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Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication a reconnu que des efforts étaient encore à faire non sans admettre que les capacités de transmissions sont toujours faibles et que la solution viendra de la libéralisation du secteur

Le secteur de la poste et des télécommunications a fait l’objet, lundi dernier, d’une conférence débat hier au centre de presse d’El Moudjahid, animé par Amar Tou, ministre du secteur accompagné de hauts cadres de son département et aussi des responsables de Mobilis (filiale d’Algérie Télécom) et d’Algérie Poste.Dans son exposé, le ministre a surtout mis l’accent sur les programmes réalisés et ceux en cours dont il dira qu’ils «vont permettre de diminuer un peu le retard qu’accuse notre pays dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication». Soulignant également au passage la prochaine libéralisation totale du secteur qui «en soi sera d’un apport certain pour répondre à la demande sans cesse croissante en matière de téléphonie, qu’elle soit fixe ou mobile, l’accès au réseau internet à haut débit et de manière générale, cette libéralisation s’impose en raison des besoins futurs», autre volet abordé et non moins significatif sur l’évolution du secteur de la téléphonie qui, selon Amar Tou, a fait un bond important.

Le ministre dira que ce constat repose sur des indices dont il fera une lecture. Selon le premier responsable du secteur, le nombre d’abonnés au téléphone fixe (TF) et le nombre d’abonnés au téléphone mobile ™ à la fin 2000 était, respectivement de 1 600 000 et 54 000, soit un total de 1 654 000 abonnés. Chiffres qui sont passés à 2 200 000 (TF) et 1 713 000 ™ à la fin février 2004. D’après les estimations, ils seront 2 600 000 en TF et 3 000 000 en TM à la fin 2004 et respectivement 3 000 000 et 5 000 000 à la fin 2005. En matière de télédensité, le ministre dira que les indicateurs donnaient à la fin 2000 5,02% dans le fixe et 0,26 dans le mobile, soit une télédensité globale de 5,28%. Pourcentages qui sont passés à la fin février 2004 à 7,33% et 5,83%. Quant aux prévisions attendues à la fin 2004, elles seront de 8,12% dans le fixe et 9,37% dans le mobile, soit une télédensité globale de 17,49%. Et à la fin 2005, les chiffres passeront respectivement à 10, 15 et 25%.Dans sa lecture des principaux indicateurs, le ministre a donné aussi les chiffres du nombre d’internautes qui étaient de 10 000 à la fin 2000, pour atteindre les 730 000 à la fin 2004.

Selon les estimations, ils seront 1 000 000 et 2 000 000 respectivement à la fin 2004 et 2005. De même, les indicateurs concernant l’accès internet ADSL (Internet haut débit), si à la fin 2000 on ne comptait aucun abonné, par contre au mois de février 2004 on enregistrait le nombre de 13 685 et d’après les estimations, ils seront 100 000 à la fin 2004 puis 200 000 au terme de l’année 2005. en ce qui concerne le nombre de cybercafés, à la fin 2000, on en relevait 100, passant à 4 800 à la fin 2004 et selon le ministère, à la fin 2004 on en comptera 6 000 et en 2005 ils seront 2005. Quant aux ISP (fournisseurs d’accès au réseau internet), s’ils étaient 5 à la fin 2000, leur nombre est passé à 95 à la fin février 1995 et en termes de prévision, ils seront 120 à la fin 2004 et 200 à la fin 2005. Enfin, dernier indicateur lu par le ministre, celui relatif au nombre de sites web : de 20 à la fin 2000 ils sont 2 500 en février 2004, on prévoit 5 000 sites à la fin 2004 et 20 000 à la fin 2005. Au cours des débats qui ont suivi l’exposé du ministre, les questions ont tourné autourdes insuffisances du secteur, de lenteurs et aussi sur le problème de l’interconnexion.

Amar Tou a reconnu que des efforts sont encore à faire non sans admettre que les capacités de transmissions sont toujours faibles et que la solution viendra de la libéralisation du secteur, «et pour preuve, OTA est en train d’installer son propre réseau de transmission», indiquera Amar Tou. A une question relative aux créances d’Algérie Télécom, le ministre a répondu que celles-ci s’élevaient à 26 milliards de dinars pour 2001 et 2002, «et contrairement à ce qui se dit, 90% relèvent des abonnés particuliers, le reste aux institutions», rappelant aussi que le gouvernement a décidé dernièrement d’approvisionner AT pour lui permettre de financer ses projets en cours dans l’attente des recouvrements des créances.Au sujet de la poste, le ministre à là aussi fait savoir que 233 bureaux de poste vont connaître des rénovations totales et pour l’acheminement des fonds aux recettes, Algérie Poste a réceptionné 60 véhicules nouveaux fourgons. Enfin, le ministre a rappelé que l’année 2004 est une année charnière en matière de développement.

La Tribune