Discop Abidjan 2017 : les actions de l’OIF dans le secteur audiovisuel africain

1 June 2017

Eco-finances

Interview de Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie (l’OIF).

L’Organisation Internationale de la Francophonie a-t-elle un rôle à jouer lors d’événements comme le DISCOP ?

Notre organisation s’est toujours préoccupée de l’accès au marché pour les produits culturels des pays francophones. C’est pourquoi nous avons soutenu des distributeurs capables de vendre des programmes d’Afrique francophone. L’essor de DIFFA, qui est un opérateur spécialisé dans les fictions africaines, doit beaucoup à l’OIF ; nous avons également accompagné la société Côte Ouest Audiovisuel ainsi que la branche distribution de la Télévision ivoirienne (la RTI).

Nous sommes les seuls à soutenir le doublage des séries d’Afrique francophone qui, grâce à nous, se diffusent maintenant dans la partie anglophone du continent. Je crois beaucoup au doublage : c’est un moyen de faire circuler les programmes tout en respectant leur ancrage culturel. Dans les pays anglophones où l’on prétend que le public est « allergique » au doublage, ce sont en réalité les professionnels de l’audiovisuel qui font preuve d’un manque de curiosité doublé d’un protectionnisme déguisé…

Les échanges ne doivent pas conduire à l’uniformisation ; ils doivent au contraire renforcer la diversité, qui est une source d’enrichissement.

Les actions de l’OIF dans le secteur audiovisuel

Grâce à son fonds d’aide créé il y a plus de vingt-cinq ans et baptisé aujourd’hui Fonds Image de la Francophonie, l’OIF soutient chaque année une cinquantaine de films et de séries télévisées d’Afrique, des Caraïbes, du Liban, de l’Océan Indien et de l’Asie du Sud Est. Ces aides à la production représentent chaque année un million d’euros répartis à part égales entre le cinéma et la production audiovisuelle. L’OIF soutient également l’exportation des programmes de télévision des pays francophones du Sud ainsi que la formation de jeunes réalisateurs, la détection de talents et le développement de projets innovants et créatifs.

L’article intégral est à lire dans le Disbook, le magazine distribué au Discop Abidjan 2017.