Faire du reggae avec la musique de Super Mario

Technologies et Convergence

Le chercheur Nicolas Nova raconte, dans un petit livre, l’étrange mélange entre la culture rastafari et le monde du jeu vidéo.

Le musicien de reggae Solo Banton se souvient encore de la première fois où il a vu quelqu’un utiliser une vieille console de jeu vidéo à l’un de ses concerts.

Le show va commencer, et là je le vois qui sort un grand écran de derrière la scène, et puis un autre mec arrive avec des valises en métal, il les ouvre et je vois une Atari ! Le mec a une Atari d’origine dans sa valise ! Et je suis sur scène, en train de chanter pendant que ce mec contrôle et mixe la musique avec son truc de PlayStation et dans la foule, il y a des gens qui jouent à Frogger et à Space Invader sur l’écran derrière moi.

Je me disais : “Putain mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?”

C’était une des meilleures soirées de ma vie. Ces gars-là étaient à fond dans leur truc et les gens adoraient ça. »

L’anecdote est rapportée dans « 8-bit reggae », un livre du chercheur Nicolas Nova sur la question (éditions Volumique, en anglais).


Le reggae 8-bit n’est pas, c’est le moins qu’on puisse dire, un genre très connu. C’est un sous-genre du chiptune, une musique déjà relativement confidentielle, qui consiste à produire des sons nouveaux en détournant le matériel informatique et les vieilles consoles des années 1980 et 1990.

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