Le gouvernement du Burkina Faso poursuit ses préparatifs pour lancer la TNT

1 December 2016

Règlementations

Projet de déploiement de la TNT au Burkina Faso

Données clés :

Coût total du déploiement TNT : 40 milliards FCfa (soit environ 61 millions d’euros) 

En charge de l'établissement et d’exploitation d’un réseau de radiodiffusion numérique terrestre : SBT / Société burkinabè de télédiffusion 

Directrice générale de la SBT : Mme Kadidia Sawadogo

Date butoir du lancement officiel de la TV numérique : Fin 2017 (voire début 2018 après les tests).

Intégrateur sélectionné : la société BTESA basée à Madrid, Espagne (contrat signé avec l'Etat).

Maîtrise d'ouvrage : la société Télédiffusion de France /TDF (contrat signé avec l'Etat).

Projet : 1 multiplex TNT R1 géré par la SBT à Ouagadougou

Résseau : 35 stations de diffusion

Important : avec la TNT, les postes de télévision actuels (dont les anciens poste de télévision analogiques) pourront toujours fonctionner. Il suffira de les connecter à un adaptateur TNT aux normes.

 

Organisations liées :

. Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC)

. L'Autorité de Régulation des Communications Electroniques (ARCE) ou ARCEP

. l’Union Internationale des Télécommunications (UIT)

. l'Etat

 

Annonces et articles :

Le Burkina ne veut plus faire marche arrière concernant la télévision numérique terrestre (TNT). Des échéances ont même été fixées et donnent 2015 pour la connexion des télés privées (UHF) et 2020 pour la télé nationale (sur la bande VHF).

Au Burkina Faso, le déploiement de la TNT prévoit une infrastructure comprenant un centre de multiplexage à Ouagadougou, la capitale, et 35 stations de diffusion dans les zones urbaines. L’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire national.

Actuellement, avec la diffusion analogique, aucune chaîne de télévision ne couvre plus de 50% du Burkina Faso (excepté peut être la RTB, média public). La vingtaine de chaînes de TV que compte le pays se concentre sur les plus grandes villes, surtout Ouagadougou. La diffusion en TNT devra permettra à ces médias d’assurer une couverture nationale du Burkina Faso.

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Au Burkina Faso, les préparatifs de la Télévision numérique terrestre (Tnt) vont bon train, selon les sources officielles.

En juin dernier, L’Etat avait annoncé avoir bouclé le financement du projet estimé à 40 milliards FCfa (soit environ 61 millions d’euros). La moitié des fonds vient d’un prêt de 22,5 milliards FCfa, contracté auprès d’un pool bancaire national en décembre 2015. La moitié restante est sur fond propre de l’Etat, avait confirmé la directrice générale de la Société burkinabè de télédiffusion (Sbt), Kadidia Sawadogo, citée par le magazine «Jeune Afrique».

Pour engager la phase opérationnelle de la TNT, c’est la Sbt, entreprise étatique dotée d’un capital de 100 millions FCfa (environ 152 500 d’euros) qui assurera l’activité de diffusion des chaînes de la Tnt dans le pays.

Jeudi 16 juin 2016, la Directrice Générale de la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT), Kadidia Savadogo a reçu de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), la «licence d’établissement et d’exploitation d’un réseau de radiodiffusion numérique terrestre» accordée à la SBT. C’était en présence de la Présidente du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), Nathalie Somé, du Ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Rémi Fulgence Dandjinou, et de la Ministre du Développement de l’économie numérique et des postes, Aminata Sana.

C’est la salle de réunion de l’ARCEP qui a servi de cadre à cette cérémonie qui a été essentiellement marquée par le paraphe du Cahier des charges annexé à la licence, puis la remise de la licence à la Directrice Générale de la SBT par la Ministre en charge du Développement Numérique. Avant de parapher le Cahier des charges avec la Directrice Générale de la SBT, le Président de l’ARCEP, Tontama Charles Millogo, dans son mot introductif, a noté que cette cérémonie « restera un tournant important dans la marche irréversible du Burkina Faso vers la Télévision Numérique de Terre (TNT)… et l’attribution de la première licence marque le point de départ de la phase opérationnelle de la migration vers la TNT dans notre pays ». Il a félicité la SBT pour l’obtention de la licence d’exploitation et l’a exhortée «à respecter ses engagements contenus dans le cahier des charges», car l’ARCEP sera particulièrement exigeant sur les obligations de la SBT de «non-discrimination envers les éditeurs de services» et sur «l’obligation d’atteindre des niveaux de qualité de service conformes aux standards internationaux et en particulier aux recommandations de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT)».

Après avoir reçu la licence d’exploitation et le cahier des charges, la Directrice Générale de la SBT s’est félicitée de « cet acte qui traduit l’engagement des plus hautes autorités de notre pays d’aller vers le numérique conformément aux obligations internationales notamment, la recommandation de Genève 2006 «GE 06», de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) qui demande à tous les pays membres de passer de l’analogique au numérique». Elle a également rappelé qu’ «au niveau national, la loi N° 022-2013/AN portant règlementation de la radiodiffusion sonore et télévisuelle numérique de terre au Burkina Faso du 28 mai 2013 a prévu la création d’un opérateur de diffusion, personne morale sous forme de société de droit burkinabè dont le capital est majoritairement détenu par l’Etat burkinabè, pour le déploiement du premier multiplex.

