Fespaco 2017 : renforcer le côté professionnel de ce festival

1 December 2016

Diffusion Audiovisuel

Ardiouma Soma, délégué général du Fespaco : «En 2017, nous allons renforcer le côté professionnel de ce festival»

C’est la seconde édition qu’il dirigera après sa nomination le 10 décembre 2014 comme Délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Rencontré au Journées cinématographiques de Carthage, Ardiouma Soma, par ailleurs ancien directeur de la cinémathèque africaine, livre dans cet entretien ses impressions sur la problématique de l’archivage mais surtout, il évoque les innovations et les défis de la prochaîne édition du Fespaco (25 février au 4 mars 2017) à l’ère où le numérique est devenu incontournable.

En tant qu’ancien directeur de la cinémathèque africaine, que préconisez-vous par rapport à la problématique de l’archivage abordée ici à Carthage ?

Je pense que c’est une belle occasion d’aborder ici à Carthage, à l’occasion du cinquantenaire des Jcc, cette question des archives cinématographiques et audiovisuelles du continent africain. A Ouagadougou, au Burkina Faso, nous on travaille sur cette question depuis déjà plusieurs années.

Vous savez que la cinémathèque africaine est née en 1989 avec les préparatifs du 20e anniversaire du Fespaco. Le Fespaco qui a demandé à l’époque de lancer un appel auprès de l’ensemble des cinéastes africains, pour leur demander de mettre des copies de leurs films à disposition du Fespaco afin de créer cette cinémathèque-là, à l’occasion du 20e anniversaire du Fespaco en 1989. L’appel à l’époque a été fortement apprécié, entendu et effectivement on a pu récolter une quarantaine, voir une cinquantaine, à peu près de films pour lancer la cinémathèque africaine. Qui a été inaugurée en 1995 avec un centre de conservation de films de la cinémathèque africaine de Ouagadougou. Ce centre existe toujours.

Donc j’ai bien apprécié les débats autour de cette rencontre de Carthage. Parce que, en écoutant les uns et les autres, il est ressorti que l’Afrique ne doit pas attendre d’avoir de gros millions, d’avoir des milliards de francs Cfa pour commencer à faire la collecte de son patrimoine, commencer à faire la sauvegarde. C’est ce que nous avons fait à Ouaga. On est parti de très peu de choses pour constituer la cinémathèque africaine de Ouagadougou.

date : 16 November 2016

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