Eco-finance : Il y a au moins trois Afrique (McKinsey)

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McKinsey, qui a présenté au WEF les premières conclusions d’un rapport très attendu, « Lions on the Move 2.0 : the continuing progress of Africa’s economies », estime qu’il y a au moins trois Afrique. Le premier groupe, qui représente 19 % du PIB africain, rassemble les « stars » du continent : la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Maroc ou le Rwanda, dont l’économie ne dépend pas des matières premières, et dont la compétitivité s’est renforcée. Le second groupe (43 % du PIB) rassemble les pays dont la croissance a été importante au cours des cinq années passées, mais qui traversent une période d’instabilité. C’est le cas de l’Angola, de la République démocratique du Congo, du Nigeria ou encore de la Zambie, qui doivent diversifier leur économie, et régler leurs problèmes de sécurité. Le dernier groupe (38 % du PIB) est constitué des pays dont la croissance est modérée : l’Afrique du Sud, Madagascar et les trois pays ébranlés par le « printemps arabe » il y a cinq ans (Egypte, Libye et Tunisie).

Les investissements dans les infrastructures ont doublé en dix ans, les investissements directs étrangers ont bondi de 14 milliards de dollars en 2004 à 73 milliards en 2014. En 2034, le continent disposera du réservoir de main-d’œuvre le plus important au monde (1,1 milliard de personnes). « Le continent compte plus de 700 entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 500 millions de dollars. Elles sont en majorité locales, et leur profitabilité est bien plus élevée que dans le reste du monde », rappelle-t-il. Selon le FMI, l’Afrique sera la deuxième région la plus dynamique dans le monde avec une croissance moyenne de 4,3 % entre 2016 et 2020.

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