Télévision : le public africain "en attente de grandes séries africaines" (Malchiodi)

15 June 2017

Production Audiovisuel

Mise à jour 30.05.2017 - AFP - Le public africain francophone est "en attente de grandes séries d'Afrique francophone", analyse Damiano Malchiodi, directeur de la chaîne A+, filiale du groupe français Canal Plus, qui ambitionne de faire émerger une industrie locale avec les investissements de son groupe.

Le "public est très en demande d'avoir de grandes séries d'Afrique francophone, sachant qu'il consomme déjà de l'Afrique anglophone" ou lusophone et même des séries latino-américaines, souligne M. Malchiodi en marge du 2e Discop d'Abidjan (Marché de développement de l'industrie, de la création et vente de contenus télévisuels).

"C'est une vocation d'A+ d'investir, de développer des séries dans toute l'Afrique francophone qui peuvent répondre à une attente du public en liaison avec leur quotidien", promet-il.

Le groupe Canal Plus, … en Afrique où il compte désormais 2,8 millions d'abonnés. La chaine A+ --la moins chère de son offre--, qui diffuse essentiellement des séries et des programmes de divertissements compte 3 millions d'abonnés si on comptabilise ses clients hors Afrique.

Le directeur de la chaîne désigne toutefois un écueil à éviter: le piratage en amont (avec les décodeurs pirates) comme en aval (reproduction et diffusion des oeuvres sans droits).

"C'est extrêmement destructeur pour le marché qui justement se construit. Il faut que les comédiens, les producteurs, les réalisateurs... aient des rémunérations", assure-t-il.

Rien qu'en Côte d'Ivoire, Canal+ estime qu'il y aurait environ un millions de clients-pirates soit le double du nombre de ses abonnés.

Lire+

Lire également : Discop : Damiano Malchiodi, directeur de la chaine A+, veut diffuser «des histoires africaines dans les foyers africains».