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Le régulateur (ICTA) propose la création d'un fonds auquel contribueraient l'Etat et le privé. La lenteur sur le Net est aussi perçue comme un frein au développement.

L'internet classique est offert à un débit de 56 ko/s, ce qui est lent. Le développement exige aujourd'hui une vitesse minimum de 128 ko/s.

Les opérateurs des télécoms vont devoir intégrer une dose de social dans leur développement. Ils participeront ainsi à l'avancée du pays, une tendance mondiale à laquelle Maurice doit s'adapter.

Ainsi, le niveau même de développement d'un pays est lié à celui de ses télécommunications. Les opérateurs vont donc êtres priés d'offrir certains services de base, un accès facile et à bon marché, au téléphone fixe, mobile et à l'internet. L'Information & Communication Technologies Authority (ICTA) a rendu publiques la semaine dernière ses propositions de l'Universal Service pour consultation.

Sur le continent africain, Maurice est parmi les meilleurs pour l'accès aux services de téléphonie et d'internet. Environ 80 % des foyers ont le téléphone fixe tandis que le taux de pénétration de mobiles est de 34 %. Selon les derniers chiffres officiels, 13 % des foyers surfent sur le web.

Cependant, le chemin est encore assez long pour rattraper les pays développés. Singapour, par exemple, possède une télédensité de 97,9 %. Ce chiffre atteint 96,8 % en Australie et 98,2 % en Allemagne.

L'ICTA a identifié deux faiblesses à Maurice : le prix des services, dont l'internet, et l'étroitesse du marché.

C'est notamment pour cette raison que le régulateur a l'intention "d'aider les institutions publiques à travailler ensemble" pour réduire les tarifs internet.

L'ICTA souhaite aussi "encourager l'industrie des télécommunications" à proposer des tarifs spéciaux pour l'internet dans les écoles, les librairies, les collèges et les universités. Pour cela, les opérateurs vont devoir contribuer à un Universal Service Fund (USF). La formule proposée consiste à demander aux opérateurs de verser l'équivalent du prix de leur licence à cet USF. Ceux qui officient dans la téléphonie internationale paieraient ainsi Rs 2 millions, et parallèlement, le gouvernement devrait aussi contribuer à ce fonds.

Un autre handicap freine le développement de l'internet sur notre île: sa lenteur. L'internet classique (dial-up) est actuellement de 56 kilo-octets par seconde au maximum. Ce n'est pas suffisant, estime le régulateur. "La vitesse maximum devrait être de 128 ko/s. Ceci peut se faire en procurant l'ADSL (Internet rapide) à un prix abordable." Les compagnies peuvent envoyer leurs suggestions à l'ICTA au plus tard le 22 mars.

L'Express