Soudan: pour honorer son père, elle sauve les vestiges du cinéma

1 December 2016

Production Audiovisuel

Un silence s'installe quand Sara Jadallah passe devant des ruines coincées entre deux immeubles d'une rue de Khartoum. A cet endroit se trouvait autrefois le premier studio de cinéma privé du Soudan, créé par son père dont elle honore la mémoire en sauvant les vieux films de son pays.

A la suite de différends fonciers et au terme de huit ans de procès, le gouvernement a démoli ce local qui a vu le jour dans les années 70 à l'initiative de Jadallah Jubara. Et ce peu de temps après la mort en 2008, à l'âge de 88 ans, de ce célèbre réalisateur.

"L'écran est toujours là", fait remarquer Sara Jadallah, montrant un bandeau blanc accroché au seul mur encore debout du "Studio Jad".

"A travers sa caméra, mon père a documenté l'histoire soudanaise. Je veux protéger son héritage", explique à l'AFP cette femme de 66 ans, drapée dans un voile aux imprimés floraux.

Source : SlateAfrique