C’est en application de cette loi que la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT) a été créée par décret N°2013-573/PRES/PM/MICA//MC/MDENP//MEF du 09 juillet 2013, avec pour objectif d’assurer l’exploitation du réseau de diffusion numérique de la TNT au Burkina Faso.

La règlementation précise que l’opérateur de diffusion doit être titulaire d’une licence individuelle dans les conditions fixées par la loi n°061-2008/AN du 27 novembre 2008 portant réglementation générale des réseaux et services de communications électroniques au Burkina Faso » et «L’obtention de ces documents juridiques permettra à la SBT de respecter la règlementation en vigueur sur les conditions d’exercice de l’activité d’opérateur de diffusion». Madame Savadogo a exprimé ses remerciements aux premières autorités du pays pour leur accompagnement, et a «rassuré qu’au regard de l’état d’avancement du projet, s’il plaît à Dieu, la TNT sera une réalité en 2016 dans notre pays».

Fin 2017, la nouvelle date butoir :

« …(La TNT doit) être effective dans les 17 mois qui viennent », a laissé entendre le ministre de la Communication, chargé des relations avec le Parlement, Rémis Fulgance Dandjinou, à l’ouverture de l’atelier sur les enjeux de la Télévision numérique terrestre (TNT), organisé par la RTB en juin 2016. Il est très important, de l’avis du ministre, de permettre à la radio et à la télévision nationale de se préparer à cette mutation. Au titre de la télévision nationale, a-t-il dit, cela implique un certain nombre d’éléments que sont, entre autres, le contenu des programmes et la question des ressources humaines.

«Quelle politique de programme et surtout quel modèle économique pour cette télévision qui va perdre le monopole spatial par le fait d’être la seule télévision à couvrir une grande partie du territoire national », s’est interrogé M. Dandjinou. La réflexion, a-t-il indiqué, porte sur ces enjeux pour préparer la télévision à cette mutation. Cela pourrait être important en termes de révolution dans le management des agents, dans la production des contenus et du modèle économique de la RTB. Selon le ministre en charge de la communication, le passage à la TNT a été acté avec la Société burkinabè de télédiffusion (SBT). Et, les premiers essais sur les villes de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou commenceront à partir de septembre 2016. Il a ajouté : «Le processus va durer 17 mois et va permettre de couvrir entièrement le territoire national. A la fin de l’année 2017, tout le Burkina Faso devrait être couvert par la diffusion à la TNT c’est-à-dire, près 98% du territoire. Car, 2% de poches pour des raisons géographiques et topographiques ne pourront pas être atteintes». Pour lui, la RTB, du fait de son nouveau statut (ndlr : Société d’Etat) adopté en 2015, doit compter sur ses propres moyens financiers.

Il a invité la RTB à réfléchir à la production des programmes. A en croire la directrice générale de la SBT, Kadidia Savadogo, le passage à la TNT est à un état très avancé, malgré les difficultés de financement au début du processus. «Elle va coûter plus d’une quarantaine de milliards de F CFA qui sont déjà disponibles », a-t-elle dit. Pour elle, la TNT est une opportunité qui offre au « pays des Hommes intègres» d’avoir plus de fréquences disponibles pour développer le secteur de la téléphonie mobile, de l’Internet haut débit et aussi améliorer la qualité de la diffusion en termes de nouveaux médias. «La TNT va révolutionner le paysage médiatique. Elle va permettre d’avoir plus de chaînes, une meilleure qualité d’images et de son. Nous n’aurons plus de télévision qui neige, où il faut régler l’antenne», a-t-elle soutenu.

Les postes téléviseurs actuels (dont les vieux poste de télévision analogiques) pourront toujours fonctionner. Il suffira de les connecter à un adaptateur TNT.

La TNT en 5 points >>

Source la SBT.

Sources : la SBT, Balancing Act

 

Lire aussi :

Diffuson de la TNT : la Société burkinabè de Télédiffusion (SBT) en charge

La Directrice Générale de la SBT est Kadidia Savadogo.

Nommé en Conseil des ministres du 11 janvier 2017, le Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Société burkinabè de Télédiffusion (SBT), Pascal Thiombiano a été installé dans ses fonctions le mercredi 1er février 2017. La cérémonie qui s’est tenue dans les locaux de la SBT a été présidée par le Directeur de Cabinet du ministre en charge de la Communication, Adama Coulibaly.

D’entrée, le Directeur de Cabinet qui avait à ses côtés la Directrice Générale de la SBT, Kadidia Savadogo a souhaité la bienvenue à l’assistance et a procédé à l’installation formelle du nouveau PCA. Il l’a ensuite invité à travailler ardemment pour que le processus en cours de la mise en œuvre de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) dans notre pays soit finalisé dans les délais annoncés.

 

 DTT: Digital Migration In Africa (Excel Summary - July 2016)

 Pour rappel : Avantages de la TNT par à la télévision analogique :


• Une qualité supérieure, aussi bien au niveau des images (HD possible) que du son. Au niveau du son, la télévision numérique permet de bénéficier sur sa télévision du son numérique, comme on peut le trouver sur des DVD.
• Une meilleure réception : les parasites liés à la télévision numérique sont éliminés.
• Un nombre de chaînes supérieur : du fait de la technologie employée qui permet une réduction des coûts et du nombre de fréquences utilisées, il est possible de diffuser bien plus de chaînes par cette voie.
• La possibilité de mettre en place des programmes interactifs : choix des langues et soustitres d’un film, pay per view/vod, etc.