La TNT, l’occasion pour les pays africains de montrer leur souveraineté audiovisuelle en matière de création de contenu

3 May 2017

Production Audiovisuel

impact : élevé pour les citoyens, producteurs, médias et les cultures d'Afrique.

23 avril 2017-

(APS) - La télévision numérique terrestre (TNT) est l’occasion pour les pays africains de montrer leur souveraineté audiovisuelle en matière de création de contenu, a estimé Cheikh Mouhamadou Djimbira, auteur du livre, "Télévisions au Sénégal, entre désert de contenu et sécheresse intellectuelle’’.

‘’Pour sauver la télévision il n y a qu’une seule solution, c’est produire des contenus qu’il faudra vendre en plusieurs langues’’, a-t-il dit, samedi, dans les locaux de la librairie Harmattan lors de la cérémonie de dédicace de son ouvrage ‘’ "Télévisions au Sénégal, entre désert de contenu et sécheresse intellectuelle’’.

Au sujet de cette production, l’auteur a précisé qu’il peut s’agir ‘’de séries, de documentaires, d’enquêtes’’, soulignant que ‘’lorsqu’ une chaine de télévision est capable de créer quatre contenus traduits en plusieurs langues, cela repose sur ce qu’on appelle des programmes, d’échanges, car une télévision qui vit de sponsors en devient prisonnière’’.

Pour Djimbira, ‘’le Sénégal a un trésor culturel, économique, politique et social immense que nous n’avons pas encore exploité’’, ajoutant qu’il faut ‘’une télévision qui dépasse les frontières’’. L’auteur explique avoir écrit cet ouvrage pour ‘’traduire les inquiétudes de certaines personnes (…)’’.

‘’Je ne critique pas pour faire du mal (…) mais il y a beaucoup de choses à améliorer (….)’’ dans la production télévisuelle au Sénégal, a-t-il dit.

Le passage de l’analogie au numérique, depuis juin 2015, ‘’n’a pas fonctionné’’, selon lui .

‘’Nous n’avons pas de TNT au Sénégal, car nous avons un nombre important de citoyens qui n’est pas satisfait’’, a-t-il soutenu.

Selon lui, l’auteur relève dans son livre que ‘’les films documentaires, les enquêtes, les émissions à vocation historique, scientifique et éducative, sont presque absents dans les grilles de programme des chaines africaines’’.

Pour sa part le journaliste Pape Samba Kane estime qu’il y a un espoir de changement avec la nouvelle génération d’étudiants formés aux métiers de l’audiovisuel.

Source : APS - MF/OID

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