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La Société des Télécommunications de Guinée, entendez SOTELGUI, se trouve encore incapable de faire face aux sollicitations de ses clients tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Le téléphone est encore une denrée rare et les espoirs de doter l’intérieur du pays d’une téléphonie fiable s’amenuisent tous les jours. Si le les cartes téléphoniques sont rares à Conakry, à l’intérieur du pays, la téléphonie cellulaire qui a fait tant de bruits pour son installation l’année dernière, reste encore inefficace sur le terrain.

Les gouvernorats de l’intérieur du pays ont été doté sen 2003 en téléphonie cellulaire mais leur efficacité est en proie à de multiples controverses par le peu de ses utilisateurs. La SOTELGUI n’arrive pas encore à faire face à ses engagements qui promettaient la liaison téléphonique facile entre les principales villes du pays.

Dans certaines villes de l’intérieur du pays, des jours durant, les utilisateurs du téléphone cellulaire restent entre quatre à cinq jours sans réseau sur les sept que compte la semaine. Véritable calvaire pour les usagers de cet instrument qui demeure de nos jours un sésame en Guinée.

En Guinée forestière, principalement dans la capitale N’Zérékoré, cela fait deux mois que les clients du GSMtraversent une série noire avec l’inconstance d’un réseau qui prive le seul millier d’abonnés de faire usage de leurs cellulaires. Alors que ce n’est qu’en août 2003 que le GSM a été lancé dans cette ville. Avec toute la publicité que cela comportait.

La prévision initiale de doter la commune urbaine de3000 abonnés est considérée dans cette zone comme une chimère. L’ensemble des détenteurs d’appareils cellulaires sont déçus de cette prestation vouée à l’échec à quelques mois seulement de son lancement dans la capitale de la Guinée forestière.

Dans cette zone, les agents de la SOTELGUI se défendent et accusent les problèmes énergétiques d’être à la base de ces interruptions incessantes du réseau. Des pannes sur les installations de la société qui seraient dues soit au manque de carburant ou de défection de batteries ou encore de groupes électrogènes qui seraient dans des états peu reluisants. Nous apprend-on d’une source de la localité.

Mais, au niveau des clients de la SOTELGUI, ces arguments ne sauraient convaincre quand bien même, la société se disait fin prête à satisfaire dans son entièreté à la demande de ses clients. Cet état defait n’est pas seulement visible en Guinée forestière. Le reste du pays aussi subit cette inactivité notoire de la SOTELGUI.

A Conakry, nombreux sont les riverains qui attendent la mise sur le marché de nouvelles puces sans succès. Il ne suffit plus d’avoir de l’argent pour avoir une puce téléphonique. Il faut batailler ou miser le prix fort au grand dam des responsables de l’entreprise qui assistent à des spéculations sur le marché noir où une puce GSM de SOTELGUI peut se vendre, rareté oblige, àsix cent mille voire sept cent mille francs guinéens pour les plus chanceux.

La coopération Sud Sud est mal partie avec la société malaisienne qui n’arrive pas encore à essuyer les critiques et améliorer à l’occasion ses services que les guinéens attendent tant. Mais sans succès !

Guinéenews