Avec des croissances économiques spectaculaires (plus de 8 % attendus pour la Côte d’Ivoire !), et une explosion des classes moyennes, l’Afrique dispose de nombreux atouts. « Dans la télévision, le potentiel est énorme », résume Olivier Pascal, du cabinet Analysys Mason. En moyenne, moins de 50 % des foyers sont équipés d’une télévision, mais la progression prévue est de 5 % par an. Et cette proportion monte à plus de 90 % dans les grandes villes d’Afrique francophone. Parallèlement, la télé payante est en plein essor : si moins de 10 % des foyers sont abonnés, Analysys Mason attend une croissance de 14 % chaque année.

Far West


Prenons la production. A côté d’un Cap qui produit chaque année des blockbusters mondiaux ou d’un Nollywood (au Nigéria), extrêmement prolifique – il fait partie des leaders mondiaux de la production en volume -, les pôles d’Abidjan ou de Dakar semblent encore bien petits. « Il y a beaucoup de talents, mais les gens ne sont pas assez formés », reprend Alexandre Rideau, qui produit en ce moment « C’est la Vie », sorte de Plus belle la vie sénégalais, financé en grande partie par un fonds visant à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. « En Afrique francophone, les séries premium n’existent quasiment pas », remarque-t-il. Le coût de production moyen est de 4.000 à 10.000 euros par épisode (il est de plus de 30.000 euros pour « C’est la vie) »… au moins dix fois moins qu’en France !

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