5è appel à projets pour l'exportation des programmes francophones africains : l'OIF mise à nouveau sur le doublage en 2017

3 May 2017

A la une

La créativité dans le secteur audiovisuel africain est extrêmement vivace, originale et audacieuse. Cette créativité ne demande qu’à s’exporter, à être accessible et mieux financée. Mais un bon doublage coûte cher.

Les premières aides de l’OIF accordées en 2015 ont permis d’ouvrir une brèche : cinq séries d’Afrique francophone doublées, sept ventes enregistrées en zone anglophone. Le nouvel appel à projets lancé par l’OIF vise à transformer l’essai et à élargir les zones de diffusion. Dépôt des dossiers jusqu’au 19 mai 2017.

impact : élevé pour les producteurs africains et pour le rayonnement des cultures africaines dans le monde.

pays concernés : tous les pays d'Afrique.

date : 18/04/2017

OIF doublage

Le doublage permet de dépasser les frontières, et d’exporter des œuvres qui seraient restées inconnues.

De 2011 à 2014, l’Organisation internationale de la Francophonie (l’OIF) a fortement contribué à la montée en puissance des distributeurs de programmes audiovisuels d’Afrique francophone en apportant des subventions (moins de 150 000 euros) qui ont permis de déclencher plus de 600 000 euros de ventes de fictions et de documentaires. Ces résultats ont été obtenus dans une période charnière où l’arrêt de la banque de programmes de Canal France International nécessitait une activation rapide du marché, laquelle aurait pu se réaliser au profit des offres extérieures et aux dépens des producteurs d’Afrique francophone. Mais ceux-ci ont su relever le défi grâce à l’apparition de nouveaux distributeurs spécialisés comme DIFFA ou RTI-Distribution, mais aussi grâce à l’africanisation du catalogue de Côte Ouest Audiovisuel.

Après avoir permis aux producteurs d’Afrique francophone de prendre possession de leur propre marché, l’OIF s’est lancé un nouveau défi en 2015 : celui de l’exportation des programmes vers les autres zones linguistiques (anglophones, lusophones ou arabophones). Les premières aides accordées à la suite de l’appel à projets de mai 2015 ont abouti au doublage en anglais de cinq séries (de Côte d’Ivoire, du Gabon et du Sénégal). La bonne nouvelle, c’est que toutes se sont vendues. La moins bonne nouvelle, c’est que les montants sont encore trop faibles pour permettre une rentabilité immédiate du doublage. Les 45 000 € investis par l’OIF pour le doublage des séries « C’est la vie », « Tundu Wundu », « Kiara », « Sœurs ennemies » et « Rêve sans faim » ont permis de déclencher près de 22 000 € de ventes à des diffuseurs du Nigeria ou d’Afrique du Sud ainsi qu’à des compagnies aériennes.

Si ces résultats sont encore insuffisants, ils sont tout de même prometteurs car, d’une part, toutes les productions doublées ont trouvé preneur et, d’autre part, les sept ventes réalisées concernent sept diffuseurs différents. On peut donc s’attendre, dans les années à venir à ce que certains de ces diffuseurs multiplient leurs achats de fictions doublées et que, du coup, certaines œuvres soient achetées plusieurs fois. En d’autres termes, c’est le développement de l’offre qui va, peu à peu, créer la demande.

Sur le plan de la rentabilité des doublages, on peut espérer une embellie pour deux raisons :

1)     les prix d’achat moyens devraient augmenter : en effet, il est normal que, dans une phase « pionnière », les « gros » acheteurs (ceux qui sont prêt à payer cher des programmes de haute qualité) se soient abstenus, laissant aux « petits » (opérant sur des marchés de « niche » sur la VoD ou en direction des compagnies aériennes) le soin d’ « essuyer les plâtres » ; une fois rassurés par ces premiers tests, ils devraient, progressivement, se manifester, eux aussi.

2)     Les coûts des doublages devraient s’abaisser sous l’effet de plusieurs facteurs : implantation en Afrique d’opérateurs comme Cinékita ou Europa Dubbing ; meilleure capacité des distributeurs à faire jouer la concurrence après une première phase expérimentale.

Le deuxième appel à projets en faveur du doublage des productions francophones du Sud vise à élargir la brèche ouverte depuis 2015.

>> Répondre à l’appel à projets ici.

 

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Dernière minute : CANAL+ annonce le déploiement d'EASYTV (service TNT) à Brazzaville

Après Pointe-Noire en janvier 2016, CANAL+ annonce le déploiement de son offre en qualité numérique EASYTV en Télévision Numérique Terrestre (TNT) à Brazzaville, la capitale congolaise. À travers cette nouvelle offre, l’ambition est de proposer des contenus de qualité à un prix accessible pour le plus grand nombre.

Après son lancement réussi à Pointe-Noire en janvier 2016, l’offre de télévision numérique EASYTV est déployée ce jour à Brazzaville. Proposé au tarif de 7 000 francs CFA [1], le décodeur EASYTV garantit une grande qualité des images et du son, ainsi qu’une souplesse d’installation en étant relié directement à l’antenne râteau. L’abonnement mensuel à 5 000 francs CFA[2] donne l’accès à 30 grandes chaînes congolaises, africaines et internationales.

À Brazzaville, le bouquet EASYTV couvre un large choix de thématiques (divertissement, information, séries, cinéma, sport, religion, jeunesse, musique et découverte) avec des chaînes de référence (A+, Novelas TV, Infosport +, Ciné + Star, France 24, TV5 Monde, Planète+, Piwi+...) mais aussi six chaînes congolaises (TELE CONGO, TOP TV, DRTV, SSM, MCR TV, VOX TV).

 

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Dans cette édition :

 

Production Audiovisuel
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Distribution Audiovisuel
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Règlementations
Technologies et Convergence
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