critique de film : The Sea is Behind

6 October 2016

Production Audiovisuel

The Sea is Behind est en noir et blanc, "dans un pays sans couleurs". Le film est comme le pays : aride. Larbi (Arabe), le cheval qui doit convoyer les mariés refuse d'avancer, son coach désespéré sent sa fin venir. Quant à Tarik, le personnage principal, il s'enferme dans son mutisme, sans réagir au mépris et aux vexations d'un flic islamiste gangster. Il n'a qu'une obsession : comprendre pourquoi les chiens se reniflent quand ils se croisent. Dans ce pays où la vie est un match de boxe, où les rapports entre les êtres se jouent à la batte de baseball, une communauté de marginaux trouve dans les espaces désolés d'une friche industrielle les derniers terrains encore libres pour vivre son nihilisme : "la vie pour nous n'est que gaspillage".

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