Pourquoi Orange insiste en Afrique malgré les difficultés

1 June 2017

Technologies et Convergence

Malgré un très net ralentissement de sa croissance sur le continent africain et au Moyen-Orient, l'opérateur ne baisse pas les bras et se dit prêt à participer à une future consolidation.

Par Henri Bessières (La Rédaction) – JDN - 16/05/17.

A l'été 2010, Stéphane Richard alors directeur général de l'opérateur présentait son projet … 2015. Son objectif : parvenir à 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires à cette échéance en Afrique et au Moyen-Orient. Deux ans plus tard, Orange en est toujours loin. Mais la zone reste une terre de croissance pour Orange comme pour l'ensemble des opérateurs locaux. Présent dans une vingtaine de pays africains avec 120,7 millions de clients fin 2016, l'opérateur y a réalisé l'an dernier 5,24 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en progression de 2,5% seulement, soit 12,8% de l'ensemble de l'activité du groupe.

Sans surprise, le principal marché de la zone est constitué de l'Egypte où Orange fait relativement bonne figure. Avec 33,9 millions de clients fin 2016, essentiellement du prépayé, c'est même le premier marché du groupe en terme de nombre d'abonnés, y compris devant la France ! Certes le chiffre d'affaires reste relativement modeste (1,13 milliard d'euros en 2016, en recul de 15,3%), notamment du fait de la dévaluation de plus de 50% de la livre égyptienne. Avec, qui plus est, un revenu moyen par abonné (ARPU) extrêmement faible (2,5 euros par mois) qui n'empêche pas Orange de se positionner comme le second acteur local (35,2% de parts de marché) derrière Vodafone (40,9%) mais devant Etisalat (23,9%).

Autre acteur d'envergure, Sonatel, l'opérateur historique sénégalais, dont Orange détient 42,3% aux côtés de l'Etat (27%), des collaborateurs du groupe (6%) et du flottant (24,7%). L'opérateur est présent au Sénégal avec 52,3% de parts de marché (1,37 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2016 pour un résultat net de 330 millions d'euros) et un ARPU de 4,6 euros par mois, et au Mali, en Guinée-Conakry, en Guinée-Bissau et, depuis peu, en Sierra Leone.

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